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	<title>Écrivain - Billet de France</title>
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	<title>Écrivain - Billet de France</title>
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		<title>Juan Donoso Cortés : théoricien du conservatisme et prophète de la crise moderne</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/juan-donoso-cortes-theoricien-du-conservatisme-et-prophete-de-la-crise-moderne/16/07/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoît Garronay]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2024 17:41:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Conservatisme]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Juan Donoso Cortés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 16/07/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/juan-donoso-cortes-theoricien-du-conservatisme-et-prophete-de-la-crise-moderne/16/07/2024/">Juan Donoso Cortés : théoricien du conservatisme et prophète de la crise moderne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Juan Donoso Cortés est un écrivain et homme politique espagnol. Il est principalement connu pour ses critiques acerbes du libéralisme et du socialisme, ainsi que pour ses prophéties sur les crises et les conflits à venir en Europe.</strong></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Juan Donoso Cortés naît dans une famille catholique prestigieuse ayant connu son heure de gloire lors des grandes épopées du XVIe siècle. Lointain descendant du vice-roi d&rsquo;Espagne et conquérant Hernán Cortés, il hérite d&rsquo;un nom illustre.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dès l&rsquo;âge de 11 ans, Donoso Cortés se montre particulièrement studieux et curieux dans ses études. Il entre à l&rsquo;université de Salamanque en 1820, puis à Cáceres où il fait la connaissance de Manuel José Quintana qui lui fait découvrir les grands penseurs du siècle des Lumières. Donoso Cortés s&rsquo;imprègne de la philosophie du XVIIIe siècle, mais sa foi restera résolument ancrée vers Dieu.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/germaine-ou-la-france-vie-et-ecrits-de-madame-de-stael/29/04/2024/">Germaine ou la France : vie et écrits de Madame de Staël</a></strong></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1824, après avoir étudié la philosophie, la théologie ainsi que la littérature, il poursuit des études de droit. Quatre ans plus tard, Juan Donoso Cortés est encore jugé trop jeune pour devenir avocat. Il rencontre sa femme Teresa Carrasco qui décédera avec sa fille cinq ans plus tard.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un engagement politique ferme</strong></span></strong></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Donoso Cortés s&rsquo;intéresse aux questions sociales et politiques de son pays. A cette époque, le royaume d&rsquo;Espagne connaît des rebondissements et l&rsquo;écho des idées de la Révolution française impacte les consciences. Le roi Ferdinand VII, voulant conserver l&rsquo;héritage de la monarchie face à un empire colonial dissout et affaibli, modifie la loi salique pour que sa fille Isabelle puisse lui succéder en 1833. Toutefois, le frère du roi, Don Carlos, conteste cette décision. Face à ce conflit intérieur, Donoso Cortés, se range du côté de la régente Marie-Christine, gouvernant au nom de la jeune reine Isabelle II.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Derrière le camp des Carlistes (ceux qui défendent la légitimité de Don Carlos) se cache un affrontement qui va bien au-delà d&rsquo;un conflit de pouvoir : une lutte entre deux mondes, la monarchie de droit divin traditionnelle et le libéralisme politique. Juan Donoso Cortés estimait que ce conflit devait être dépassé et suggérait au contraire une union des camps « pour mieux conserver ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/numa-denis-fustel-de-coulanges-actualite-de-lhistorien-de-la-cite-antique/14/03/2024/">Numa-Denis Fustel de Coulanges : actualité de l’historien de la Cité antique</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dès lors, il devient député de la circonscription de Cadix, siégeant au centre en 1837, et secrétaire des conseils des ministères présidés par Mendizábal. Toutefois, après de sanglants conflits, le général Espartero écrase les armées carlistes et met la monarchie sous tutelle. Donoso Cortés accompagne la régente Marie-Christine dans son exil en France et prépare son retour.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une carrière diplomatique au sein des grades puissances</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1843, le général Narváez renverse Espartero et laisse la régente reprendre les affaires du royaume. Donoso Cortés obtient le titre de marquis de Valdegamas et commence une carrière diplomatique, défendant les intérêts de la couronne d&rsquo;Espagne. Il négocie le mariage du roi Louis-Philippe de France avec Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, sœur de la régente. Le décès de son frère Pedro le pousse à la lecture des mystiques catholiques tels que Thérèse d&rsquo;Avila et Louis de Grenade.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Nommé ambassadeur en Prusse en 1848, Donoso Cortés observe les événements liés au Printemps des peuples comme une épidémie pouvant contaminer l&rsquo;ensemble des institutions des États européens. Cet épisode marque un tournant fondamental dans ses idées politiques.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un plaidoyer pour le retour du conservatisme</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour bien comprendre Juan Donoso Cortés, il faut noter qu&rsquo;il utilise une méthodologie historique similaire à celle de Hegel et s&rsquo;inspire de la philosophie de Vico. Pour lui, la religion est l&rsquo;institution fondamentale expliquant le rythme et l&rsquo;évolution des civilisations. Cette vision de l’histoire rejette l’idée que les institutions politiques seules pourraient améliorer l’humanité. Au lieu de cela, il voit l’érosion des traditions comme un chemin vers le despotisme et l’anarchie, où les humains remplacent Dieu et deviennent esclaves de désirs illimités. Cortès est convaincu que le monde économique et libéral finira par piéger les peuples et qu&rsquo;il est important qu&rsquo;un ordre moral règne. Pour lui, « l&rsquo;ordre matériel n&rsquo;est rien sans l&rsquo;ordre moral ». Seul le dogme chrétien est une réponse convaincante pour sauver la civilisation.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/pierre-de-porcaro-une-resistance-sacerdotale-aux-camps-de-la-mort/28/02/2024/">Pierre de Porcaro : une résistance sacerdotale aux camps de la mort</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans un discours de janvier 1849, « Discours sur la dictature », il présente deux types de répressions : politique et religieuse. Il explique qu&rsquo;un déclin de la répression religieuse s&rsquo;accompagne d&rsquo;une hausse proportionnelle de la répression politique. Il présenta ce principe comme une loi de l&rsquo;histoire, l&rsquo;équilibre se poursuivant selon le « thermomètre » entre les deux pouvoirs, politique et religieux, dans le but de maintenir l&rsquo;ordre d&rsquo;un régime.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce discours a eu un fort retentissement dans les monarchies européennes, et lui permet de devenir une <a href="https://www.persee.fr/doc/mcm_1146-1225_1991_num_9_1_1035">figure </a>conservatrice influente de premier plan. Poursuivant son combat, il décide d&rsquo;écrire ses réflexions dans son livre : « Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Juan Donoso Cortés propose ainsi une revue historique de la lutte entre les pouvoirs politique et religieux, évoquant les tournants et querelles du Saint-Empire Romain Germanique contre la papauté, du début de la Renaissance avec le renforcement des monarchies et les débuts des États-Nations au détriment de l&rsquo;autorité papale.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il décède le 3 mars 1853 d’une crise cardiaque à la légation d’Espagne à Paris. Son influence perdure, notamment dans la pensée du juriste et philosophe du droit allemand Carl Schmitt qui s’intéressera à sa philosophie politique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Numa-Denis Fustel de Coulanges : actualité de l’historien de la Cité antique</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/numa-denis-fustel-de-coulanges-actualite-de-lhistorien-de-la-cite-antique/14/03/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2024 19:09:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Fustel de Coulanges]]></category>
		<category><![CDATA[La Cité antique]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 14/03/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/numa-denis-fustel-de-coulanges-actualite-de-lhistorien-de-la-cite-antique/14/03/2024/">Numa-Denis Fustel de Coulanges : actualité de l’historien de la Cité antique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>L’identité personnelle de Numa-Denis Fustel de Coulanges fut triple. Romain et grec par ses prénoms, breton par son nom, il fut un grand français par son œuvre. Lecteur de François Guizot, il fut le père d’une méthode historique nouvelle, qui influença plusieurs générations, d’Émile Durkheim à Marc Bloch en passant par Jacques Bainville. Avec son ouvrage majeur, <a href="https://editions.flammarion.com/la-cite-antique/9782081223905"><em>La Cité antique</em></a>, Fustel de Coulanges nous invite, encore et toujours, au voyage : « Je ne cours pas à la recherche d&rsquo;une marche oubliée de l&rsquo;Acropole, je vais observer les hommes et ceux d&rsquo;autrefois et ceux d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Né le 18 mars 1830 à Paris, Numa-Denis Fustel de Coulanges reçoit à son baptême le nom du deuxième roi de Rome ainsi que celui que l’on attribuait au dieu des Grecs qui fut sans doute le plus « religieux », célébré par l’orphisme. Sa famille, brestoise tout au long du XVIIIème siècle, est issue de la bourgeoisie bretonne et compte, outre de nombreux militaires, quelques notables, industriels ou universitaires. Son père, disparu dès 1832, fut un lieutenant de vaisseau marginal, qui semble avoir trouvé la mort sur les barricades hostiles à la politique du régime de Louis-Philippe. Recueilli par son grand-père maternel, qui le fait admettre d’abord à l’institution Massin du Marais puis au lycée Charlemagne, le jeune Fustel grandit dans l’atmosphère de poudre et de vacarme de la monarchie de Juillet. C’est sans aucun doute à l’ombre des murs de ces temples du savoir parisien qu’il se réfugie avec délectation dans la lecture des leçons de François Guizot sur la Civilisation en France, d’où naît son intérêt pour l’histoire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/pierre-de-porcaro-une-resistance-sacerdotale-aux-camps-de-la-mort/28/02/2024/">Pierre de Porcaro : une résistance sacerdotale aux camps de la mort</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La révolution de 1848, qui installe la présidence de Louis-Napoléon Bonaparte, voit l’arrivée au pouvoir du parti de l’ordre, lequel supprime les concours spécialisés d’entrée à l’École normale supérieure. Reçu au concours unique – de lettres- en 1850, Fustel obtient la charge de bibliothécaire et plonge ainsi, se détournant de l’agitation de la rue, dans les trésors de la rue d’Ulm. Il confiera par la suite y avoir acquis un esprit qu’il qualifie de « cartésien », érigeant le doute en méthode. Membre de l’École française d’Athènes de 1853 à 1855, il dirige les fouilles archéologiques de l’île de Chios, encore marquée des combats entre grecs et ottomans. Il publiera à son retour un mémoire d’analyse déjà marqué par le souci du temps long, scrutant une situation historique des temps archaïques aux situations les plus proches. Professeur de seconde au lycée d’Amiens en 1856, dans un monde où les bacheliers sont encore rares et marqués du sceau de l’excellence, il est reçu à l’agrégation de lettres l’année suivante. Le 10 avril 1858, il est adoubé par ses pairs, soutenant ses deux thèses de doctorat ès lettres. La première, rédigée et présentée en latin, porte sur le culte de Vesta, déesse du foyer du peuple romain. La seconde, en français, portant sur l’historien grec Polybe, cette figure de l’élite grecque ralliée à Rome au IIème siècle avant J.-C. et incarnant le sentiment des qualités propres des Hellènes. Numa et Denis étudiants sont devenus Fustel professant.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">« De la nécessité d’étudier les plus vieilles croyances des anciens pour connaître les institutions »</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Titre de l’introduction de l’ouvrage majeur de Fustel de Coulanges, cet axiome, qui n’en est d’ailleurs pas un, résume le fond et la finalité de sa carrière universitaire. Professeur d’histoire à l’Université de Strasbourg, en 1860, Fustel travaille avec Émile Joseph Belot, autre grande figure du romanisme universitaire de l’époque. Il y donne un cours public, renouvelé chaque année et qui s’adresse tant aux étudiants de la Faculté qu’aux élites locales. Son prisme, celui de l’Histoire « première des psychologies et première des sociologies », le pousse à l’exploitation directe des sources, au mépris de l’historiographie : il s’agit de reconstituer la manière dont les sociétés ont pensé en tentant de voir ce qu’elles ont vu.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/guillaume-le-marechal-vie-epique-du-meilleur-chevalier-du-monde/25/10/2023/">Guillaume le Maréchal : vie épique du «meilleur chevalier du monde»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les enseignements donnés lors de l’année 1862-1863, intitulés « De la famille et de l’État chez les Anciens » deviennent en 1864 un livre, <em>La Cité antique</em>. Cette somme de plus de cent analyses particulières menées pendant dix ans propose une analyse des questions de droit privé à Rome, dont le régime de la propriété, prisme de la compréhension des structures familiales et, par extension, des institutions politico-religieuses. Soulignant que les rapports privés constituent la clé d’analyse des mutations politiques, Fustel de Coulanges plonge, soixante ans après le Génie du christianisme, son lecteur au cœur d’une vision du monde antique qui déborda sur l’avènement de la nouvelle religion.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Fort de son extraordinaire succès de librairie – l’ouvrage sera tiré à 5 000 exemplaires en 1865 -, lequel lui permet d’accéder aux éditions Hachette, il cède à la tentation du bon mot afin de rejoindre la rue d’Ulm : « La province a du bon, mais encore n&rsquo;en faut-il pas abuser. Je crains de m&rsquo;endormir ; je deviens paresseux ». Présenté à Victor Duruy, alors encore ministre de l’Instruction publique, il est nommé maître de conférences à l’École normale supérieure, dont il prendra la direction dix ans plus tard. Il se rend régulièrement aux Tuileries afin de donner des leçons à l’impératrice Eugénie, lesquelles constitueront un livre, <em>Leçons à l’Impératrice</em>, réédité jusqu’en 1930.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Des valeurs antiques aux idées politiques : « la patrie, c’est ce que l’on aime »</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La vie universitaire de Fustel de Coulanges est interrompue le 2 septembre 1870 par le dépôt des armes de l’empereur Napoléon III à Sedan. Volontaire au service, il porte l’uniforme de la Garde nationale sur les remparts de la capitale. Le retour à la paix, conclue malgré la perte de l’Alsace-Moselle, pousse l’historien vers la polémique. Il s’engage alors pleinement dans la <em>Revue des Deux Mondes</em> de François Buloz, devenu depuis 1848 l’organe littéraire conservateur le plus en vogue dans les milieux intellectuels.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Le romaniste Theodor Mommsen, réjouit par l’idée de l’unité allemande au point d’en haïr la politique de la France : il figure parmi les premières victimes de Fustel, qui lui consacre plusieurs articles très virulents, le qualifiant d’agent de la « guerre d’envahissement ». Dans l’ombre du traumatisme de 1870, il développe, dix ans avant Ernest Renan, le concept de Nation sur le principe de l’adhésion et non sur celui du sang. Il participe ainsi, avec Hippolyte Taine, à rompre avec la tradition germanophile des milieux parisiens, poussant le débat historique à fournir une nouvelle analyse du commencement des problèmes du siècle, soit à s’intéresser à la Révolution. L’aventure de la <em>Revue des Deux Mondes</em> pousse Fustel dans la bataille des idées, au cœur de la Cité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-mariotti-un-poete-de-nouvelle-caledonie-a-lexil-volontaire/24/06/2023/">Jean Mariotti : un poète de Nouvelle-Calédonie à l’exil volontaire</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Fort de longues études menées avec méthode, il développe des thèses favorables à l’aristocratie terrienne et provinciale, balloté entre un sentiment profondément antirévolutionnaire mais rarement vraiment favorable à la figure du roi. Élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1875, il obtient, sur proposition de Léon Gambetta, la première chaire d’histoire médiévale à la Sorbonne en 1878. Deux fois président de l’École normale, il met en place le modèle des travaux dirigés, mettant fin au règne absolu des cours magistraux publics. Pédagogue novateur, il prépare un projet de classes préparatoires littéraires nouvelles, pour lequel il ne sera pas immédiatement écouté mais qui préfigurera, au début du XXème siècle, le modèle actuel.