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	<title>Défense - Billet de France</title>
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	<title>Défense - Billet de France</title>
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		<title>Guerre en Iran : la Marine française déploie une mobilisation exceptionnelle de sa flotte</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/guerre-en-iran-la-marine-francaise-deploie-une-mobilisation-exceptionnelle-de-sa-flotte/10/03/2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Samuel Prévost]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 10:53:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Marine française]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 10/03/2026</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/guerre-en-iran-la-marine-francaise-deploie-une-mobilisation-exceptionnelle-de-sa-flotte/10/03/2026/">Guerre en Iran : la Marine française déploie une mobilisation exceptionnelle de sa flotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Face à l’escalade militaire au Proche et au Moyen-Orient, la Marine française a engagé une mobilisation exceptionnelle de ses moyens. Près de 19 des 23 principaux bâtiments de surface de la Marine nationale sont désormais en mer, un niveau d’engagement rarement atteint en temps de paix.</strong></span></p>



<h3 class="wp-block-heading">&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les quais de la base navale de Brest et de celle de Toulon se sont presque entièrement vidés ces derniers jours. Pour répondre à la dégradation rapide de la situation au Proche et au Moyen-Orient, la Marine française a fait appareiller la quasi-totalité de ses unités de combat disponibles.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une flotte massivement déployée</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Selon un décompte réalisé, 19 des 23 principaux bâtiments de surface de la flotte française sont désormais à la mer : un porte-avions, trois porte-hélicoptères amphibies, treize frégates et deux bâtiments ravitailleurs. Rapportée au nombre total de navires en service, cette mobilisation est probablement l’une des plus importantes jamais observées en temps de paix.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette montée en puissance intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. L’intervention militaire américano-israélienne en Iran, suivie d’une opération israélienne au Liban après une attaque du Hezbollah, a accéléré la décision de déployer les forces françaises. Les quais déjà clairsemés après l’exercice ORION 2026 se sont ainsi complètement vidés.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/exosens-decroche-un-contrat-de-352-millions-de-dollars-avec-larmee-americaine/03/03/2026/">Exosens décroche un contrat de 352 millions de dollars avec l’armée américaine</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au cœur du dispositif se trouve le groupe aéronaval articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle, qui a reçu l’ordre le 3 mars de se repositionner d’urgence en Méditerranée orientale. Le groupe comprend notamment une frégate de défense aérienne, deux frégates multimissions, un sous-marin nucléaire d’attaque et un bâtiment ravitailleur, ainsi que des avions de patrouille maritime Atlantique 2. Des unités alliées, dont la frégate néerlandaise HNLMS Evertsen, participent également au dispositif.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une présence navale étendue de l’Atlantique à la mer Rouge</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Parallèlement au groupe aéronaval, plusieurs bâtiments amphibies ont été déployés pour répondre aux besoins humanitaires et sécuritaires de la région. Le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre a ainsi quitté Toulon avec du matériel et du fret humanitaire, son arrêt technique ayant été suspendu afin de permettre son déploiement rapide.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans le même temps, le participe à un exercice en Norvège tandis que le Dixmude évolue en mer Rouge dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc. Ces bâtiments pourraient être mobilisés pour des opérations d’évacuation de ressortissants ou de soutien humanitaire en cas d’aggravation de la situation.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/african-dawn-la-russie-cible-la-jeunesse-africaine-grace-au-jeu-video/11/02/2026/">«African Dawn» : la Russie cible la jeunesse africaine grâce au jeu vidéo</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La flotte de frégates française est également fortement sollicitée. Treize des seize unités disponibles sont actuellement en mer, dont les frégates de défense aérienne Forbin et Chevalier Paul, plusieurs frégates multimissions ainsi que la nouvelle frégate de défense et d’intervention Amiral Ronarc&rsquo;h (FREMM/FDI), actuellement en déploiement de longue durée.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ces navires se répartissent entre plusieurs théâtres : Méditerranée orientale, mer Rouge, Atlantique ou encore golfe Arabo-persique, tout en poursuivant des missions de surveillance maritime et de lutte anti-sous-marine. L’aéronautique navale est également engagée, avec notamment une vingtaine d’avions de combat Dassault Rafale M embarqués sur le porte-avions.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une capacité de réaction remarquable… mais une réserve limitée</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce déploiement massif illustre l’efficacité du modèle de soutien de la Marine française. Depuis plus de vingt ans, la modernisation du système de maintenance et de logistique piloté par le Service de soutien de la flotte a considérablement amélioré la disponibilité des bâtiments. Les infrastructures portuaires, l’organisation logistique et l’implication des industriels permettent aujourd’hui de maintenir un taux d’activité particulièrement élevé. Une mission que la Royal Navy et d&rsquo;autres pays européens sont en incapacité de faire.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/defense-mistral-ai-sallie-au-ministere-des-armees-pour-renforcer-la-souverainete-technologique-francaise/03/02/2026/">Défense : Mistral AI s’allie au ministère des Armées pour renforcer la souveraineté technologique française</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais cette mobilisation souligne aussi les limites du format actuel de la Marine française. Si Paris a pu engager rapidement la majorité de ses navires, cela signifie également que la marge de manœuvre restante est extrêmement réduite. Dans un contexte international marqué par la multiplication des crises, maintenir un tel niveau d’engagement sur la durée pourrait s’avérer difficile.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://media.licdn.com/dms/image/v2/D4E22AQGYynPXWUkbuQ/feedshare-shrink_800/B4EZzSUiqRJkAc-/0/1773055126494?e=1774483200&amp;v=beta&amp;t=URKodsv4BzGb5CMqF9F_kX-dmuk8K9D_pTwyBKq3cIk" alt=""/></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Exosens décroche un contrat de 352 millions de dollars avec l’armée américaine</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/economie/exosens-decroche-un-contrat-de-352-millions-de-dollars-avec-larmee-americaine/03/03/2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 17:40:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Exosens]]></category>
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		<category><![CDATA[Vision nocturne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 03/03/2026</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/exosens-decroche-un-contrat-de-352-millions-de-dollars-avec-larmee-americaine/03/03/2026/">Exosens décroche un contrat de 352 millions de dollars avec l’armée américaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le spécialiste français de la vision nocturne poursuit son expansion outre-Atlantique. Sa filiale américaine Photonis Defense a remporté un contrat à montant maximal de 352,6 millions de dollars avec l’US Army pour des dispositifs de vision nocturne binoculaires. Une étape stratégique pour l’ETI girondine, qui renforce sa présence industrielle aux États-Unis.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il n’est pas passé sous pavillon américain. Mais il avance désormais au cœur du marché américain. Exosens, ex-Photonis, a annoncé lundi 2 mars avoir décroché un contrat majeur avec l’armée américaine pour le développement, la production et les essais de dispositifs de vision nocturne binoculaires BiNOD (Binocular Night Observation Device). D’un montant plafond de 352,6 millions de dollars, soit environ 300 millions d’euros, l’accord court jusqu’au 27 février 2033.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/bruxelles-et-new-delhi-scellent-un-accord-de-libre-echange-historique/03/02/2026/">Bruxelles et New Delhi scellent un accord de libre-échange historique</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Attribué par l’U.S. Army Contracting Command à sa filiale américaine, le contrat est de type IDIQ (Indefinite Delivery / Indefinite Quantity). Concrètement, le calendrier et les volumes de livraison ne sont pas définis à l’avance, mais un plafond financier est fixé. Les commandes seront passées progressivement selon les besoins des forces armées américaines.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Offensive industrielle sur le marché américain</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Seule entreprise européenne à maîtriser cette technologie de pointe, Exosens avait failli passer sous pavillon américain en 2021. Installée à Mérignac, en Gironde, l’ETI a depuis confirmé sa solidité sur le continent européen, notamment avec un contrat de 500 millions d’euros signé en décembre 2025 pour équiper 100 000 jumelles destinées à l’armée allemande.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour autant, le groupe n’a jamais renoncé aux États-Unis, premier marché mondial des technologies de vision nocturne. Outre ce contrat avec l’US Army, Exosens a récemment signé un partenariat avec la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). L’entreprise se positionne désormais frontalement face aux acteurs américains sur leur propre terrain.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/voeux-aux-armees-les-industriels-de-la-defense-sommes-de-faire-toujours-mieux/27/01/2026/">Vœux aux armées : les industriels de la défense sommés de faire toujours mieux</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette stratégie passe aussi par un ancrage industriel local. En mars 2025, Exosens a annoncé investir dans une nouvelle usine à Sturbridge, dans le Massachusetts. Le site doit être opérationnel en 2027. Indépendante, mais solidement implantée outre-Atlantique, Exosens démontre qu’une ETI française peut conquérir le marché américain sans perdre son pavillon.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vous avez apprécié l’article ? Aidez-nous en faisant un&nbsp;<a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/formulaires/1">don</a>&nbsp;ou en&nbsp;<a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/adhesions/adhesion-2025-billet-de-france">adhérant</a></span></p>



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		<title>Vœux aux armées : les industriels de la défense sommés de faire toujours mieux</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/voeux-aux-armees-les-industriels-de-la-defense-sommes-de-faire-toujours-mieux/27/01/2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 17:01:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=12558</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 27/01/2026</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/voeux-aux-armees-les-industriels-de-la-defense-sommes-de-faire-toujours-mieux/27/01/2026/">Vœux aux armées : les industriels de la défense sommés de faire toujours mieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Les vœux aux armées du président de la République pourraient rester dans les annales cette année. Au-delà du rappel de la dureté géopolitique et du bilan positif de son action comme chef des armées, Emmanuel Macron a distribué les bons et surtout les mauvais points au secteur privé, tandis qu’il passait sous silence les échecs majeurs de la coopération européenne.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le chef de l’État a souligné, avec une satisfaction légitime, les progrès réalisés en termes de trajectoire budgétaire depuis son engagement pris en 2017 : <em>«&nbsp;Je vous disais, nous atteindrons 2 % de produit intérieur brut en 2025 pour réparer notre outil de défense, pour répondre aux menaces&nbsp;». </em>Le pari a été <a href="https://www.vie-publique.fr/eclairage/284741-budget-de-la-defense-les-etapes-pour-le-porter-5-du-pib#:~:text=Un%20budget%20d%C3%A9fense%20%C3%A9quivalent%20%C3%A0,qui%20est%20programm%C3%A9%20en%20LPM.">tenu</a>, avec 2,06 % du PIB en 2025 – un chiffre aligné avec le niveau cible des États membres de l’OTAN.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/desinformation-washington-devoile-loffensive-chinoise-contre-le-rafale-dans-un-rapport/21/11/2025/">Désinformation : Washington dévoile l’offensive chinoise contre le Rafale dans un rapport</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après 8 ans de mandat, le durcissement de l’ordre géopolitique donne raison au président, dont le discours s’inscrivait pour la première fois dans un contexte désormais <a href="https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-lhypothese-dune-guerre-impliquant-la-france-nest-pas-un-objet-de-debat-mais-une-realite-d004141a-c85b-11f0-8ddc-e3dc0f9c5bad">ouvertement assumé</a> de risque de guerre avec la Russie d’ici la fin de la décennie. Mais, après des propos appuyés sur les impératifs de souveraineté et de puissance, c’est le discours inhabituellement offensif du président à l’égard des industriels qui a marqué les esprits.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La BITD française dans la ligne de mire </strong></span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Esquissant un bilan de « l’économie de guerre », Emmanuel Macron a reconnu certains progrès, mais il a surtout souligné qu’à défaut d’efforts supplémentaires de la part des industriels de défense en matière de vitesse d’innovation et de production, il n’hésiterait pas à aller voir ailleurs, en Europe, pour équiper les armées. <em> Si nous étions en guerre, j&rsquo;ose espérer que nous ne produirions pas ainsi […] », </em>a-t-il assené. <em>J&rsquo;ai besoin d&rsquo;une industrie de défense (…) qui ne considère plus que les armées françaises sont des clients captifs, parce que nous irons peut-être chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces. »</em></span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une menace qui pourrait ne pas forcément bien passer auprès des industriels. Car, en partie sur fonds propres, la BITD française a mis les bouchées doubles ces dernières années pour accroître la cadence et répondre aux impulsions présidentielles, qu’il s’agisse de livraison aux armées, d’aide à l’Ukraine, ou d’engagements à l’export.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/sous-marins-barracuda-naval-group-accelere-la-cadence-de-production/30/12/2025/">Sous-marins Barracuda : Naval Group accélère la cadence de production</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">KNDS France a ainsi multiplié par <a href="https://www.forcesoperations.com/nexter-accelere-encore-sur-le-caesar/">plus de quatre</a> la cadence de fabrication des tubes du canon Caesar&nbsp;; Dassault Aviation a <a href="https://www.defnat.com/e-RDN/affiche_breve.php?cid=918">accéléré la cadence de production de ses Rafale</a> de 21 appareils en 2024 à 26 en 2025 et un objectif de 30 en 2026&nbsp;; et le missilier MBDA <a href="https://www.gifas.fr/press-summary/sebastien-lecornu-cherche-des-pistes-pour-accelerer-la-production-du-missile-aster">a réduit de 26 %</a> le temps de production des missiles Aster du système SAMP/T, vanté par le président comme le meilleur au monde. Nous pouvons certes encore mieux faire, mais ces efforts sont à mettre en perspective avec les <a href="https://www.challenges.fr/entreprise/defense/8-milliards-deuros-de-factures-impayees-quand-la-ruse-comptable-du-ministere-des-armees-derape_603831">8 milliards d’impayés</a> du ministère des Armées en 2024, et leurs effets en cascade sur la trésorerie des 4 500 entreprises de la BITD.