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	<title>Élections - Billet de France</title>
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	<title>Élections - Billet de France</title>
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		<title>Elections régionales et départementales : « L’abstention des Français est un acte politique fort et volontaire »</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/elections-regionales-et-departementales-labstention-des-francais-est-un-acte-politique-fort-et-volontaire/08/07/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 08:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Abstention]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Régionales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 08/07/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/elections-regionales-et-departementales-labstention-des-francais-est-un-acte-politique-fort-et-volontaire/08/07/2021/">Elections régionales et départementales : « L’abstention des Français est un acte politique fort et volontaire »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Franck Abed est écrivain et politologue. Dans cet entretien, il revient sur les résultats des élections régionales et départementales et dresse un bref paysage de la vie politique française à un an de l’élection présidentielle.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Charles de Blondin : L’abstention a atteint des sommets lors de ces dernières élections départementales et régionales. Dans certaines régions, sept électeurs sur dix ne se sont pas déplacés, comment l’expliquer ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Franck Abed</strong> : Les Français, pour la très grande majorité d’entre eux, restent très intéressés par la vie politique de leur pays. L’abstention exprime simplement leur profond mépris, parfaitement compréhensible, voire un ras-le-bol envers la politique politicienne, les mensonges, les trahisons et les fausses promesses. L’abstention ne doit pas être considérée comme un renoncement ou l’envie de ne pas agir. Bien au contraire, ce fut un acte politique majeur, fort et mûrement réfléchi.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette dernière est le phénomène majeur de ces élections. Les politiques et les grands médias espéraient un « sursaut démocratique », pour le deuxième tour en appelant à la « mobilisation citoyenne ». Ce vœu pieu et cet appel montrent leur totale déconnexion avec la réalité. S’ils avaient clairement analysé la situation politique de notre pays, ils auraient compris que l’abstention était un choix fort et volontaire et non la marque d’un profond désintérêt.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : Nous avons pu, lors de ces élections, observer que les professions de foi des candidats n’avaient, pour beaucoup d’entre elles, pas été distribuées. A cela s’ajoutait un manque d’information sur les enjeux des deux élections et une incompréhension sur la manière de voter. Cette abstention record évoquée plus tôt, peut-elle aussi trouver sa source dans le déroulé même du scrutin ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : Le manque de clarté sur les élections a certainement joué à la marge mais non pour la masse. Quant aux professions de foi non reçues ou non distribuées, la lumière devra être faite sur cette ténébreuse affaire. Cependant, il ne faudrait pas que ce manquement masque le profond désaveu subit par la République à cause d’une entreprise privée qui ne sut pas accomplir les missions pour lesquelles elle fut grassement rétribuée.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A l’heure de l’internet, des réseaux sociaux, nos compatriotes qui voulaient vraiment se renseigner sur les enjeux du scrutin ou trouver les textes des professions de foi manquantes auraient aisément glané toutes les informations nécessaires pour voter. Un électeur qui désirait vraiment voter serait parti mettre son bulletin dans l’urne quoiqu’il arrive.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mon propos se veut extrêmement clair : les Français par leur volonté abstentionniste, fort appréciable, lors des deux tours ont infligé une gifle cinglante à toute la classe politico-médiatique. Aucun des représentants de cette dernière ne tire les conclusions qui s’imposent. De toutes les façons, même avec 1% de participation aux élections, les tenants du système les considéreront toujours comme légitimes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : Faudrait-il prendre en compte le vote blanc ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : Je pense qu’il devient impératif de prendre en compte le vote blanc et d’appliquer la règle suivante : à partir d’un certain seuil dépassé, les élections sont à refaire. Cette logique pourrait également s’appliquer si un minimum d’électeurs ne votent pas. Le quorum me semble être une solution intéressante pour réhabiliter et crédibiliser le système électif. Prenons le cas de Xavier Bertrand qui est présenté comme l’un des grands gagnants des Régionales : sur 100 électeurs de sa région, 67 ne se sont pas déplacés. Sur les 33 qui ont voté, il a recueilli 52% des voix, soit 17 électeurs. Finalement et objectivement, il est élu par 17% des électeurs des Hauts-de-France. Est-il légitime sur le plan démocratique ? 17 électeurs sur 100 est-ce vraiment un gage de crédibilité et de confiance donnés par les habitants de cette région à Bertrand ? A ces questions, je réponds non sans hésiter.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : Le grand vainqueur désigné, le Rassemblement national, n’a pas réussi à faire se déplacer ses électeurs dans les isoloirs, pourquoi ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : Le discours du Rassemblement National s’est normalisé et aseptisé selon les volontés de sa figure de proue numéro 1. Le Rassemblement National est devenu un parti politique comme un autre qui n’aspire qu’à une chose : assurer une rente financière aux responsables de ce mouvement. Marine Le Pen a mené une stratégie de dédiabolisation, pour reprendre l’expression qu’elle employa en 2010, pour mener son parti à la victoire. C’était son principal argument pour justifier ce virage politique. Au demeurant l’utilisation de ce terme de « dédiabolisation » pose question. En effet, si elle a voulu dédiaboliser son parti, cela voulait-il dire que celui-ci était « diable » ou une incarnation de celui-ci ? Etonnante réflexion diront certains. Pas tant que cela, si on se souvient que Gérald Darmanin &#8211; l’actuel Ministre de l’Intérieur &#8211; a évoqué « la marque satanique que représenterait une victoire du RN » quelques jours avant le premier tour.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Quoiqu’il en soit Marine Le Pen a expliqué avec force et conviction depuis plus de dix ans que les « provocations » du passé &#8211; les déclarations de son père ou certains agissements de cadres et de militants &#8211; nuisaient au parti. Les jeux de mots douteux et les comportements caricaturaux n’ont certainement pas aidé ce mouvement, mais croire que le Front National a échoué depuis 1972 à cause de cela, c’est oublier l’essentiel de la politique : le combat des idées. Cela ne relève pas du hasard si le président par intérim du RN Jordan Bardella a déclaré il y a peu au sujet de l’éventuelle candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle de 2022 : « Le combat politique, ce n’est pas le combat des idées ». Tout cela montre clairement que le RN se fourvoie totalement dans ses analyses.