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	<title>Compagnon de la Libération - Billet de France</title>
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	<title>Compagnon de la Libération - Billet de France</title>
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		<title>Adrien Conus : du chasseur de brousse à la France libre</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/adrien-conus-du-chasseur-de-brousse-a-la-france-libre/06/11/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2022 21:16:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Adrien Conus]]></category>
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		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 06/11/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/adrien-conus-du-chasseur-de-brousse-a-la-france-libre/06/11/2022/">Adrien Conus : du chasseur de brousse à la France libre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Adrien Conus est un aventurier français du XXe siècle. Officier et Compagnon de la Libération, sa vie est un roman au sept vies.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Tous n’étaient pas des anges</em>. C’est le titre choisi en 1963 par Joseph Kessel pour intitulé de son ouvrage consacré aux portraits des guerriers qui marquèrent son esprit. La part de ce livre consacrée à Adrien Conus, franco-russe tour à tour chercheur d’or, trafiquant d’ivoire, chef de village africain, chasseur infatigable mais aussi et surtout ingénieur et soldat au Levant et en Afrique du Nord, agent secret du BCRA, parachuté en Vercors, infiltré comme commando dans la Ruhr, officier en Indochine, est des plus importantes. Et pour cause : Adrien Conus mena une véritable vie de roman, à laquelle on prêta tant et tant de subjectifs. Au travers d’un ouvrage extrêmement documenté paru en mai 2022, le journaliste Pierre Servent, spécialiste de l’histoire des conflits, a livré un portrait de ce compagnon de la Libération hors norme : Les sept vies d’Adrien Conus (Perrin).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">De la Russie blanche à l’Afrique noire</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Né le 23 avril 1900 à Moscou, Adrien Conus n’est pas à part entière un étranger à la France : sa famille n’est en effet implantée en Russie que depuis un siècle. Il semble que celle-ci soit partie à l’importante communauté de français émigrés au pays des tsars après la défaite napoléonienne de 1815. L’ancêtre des Conus (Konuys, en russe) s’avère être originaire d’Epinal, dans les Vosges, et avoir exercé plusieurs fonctions dans l’administration départementale puis impériale, avant de faire souche en Russie malgré la Retraite en 1812. Cette possibilité laissée à cette époque à un grand nombre de Français par la bonne société russe résulte d’un sentiment francophile généralisé, que les Konuys entretiendront en faisant usage de leurs talents de musiciens : Lev, père d’Adrien est un grand pianiste, compositeur et professeur renommé.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En fréquentant le second mari de sa mère Nadjeda, Sergueï Chtchoukine (1854-1936), Adrien Conus s’initie à l’art moderne. Chtchoukine ou le « ministre du commerce », puissant baron du textile russe et banquier, s’érige comme l’un des plus grands mécènes de l’art moderne et collectionne les toiles de Matisse, Cézanne, Pissarro, Picasso, Monet, Degas, Renoir et tant d’autres. Ce qui acheva enfin la jeunesse d’Adrien Conus fut la révolution bolchevique de 1917 : ravi de la possibilité laissée aux enfants d’apprendre la boxe dès quatorze ans, il confesse « je profitais du désordre pour descendre dans les rues de Moscou et m’y battre. Peut-être est-ce ce baptême du feu, reçu à un âge où se forme le caractère, qui influença ma destinée ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Après le massacre de la famille impériale, Adrien Conus est emmené par le clan Chtchoukine vers l’Ukraine, puis l’Allemagne, la Suisse et enfin, la France. Déjà bachelier en Russie, il intègre un lycée et obtient un baccalauréat français, qui lui ouvre la porte aux classes préparatoires aux grandes écoles de Louis-le-Grand. Echouant à Polytechnique, il intègre l’Ecole supérieure des travaux publics dont il sort diplômé en 1923. Lecteur de Kipling, rêvant des grands espaces, il garde une part d’âme russe, que Kessel décrira ainsi : « cet homme d’action, de décision et d’énergie sauvage portait dans les yeux un rêve insatisfait et sa voix frémissait parfois d’une singulière nostalgie spirituelle ». Trop indépendant sans doute, il n’intègre pas l’armée française, dont le monde observe pourtant les exploits au travers de la Légion étrangère ou des Troupes coloniales. C’est lors d’un stage dans les chemins de fer et les mines du Togo qu’il découvre la terre qu’il aimera toute sa vie : l’Afrique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un guerrier de toute éternité</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Incorporé pour son service militaire à vingt-quatre ans, il sert au 5ème régiment de génie, puis est affecté au 51ème à Rabat, en pleine guerre du Rif. Nommé sergent dès 1925 du fait de qualités remarquées, il fini sa première guerre avec une médaille coloniale agrafée et une affectation à la réserve du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. Ingénieur au Gabon, il est rapidement contraint à la fuite au Tchad puis en Oubangui-Chari (actuelle Centrafrique) après avoir corrigé l’un des inspecteurs de sa société. La brousse recueillera cet indomptable : il lui sera à jamais fidèle.