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La guerre l’ayant poussé à intégrer à ses études des institutions antiques leurs évolutions franques, Fustel de Coulanges entame la rédaction d’une œuvre monumentale, l’Histoire des institutions politiques de l’ancienne France. Ses préfaces, ouvrant chacun des tomes de cette somme, sont des considérations méthodologiques précieuses, qui modifièrent à jamais tant le rôle de l’Histoire que celui de l’historien. Pénétrée de l’idée de temps long et de nécessité scientifique, il joue un rôle déterminant dans les débats portant, depuis le XVIIIème siècle, sur les origines de l’aristocratie française. Contestant l’idée de conquête franque, Fustel de Coulanges développe en France une tradition romaniste, dépassant ainsi l’opposition artificielle posée par la doctrine entre l’autoritarisme romain et la liberté germanique. Mort à 59 ans, incarnant pour ses élèves une figure de professeur-martyr, qui écrivait dans son lit tordu par la douleur, il ne put jamais achever cette « longue Histoire », allant de l’Empire romain à la Révolution française. Son disciple, Camille Jullian, en achèvera trois tomes, à partir des notes laissées par le maître.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Mort à l’ouvrage de l’artisan de la Cité antique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Fustel de Coulanges consacra sa vie à l’étude des sources historiques. De lui plus que de quiconque est-il sans doute légitime de dire qu’il avait tout lu. Méprisant son corps malade, il mourut jeune, harassé par des années de labeur au service de la seule chose qui ne l’ai jamais dépassé : l’Histoire. Sa postérité immédiate fut forte, <em>La Cité antique</em> devenant le livre de prix des lauréats de l’école républicaine, son esprit hantant les publications de <em>La Revue des Deux Mondes</em>. S’il fut parfois contesté sur le fond, il fut surtout peu aidé par les tentatives diverses de récupération de la génération qui le suivra. Si celles-ci ne manquèrent pas d’à-propos, elles soumirent l’œuvre à la vindicte dans laquelle l’auteur n’avait jamais versé.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/benoit-chasseriau-lagent-secret-francais-au-service-de-simon-bolivar/31/12/2022/">Benoît Chassériau : l’agent secret français au service de Simón Bolívar</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Salué pour sa méthode, Fustel de Coulanges nourri par sa vision de l’Histoire l’excellence de la fin du XIXème siècle, parmi laquelle les études médiévales de Ferdinand Lot, les considérations de Jacques Bainville et de Pierre Gaxotte ou encore la conception du Métier d’historien développée par Marc Bloch. Trop peu lu aujourd’hui, Fustel conserve le privilège de l’influence de conception, telle qu’on la ressent dans le tome premier de l’<em>Histoire de France</em> dirigée par Jean Favier, rédigé par Karl Ferdinand Werner. Claude Nicolet lui consacre enfin un chapitre entier de sa <em>Fabrique d’une nation</em>, en faisant « le seul historien français […] à traiter de manière continue et systématique l’histoire de la Gaule romaine et de la Gaule franque ». Plus encore, Claude Nicolet pose la question qui s’impose à tout lecteur de <em>La Cité antique</em>, « Comment oublier Fustel de Coulanges ? »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Décédé brutalement le 12 septembre 1889 à Massy, Fustel de Coulanges laisse un testament aux échos tant philosophiques que spirituels, démontrant l’aboutissement d’une démarche intellectuelle tendant à la complétude. « Je désire un service conforme à l’usage des Français, c’est-à-dire un service à l’Église. Je ne suis à la vérité ni pratiquant, ni croyant ; mais je dois me souvenir que je suis né dans la religion catholique et que ceux qui m’ont précédé dans la vie étaient aussi catholiques. Le patriotisme exige que si l’on ne pense pas comme les ancêtres, on respecte au moins ce qu’ils ont pensé ». Éternellement, Numa Denis Fustel de Coulanges nous montre un chemin à suivre : celui des bonnes idées exprimées par les bons mots.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_10175" aria-describedby="caption-attachment-10175" style="width: 288px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-10175" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/03/Fustel.jpeg?resize=288%2C475&#038;ssl=1" alt="" width="288" height="475" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/03/Fustel.jpeg?w=288&amp;ssl=1 288w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/03/Fustel.jpeg?resize=182%2C300&amp;ssl=1 182w" sizes="(max-width: 288px) 100vw, 288px" /><figcaption id="caption-attachment-10175" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">La Cité antique, étude sur le culte, le droit, les institutions de la Grèce et de Rome, l’ouvrage majeur de Numa-Denis Fustel de Coulanges. A (re)lire au plus vite.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Eugène Sue : un romancier pour les Parisiens</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/eugene-sue-un-romancier-pour-les-parisiens/30/01/2024/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/culture/eugene-sue-un-romancier-pour-les-parisiens/30/01/2024/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 21:44:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Eugène Sue]]></category>
		<category><![CDATA[Le Juif errant]]></category>
		<category><![CDATA[Les Mystères de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=9931</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 30/01/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/eugene-sue-un-romancier-pour-les-parisiens/30/01/2024/">Eugène Sue : un romancier pour les Parisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Chirurgien de Marine devenu dandy, Eugène Sue inaugure sous la monarchie de Juillet le genre du roman social au travers d’une fresque monumentale, Les Mystères de Paris. Bourgeois converti au socialisme, il laissera une empreinte littéraire indélébile, Théophile Gautier allant jusqu’à prétendre que « des malades ont attendu pour mourir la fin » d’une œuvre qui constitue d’abord le Mystère d’un homme.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Né le 26 janvier 1804 et mort le 3 août 1857, Marie-Joseph Sue accompagne le Bonaparte du sacre et s’éteint alors que celui du coup d’État déroule à la face du monde la grandeur du Second Empire. Il est le fils de Jean-Joseph Sue (1760-1830), chirurgien de la Garde impériale fait chevalier d’Empire et devenu médecin personnel de Joséphine de Beauharnais, de Joseph Fouché puis de Louis XVIII. Grand serviteur de la dynastie qui ouvre le siècle, Jean-Joseph Sue offre à son fils, grâce à un poste de médecin chef de la maison militaire du roi, les plus belles relations qui puissent être nouées en 1815. Déjà filleul de Joséphine et d’Eugène de Beauharnais, Marie-Joseph Sue entre au lycée Condorcet, où il développe son impertinence. Quittant cet environnement qui l’ennuie en 1821, il est placé par son père comme stagiaire de la Maison militaire du roi, qui l’envoie en 1823 aux hôpitaux de Bayonne. Aux portes de l’Espagne, il soigne les blessés de Trocadéro puis est affecté à Cadix. Le soleil andalou lui inspire une première œuvre, théâtrale, qui sera jouée devant les notables de la ville en l’honneur du sacre de Charles X.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_9938" aria-describedby="caption-attachment-9938" style="width: 345px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-9938 " src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/Jean-Joseph_Sue_1760%E2%80%931830_and_his_child.jpg?resize=345%2C459&#038;ssl=1" alt="" width="345" height="459" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/Jean-Joseph_Sue_1760%E2%80%931830_and_his_child.jpg?w=612&amp;ssl=1 612w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/Jean-Joseph_Sue_1760%E2%80%931830_and_his_child.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w" sizes="(max-width: 345px) 100vw, 345px" /><figcaption id="caption-attachment-9938" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Portrait de Jean-Joseph Sue, chirurgien en chef de la garde impériale et de son fils, à qui il se dispose à donner une leçon de botanique, portrait présenté par Adèle Romany au Salon de 1810. Une plongée au sein de la haute société bourgeoise de l’Empire.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Démissionnaire en 1825, il rentre à Paris et tente de noyer sa passion littéraire dans les journaux <em>La</em> <em>Nouveauté</em> et <em>Le</em> <em>Kaléidoscope</em>, où paraissent de premiers textes. Moins d’un an plus tard, il répond à l’appel des combats navals et s’embarque en tant que chirurgien, d’abord vers le Pacifique puis en parcourant les mers, des Antilles à la Méditerranée. Témoin en 1827 de la destruction de la flotte ottomane lors de la bataille de Navarin, dernière bataille navale de la marine à voile, il s’éprend en 1828 d’une femme antillaise qui le soigne de la fièvre jaune. Familier du bleu des flots, des clartés d’âmes comme des rougeurs du sang, le jeune officier quitte le service actif après cinq années de course vers le destin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/dom-robert-un-moine-artiste-a-la-poursuite-de-la-nature/31/08/2023/">Dom Robert : un moine artiste à la poursuite de la Nature</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">A vingt-six ans, en 1830, il devient Eugène Sue, héritier de la superbe fortune familiale. Dandy couru par le Tout-Paris, « le Beau-Sue » noue une solide amitié avec le peintre de marine Théodore Gudin (1802-1880), déjà influencé par l’école anglaise. Alors que la France succombe au séjour parisien de Fenimore Cooper (1789-1851), auteur de The Red Rover et de The Water Witch, Sue obtient ses premiers succès en plongeant dans sa mémoire guerrière, d’où émergent successivement, entre 1830 et 1832 Kernok le pirate, El Gitano, Atar-Gull et La Salamandre. Membre dès 1834 du Jockey Club, il érige le snob en profession et dilapide son patrimoine en sept ans. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Encouragé par les critiques enthousiastes de Balzac et des lecteurs de La Mode, remarquant son pouvoir satirique, Eugène Sue décide de faire du métier d’écrivain sa passerelle vers la gloire. Le critique littéraire Sainte-Beuve (1804-1869) souligne le choix maritime de Sue en déclarant que celui-ci avait, pour l’éternité, « l&rsquo;honneur d&rsquo;avoir risqué le premier roman français en plein Océan, d&rsquo;avoir le premier découvert notre Méditerranée en Littérature ! ». La plume d’Eugène Sue se veut acérée, révélatrice des mœurs les plus basses comme sublimant l’ordinaire des gens de bien. Hélas, après une décennie de succès, il ne parvient pas à accrocher au roman historique et connaît un échec monumental avec une <em>Histoire de la Marine</em> en cinq volumes, parus de 1835 à 1837.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La plume qui perça <em>Les Mystères de Paris</em></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Rarement, et sans doute jamais, une œuvre littéraire ne fit trembler quotidiennement une société. Même les gens qui ne savaient pas lire, dira Théophile Gautier (1811-1872), trouvaient le moyen de connaître des aventures du distingué grand-duc Rodolphe, travesti en ouvrier redresseur de torts. Publiés de juin 1842 à octobre 1843 au sein du Journal des débats, l’un des principaux organes libéraux de la monarchie de Juillet, <em>Les Mystères de Paris</em> paraissent en feuilleton et inaugurent le genre du roman social, s’intéressant aux classes laborieuses. D’abord presque gêné de sa propre conversion aux histoires populaires, Eugène Sue est rapidement dépassé par son œuvre, qui entraine son héros, aux côtés du Chourineur, bagnard à la violence repentie, et d’une myriade de personnages aux vices aléatoirement corrigés ou multipliés, au beau milieu du plus grand théâtre du XIXème siècle : les rues de Paris. Premier roman-feuilleton à grand succès, <em>Les Mystères de Paris</em> constituent un exercice littéraire repris dans l’Europe entière et que Dumas auréolera au travers du <em>Comte de Monte-Cristo</em> (<em>Le Journal des débats</em>, 1844-1846) et des <em>Trois Mousquetaires</em> (<em>Le Siècl</em>e, 1844).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/ferdinand-de-geramb-un-general-et-moine-trappiste/12/04/2023/">Ferdinand de Géramb : un général et moine trappiste</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Avec <em>Les Mystères de Paris</em>, Eugène Sue décrit une crèche laïque, vivante d’aspirations, dépassant maintes fois le manichéisme attendu en laissant libre cours à l’émotion. Balançant sa plume entre représentations et imaginaires bourgeois et restitution des malheurs et aspirations du petit peuple parisien, l’auteur réalise son propre fantasme de dandy confronté au réel, un non-sens apparent qui reflète une lente conversion au socialisme. Adulé par ses lecteurs, Eugène Sue se hisse en 1843 au sommet de la gloire : il est assimilé à son héros, auquel sont adressées chaque jour des lettres implorant bonnes œuvres et déroulant sollicitations, pour lesquelles l’auteur se ruine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_9939" aria-describedby="caption-attachment-9939" style="width: 336px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class=" wp-image-9939" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/RodolpheMysteriesParis.jpg?resize=336%2C508&#038;ssl=1" alt="" width="336" height="508" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/RodolpheMysteriesParis.jpg?resize=677%2C1024&amp;ssl=1 677w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/RodolpheMysteriesParis.jpg?resize=198%2C300&amp;ssl=1 198w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/RodolpheMysteriesParis.jpg?w=695&amp;ssl=1 695w" sizes="(max-width: 336px) 100vw, 336px" /><figcaption id="caption-attachment-9939" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Le Prince Rodolphe, héros des <em>Mystères de Paris</em>, dessiné par Pierre-Gustave Staal (1817-1882) en 1850. On notera que le dessinateur s’emploie à opposer le mouvement du corps et du vêtement : représenté dans une pose aristocratique, il arbore un visage aux traits des plus fins, ce qui contraste avec son habit typique d’ouvrier parisien. Il est la figure du prince immergé dans l’univers fantasmagorique des bas-fonds.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un créateur de héros populaires devenu porte-parole du petit peuple</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Plus que le brillant peintre d’une époque, Eugène Sue décide d’en devenir le critique. Devenu le héraut mythique du peuple de la rue, il est élu député de la Seine le 28 avril 1850, se déclarant républicain et socialiste. La légende atteint son paroxysme : Paris raconte que, lors de la rédaction des <em>Mystères de Paris</em>, Sue, manquant un jour à ses obligations de membre de la Garde nationale, fut emprisonné et dut son salut au maréchal Jean-de-Dieu Soult, Président du Conseil sous Louis-Philippe Ier, qui refusait que le feuilleton se trouve interrompu. La méthode d’Eugène Sue est la clé de compréhension de l’œuvre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/david-de-mayrena-un-aventurier-francais-devenu-roi-des-sedangs/24/01/2023/">David de Mayrena : un aventurier français devenu «roi des Sédangs»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"> S’appuyant, outre l’observation, sur les enquêtes du médecin Alexandre Parent du Châtelet (1790-1836), qui, préfigurant la sociologie empirique, publie en 1836 une monumentale étude hygiéniste intitulée <em>De la prostitution dans la ville de Paris</em>, Eugène Sue plonge au cœur des problématiques du siècle. Avec l’utilisation Tableau de l&rsquo;état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie du médecin Louis René Villermé, paru en 1840, il contribue à faire éclater les scandales du monde aux yeux du grand public. C’est cette connaissance scientifique, profonde et millimétrée des difficultés des habitants du Paris encore médiéval de l’île de la Cité qui fonde la popularité des <em>Mystères de Paris</em>. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le deuxième grand succès de l’auteur, <em>Le Juif errant</em> (<em>Le Constitutionnel</em>, 1844-1845) vérifie le poids du roman-fleuve, s’immisçant au milieu du débat sur l’enseignement secondaire et suscitant une réprobation populaire pour les méthodes jésuites. Le genre du roman social parisien se trouve ainsi bouleversé, surpassant ses premiers entrepreneurs, Louis-Sébastien Mercier (1740-1814) et son <em>Tableau de Paris</em> ou Nicolas Edme Restif de la Bretonne (1734-1806) et ses <em>Nuits de Paris</em>. Vingt après Eugène Sue, sous la plume de Victor Hugo, le personnage de Fleur-de-Marie deviendra celui de Cosette dans <em>Les Misérables</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Refusant l’orientation anti-libérale du régime, Eugène Sue s’engouffre en 1849 dans un nouveau feuilleton, <em>Les Mystères du peuple</em>, dont l’exergue est « Il n’est pas une réforme religieuse, politique ou sociale, que nos pères n’aient été forcés de conquérir de siècle en siècle, au prix de leur sang, par l’insurrection ». Censurés par le gouvernement du prince-président, mis à l’Index de Rome, condamnés par les évêques de France, les feuillets de cette nouvelle fresque sont traqués par la police et leur publication réduite à de discrets envois postaux. Eugène Sue fuit le coup d’État du 2 décembre 1851 et s’installe au sein des libéraux États de Savoie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/adrien-conus-du-chasseur-de-brousse-a-la-france-libre/06/11/2022/">Adrien Conus : du chasseur de brousse à la France libre</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">S’il entretiendra une certaine réserve, tentant encore une dizaine d’œuvres, romans sociaux ou ouvrages historiques teintés de révolte politique, Eugène Sue ne parvient jamais à emprunter le chemin que dessine, à coup de modernité galopante, l’empereur Napoléon III. Une fois l’œuvre des <em>Mystères du peuple</em> achevée, en 1857, 60 000 exemplaires sont saisis et détruits. L’imprimeur et l’éditeur sont condamnés à la suite du réquisitoire terrible du procureur Pinard (1822-1909), déjà tombeur de <em>Madame Bovary</em> et des <em>Fleurs du Mal</em>. Eugène Sue, sous le choc, se laisse mourir : il a cinquante-trois ans. Sa seule consolation, posthume, sera celle d’avoir provoqué un rassemblement sans précédent à Annecy lors de ses obsèques, pourtant célébrées à six heures du matin afin de prévenir tous troubles. Inhumé civilement, « en libre-penseur », Eugène Sue fut l’une des clés du Mystère français.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_9953" aria-describedby="caption-attachment-9953" style="width: 351px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-9953" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/9782264082985ORI.jpg?resize=351%2C576&#038;ssl=1" alt="" width="351" height="576" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/9782264082985ORI.jpg?w=351&amp;ssl=1 351w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/01/9782264082985ORI.jpg?resize=183%2C300&amp;ssl=1 183w" sizes="auto, (max-width: 351px) 100vw, 351px" /><figcaption id="caption-attachment-9953" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;"><em>Les Mystères de Paris</em> d’Eugène Sue sont réédités pour la première fois au format poche en 2023 aux éditions 10/18. Plus de 2 000 pages découpées en quatre volumes, vendus moins de dix euros.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Arménie : vers un effacement programmé</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/armenie-vers-un-effacement-programme/23/01/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaël Lahlou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 21:15:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Arménie]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvain Tesson]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=9906</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 23/01/2024</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Alors que la controverse entourant la désignation de Sylvain Tesson en tant que parrain du prochain Printemps des poètes continue de susciter des débats, l&rsquo;historien Raphaël Lahlou revient sur le combat mené par cet écrivain aventurier sur l&rsquo;Arménie. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il y a des “silences pétitionnaires” qui semblent plus faciles que d&rsquo;autres tonitruants effets dans l’infect, dans l’épuratif et dans le navrant. Il y a aussi, dans le même sens, des réflexes totalitaires plus rapides encore. On demande de nos jours à un poète de la prose ses papiers. On calomnie aussi un écrivain posthumement. On défèque en mots via les réseaux sociaux sur un journaliste honnête.</span><br />
<span style="color: #000000;">Les trois cibles sont : Sylvain Tesson, feu Jean Raspail, et le têtu Jean-Christophe Buisson. Les deux vivants sont d&rsquo;acharnés et rares défenseurs français bien réels de l&rsquo;Arménie. Le mort s&rsquo;en souciait et l&rsquo;aimait. Comme il aimait dire et vivre l&rsquo;usage du monde, au-delà des caricatures faites de l&rsquo;homme et de son œuvre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tous trois sont présentés sous la fausse figure de “l&rsquo;icône réactionnaire”, formule de blague sinistre.</span><br />
<span style="color: #000000;">Abuser du mot d&rsquo;icône ainsi, voilà qui va loin, mine de rien : on se fout des Chrétiens d&rsquo;Orient et de leur sort tragique, des massacres subis par eux, mais on détourne aisément leurs icônes belles et justes, on trafique l&rsquo;icône en général, plus piteusement que Malraux et les statues d’Asie, on débauche l’icône malmenée, en la recrutant pourtant: politiquement. C&rsquo;est si facile, si faible quant au vieil esprit parisien mais commode, si parvenu et si mondain, si plein de faux chic et de chiqué.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Bref, cela tiendrait de l&rsquo;hydre. Du monstre froid ou féroce, de la Gorgone contemporaine. Eh bien, eh bien: quid ? Cela me rappelle un mot du digne de regrets Jean Dutourd, mort en janvier 2011: “Je ne suis pas réactionnaire. Je suis réactif&#8230; Je n&rsquo;aime pas les cons.” On attaque au nom de la politique (en la masquant de poésie fausse), que cette politique soit posthume ou présente, plus mal rêvée que bien réelle, en tous les cas, on écrabouille avec une joie mauvaise, un art du médiocre surtout à la fois: écrivain, journaliste ou poète. Mais si l&rsquo;on veut faire un procès, ce n&rsquo;est pas en fait, le moins du monde: au noble nom de la poésie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">C&rsquo;est parce que l&rsquo;usage français et quotidien (et non l&rsquo;usage du monde cher à Nicolas Bouvier ou à quelques autres après lui ou comme lui) veut que tout écrivaillon à conscience affichée, à poésie mal torchée, à pétition à mâcher et remâcher se mue sans attendre, en toute hâte et sans honte : en procureur, voire en bourreau, malgré l&rsquo;abolition de la peine de mort. Il y a chez le pétitionnaire à prétention poétique dans l&rsquo;actualité française un Hébert qui sommeille, et qui voudrait bien encore une fois: la peau et la tête de Louis XVI. Cela fait frissonner. Je dis bien que c&rsquo;est la politique qui prétend ici gouverner la poésie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une politique incarnée comme un pauvre ongle, ravie d’être vautrée dans le médiocre. Particulièrement irritante. Et puante. Une politique qui, quant à l&rsquo;essentiel, se range dans l&rsquo;attitude la plus grande possible pour elle: celle du mutisme. C&rsquo;est assez facile. Cela permet d&rsquo;oublier ces peuples dont, pourtant, entre deux ou trois mots filandreux, on affiche dans les dîners en ville, et: en apparence seulement: le souci. Parmi ces peuples à oublier pour ces poètes de papier, ces enragés du politique, ces maniaques, ces agités à coliques d&rsquo;encre, ces cracheurs de caractères d&rsquo;imprimerie, l&rsquo;un se rappelle, obstinément et tout modestement cependant, à leurs silences choisis et volontaires: le peuple arménien, défendu par les bonshommes Tesson et Buisson ! Et, dans la presse, presque strictement: par ces deux cavaliers seuls !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> </strong><strong><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/haut-karabagh-pour-la-liberation-des-prisonniers-armeniens-detenus-a-bakou/23/12/2023/">Haut-Karabagh : pour la libération des prisonniers arméniens détenus à Bakou</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ce qui se passe malheureusement, dans un silence presque intégral quant à l&rsquo;Arménie et à son sort immédiat ou relativement et certainement à son futur proche et si précaire, c’est absolument immonde. Hors de paroles floues, vagues et assez molles, dans les actes, de fait: rien n&rsquo;est fait pour défendre la grande, antique, la tranquille et véritable et belle nation arménienne. Qui n&rsquo;a qu&rsquo;un tort en nos temps émollients et déracinés: d&rsquo;être née première forme étatique chrétienne au monde.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Doit-on rappeler sans cesse, sans se lasser, sans se décourager: que l&rsquo;Arménie est une nation qui mérite de ne pas rester isolée ? Que son peuple est vaillant, directement et pleinement menacé, plus que jamais intégralement menacé ? Que ce peuple a déjà connu voilà plus d&rsquo;un siècle un génocide ignoble et d&rsquo;une immensité mémorable, mémorable aussi par le grand silence mou qui l&rsquo;accueillît presque comme aujourd&rsquo;hui la nouvelle échéance d&rsquo;un génocide recommencé est plongée dans un silence violent et sans honte ? Faut-il rappeler en vain que les Arméniens sont un peuple encore vivant, qui ne parle pas une langue morte, et dont les enfants n&rsquo;ont pas à subir de nouvelles et sauvages turqueries sanglantes ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Faut-il penser que dans ce pays qui reste nôtre, on dénonce Sylvain Tesson au seul nom de la défense et de l&rsquo;illustration poétique, alors qu&rsquo;il est présenté par tant de journaux ineptes et eux toujours aussi muets sur tant de sujets tragiques, en le qualifiant : “d&rsquo;icône réactionnaire”, qu&rsquo;on pétitionne contre lui, qu&rsquo;on couvre d&rsquo;injures idiotes et lâches Jean-Christophe Buisson, plume franche, vaillant journaliste et solide historien des Balkans et de l&rsquo;Arménie ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/jo-2024-la-france-ciblee-par-une-campagne-de-desinformation-liee-a-lazerbaidjan/18/11/2023/">JO 2024 : la France ciblée par une campagne de désinformation liée à l’Azerbaïdjan</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Faut-il clouer un poète véritable (&lsquo;Blanc&rsquo;, &lsquo;Avec les fées&rsquo;, &lsquo;La panthère des neiges&rsquo;, ses éloges de Rimbaud ou sa quête d&rsquo;Ulysse ou d&rsquo;Homère le prouvent assez, son illustration de Notre-Dame de Paris également); faut-il conspuer un journaliste sérieux au nom d&rsquo;une vision épuratrice et furieusement politisée de la poésie ? Et le faire en oubliant que ces deux “réactionnaires” sont surtout deux fortes consciences qui défendent avec vigueur l&rsquo;Arménie, si douloureusement: abandonnée par ces journaux à principes criés, oui, ceux-là qui, aujourd&rsquo;hui, font à tous la morale la plus basse et la moins courageuse ?</span><br />
<span style="color: #000000;">Allons donc! Qui prend encore au sérieux “Libération” et d&rsquo;autres juges du maître-étalon juridique qu’est devenu le papier imprimé ? Hélas: du monde, encore. Curieusement !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Azéris et Turcs, massacreurs inspirés, faiseurs de cartes et d&rsquo;ambitions honteuses, vous pouvez être tranquilles et définir en paix, dans le silence plat et habituel de nos journaux presque unanimes (médiatiques et minables “icônes” des misères gauchistes de la lâcheté coutumière, comme ils le furent aux temps pas si lointains où ils soutenaient Mao, puis : au moins aussi facilement, et conjointement du reste, et “Libération” au premier rang, et là tout comme aujourd’hui, dans la bassesse, dans la joie sordide : les assassins du peuple cambodgien, soutiens des morbides khmers rouges, pourtant “icônes” totalitaires et monstres réels et criminels évidents!)&#8230;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pendant que les Azéris fourbissent leurs armes, leurs propagandes à munitions et à cartes truquées (comme celle-ci jointe qui circule sur divers réseaux depuis quelques jours, et qui prouve tous les culots possibles, en qualifiant entièrement l&rsquo;Arménie : “d&rsquo;Azerbaïdjan occidental”), l&rsquo;urgence française reste donc de calomnier le bon marcheur Tesson et le calme hussard Buisson.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">On nie au premier ses qualités poétiques si claires et belles, on va pour cela cracher posthumement sur le grand voyageur et rêveur Jean Raspail (mort, l&rsquo;attaquer est si facile), on cherche à verser sur le second quant à ses courages et sa constance, sa ténacité, des vagues d&rsquo;insultes et des saletés fausses. Habitude intellectuelle française. Manie de mauvais historiens. De journalistes manqués. Je sais décidément pourquoi depuis longtemps je préfère le mot de: “lettré” à celui si prétentieux et si vidé de sens, si galvaudé, si ridicule désormais qui est celui d&rsquo;une fausse figure, d&rsquo;un mauvais masque, au mot infâmant par ses silences et ses lâchetés qui sont ses seules affirmations d&rsquo;actualité sans vaillance aucune, soit le veule et pompeux: “intellectuel”.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/guerre-au-haut-karabagh-les-enseignements-pour-la-france/20/08/2021/">Guerre au Haut-Karabagh : les enseignements pour la France</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Comme je ne me sens ni intellectuel, ni poète du genre nouveau, soit donc: sans la moindre tripe, comme je n&rsquo;avoue pas mon souci de demander à tel ou tel poète, à tel ou tel écrivain, à tel ou tel journaliste ses papiers avant d&rsquo;estimer ce qu&rsquo;il écrit, je veux dire et crier ma lassitude des ratés, ceux de la poésie fausse comme ceux de la presse lamentable. Presse déshonorée et inavouable de longtemps.</span><br />
<span style="color: #000000;">Je hais les silences affirmés avec vaillance, je hais ceux qui choisissent leurs guerres, leurs peuples à défendre, les guerres aussi et les peuples qu&rsquo;il conviendrait d&rsquo;abandonner faute de pouvoir être : “dans les petits papiers du Mercure François”.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">On se gargarise d&rsquo;un scénario allemand et bidon en plein, d&rsquo;une hypothèse stupide d&rsquo;entraînement militaire germanique quant à une rêverie de guerre mondiale en 2025; on promet armes et économie de guerre forcée à toute l&rsquo;Europe, et la France est dans ce ton là, si forcé, de fausset faussé, dans ce tempo à hauts risques. On se fait reluire, on se réjouit chez beaucoup d&rsquo;une inflation nucléaire. Il suffit d&rsquo;entendre bien des officiers en retraite devenus consultants médiatiques. Mais, hors de petites gesticulations diplomatiques (présidentielles, pas ministérielles, ce qui relativise beaucoup le poids du nouveau venu au Quai d&rsquo;Orsay, M. Séjourné, lequel fait regretter M. Jobert, ce qui date, certes), l&rsquo;Arménie n&rsquo;est défendue par personne ou quasi, en France.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le Président parle. Mais agit-il? Le fera-t-il ? Il le dit, mais en même temps&#8230;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;Arménie n&rsquo;est pas secourue par nos institutions. Donc: pas par ceux qui, directement, publiquement, officiellement et politiquement enfin devraient le faire (nos diplomates, nos représentants nationaux, pour l&rsquo;essentiel (à l&rsquo;exception des membres de la communauté arménienne de France et du jeune et vif François-Xavier Bellamy et d&rsquo;une poignée de parlementaires agissants, de ceux qui ne se contentent pas que de mots, mais qui voudraient aboutir à une série concrète d&rsquo;actes). Elle ne l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui encore par aucun pétitionnaire isolé ou à allure massive. Ni mieux ni mal : par des manœuvriers querelleurs et qui se disent eux seuls et pour bien moins que la moitié de leurs quartiers respectifs: poètes.</span><br />
<span style="color: #000000;">Mettons qu&rsquo;ils ne soient que des procureurs, d&rsquo;estrades pauvrettes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-mobilisation-pour-lartsakh-nous-nous-battrons-jusqua-la-mort/03/10/2023/">REPORTAGE – Mobilisation pour l’Artsakh : «nous nous battrons jusqu’à la mort»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;Arménie n&rsquo;est pas mieux défendue par eux que la poésie. Elle n&rsquo;est pas soutenue par des conseillers militaires pour plateaux télévisés. Ni par des pétitionnaires variés et à géométrie et géopolitiques variables. Ni par ces partis politiciens qui voient des génocides partout, sauf là où il devient urgent de les empêcher. Nous avons bien des manieurs de pauvres jeux en France, bien des joueurs manqués, bien des truqueurs de cartes, bien des consciences faciles, enfin aussi: bien des pétitionnaires nationaux ou internationalistes. Les poètes, les historiens sont généralement leurs cibles faciles.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ils seraient bien braves, ces pétitionnaires, ces militants de la littérature engagés, ces défenseurs de tant de choses floues, s&rsquo;ils se mobilisaient pour un peuple dont les gouvernements azéris et turcs, et leurs divers complices occidentaux et internationaux vont jusqu&rsquo;à nier l&rsquo;existence présente et le droit à la vie paisible future.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">On se prépare à faire disparaître toute l&rsquo;Arménie de la carte du monde, avec le soutien de bien des armes, et d&rsquo;abord celle de la propagande la plus menteuse et la plus dégueulasse au possible, mais on ne voit aucun petit poète, aucun écrivassier de pétition demander à MM. Alyev et Erdogan leurs intentions, leurs ambitions au-delà des cartes qu&rsquo;ils exhibent et font circuler. Les cartes truquées, ce sont les seules libres de circuler chez ces messieurs, chez ces gouvernants qui se foutent des poètes vrais ou faux et qui emprisonnent dans leurs pays respectifs bien des artistes, bien des auteurs, bien des musiciens, bien des consciences libres, bien des êtres doués.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Seulement, vers vous, Messieurs les poètes de papier de France et d&rsquo;imprimerie journalistique, une question me vient ce soir, pour votre destination : après l&rsquo;Arménie oubliée, abandonnée et future martyre, à quel pays, à quel peuple le tour ? Poètes relatifs, à vos papiers, à vos stylos: vous avez quatre heures ! A vos consciences, aussi, mais sans doute, pour elles : le délai concédé devrait être plus long&#8230; Hélas.</span><br />