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : La stratégie du Rassemblement National est-elle mauvaise ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : Suite aux résultats des élections de cette année, le constat se montre implacable et ne souffre d’aucune polémique : la stratégie du RN impulsée par Marine Le Pen est un échec. Elle est devenue présidente du FN en 2011 avant d’en changer le nom en 2018. Elle a perdu lors des élections présidentielles de 2012 et 2017. En 2012, elle était arrivée troisième. En 2017, elle avait perdu très nettement au second tour face à Emmanuel Macron. Il faut bien avouer que sa prestation lors du débat de l’entre deux tours fut réellement catastrophique. Elle n’a pas principalement perdu à cause de son incapacité à débattre, mais cela n’a fait que confirmer aux yeux des Français qu’elle ne pouvait prétendre à la magistrature suprême. Elle présente trop de lacunes pour y parvenir.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Depuis 2011, son parti a conquis quelques villes mais aucune région. Après 2017, elle aurait dû avec son état-major réfléchir aux conditions de ses défaites successives. Elle a pensé que l’emballage RN et l’historique du FN suffiraient à s’imposer comme une force politique pouvant briguer les premières places. Il n’en est rien. Elle a continué comme si de rien n’était. Pourtant, il n’y a plus beaucoup de valeureux cadres au sein de son mouvement et le nombre de militants diminue. Aucune personnalité n’émerge. Les seules qui avaient gagné leurs galons médiatiques dirigent maintenant leur parti, leur institut, ou préfèrent se considérer comme des alliés et des partenaires du RN sans en être formellement quand ils n’en ont pas été chassés comme des malpropres. Cela en dit long…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : Le score du RN peut-il engager un débat tendant à questionner la légitimité de Marine Le Pen sur le plan national à un an de l’élection présidentielle ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : Seuls les membres des mouvements droitistes &#8211; en marge du RN &#8211; posent cette question de la légitimité de Marine Le Pen. Celle-ci sera bien candidate en 2022. Aucun membre du RN n’a le courage ou la pertinence politique pour dire publiquement que Marine Le Pen doit se remettre en question et même laisser sa place à la tête du parti. Que ce soit Macron ou les ténors des LR, ils rêvent tous d’être contre elle au second tour, car c’est la victoire assurée. Cependant, il n’est pas du tout certain que Marine passe le premier tour en 2022. Je n’écris pas qu’elle sera forcément disqualifiée mais je pense que ses chances d’être au second tour se sont réduites parce qu’elle a loupé moultes occasions pour bien faire entendre ses différences sur des sujets cruciaux : immigration, attentats, gestion de la crise sanitaire, abandon du Franc et de la sortie de l’Union Européenne…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : Une montée en puissance du parti Europe Écologie Les Verts était aussi très attendue, pour autant la vague verte ne semble pas au rendez-vous. Les écologistes ont-ils atteint leur plafond de verre ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : Étant donné la faiblesse de la participation, il n’y a pas eu de vague bleue, rose, rouge, verte, etc. Je ne pense pas que les écologistes aient atteint leur plafond de verre. Ils pâtissent d’une campagne médiocre dans un scrutin peu clair et lisible comme nous l’avons écrit plus haut. Ajoutons à cela la défiance presque générale pour le corps politique et le manque d’implantation locale et vous comprenez leur échec patent. Malgré tout, reconnaissons que les écologistes posent parfois de vraies questions. Néanmoins, les réponses apportées par leurs porte-voix politiques sont presque tout le temps catastrophiques et démagogiques. Les Français ont pu voir les actions menées par des maires Verts. Ils ont peut-être compris que l’idéologie rouge-verte peut se définir comme intrinsèquement dangereuse.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois, il ne faut pas enterrer EELV trop vite. N’oublions pas que chaque jour ou presque les médias diffusent des messages alarmants concernant l’écologie, le réchauffement climatique, la pollution, les gaz à effet de serre, les fontes des glaces, etc. Ce mouvement politique bénéfice donc d’une campagne promotionnelle quasi permanente. C’est un atout non négligeable pour imprégner les esprits…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : Cette élection nous a permis aussi d’observer l’absence de la France insoumise et de La République en marche au sortir des urnes. Ces deux formations politiques sont-elles en voie de décomposition ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : Les élections municipales avaient déjà montré que LREM était un parti fantoche. La déculottée prise lors de ces élections confirme ce que tous les esprits lucides savaient : LREM est un parti dirigé par une caste déconnectée du peuple et des réalités mais soutenu par toute l’infrastructure médiatique. Les élections départementales et régionales montrent une nouvelle fois l’aspect fantomatique de cette organisation politique qui ne dispose en réalité d’aucune implication locale. Macron est un homme seul soutenu par certains médias. A l’aune de ces explications, je ne dirai pas que LREM est en décomposition. En revanche, je poserai la question suivante : LREM, en tant que parti politique, est-elle née un jour ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La France Insoumise paie les errements idéologiques de Jean-Luc Mélenchon et ses sorties médiatiques malheureuses. Le principal danger de LFI comme son principal atout reste Jean-Luc Mélenchon. Son agressivité, ses propos caricaturaux, son manque de lucidité sur les enjeux de société ont grandement contribué à la perte de crédibilité de LFI. De même, les dernières élections ne profitent pas à des mouvements comme LFI ou le RN, car il s’agit de scrutin de liste à la proportionnelle. Lors de la présidentielle, les Français votent pour un homme ou une femme et au scrutin majoritaire. Précisons également que les rivalités internes à LFI en vue de l’élection présidentielle ont pu jouer dans le manque d’engouement des militants et des cadres. Rajoutons à cela une campagne invisible, un scrutin peu clair, et la volonté des Français de marquer leurs désaccords profonds par l’abstention et vous disposez des principales explications pour comprendre l’échec magistral de LFI.