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pendant dix ans, Adrien Conus forgera sa réputation de chasseur, cherchera l’or des mines, dirigera une scierie, rendra la justice au sein des villages. Se rêvant Kipling, il partagera avec Pierre Bourgoin (1907-1970) un goût immodéré pour la quête et l’approche… ainsi qu’un refus net, celui, en 1939, de la défaite. Depuis l’Oubangui-Chari, les deux hommes décident de suivre la voix quasi-inaudible de Londres et de continuer le combat depuis l’immense empire français. Le lieutenant de réserve Bourgoin et le sergent-chef Conus rejoignent le 1er juillet 1940 le 2ème bataillon de marche de l’Afrique Equatoriale Française (unité compagnon de la Libération par décret du 9 septembre 1942) sous les ordres du commandant Robert de Roux (1899-1942), ancien de 14-18 ayant gardé le souvenir du rôle crucial des corps-francs. C’est déjà cet « esprit kommando » qui rythme l’entrainement du sous-officier Conus.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Passé en revue par le général De Gaulle le 26 mai 1941 à Qastina, en Palestine, où se massent les troupes de la France Libre, le bataillon prend une part active à la campagne de Syrie et à ses combats fratricides. Conus devient, selon les mots du général Georges Buis (1912-1998), un « magnifique athlète, [au] culot monstre, [d’]une ingéniosité extraordinaire, c’était l’homme de l’époque qui savait le mieux comment on peut tuer un homme, il était sur ce thème-là admirable de précision et de détail. Mais il était d’abord [non] pas un assassin, mais un admirable combattant ». Promu sous-lieutenant en septembre 1941 et affecté à la 1ère brigade française libre du général Marie-Pierre Koenig (1898-1970), il est désigné pour le djebel druze, dans le sud de la Syrie. Il s’y « morfond […] au lieu de boulotter du Boche et du Macaroni ». Vite lassé, il reprend son képi ancré, rejoint le BM2 sans ordre de mission et se voit affecté au commandement d’une section de Bren Carrier, chenillette d’acier britannique traversant le désert à 50 km/h.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Surnommé « la bonne à tout faire de l’infanterie », ce véhicule fait pâle figure face aux blindés de l’Afrikakorps. Qu’à cela ne tienne, l’ingénieur Conus se saisi du problème et lui greffe un canon antichars de 25mm. Ces Conu’s gun, genèse du système Bayrou-Belan, armes de fortune et de survie, seront bientôt érigés comme véhicules de série au sein de l’armée britannique. A Bir Hakeim, le sous-lieutenant brille. La citation à l’ordre du corps d’armée qui accompagne sa croix de guerre en témoigne : « Officier d’élite, d’une audace, d’une énergie et d’un cran remarquable ». En avril 1943, Adrien Conus est désormais commandant d’un peloton de ses Conu’s gun au sein du 1er régiment de marche de spahis marocains et est engagé dans les combats meurtriers de Tunisie, d’où il ressort blessé.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Profession : forces spéciales</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En octobre 1943, Adrien Conus retrouve Pierre Bourgoin, le « Bison » tant de fois blessé. Là encore, c’est leur ami Joseph Kessel qui nous en livre le plus beau dessin : « <em>On trouvait dans leurs lignes, leur expression, la rudesse et la poésie du reître, du coureur de bois, du corsaire, de l’aventurier inspiré. Sur leurs chemises, pour toute décoration, ils portaient l’insigne de la France libre</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Après l’Afrique du Nord vient le temps de Londres et de son intégration au BCRA. Décrit comme <em>the old man of the party</em> par les britanniques, l’agent « Volume » subit le long entraînement des <em>Special Training Schools</em> et atterri finalement dans l’Ain le 7 juillet 1944 en qualité de représentant du général Koenig en Vercors. Tenue par des maquisards, la «&nbsp;forteresse de calcaire&nbsp;» qui s’étend entre La Chapelle et Vassieux-en-Vercors est loin d’être imprenable&nbsp;: elle est bombardée lors des largages alliés du 14 juillet 1944.