<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Éric Zemmour - Billet de France</title>
	<atom:link href="https://www.billetdefrance.fr/tag/eric-zemmour/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.billetdefrance.fr/tag/eric-zemmour/</link>
	<description>Voir, écouter, transmettre</description>
	<lastBuildDate>Tue, 14 Mar 2023 20:25:31 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.3</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/12/cropped-BDF.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Éric Zemmour - Billet de France</title>
	<link>https://www.billetdefrance.fr/tag/eric-zemmour/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">159653392</site>	<item>
		<title>REPORTAGE &#8211; Zemmour au Trocadéro : le serment de la droite</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-zemmour-au-trocadero-le-serment-de-la-droite/30/03/2022/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-zemmour-au-trocadero-le-serment-de-la-droite/30/03/2022/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Mar 2022 16:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Elections présidentielles 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[Reconquête]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Trocadéro]]></category>
		<category><![CDATA[Union des droites]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7467</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 30/03/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-zemmour-au-trocadero-le-serment-de-la-droite/30/03/2022/">REPORTAGE &#8211; Zemmour au Trocadéro : le serment de la droite</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Ce dimanche 27 mars place du Trocadéro, le grand meeting du candidat à la présidentielle Éric Zemmour, a été son dernier grand coup politique. Un rassemblement d’environ 100 000 personnes selon ses équipes, qui s’inscrit dans la dynamique de cette campagne exceptionnelle, voire unique, pour un candidat hors partis. Bien qu’il ne soit pas assuré d’être au second tour, Éric Zemmour a cependant réussi à reprendre le flambeau de la droite traditionnelle en attirant autour de lui une droite élargie. Un tournant dans la recomposition politique.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Soleil de plomb en cette fin mars pour donner rendez-vous aux soutiens du candidat Reconquête. Sur la place du Trocadéro, c’est l’effervescence. Le matériel est important et les équipes aussi. Pas moins de 1500 bénévoles mobilisés pour assurer la sécurité et l’accueil du public. Les contrôles ont d’ailleurs été renforcés pour cette journée cruciale dans la campagne d’Éric Zemmour.</span></p>
<h3><span style="color: #000000;">Une organisation et une mobilisation réussies</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">A chaque entrée de la place, des barrières sont mises pour contrôler les billets des participants au meeting, carte d’identité en main, en plus d’une fouille en bonne et due forme par les équipes de sécurité. Il faut dire que les organisateurs n’attendaient pas moins de 50 000 personnes à quelques jours du meeting, ce qui, évidemment, laissaient planer un risque de heurts avec des groupuscules malveillants. Sur la place, 5 écrans géants furent dressés de façon à ce que toute la foule puisse suivre le discours en image. Les premiers sont arrivés dans la matinée, afin d’être au plus près de la scène installée devant la Tour Eiffel. Un cadre idéal pour celui qui ne cesse de déclarer « vouloir sauver la France ». Les symboles sont là et les drapeaux tricolores sont distribués en nombre, donnant un effet grandiose. Mais loin de vouloir donner une image trop traditionnelle à cet évènement, les pancartes et casquettes distribuées s’inspirent sans nul doute de la campagne de Trump de 2016, avec une image jeune et décalée comme le rappelle le slogan « Ben Voyons ! » affiché sur certaines d’entre elles.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A 14h45, alors que le meeting débute, la place est au trois/quart remplie, mais les participants ne cessent d’affluer. Certains ont fait le déplacement depuis l’autre bout de la France. Des cars sont partis de plusieurs grandes villes, permettant aux militants de la première heure d’assister au point d’orgue de cette campagne. Si le nombre des participants, avancé par le candidat lors de son discours, semble pour le moins surestimé, il est cependant évident que le meeting ait attiré des Français de toutes conditions. Les jeunes sont très présents parmi les participants, mais il est frappant de voir un grand nombre de retraités. Toutes les classes d’âges sont présentes et les familles aussi. Des parents sont venus avec leurs enfants ou des proches. Cependant, les classes populaires ou d’origine étrangère, paraissent avoir peu fait le déplacement. La classe moyenne française était la plus représentée dans ce meeting.</span></p>