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : Mais paradoxalement le Parti socialiste et Les Républicains, trépassés depuis quatre années semblent être touchés par un regain de vitalité. Le clivage théorisé par Emmanuel Macron entre « nationalistes » et « progressistes » est-il encore valide, ou revient-on progressivement à l’éternel clivage « droite » / « gauche » ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : Là encore, c’est aller vite en besogne que de parler de « regain de vitalité » avec une participation aussi faible. Ces deux mouvements ne doivent pas crier victoire trop vite et faire preuve d’humilité. N’oublions pas que la participation arrive difficilement à 35% pour les élections départementales et régionales (respectivement 34,36% de 34,69%) au deuxième tour. Comme pour la présidentielle de 2017, les gagnants sont élus par une minorité de Français. Cela pose d’emblée la question de la légitimité des nouvelles chambres et relativise grandement la portée de leurs victoires.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le PS et LR ont gagné car ils bénéficient d’implantations locales depuis des années. Pour ces élections régionales tous les sortants furent réélus. Les électeurs ont préféré donner leur suffrage aux candidats déjà en place, malgré les réserves qu’ils pouvaient exprimer, que de tenter l’incertitude de nouvelles équipes. Cela démontre une nouvelle fois le légalisme voire le conformisme des électeurs. Pour LR, n’oublions pas que Bertrand et Pécresse avaient pris leur distance avec leur parti politique après des discussions et des déclarations houleuses. Aujourd’hui, ils reviennent plus ou moins dans le giron du parti-mère, et les manœuvres des prochains mois entre les vainqueurs des régionales estampillées LR seront intéressantes à analyser.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En temps de crise, on gouverne souvent au centre par nécessité, pragmatisme et réalisme politiques. Cependant, la politique de l’extrême centre ne dure qu’un temps, car les vieilles habitudes refont surface. Pourtant, depuis 2017, on nous vend un duel Macron-Le Pen pour le deuxième tour de 2022, mais suite aux dernières élections, les médias commencent timidement à évoquer un duel Macron contre un candidat LR. Ils oublient que les deux futurs champions annoncés, Macron et Le Pen, pourraient être balayés &#8211; pour des raisons différentes &#8211; dès le premier tour.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La vie politique républicaine depuis 40 ans démontre que très souvent certains furent enterrés trop vite par les médias et les politiques, avant de revenir en force. Qui aurait pu croire, il y a encore quelques mois, que Xavier Bertrand serait présidentiable ? Personne. Wauquiez était donné mort après la lamentable prestation de son parti aux Européennes. Après cette défaite mémorable, il a démissionné de la présidence des LR, et tout le monde ou presque l’a mis de côté. Il a travaillé discrètement et aujourd’hui il semble bien positionner parmi les LR pour prétendre à l’élection suprême, alors que sa légitimité démocratique paraît aussi très mince.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : La Corse est, nous pouvons le noter, la seule région dans laquelle un semblant d’entrain a existé dans le fait de voter. Le futur de la démocratie n’est-il pas finalement le retour à des régions puissantes par rapport à la centralisation parisienne que notre pays connaît de nos jours ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : L’idéologue centralisatrice est une plaie pour nos libertés provinciales. En tant que catholique et monarchiste, je défends le principe de subsidiarité. Il est évident qu’il faut en finir avec la gabegie des départements et démanteler ces nouvelles régions qui ne respectent pas, dans la plupart des cas, les provinces charnelles et historiques.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est vrai qu’en Corse, la participation affiche un taux de 57% au deuxième tour, après avoir atteint un peu plus de 56% au premier tour. Mais comme en Histoire, il ne faut jamais oublier le contexte. Le caractère insulaire renforce l’adhésion à des valeurs communes. De plus, les Corses ont un fort attachement à leur identité et leur histoire. Les Corses ont toujours aimé la politique et ces élections constituent un moment fort de la vie politique locale. Cette région est aussi la moins peuplée de la France métropolitaine, ce qui renforce volontiers l’attachement aux candidats qui se présentent. Le succès relatif de la participation est plus à rechercher dans les éléments précédemment décrits que dans l’idée d’une région Corse forte. Les autonomistes sont très actifs et pour de nombreux Corses, placer des autonomistes à la tête de la région constituent en quelque sorte un formidable pied de nez à la politique jacobine décidée à l’Élysée ou Matignon.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">C.DB : Quels enseignements pouvons-nous tirer de ces élections à moins d’un an de la présidentielle ? Les nouveaux présidents de région ont-ils une réelle chance de s’élever jusqu’à la magistrature suprême ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>F.A</strong> : Le danger serait de tirer des conclusions hâtives d’une double élection où deux électeurs sur trois ont préféré rester en famille que de voter. La réserve de voix des abstentionnistes est très élevée. A ce jour, il est quasiment impossible de savoir vers qui ils se tourneront le moment venu, d’autant que de nos jours, un an c’est vraiment très long. Il peut se passer énormément d’événements : nouveau confinement, reprise économique en berne, problèmes énergétiques (électricité ?), attentats islamiques, faits divers, etc.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La rentrée de septembre sera à observer avec acuité, encore plus si la menace des variants Covid-19 se voit confirmer par les autorités. Quelle sera la réaction de nos compatriotes face à la politique vaccinale dont on nous rebat les oreilles depuis des semaines ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les Français, dans l’ensemble, ont souffert du confinement, sur le plan psychologique, humain et financier. Les dominants ne mesurent pas à quel point la colère gronde. Les Français sont très patients, dociles mais à bout. Le jour où ils s’énerveront vraiment, ils ne prendront pas de gants et ne s’arrêteront pas à la moitié du chemin. Leur colère n’a pas encore explosé. Peut-être qu’elle se dissipera grâce aux vacances d’été… Ou peut-être que le gouvernement sortira de son chapeau une nouvelle loi d’écologie punitive, taxe sur les carburants, qui remettra dans la rue un, ou deux ou trois millions de Français.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous pouvons tirer plusieurs enseignements des élections 2021. A mon sens, les plus importants sont les suivants : aucun parti politique officiel ne comprend les aspirations profondes de la France et des Français, aucun mouvement politique à ce jour ne dispose de la capacité de réunir une grande majorité de mécontents avec un projet politique français et ambitieux. Nous avons eu également confirmation que les grands médias pourrissent la vie intellectuelle et politique françaises en promouvant un manichéisme étroit et un politiquement dit correct difficilement supportable pour un esprit sain…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Quant aux nouveaux présidents de région qu’ils se rappellent l’exemple de Ségolène Royal : ne pas avoir son parti pleinement avec soi ne permet pas de gagner. Qu’ils se souviennent des cas Sarkozy (2007) et Macron (2017) : avoir les médias comme soutien c’est la victoire quasi assurée. Cependant, les Français peuvent être surprenants. En 2005, alors que la très grande majorité des partis politiques et des médias militaient avec joie et dévotion pour l’établissement de la constitution pour l’Europe, nous avions dit Non à 55% avec une belle participation (70%). Je suis intimement convaincu que si les médias n’avaient pas été des outils de propagande en faveur du Oui, le Non aurait pu obtenir 70 voire 80% des suffrages exprimés. Que les lecteurs de cet entretien ne l’oublient jamais : « L’Histoire est le théâtre de l’imprévu ».</span></p>