<span style="color: #000000;">Homère chantait la guerre, sans la manquer. Ni la masquer. L&rsquo;ex-poète Rimbaud traficotait des armes, lui : il ne signait point de pétitions. Vous, ô, modernes à minuscules: vous choisissez vos cibles avec facilité, sur papiers. Et vous choisissez et oubliez au moins aussi vite vos guerres. Et les peuples qui valent votre peine &#8230; ou non ! Avec médiocrité. En consciences bornées.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>28 juin 1712 : naissance de l’écrivain et philosophe Jean-Jacques Rousseau</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/28-juin-1712-naissance-de-lecrivain-et-philosophe-jean-jacques-rousseau/28/06/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Wayana Torres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 16:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[28 juin 1712]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Jacques Rousseau]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XV]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Voltaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5816</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 28/06/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/28-juin-1712-naissance-de-lecrivain-et-philosophe-jean-jacques-rousseau/28/06/2021/">28 juin 1712 : naissance de l’écrivain et philosophe Jean-Jacques Rousseau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 28 juin 1712 naît l’écrivain et philosophe Jean-Jacques Rousseau. Il est l’un des écrivains les plus célèbres du XVIIIème siècle.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Jean-Jacques Rousseau, naît à Genève le 28 juin 1712. Il connaît une enfance difficile. Sa mère décédant des suites de l’accouchement, il est élevé par son père, Isaac Rousseau, un horloger de père en fils, jusqu’à ce que celui-ci ne l’abandonne en 1722 pour échapper à la justice. Jean-Jacques est ensuite élevé par son oncle. Il n’a alors que 10 ans. </span><span style="color: #000000;">En 1725, il rentre en apprentissage chez un maître graveur qui le maltraite. Il décide de s’enfuir. Durant plusieurs années, il erre et vagabonde sans vraiment trouver sa place, mais une chose est sûre, il a une passion : la culture. Enfant, Rousseau faisait la lecture à son père, et lisait déjà des romans d’aventures.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un début prometteur</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Sa carrière commence réellement en 1740, lorsqu’il arrive à Paris. Il y devient précepteur et se perfectionne ensuite dans le domaine musical. En 1749, il collabore avec D’Alembert, Grimm et Diderot à la rédaction d’articles pour l’Encyclopédie. Rousseau se fait finalement connaître en 1750. Sur les conseils de son ami Diderot, il participe à un concours émis par l&rsquo;académie de Dijon et obtient le premier prix pour son discours sur les sciences et les arts où il soutient que le progrès est source de corruption. En 1752, il représente ses deux premières pièces, <em>Le Devin du village</em> et <em>Narcisse</em>&nbsp;devant la cour du roi Louis XV.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une réussite malgré les difficultés</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 1754, il se met les philosophes des Lumières à dos, après une nouvelle participation au concours de l’académie de Dijon où il défend la thèse selon laquelle l&rsquo;homme est naturellement bon et dénonce l&rsquo;injustice de la société. Sa participation suscite aussi la polémique auprès de Voltaire, Bonnet, Castel ou Fréron et décide alors de retourner à Genève pour se ressourcer.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De retour à Paris en octobre de la même année, il se consacre à l’écriture et commence la rédaction d’un roman: « <em>Julie ou la Nouvelle Héloïse</em> ». Il rédige également deux essais, « <em>Émile ou De l’éducation</em> » et « <em>Du contrat social</em> ». Ces deux ouvrages sont condamnés, au moment de leur parution. Les autorités politiques françaises émettent un mandat d&rsquo;arrêt contre Rousseau, qui est obligé de quitter la France durant plusieurs années. Il parvient néanmoins à regagner Paris en 1770, mais est, une fois de plus, mis à l’écart par une bonne partie des intellectuels parisiens, après un essai où il dénonce la politique russe de démantèlement de la Pologne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Fin de carrière</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Avant sa mort, il consacre ses dernières années à écrire « <em>Les confessions</em> » où il raconte sa vie dans les moindres détails. Le 2 juillet 1778, Jean-Jacques Rousseau meurt à Ermenonville, au nord de Paris à l’âge de 66 ans. Ses cendres sont transférées au Panthéon en 1794.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>12 avril 1704 : mort de l’évêque et écrivain Jacques-Bénigne Bossuet</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/12-avril-1704-mort-de-leveque-et-ecrivain-jacques-benigne-bossuet/12/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Wayana Torres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 15:19:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[12 avril 1704]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques-Bénigne Bossuet]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XIV]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5267</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 12/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/12-avril-1704-mort-de-leveque-et-ecrivain-jacques-benigne-bossuet/12/04/2021/">12 avril 1704 : mort de l’évêque et écrivain Jacques-Bénigne Bossuet</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Jacques-Bénigne Bossuet est un évêque et écrivain français du XVIIe siècle. Il est particulièrement célèbre pour ses sermons et ses écrits qui influenceront de nombreux autres philosophes.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Jacques-Bénigne Bossuet, est né dans une famille de magistrats de Dijon, le 27 septembre 1627. La découverte de la Bible à 13 ans fait naître en lui une vocation à vêtir l’habit ecclésiastique. Il étudie au collège des jésuites de Dijon avant de rejoindre le collège de Navarre à Paris à l’âge de 15 ans.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Précepteur du fils de Louis XIV</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Quelques années plus tard, il deviendra archidiacre de Sarrebourg en 1652 et de Metz en 1654. De par son charisme, ses nombreux serments et éloges de saints, Bossuet acquiert peu à peu une certaine renommée. En 1662 il est appelé à prêcher le carême au Louvre, devant le jeune roi Louis XIV, avant de devenir une dizaine d’années plus tard en 1670 le précepteur de Louis de France, Dauphin, fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse. En 1671, il est élu à l’Académie française.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Bossuet se fait le porte-parole de la monarchie de droit divin, que l&rsquo;on qualifiera plus tard d’ « absolue ». Selon lui : « <em>Dieu établit les rois comme ses ministres et règne par eux sur les peuples. Les princes agissent comme ministres de Dieu et ses lieutenants sur la terre. C&rsquo;est par eux qu&rsquo;Il exerce son empire. Le trône royal n&rsquo;est pas le trône d&rsquo;un homme, mais le trône de Dieu même.</em> » (Politique tirée de l&rsquo;écriture sainte, 1678-1709). Il est aussi très impliqué dans les querelles religieuses qui vont ternir la deuxième partie du règne du Roi-Soleil.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Son talent oratoire et littéraire cumule au total 17 000 pages. Son ouvrage le plus connu, et aujourd&rsquo;hui malheureusement oublié, est le <em>Discours sur l&rsquo;Histoire universelle</em> écrit en 1681, un ouvrage dans lequel il fait fréquemment référence à la « divine Providence », l’une des formules favorites de l’auteur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’Aigle de Meaux</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La même année, il cesse ses fonctions de percepteur du Dauphin et devient évêque de Meaux, on lui octroie alors son fameux surnom : « l’Aigle de Meaux ». Depuis cette ville, il se consacre à ses activités pastorales et à de nombreuses réflexions d&rsquo;ordre religieux, politique et spirituel. En 1688, il publie l&rsquo;<em>Histoire des variations des églises protestantes et les avertissements aux Protestants</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Durant les dernières années de sa vie, il s&rsquo;oppose à Fénelon et au quiétisme, doctrine caractérisée par une grande passivité spirituelle vis-à-vis de Dieu. Bossuet expose sa théorie de l&rsquo;éloquence, qu&rsquo;il applique dans ses sermons. Pour lui, un sermon doit être avant tout sincère et émouvant. Son savoir et sa foi font de lui un véritable poète lyrique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Bossuet reste considéré comme l&rsquo;un des plus grands personnages et orateurs du XVIIe siècle. Le cardinal Grente dira de lui qu’il est « <em>le plus grand [orateur] peut-être que le monde ait connu</em> ». De nombreux philosophes comme Voltaire ou encore d’Alembert s’appuieront sur ses ouvrages.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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<p><center></p>
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		<title>«Le grand bonheur» de Nicolas Diat : immersion au cœur de la vie monastique à Fontgombault</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/le-grand-bonheur-de-nicolas-diat-immersion-au-coeur-de-la-vie-monastique-a-fontgombault/16/03/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Mar 2021 17:08:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Abbaye]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Éditeur]]></category>
		<category><![CDATA[Fontgombault]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Diat]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe de Villiers]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre de Villiers]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Sarah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nicolas Diat est éditeur et écrivain. Ces dernières années, il a édité des livres qui...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Nicolas Diat est éditeur et écrivain. Ces dernières années, il a édité des livres qui ont suscité un réel engouement : <em>J&rsquo;ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu</em> de Philippe de Villiers, <em>Servir</em> et <em>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un chef</em> ? du général Pierre de Villiers ou <em>Le soir approche et déjà le jour baisse</em> du cardinal Robert Sarah.&nbsp;</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Son récit est vraiment de qualité. Il nous transporte littéralement au cœur de l&rsquo;abbaye bénédictine de Fontgombault. Elle est présentée ainsi par l&rsquo;auteur : «&nbsp;<em>Le monastère compte une soixante de moines. Ils sont venus de Solesmes en mai 1948 pour relever la vie contemplative. Depuis, Fontgombault a fondé et restauré six autres monastères</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Diat raconte, avec des mots justes et très souvent touchants, le quotidien des moines dans leurs différentes et nombreuses activités. Il confesse volontiers : «&nbsp;<em>Souvent, j&rsquo;ai contemplé, fasciné, le départ des moines lors d&rsquo;un après-midi de promenade. Franchie la porte dérobée du verger, les religieux se perdent dans la campagne. Ils marchent vite, par petits groupes, d&rsquo;un pas cadencé. Leurs habits noirs de laine fruste, les tuniques traditionnelles des fils de saint Benoît, forment des volumes étranges et impressionnants. Ils avancent, rient, se chamaillent gentiment. Les moines sont heureux&nbsp;</em>». L&rsquo;auteur ajoute également : «&nbsp;<em>Ces jours exceptionnels, ils se lancent dans de grandes conversations. Car le silence est habituellement une règle d&rsquo;or&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Diat nous révèle rapidement l&rsquo;objectif de son livre formulé par deux importantes questions :&nbsp;«&nbsp;<em>Comment comprendre ces hommes nimbés de mystère ? Les mots pourront-ils exprimer ce qui est d&rsquo;abord une aventure intérieure ?</em>&nbsp;» Les moines lui avaient alors répondu franchement :&nbsp;«&nbsp;<em>Votre tâche ne sera pas aisée&nbsp;</em>». Cependant, l&rsquo;auteur parvient à nous faire partager la vie des moines à travers des histoires enthousiasmantes et intimistes, bien que cet exercice se présente comme difficile. Pour celles et ceux ignorant tout des us et coutumes de la vie monacale, l&rsquo;auteur rapporte ce qui suit : «&nbsp;<em>Les sept offices du jour, et celui des matines, célébré la nuit, sont l&rsquo;ossature d&rsquo;un quotidien immuable. Il demeure jusqu&rsquo;à la mort. La nuit, il faut se lever à quatre heures trente du matin. Matines, laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres et complies se répètent, de jour en jour, de saison en saison&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A lire cette présentation, beaucoup considéreront que «&nbsp;<em>cette vie peut sembler humainement impossible&nbsp;».&nbsp;</em>De fait, elle ne peut être comparée à un long fleuve tranquille :<em>&nbsp;«&nbsp;Les embûches existent. Elles sont légion. Les moines de Fontgombault respirent pourtant la joie. La lumière de leur regard ne trompe pas. C&rsquo;est un bonheur simple. Car les contemplatifs ne sont pas des demi-dieux. Ils sont des hommes qui décident d&rsquo;orienter leurs jours vers Dieu&nbsp;</em>». L&rsquo;auteur précise :&nbsp;«&nbsp;<em>Leur programme est un voyage exaltant. Il ne se mesure pas&nbsp;</em>». Chaque personne doit avoir conscience qu&rsquo;en «&nbsp;<em>entrant dans un monastère, il faut abandonner les critères du monde. Le moine est un homme dépouillé, concentré sur les réalités d&rsquo;en haut, détaché des affaires terrestres. Sa vie n&rsquo;est plus la nôtre</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour tenter de percer les fondamentaux de leur existence, il convient de se répéter sans cesse la devise de saint Benoît : <em>Ora et labora</em>, «&nbsp;<em>Prie et travaille&nbsp;».&nbsp;</em>Diat explique à raison et avec conviction que&nbsp;<em>«&nbsp;le vrai bonheur ne se marchande pas, dans le monde comme dans un monastère. Pas à pas, en remettant son ouvrage sur le métier, le moine cherche le bon, le bien, le juste. La règle de saint Benoît est une quête inlassable de l&rsquo;équilibre. Equilibre du cœur, équilibre de l&rsquo;intelligence, équilibre de l&rsquo;âme. Pour ce faire, le moine fuit le méchant, l&rsquo;impie, le jouisseur et l&rsquo;avide. Rien de grandiose. Mais le combat est rude</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Diat précise que «<em>&nbsp;tous les travaux des moines sont enveloppés dans un grand tourbillon vers Dieu. Le père abbé donne une homélie, le frère s&rsquo;occupe d&rsquo;un bouquet de fleurs, le cellérier écrit un bilan comptable, le jardinier bine un rang de carottes ; ils ont tous une même importance. Chacun à sa place et à sa tâche, chacun à sa peine sous le regard du Très-Haut</em>&nbsp;». Ce récit passionnant nous invite à «&nbsp;<em>pénétrer dans un monde intemporel, une cité interdite, une société idéale&nbsp;</em>» qui nous permet de (re)découvrir le monastère dans ses différentes composantes : ferme, réfectoire, cellules, bibliothèque, hôtellerie, imprimerie, cloître, église, sacristie, chapitre…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Après avoir refermé cet ouvrage, les lecteurs qui ne connaissent pas encore Fontgombault désireront la découvrir sur place dans le Bas-Berry. Les autres, c&rsquo;est-à-dire ceux ayant déjà pu s&rsquo;y rendre en retraite, apprécieront du fond du cœur ce journal intime du monastère nous rappelant page après page, ligne après ligne, l&rsquo;importance de Dieu, de la prière, du travail bien fait et surtout de l&rsquo;humilité…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>«Napoléon et les siens» : Vincent Haegele raconte l’épopée impériale du clan Bonaparte</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/napoleon-et-les-siens-le-livre-de-vincent-haegele-qui-retrace-lepopee-imperiale-sous-langle-familial-du-clan-bonaparte/26/06/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 17:26:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Empire]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon et les siens]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Haegele]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=3267</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 26/06/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/napoleon-et-les-siens-le-livre-de-vincent-haegele-qui-retrace-lepopee-imperiale-sous-langle-familial-du-clan-bonaparte/26/06/2020/">«Napoléon et les siens» : Vincent Haegele raconte l’épopée impériale du clan Bonaparte</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;">Avec cette étude intitulée « <em>Napoléon et les siens</em> », Haegele nous permet de suivre l’épopée impériale sous l’angle familial du clan Bonaparte.