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Entourés de toute part par les unités SS de Strasbourg, les maquisards du Vercors tentent de faire face et chargent un homme de tenter l’impossible&nbsp;: rallier le maquis de l’Oisans, derrière les lignes ennemies, afin de demander du renfort. Volontaire, Adrien Conus accomplit sa mission par un miracle. Capturé, torturé, il échappe à son peloton d’exécution et sert le maquis comme opérateur radio jusqu’au bout. Cerné par les unités allemandes, témoin d’exactions barbares et sans liaison efficace avec Londres, «&nbsp;il ne [lui] restait plus qu’à faire confiance à [son] pistolet&nbsp;». Redescendant dans les plaines de l’Ain après la perte de ses supérieurs, il participe activement aux combats pour la libération du Dauphinois.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong><em>Capitaine Conan</em></strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">L’un des derniers chapitres de cette biographie ose avec émotion une comparaison entre la vie d’Adrien Conus et celle du <em>Capitaine Conan</em>, héros du prix Goncourt 1934 Roger Vercel. Cet officier issu du rang, combattant à la tête d’un corps franc sur le front oriental de la Grande Guerre offre pléthore de similitudes avec la psychologie d’Adrien Conus. Nommé chef de bataillon en septembre 1944, il prépare son entrée dans la campagne d’Allemagne à la tête d’un commando constitué de neuf autres officiers français. Ceux-ci agiront dans le secteur de l’Herne avec un seul mot d’ordre&nbsp;: «&nbsp;<em>Kill or capture&nbsp;!</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sentiment étrange que celui de l’annonce de la capitulation du 8 mai 1945 pour des centaines d’hommes qui ont fait des forces spéciales leur profession ! Pourtant, peu de répit leur sera laissé : un autre théâtre d’opération nécessitera bien des hommes et ce pour longtemps. Les bombes atomiques américaines des 6 et 9 août ont une conséquence directe en France. Les armées nipponnes remettent leur pouvoir aux forces anti-impérialistes de Hô Chi Minh : la guerre d’Indochine a démarré. A la tête de son unité, le Commando Parachutiste Conus, le compagnon de la Libération recrute toute sorte d’hommes issus des forces non-conventionnelles : légionnaires, parachutistes des SAS, policiers de Shanghai et marginaux rompus à l’exercice. Réputé extrêmement efficace dans les combats pour le Haut-Laos, le commando sera dissous aussi vite qu’il fut créé. Rappelé en France le 14 juillet 1946, laissé sans affectation par une IVème République ingrate, « comme les vieux éléphants couturés de cicatrices, il sent la fin venir ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Hallali africain</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Malade, épuisé de tant de combats, déçu sans doute, Adrien Conus retrouve enfin l’Afrique en mai 1947. Pierre Servent nous laisse alors seuls avec quelques lignes écrites par « ce guerrier-chasseur-coureur », issues d’une lettre considérée depuis comme un testament. Le récit de la dernière chasse d’un professionnel à l’article de la mort reste un témoignage édifiant de la vitalité des hommes d’une trempe hors-normes. « Il fait bon. Les feux de mes hommes brillent dans la nuit et éclairent la grande masse noire affalée sur les genoux. Je suis content. J’ai quand même eu mon éléphant. ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le 1<sup>er</sup> septembre 1947, l’ultime épisode des<em> Sept vies d’Adrien Conus</em> prend fin à Bangui. Commence alors une vie de toute éternité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Adrien Conus portait sur son cœur une barrette de décorations comptant parmi les plus fournies : fait chevalier de la Légion d’honneur et l’un des 1038 compagnons de la Libération (par décret du 13 juillet 1945), il arbore une Croix de guerre avec palme d’argent, une Croix de guerre des T.O.E. avec palme de bronze la Médaille de la Résistance française avec rosette (par décret du 24 avril 1946), une Médaille coloniale avec agrafes « Maroc » et « Bir Hakeim 1942 », la Médaille des évadés, la <em>Distinguished Service Order</em>, seconde plus importante distinction militaire britannique. Il est également l’un des rares français commandeur de l’Ordre laotien du Million d’Eléphants et de l’Ordre du Parasol Blanc.