<p>Propos recueillis par <a href="https://www.billetdefrance.fr/author/admin/">Charles de Blondin</a>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Elections : la face cachée du vote obligatoire</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/elections-la-face-cachee-du-vote-obligatoire/23/06/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jun 2021 11:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>
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		<category><![CDATA[Suffrage universel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 23/06/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/elections-la-face-cachee-du-vote-obligatoire/23/06/2021/">Elections : la face cachée du vote obligatoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Avec seulement un tiers de la population qui s’est déplacé aux élections régionales, certaines personnalités politiques proposent de rendre le vote obligatoire. Explications.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Débâcle générale et abstention record. Seulement 30% de l’électorat s’est déplacé pour voter ce dimanche 20 juin 2021 aux élections départementales et régionales. Symbole de la perte de confiance dans le processus démocratique et dans ses élites, ces élections auront aussi permis à une petite frange de politiciens de sortir du tiroir une idée vieille comme le vote : le suffrage obligatoire. Quel est l’historique du vote en France ? Que nécessite-t-il ? Pourquoi vouloir imposer le vote obligatoire ? C’est à ces trois questions que nous répondrons au fil de ces lignes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Historicité du suffrage en France</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Contrairement à ce mythe imposé et rebattu, ce ne sont pas les révolutionnaires qui ont brisé les fers du peuple pour lui donner le droit de voter (bien au contraire). Le droit de vote existe en France depuis … sa fondation. Ses modalités furent changeantes au fil des siècles et c’est ce qui peut parfois troubler notre vision de l’histoire du suffrage en France.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous pouvons en introduction dire que la monarchie, elle-même, fut autrefois élective. Tous les souverains français furent, jusqu’à l’établissement de la loi fondamentale dite de l’hérédité, élus par la noblesse réunie. Privilège, privilège, va-t-on dire … et le peuple ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le peuple, lui, pouvait voter à son échelle, notamment au travers des conseils municipaux et des États généraux récurrents comme le rapporte l’historienne médiéviste Régine Pernoud. Ce droit de vote était offert aux hommes … mais aussi aux femmes ! Pour autant, celles-ci vont perdre en partie ce droit. Leur vote ne sera, en effet, comptabilisé que si elles sont considérées comme étant des chefs de famille, donc pour la plupart d’entre elles, veuves. Par la suite, les révolutionnaires interdiront purement et simplement aux femmes le droit de voter.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le génie du mal qu’était l’abbé Emmanuel-Joseph Sieyès au travers de la théorie des citoyens « actifs » et des citoyens « passifs » exclut des isoloirs les femmes, les domestiques, les enfants et les pauvres ! Un doux parfum d’émancipation … Par la suite, les hommes pauvres pourront de nouveau voter en 1792, puis se taire jusqu’en 1799, date à laquelle ils obtiendront un pouvoir de suffrage « abâtardi ». Ce pouvoir, même moindre, sera supprimé à la Restauration puis restauré par petites pointes au cours du XIXe siècle.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les femmes, elles, ne retrouveront le droit de vote qu’en 1944. L’Outre-mer obtiendra un droit complet au vote en 1956, les jeunes de 18 à 21 ans en 1974 tandis que le président de la République sera élu au suffrage universel direct dès 1962.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En résumé, le vote a toujours existé en France, et si ses modalités en firent parfois une exception, il n’en resta jamais ni plus, ni moins, qu’un droit.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Les bases nécessaires pour voter</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Comme nous l’avons vu un peu plus haut, pour voter, il était autrefois nécessaire en France de posséder de l’argent. Cette méthode de suffrage est appelé suffrage censitaire car il était nécessaire de payer un impôt, en l’espèce le cens, afin d’avoir accès au vote. L’avantage de ce suffrage est de donner la parole à des personnes riches et donc le plus souvent bien éduquées et à même de voter en conscience. L’inconvénient est que ce vote ne se fait pas, a priori, en fonction d’une quelconque capacité à voter mais en fonction d’un bien dont peu ont accès en quantité suffisante : l’argent. Car si, comme nous l’avons dit, l’argent et l’éducation se suivent souvent, ce n’est pas toujours le cas.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une autre méthode discriminatoire d’établissement du vote est le suffrage capacitaire. Les votants le seront s’ils ont la capacité, notamment intellectuelle, de voter. L’avantage est d’avoir un avis éclairé, si ce n’est d’expert, du moins de personne avertie. L’inconvénient est dans le choix même de qui votera. Quelle capacité sera nécessaire pour voter ? Savoir écrire ? Lire ? Compter ? Créer des plans de réacteurs nucléaires ? Choisir la capacité nécessaire pour voter, c’est aussi choisir les futurs votants.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une méthode plus rare de suffrage est celle du suffrage dit familial. Ce suffrage permet au bon père de famille de disposer d’autant de voix que de membres au sein de sa famille. L’avantage est de promouvoir la natalité et de revaloriser la famille. L’inconvénient est de donner trop d’importance à une idée minoritaire. Par exemple, prenons un pays imaginaire composé de cinq familles. Les quatre premières sont composées d’un père, d’une mère et d’un enfant. Trois fois quatre font douze. La cinquième famille, elle, est composée d’un père, d’une mère et de douze enfants. Grande famille ! En somme quatorze personnes. Une famille met donc en minorité quatre autres familles.