<h3><span style="color: #000000;">Discours patriotiques et retour du tragique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le meeting a permis au parti <em>Reconquête</em> de rassembler toutes les figures politiques qui ont pris la décision de quitter leurs anciens partis pour celui de l’ancien journaliste. Les prises de paroles des soutiens furent brèves mais très énergiques. Chacun y va de son bon mot ou de sa verve pour exprimer son soutien au candidat. Pour Gibert Collard, député RN, Zemmour « <em>est l’homme qui ne courbe pas l’échine sur la colline du crack</em> ». Présenté comme un dissident du système et de la politique menée depuis 40 ans, par l’eurodéputé RN Jérôme Rivière, la figure d’un homme authentique et sincère revient souvent dans les paroles des intervenants. Tout l’enjeu pour l’équipe de campagne du candidat est d’attirer les abstentionnistes, écœurés de la vie politique actuelle, ou simplement désintéressés. D’ailleurs, l’intervention à la tribune d’un abstentionniste repenti n’y trompe pas. Jean-Marc, interlocuteur de Zemmour lors d’une émission télé, prend la parole, et déclare avoir été convaincu par ce dernier, et enjoint chacun d’aller voter en rappelant que dans l’isoloir « <em>personne ne peut vous menacer et vous insulter</em> ». La campagne de Zemmour s’est aussi construite, de façon habile, autour des différentes crises qui ont marqué  ce quinquennat. La crise des gilets jaunes, représentée par une ancienne leader du mouvement, Jacqueline Mouraud, a permis de donner un accent populaire au candidat ; les erreurs et contradictions du gouvernement en matière de gestion de la crise sanitaire ont été pointé du doigt par Jean-Frédéric Poisson et Sébastien Meurant.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au-delà du rejet du système en général et du gouvernement Macron en particulier, c’est bien la peur d’un basculement démographique et de l’effondrement civilisationnel qui motivent les prises de paroles. Le risque de la disparition culturelle de la France et de son art de vivre, que Stéphane Ravier pose en début de meeting se retrouve en toile de fond. Marion Maréchal et Philippe de Villiers, les deux piliers du mouvement ont, d&rsquo;une façon grave et émouvante, dénoncé les dérives communautaristes. Le danger de l’immigration a été bien sûr au cœur de ce meeting, et des témoignages de parents de victimes du terrorisme ou d&rsquo;étrangers clandestins ont ponctué ces interventions. Tel fut le cas de la mère de Marion, assassinée en 2018 par un migrant algérien pour avoir refusé de se marier avec lui après l’avoir recueilli chez elle. Patrick Jardin, père d’une des victimes du Bataclan, conspué par les médias pour ses prises de position anti-immigration, prend aussi la parole, face caméra, pour appeler à la « remigration ». Témoignages poignants et émouvants, qui ont eu de l’effet mais qui semblent passer à la trappe en raison de l’actualité en Ukraine.</span></p>
<h3><span style="color: #000000;"> Le discours de Zemmour, un tournant pour la droite</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">C’est au son des battements de cœurs, faisant vibrer le public, que le candidat à la présidentielle est annoncé.  