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Projets européens : une mémoire sélective, et quelques illusions</strong></span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette présentation quelque peu biaisée de la réalité industrielle s’est accompagnée d’un tour d’horizon pour le moins sélectif des projets européens de coopération, qui interroge sur l’intention de dédouaner l’État d’une certaine responsabilité dans l’échec de projets pourtant structurants.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Côté « omission », aucun mot sur le SCAF ou le MGCS, projets pourtant constamment présentés comme essentiels pour l’avenir des armées européennes, françaises y compris. Reconnaissance tacite de l’incapacité de l’exécutif à soutenir les intérêts industriels français dans ces projets structurants sur plusieurs décennies ? Face à l’européisme enthousiaste d’Emmanuel Macron, ce sont en effet les capitaines d’industrie, tels Éric Trappier pour Dassault Aviation dans le cas du SCAF, qui bataillent pour <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/26/eric-trappier-pdg-de-combat-du-groupe-dassault_6649638_3234.html">sécuriser le capital technologique</a> français face à des partenaires issus de BITD concurrentes.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/armes-pour-kiev-le-compromis-europeen-qui-fragilise-la-ligne-francaise/23/01/2026/">Armes pour Kiev : le compromis européen qui fragilise la ligne française</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans le cas du MGCS, moins médiatisé, les positions dominantes de KNDS Allemagne, sur le point d’être côté en bourse, et du « monstre » Rheinmetall, dont la capitalisation boursière <a href="https://companiesmarketcap.com/fr/rheinmetall/capitalisation-boursiere">a progressé de 156 %</a> en 2025, laissent peu de doutes quant à la place accordée à KNDS France dans ce projet et sur le risque de disparition d’une filière française de blindés lourds.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En miroir du silence sur le SCAF et le MGCS, le chef des armées s’est en revanche fendu de références satisfaites au programme franco-allemand JEWEL d’alerte anti-missile avancée, et surtout à l’initiative ELSA de « <em>capacités de feu dans la très grande profondeur »</em>. Cette initiative, lancée par la France au printemps 2024, réunit six pays de l’Union européenne aux BITD les plus avancées, en vue de sélectionner les meilleures solutions de ce domaine.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pourtant, alors que la ministre déléguée Alice Rufo rappelait encore récemment «<em> <a href="https://www.vie-publique.fr/discours/300764-catherine-vautrin-alice-rufo-22102025-politique-de-la-defense"><em>l’avance [prise] grâce à l’initiative ELSA </em></a></em>»,<em> </em>les travaux n’ont toujours pas débouché sur la sélection des best athletes initialement prévue. D’où peut-être l’insistance présidentielle, appelant à des projets avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne, alors que la seule annonce officielle issue d’ELSA est justement celle d’un <a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20250515-l-allemagne-et-le-royaume-uni-vont-d%C3%A9velopper-des-missiles-d-une-port%C3%A9e-de-2000-kilom%C3%A8tres">projet germano-britannique</a>…</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sans la France, donc, et alors que la filiale française de MBDA, impliquée dans l’initiative, proposera dès 2028 le LCM (Land Cruise Missile), version terrestre du MdCN qui, avec une portée supérieure à 1000 km, représente une alternative européenne au Tomahawk américain.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un flou artistique persistant sur le nerf de la guerre</strong></span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il résulte de ce discours une impression de clair-obscur quant à la réalité du soutien du gouvernement à sa propre BITD, sur le plan national comme à l’export. Les injonctions à « faire mieux » risquent de n’avoir que des effets marginaux, tant, en matière de défense, le gain en cadence et en volume dépend de la commande publique.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/armement-bruxelles-tente-dimposer-un-controle-sur-les-exportations-militaires-francaises/17/01/2026/">Armement : Bruxelles tente d’imposer un contrôle sur les exportations militaires françaises</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Or, s’il est vrai que le budget défense progresse sous l’ère Macron, il fait grise mine à côté de celui de la Bundeswehr, dotée de… 108 milliards d’euros rien que pour 2026. En demandant aux industriels de prendre des risques industriels sans garanties financières, et sous la menace de flécher d’éventuelles commandes vers la concurrence européenne, Emmanuel Macron se dédouane trop aisément de sa responsabilité première dans l’atonie de la situation actuelle.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Comment envisager sereinement l’adoption d’une <a href="https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/13257104788509/emmanuel-macron-promet-36-milliards-deuros-supplementaires-pour-les-armees">«&nbsp;surmarche&nbsp;» budgétaire de 36 milliards d’euros</a> sur la période 2026-2030, alors que le chef du gouvernement Sébastien Lecornu vient de risquer une nouvelle dissolution en annonçant <a href="https://www.lemonde.fr/politique/live/2026/01/19/en-direct-budget-2026-sebastien-lecornu-confirme-son-recours-au-49-3-pour-l-adoption-du-plf-avec-regrets-et-un-peu-d-amertume_6663217_823448.html">recourir à l’article 49-3 de la Constitution pour le vote du budget</a> ?</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un tel narratif est donc plutôt de nature à générer incompréhension et défiance chez les partenaires industriels de nos armées, un facteur d’instabilité supplémentaire dans un paysage déjà passablement incertain. Il reviendra aux équipes de Catherine Vautrin et de Patrick Pailloux, <a href="https://lemarin.ouest-france.fr/defense/patrick-pailloux-confirme-a-la-tete-de-la-direction-generale-de-larmement-21543f82-be68-11f0-9782-2e849b0bafb0">nouveau patron de la DGA</a>, de remettre du liant et redonner l’élan nécessaire pour que les projets les plus stratégiques soient dûment financés en temps utile. Au risque, dans le cas contraire, de voir l’industrie française de défense isolée voire déclassée en Europe. Urgence signalée.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/voeux-aux-armees-les-industriels-de-la-defense-sommes-de-faire-toujours-mieux/27/01/2026/">Vœux aux armées : les industriels de la défense sommés de faire toujours mieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Défense : Renault va produire des drones militaires avec Turgis Gaillard</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/economie/defense-renault-va-produire-des-drones-militaires-avec-turgis-gaillard/20/01/2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 18:03:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Drones]]></category>
		<category><![CDATA[Renault]]></category>
		<category><![CDATA[Turgis Gaillard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 20/01/2026</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/defense-renault-va-produire-des-drones-militaires-avec-turgis-gaillard/20/01/2026/">Défense : Renault va produire des drones militaires avec Turgis Gaillard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>À la demande du ministère des Armées, Renault va mobiliser son savoir-faire industriel pour contribuer à l’émergence d’une filière nationale de drones, sous la supervision de la Direction générale de l’armement.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="isSelectedEnd wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Renault Group confirme son entrée dans le champ de la défense. Sollicité par les autorités françaises, le constructeur a accepté de s’engager dans le développement et la fabrication de drones militaires, marquant une diversification stratégique majeure. Pour mener ce projet, Renault s’allie à Turgis Gaillard, entreprise française spécialisée dans les systèmes de défense, au sein d’une coentreprise baptisée Chorus, détenue à 50/50. Le programme est placé sous l’égide de la DGA, un cadre jugé indispensable par Renault pour franchir le pas vers l’armement.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading isSelectedEnd"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une industrialisation à grande échelle</strong></span></h3>



<p class="isSelectedEnd wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Concrètement, les deux partenaires travaillent au développement d’une munition téléopérée à longue portée, capable également de missions d’observation et de renseignement. Selon des sources syndicales, la production en série pourrait s’appuyer sur des sites industriels existants du groupe, notamment Cléon pour les moteurs et Le Mans pour les châssis.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/armement-bruxelles-tente-dimposer-un-controle-sur-les-exportations-militaires-francaises/17/01/2026/">Armement : Bruxelles tente d’imposer un contrôle sur les exportations militaires françaises</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="isSelectedEnd wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’objectif affiché est ambitieux : atteindre une capacité pouvant aller jusqu’à 600 drones par mois, grâce à une organisation industrielle inspirée des standards de l’automobile. Le contrat initial, notifié par la DGA, s’élèverait à 35 millions d’euros. À terme, le marché potentiel pourrait représenter près d’un milliard d’euros sur dix ans, sous réserve du succès des essais et de l’industrialisation effective du drone.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading isSelectedEnd"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un pari stratégique et industriel</strong></span></h3>



<p class="isSelectedEnd wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans un secteur en pleine effervescence, dominé par des acteurs historiques comme Thales, MBDA ou KNDS, mais aussi par de nombreux nouveaux entrants, Renault mise sur sa capacité à produire en volume et à réduire les coûts unitaires. Une stratégie qui séduit les marchés financiers, comme en témoigne la progression du titre en Bourse, mais qui suscite aussi des interrogations en interne, notamment sur les enjeux sociaux et éthiques liés à la production d’armements.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/en-2025-dassault-aviation-a-depasse-ses-objectifs-de-livraisons-de-rafale/09/01/2026/">En 2025, Dassault Aviation a dépassé ses objectifs de livraisons de Rafale</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Avec ce projet, Renault illustre tout de même une tendance de fond : la mobilisation de grands industriels civils au service de la souveraineté industrielle et militaire française.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vous avez apprécié l’article ? Aidez-nous en faisant un&nbsp;<a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/formulaires/1">don</a>&nbsp;ou en&nbsp;<a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/adhesions/adhesion-2025-billet-de-france">adhérant</a></span></p>



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		<title>Défense : la Belgique confirme son choix du F-35 et écarte à nouveau le Rafale français</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/defense-la-belgique-confirme-son-choix-du-f-35-et-ecarte-a-nouveau-le-rafale-francais/23/04/2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 17:48:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Dassault Aviation]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[F-35]]></category>
		<category><![CDATA[Rafale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 23 avril 2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/defense-la-belgique-confirme-son-choix-du-f-35-et-ecarte-a-nouveau-le-rafale-francais/23/04/2025/">Défense : la Belgique confirme son choix du F-35 et écarte à nouveau le Rafale français</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">À contre-courant des discours sur l’autonomie stratégique de l’Europe, Bruxelles réaffirme son choix du chasseur américain F-35. Un signal fort en pleine montée des tensions transatlantiques.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pas de virage en faveur du Rafale français. Ce mercredi 23 avril, le Premier ministre belge Bart De Wever a officialisé l’acquisition de nouveaux F-35 pour renforcer les capacités aériennes du pays. Une annonce qui intervient alors que l’Europe s&rsquo;interroge sur sa dépendance aux États-Unis, particulièrement dans un contexte de tensions croissantes avec l’administration Trump.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/apres-les-rafale-et-les-fregates-la-grece-commande-16-missiles-exocet-a-la-france/17/04/2025/">Après les Rafale et les frégates, la Grèce commande 16 missiles Exocet à la France</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Grâce à un effort budgétaire inédit, la Belgique atteindra cette année 2 % de son PIB consacré à la Défense, objectif fixé par l’OTAN — avec quatre ans d’avance. Sur les 4 milliards d’euros supplémentaires, une partie sera consacrée à l’achat de nouveaux appareils de combat. « <em>Comme nous avons déjà acheté 34 F-35, il faudra que ce soient à nouveau des F-35</em> », a tranché Bart De Wever.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une décision lourde de conséquences pour l’Europe de la Défense</span></h2>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En réaffirmant son choix pour l&rsquo;avion de chasse américain, la Belgique ferme la porte aux alternatives européennes, telles que le Rafale de Dassault Aviation ou le Gripen suédois. Bart De Wever a souligné que le F-35 est un « projet multilatéral » avec une production partagée, notamment en Italie. Mais difficile de nier le symbole : au moment où l&rsquo;Europe plaide pour une plus grande souveraineté militaire, la Belgique renforce sa dépendance technologique à Washington.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/la-suede-choisit-le-gm200-mm-c-de-thales-pour-moderniser-ses-capacites-radar/08/04/2025/">La Suède choisit le GM200 MM/C de Thales pour moderniser ses capacités radar</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La décision intervient alors que Donald Trump a multiplié les critiques et remet en cause la garantie de sécurité américaine pour l’Europe. Face à cette incertitude, Bart De Wever se veut rassurant : « <em>Ce n’est pas parce que M. Trump pense qu’il peut mener une guerre contre tout le monde qu’il peut faire disparaître la globalisation de l’économie.</em> » Reste à savoir si cette foi dans l’interdépendance économique sera suffisante pour garantir la sécurité européenne demain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Après les Rafale et les frégates, la Grèce commande 16 missiles Exocet à la France</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/apres-les-rafale-et-les-fregates-la-grece-commande-16-missiles-exocet-a-la-france/17/04/2025/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/monde/apres-les-rafale-et-les-fregates-la-grece-commande-16-missiles-exocet-a-la-france/17/04/2025/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 20:31:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Dassault Aviation]]></category>