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Très souvent, les passionnés d’histoire napoléonienne suivent et étudient celle-ci en ne prenant en compte que la vision de l’acteur principal de cette tragédie, à savoir Napoléon. En agissant ainsi, ils se placent d’un point de vue partisan. En effet, ils peuvent oublier que les autres héros de l’épopée (frères et sœurs de l’Empereur et les maréchaux par exemple) disposent aussi d’avis différents et de leur libre arbitre. En couvrant d’un voile les pensées des acteurs de l’époque ou en occultant leurs contextes forcément particuliers, les historiens professionnels et amateurs passent sûrement à côté de l’essentiel et commettent irrémédiablement des erreurs d’analyse. L’intérêt de cette passionnante <a href="https://www.lisez.com/livre-grand-format/napoleon-et-les-siens/9782262064433">lecture</a> de Haegele réside donc dans ce point précis : suivre l’évolution d’une famille française dans la tourmente révolutionnaire, en prenant en compte chacun de ses membres. N’oublions pas que les Bonaparte ont présidé aux destinées de la France voire de l’Europe.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-nicolas-corvisart-le-medecin-personnel-de-napoleon-ier/24/01/2022/">Jean-Nicolas Corvisart : le médecin personnel de Napoléon Ier</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans la vie d’un individu, qu’est-ce qui compte le plus ? Nous citons Haegele qui écrit dès la première page : « <em>Tout oppose les partisans et les détracteurs du système né de la Révolution, excepté ce petit air : passent les régimes, la famille demeur</em><em>e quoiqu’il arrive</em> ». Il s’agit d’une loi anthropologique non écrite mais fondamentale qui remonte à la nuit des temps. Comment juger ou plus exactement comprendre Napoléon et sa famille ? L’auteur écrit : « <em>Que n’a-t-on pas dit et écrit sur la famille de l’homme dont le destin stupéfia le monde et changea radicalement le paysage européen, qui donna à la France des institutions pérennisées, une monnaie, un code ? A peu près tout et son contraire, mais une image domine toutefois, celle d’un clan avide d’argent, d’honneurs immérités et de dépouilles prélevées sur les cadavres d’antiques monarchies </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le tableau paraît tranchant mais, cependant, reflète-t-il réellement la vérité ? Haegele poursuit son propos de la manière suivante : « <em>Des frères dissipateurs, des s</em><em>œurs ambitieuses et dépravées, des épouses indignes, des cousins sans scrupules et leurs entourages de courtisans… tous traîtres, dilapidateurs et voleurs : voil</em><em>à le portrait peu flatteur que beaucoup n’ont pas hésité à reprendre, à noircir à volonté </em>». Pourtant, comme le précise l’auteur, l’un des grands moralistes du siècle Joseph Joubert avait écrit : « <em>Il est impossible de manier les affaires sans se salir de cupidité </em>». Nous le laissons libre de son propos. Le plus important, nous semble-t-il, n’est pas dans la moralité ou l’immoralité de la famille Bonaparte. La question principale n’est-elle pas de savoir quelle place il faut accorder à la famille de Napoléon tout au long de son illustre et incomparable carrière ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/napoleon-le-crepuscule-de-lempereur/06/05/2021/">Napoléon : le crépuscule de l’Empereur</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">A ce sujet, Haegele estime que « <em>dès le commencement</em><em>, le grand homme de son siècle est attaquable à travers sa famille : la publicité qui est faite de ses infortunes conjugales, les turpitudes avérées ou non de ses frères sont là pour mettre en péril un édifice aussi colossal que fragile, dont la légitimité est contestée. S’ajoute enfin la douloureuse question de l’hérédité et de la survivance. Voilà la faille.</em> » Indépendamment du sujet de la transmission du pouvoir, Napoléon a toujours été considéré comme un parvenu par les vieilles têtes couronnées, même si le Pape Pie VII participa à son sacre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De fait, Napoléon au début de sa carrière souhaite associer sa famille à sa réussite, à ses projets, à ses espérances, d’autant qu’il s’affirme vite comme le chef après la mort de leur père Charles, au grand désespoir de son frère aîné Joseph. Dans les biographies consacrées à Napoléon, Charles, se voit décrit comme un homme absent, lointain voire très effacé. Pourtant, c’était un père aimant ses enfants et un époux tendre, nonobstant des écarts conjugaux réputés. Très vite, Charles a compris que fonder ses espoirs sur une Corse indépendante relevait d’une chimère. Haegele évoque dans de longues pages le contexte géopolitique et intellectuel de la Corse et de l’Europe. Il précise également que les choix décisifs de Charles permettent à ses deux aînés d’obtenir une bourse et de suivre une scolarité sur le continent. La suite est connue…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/leurope-au-temps-de-napoleon-lechec-de-lunification-raconte-par-jean-tulard/12/12/2020/">«L’Europe au temps de Napoléon» : l’échec de l’unification raconté par Jean Tulard</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Une fois arrivé au pouvoir, Napoléon conscient des forces politiques en présence décide de rétablir la monarchie à son profit. Haegele note : « <em>Bien évidemment, nul ne peut construire une dynastie sans compter sur l’aide de son propre sang et c’est là le n</em><em>œud gordien de toute l’entreprise complexe et incomparable de Napoléon Bonaparte : ses frères et s</em><em>œurs ont accompagné, soutenu et parfois déterminé ce processus de conquêtes et de constructions civiles et militaires, partageant dès le début les douleurs de l’exil, la remise en cause systématique de leur place dans la société et les blessures d’amour-propre</em> ». Napoléon avait acquis sa gloire par ses propres mérites, mais ses frères et sœurs pouvaient-ils en dire autant ? Il y a peut-être ici un des paramètres qui expliquent la chute finale de l’aventure napoléonienne. Ses frères et sœurs, et nous pensons ici au monologue de Figaro, ne s’étaient-ils pas donnés que la peine de naître ? Louis, un des petits frères de Napoléon, refusait les honneurs et les prébendes en justifiant son choix par la réponse suivante : « <em>Je n’ai pas mérité cela… </em>»</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, Haegele précise « <em>qu’il y a une mystique du pouvoir indéniable, qu’aucune Révolution ne pourra jamais abolir, et la force des Bonaparte est de l’avoir instinctivement mise en </em><em>œuvre dès les premiers succès en Italie. C’est la perfection fine de cette mystique qui a permis aux Bonaparte de se hisser au plus haut niveau avec une aisance qui a confondu leurs contemporains, et confond encore aujourd’hui les historiens</em> ». Tout au long de son entreprise, pour convaincre sa fratrie de la légitimité de ses actions, Napoléon parle toujours de « <em>son système </em>» sans vraiment jamais le définir. Toutefois, les Bonaparte ont conquis le pouvoir, et certains oublient que les succès de Napoléon, notamment le coup d’Etat du 18 Brumaire, ont parfois dépendu de ses frères et sœurs…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/lucien-et-napoleon-bonaparte-une-relation-complique/14/09/2020/">Lucien et Napoléon Bonaparte : une relation compliquée</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Haegele nous propose une histoire de l’épopée napoléonienne à la fois originale et pertinente, car elle met en avant des analyses nouvelles sur le système familial impérial loin des images noires et dorées auxquelles certains semblent habitués. Pour finir, nous conclurons par une citation de Napoléon qui nous invite à méditer sur les destinées des Hommes : « <em>On peut s&rsquo;arrêter quand on monte, jamais quand on descend </em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_3270" aria-describedby="caption-attachment-3270" style="width: 351px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-3270" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/06/9782262064433ORI.jpg?resize=351%2C527&#038;ssl=1" alt="" width="351" height="527" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/06/9782262064433ORI.jpg?w=351&amp;ssl=1 351w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/06/9782262064433ORI.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w" sizes="auto, (max-width: 351px) 100vw, 351px" /><figcaption id="caption-attachment-3270" class="wp-caption-text">Napoléon et les siens &#8211; Un système de famille &#8211; Vincent Haegele &#8211; Éditions Perrin &#8211; 2018</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>«Jean Raspail, c’est le panache et l’élégance française qui prennent le deuil !»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/jean-raspail-un-voyageur-fidele-a-sa-promesse/14/06/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2020 17:21:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Raspail]]></category>
		<category><![CDATA[Le Camp des saints]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Sire]]></category>
		<category><![CDATA[Voyageur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=3186</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 14/06/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/jean-raspail-un-voyageur-fidele-a-sa-promesse/14/06/2020/">«Jean Raspail, c’est le panache et l’élégance française qui prennent le deuil !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une plume n’est que le prolongement d’un esprit, certaines sont les instruments de démiurges. Jean Raspail était des leurs. Car, comment ne pas voir dans son héritage l’art de sublimer l’intemporel dans un monde mouvant et liquide, et celui de redorer le blason des causes déchues et oubliées ? </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il va sans dire que l’œuvre de Jean Raspail ne se lit qu’à travers sa vie. Et quelle vie ! Enfant de la campagne paisible d’Indre -et-Loire, il monte à Paris faire ses études dans le privé où son goût pour l’écriture se déclare, mais en vain, car une critique lui vole sa vocation d’écrivain pendant un temps. Qu’à cela ne tienne, c’est donc vers le vaste monde que Jean se tourne ! Son âme d’aventurier lui vient sans conteste de son engagement dans le scoutisme, où, de jeune scout promettant il finira Commissaire National, gravissant tous les échelons de la hiérarchie, et sera un des organisateurs du camp de la paix en 1946 qui rassemblât les scouts du monde entier dans une communion fraternelle. Ainsi Raspail va s’appliquer à vivre l’aventure scoute jusqu’au bout.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/le-nom-de-la-rose-une-quete-intellectuelle-menacee/13/05/2020/">«Le Nom de la rose» : une quête intellectuelle menacée</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’appel du grand large</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Et le voyageur part au-delà des mers, à la rencontre des populations qui ne sont plus grand-chose face à un monde moderne et désenchanté. Il traverse de long en large les Amériques et fait aussi le tour du Japon. Témoin et porte-parole des causes désespérées, il s’attache tout particulièrement à un peuple, les Patagons. Ce peuple de géants, situé dans ce bout-du-monde qu’est la Patagonie, est l’occasion pour Jean l’aventurier de porter un autre étendard, celui de la royauté. En effet, il fait partie de ces rêveurs et défenseurs obstinés du royaume éphémère de Patagonie et d’Araucanie, dont il peint l’histoire folle dans son livre <em>Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie</em>, sorti en 1981. Il va jusqu’à se proclamer consul général de Patagonie, ambassadeur convaincu d’un royaume oublié et d’un peuple méprisé.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/des-hommes-dhonneur-le-livre-de-vincent-haegele-qui-plonge-dans-la-france-dancien-regime/23/05/2020/">«Des hommes d’honneur» : le livre de Vincent Haegele qui plonge dans la France d’Ancien Régime</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais ses convictions, Jean Raspail les a chevillé au corps, et c’est là toute la beauté de l’homme : parti pour explorer le monde, il n’a jamais oublié ce qu’il était, d’où il venait et ce en quoi il croyait. Son honneur était fidélité. Ce royaliste pétri de foi et de romantisme, Chateaubriand du XXe siècle, a permis, par ces romans, à plusieurs générations de renouer avec un héritage caché. La monarchie, cause perdue de la France païenne et républicaine, est redevenue sous la lanterne de Jean Raspail une promesse plus qu’une utopie. Son engagement royaliste le pousse jusqu’à porter l’armure et partir au combat. Son fait d’arme le plus éloquent est bien sûr le 21 janvier 1993 lorsqu’il parvînt à réaliser un hommage place de la Concorde pour les 200 ans de la mort du « roi-martyr ». C’est une réussite, la foule est nombreuse, l’ambassadeur des États-Unis est là, et la manifestation interdite par la préfecture est finalement autorisée par le Président de la République François Mitterrand. Moment de grâce.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un esprit visionnaire</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais, au-delà du rêveur de grandes épopées, nous pouvons dire qu’il est, à l’image de Bainville durant l’entre-deux guerres, un prophète. Le Camp des saints, roman de l’apocalypse, résonne comme un écho dans notre actualité. Lucide, il a imaginé l’inévitable menace qui pèse sur la France : l’immigration massive. Pourquoi l’homme des cultures enfouies et des voyages lointains s’est-il inquiété de l’arrivée de ces gens venus d’ailleurs ? Parce qu’il n’oubliait pas que, ce qui importe pour un peuple, c’est d’être enraciné. Et c’est peut-être tout le sens de ses combats : l’enracinement. Et la France fait partie de sa liste des peuples menacés. Il nous a avertis. Certains y ont vu une réaction rance et xénophobe, d’autres ont entendu un cri d’alarme, ou plutôt le son du cor de Roland qui résonne à nouveau. Car, oui, lui se souvient des hommes qui ont défendu l’honneur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : portrait d’un cinéaste de guerre</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ainsi, Jean à la silhouette droite, au style anglais et à l’arrogance française, a rejoint le Royaume des saints. Si certains disent que c’est la vieillesse qui a cueilli l’homme arrivé au bout de la jetée, je leur réponds que c’est parce qu’il n’a jamais perdu son âme d’enfant que Dieu l’a rappelé à lui. S’il n’a pas pu clamer Sire, et vu les lys refleurir, il restera comme l’un de ceux qui les ont semés. Jean Raspail, c’est le panache et l’élégance française qui prennent le deuil ! Une écriture de feu, un esprit visionnaire et un aventurier de l’ancien temps. Grâce à vous, Jean, le flambeau royaliste reste allumé, comme une lumière dans un monde qui se défait. Pour vous, je mets un genou à terre<a href="https://www.albin-michel.fr/jean-raspail">.</a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aliénor de Perier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 10:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Londres]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=2870</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/05/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/">Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Albert Londres est un journaliste et écrivain français. Considéré comme le père fondateur du journalisme d’investigation, il a parcouru le monde entier, toujours en première ligne des grands événements du XXe siècle, rien ne lui a échappé ! </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Albert Londres est né en 1884 à Vichy. Très tôt, il s’est rendu célèbre par ses articles et ses récits de voyages, publiés au début du siècle dans <em>Le Petit Journal</em>, <em>Le Quotidien</em> ou <em>Le Petit Parisien. </em></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1914, réformé, il se rend à Reims pendant le bombardement de la ville en tant que correspondant de guerre et signe son premier article, pour le quotidien <em>Le Matin</em>: « Visions de guerre ». Il dénonce également ses démêlés avec la censure militaire (recueil d’articles intitulé <em>Contre le bourrage de crâne</em> en 1920<u>)</u>. Sentant qu’un événement important allait avoir lieu dans les Dardanelles, il demande à partir sur place. <em>Le Matin</em> refuse, il démissionne. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le début des voyages</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est alors engagé par <em>Le Petit Journal.</em>  Il va y signer de nombreux reportages avant de rejoindre le journal <em>Excelsior</em> qui l’envoie en URSS en 1920. Il publie par la suite <em>Dans la Russie des soviets </em>(1920).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/pierre-poivre-le-botaniste-manchot-chasseur-depices-de-louis-xv/06/06/2025/">Pierre Poivre : le botaniste manchot chasseur d’épices de Louis XV</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1922, Albert Londres va pouvoir réaliser son rêve. Le journal l&rsquo;<em>Excelsior</em> le charge d&rsquo;enquêter sur l&rsquo;Extrême-Orient: le Japon, la Chine, l&rsquo;Indochine et l&rsquo;Inde. Il se rend au Japon et en Chine et publie plusieurs articles dans un recueil <em>La Chine en folie</em> (1925) qui connaîtra un grand succès.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1923, il entreprend une enquête sur le bagne de Cayenne en Guyane, dans <em>Au bagne </em>(1923), qui, publiée dans le <em>Petit Parisien</em>, aura pour conséquence la fermeture du pénitencier de Saint-Laurent-du-Maroni. Au Brésil, il rencontre par la suite le bagnard en cavale Dieudonné,  qui lui relatera également des conditions de détention épouvantables. Le journaliste le ramènera avec lui en France et obtiendra sa réhabilitation qu’il raconte dans <em>L’homme qui s’évada </em>(1928). </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au milieu des années 20, il tente d’entrer dans La Mecque pour réaliser un « scoop », mais après de multiples tentatives il se rend à l’évidence : il ne peut pas y pénétrer. Il va alors sur les bords de la mer Rouge, où il passe quelques jours sur un boutre avec les plongeurs miséreux qui risquent leur vie pour ramener les très recherchées huîtres perlières. Il raconte son expérience dans <em>Les Pêcheurs de perles</em> (1931).</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En juin 1924, Le Tour de France s&rsquo;élance depuis Paris direction Le Havre. En le suivant, Albert Londres va découvrir les conditions de ceux qu&rsquo;il surnommera « les forçats de la route ». Tenir les quinze étapes du Tour dans les conditions de 1924 relevait de l&rsquo;exploit surhumain. Rares étaient ceux qui couraient pour une marque avec une équipe pour les soutenir. Ces sportifs, souvent amateurs, voulaient transmettre leur amour de ce sport au public. Ils connaîtront bien souvent le pire que le meilleur mais avec la passion toujours chevillée au corps.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/colonel-remy-lagent-secret-n1-de-la-france-libre/08/11/2024/">Colonel Rémy : l’agent secret n°1 de la France Libre</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Son livre <em>Tour de France, Tour de souffrance</em> (1924) reste un reportage mythique, une référence de la littérature sportive, dans lequel il rend hommage aux « géants » du Tour de France tout en dénonçant des conditions de pratique très éloignées de celles d’aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Toujours en France, il parvient à pénétrer l’univers des hôpitaux psychiatriques, où la contrainte, les brutalités et l’horreur sont la norme et rédige <em>Chez les fous </em>(1925). Il se rend ensuite au Sénégal et au Congo, toujours pour <em>Le Petit Parisien</em> et dénonce dans <em>Terre d’ébène </em>(1929) l’esclavage auquel sont soumis les ouvriers noirs sur les chantiers de construction des voies ferrées.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1929, il enquête en Palestine et dans toute l’Europe centrale sur le devenir du peuple juif puis se rend dans les Balkans où il tente de comprendre ce qui pousse les nationalistes macédoniens au terrorisme (<em>Les Comitadjis </em>en<em> 1932</em>).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une fin tragique</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il meurt le 16 mai 1932 dans l&rsquo;incendie du paquebot <em>Georges-Philippar</em> qui le ramène de Chine où il était allé enquêter sur les « triades » chinoises, l’opium et les réseaux de trafiquants. Un court-circuit provoque un incendie sur le bateau alors qu&rsquo;il navigue au large de la Somalie. De nombreux passagers s&rsquo;échappent sur les canots mais sur les mille personnes à bord, une cinquantaine manque à l&rsquo;appel dont Albert Londres.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/theophraste-renaudot-pere-du-journalisme-francais-et-commissaire-aux-pauvres-du-royaume/31/05/2024/">Théophraste Renaudot : père du journalisme français et «commissaire aux pauvres du Royaume»</a></strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Personne ne connaît le sujet de son enquête en Chine, pas même le quotidien <em>Le Journal</em> qui l&#8217;emploie. On sait juste qu’il rapportait un reportage choc. « <em>C&rsquo;est de la dynamite </em>» avait-il confié avant d&#8217;embarquer… Son goût pour la vérité l’aurait-il tué ? Est-il mort noyé ou asphyxié dans sa cabine? L&rsquo;incendie du paquebot Georges-Philippar est-il accidentel ou criminel? De nombreuses questions se posent encore autour de la mort du grand reporter Albert Londres.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Créé par sa fille, Florise, le Prix Albert Londres couronne chaque année en France à la date anniversaire de la mort du journaliste, le meilleur reporter français de l’année en presse écrite depuis 1933 et audiovisuelle depuis 1985. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Roger Frison-Roche : un alpiniste amoureux du désert</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/roger-frison-roche-portrait-dun-alpiniste-amoureux-du-desert/06/01/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 14:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Aventurier]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Explorateur]]></category>
		<category><![CDATA[Frison-Roche]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=1877</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 06/01/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/roger-frison-roche-portrait-dun-alpiniste-amoureux-du-desert/06/01/2020/">Roger Frison-Roche : un alpiniste amoureux du désert</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Roger Frison-Roche est un alpiniste, écrivain et explorateur français. Il est notamment connu pour ses romans d’aventures dans la montagne (<em>Premier de Cordée</em>, <em>La Grande Crevasse</em>, <em>Retour à la montagne</em>) ainsi que dans le Sahara (<em>La Piste oubliée, La Montagne aux écritures)</em>.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 10 février 1906 à Paris dans le 8ème arrondissement, Roger Joseph Fernand Frison-Roche est issu d’une famille savoyarde installée à Paris depuis 1870. Son père est restaurateur. Entre 1916 et 1920, il étudie au lycée Chaptal qu’il quitte pour devenir groom à l’agence de voyages Cook dans laquelle il apprend l’anglais et l’italien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un amoureux de la montagne</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il arrive à Chamonix en 1923. Très vite connu des milieux locaux qui le surnomment « Grand Sifflet » ou « Frisson », il devient Secrétaire du Syndicat d’initiatives et du Comité Olympique l’année de son arrivée. Il pratique intensément tous les sports d’hiver comme le ski, le saut, le bobsleigh, la luge ou encore le ski joring ainsi que les sports d’été tels que l’équitation et la natation et participe aux premières courses de ski avec Daniel Souverain, un ami parisien. En 1924, il est secrétaire des premiers Jeux Olympiques d’hiver à Chamonix et commence à écrire pour le journal <em>Le Savoyard de Paris</em>. Il participe à l’organisation de toutes les disciplines hivernales. En 1925, c’est le début de la consécration lorsque Joseph Ravanel, surnommé « le Rouge », le choisit comme porteur pour l’ascension du Mont-Blanc.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/louis-bleriot-portrait-dun-pionnier-de-laviation/04/08/2019/">Louis Blériot : un pionnier de l’aviation</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La  réalisation de son rêve</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Entre 1926 et 1927, il fait son service militaire à Grenoble au 93ème régiment d’artillerie. A son départ de l’armée jusqu’en 1930, il est directeur du Syndicat d’initiatives et du Comité des Sports d’hiver de Chamonix. En parallèle, il crée avec Alfred Couttet l’école d’escalade des Gailland en 1928. En 1930, Frison-Roche réalise son rêve en intégrant la Compagnie des Guides de Chamonix. Major de sa promotion, il est le premier non Chamoniard à y être admis.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1928, il rencontre la skieuse Marguerite Landot avec laquelle il aura 3 enfants. La même année, il fonde l’agence chamoniarde du <em>Petit Dauphinois</em>. Il inaugure la rubrique ski du journal. En 1931, il est secrétaire de l’Aéro-Club de Chamonix-Mont-Blanc. En 1932, il participe en tant que reporter à la première émission radiophonique depuis le sommet du Mont-Blanc. Il est le premier moniteur à être officiellement diplômé par la Fédération Française de Ski en 1933. L’année suivante, il enquête sur l’affaire Stavisky en localisant la vallée où est caché l’escroc pour le compte du <em>Petit Dauphinois</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Premières expéditions</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1935, Frison-Roche réalise sa première expédition dans le Sahara en compagnie du capitaine Coche, guide de l’expédition alpine Française au Hoggar. Ils effectuent la première ascension de la <em>Garet El Djenoun</em> (la Montagne des Génies). Cette expérience lui inspirera son premier livre <em>L’Appel du Hoggar</em> en 1936 chez Flammarion. En 1937, il traverse en chameau le Grand Erg Occidental, un massif de dunes dans le Sahara algérien qui s’étend sur 80 000 km². Il en profitera pour faire du ski sur les dunes de sable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : un cinéaste de guerre</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale </strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1938, Frison-Roche part s’installer à Alger avec sa famille où il est journaliste pour <em>La Dépêche</em>. En 1941, son feuilleton <em>Premier de Cordée</em> paraît dans <em>La Dépêche</em> avant d’être édité l’année suivante en Métropole. En 1942, il est correspondant de guerre aux côtés des alliés sur le front de Tunisie avant d’être capturé par les Allemands. Après avoir passé un mois dans une cellule de condamné à mort, il parvient à se libérer grâce à une connaissance influente qu’il a dans le gouvernement de Vichy. Il entre dans la clandestinité en 1943 et devient officier de liaison auprès des FFI puis à l’état-major de la 5ème demi-brigade de Chasseurs Alpins. Cet épisode lui inspirera <em>Les Montagnards de la nuit</em> (1968). Ce n’est qu’à la fin de la guerre que Frison-Roche parvient à revoir sa famille en Algérie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La reprise des expéditions</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dès lors, il va mener une carrière de conférencier pendant une quinzaine d’années. Il rentre en France en 1955 où il travaille pour <em>Nice-Matin</em>. La même année, il traverse le Sahara en reliant Alger à Nyamey en 2CV. En 1956, il est président du Syndicat National des Guides de France et entame pour la première fois des expéditions dans le Grand Nord (en Laponie et dans le Grand Nord canadien notamment). De 1964 à 1970, il est président fondateur du Syndicat international des Guides. En 1974, il est membre de l’Académie de Savoie et en 1981, il publie son autobiographie <em>Le Versant du Soleil</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/pierre-lazareff-portrait-dun-des-plus-grands-patrons-de-presse-francais-du-xxeme-siecle/05/03/2020/">Pierre Lazareff : un des plus grands patrons de presse français du XXème siècle</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est commandeur de la Légion d’honneur depuis le 15 août 1992. Roger Frison-Roche décède le 17 décembre 1999 à Chamonix. Les guides portent le cercueil de leur doyen, de l’église au cimetière.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Henry de Montherlant : portrait de l’auteur de La Reine morte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 17:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Montherlant]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 07/10/2019</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Henry de Montherlant est un romancier, essayiste, dramaturge et académicien français. Il est l’auteur du roman à succès <em>Les jeunes filles</em> (1936-1939) et de pièces de théâtre dont <em>La Reine morte</em> (1942), <em>Le Maître de Santiago</em> (1947) et <em>La Ville dont le prince est un enfant</em> (1951).</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 20 avril 1895 dans le 7e arrondissement de Paris, Henry de Montherlant – de son nom complet Henry-Marie-Joseph Million de Montherlant – grandit dans une famille de petite noblesse. C’est sa mère qui lui donne le goût de la littérature notamment avec <em>Quo Vadis ?</em> d’Henryk Sienkiewicz dans lequel le jeune Henri y trouve les thèmes qui lui tiendront à cœur tout au long de sa vie à savoir : l’amitié, les taureaux, la Rome antique et… le suicide.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un attrait pour la littérature</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dès son plus jeune âge, il se passionne pour la lecture notamment de Nietzsche et de Barrès où il trouve un idéal de courage et de vertus antiques. En parallèle à ses lectures, Henry de Montherlant écrit un journal intime – détruit à la fin de sa vie – ainsi que des préfaces et des postfaces. En 1912, avec ses camarades, il crée un une sorte d’ordre « La Famille », dont chacun des membres se doit de prêter serment de fidélité. La même année, la direction de son lycée de Neuilly le renvoie pour « conspiration ». Cet épisode lui inspirera <em>La Ville dont le prince est un enfant</em> (1951) et <em>Les Garçons </em>(1969). En 1914, il écrit sa première pièce <em>L’Exil</em>, confirmant sa vocation littéraire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une hypertrophie cardiaque</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Première Guerre Mondiale arrive et Henry de Montherlant est ajourné pour hypertrophie cardiaque de croissance. En 1917, le conseil de révision le reconnaît comme apte pour être affecté au service auxiliaire. Grâce aux relations de sa grand-mère, il sert peu de temps après au sein d’une unité combattante comme secrétaire d’État-Major. Affecté au 360è régiment d’infanterie en tant qu’adjoint d’un officier du renseignement en 1918, il est blessé lors d’un tir d’artillerie par sept éclats d’obus. Seul un éclat lui sera retiré. Il est démobilisé en 1919 avec la croix de Guerre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-giono-portrait-dun-voyageur-immobile/04/07/2019/">Jean Giono : le voyageur immobile</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Devenu secrétaire de l’œuvre de l’ossuaire de Douaumont – lieu où ont été recueillis les ossements des combattants de Verdun – à l’issue de la guerre, il met en place une politique de respect du combattant et souhaite que l’Ossuaire soit dédié « à la gloire de l’Homme ». En 1922, il décrit dans son ouvrage <em>Le Songe</em>, le courage et l’amitié entre combattants. C’est à cette époque qu’il se passionne pour le sport principalement l’athlétisme et le football. Dans les stades, Henry de Montherlant renoue avec la fraternité des tranchées.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La crise du voyage</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1923 sa grand-mère décède. Ses parents étant déjà décédés – 1919 pour son père et 1922 pour sa mère – plus rien ne le retient. Il décide de placer l’ensemble de sa succession dans un garde-meubles et part en janvier 1925 en voyage pour s’adonner à ses sports favoris et aspirer à une « vie plus libre ». C’est d’abord en Espagne qu’il pose ses valises. Blessé par un tourillon à hauteur du poumon donnant lieu à une fièvre typhoïde et à deux congestions pulmonaires, il est hospitalisé à Tanger (Maroc).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/louis-bleriot-portrait-dun-pionnier-de-laviation/04/08/2019/">Louis Blériot : portrait d’un pionnier de l’aviation</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sa crise sur la condition de l’homme dans le monde s’atténue à partir de 1929. Il partage ses années entre l’Algérie où il côtoie André Gide et se rend à Paris l’été. En 1932, c’est le grand retour dans la capitale. Cette année-là, il publie un long article sur l’état de la France qui ne se prépare pas à une guerre qu’il juge inévitable contre l’Allemagne qui se réarme.