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il existe enfin le suffrage universel. Suffrage permettant à tous les citoyens de voter à partir d’un certain âge. C’est le suffrage actuel en France. Ce suffrage, s’il est accessible à tous et donc relativement égalitaire, permet aussi à des personnes n’ayant pas l&rsquo;envie ou la capacité de voter de donner leur avis. Cette méthode de suffrage est facultative à cette heure dans notre pays. Pour autant, certaines nations comme la Belgique imposent le vote obligatoire. En effet, en vertu de l’article 62 alinéa 3 de la Constitution coordonnée du 17 février 1994 dite Constitution belge, « <em>Le vote est obligatoire et secret</em> ». Le contrevenant à cette règle se verra infliger une amende à hauteur de 40 à 80€ puis de 200€ en cas de récidive. Mais pourquoi vouloir imposer une telle modalité en France ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Finalité et conséquences du suffrage obligatoire</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La finalité du suffrage obligatoire est simple : amener les électeurs dans les isoloirs. Cela peut paraître bénéfique au jeu démocratique mais en réalité le Diable se cache dans les détails. Nous devons nous poser la question de « Qui ne vote pas ? ». D’une part, ceux qui n’ont pas d’avis ou se fichent de la politique, d’autre part, c’est triste à dire, ceux qui n’ont pas les capacités (intellectuelles et/ou physiques) pour avoir un vote éclairé. Ceux qui ont des convictions votent en grande partie et s’ils ne votent pas, l’obligation de vote ne les fera pas changer d’opinion pour autant. Tous les partis bénéficieront donc au premier abord d’un regain de voix. Mais que faire de ceux qui n’ont pas d’avis ou de capacités ? Les laisser voter blanc indéfiniment ? Évidemment non ! Le but sera de les faire voter pour une liste, et si ce n’est par conviction ce sera certainement par la peur.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le politique de la peur a pris ses lettres de noblesse sur la scène politique avec François Mitterrand. Il avait besoin d’un épouvantail diabolique pour se faire élire, il a choisi Jean-Marie Le Pen. Le choix se faisait dès lors entre le bien et le mal, un choix qui sied au président Mitterrand, mais aussi au Menhir, qui par un jeu de dualité recueillait de nombreuses voix qu’il n’aurait peut-être jamais acquises sans cette fourberie mitterrandienne. Le duel se reproduit en 2002 puis perdure sous l’ère Marine Le Pen. Mais ne nous laissons pas avoir par les apparences. La Phalange n’est pas aux portes de la France. François Hollande l’avouera d’ailleurs, lui-même, dans son livre-entretien <em>Un Président ne devrait pas dire ça</em> [Davet et Lhomme] en disant que Marine Le Pen « <em>n’est pas factieuse</em> ». Pour autant, le faire croire reste intéressant.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le vote obligatoire sous fond démocratique ne sera en réalité qu’un moyen d’accentuer l’ingénierie sociale et la manipulation des foules au profit de politicards bedonnants ne maîtrisant que l’art de l’intrigue pour survivre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Après le « <em>Pas de liberté pour les ennemis de la liberté</em> » de Saint-Just, nous pouvons proclamer la nouvelle devise républicaine : « Mort aux indécis », qui sera l’objectif politique de ces prochaines années. Peut-être la suite prendra-t-elle la forme de l’interdiction du vote blanc au profit du choix d’une liste, même non désirée ? Qui sait ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au-delà des finalités avouées et souterraines nous pouvons aussi pointer du doigt certaines conséquences bien réelles du suffrage obligatoire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’une part, rendre le suffrage obligatoire fait de ce droit inaliénable un devoir impérieux. Voter ne sera plus une liberté mais un acte constitutionnellement sanctionné au même titre que le paiement de l’impôt. Mais au fond, ces derniers mois et ces dernières années, les Français ont montré qu’ils ne tenaient pas tant que cela à leurs libertés fondamentales (presse, expression, manifestation, circulation, …). Alors pourquoi les politiques se priveraient-ils pour en enlever une de plus ? Après tout, « <em>un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups</em> » (Agatha Christie) !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’autre part, rendre le vote obligatoire fait imposer un impôt par destination supplémentaire sur la tête des Français. Payer de 40 à 200€ pour ne pas exercer ce qui naguère était une liberté n’est pas la perspective la plus glorieuse de notre avenir proche. Et en excluant ceux qui ne se déplaceront pas à dessein, comment traiter ceux qui n’ont pas pu se déplacer, ceux en voyage, handicapés ne pouvant bouger.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Je ne crains pas le « suffrage universel » : les gens voteront comme on leur dira</em> ». Alexis de Tocqueville.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Municipales à Paris : tout savoir sur le mode de scrutin</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/politique/municipales-a-paris-tout-savoir-sur-le-mode-de-scrutin/06/03/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Victor Hovasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2020 17:27:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>
		<category><![CDATA[Municipales]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Scrutin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=2079</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 06 mars 2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/municipales-a-paris-tout-savoir-sur-le-mode-de-scrutin/06/03/2020/">Municipales à Paris : tout savoir sur le mode de scrutin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Les prochaines élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochain. Billet de France refait le point avec vous afin de comprendre le fonctionnement de ces élections.</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong> </strong></span></p>
<h4><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Comment fonctionnent les élections municipales ?</strong></span></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les élections municipales ont lieu <strong>tous les six ans</strong>. Chaque arrondissement se voit attribuer un nombre de sièges de conseillers de Paris et d’arrondissement en fonction de sa population. La mairie a introduit un changement important pour ces élections : les 1<sup>er</sup>, 2<sup>e</sup>, 3<sup>e</sup> et 4<sup>e</sup> arrondissements formeront un secteur unique appelé « Paris Centre », pour des raisons « d’équilibre démographique ». Le maire de Paris n&rsquo;est pas choisi directement par les électeurs mais par les conseillers de Paris.