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		<category><![CDATA[Rafale]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=11375</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publie le 17 avril 2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/apres-les-rafale-et-les-fregates-la-grece-commande-16-missiles-exocet-a-la-france/17/04/2025/">Après les Rafale et les frégates, la Grèce commande 16 missiles Exocet à la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans le cadre du plan de modernisation de 25 milliards d&rsquo;euros de son armée,  la Grèce renforce son arsenal avec l&rsquo;achat de missiles Exocet et prépare l&rsquo;acquisition d&rsquo;une quatrième frégate française.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Grèce poursuit le renforcement de ses capacités militaires en s’appuyant sur son partenariat stratégique avec la France. Lundi 14 avril, le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, a annoncé la signature d&rsquo;un accord pour l’achat de 16 missiles antinavires Exocet, produits par MBDA. Une nouvelle illustration du rapprochement militaire engagé entre Athènes et Paris depuis l&rsquo;accord de défense de 2021.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/la-suede-choisit-le-gm200-mm-c-de-thales-pour-moderniser-ses-capacites-radar/08/04/2025/">La Suède choisit le GM200 MM/C de Thales pour moderniser ses capacités radar</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En trois ans, cet axe stratégique s’est concrétisé par des commandes majeures : 24 appareils Rafale et trois frégates de défense et d’intervention (FDI), pour un montant global de plus de 5,5 milliards d’euros. Et l’élan ne faiblit pas : l’acquisition d&rsquo;une quatrième frégate, équipée de missiles de croisière, est actuellement en discussion avancée.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">25 milliards d&rsquo;euros pour refonder l&rsquo;armée grecque</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette série d&rsquo;acquisitions s&rsquo;inscrit dans un programme plus large : la Grèce va consacrer 25 milliards d&rsquo;euros à la refonte complète de ses forces armées. Face aux tensions régionales en Méditerranée orientale avec la Turquie et aux nouveaux défis stratégiques européens, Athènes entend renforcer sa posture de défense, moderniser ses équipements et accroître son autonomie militaire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/recit-transnistrie-la-republique-fantome-deurope-de-lest/05/04/2025/">RÉCIT – Transnistrie : la république fantôme d’Europe de l’Est</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour la France, ce partenariat conforte son rôle de fournisseur européen, tandis que pour la Grèce, il marque une volonté assumée de s’équiper auprès d&rsquo;un allié fiable et disposant de technologies de dernière génération. La dynamique entre Paris et Athènes est désormais bien installée, avec des perspectives qui pourraient encore s’élargir dans les mois à venir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>La Suède choisit le GM200 MM/C de Thales pour moderniser ses capacités radar</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/economie/la-suede-choisit-le-gm200-mm-c-de-thales-pour-moderniser-ses-capacites-radar/08/04/2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:21:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[GM200 MM/C]]></category>
		<category><![CDATA[Radar]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>
		<category><![CDATA[Thales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=11365</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 08 avril 2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/la-suede-choisit-le-gm200-mm-c-de-thales-pour-moderniser-ses-capacites-radar/08/04/2025/">La Suède choisit le GM200 MM/C de Thales pour moderniser ses capacités radar</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La Suède a officialisé le choix du GM200 MM/C de Thales pour remplacer ses radars de détection aérienne.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans un communiqué publié le 4 avril, l’administration suédoise du matériel de défense (FMV) a annoncé avoir sélectionné Thales pour équiper ses forces armées du radar GM200 MM/C, un système de détection mobile de moyenne portée à la pointe de la technologie. Ce contrat, estimé à 90 millions d’euros (soit un milliard de couronnes suédoises), prévoit la livraison des premiers radars dès le début de l’année 2026. Le 7 avril, Thales a confirmé l&rsquo;annonce via son propre <a href="https://www.thalesgroup.com/fr/monde/defence-and-security/press_release/thales-signe-contrat-livrer-suede-le-radar-multi-mission">communiqué</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce choix marque une étape importante dans le renouvellement des équipements de défense du royaume, dont les systèmes radar actuellement en service datent de 2014 et commencent à montrer leurs limites face aux nouvelles menaces, notamment les drones, les missiles de croisière et les avions de combat furtifs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/souverainete-lindustrie-de-defense-europeenne-nexiste-pas/18/06/2024/">Souveraineté : « l’industrie de défense européenne n’existe pas »</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Produit par Thales Nederland, la filiale néerlandaise du groupe français, le GM200 MM/C est un radar multifonctions capable de détecter, suivre et classer simultanément plusieurs types de cibles dans un environnement électromagnétique dense. Sa grande mobilité — il peut être déployé en moins de deux minutes — en fait un atout majeur pour les opérations de défense rapide et adaptable sur le terrain.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Suède devient ainsi le cinquième pays de l’OTAN à se doter de ce système radar, après notamment les Pays-Bas, la Norvège, la France et le Danemark. Cette commande s’inscrit dans une tendance plus large de renforcement des capacités de détection au sein des forces armées européennes, face à la montée des tensions dans la région baltique.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« <em>Nous sommes très fiers d&rsquo;avoir été choisis par la FMV pour renforcer les capacités souveraines et de défense suédoises dans un environnement de plus en plus complexe. Le GM200 MM/C de Thales, avec sa technologie de pointe, jouera un rôle crucial en contribuant à la sécurité nationale globale</em> », a déclaré Håkan Ahlström, directeur de Thales pour la Suède.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/lintelligence-economique-un-outil-de-reconquete-de-la-souverainete-francaise/14/07/2023/">L’intelligence économique, un outil de reconquête de la souveraineté française</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le groupe Thales, déjà bien implanté dans plusieurs pays nordiques, consolide ainsi sa position comme partenaire stratégique des armées européennes. Ce contrat avec Stockholm illustre aussi l’importance croissante des technologies de détection et de surveillance dans les doctrines de défense modernes, où la réactivité et la précision de l’information sont devenues des éléments clés.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Dissuasion nucléaire : l’impossible partage</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/dissuasion-nucleaire-limpossible-partage/11/03/2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 09:29:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 11/03/2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/dissuasion-nucleaire-limpossible-partage/11/03/2025/">Dissuasion nucléaire : l’impossible partage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le général Henri Roure, officier général issu des troupes de Marine, revient sur la stratégie de dissuasion nucléaire française.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il pourrait être utile de rédiger un ouvrage qui porterait le titre « la dissuasion pour les nuls ». Certains au plus haut niveau de l’État, s’ils faisaient l’effort d’en suivre l’argumentaire logique, apprendraient beaucoup sur quelques principes régissant la sécurité et l’indépendance de la nation. Partisans ou non de ce système, ils éviteraient de sombrer dans des attitudes insensées.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/peine-de-mort-un-debat-de-justice-et-de-securite/26/02/2025/">Peine de mort : un débat de justice et de sécurité</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La proposition présidentielle de mettre la dissuasion nucléaire française à la disposition de l’Europe procède d’une méconnaissance du principe ou de la volonté de se défaire d’un système éminemment cohérent, pilier de l’indépendance française. Il est donc nécessaire de revenir aux principes sur lesquels s’appuie ce formidable moyen de sécurité et de souveraineté.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une décision souveraine</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est dit, en quelque sorte, à un ennemi potentiel possédant lui-même un armement nucléaire, qu’en cas d’agression de sa part contre notre pays il risquerait une destruction telle que sa propre survie serait hypothéquée. Stratégie de non-emploi, bien sûr, mais néanmoins stratégie de menace. Elle nécessite que celui qui pourrait engager le feu nucléaire soit crédible et fasse en premier lieu hésiter l’adversaire, puis le fasse renoncer à ses intentions. La crédibilité passe par l’incertitude ou l’interrogation sur la détermination du chef des Armées.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour cette raison essentielle celui qui pourrait donner l’ordre à nos forces stratégiques de porter le feu atomique chez l’ennemi doit être légitime. Le président de la République est le seul à avoir été élu par l’ensemble du peuple français. Selon les principes démocratiques, il est donc le seul à pouvoir engager, au nom du peuple, une action aussi violente et destructrice. Il est certes conseillé et des garde-fous existent mais <em>in fine</em> il demeure le seul responsable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/crise-francaise-entre-gifles-et-humiliations/10/12/2024/">Crise française : entre gifles et humiliations</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Supposons donc que les Européens acceptent la proposition du président actuel. Il n’y aurait plus aucune légitimité aussi pertinente que le chef de l’État français. Nous ne pouvons imaginer que madame Ursula von der Leyen, non élue, puisse participer à une décision aussi périlleuse. Les chefs d’États et de gouvernements réunis en comité de crise, si ce type d’organisation venait à être proposé et accepté, ne disposeraient ni de la légitimité populaire relevant d’une unité de pensée, ni des moyens de rapidité pour décider.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’hypothèse d’une organisation militaire qui serait « européenne » tentant d’intégrer les forces de quelques pays est évidemment une énormité. On ne meurt au combat que pour son pays sous les plis du drapeau de la Patrie. Il serait d’ailleurs étonnant que ces responsables d’États soient d’accord entre-deux. Chaque peuple ayant sa propre vision d’une menace et de ses intérêts. Ce fait même discréditerait le principe de dissuasion nucléaire. Il y a là une impossibilité…technique! Une autre possibilité serait de mettre notre armement nucléaire au service de l’OTAN dirigée par les Américains. C’est à dire que le chef de l’État français renoncerait à son pouvoir.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans toutes ces hypothèses, la France perdrait sa liberté d’action, autrement dit à sa souveraineté.  Mais en réalité c’est ce mot « souveraineté » qu’une fois encore le pouvoir français actuel, cherche à rejeter. L’indépendance nationale que confère la dissuasion est un obstacle à la réalisation du fédéralisme européen pourtant visiblement obsolète. Il faut donc s’en débarrasser. C’est de toute évidence difficile car la dissuasion nucléaire ne se prête pas au collectif. Elle est intime de la Nation.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Pour une sécurité française</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il reste donc une seule et unique possibilité logique. Il s’agirait que les pays européens confient leur sécurité à la France. Après tous, les États-Unis l’ont assumé d’une certaine manière au travers de l’OTAN jusqu’à maintenant. L’UE ayant accepté d’être un protectorat des États-Unis, l’éloignement récent entre les États-Unis et l’UE, pourrait sans doute motiver cette proposition de monsieur Macron.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/recit-ukraine-odessa-entre-memoire-et-conflit/01/02/2025/">RÉCIT – Ukraine : Odessa, entre mémoire et conflit</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le président français pourrait ainsi offrir aux pays de l’UE de changer de protecteur. Ils deviendraient des protectorats de la France. Ce que n’a pas réussi Napoléon, Emmanuel Macron le réussirait-il ? Si une telle hypothèse se concrétisait je serais béat d’admiration.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>ENTRETIEN &#8211; G5 Sahel : «Le Mali doit revenir»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-g5-sahel-le-mali-doit-revenir/09/03/2023/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-g5-sahel-le-mali-doit-revenir/09/03/2023/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 20:58:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Znagui]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=8688</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 09/03/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-g5-sahel-le-mali-doit-revenir/09/03/2023/">ENTRETIEN &#8211; G5 Sahel : «Le Mali doit revenir»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>ENTRETIEN. En mai 2022, le Mali a annoncé vouloir quitter l&rsquo;organisation du G5 Sahel regroupant 4 autres pays : la Mauritanie, le Mali, le Tchad et le Burkina Faso. Son départ a mis à mal la politique de sécurité régionale et a coïncidé avec la fin de l&rsquo;Opération Barkhane en novembre 2022 et le déploiement du groupe paramilitaire russe Wagner plusieurs mois auparavant. Le général mauritanien Mohamed Znagui Ould Sid&rsquo;Ahmed Ely, chef du Bureau Défense Sécurité du G5 Sahel revient dans cet entretien sur la situation régionale au Sahel.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CHARLES DE BLONDIN : Plus de 9 ans après sa création, quel bilan tirez-vous des actions du G5 Sahel en 2023 ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>MOHAMED ZNAGUI :</strong> Le G5 Sahel a été créé dans des conditions tout à fait particulières, à une période où les cinq pays (NDLR : Mauritanie, Mali, Tchad, Niger et Burkina Faso) qui le composent étaient soumis à une pression sécuritaire très importante. Cette création avait coïncidé avec l’occupation du nord-Mali et l’installation de l’insécurité à long terme dans le nord-Niger. Dans sa formule première, le G5 a été créé comme organisation ayant d’abord un objectif de développement. Il y a trois départements pour le développement pour un département défense et sécurité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les problèmes de sécurité ont pris le pas sur les problèmes de développement compte tenu des circonstances, de l’urgence et de la médiatisation. Mais le développement a connu des avancées importantes. Le G5 a réuni la conférence des bailleurs de fond à Nouakchott en 2018, a élaboré des projets comme un chemin de fer, une compagnie aérienne, des infrastructures routières, des axes de communication, lesquels ont reçu des promesses de financement.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sur le plan sécuritaire, le G5 a créé une force conjointe entre les cinq pays, mais aussi d’autres organismes de sécurité, comme un collège sahélien de sécurité qui se trouvait à Bamako, un collège de défense qui se trouve à Nouakchott, un centre d’analyse des menaces et alertes précoces qui se trouve à Ouagadougou, une plateforme de coopération sécuritaire avec des antennes nationales centralisées à Nouakchott.