Une arrivée bien ficelée, quasi présidentielle, caméra suivant le pas solennel du candidat sur une musique épique. C’était son coup de poker : se mettre dans les chaussons des candidats de la droite, avec une gestuelle gaullienne, appuyée dans un cadre soigné et symbolique. Car le pari de cet évènement fut évidemment de rassembler et souder l’électorat de droite. D’ailleurs, Éric Zemmour le fait bien comprendre dès le début de son discours : « <em>en choisissant le Trocadéro, je veux laver l’affront de la droite</em> ». Les discours de Sarkozy en 2012 et de Fillon en 2017 sur cette même place ont laissé une marque à droite, en même temps qu’un vide politique suite aux défaites de ces deux candidats. Le discours de Zemmour renoue avec la tradition des grands discours républicains qui jonglent avec les références historiques, les grandes phrases lyriques, et le vocabulaire guerrier. Le ton assuré, voire même énergique du candidat, a redonné du souffle à sa campagne, qui piétinait depuis le début de la guerre en Ukraine. Sur le fond, rien qui puisse surprendre un auditoire totalement acquis à la cause d’Éric Zemmour.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Non content de remplir ses salles de meeting, Éric Zemmour se vante aussi d’avoir réussi à unir des électeurs venus des différents camps de la droite, dans une optique de faire sauter la digue qui sépare le parti LR de celui du RN. Sa base électorale est donc alignée sur ce principe de réconciliation, et il suffisait de poser la question aux participants du Trocadéro pour s’en rendre compte. Beaucoup d’entre eux avaient voté pour François Fillon au premier tour de la présidentielle en 2017. Au second tour, si une bonne partie ont voté Marine Le Pen ou se sont abstenus, rares sont ceux qui auraient voté en faveur d’Emmanuel Macron. Les électeurs de la « droite classique » ont compris que le parti LR, devenu centriste depuis la création de l’UMP, ne répondraient plus à leurs attentes. Une ancienne militante des LR depuis 1999 témoigne de ce naufrage. Elle a décidé de rejoindre Eric Zemmour en raison de la situation catastrophique du pays et des dérives de la classe politique. Au bord des larmes, elle considère que Zemmour est le seul qui puisse encore « <em>sauver le pays</em> ». La droite conservatrice est très représentée chez les participants, autant que dans l’équipe d’Éric Zemmour : Jean-Frédéric Poisson, Laurence Trochu ou encore Marion Maréchal. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais ce qui attire aussi plus largement les électeurs de Reconquête, c’est le parcours de leur champion. Engagé dans le débat politique depuis qu’il est journaliste, le candidat a su imposer un style en même temps qu’un franc-parler qui le démarque de la langue de bois des hommes politiques. Pour ses soutiens, il incarne ainsi le « camp de la vérité », et il ne s’est pas compromis dans une carrière politique. De façon plus anecdotique, beaucoup de royalistes font partie de cet électorat, ce qui peut sembler paradoxal compte tenu de ses positions très républicaines et radicales en matière de laïcité. Mais, sa politique « bonapartiste » va en ce sens : rassembler les classes bourgeoises et populaires, les opinions républicaines et royalistes, comme Napoléon Bonaparte le fit en son temps.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi dans son discours, Zemmour, se reconnaissant comme « <em>le seul candidat de droite de cette élection</em> » a invité la foule à faire le serment de poursuivre « le combat » que lance Reconquête dans cette bataille électorale, et plus largement dans les années à venir. Même s&rsquo;il ne gagne pas cette élection, il est certain que son action politique changera en profondeur la droite française : une recomposition politique en marche&#8230;</span></p>
<hr width="50%" />
<p><center></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Vous avez apprécié l&rsquo;article ? Aidez-nous en faisant un don ou en adhérant</span></p>
<p><iframe id="haWidget" style="width: 100%; height: 70px; border: none;" src="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/adhesions/devenez-adherent-billet-de-france/widget-bouton"></iframe> <iframe id="haWidget" style="width: 100%; height: 70px; border: none;" src="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/formulaires/1/widget-bouton"></iframe></p>
<p></center></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-zemmour-au-trocadero-le-serment-de-la-droite/30/03/2022/">REPORTAGE &#8211; Zemmour au Trocadéro : le serment de la droite</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-zemmour-au-trocadero-le-serment-de-la-droite/30/03/2022/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7467</post-id>	</item>
		<item>