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_8233" aria-describedby="caption-attachment-8233" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-8233" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/libriweb.jpeg?resize=400%2C600&#038;ssl=1" alt="" width="400" height="600" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/libriweb.jpeg?w=400&amp;ssl=1 400w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/libriweb.jpeg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-8233" class="wp-caption-text">Les Sept vies d&rsquo;Adrien Conus &#8211; Pierre Servent &#8211; 2022 &#8211; Editions Perrin</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Hubert Germain : le dernier compagnon de la Libération</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/hubert-germain-le-dernier-compagnon-de-la-liberation/29/11/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 16:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Armée]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnon de la Libération]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert Germain]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/11/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/hubert-germain-le-dernier-compagnon-de-la-liberation/29/11/2021/">Hubert Germain : le dernier compagnon de la Libération</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Hubert Germain est un résistant et homme politique français de la deuxième moitié du XXème siècle. Compagnon de la Libération, il est le dernier de son ordre à décéder en octobre 2021.&nbsp;</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il était le dernier. Le seul survivant d’un ordre héroïque dont l’avant dernier représentant, Daniel Cordier a rejoint le ciel en novembre 2020. « <em>Quand le dernier d&rsquo;entre nous sera mort, la flamme s&rsquo;éteindra. Mais il restera toujours des braises. Et il faut aujourd&rsquo;hui en France des braises ardentes !</em> » déclarait Hubert Germain dans son ouvrage <em>Espérer pour la France ; mémoires d&rsquo;un compagnon de la libération</em> paru en octobre 2020. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Né le 6 août 1920 à Paris, Hubert Germain est le fils d’un officier général des troupes coloniales. Son enfance est rythmée par les affectations de son père. Après la Syrie et l’Indochine, Germain rentre en France où il passe le baccalauréat à Paris au lycée Saint-Louis (6<sup>ème</sup>). A l’issue, il se tourne vers Bordeaux afin de préparer le concours de la prestigieuse Ecole Navale. En juin 1940, alors que les Allemands sont en passe de rentrer dans Paris, il rend copie blanche mettant un trait sur son concours sous prétexte de ne pas vouloir servir une armée soumise aux futurs occupants. Il rejoint fin juin l’Angleterre avec quelques camarades et s’engage dans les Forces françaises libres. Après&nbsp; avoir suivi une formation d’officier de marine sur le cuirassé Courbet, il part en Palestine participer à la campagne de Syrie afin de se battre contre les troupes vichystes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Affecté à la 13<sup>ème</sup>&nbsp; demi-brigade de la Légion étrangère, il participe à la bataille de Bir-Hakeim où il est cité à l’ordre de l’armée puis à la bataille d’El Alamein quelques mois après. Traversant la Méditerranée, il est blessé lors de la campagne d’Italie en 1944 en dirigeant des tirs de mitrailleuses afin de couvrir un bataillon qui attaquait. Evacué, le général de Gaulle lui attribue personnellement la Croix de la Libération en juin. Remis sur pied, le lieutenant Germain débarque en Provence et participe à la libération de la France qu’il a quittée quelques années auparavant. Toulon, la vallée du Rhône, Lyon puis l’Alsace en direction de l’Allemagne, il termine la guerre dans les Alpes. &nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une carrière civile et politique </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La guerre terminée, il est appelé par le général Kœnig, commandant les forces d’occupation en Allemagne à devenir son aide de camp. Démobilisé en 1946, il se reconvertit dans le civil et devient cadre dans différentes entreprises privées avant d’être élu maire de Saint-Chéron (actuel Essonne) en 1953 pendant 12 ans. Durant son mandat il est chargé de mission une première fois auprès du ministre des armées, Pierre Messmer de 1960 à 1962 avant d’être élu député sous étiquette UDR de Paris cette même année jusqu’en 1973. Il est nommé durant sa députation ministre des postes et télécommunications (PTT).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 1975, un an après avoir quitté son poste de ministre, il est initié à la Grande Loge de France et entre dans la franc-maçonnerie. Il devient membre fondateur de la loge « Pierre Brossolette, Compagnon de la Libération » et grand-maître d&rsquo;honneur de la Grande Loge de France. Il est nommé la même année à la tête de la Société française de télédistribution jusqu’en 1982, avant qu’il ne prête officiellement sa retraite. Membre du Conseil de l&rsquo;Ordre de la Libération depuis décembre 2010, il est nommé chancelier d&rsquo;honneur de l&rsquo;Ordre de la Libération en 2020. En septembre 2021, il est le dernier compagnon de la Libération à recevoir le grade de caporal-chef honoraire de la Légion étrangère. Le 12 octobre 2021, Hubert Germain décède dans sa chambre de l’hôpital militaire des Invalides à l’âge de 101 ans. Enterré au mont Valérien, son inhumation a lieu le 11 novembre 2021.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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