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Des groupes d’action rapide, des unités de gendarmerie financées par l’Union européenne et mises en œuvres par un consortium de gendarmeries du sud de la Méditerranée, dont l’Espagne, la France, le Portugal, l’Italie. Voilà donc un bilan important et positif, un peu diminué avec le développement de l’insécurité. Nous avons créé beaucoup de choses, sans lesquelles la situation serait plus catastrophique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CDB : Le G5 Sahel est-il la seule solution pour résoudre ces problèmes ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.Z :</strong> Nous n’attendons pas du G5 qu’il règle à lui seul les problèmes de terrorisme et d’insécurité mais c’est un moyen d’aider les Etats et la communauté internationale à résoudre ces problèmes. Je crois que le G5 a souffert d’incompréhensions: on lui a trop demandé de vaincre les trafics illicites, le terrorisme, l’immigration illégale, l’insécurité transfrontalière sans lui donner assez en terme de financement, d’assistance, de soutien : tout cela en plus de développement économique ! Un exemple : la force conjointe était une force transfrontalière. On ne peut pas demander à sept bataillons de cinq pays de régler tous les problèmes d’insécurité dans la région.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je crois qu’il y a une mauvaise interprétation de la menace au niveau international. On a tendance à croire que la menace ne vient que du nord de la région sahélienne alors qu’une menace se propage à partir du lac Tchad à l’intérieur du Nigeria, qui remonte vers le nord et qui est en train de faire jonction avec la menace descendant du nord. Le problème libyen, qui n’est toujours pas résolu, a aussi été un catalyseur pour le développement de cette insécurité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez ajouter à cela la menace qui vient du sud-est, de la zone du lac Tchad et du Nigeria, avec Boko Haram et maintenant l’Etat islamique ainsi que la menace de la piraterie qui se trouve au niveau du golfe de Guinée. Si tout ceci fait jonction, cela pourrait mener à une situation comme celle du Burkina Fasso, qui devient le centre de la menace. Une autoroute du crime qui va de l’Atlantique à la Méditerranée peut se créer.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CDB : Le retrait du Mali a-t-il grandement contribué à l&rsquo;affaiblissement du G5 Sahel ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.Z :</strong> Le G5 Sahel a tenté d’élaborer tant bien que mal des projets pour lutter contre cette situation difficile mais dans le cas de la force conjointe par exemple, tout a été mis à l’arrêt avec le retrait du Mali, qui crée un véritable problème. Il y a un découragement, une lassitude, un retrait des partenaires, qui ne sont plus aussi investis qu’avant. Plus encore, des entités au niveau international cherchent des substituts au G5 avec l’Alliance pour le Sahel, la coalition pour le Sahel.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Malgré la recherche active d’un substitut au G5 Sahel, celui-ci demeure pourtant le format le plus important et l’organisation la plus à même de faire face aux problèmes de la région. Nous ne désespérons d’ailleurs pas que le Mali revienne un jour dans la structure afin que celle-ci prenne un élan nouveau, ce serait l&rsquo;idéal. Son retour constituerait un retour aux sources, à la continuité territoriale et à la solidarité transversale entre Nouakchott et N’Djamena. Sans ce retour, le G5 fait de la survie. Nous devons beaucoup au fait que les bailleurs, les acteurs internationaux continuent à y croire. Un G4 n&rsquo;aurait pas véritablement de sens : tout l’échafaudage du G5 était fait autour du Mali. Du point de vue historique, géographique, population, politique, le Mali est un pays important de la région.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CDB : Si le Mali ne revient pas, le G5 Sahel a-t-il des chances de survie ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.Z :</strong> Je ne crois pas à un éclatement total du G5. La volonté de rester ensemble, de travailler ensemble, de s’entraider, est plus forte. La logique du G5 Sahel me parait rendre sa destruction absolument impossible. Preuve en est, même avec la sortie du Mali, le G5 continue à s’appeler G5. Cette sortie ne peut être qu’une parenthèse, la place naturelle du Mali étant au sein du G5. De tous les ensembles, le plus viable est la CDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), mais seul le G5 permet de réunir des pays membres et non-membres, comme le Tchad et la Mauritanie, et de lutter avec des problèmes propres à un ensemble géographique, politique, historique et sécuritaire. Sur tous les points de vue, le G5 est quand même plus pertinent que tout le reste. Nous ne désespérons donc pas que le Mali revienne un jour à sa place naturelle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CDB : On dit souvent, et c’est une formule consacrée, que la Mauritanie fait « figure d’exception » dans sa façon de lutter contre le terrorisme, avec aucun attentat depuis une dizaine d’années. Qu’en pensez-vous ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.Z : </strong>Je n’aime pas cette façon de singulariser un pays ou une région par rapport à un autre. Nous sommes tous des pays africains, nés dans les mêmes années, avec les mêmes niveaux de compétence. La Mauritanie a été en 2005 le premier pays attaqué par les terroristes, ce jusqu’en 2011. Cela a amené la Mauritanie à prendre des mesures assez fortes dans la structuration et l’équipement de ses armées, à prendre des mesures pour la protection de sa population et de son territoire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le pays est aussi le plus désertique de la région : prenez le point le plus au sud du pays, il se situe au nord de la zone sahélienne. Nous devons donc occuper, maitriser, développer le désert, au risque de ne pas avoir de territoire. Nous ne sommes pas un de ces pays sahéliens qui présentent une « zone utile » et une « zone abandonnée » : le désert est une question de survie pour nous. Où que vous alliez dans le désert, vous trouverez du peuplement et de la sécurité, déployée en différents corps. Nous avons des soldats qui vivent à la frontière algéro-mauritanienne depuis très longtemps dans ce qui est leur milieu naturel.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La question du facteur religieux est aussi importante : nous n’avons pas accepté que quelqu’un se l’approprie par rapport à un autre, la religion étant pour tout le monde. La Mauritanie a donc développé tout une stratégie militaire et économique, mais aussi culturelle, avec des questions de philosophie religieuse mises sur la table. Il faut que chaque citoyen se sente concerné par la sécurité du pays. Les actions de la population dans le renseignement vis-à-vis de certaines menaces ont été très bénéfiques. Nous n’acceptons pas que nos populations se retrouvent à la solde de terroristes, d’extrémistes, ou de gens qui créent l’insécurité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CDB : Quel a été la place de l’Etat mauritanien dans cet optique de développement dont le G5 Sahel est un outil ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.Z : </strong>Le contrôle du territoire par l’Etat a été très couteux. L&rsquo;Etat a été actif financièrement afin d&rsquo;attirer la population dans des zones difficiles. Il a fallu tenir des mois entiers dans les confins du désert, parfois sans eau afin de créer des conditions de vie acceptables . Ces gens aujourd’hui ne se plaignent pas de conditions de vie différentes vis-à-vis des habitants de Nouakchott : ils sont mieux dotés et mieux lotis qu’eux. C’est toute cette philosophie, cette mentalité qu’il a fallu mettre en place, en créant un sentiment d’appartenance à un ensemble, un bloc servant à quelque chose.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous ne pouvons empêcher l’ennemi de rentrer dans le pays par le désert, mais s&rsquo;il ne peut s’approprier nos espaces, nos points d’eau, il ne pourra pas rester. L’essentiel reste la dissuasion. Nous avons été capables de mener des poursuites au fin fond du désert, même au Mali, démontrant qu’aucun point de retraite n’attend l’ennemi une fois son forfait commis.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CDB : Quels sont les grands projets de l’armée mauritanienne dans les années à venir ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.Z :</strong> Je suis plus à l’aise pour vous parler du G5 et de ses problèmes. Cependant, je sais que l’armée mauritanienne s’est bien adaptée à la situation d’insécurité qui prévalait dans la région. Elle dispose d’une petite aviation assez performante, tant dans le renseignement que dans l’attaque au sol. Elle a entretenu une relation avec les populations par une présence sur tout le territoire. Les perspectives de 2025 s’aligneront sur l’évolution des intérêts du pays et de la menace. Nous avons une surface maritime assez importante, intéressante économiquement et stratégiquement. A ce titre, nous comptons sur l’intelligence et la promptitude des Mauritaniens pour s’adapter à une éventuelle nouvelle donne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CDB : Il y a quelques semaines, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov s’est rendu en Mauritanie afin de discuter avec le président Mohamed Ould Ghazouani des sujets de politique de développement, de la politique sécuritaire et du G5 Sahel. Comment percevez-vous cette visite-là ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.Z : </strong>Je ne suis pas un responsable politique. J’ai entendu la nouvelle comme vous l’avez entendue. Monsieur Lavrov est le ministre des Affaires étrangères d’une grande nation de ce monde, qui a des relations très anciennes avec la Mauritanie. Il a été invité lors d’une visite, chose que je trouve tout à fait naturelle. Ce qu’en pensent les gens d’ici, c’est que le moment est très particulier et que la région est très particulière. Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, je compte sur le nationalisme, l’intelligence, la finesse et la souplesse des Mauritaniens pour garder, comme ils l’ont toujours fait, un équilibre dans les relations internationales.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous ne sommes pas un pays puissant mais un pays dont la position géostratégique et le rôle régional sont extrêmement importants. Nous ne sommes en guerre avec personne, si ce n’est le sous-développement et le terrorisme. Cela est déjà un travail titanesque, c’est pourquoi je demande à tous nos partenaires, qu’ils soient russes, américains, français, chinois, de nous aider à vaincre ces éléments. Nos amis sont ceux qui nous aident et respectent notre indépendance.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CDB : Avec le retrait des troupes françaises du Mali et du Burkina-Faso, quelle place le G5 Sahel accorde-t-il à la France dans la région ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.Z : </strong>Il y a suffisamment de penseurs et stratèges français pour penser à la position française en Afrique. Pour ce qui est du G5 Sahel, la France est un partenaire assez important. Elle dispose à mon avis de plus d’atouts dans la région que tout autre nation. Si ces atouts étaient bien exploités, ils permettraient à la France d’établir une relation privilégiée avec la région ouest-africaine. Ces atouts que sont la langue, l’histoire peuvent être exploités.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Actuellement, c’est le Mali qui a le plus de problèmes avec la France dans la région. Lorsque des ministres maliens veulent exprimer des désaccords, ils utilisent le français et non pas l’anglais ou le russe ! Ce sont des liens extrêmement forts, que les orages présents ne peuvent effacer. La présence de mercenaires russes au Mali me semble destinée au provisoire. L’équation mathématique est simple : ce qui lie la France au Mali ou au Burkina Faso est beaucoup plus important que ce qui les oppose.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le G5 Sahel est une organisation locale, sans obédience ou destination française. Elle a pour but de régler les problèmes de la région avec tous les partenaires de la planète. Peut-être que la France est beaucoup plus proche, mieux disposée, plus visible et est de fait un acteur privilégié mais elle n’a en rien une prépondérance. Nous voulons donc que cela soit exploité dans une diplomatie sage, sereine et suivie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>CDB : Le film américain « Black Panther, Wakanda forever » de la franchise Marvel présente des mercenaires embauchés par le gouvernement français et portant des uniformes de l’opération Barkhane. Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, a condamné cette image que véhicule le film. Que pensez-vous de la présence militaire française au Mali et au Bukina-Faso, qui semble condamnée dans une guerre informationnelle ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>M.Z :</strong> Je ne suis pas cinéphile et ne connais pas le film dont vous parlez. Si je prends l’information telle que vous me la donnez, je reste tout à fait étonné de tels agissements de la part d’un allié de la France, les USA. J’ai rencontré au Mali, au Burkina-Faso et dans toute la région des soldats français professionnels, des officiers merveilleux, des généraux très compétents, mais jamais des mercenaires portant le même uniforme.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">J’ai parcouru la région pendant des années et n’ai jamais rencontré un soldat ou officier français qui me donne l’impression d’être un voyou ou un mercenaire. Ces gens sont des professionnels, d’un très bon niveau, qui remplissent une mission d’Etat, dans le cadre d’une force constituée. Si cela existe ailleurs ou dans les confins, je n’en ai jamais été témoin. Je peux tout accepter, tout comprendre, sauf que l’on me dise que l’armée française soit assimilable, de près ou de loin, à des mercenaires.</span></p>
<p>Propos recueillis par&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/author/admin/">Charles de Blondin</a></p>
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		<title>TRIBUNE &#8211; OTAN 2030 : «Ce projet met en péril la souveraineté militaire française»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/tribune-otan-2030-ce-projet-met-en-peril-la-souverainete-militaire-francaise/13/06/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cercle de Réflexion Interarmées]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 20:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Armée]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle de Réflexion Interarmées]]></category>