		<title>«Zemmour contre l’histoire» : des historiens attaquent les propos du candidat</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/zemmour-contre-lhistoire-des-historiens-attaquent-les-propos-du-candidat/14/02/2022/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/zemmour-contre-lhistoire-des-historiens-attaquent-les-propos-du-candidat/14/02/2022/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Feb 2022 17:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Zemmour contre l’histoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7232</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 14/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/zemmour-contre-lhistoire-des-historiens-attaquent-les-propos-du-candidat/14/02/2022/">«Zemmour contre l’histoire» : des historiens attaquent les propos du candidat</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Dans un « tract » publié aux éditions Gallimard un collectif d’historiens s’en est pris à la vision historique d’Eric Zemmour en multipliant les approximations, les mensonges éhontés et les remarques crasses. Parmi les réappropriations historiques présentes au sein de l’ouvrage « Zemmour contre l’histoire » nous avons pu y lire un article édifiant traitant de la question du «génocide» vendéen qui est ici totalement nié.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il est des sujets dont on ne se moque pas impunément. Le <strong>« </strong>génocide <strong>»</strong> vendéen en fait partie. En effet, alors que le candidat à l’élection présidentielle affirmait dans son livre <em>Destin français</em> que «&nbsp;<em>La guerre laiss[a] la place au génocide&nbsp;</em>» en Vendée et que les révolutionnaires voulaient «&nbsp;<em>remplacer les</em> ‘<em>fanatiques vendéens</em>’&nbsp;» afin de changer «&nbsp;<em>l’humanité ancienne par une humanité nouvelle</em> » un historien a cru bon de nier jusqu’à l’existence même du génocide. Le tout de manière anonyme, d’ailleurs comme l’intégralité des auteurs du dit « tract », courageux mais pas téméraires.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un travail de « réinformation »</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le texte se voulant un écrit universitaire de réinformation fait en tout et pour tout deux pages en enlevant la citation préliminaire d’Eric Zemmour. S’en suit un long paragraphe hors-sujet parlant de l’amitié du candidat Zemmour avec le vendéen Philippe de Villiers, fondateur d’un «&nbsp;<em>haut lieu de commémoration contre-révolutionnaire des guerres de Vendée</em>&nbsp;». Pour finir, ce paragraphe érige le travail de l’historien Reynald Secher, spécialiste international des guerres vendéennes, au stade de thèse en niant la notion de « génocide vendéen » que ce dernier défend. Reprenons donc les arguments exposés afin de dénier au massacre des vendéens ce caractère génocidaire. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’une part est exposé un argument temporel portant sur la naissance de l’expression de « génocide », dénié par l’auteur lui-même et donc inopérant. D’autre part se cumulent des éléments véritablement critiques mais factuellement faux.&nbsp;L’auteur nous dit «&nbsp;<em>qu’un génocide suppose une intention d’extermination d’une population définie&nbsp;</em>» et affirme qu’il «&nbsp;<em>n’existait pas avant (ni pendant) la Révolution d’identité régionale capable de cristalliser un projet ciblé d’éradication</em>&nbsp;». L’ «&nbsp;<em>identité vendéenne</em>&nbsp;» était donc «&nbsp;<em>mythifiée</em>&nbsp;» <em>a posteriori</em> et les vendéens n’auraient jamais formé «&nbsp;<em>un groupe national, ethnique ou religieux</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Notons déjà que la notion de génocide ainsi définie est imparfaite sur le plan juridique, seul cadre capable de définir une telle notion et de la sanctionner. Le Code pénal français précise en effet dans son article 211-1 que : « <em>Constitue un génocide le fait, en exécution d&rsquo;un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d&rsquo;un groupe national, ethnique, racial ou religieux, ou d&rsquo;un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire, de commettre ou de faire commettre, à l&rsquo;encontre de membres de ce groupe, l&rsquo;un des actes suivants : atteinte volontaire à la vie ; atteinte grave à l&rsquo;intégrité physique ou psychique ; soumission à des conditions d&rsquo;existence de nature à entraîner la destruction totale ou partielle du groupe ; mesures visant à entraver les naissances ;&nbsp;transfert forcé d&rsquo;enfants.