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI : <a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/retraites-edouard-philippe-passe-en-force-et-degaine-le-49-3/29/02/2020/">Retraites : Édouard Philippe passe en force et dégaine le 49.3</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Nombre de sièges par arrondissement :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris Centre : 8 conseillers de Paris et 16 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 5<sup>e</sup> : 4 conseillers de Paris et 10 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 6<sup>e</sup> : 3 conseillers de Paris et 10 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 7<sup>e</sup> : 4 conseillers de Paris et 10 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 8<sup>e</sup> : 3 conseillers de Paris et 10 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 9<sup>e</sup> : 4 conseillers de Paris et 10 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 10<sup>e</sup> : 7 conseillers de Paris et 14 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 11<sup>e</sup> : 11 conseillers de Paris et 22 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 12<sup>e</sup> : 10 conseillers de Paris et 20 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 13<sup>e</sup> : 13 conseillers de Paris et 26 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 14<sup>e</sup> : 10 conseillers de Paris et 20 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 15<sup>e</sup> : 18 conseillers de Paris et 36 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 16<sup>e</sup> : 13 conseillers de Paris et 26 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 17<sup>e</sup> : 12 conseillers de Paris et 24 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 18<sup>e</sup> : 15 conseillers de Paris et 30 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 19<sup>e</sup> : 14 conseillers de Paris et 28 d’arrondissement</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Paris 20<sup>e</sup> : 14 conseillers de Paris et 28 d’arrondissement</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce qui représente un total de 163 conseillers de Paris et 340 conseillers d’arrondissement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quel est le mode de suffrage ?</strong></span></h4>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les élections municipales à Paris se font au suffrage universel à deux tours. Seules les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages au premier tour peuvent se maintenir au deuxième tour. Dans chaque arrondissement, la liste qui réunit une majorité absolue (+50% des suffrages exprimés) au premier tour ou qui arrive en tête au deuxième tour obtient la moitié des sièges.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les sièges restants sont répartis à la proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5%, y compris celle arrivée en tête. Particularité : entre les deux tours, les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages peuvent faire alliance ou fusionner avec des listes qui ont le droit de se maintenir au second tour (celles qui ont obtenu au moins 10%).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L&rsquo;élection du maire de Paris</strong></span></h4>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il revient ensuite aux 163 conseillers municipaux d&rsquo;élire le maire de Paris. Si aucun candidat ne parvient à obtenir les voix d&rsquo;au moins 82 conseillers aux deux premiers tours de scrutin, un troisième tour a lieu à la majorité relative.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L&rsquo;élection du maire d&rsquo;arrondissement</strong></span></h4>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une semaine après l&rsquo;élection du maire de Paris, ce sont les maires d&rsquo;arrondissements qui seront désignés. Le conseil d&rsquo;arrondissement rassemble les conseillers d&rsquo;arrondissement, qui ne siègent que dans cette instance locale, et les conseillers de Paris, qui siègent également à l&rsquo;Hôtel de Ville. Chaque conseiller d&rsquo;arrondissement vote pour élire le maire d&rsquo;arrondissement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quel est le rôle d’une mairie d’arrondissement ?</strong></span></h4>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Alors que le conseil de Paris, dirigé par le maire de Paris, vote le budget, lève l&rsquo;impôt et décide de l&rsquo;ensemble des dépenses, la mairie d&rsquo;arrondissement donne son avis sur un certain nombre de projets, de dossiers concernant l&rsquo;arrondissement (urbanisme, occupation du sol, subventions…). Elle assure la gestion directe d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;équipements de proximité : les crèches, les équipements sportifs, les espaces verts…</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il regroupe les conseillers de Paris et les conseillers d&rsquo;arrondissement élus par les habitants. Le Conseil d&rsquo;arrondissement donne son avis sur les projets présentés ensuite au Conseil de Paris. Il peut émettre des vœux (propositions) et poser des questions écrites ou orales au conseil de Paris. Il nomme des représentants dans différents organismes locaux (Centre d&rsquo;Action Sociale, Caisse des Écoles &#8230;).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Abstention</strong></span></h4>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les élections municipales sont avec la présidentielle le scrutin auquel la participation reste la plus élevée en France, mais elles ne sont pas pour autant épargnées par la montée globale de l&rsquo;abstention. En hausse continue depuis le début des années 1980, l&rsquo;abstention avait cependant atteint un niveau record pour ce type de scrutin à 38,29 % en 2014.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Procuration</strong></span></h4>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Si vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer à votre bureau de vote les 15 et 22 mars, vous pouvez établir une procuration jusqu&rsquo;à la veille du scrutin dans le commissariat de votre choix, mais la personne à qui vous avez donné procuration risque alors de ne pas pouvoir voter si la mairie d&rsquo;arrondissement ne l&rsquo;a pas reçue à temps. Il est donc recommandé d’effectuer la démarche au plus tard quelques jours avant le scrutin pour tenir compte des délais d&rsquo;acheminement et de traitement de la procuration en mairie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quels sont les candidats en lice et leur place dans les sondages ?</strong></span></h4>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les candidats à se présenter sont au nombre de 11.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Le Journal du dimanche et Sud Radio, paru dimanche 1er mars, la candidate Les Républicains à la mairie de Paris Rachida Dati arriverait en tête des intentions de vote avec 25 % des suffrages. Elle serait talonnée par la maire sortante socialiste Anne Hidalgo, créditée de 24 %. En troisième position se trouve la candidate La République en marche Agnès Buzyn, avec 20 %. Quant au candidat EELV David Belliard, il obtiendrait 11 % des suffrages, 8 % pour le dissident Marcheur Cédric Villani et 5 % pour la candidate La France insoumise Danielle Simonnet.</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Rachida Dati : 25%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Anne Hidalgo : 24%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Agnès Buzyn : 20%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">David Belliard : 11%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cédric Villani : 8%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Danielle Simonet : 5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Serge Federbusch : 3,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une liste divers droite : 2,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Marcel Campion : 0,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une autre liste : 0,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La liste « Parisiennes, Parisiens » : inférieur à 0,5%</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong> </strong></span></p>