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		<category><![CDATA[OTAN 2030]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7700</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 13/06/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/tribune-otan-2030-ce-projet-met-en-peril-la-souverainete-militaire-francaise/13/06/2022/">TRIBUNE &#8211; OTAN 2030 : «Ce projet met en péril la souveraineté militaire française»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b style="color: #000000;">Le Cercle de Réflexion Interarmées (CRI) qui regroupe </b><b>d&rsquo;anciens</b><b style="color: #000000;"> militaires hauts gradés dénonce dans cette tribune le projet OTAN 2030 qui selon eux affaiblirait la </b><b>souveraineté</b><b style="color: #000000;"> militaire </b><b>française</b><b style="color: #000000;">.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;Espagne accueillera le prochain sommet de l&rsquo;OTAN, à Madrid, les 28, 29 et 30 juin 2022. Cette réunion s’avère d’une importance cruciale, tant elle peut déboucher sur une confirmation du contournement du rôle des Nations Unies et sur un pouvoir grandement accru indirectement donné aux États-Unis. L’ONU regroupe actuellement 193 pays et constitue ainsi une tribune universelle et un lieu où peut progresser la résolution des différends. Cependant son autorité dans le maintien et surtout le rétablissement de la paix s’avère largement défaillante car les membres permanents du Conseil de sécurité, disposant d’un droit de veto, sont rarement d’accord sur les modalités de résolution d’un conflit ou sur une proposition politique. Qui plus est, ces puissances ne tiennent pas à concéder trop de pouvoirs à une assemblée plutôt désunie. Depuis ses échecs dans la conduite d’opérations de maintien de la paix en Somalie, en Bosnie, ou au Rwanda, l’ONU ne bénéficie plus de la considération souhaitable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un outil d&rsquo;intervention américain</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Cette carence a largement favorisé le développement du rôle de l’OTAN qui tend de plus en plus à s’ériger en un outil d’intervention dans les crises, selon bien évidemment les choix des États-Unis, maîtres incontestés de cette organisation. Dans la crise du Kosovo (6 mars 1998 au 10 juin 1999) l’OTAN s’est ainsi substituée à l’ONU. Elle a bombardé la Serbie sans aucun mandat. Cette substitution, totalement illégitime, a cependant dévoilé une faiblesse dans la solidarité interne de l’alliance. Toujours statutairement défensive, l’OTAN s’est révélée, dans les faits, un instrument au service de l’ambition des États-Unis. En l’occurrence, il s’agissait d’établir, par la force, une réorganisation territoriale et politique dans un pays proche de la Russie. Déjà Washington cherchait à ériger la Russie post-soviétique en un ennemi potentiel qu’il fallait provoquer ce qui allait lui permettre de justifier l’idée de l’utilité renouvelée de l’Alliance.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est évident qu’un tel rôle militaire, fruit d’une décision non consensuelle, confère aux États-Unis un pouvoir formidablement accru dans l’orientation de la résolution des crises et de la direction des affaires de ce monde. Poursuivant leur ambition dominatrice les États-Unis, naturellement, ne peuvent que rechercher un renforcement d’une alliance aussi utile pour la réalisation de leurs seuls objectifs internationaux. Après l’extension de l’OTAN aux pays bordant la Russie en violation des promesses faites à ce pays au moment de la dislocation de l’URSS, la voie désormais privilégiée consiste en une plus grande intégration des forces alliées et, par voie de conséquence, en une subordination des politiques militaires et étrangères des pays constitutifs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Vers une simplification des mécanismes</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Pour parvenir à cette fin les États-Unis doivent obtenir une simplification de la mise en œuvre des mécanismes de prises de décisions concernant les négociations diplomatiques et l’intervention armée. Jusqu’à présent chaque État membre pouvait exprimer ses réticences, des points de vue différents et freiner ou modifier l’action. Même si les États-Unis disposaient de forts moyens d’influence ou de pression, des oppositions pouvaient s’élever. Le principe du consensus évitait des dérives. En réalité ce fut lors de la crise du Kosovo que les ambiguïtés de l’Alliance atlantique se révélèrent et que les différences d’approches américaines et européennes en matière de résolution des conflits furent mises en évidence. Les États-Unis ne pouvaient le tolérer.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette domination des États-Unis se trouve déjà affirmée par la nature même du commandement militaire de l’Alliance. Il est intégré et son chef est obligatoirement américain. Il est le commandant suprême des forces alliées en Europe. Actuellement, la fonction est tenue par le général d&rsquo;armée aérienne Tod D. Wolters auquel succédera à l’été le général Cavoli. Le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) fixe les stratégies militaires et en assure la conduite opérationnelle. Il est évident que le renforcement envisagé dans le projet OTAN 2030 de l’autorité du SACEUR tout comme celle du secrétaire général se traduira, de fait, par une extension du pouvoir américain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un renforcement de&nbsp;l’OTAN</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le sommet de l’OTAN de Madrid présente en effet comme objectif de renforcer l&rsquo;unité et la cohésion des différents alliés. En conséquence, le concept stratégique de l&rsquo;Alliance, adopté en 2010, devrait être modifié afin de la « préparer aux nouveaux défis en matière de sécurité ». Russie et Chine dans le texte proposé deviennent des adversaires potentiels, ou se confirment comme tels. Cette hypothèse est accolée au constat, lui vérifié, de l’instabilité du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et du Sahel. Notons que nombre de pays africains sont hostiles à l&rsquo;entrisme étatsunien par le biais de la présence européenne dans le conflit du Sahel. Ces constats et orientations sont pour le moins source de discussions. D’emblée il apparaît ainsi que toute l’orientation de l’OTAN repose sur le paradigme d’une double menace, l’une russe, présentée comme à l’œuvre aujourd’hui, dont nous savons pourtant qu’elle est suscitée par les États-Unis, l’autre chinoise, potentielle et à venir.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Deux lignes de force se dégagent en conséquence du document préparatoire. La première est l’embrigadement des Européens contre une entreprise de « domination planétaire » de la Chine, en échange de la protection américaine de l’Europe contre la menace russe supposée peser sur elle. La deuxième est le contournement de la règle du consensus, de plusieurs manières : opérations en coalitions de volontaire ; mise en œuvre des décisions ne requérant plus de consensus; et surtout la délégation d’autorité au SACEUR au motif de l’efficacité et de l’accélération de la prise de décision.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une attitude provocatrice</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Relevons que l’attitude provocatrice de l’OTAN et des États-Unis dans le conflit russo-ukrainien est patente et que les méthodes utilisées sont sujettes à caution. Dans les intentions poursuivies, l’aspect défensif, toujours écrit dans les statuts de l&rsquo;alliance, a été occulté et une confirmation de sa dérive offensive, au profit des seuls intérêts états-uniens, transparaît. L’idée que l’OTAN doive étendre son rôle à l’ensemble de la planète est particulièrement dangereuse. Les interventions en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Syrie et en Libye, impliquant l’OTAN ou des coalitions dérivées de l&rsquo;OTAN, ne servaient que les ambitions des États-Unis et ne s’inscrivaient absolument pas dans un impératif défensif. Les conséquences de ces opérations furent, en fait, désastreuses. De plus, la France et les pays européens ne sont pas directement concernés par les ambitions américaines en Asie-Pacifique face à la Chine ou d&rsquo;autres puissances montantes. Il est donc indispensable de se prémunir contre une inclusion de la France dans ces conflits potentiels au travers d&rsquo;une nouvelle dimension de l&rsquo;OTAN supplantant voire remplaçant l’ONU. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Elle vise à conférer aux États-Unis la mission, totalement infondée, de garantir la sécurité d’une grande partie de la planète et de leur octroyer le droit d’intervention à leur seule initiative. Lors du sommet de Madrid il s’agirait, aussi, de mettre en cohérence la démarche de l’OTAN et la « boussole stratégique » européenne; ce qui pourrait signifier soit une orientation vers la création d’un pilier européen de l’OTAN – ce qui est peu probable compte tenu du rapport de forces au sein des 30 membres- soit, plus vraisemblablement, la dissolution des idées européennes dans une intention américano-otanienne. Le but affiché de renforcement de la cohésion des membres de l’OTAN irait plutôt dans ce sens.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La vision européenne de l&rsquo;OTAN</span></h3>
<p><span style="color: #000000;"> Les souhaits présentés par la France et l’UE n’auront aucun poids face à la réalité d’aujourd’hui. En effet, les demandes d’admission de la Suède et de la Finlande et les craintes des pays jouxtant la Russie intégrés à l’OTAN excluent tout ralliement à un partage de responsabilités entre Amérique du Nord et Europe, d’autant plus que certains pays, membres anciens, ne sont pas vraiment favorables à ce qui serait une sorte de découplage avec les États-Unis, prélude à une défense européenne. Par ailleurs, les pays européens nouvellement membres de l’UE, y ont adhéré avec comme objectif principal d’être admis dans l’OTAN et de bénéficier ainsi de la protection étatsunienne. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ils ne font aucune confiance dans une sécurité qui reposerait sur l’UE. Enfin, l’armement des pays membres est massivement américain ce qui offre aux États-Unis un considérable moyen de contrôle et de pression. Quand bien même les Européens, par la bouche de Josep Borell, affirment qu’un « <em>pilier européen au sein de l&rsquo;Otan n&rsquo;affaiblit pas l&rsquo;Otan et la relation transatlantique. Elle renforce les deux choses</em> », il est fort peu probable que les États-Unis, assurés d’un soutien majoritaire, aillent dans cette direction. Soulignons que cette « boussole stratégique » fait déjà peu de cas de la souveraineté des nations.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Et la France ?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Dès lors la situation sera inconfortable pour la France qui devra admettre une plus grande intégration et les nouveaux protocoles opérationnels des États-Unis inspirant l’OTAN. Elle mettra en péril sa souveraineté au plan militaire, souveraineté déjà hypothéquée au plan économique et financier et ternira gravement l’image de son industrie d’armement.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En conséquence, il est essentiel que la France exprime nettement son opposition à l’accroissement des pouvoirs du SACEUR et du secrétaire général. Elle se doit également de refuser le passage à la majorité qualifiée et l’extension du rôle de l’OTAN hors de la zone prévue par le traité, modifications qui, de fait, laisseraient à Washington, une absolue direction de l’Organisation. Dans le même ordre d’idée, elle doit marquer son désaccord avec une désignation d’ennemis, satisfaisant les seuls États-Unis, qui appuierait cette dérive planétaire de l’Alliance atlantique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Armement : la politique de puissance russe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Priscillia Martin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 13:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[URSS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 12/04/2022</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Suite à son expérience d’occidentalisation, la Russie se sent flouée. Contrariée, elle se tourne vers une double politique : eurasienne et eurasiatique. L’idée eurasiatique vient du refus de l’occidentalisation de la Russie. Dès lors, les années 2000 marquent un renversement puisque l’autorité de l’Etat a été restaurée en Russie de manière non-libérale, l’unité de la Nation a été affermie, l’armée a été restructurée, la puissance russe a été rétablie.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En 1998, sous la présidence d’Ieltsine, les crises kosovares et irakiennes tendent peu à peu les relations entre la Maison blanche et le Kremlin. Ces conflits territoriaux, rendent compte d’une globalisation des enjeux du conflit puisqu’ils viennent se greffer sur les tensions mondiales.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>La rupture entre l’Occident et la Russie</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">A cette époque, Moscou appuie la Serbie face aux sécessionnistes albanais soutenus par les Occidentaux. En 1997, selon le <em>Stockholm international Peace Research Institute</em> (SIPRI), la Russie exporte de l’armement vers la Serbie pour une valeur de 6&nbsp;millions de dollars. De même, elle appuie la levée des sanctions datant de 1990-1991 sur l’Irak baasiste face aux Anglo-américains. Les désaccords se multiplient. Le problème de la base navale de Sébastopol et la flotte de la mer Noire concernant la Russie et l’Ukraine participent également aux désaccords entre l’Occident et la Russie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Outre la symbolique de la ville, si la Russie n’a plus Sébastopol, elle ne sera plus une puissance méditerranéenne. C’est ainsi qu’elle conclue des traités bilatéraux dont un bail de location de la base de Sébastopol pour 20 ans. La chute du premier ministre ukrainien Ianoukovitch (pro-russe) en 2004 et l’arrivée d’Iouchtenko (pro-occidental) ainsi que la potentielle entrée de l’Ukraine dans l’OTAN augmentant ainsi l’avancée de l’Ouest à l’Est, change la donne. Comprenant l’expansionnisme européen, la Russie se recentre autour de l’Eurasie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’Organisation de Coopération de Shanghai</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Les révolutions colorées suscitent des réactions défensives voire hostiles des autres républiques anciennement soviétiques. L’Iran et la Chine (RPC) suivent également ce mouvement à l’égard des Occidentaux favorisant ainsi la politique eurasiatique. La Russie participe à la création de l’Organisation de Coopération de Shanghai. (OCS.) qui s’institutionnalise en 2001. Du règlement frontalier et militaire, la tendance passe à la lutte contre l’islamisme, et à une forme d’alliance face à « l’ingérence occidental ». Pour exemple, l’Ouzbékistan qui a accueilli l’US Air Force sur son territoire et a adhéré au GUAM reprend ses distances avec l’Oncle Sam. Une voie que suit le Kirghizistan en 2014.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Concernant l’Iran, le tournant est intervenu avec la Pacte de Coopération Civil et Militaire du 16 mars 2001 avec la Russie. Celui-ci porte sur des ventes d’armes notamment, principalement des systèmes anti-aériens. Cela met fin à l’accord américano-russe du 23 septembre 1996, qui interdisait la livraison d’armements à Téhéran. En outre, la Russie lance depuis une de ses bases, le satellite SINAH 1 iranien en 2005. Avec l’accord nucléaire du 14 juillet 2015, la Russie couvre l’Iran au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, empêchant par son veto, des sanctions « collectives » onusiennes. Moscou substitue ainsi la politique eurasiatique incarnée par l’OCS à la politique pan-européenne ou pan-occidentale.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Importations de la Russie</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La Russie cherche à gagner en puissance. Les exportations d’armes depuis le pays peuvent être un facteur d’un programme d’armement. L’achat des Mistral français en est un bon exemple. Les rapports effectués entre 1990-2020 par la SIPRI rendent compte que la plupart des importations russes d’armements proviennent de l’Ukraine, de la Tchéquie, et de l’Italie sur un total de 1 milliard de dollars en exportations (TIV) tout pays exportateur confondu sur cette période. Selon le rapport de SIPRI (TIVs), il n’y a pas d’importation de la Russie en matière d’armements des années 1990 jusqu’en 2006.</span><a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></p>