&nbsp;</em>»</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une volonté destructrice</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi sans être un groupe national, ethnique ou religieux, le génocide vendéen peut trouver sa source d’existence dans la volonté de destruction totale ou partielle « <em>d’un groupe déterminé à partir de tout […] critère arbitraire</em> », ici le refus de se soumettre à la République et à ses dirigeants. Nous pouvons ajouter à cela pour être précis que dénier le caractère national de l’identité vendéenne est historiquement faux. S’il est dit qu’il « <em>n’existait pas avant (ni pendant) la Révolution d’identité régionale</em> » vendéenne c’est oublier vite que les rois de France s’adressaient à « <em>leurs peuples</em> » et non à une entité nationale française. C’est aussi oublier que c’est spécifiquement la Révolution qui a contribué à fonder une identité vendéenne propre au sein de la province du Poitou en mettant en place des persécutions. Les vendéens s’allieront pour former une entité cohérente au sein de la France en brandissant notamment son symbole : le Sacré-Cœur du Christ entrelacés avec le Cœur Immaculé de Marie, symbole de la résistance vendéenne, toujours présent en tant qu’emblème de la Vendée.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Par la suite il est question de la matérialité du génocide. Celle-ci est remise en cause du fait de l’absence, selon l’auteur, d’une «&nbsp;<em>doctrine systématique sur la question vendéenne</em>&nbsp;». La répression ne fut donc, selon lui, «&nbsp;<em>jamais circonscrit[e] à un territoire précis</em>&nbsp;» et les autorités révolutionnaires «&nbsp;<em>se gardaient de traiter les ‘Vendéens’ comme un bloc hostile à la République</em>&nbsp;». La République ne faisait donc que chasser les «<em>&nbsp;brigands</em>&nbsp;». La violence était en somme selon lui «&nbsp;<em>désordonnée et aléatoire, soumise au hasard de la personnalité des officiers</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>bien loin de manifester la planification méthodique propre aux génocides</em>&nbsp;». L’élément matériel du génocide qui se traduit par l’ «&nbsp;<em>exécution d&rsquo;un plan concerté</em>&nbsp;» est donc nié.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais c’était omettre la loi dite « d’extermination » du 1er octobre 1793 s’adressant aux « Soldats de la liberté » et déclarant la nécessité « <em>que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d&rsquo;octobre</em> ». Là encore est employé le terme « brigands », assimilé par l’auteur à la conception d’Ancien Régime que pouvait couvrir le terme, à savoir des pillards et autres bandits de grands chemins. Un terme, en somme, absolument banal, si l’on écoute notre cher historien, et qualifiant des criminels. Mais cette définition du terme « brigands » ne peut être acceptée qu’en dehors de tout contexte légal et historique. En effet, le travail parlementaire acté au même moment donne une définition précise du terme « brigands » vu par les révolutionnaires. La présentation du rapport du révolutionnaire Barère, commandée par le Comité de salut public, et intervenue le jour même du vote de la loi d’extermination est en effet éloquente. Barère assimile dans son discours « <em>brigandages et les complots de ces royalistes</em> » et exprime sa ferme intention de faire la guerre à « <em>une armée catholique royale</em> », excluant de ce fait une définition purement criminologique du terme « brigands » mais y ajoutant bien un caractère politique. Le massacre des Lucs-sur-Boulogne est d’ailleurs là pour attester de cette réalité. Pas moins de 127 enfants de moins de dix ans furent mis à mort sans compter les femmes, hommes et vieillards tués, portant le nombre de morts à au moins 459 personnes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un territoire précis</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, comme nous avons pu le voir plus tôt le territoire de la répression était, dans ce cadre de l’extermination, bien circonscrit à un territoire précis qu’est la Vendée et sur une population déterminée. La définition suivante&nbsp;: «&nbsp;<em>Constitue un génocide le fait, en exécution d&rsquo;un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d&rsquo;un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire</em> » ne peut donc qu’être favorablement accueillie. La question du génocide vendéen n’est pas une question juridique ou historique mais exclusivement une question politique. C’est d’ailleurs ce que nous avons pu observer à la fin du tract.