<h4><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Grand débat </strong></span></h4>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les sept principaux candidats aux élections municipales à Paris ont débattu pour la première fois le mercredi 4 mars dans La Grande confrontation diffusé par LCI. Durant trois heures et quart de débats les candidats ont échangé (parfois de manière tendu) sur le logement, la sécurité, les transports et la pollution.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Lors de ce débat, le Figaro a publié un sondage en ligne afin d’estimer quel est le candidat qui a le plus convaincu les téléspectateurs :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Rachida Dati : 54,17%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Agnès Buzyn : 16,79%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cédric Villani : 9,55%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">David Belliard : 7,8%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Anne Hidalgo : 7,23%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Serge Federbusch : 3,14%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Danielle Simonet : 1,33%</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Les élections européennes 2019 en bref</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Victor Hovasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2019 18:06:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 25/05/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/les-elections-europeennes-2019-en-bref/25/05/2019/">Les élections européennes 2019 en bref</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Les élections européennes permettant d’élire les eurodéputés au suffrage universel direct en un tour, se tiendront ce dimanche 26 mai 2019 en France. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les élections européennes ont lieu <strong>tous les cinq ans</strong>. Chaque pays se voit attribuer un nombre de sièges en fonction de sa population. Il doit ensuite conduire le scrutin sur son territoire à la proportionnelle. En 2019, en France, le vote se tiendra le <strong>dimanche 26 mai</strong>. Cette année, le gouvernement a introduit un changement important : le pays ne sera plus découpé en huit circonscriptions régionales, mais formera une circonscription unique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a style="font-size: revert; font-weight: revert;" href="https://www.billetdefrance.fr/politique/face-aux-accusations-segolene-royal-se-defend/16/01/2020/">Face aux accusations, Ségolène Royal se défend</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une liste de candidats doit être présentée par chaque parti pour l&rsquo;ensemble du territoire français. A l&rsquo;issue du scrutin, les partis ayant obtenu au moins 5% des suffrages bénéficieront d&rsquo;un nombre de sièges proportionnel à leur nombre de voix. <strong>34 listes</strong> sont en compétition en France.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quel est le mode de scrutin pour les élections européennes en France ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les élections européennes ont lieu au suffrage universel direct à un tour. Les candidats présentés sont élus pour cinq ans selon les règles de la représentation proportionnelle (principe commun à tous les États membres), au scrutin de liste à la plus forte moyenne. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les sièges sont attribués aux candidats d’après l’ordre de présentation sur chaque liste. Si, pendant le mandat, un siège devient vacant pour quelque cause que ce soit, il est attribué au candidat suivant de la liste.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quel est le nombre de députés européens ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Avec la décision du Royaume-Uni de se retirer de l’Union européenne en 2016, le nombre de sièges au Parlement européen passe de <strong>751 à 705</strong>. 46 des 73 sièges britanniques libérés sont disponibles pour un éventuel élargissement de l’UE. Les 27 autres sont répartis entre 14 États membres jugés jusque-là sous-représentés : France (+5), Espagne (+5), Italie (+3), Pays-Bas (+3), Irlande (+2), Suède (+1), Autriche (+1), Danemark (+1), Finlande (+1), Slovaquie (+1), Croatie (+1), Estonie (+1), Pologne (+1), Roumanie (+1).</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l’issue des élections européennes de 2014, la France disposait de 74 sièges au Parlement européen. Après les élections de mai 2019, elle disposera de 74 sièges +5, soit <strong>79 eurodéputés</strong>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quel est le rôle du député européen ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le député européen exerce 3 pouvoirs :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">législatif : le Parlement est partie prenante de l’adoption des actes juridiques communautaires, en « procédure législative ordinaire », en procédure d’approbation ou de consultation, avec dans certains cas un droit d’initiative</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">budgétaire : il établit, avec le Conseil de l’Union européenne, le budget annuel de l’UE</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">de contrôle : il intervient dans la procédure de désignation du président de la Commission européenne et peut censurer la Commission.</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quelle est la rémunération du député européen ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Depuis juillet 2018, la rémunération mensuelle des députés, prévue par le statut unique, s’élève à <strong>6.824,85 € net</strong>.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les eurodéputés disposent également d’une enveloppe budgétaire pour régler certains frais. Elle comprend <strong>4 320 €</strong> pour les frais généraux (communication, équipements, etc.) et la prise en charge des frais de transport (maximum 4 264 € par an). Ainsi que de <strong>24 943 €/mois</strong> pour l&#8217;emploi d&rsquo;assistants personnels.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quels sont les groupes ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l&rsquo;issue des élections européennes, les députés élus peuvent rejoindre ou créer un groupe politique au niveau européen. Pour la législature 2014-2019, on compte huit groupes politiques au niveau européen :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Groupe du Parti populaire européen</strong> (PPE), qui réunit la plupart des partis de centre-droit, dont Les Républicains</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L&rsquo;Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen</strong> (S&amp;D) où figure notamment le Parti socialiste</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Les Conservateurs et réformistes européens</strong> (CRE), qu&rsquo;aucun député français n&rsquo;a rejoint</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L&rsquo;Alliance des démocrates et des libéraux pour l&rsquo;Europe</strong> (ADLE), où se trouvent l&rsquo;UDI et le MoDem</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique</strong> (GUE/NGL) où siègent le Parti communiste français et La France insoumise</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Groupe des Verts/Alliance libre européenne</strong> (Verts/ALE), rassemblant les partis écologistes européens dont Europe Écologie-Les Verts</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe</strong> (ELDD), dans lequel siège le parti de Florian Philippot, Les Patriotes.