<p><span style="color: #000000;">C’est seulement à partir de cette dernière date que l’on voit les effets de l’effort russe dans l’armement. Cette modernisation est introduite par le président Dmitri Medvedev avec l’exportation de missiles, des anti-missiles, dans l’Aéronautique, le Cyberespace, l’espace extra-atmosphérique. Autrement dit, entre 1990 et 2020 (en 1992 et à partir de 2006), la Russie importe pour une valeur de près de 600 millions de dollars dédiés aux avions, 251 millions de dollars pour des moteurs, 100 millions de dollars pour des missiles, 60 millions de dollars pour des navires et 54 millions de dollars pour des véhicules blindés ; le tout en provenance de l’Ukraine majoritairement, de Tchéquie et de l’Italie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Exportations de la Russie</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Inversement, Moscou tente de se constituer un portefeuille de partenaires étrangers</span><a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> <span style="color: #000000;">dans le domaine de l’armement. Sur 30 ans (1990-2020), selon SIPRI, Moscou exporte pour une valeur de plus de 42,7 milliards de dollars à l’Inde, 37 milliards à la Chine,&nbsp; 12,7 milliards à l’Algérie, 7,3 milliards au Vietnam. Autrement dit, entre 1990 et 2020, les exportations totales d’armement russe ont dépassé les 150 milliards de dollars. Sur ce total, on constate que l’effort est vraiment effectué aux alentours des années 1999. Selon la valeur des exportations, la Russie devient ainsi le deuxième plus important vendeur d’armes au monde.</span><a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a></p>
<p><span style="color: #000000;">Si les partenaires stratégiques se multiplient, et si parfois il s’agit de partenaires traditionnels de l’URSS</span><a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> <span style="color: #000000;">tels que la Chine et l’Inde (80% des ventes jusque dans les années 2000</span><a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a><span style="color: #000000;">) ou la Syrie et la Libye&nbsp;; parfois ce sont d’anciens partenaires des Etats-Unis. C’est le cas de l’Amérique latine, des pays arabes, de l’Iran ou encore de la Malaisie entre 2006 et 2010. Dès lors le président Poutine développe l’idée d’une Russie hégémonique en Eurasie afin d’éviter l’explosion du pays par la montée d’idées indépendantistes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La Fédération de Russie, construit donc une politique de puissance qui promeut l’unité panrusse de l’Eurasie. À cela s’oppose deux idées qu’elle rejette&nbsp;: l’ingérence de l’Occident et l’universalisme de ce dernier. Rejet qu’elle partage avec la Chine, soucieuse de ne pas oublier les traités inégaux, et la Turquie, soucieuse de ne pas oublier l’humiliation du traité de Sèvres. Constatant une montée en puissance eurasiatique menaçante pour les Etats-Unis et l’Occident en général&nbsp;; la blessure humiliante laissée par les Occidentaux pèse encore dans les tensions actuelles.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p></center><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a>A<span style="color: #000000;"> l’exception d’une importation provenant de la Pologne d’une valeur de 40&nbsp;000&nbsp;000$ dédiés aux navires en 1992.</span></p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <span style="color: #000000;">C’est le Président de la Fédération de Russie qui à la pleine main sur le tout. Pour ce tout, à part quelques exceptions, Rosoboronexport (ROE), est le seul et unique intermédiaire pour l’exportation et l’importation d’armement entre la Fédération de Russie et l’étranger. Elle détient le monopole pour la négociation des contrats d’armement sur le marché en particulier, celui de l’Amérique latine, du Moyen Orient, et de l’Asie&nbsp;; c’est l’entremetteur pour les contrats internationaux quitte à être remise en cause pour l’industrie nationale.</span></p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <span style="color: #000000;">Il y a de nombreuses industries d’armements sur lesquelles l’Etat à la haute main. On le voit avec Russian Technologies puisqu’il y a notamment des Oboronprom (Russian helicopters, United Engine Corporation etc), Avtogaz, Kamaz, KBM, VSMPO-AVISMA, NIIPH, Orion, Radiopribor. Tandis que l‘Agence fédérale pour la gestion des biens d’Etat dispose de Sukhoi, Tupolev, Rac Mig, Irkut Cooporation, Tactical Missiles Corporation etc.</span></p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> <a href="https://russie.fr/wp-content/uploads/2013/03/russie-Rosoboronexport.pdf">russie-Rosoboronexport.pdf</a>&nbsp;<span style="color: #000000;">: «&nbsp;Le Vietnam, Cuba, Le Pérou, l&rsquo;Inde, la Syrie, l&rsquo;Algérie, l&rsquo;Iran, la Chine, l&rsquo;Irak et la Libye font partie de ces Etats.&nbsp;»</span></p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> <span style="color: #000000;">Ibid.</span></p>
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		<title>France-OTAN : la trahison des politiques françaises</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/france-otan-la-trahison-des-politiques-francaises/24/02/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 12:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Chirac]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 24/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/france-otan-la-trahison-des-politiques-francaises/24/02/2022/">France-OTAN : la trahison des politiques françaises</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Alors que le maintien de la France dans l’OTAN pose questions, quelle peut être la position de notre pays à l&rsquo;avenir sur la scène internationale ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L’OTAN, si nous voulons bien considérer sa substance, n’a plus aucune raison d’être depuis la disparition du Pacte de Varsovie et l’effondrement de l’URSS. Son maintien exprime donc désormais une perspective différente de sa légitime vocation originelle qui reposait sur la défense de l’Occident face à la réelle menace marxiste. Elle n’est donc plus défensive, mais s’est érigée en un instrument entièrement conduit par les États-Unis pour servir leurs intérêts. Elle est un faux-nez, ou plus exactement une caution obligée apportée par une trentaine de pays à la politique impérialiste des États-Unis, sans désormais plus aucune limitation géographique. Seule l’ONU pourrait y voir une concurrence, mais elle est paralysée par le conseil de sécurité où trois pays de l’OTAN, membres permanents, disposent d’un droit de véto. Nous pouvons déceler, dans cette impossibilité de contestation, les limites de cette organisation. La France pendant 44 ans est demeurée à l’extérieur de l’OTAN et a pu, durant toute cette période, assurer sa dimension géopolitique sans encombre, trouvant dans chacune de ses interventions, là où l’offre se présentait, les soutiens et appuis qu’elle souhaitait, surtout pour des raisons davantage de confort opérationnel que de nécessité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Elle a bizarrement rejoint cette nouvelle forme d’organisation alors que le mur de Berlin était tombé et que l’URSS s’était écroulée. Cette démarche se traduit, en conséquence, par une adhésion délibérée à cette orientation nouvelle de l’Organisation atlantique. La France se soumet donc à ce qui est, de manière éclatante, une politique agressive des États-Unis à l’égard de tout pays qui pourrait seulement contester leurs choix géopolitiques et leur volonté de domination. Vouloir jouer au gaullisme et afficher ou tenter d’afficher une position différente de celle des États-Unis et de leurs alliés, dans les conflits généralement suscités par Washington, s’avère donc en incompatibilité absolue avec les entraves que la France s’est imposées. Ce n’est pas tenable. La France, dans cette situation ne peut faire autrement qu’avaliser les concepts imaginés outre-Atlantique comme, par exemple, l’emploi d’armes nucléaires tactiques sur le sol européen, d’autant plus que plusieurs centaines d’officiers français sont insérés et impliqués dans les états-majors de l’organisation où la France&nbsp; exerce des responsabilités. Ce simple constat se pose en contradiction flagrante avec notre doctrine de dissuasion nucléaire, c’est à dire d’emploi en ultime recours de ce type d’armement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une responsabilité partagée</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Plusieurs hauts responsables français ont participé à cette trahison de la voie historique et essentielle de la France. Jacques Chirac, pourtant, apparemment, le plus patriote des derniers présidents et le plus proche d’une vision indépendante de la défense nationale, a entamé dès 1995, des négociations pour le retour de la France dans le commandement intégré de l’Alliance, soit dès son arrivée à la présidence de la République. Cette orientation du président de l’époque résonne de manière d’autant plus paradoxale qu’il a, simultanément, lancé une campagne d’essais nucléaires destinés à parachever le perfectionnement de notre arsenal atomique. Nous pouvons nous interroger sur ses motivations. En fait, il ne se trouvait pas isolé dans cette intention de réintégration. D’autres politiques et quelques militaires ayant déjà coopéré avec les Américains sur le théâtre Centre-Europe soutenaient l’idée d’une Europe de la Défense qui aurait constitué le partenaire, à égalité, des forces nord-américaines.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Malheureusement, pour cette réalisation, il fallait que les pays européens aient la même ambitieuse intention. Or, aucun d’entre eux ne souhaite, encore présentement, s’éloigner des États-Unis auxquels ils ont quasiment délégué leur sécurité. Aujourd’hui comme hier. Ils révèlent une habitude de dépendance sécuritaire reposant sur une confiance totale, dans les forces américaines, née durant la guerre froide. L’idée française n’avait d’emblée aucune chance de réussir car, s’ajoutait à cette hasardeuse soumission volontaire, le constat que chacun des États européens n’avait pas à investir les sommes qui auraient été nécessaires dans la restructuration et le renforcement de leurs armées. Les autorités françaises s’imaginaient faussement que la France pourrait prendre la tête d’une défense européenne. Ils songeaient ingénument au possible levier de puissance que cette réorganisation offrirait à la France. Cette idée s’avérait d’autant moins pertinente que la désintégration du bloc de l’Est allait précipiter dans l’OTAN des pays, profondément marqués par la domination russe, et voyant dans les États-Unis le vainqueur de cette non-guerre. L’appel à leur protection devenait incontestable. Mais si nous pouvons admettre que Jacques Chirac avait agi avec une intention louable et restait dans une perspective de dimension nationale, il n’en est pas de même de son successeur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le tournant sarkozyste</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nicolas Sarkozy, en 2007, rencontra George Bush pour ensuite annoncer devant le Congrès des États-Unis le retour de la France dans l’Alliance militaire intégrée. Preuve, si elle était nécessaire, de la souveraineté étatsunienne sur l’OTAN. Il s’agissait d’une démarche symétrique à celle du général de Gaulle qui avait fait savoir, par une lettre au président américain Lyndon Johnson, le retrait de la France. La démarche sans panache du président Sarkozy faisait évidemment penser à un Canossa où l’empereur germanique Henri IV, en 1077, vint s’agenouiller devant le pape Grégoire VII afin de voir levée l’excommunication qui le frappait. Ce retour fut entériné par le Parlement. Or, dès avant cette période, il était devenu patent que l’idée d’une force européenne était vouée à l’échec. La constitution d’une brigade franco-allemande, puis d’un corps européen n’étaient à l’évidence qu’une tentative vaine de structurer une force commune. Le principal partenaire, l’Allemagne, n’avait aucune intention de s’éloigner du chaperon étatsunien.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’ailleurs, le Corps Européen où il fallait initialement s’exprimer en allemand ou en français, s’orienta inévitablement vers une structure parfaitement otanienne où l’anglo-américain remplaça l’une et l’autre langue. Quant au président Hollande il ne disposait sans doute pas de l’autorité suffisante pour mener une politique différente. Son successeur, Emmanuel Macron, bien qu’ayant affirmé que l’OTAN se trouvait « en état de mort cérébrale » ne chercha pas à s’en éloigner. Il voulut relancer l’idée d’une armée européenne pour satisfaire quelques européistes de son bord politique, sachant parfaitement qu’il s’agissait d’une utopie. Nous pourrions croire cependant qu’il le fit surtout pour dynamiser cette relation militaire avec les États-Unis, pays dont il se trouve intellectuellement très proche.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un choix qui pose question</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En réalité, ces présidents ont fait preuve, soit d’une absence d’analyse géopolitique, soit d’une allégeance délibérée. Pour peser dans l’OTAN au travers d’un ensemble militaire cohérent il aurait fallu l’appui de l’Allemagne. Or, l’Allemagne n’a strictement aucun intérêt à s’éloigner de la puissance étatsunienne pour se rapprocher militairement de la France. Ce serait un pari risqué. Il lui faudrait réarmer ce qui est hors de propos dans la psychologie d’un pays terriblement marqué par la Seconde guerre mondiale. Pour cette seule raison, nous voyons mal Berlin accepter de partager avec la France, comme certains mauvais analystes ou provocateurs l’ont imaginé, la dissuasion nucléaire qui, en tout état de cause, ne peut être que nationale et relever, pour l’engagement du feu, que d’un seul décideur. À moins que dans cette tentative, l’intention sous-jacente serait d’intégrer la dissuasion française, par ce biais, à la conception étatsunienne d’emploi du nucléaire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il faut également admettre que la géopolitique allemande n’est pas la géopolitique française. La France métropolitaine est un carrefour entre les pays du Nord et du Sud. Elle est, par vocation également, tournée vers les mers et océans avec son vaste empire maritime. L’Allemagne, au contraire, s’établit dans une position continentale. Pour cette raison, l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est demeurera toujours, soit sous influence germanique, soit sous influence russe et l&rsquo;intervention des États-Unis, dans la crise ukrainienne, ne sera qu&rsquo;un phénomène circonstanciel. Ils servent, certes, leurs intérêts mais aussi indirectement ceux de l’Allemagne, dont le seul enjeu délicat se situe dans la mise en service du gazoduc <em>Nord stream 2</em> évitant l’Ukraine<em>.</em> Les gouvernants français de ces vingt dernières années ont voulu aller contre cette loi à la fois historique et géographique. C&rsquo;était une absurdité… Les germanistes savent bien que l&rsquo;Allemagne est tiraillée entre le « Drang nach Osten » et la « Sehnsucht nach Süden »<span style="font-size: 15px;"> (</span></span>« poussée vers l’est » et « nostalgie du sud »).<span style="color: #000000;">&nbsp;Entre le possible et le rêve.