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La Seconde Guerre mondiale</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Henry de Montherlant voit comme un danger l’ascension d’Hitler en Allemagne et critique l’attitude des démocraties européennes face au grand Chancelier. « <em>Les chefs des grandes démocraties accourant l’un après l’autre, gravissant l’Olympe en suppliant, pour embrasser les genoux du Jupiter à la mèche, suspendus à un froncement de ses sourcils, sans d’ailleurs prendre la peine de s’en cacher, le flattant du bout des doigts, tandis qu’ils font dans leur culotte</em> ». Après les accords de Munich le 29 septembre 1938 – dont le but était de régler la question des Sudètes – et la minute de silence d’un des journaux français, Henry de Montherlant se moque du président du conseil Daladier.  « <em>Ce n’est pas de minutes de silence que nous avons besoin, c’est d’avions monsieur Daladier</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/romain-gary-portrait-dun-auteur-double-gagnant-du-prix-goncourt/04/09/2019/">Romain Gary : portrait d’un auteur double gagnant du prix Goncourt</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1939, sa santé l’empêche de reprendre du service dans l’armée française. C’est donc en tant que correspondant de guerre pour l’hebdomadaire <em>Marianne</em> qu’il suit les combats de la Somme et de l’Oise. Ses idées et ses écrits à la « gloire de l’homme et du combattant chevaleresque » &#8211; pouvant être traduite par une amitié entre les vainqueurs et les vaincus – lui valent une réputation de collaborateur et des soucis lors de la Libération. D’abord inquiété par plusieurs organismes tels que la Direction générale des services spéciaux du 2<sup>ème</sup> bureau, la Commission d’épuration de la Société des gens de lettres, la Haute Cour ou la Chambre civique, le « dossier Montherlant » est constamment classé sans suite.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’après-guerre</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l’issue de ce classement sans suite, il se consacre au théâtre dépeignant la grandeur et la misère des hommes et des femmes d’honneur, tiraillés par leurs passions, souvent trahis et perdus. C’est aussi l’époque où il réalise de nombreux dessins à la mine de plomb ou encore des esquisses représentant des scènes de tauromachie. Élu à l’Académie Française par 25 voix sur 29 votants et sans avoir fait expressément de candidature, sa santé devient très fragile. En 1968, il perd l’usage de son œil gauche. Après une série de chutes, il séjourne plusieurs semaines en clinique. Presque aveugle, il se suicide dans son domicile parisien le 21 septembre 1972 à l’aide d’une capsule de cyanure et d’une balle dans la bouche pour être sûr de son coup. Ses cendres sont dispersées sur le Forum à Rome et dans le Tibre.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Toute la vie d’Henry de Montherlant se résume par cette recherche de lui-même avec cette question « Qui suis-je ? ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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<p><center></p>
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<p></center></p>
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		<title>Romain Gary : portrait d’un auteur double gagnant du prix Goncourt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2019 17:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Émile Ajar]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Gary]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/09/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/romain-gary-portrait-dun-auteur-double-gagnant-du-prix-goncourt/04/09/2019/">Romain Gary : portrait d’un auteur double gagnant du prix Goncourt</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Romain Gary, né Roman Kacew est un aviateur, militaire, résistant, romancier, diplomate et réalisateur français. Il est le seul auteur à avoir reçu deux fois le prix Goncourt – en théorie impossible – grâce son pseudonyme Émile Ajar.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né dans une famille juive ashkénaze le 21 mai 1914 à Vilna (Vilnius aujourd’hui) dans l’Empire Russe (actuelle Lituanie), Roman Kacew est issu de la moyenne bourgeoisie locale. Son père, alors marchand de fourrures, est mobilisé dans l’armée russe pendant la première Guerre Mondiale. Suite à la paix de Riga en mars 1921 – qui met fin au conflit entre les soviétiques et la république polonaise qui intègre alors Vilna – la famille prend la nationalité polonaise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une instabilité familiale</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Abandonné par son père parti vivre avec une autre femme à partir de 1925, Roman est élevé par sa mère. Le divorce n’est officialisé que 4 ans plus tard en 1929. Les finances sont au plus bas et l’atelier de chapeaux tenu par sa mère ne rapporte que peu d’argent. Grâce à un visa touristique, ils arrivent en France – où sa mère rêve d’une carrière d’artiste ou de diplomate pour son fils – le 23 août 1928 et s’installent à Nice.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_1276" aria-describedby="caption-attachment-1276" style="width: 240px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1276" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/cXO7yDgE.jpg?resize=240%2C240&#038;ssl=1" alt="" width="240" height="240" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/cXO7yDgE.jpg?w=240&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/cXO7yDgE.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /><figcaption id="caption-attachment-1276" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Romain Gary adolescent</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’arrivée est difficile car les autorités n’autorisent pas sa mère à travailler. Cette situation l’oblige à vendre illégalement des articles de luxe dans des grands hôtels provençaux avant de devenir directrice d’hôtel sur recommandation d’un de ses clients. Les cours particuliers de Français que Roman suivait à Varsovie peu de temps avant d’arriver en France l’aident à se distinguer et il reçoit le prix de récitation en 1929 et celui de composition française en 1930 et 1931.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/saint-exupery/04/04/2019/">Antoine de Saint-Exupéry : portrait d’un rêveur</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le baccalauréat en poche avec la mention « passable », Roman devenu Romain – après une francisation – commence des études de droit à Aix-en-Provence en 1933 avant de partir à Paris l’année suivante continuer ses études grâce à une bourse de son père qu’il revoit à l’été 1934. A partir de 1935, <em>Gringoire</em> – hebdomadaire politique et littéraire français – publie sa première nouvelle <em>L’Orage</em> le mettant financièrement à l’abri. En 1937, plusieurs éditeurs lui refusent son premier roman <em>Le Vin des morts</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La période de la Seconde Guerre mondiale</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Incorporé le 4 novembre 1938 dans l’armée de l’air, Romain Kacew se présente pour devenir officier de réserve mais échoue à l’examen final. En septembre 1939, il est mobilisé en tant qu’instructeur de tir à l’école des observateurs de Bordeaux-Mérignac. Malgré la défaite de juin 1940, il souhaite continuer le combat et rejoint le général de Gaulle à Londres en passant par Alger, puis le Maroc où il embarque sur un cargo britannique à destination de l’Écosse avant d’arriver à Londres fin juillet.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/obwandiyag-un-rebelle-amerindien-pour-la-france/04/05/2019/">Obwandiyag : un rebelle amérindien pour la France</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il s’engage dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) la même année. Ses missions l’emmènent en Libye ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient où il se distingue notamment dans l’attaque contre un sous-marin italien. A partir de février 1943, il sert dans le Groupe de bombardement Lorraine où il est affecté à la destruction des bases de lancement des missiles V1. C’est à cette époque qu’il prend le nom de « Gary » signifiant en russe « brûle » à l’impératif. Ce nom n’est retenu par l’état civil français qu’en 1951.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_1275" aria-describedby="caption-attachment-1275" style="width: 838px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1275 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?resize=640%2C454&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="454" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?w=838&amp;ssl=1 838w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?resize=768%2C544&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-1275" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Romain Gary en uniforme d&rsquo;aviateur</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’après-guerre</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Compagnon de la Libération et nommé capitaine à la fin de la guerre, Romain Kacew entame une carrière de diplomate qui l’emmène en Bulgarie, Suisse, New-York, Londres puis Los Angeles où il est consul général de France. Il se marie avec la femme de lettres britannique Lesley Blanch en 1945. En parallèle de ses activités, il publie en janvier 1945 son second roman <em>Éducation européenne</em> qui se voit récompensé par le prix des Critiques. Ce n’est qu’en 1956 avec la parution des <em>Racines du ciel</em> distingué par le prix Goncourt que l’écrivain acquiert une renommée auprès du public.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/paul-emile-victor-portrait-dun-explorateur-polaire/04/06/2019/">Paul-Émile Victor : portrait d’un explorateur polaire</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mis en disponibilité du ministère des Affaires étrangères en 1961, Romain Gary se consacre de plus en plus à l’écriture. En 1963, il divorce de Lesley Blanch et se remarie avec Jean Seberg – une actrice américaine. En 1968, il apprend la liaison de sa femme avec Clint Eastwood. Il prend l’avion et provoque l’acteur américain en duel à revolver avant que celui-ci ne se défile. Romain Gary divorce en 1970 et rencontre en 1978 Leïla Chellabi, danseuse, mannequin puis animatrice radio.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Écrivant sous divers pseudonymes dont le plus connu est Émile Ajar, il remporte un deuxième prix Goncourt – en théorie impossible – pour son roman <em>La Vie devant soi</em> en 1975. Ce n’est qu’après sa mort que le public découvre la véritable identité d’Émile Ajar tenue jusqu’alors par le petit cousin de Romain Gary auprès de la presse.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Décès </strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Romain Gary se suicide d’une balle dans la bouche le 2 décembre 1980 à l’âge de 66 ans, un an après le suicide de Jean Seberg, son ex-femme. En tant que Compagnon de la Libération, il reçoit les honneurs militaires aux Invalides. Ses cendres sont dispersées selon son vœu par Leila Chellabi, sa dernière compagne au large de Menton en mer Méditerranée.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-giono-portrait-dun-voyageur-immobile/04/07/2019/">Jean Giono : le voyageur immobile</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Son œuvre tourne autour de l’élévation des hommes face à la médiocrité humaine. Le nom de Romain Gary a été donné à diverses promotions comme l’École nationale d’administration (2003-2005), l’Institut d’études politiques de Lille (2013) ou encore l’Institut d’études politiques de Strasbourg (2001-2002).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Jean Giono : le voyageur immobile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2019 21:55:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Giono]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/07/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-giono-portrait-dun-voyageur-immobile/04/07/2019/">Jean Giono : le voyageur immobile</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Jean Giono est un écrivain provençal du XXème siècle. Figure dominante de son siècle, l’ensemble de son <a href="https://centrejeangiono.com/">œuvre</a> mêle humanisme naturel et révolte contre la société de son époque. Il est connu pour être en marge de l’ensemble des courants littéraires de sa génération.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né fils unique le 30 mars 1895 à Manosque en Provence d’un père cordonnier et d’une mère repasseuse, Jean Giono est marqué très rapidement par la « <em>belle figure de guérisseur libertaire</em> » de son père.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1911, pour faire face à la santé défaillante de celui-ci et du faible revenu de sa famille, Jean Giono interrompt ses études à l’âge de 16 ans pour travailler dans une banque, le Comptoir national d’escompte (ancêtre de la BNP Paribas). Sa soif de culture le pousse à se former en autodidacte et à se constituer une bibliothèque dans laquelle figurent les plus grands auteurs de l’antiquité grecque et latine. C’est à la même époque qu’il commence à écrire. Il vit une jeunesse pauvre mais heureuse.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Traumatisme de la guerre </strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mobilisé pendant la Grande Guerre, il est affecté au 140<sup>ème</sup> régiment d’infanterie et participe aux batailles les plus rudes (Artois, Champagne, Verdun, la Somme, le Chemin-des-Dames). En 1916, sa compagnie est décimée. Commotionné et légèrement gazé, il est démobilisé en 1919. Comme la quasi-totalité des poilus, il ressort traumatisé et choqué par l’atrocité de cette guerre et devient un pacifiste convaincu. « <em>Je suis sorti sans avancement, sans décoration et sans avoir tué personne</em> » annonce-t-il fièrement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_1142" aria-describedby="caption-attachment-1142" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1142 size-medium" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/07/jean-giono1.jpg?resize=300%2C287&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="287" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/07/jean-giono1.jpg?resize=300%2C287&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/07/jean-giono1.jpg?w=312&amp;ssl=1 312w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1142" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Jean Giono en uniforme de soldat en 1914</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’entre-deux-guerres</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Rapidement, Jean Giono reprend son travail dans la banque tout en commençant à écrire et à  publier à côté des poèmes dans la revue <em>Les cahiers de l’Artisan</em> de son ami Lucien Jacques. Publié en 1929, <em>Colline</em> obtient un succès immédiat. Les maisons d’éditions Grasset et Gallimard se disputent ses romans. Après ses premiers succès et la liquidation de sa banque en 1929, il décide de se consacrer exclusivement à l’écriture. En 1932, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/romain-gary-portrait-dun-auteur-double-gagnant-du-prix-goncourt/04/09/2019/">Romain Gary : le double gagnant du prix Goncourt</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au début de l’année 1934, les événements en Europe poussent l’auteur à s’engager à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires qu’il quitte rapidement lorsque l’URSS approuve l’année suivante le réarmement. C’est son premier engagement politique. En 1935 paraît <em>Que ma joie demeure</em>, ouvrage par lequel il transmet sa foi en une communauté d’hommes au-dessus de la religion. Il pointe du doigt les dérives de la technique moderne et fait la promotion de l’écologie. A la même époque il créé les <em>Rencontres du Contadour</em>, réunions d’esprits libres, dont la neuvième réunion est interrompue par la déclaration de guerre de 1939.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un militant pacifiste pendant la Seconde Guerre Mondiale</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mobilisé en 1939, il se fait arrêter car pacifique puis relâcher après un non-lieu avant d’être libéré de ses obligations militaires. La censure pendant l’Occupation le pousse à entretenir des contacts avec les autorités allemandes. Déjà pendant la guerre, on lui reproche d’écrire dans le journal collaborationniste <em>Aujourd’hui</em> ainsi que de figurer dans un reportage dans <em>Signal</em>, un journal nazi célèbre pour la qualité de ses photos en couleur. Une bombe explose à son domicile dans la nuit du 11 au 12 janvier 1943.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/henry-de-montherlant-portrait-de-lauteur-de-la-reine-morte/07/10/2019/">Henry de Montherlant : portrait de l’auteur de La Reine morte</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A la libération, il est accusé et emprisonné pour les mêmes motifs pendant cinq mois à Saint-Vincent-les-Forts en Provence. Le Comité national des écrivains, émanation de la Résistance communiste, lui interdit toute publication sur le territoire national le classant à tort comme « écrivain collaborationniste ». Cette mise en quarantaine se termine en 1974, date à laquelle sort  <em>Un roi sans divertissement</em>, ouvrage dans lequel Giono montre que l’homme peut aller jusqu’à la fascination du mal pour sortir de son ennui existentiel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La consécration</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><em>Mort d’un personnage</em> (1949), <em>Les Âmes fortes</em> (1950), <em>Le Hussard sur le toit</em> (1951) et <em>Le Moulin de Pologne</em> (1953) publiés lors de la levée de sa censure lui valent un succès tel que Giono reprend sa place d’écrivain célèbre. En 1954, il est élu à l’Académie Goncourt. Ce n’est qu’à cette période qu’il commence à voyager en Écosse, en Espagne et Italie. Grâce à ses périples, il se diversifie et commence à écrire des livres de voyage. Giono est fasciné depuis son enfance par le cinéma. En 1960, il réalise son film <em>Crésus</em> et se voit présider le jury du Festival de Cannes l’année suivante.