</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Groupe Europe des nations et des libertés</strong> (ENL) qui réunit des partis de droite et d&rsquo;extrême-droite, dont le Front national</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les députés qui ne rejoignent aucun groupe politique européen sont dits « non-inscrits ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Abstention</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Selon un sondage Odexa Dentsu Consulting, il est prévu <strong>57%</strong> d’abstention en 2019 pour <strong>57,57%</strong> en 2014. Cela représente tout de même plus de la moitié des électeurs. Chez les jeunes électeurs, ce sont 70% des 18-34 ans qui comptent s’abstenir. A se demander si les Français ont un quelconque intérêt pour l’Union Européenne. A titre indicatif, l’abstention était de 25,44% lors du second tour des élections présidentielles de 2017.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Afin de pallier à ce manque d’engouement de la part des jeunes électeurs, le Parlement européens n’hésite pas à dépenser son budget en publicité ciblée et en référencement sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter.<span style="color: #3366ff;"> <a style="color: #3366ff;" href="https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&amp;v=R3tErFvAgag"><span style="color: #000080;">Un court-métrage</span></a></span> de campagne a été réalisé comptabilisant à ce jour 34 millions de vues sur YouTube. La vidéo montre plusieurs naissances de bébés dans les pays européens, des bébés « <em>qui hériteront des décisions prises en mai 2019 et nous poussent à réfléchir sur les raisons de notre vote</em>« , selon le Parlement. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une page Facebook aux allures enfantines et humoristiques à elle été créée par l’ONG <a href="https://pulseofeurope.eu/fr/"><span style="color: #000080;">Pulse of Europe France</span></a> qui agit contre l&rsquo;abstentionnisme et l&rsquo;extrémisme. Cette page dénommée <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.facebook.com/eurolapins/"><span style="color: #3366ff;"><span style="color: #000080;">Eurolapins</span></span></a></span> met en scène de petits lapins aux couleurs de l’Union européenne avec des messages simples et percutants rappelant d’aller voter le 26 mai afin de lutter contre la menace de l’extrême droite.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De nombreux événements Facebook ont également été créés toujours dans cette optique de mobilisation pour se rendre aux urnes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quels sont les partis en lice et leur place dans les sondages ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les listes à se présenter sont au nombre de 34. Chacune d’entre elle menée par une tête de liste comporte 79 candidats. Selon le sondage journalier de l’IFOP, au 23 mai nous avons les intentions de votes suivant :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">RASSEMBLEMENT NATIONAL: Jordan Bardella 24,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE<span style="font-size: revert;"> : Nathalie Loiseau 23%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LES RÉPUBLICAINS : François-Xavier Bellamy 14%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LA FRANCE INSOUMISE<span style="font-size: revert;"> : Manon Aubry 8%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">EUROPE ECOLOGIE LES VERTS<span style="font-size: revert;"> : Yannick Jadot 7%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI SOCIALISTE ET PLACE PUBLIQUE<span style="font-size: revert;"> : Raphaël Gluckmann 6%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">DEBOUT LA FRANCE<span style="font-size: revert;"> : Nicolas Dupont-Aignan 4%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI COMMUNISTE : Ian Brossat 3,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">GÉNÉRATION.S : Benoît Hamon 2%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LES PATRIOTES : Florian Philippot </span>2%</li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">UDI : Jean-Christophe Lagarde 1,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">UPR : FRANÇOIS ASSELINEAU 1,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">GÉNÉRATION ÉCOLOGIE ET MOUVEMENT ÉCOLOGISTE INDÉPENDANT: Dominique Bourg 1%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI ANIMALISTE : Hélène Thouy 1%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LUTTE OUVRIÈRE : Nathalie Artaud 0,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">ALLIANCE JAUNE (GILETS JAUNES) : Francis Lalanne 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">EVOLUTION CITOYENNE (GILETS JAUNES) : Christophe Chalençon 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">MOUVEMENT POUR L&rsquo;INITIATIVE CITOYENNE : Gilles Helgen 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LA LIGNE CLAIRE<span style="font-size: revert;"> : Renaud Camus 0%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI PIRATE: Florie Marie 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">EUROPE DÉMOCRATIE ESPÉRANTO : Pierre Dieumegard 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">ALLIANCE ROYALE : Robert de Prévoisin 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI RÉVOLUTIONNAIRE COMMUNISTES : Antonio Sanchez </span>0%</li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI FÉDÉRALISTE EUROPÉEN : Yves Gernigon 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">ALLONS ENFANTS : Sophie Guillaud 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">DÉCROISSANCE 2019 : Thérèse Delfel 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE: Hadama Traoré 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LES OUBLIÉS DE L&rsquo;EUROPE : Olivier Bidou 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI DES CITOYENS EUROPÉENS: Audric Alexandre 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">À VOIX ÉGALES : Nathalie Tomasini 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">UNION DÉMOCRATIQUE POUR LA LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ (UDLEF) : Christian Person 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LISTE DE LA RECONQUÊTE : Vincent Vauclin 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">NEUTRE ET ACTIF: Cathy Corbet 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">UNION DES DÉMOCRATES MUSULMANS FRANÇAIS (UDMF) : Nagib Azergui 0%</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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