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Avant la réunification l&rsquo;Allemagne rhénane, catholique, davantage gallo-latine que teutone pouvait éventuellement s&rsquo;entendre avec la France, mais la réunification lui a redonné une dimension confortable, un recentrage prussien et stimulé son penchant Est, inquiétant d’ailleurs, un moment, Washington, qui s&rsquo;est empressé de prendre le contrôle de cette situation dès que l’occasion s’est présentée. Le risque toutefois d’un éloignement des États-Unis, n’était pas grand tant les liens sont solides entre Washington et Berlin. Les États-Unis, étrangers au Continent, soutiennent de fait les intérêts germaniques à long terme. Quant à la Russie, si elle a cherché jadis à s’étendre à l’Est vers l’Asie, c&rsquo;était aussi pour compenser les difficultés qu&rsquo;elle rencontrait, face à l&rsquo;Allemagne, à rester pleinement européenne. Aujourd’hui encore, confrontée à l’annexion politique de l’Est européen par l’UE et l’OTAN, résultant du reflux de l’influence russo-soviétique, la Russie n’a d’autre choix que de se tourner vers la Chine et l’Asie. Le glacis de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est est donc une zone de confrontation naturelle entre Allemagne et Russie où nous n&rsquo;avons pas grand-chose à faire. D’ailleurs, l&rsquo;histoire nous a toujours démontré que notre présence n&rsquo;y avait été que passagère, d&rsquo;autant plus que nous avons rarement respecté nos accords: souvenons-nous de nos relations avec la Pologne, avec la Serbie…En revanche, nos relations avec la Russie d’avant la Révolution de 1917 étaient excellentes étayées par le souci identique de se défendre devant la commune menace allemande.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une position française difficile à tenir</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La seule inquiétude de l’Allemagne dans la crise ukrainienne aura donc bien été le risque de coupure de l’alimentation en gaz qui provoquerait une crise économique. Cette inquiétude ne les poussera pas, pour autant, à modifier leur attitude envers l’OTAN et les États-Unis où ils jouissent d’une considération dont ne dispose pas la France. N’oublions pas que les Allemands ont contribué, autant que les Britanniques, au peuplement d’origine de ce pays et qu’il s’en est fallu d’un rien pour que l’allemand n’y devienne la langue officielle. Les États-Unis n’ont, en fait, quant à eux, aucun intérêt à mettre en difficulté leur allié le plus fidèle sur le continent européen. Certes, ils auraient bien aimé que cette alimentation en gaz, de l’Allemagne, principalement, se fasse d’une autre manière, mais une relation coût-avantage les amène à juger que ce n’est pas de cette façon qu’ils pourront vendre leur gaz de schiste au tarif élevé à la place du gaz russe. Ils préfèreront toujours conserver le dévouement allemand que risquer de s’aliéner l’Allemagne. Elle pourrait alors se rapprocher des idées françaises, malgré ses freins internes, d’une autonomisation européenne en matière de défense. Les États-Unis tiennent à maintenir les européens sous leur tutelle et la création d’une menace russe contribue d’une part à vassaliser l’Union Européenne, à pousser la Russie vers la Chine et ainsi justifier, d’autre part, leur rôle de maîtres de la sécurité du monde avec une industrie d’armement dominatrice et un dollar encore indispensable.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La position de la France est devenue inconfortable. Elle a lié sa politique étrangère à la politique étrangère étatsunienne, via l’OTAN dont le champ d’action s’étend désormais au monde entier. Cette situation est la conséquence de l’absence d’analyse géopolitique ou d’un tropisme américain des derniers chefs d’État français. Elle est désormais intenable. Un choix fort devient indispensable. Soit la France renonce totalement à sa politique d’indépendance nationale et à une vision d’une Europe indépendante des États-Unis, soit elle quitte l’Organisation militaire intégrée et prend ses distances à l’égard de l’Union Européenne. Sans pour autant quitter à brève échéance l’Alliance, la seconde solution apparaît, non seulement en mesure de lever l’ambiguïté de la situation présente, mais surtout bien plus conforme à la trajectoire historique du pays. Elle est également bien davantage favorable à sa sécurité, à la promotion de son rôle mondial et à la protection de son industrie d’armement actuellement menacée par l’évolution normative agressive du complexe militaro-industriel américain au sein de l’OTAN.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Défense : vers un divorce du couple franco-allemand ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Léo Bonnemaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Feb 2022 16:22:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 11/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/defense-vers-un-divorce-du-couple-franco-allemand/11/02/2022/">Défense : vers un divorce du couple franco-allemand ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le groupe Vauban, groupe d&rsquo;une vingtaine de spécialistes sur les questions de défense, a fait part d&rsquo;un bilan des relations franco-allemandes. Leur constat est impitoyable : la relation franco-allemande dans la défense et l&rsquo;armement est un échec cuisant.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Alors que la nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne a adopté son contrat de gouvernement le 24 novembre 2021et que la France prend les rênes de la présidence européenne, il est nécessaire de revenir aux causes premières de cet échec tant vanté.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">France-Allemagne&nbsp;: «&nbsp;je t&rsquo;aime moi non plus&nbsp;»</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 2019, Emmanuel Macron et Angela Merkel signe le traité d&rsquo;Aix-la-Chapelle. Celui-ci préconise un certain nombre d’accords bilatéraux&nbsp;: un approfondissement dans l&rsquo;ancrage européen et la solidarité européenne, le rapprochement des politiques économiques, diplomatiques et de défense des deux pays, une coopération écologique, l&rsquo;encouragement de l&rsquo;apprentissage de la langue et de la culture du voisin, ainsi qu&rsquo;un renforcement de la coopération transfrontalière. Toutefois, force est de constater que le penchant stratégique de l’Allemagne reste invariablement américain depuis des décennies. En effet, le 15 juin 1963 le&nbsp;<em>Bundestag&nbsp;</em>a ajouté, par la force de son vote&nbsp; la référence à l&rsquo;Alliance Atlantique dans le Traité de l&rsquo;Élysée («&nbsp;traité d&rsquo;amitié franco-allemande&nbsp;»)&nbsp; par un préambule interprétatif qui en dénaturait totalement l&rsquo;esprit. Depuis ce jour, on sait à Paris que la relation transatlantique matérialisée par l&rsquo;OTAN est la pierre angulaire de la politique de sécurité allemande.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette affection pro-OTAN se retrouve aujourd&rsquo;hui au sein du contrat de coalition du 24 novembre 2021 : SPD, Verts et F.D.P n&rsquo;ont pas eu un mot sur «&nbsp;<em>l&rsquo;autonomie stratégique européenne&nbsp;</em>». Les «&nbsp;nouveaux maîtres&nbsp;» à Berlin concèdent que l&rsquo;Europe de la Défense peut certes progresser mais à la condition&nbsp;<em>sine qua non</em>&nbsp;que tout progrès se fasse «&nbsp;<em>dans le respect de l&rsquo;interopérabilité et de la complémentarité avec l&rsquo;OTAN</em>&nbsp;». Joignant la parole aux gestes, la Chancellerie a autorisé l&rsquo;étude de l’avion de chasse F-35 pour remplacer le&nbsp;<em>Tornado&nbsp;</em>dans sa version de bombardier nucléaire afin de permettre la poursuite de la mission nucléaire réalisée par l&rsquo;armée de l&rsquo;air allemande. Il est vrai que le F35 est le seul avion moderne à être certifié pour emporter la future bombe américaine à gravitation B-61-12, mais le groupe Vauban pointe l&rsquo;interrogation suivante&nbsp;: comment ne pas voir dans son acquisition certaine, à la fois une allégeance totale à l&rsquo;OTAN et aux Etats-Unis et une traîtrise envers la France et le projet SCAF dont les budgets pâtiront évidemment de cette acquisition ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le groupe revient sur deux points nocifs de la relation franco-allemande. Tout d&rsquo;abord, il y a une illusion mystérieuse au sein de ce couple qui est de croire que la politique des moyens parviendra à combler les divergences. Paris et Berlin continuent leurs coopérations, mais celles-ci portent sur des moyens (institutionnels, capacitaires, industriels) et non sur des objectifs communs, preuve d&rsquo;un divorce de fond. Le groupe souligne une autre idée naïve au sujet de ce couple&nbsp;: «&nbsp;<em>penser que la relation bilatérale peut changer</em>&nbsp;»,&nbsp;notamment à la faveur de la nouvelle coalition allemande ou de la présidence française de l&rsquo;Europe. Or, le groupe dénonce le fait que le contrat de coalition est un «&nbsp; <em>mélange schizophrénique d&rsquo;utopie et d&rsquo;orthodoxie, totalement défavorable aux intérêts français</em> ». Utopie d&rsquo;un monde sans armes nucléaires mais orthodoxie dans la participation aux débats nucléaires de l&rsquo;OTAN ; utopie d&rsquo;un multilatéralisme mais orthodoxie dans la défense de ses intérêts nationaux en Chine, en Russie, dans les opérations extérieures et commerciales ; utopie d&rsquo;une loi sur l&rsquo;exportation d&rsquo;armement mais orthodoxie dans la défense de son pré-carré commercial européen, otanien et… israélien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un dualisme franco-allemand</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le portrait de l&rsquo;Allemagne que dessine le contrat de coalition est en tout point opposé à celui d&rsquo;une France pour qui la paix passe par la dissuasion nucléaire et la diplomatie, parfois par les armes et l&rsquo;exportation d&rsquo;armement. Le contrat de coalition confirme que la politique de défense de l&rsquo;Allemagne s&rsquo;éloigne clairement de l&rsquo;identité stratégique française telle que matérialisée depuis novembre 1959. Le groupe Vauban précise ces affirmations sur&nbsp; le plan diplomatique, idéologique et militaire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sur le plan diplomatique l&rsquo;Allemagne reste focalisée sur la Russie et n&rsquo;envisage aucune opération extérieure à part quelques missions de soutien et de formation. Par opposition, la France est orientée vers les grands horizons d&rsquo;une part grâce à son siège permanent au conseil de sécurité de l&rsquo;ONU et d&rsquo;autre part grâce à son large domaine ultramarin. Sur le plan idéologique, il y a une contradiction entre le programme allemand et le programme français. Alors que le contrat de coalition affirme une position anti-nucléaire, neutre et pacifiste, l&rsquo;architecture stratégique française est bâtie à l&rsquo;encontre de ces idéologies. En effet, cette architecture est portée sur la dissuasion, se maintenir comme puissance militaire active. De plus, l&rsquo;Allemagne est basée sur une éthique de conscience, (diplomatie sans exportation d&rsquo;arme ou d&rsquo;utilisation de force armée) alors que la France repose sur une éthique de responsabilité. Deux éthiques différentes, est ce bon pour un couple ? Enfin, sur le plan militaire le gouvernement allemand penche pour un renforcement de sa doctrine. Autrement dit, une doctrine tournée davantage vers un penchant atlantiste plutôt qu&rsquo;européen en ayant une armée « passive ». Alors que la doctrine utilisée en France correspond à une armée réactive, plus combative et imaginative qui se prépare à tout type de conflit. En bref, deux identités militaires différentes avec des buts différents. Alors, comment est-il possible de développer du matériel militaire en commun ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">France-Allemagne, les deux étendards</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Trois ans après le Traité d&rsquo;Aix la Chapelle, on voit bien ce que ce dernier a apporté à Berlin : le soutien de Paris dans la conquête d&rsquo;un siège permanent avec droit de veto au Conseil de sécurité des Nations-Unies et l&rsquo;industrie aéronautique, spatiale et terrestre françaises sur un plateau d&rsquo;argent. Quel bénéfice pour la France ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un aperçu froid des effets néfastes de ce traité&nbsp;;&nbsp; la critique acerbe (par une ministre allemande de la Défense) d&rsquo;un projet d&rsquo;autonomie stratégique européenne porté par le président français (inédit dans la relation bilatérale), le non-financement allemand du programme Tigre MK-III pourtant un programme phare commun, la fin du projet d&rsquo;avion de patrouille bilatéral au profit d&rsquo;un avion américain, la déstabilisation du projet de char de combat par l&rsquo;irruption encouragée de Rheinmetall, le transfert des moteurs de réallumage de l&rsquo;étage supérieur d&rsquo;Ariane 6 de Vernon vers Ottobrun, qui affaiblira la maîtrise française sur la technologie de projection&#8230;Un constat froid d&rsquo;une relation toxique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Trois ans après le Traité d&rsquo;Aix-la-Chapelle et trois mois après le contrat de coalition, après tant de méprises françaises et de traîtrises allemandes conduisant à tant d&rsquo;abandons, comment ne pas voir le néant d&rsquo;une relation franco-allemande qui nie aussi puissamment l&rsquo;identité stratégique profonde de la France ?&nbsp; Il est préférable qu&rsquo;en avril prochain, la France puisse s&rsquo;y opposer.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Projet «LongShot» : l&#8217;armée américaine développe de nouveaux drones de combat aérien</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/projet-longshot-la-darpa-developpe-de-nouveaux-drones-de-combat-aerien/17/02/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Côme Latournerie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 10:35:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Armée américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Combat aérien]]></category>
		<category><![CDATA[DARPA]]></category>
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		<category><![CDATA[Defense Advanced Research Projects Agency]]></category>
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		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[LongShot]]></category>