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/joseph-kessel-portrait-dun-grand-reporter-devenu-academicien/07/12/2019/">Joseph Kessel : un grand reporter devenu académicien</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Alors que la guerre d’Algérie bat son plein, il s’engage pour un droit à l’objection de conscience défendu par de nombreux intellectuels comme André Breton, Albert Camus, Jean Cocteau ou encore l’abbé Pierre. Celui qui est surnommé le « voyageur immobile » pour avoir écrit durant des décennies sans avoir lui-même voyagé, s’éteint d’une crise cardiaque dans sa maison de Manosque le 9 octobre 1970. Il est enterré dans la même ville.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un auteur inclassable</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Jean Giono est l’un des rares auteurs à ne pas connaître de retombée de célébrité après sa mort. Créateur de mondes, en n’ayant presque pas voyagé de sa vie, il est connu pour être un poète fervent défenseur de la paysannerie provençale de l’entre-deux-guerres. Il a la particularité d’être inclassable dans le domaine littérature. Son œuvre très prolifique est dense et très variée. Certains de ses romans comme <em>Que ma joie demeure</em> ou <em>L’Homme qui plantait des arbres</em> ont été traduits dans de nombreuses langues témoignant de la reconnaissance mondiale de l’auteur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Antoine de Saint-Exupéry : portrait d&#8217;un rêveur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2019 06:36:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/04/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/saint-exupery/04/04/2019/">Antoine de Saint-Exupéry : portrait d&rsquo;un rêveur</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Antoine Jean-Baptiste Marie Roger de Saint-Exupéry est un pilote, poète, romancier, écrivain et journaliste français. <em>Le Petit Prince</em>, son œuvre majeure, est traduit dans plus de 350 langues et dialectes et vendu à presque 200 millions d’exemplaires.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né dans une famille issue de la noblesse française le 29 juin 1900 à Lyon, il est le fils de Martin Louis Marie Jean de Saint-Exupéry et d’Andrée Marie Louise Boyer de Fonscolombe. Suite à une hémorragie cérébrale, son père décède en 1904 laissant le petit Saint-Exupéry être éduqué par sa mère, sa tante, sa grand-mère ainsi que par la gouvernante autrichienne à laquelle il rendra un hommage dans son roman <em>Pilote de guerre</em> : « <em>Mais qui peut quelque chose contre le petit garçon dont une Paula toute-puissante tient la main bien enfermée ? Paula, j’ai usé de ton ombre comme d’un bouclier</em>…»</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/paul-emile-victor-portrait-dun-explorateur-polaire/04/06/2019/">Paul-Émile Victor : portrait d’un explorateur polaire</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vivant relativement mal son veuvage, Marie de Saint-Exupéry tisse avec son troisième fils des liens privilégiés permettant de lui inculquer une éducation propice à son épanouissement. Des valeurs comme l’honneur, le respect, l’honnêteté, le suivront tout au long de sa vie et prendront une part décisive dans son style d’écriture et dans la morale se dégageant de ses œuvres. Il est particulièrement influencé par les lectures des Contes d’Andersen que lui lit sa mère.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_474" aria-describedby="caption-attachment-474" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-474 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/d1ee896289_17550_228-ase-1907-5enfants2.jpg?resize=600%2C331&#038;ssl=1" alt="" width="600" height="331" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/d1ee896289_17550_228-ase-1907-5enfants2.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/d1ee896289_17550_228-ase-1907-5enfants2.jpg?resize=300%2C166&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption id="caption-attachment-474" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Antoine de Saint-Exupéry entouré de son frère François et de ses sœurs</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans le but de se rapprocher de sa belle-famille, Marie de Saint-Exupéry emménage avec elle au Mans. Élève rêveur et indiscipliné au collège jésuite de Notre-Dame de Sainte-Croix, le jeune Antoine est distrait et aspire à l’horizon, à l’aventure et à la liberté. Très vite, il montre des goûts pour les jeux, les découvertes, les expériences scientifiques. Il fabrique notamment une « bicyclette volante », qui ne volera jamais…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-giono-portrait-dun-voyageur-immobile/04/07/2019/">Jean Giono : portrait d’un voyageur immobile</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Fasciné dès son plus jeune âge par les airs, il se rend en 1912 à l’aéroport Ambérieu-en-Bugey, à vélo, situé à quelques kilomètres de son lieu de vacances, y restant des heures entières à rêvasser et à questionner les mécaniciens sur le fonctionnement des appareils. Un jour, prétextant l’autorisation de sa mère, il convainc le pilote de lui faire faire son baptême de l’air. C’est à ce moment que naît sa passion pour l’aviation.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une période d&rsquo;instabilité</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bien qu’ayant des résultats scolaires médiocres, le jeune Antoine remporte le prix de narration de son lycée. En 1917, il obtient son baccalauréat chez les frères marianistes de Fribourg en Suisse et se découvre finalement plus à l’aise dans les matières scientifiques que littéraires. C’est au cours de cette année-là que son petit frère François, souffrant de rhumatismes articulaires, décède d’une péricardite. Très affecté par ce décès prématuré, Antoine le vivra comme son passage de l’enfance à la vie d’adulte.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/louis-bleriot-portrait-dun-pionnier-de-laviation/04/08/2019/">Louis Blériot : portrait d’un pionnier de l’aviation</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l’issue de son baccalauréat, il monte à Paris dans le but de préparer le concours d’entrée à l’École Navale. Admirant la belle littérature telle que Balzac ou Baudelaire, il est introduit dans les milieux mondains de la capitale par une cousine de sa mère. Dès lors, il va côtoyer les intellectuels littéraires de l’époque, parmi lesquels Gallimard et Gide et fréquenter les différents théâtres et expositions parisiennes où il fait la connaissance de sa future fiancée. La guerre s’invitant à Paris, un jour au lieu de rejoindre un abri lors d’un bombardement allemand, Saint-Exupéry se rendra sur les toits afin d’admirer le « spectacle féerique » des bombes, des explosions et des tirs de batteries antiaériennes.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après son échec au concours d’entrée de l’École Navale en 1919 dû aux matières littéraires, il s’inscrit en tant qu’auditeur libre à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris. Une période difficile de sa vie commence. Celle-ci lui inspire des poèmes où il se présente comme une personne sans projet de vie et sans avenir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/romain-gary-portrait-dun-auteur-double-gagnant-du-prix-goncourt/04/09/2019/">Romain Gary : portrait d’un auteur double gagnant du prix Goncourt</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Début dans l&rsquo;aviation militaire</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Antoine y étudie jusqu’à son départ en 1921 pour Strasbourg, où il effectue son service militaire au 2<sup>ème</sup> régiment d’aviation en tant que mécanicien. Prenant des cours de pilotage civil à ses frais, il obtient son brevet de pilote après un léger incident. Étant admis à passer son brevet de pilotage militaire, Antoine est affecté à Casablanca où il obtient celui-ci à la fin de la même année.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_477" aria-describedby="caption-attachment-477" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-477" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/23_4.jpg?resize=400%2C559&#038;ssl=1" alt="" width="400" height="559" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/23_4.jpg?resize=215%2C300&amp;ssl=1 215w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/23_4.jpg?resize=768%2C1074&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/23_4.jpg?resize=732%2C1024&amp;ssl=1 732w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/23_4.jpg?w=858&amp;ssl=1 858w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-477" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En uniforme d&rsquo;observateur</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1922, il est reçu au concours d’élève officier de réserve et enchaîne alors les cours d’entraînements à la base aérienne d’Avord puis à celle de Versailles. Antoine se retrouve démobilisé au printemps 1923 suite à un accident d’avion, au Bourget, dans lequel il se fracture le crâne. De nouveau, une période d’ennui s’installe. Il rompt avec sa fiancée et enchaîne des métiers de contrôleur de fabrication ou encore de commercial. Il profite de cette période pour écrire : <em>Manon, danseuse</em> et sa suite<em> L’Adieu</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/henry-de-montherlant-portrait-de-lauteur-de-la-reine-morte/07/10/2019/">Henry de Montherlant : portrait de l’auteur de La Reine morte</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Pilote dans l&rsquo;aéropostale</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1926, il entre sous recommandation comme pilote dans la société d’aviation Latécoère et effectue des vols entre Toulouse et Dakar. La même année il rédige et publie une nouvelle : <em>L’évasion de Jacques Bernis</em>, et rencontre également à cette époque Jean Mermoz et Henri Guillaumet, deux as de l’aviation. L’année suivante, Antoine stationne au Maroc où il est nommé chef d’escale à Cap Juby. Outre ses missions traditionnelles, il a pour fonction d’améliorer les relations de la compagnie entre les Espagnols et les dissidents Maures. C’est à cette époque qu’il découvre sa fascination pour le désert et publie son premier roman <em>Courrier Sud</em>.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après l’Afrique, Antoine rejoint en 1929 Mermoz et Guillaumet en Amérique du Sud et s’installe en Argentine dans le but de créer de nouvelles voies aériennes régionales avec la France. Nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1930, il publie l’année suivante son second roman <em>Vol de nuit</em> évoquant ses aventures et le déploiement de l’aéropostale jusqu’en Patagonie. C’est à Nice la même année qu’il se marie avec Consuelo Suncin, écrivain, journaliste et peintre salvadorienne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : portrait d’un cinéaste de guerre</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sa compagnie rencontrant quelques déboires suite à son intégration à Air-France, Antoine rencontre une troisième période difficile durant laquelle il se consacre à l’écriture et au journalisme tout en restant pilote d’essai et pilote de raid. Ses activités de reporter l’emmènent au Viêt Nam puis à Moscou. Il est victime d’un troisième accident d’avion en 1935 alors qu’il tentait de battre un record Paris-Saïgon. Après avoir heurté un plateau rocheux, ils se retrouvent, lui et son mécanicien, à errer pendant trois jours dans le Sahara sans eau ni vivres, jusqu’à un miraculeux sauvetage.</span></p>
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<figure id="attachment_478" aria-describedby="caption-attachment-478" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-478 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/34_4_0.jpg?resize=640%2C376&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="376" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/34_4_0.jpg?resize=1024%2C602&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/34_4_0.jpg?resize=300%2C176&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/34_4_0.jpg?resize=768%2C451&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/34_4_0.jpg?w=1157&amp;ssl=1 1157w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-478" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Accident dans le Sahara</span></figcaption></figure>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1936, l’actualité l’amène à couvrir la guerre civile espagnole révélant les atrocités commises par les républicains. Son expérience, à travers ses voyages, le pousse à l’écriture d’un essai : <em>Terre des hommes, </em>récompensé par le prix de l’Académie française. Il est victime d’un quatrième accident d’avion au Guatemala suite à une mauvaise compréhension entre l’équipage et les ravitailleurs en quantité de carburant.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/joseph-kessel-portrait-dun-grand-reporter-devenu-academicien/07/12/2019/">Joseph Kessel : portrait d’un grand reporter devenu académicien</a></span></strong></p>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Pilote de guerre</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Promu Officier de la Légion d’honneur en 1939, il est mobilisé au début de la guerre comme Capitaine dans une escadrille de reconnaissance. Il s’illustre alors dans une mission lors de laquelle il parvient à rentrer et se poser avec son équipage sain et sauf, malgré un avion criblé de balles. Ceci lui vaut la Croix de Guerre avec palme et citation à l’ordre de l’Armée de l’Air. Cette période lui inspire son roman <em>Pilote de guerre</em>.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’armistice signé, Antoine s’envole pour New York avec pour objectif de faire entrer les américains dans la guerre. N’étant pas gaulliste, il est considéré de facto comme pétainiste, et peu de crédit lui est ainsi accordé. Il reproche à de Gaulle de nier la défaite militaire française. C’est à cette époque qu’il écrit <em>Le Petit Prince</em>.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/roger-frison-roche-portrait-dun-alpiniste-amoureux-du-desert/06/01/2020/">Roger Frison-Roche : portrait d’un alpiniste amoureux du désert</a></span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Étant un homme d’action mais considéré comme trop âgé par les Américains, il quitte les États-Unis et reprend du service en Tunisie. Suite à plusieurs missions réussies, il obtient le grade de Commandant. Mais très vite, il est placé en arrière suite à plusieurs accidents de vol et à son état de santé fragile. Il s’ensuit une quatrième période d’inaction pendant laquelle il écrit <em>Citadelle</em> en 1943. Antoine reprend du service au printemps suivant où, de nouveau, plusieurs incidents surviennent.</span></p>
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<figure id="attachment_479" aria-describedby="caption-attachment-479" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-479 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/saint-exupery.jpg?resize=400%2C487&#038;ssl=1" alt="" width="400" height="487" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/saint-exupery.jpg?w=400&amp;ssl=1 400w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/04/saint-exupery.jpg?resize=246%2C300&amp;ssl=1 246w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-479" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En préparation d&rsquo;une mission</span></figcaption></figure>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-georges-latecoere-portrait-dun-entrepreneur-francais-emblematique-de-lentre-deux-guerres/04/02/2020/">Pierre-Georges Latécoère : portrait d’un entrepreneur français emblématique de l’entre-deux-guerres</a></span></strong></p>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une disparition prématurée</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 31 juillet 1944, il doit réaliser une mission de reconnaissance dans le cadre du futur débarquement de Provence. Cette mission sera sa dernière car Antoine n’en reviendra pas. En 1948, il est reconnu « mort pour la France ». Son avion n’est retrouvé qu’en 2000 suite au repêchage de sa gourmette permettant de localiser les restes de l’épave. Elle est formellement identifiée en 2003 après la remontée de celle-ci. Nul ne connaît les circonstances de sa disparition. Attaque aérienne, malaise du pilote, panne technique ou mort en captivité ? Autant d’énigmes qu’Antoine emporte avec lui, formant le mystère « Saint-Ex ».</span></p>
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