		<category><![CDATA[Missiles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le département de la Défense des États-Unis développe actuellement ce que l&#8217;on peut décrire comme...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le département de la Défense des États-Unis développe actuellement ce que l&rsquo;on peut décrire comme un drone de combat lancé par voie aérienne, doté de son propre arsenal de missiles air-air et conçu pour prendre les avions ennemis à distance.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) a annoncé lundi 8 février qu&rsquo;elle avait attribué des contrats à General Atomics, Lockheed Martin et Northrop Grumman dans le cadre de son programme « LongShot ». Celui-ci vise à « <em>développer un nouveau drone qui peut étendre considérablement les portées d&rsquo;engagement, augmenter l&rsquo;efficacité des missions et réduire les risques pour les avions pilotés</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La « guerre à distance »</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La DARPA vient donc de commencer le développement de nouveaux drones de combat équipés de missiles. Appelé Longshot, l&rsquo;aéronef sans pilote est destiné à être lancé directement depuis les airs via un véhicule porteur. Il s’agit d’une autre étape vers la « guerre à distance », ou la « guerre automatique ». Celle-ci revient à projeter de la puissance sans projeter de vulnérabilité. Autrement dit, la seule vulnérabilité, dans ce type d&rsquo;engagement, serait celle d&rsquo;un ennemi réduit au statut de cible, ce qui soulève un problème éthique majeur.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Le programme LongShot change le paradigme des opérations de combat aérien avec des drones de combat aérien sans pilote capables d&rsquo;utiliser des armes air-air actuelles et avancées</em> », a déclaré le lieutenant-colonel Paul Calhoun, responsable du programme LongShot de la DARPA. Il ajoute : « <em>LongShot cassera les améliorations incrémentielles traditionnelles des armes en fournissant un moyen alternatif de générer une capacité de combat.</em> »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le programme LongShot nécessite un financement de 22 millions de dollars pour sa première année de développement, selon la demande de budget de l&rsquo;agence pour l&rsquo;année fiscale 2021.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans un monde qui place désormais au cœur de ses préoccupations le bien-être personnel et le développement économique, les États-Unis veulent croire et espérer que la conduite des conflits peut et doit épargner les peuples et les moyens économiques de leur subsistance, tout en recourant aux technologies les plus avancées pour protéger les soldats, ultimes victimes d’un monde dans lequel le genre humain est en passe de « désincarner » définitivement la guerre. Mais cette mutation, si elle ne s’accompagne pas d’une paix universelle et durable, porte en germe le risque de susciter de nouvelles formes d’affrontement plus violentes encore.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Antoine de Saint-Exupéry affirmait déjà dans Terre des hommes en 1939 : « <em>Une guerre, depuis qu&rsquo;elle se traite avec l&rsquo;avion et l&rsquo;ypérite, n&rsquo;est plus qu&rsquo;une chirurgie sanglante. Chacun s&rsquo;installe à l&rsquo;abri d&rsquo;un mur de ciment, chacun, faute de mieux, lance, nuit après nuit, des escadrilles qui torpillent l&rsquo;autre dans ses entrailles</em> (…). »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une « guerre de lâches » ?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Malgré le caractère extraordinairement meurtrier des combats contemporains, les armes de ce qui fut d’abord considéré comme des « guerres de lâches » trouvent une certaine réhabilitation morale qui encourage l’expérimentation d’armes et munitions guidées, ou de véhicules sans homme à bord, au point de devenir depuis deux décennies une « pièce maitresse dans l’effort de guerre », selon le couple d’écrivains Heidi et Alvin Toffler. Les principales controverses tiennent à la distance virtuelle que les drones créent entre l’homme et le champ de bataille, susceptible de faire naître « une mentalité Playstation ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il y a quelques années, le roboticien Noel Sharkey, farouche opposant à l’utilisation de systèmes déportés et au développement de systèmes autonomes, redoutait l’étape suivante qui serait, selon lui, celle de « <em>l’autonomie complète grâce à laquelle les robots aériens trouveront leurs propres cibles et les détruiront</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong><span style="color: #000000;">Quel avenir pour la guerre ?</span></strong></h3>
<p><span style="color: #000000;">Au-delà de la question des drones, c’est également, bien sûr, l’amplification du phénomène de robotisation qu’il convient d’aborder. Elle n’est pas sans susciter nombre de réflexions, d’autant plus au regard de la tendance à l’automatisation des systèmes qui doit, elle, appeler à un vrai débat sur les problèmes juridiques, éthiques et moraux qu’elle soulève. </span><span style="color: #000000;">Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce nouveau programme et la manière dont il est susceptible de faire évoluer la guerre. Cependant, il apparaît d’ores et déjà que ce système d’arme constitue une révolution dans le domaine de l’aéronautique et va largement contribuer à faire évoluer le combat aéroterrestre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans les guerres de demain, ne sera-t-il pas aussi dangereux qu’hasardeux de confier à une centaine d’intelligences artificielles de robots totalement autonomes le soin d’établir la distinction entre civil et combattant ?</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/projet-longshot-la-darpa-developpe-de-nouveaux-drones-de-combat-aerien/17/02/2021/">Projet «LongShot» : l&rsquo;armée américaine développe de nouveaux drones de combat aérien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Programme SCAF : vers une Europe de la Défense enfin intégrée ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/economie/programme-scaf-vers-une-europe-de-la-defense-enfin-integree/23/01/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Monnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 18:57:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Airbus Defence and Space]]></category>
		<category><![CDATA[Aviation]]></category>
		<category><![CDATA[Avion de chasse]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Monnier]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Dassault Aviation]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[SCAF]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 23/01/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/programme-scaf-vers-une-europe-de-la-defense-enfin-integree/23/01/2020/">Programme SCAF : vers une Europe de la Défense enfin intégrée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Longtemps repoussé, le futur avion de chasse européen (SCAF) sera donc franco-allemand. Le tandem Dassault Aviation/Airbus Defence and Space s’est engagé au sein du programme SCAF, pour livrer une première démo en 2026. Commercialisation à l’horizon 2040. Ce projet participera-t-il à une Défense européenne intégrée ? Pas si sûr. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En Europe, les grandes orientations industrielles sont à lire en fonction des grandes orientations politiques. Et le secteur de la Défense est singulièrement représentatif puisqu’il relève du régalien par excellence. Les entreprises phares de l’Hexagone sont Dassault Aviation, Thales, Naval Group, Nexter, Arquus et Safran sans compter leurs différentes filiales et autres participations à des programmes européens. Ces entreprises sont couvées par les services de l’Etat et par l’Elysée, où le secrétaire général Alexis Kohler révise régulièrement la liste des grands patrons potentiels à soumettre au président Macron, en cas de poste à pourvoir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quand l’industriel soutient le politique</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ces cas sont rares mais très intéressants : Le dernier en date – celui du constructeur maritime militaire Naval Group – est une histoire en cours d’écriture. La première partie de l’histoire est terminée, reste la seconde. Sous les bons auspices de l’Elysée, le projet de rapprochement avec le géant italien Fincantieri a vu le jour, avec le lancement officiel en 2019 de <a href="https://www.meretmarine.com/fr/content/la-jv-de-naval-group-et-fincantieri-sappellera-naviris">la <em>joint venture</em> commune Naviris</a>. Un long feuilleton durant lequel les deux PDG français et italiens – Hervé Guillou et Giuseppe Bono – ont mouillé le maillot alors que les mauvaises relations politiques entre la Rome version Matteo Salvini et le Paris d’Emmanuel Macron ont été autant d’écueils pour la réussite de ce projet. Les nuages gris sont à présent dissipés, mais il a fallu compter sur la ténacité des deux capitaines d’industrie pour faire face aux vents contraires. Bien leur en a pris, même si le chemin est encore long et semé d’embûches pour construire un leader européen dans le domaine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Dans les airs, comme sur les mers</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après ce détour par la marine, que nous disent les grandes manœuvres industrielles dans le secteur militaire aérien ? Tout d’abord, clairement, l’Europe se cherche. Il y a 15 ans, tout le monde pariait sur le tandem franco-britannique, formé par Dassault Aviation et BAE System, l’un des géants européens du secteur et l’un des meilleurs intégrateurs. Car Dassault, quand il sélection un partenaire principal, doit choisir parmi le club extrêmement fermé des intégrateurs systémiques.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/pierre-dherbes-lopa-americaine-sur-latecoere-est-un-symbole-de-depossession-de-notre-patrimoine-industriel/04/12/2019/">« L’OPA américaine sur Latécoère est un symbole de dépossession de notre patrimoine industriel »</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Retour en arrière. Durant la première décennie 2000, l’idée germe de créer un seul chasseur européen, remplaçant à terme le <em>Rafale</em> français, l’<em>Eurofighter </em>allemand et le <em>F-18 Hornet</em> espagnol. Une idée qui plaît chez Dassault Aviation : hormis le groupe Airbus, empêtré dans l’A400M, Dassault est de fait le seul constructeur à pouvoir prendre en charge un tel programme. Entre 2010 et 2014, Dassault choisit d’abord son homologue anglais BAE Systems pour développer le futur chasseur européen (SCAF), le tandem intègre au fur et à mesure d’autres partenaires, réputés pour leur savoir-faire d’équipementiers ou de motoristes, comme Thales pour l’électronique, mais aussi Safran et Rolls-Royce pour les moteurs. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais en coulisses, le projet capote, Londres et Paris n’étant plus du tout sur la même longueur d’ondes. Le divorce est consommé en 2016, sur fond de Brexit. Un an plus tard, Dassault se choisit un nouveau partenaire, le consortium germano-européen Airbus Defence and Space. Dassault a alors le vent en poupe, <a href="https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/defense-lenvolee-des-marges-des-industriels-francais-1129025">les résultats opérationnels sont au vert</a>. Comme pour le précédent programme, le nouveau tandem constitue sa <em>dream team</em> et réunit les motoristes MTU Aero Engines (Allemagne) et Safran (France), les électroniciens Rohde &amp; Schwarz et Hensoldt (Allemagne), les fabricants de systèmes d’armements comme MBDA (coopération européenne) et Diehl (Allemagne) ainsi que Thales.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais ce montage industriel déplaît chez Thales, principal partenaire de Dassault sur le <em>Rafale</em> et qui perdrait <a href="https://www.capital.fr/entreprises-marches/dassault-aviation-les-exportations-de-rafale-senvolent-1329817">l’une des poules aux œufs d’or</a> de son catalogue. Thales n’a pas envie de partager avec des concurrents, qu’ils soient allemands, espagnols ou français. Dans le paysage franco-français, des rivalités persistent en effet. En septembre 2019, le journal <em>Les Echos</em> fait <a href="https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/defense-lenvolee-des-marges-des-industriels-francais-1129025">un constat sans appel </a>: « <em>Ces derniers mois, le projet franco-allemand de développer un Système aérien de combat du futur (SCAF) a ravivé une rivalité ancienne entre le patron de Dassault, Eric Trappier, et celui de Thales, Patrice Caine. Le premier estime que l’avenir du nouvel avion de combat restera lié au fuselage, à l’aérodynamisme et aux capacités d’intégration des systèmes de combat développé par son entreprise, quand le second estime que l’expertise électronique, l’intelligence artificielle embarquée et l’évolution des logiciels, feront toute la différence.</em> » Les tensions ne risquent donc pas de retomber avec le projet SCAF, mais sous le commandement de Dassault, Thales s’est résolu à prendre le train en marche.</span></p>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Coopérations multiples – Concurrences multiples</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pendant que <a href="https://www.usinenouvelle.com/article/dassault-airbus-safran-et-mtu-joueront-les-premiers-roles-dans-le-futur-avion-de-combat-franco-allemand.N772314">Dassault Aviation convole avec Airbus</a>, son ex-fiancé britannique BAE Systems s’est lancé lui aussi dans un nouveau partenariat pour développer un avion furtif de nouvelle génération, le <em>Tempest</em>. A bord du projet, le groupe suédois Saab et les Italiens de Aeronautica Militare. Difficile de parler encore de Défense européenne intégrée avec ce nouveau regroupement d’industriels qui, au final, sera probablement un adversaire lors d’appels d’offres futurs : <em>Tempest</em> contre SCAF. L’affaire en rappelle une autre : le Rafale de Dassault et l’Eurofighter de BAE Systems-EADS-Finmeccanica se sont ainsi affrontés à de très nombreuses reprises : Pays-Bas, Corée du Sud, Singapour, Brésil, Suisse…</span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/engie-le-combat-des-chefs-a-la-tete-du-groupe-un-enjeu-politique-et-symbolique/27/01/2020/">ENGIE : le combat des chefs à la tête du groupe, un enjeu politique et symbolique</a></strong></span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Peut-être la prédominance du F-35 américain aurait-elle été moindre en Europe et dans le monde si le Vieux Continent avait pu s’entendre, il y a des décennies, sur un avion commun. L’Europe est malheureusement coutumière des luttes industrielles fratricides, et les entreprises françaises ne sont pas exemptes de reproches en la matière : Thales Norway, filiale locale de Thales, n’a ainsi pas hésité <a href="https://www.zonebourse.com/THALES-4715/actualite/Thales-Thales-Norway-signe-un-contrat-de-25-M-avec-Saab-380923/">à s’associer à Saab</a>pour le développement des systèmes de communication du <em>Gripen</em>, avion face auquel le Rafale de Dassault, actionnaire de Thales, échouera en Suisse, notamment. Naval Group et encore une fois Thales, son actionnaire pourtant, se sont également retrouvés <a href="https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/chantiers-navals/31712-corvettes-naval-group-et-thales-en-competition-au-bresil">face-face au Brésil</a>en 2018 dans le cadre du projet brésilien <em>Tamandaré</em> pour quatre corvettes, et le sont de nouveau sur le projet de sous-marin néerlandais. Même s’ils se regroupent au gré de certains projets, les constructeurs européens avancent encore en ordre dispersé sur les marchés continentaux et internationaux, s’opposant parfois entre entreprises de même nationalité. C’est un fait.</span></p>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une vraie carte à jouer</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’industrie européenne devra nécessairement poursuivre son mouvement de consolidation, non seulement pour survivre face à nos adversaires de toujours mais aussi pour faire face à l’émergence de nouveaux concurrents chinois, russes ou indiens. Une question essentielle reste posée : l’Europe de la Défense gagnera-t-elle à long terme à voir ses grandes entreprises industrielles se faire concurrence, plutôt que d’unir leurs forces afin de se focaliser sur leur cœur de métier ? Les pays européens savent pourtant travailler ensemble quand la volonté politique est là. L’industrie de défense terrestre &#8211; via Nexter et KMW devenus KNDS &#8211; est ainsi parvenue à accoucher d’un projet de char commun, même s’il est vrai que seuls les Allemands et les Français ont encore la base industrielle nécessaire pour un tel projet. Les pays européens sont également (presque) arrivés au bout du programme A400M. Et en dépit des aléas du projet, l’A400M restera au final probablement le meilleur avion de transport tactico-opératif existant, avec déjà un certain succès à l’export.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’époque est indécise et passionnante, d’autant plus à l’heure où le président français Emmanuel Macron a redistribué une partie des cartes <a href="https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/l-otan-en-etat-de-mort-cerebrale-les-americains-repliquent-a-macron-20-11-2019-2348508_1897.php">en jugeant l’OTAN « <em>en état de mort cérébrale</em> »</a>. L’Europe de la Défense a enfin une vraie carte à jouer (avec le SCAF ?). Les industriels européens aussi, chacun à leur place, rien que leur place mais toute leur place, dans un ensemble pour le moins coordonné, et pourquoi pas intégré.</span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bertrand Monnier est conseiller financier en export et développement international et spécialiste en droit fiscal international.</span></p>
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