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En effet, pour conclure son article, l&rsquo;historien a fini par dire qu’Eric Zemmour a « <em>instrumentalis[é] les cadavres des Vendéens</em> » et a fait un parallèle plutôt audacieux avec la notion de « <em>grand remplacement</em> » du penseur Renaud Camus. Il affirme ainsi que la défense de la mémoire de la Vendée revient dans la bouche du candidat à la présidentielle à « <em>réintroduire en sous-main ses obsessions racistes</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au final, ce tract ne fut qu’une entreprise maladroite et malaisée de nier l’existence de cette période afin de remettre en cause une pensée contemporaine qui déplaît. Saint-Just incitait à ne pas laisser de liberté aux ennemis de la liberté ; ses descendants continuent son œuvre avec un respect absolu et un zèle dans le chimérisme intellectuel à ce stade inégalé.&nbsp;</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>«&nbsp;Une idéologie</em> <em>est précisément</em> <em>ce que son nom indique:</em> <em>elle</em> <em>est la logique</em> <em>d&rsquo;une idée:</em> <em>L&rsquo;émancipation</em> <em>de la pensée</em> <em>à l&rsquo;égard</em> <em>de l&rsquo;expérience. » </em>Hannah Arendt<em>,</em> <em>Les Origines du totalitarisme</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Vous avez apprécié l&rsquo;article ? Aidez-nous en faisant un don</span></p>
<p><center></p>
<form action="https://www.paypal.com/donate" method="post" target="_top"><input name="hosted_button_id" type="hidden" value="7AN6EXHUUMZGU"> <input title="PayPal - The safer, easier way to pay online!" alt="Donate with PayPal button" name="submit" src="https://www.paypalobjects.com/fr_FR/FR/i/btn/btn_donateCC_LG.gif" type="image"></form>
<p></center></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/zemmour-contre-lhistoire-des-historiens-attaquent-les-propos-du-candidat/14/02/2022/">«Zemmour contre l’histoire» : des historiens attaquent les propos du candidat</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.billetdefrance.fr/opinions/zemmour-contre-lhistoire-des-historiens-attaquent-les-propos-du-candidat/14/02/2022/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7232</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Scolarisation des enfants handicapés : et si nous regardions la réalité ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/scolarisation-des-enfants-handicapes-et-si-nous-regardions-le-reel/19/01/2022/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/scolarisation-des-enfants-handicapes-et-si-nous-regardions-le-reel/19/01/2022/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 17:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Écoles]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[Handicapés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6876</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 19/01/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/scolarisation-des-enfants-handicapes-et-si-nous-regardions-le-reel/19/01/2022/">Scolarisation des enfants handicapés : et si nous regardions la réalité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;">Le général Henri Roure revient sur le tollé qu’a provoqué Éric Zemmour en soulignant la nécessité de scolariser à part les enfants présentant certaines formes d&rsquo;handicaps. Au travers de ce qui est considéré comme une insulte par l&rsquo;ensemble de la classe politique, il convient de regarder le réel.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Quelques amis, pourtant français du fond de l’âme et réfléchis, se sont récemment émus des propos rapportés d’Éric Zemmour, sur la scolarisation des enfants handicapés. Il a fallu la diffusion de la vidéo où le candidat expose clairement, logiquement et humainement la situation et sa position pour remettre les idées à leur juste place. Elle n’a cependant pas atteint tout le monde et les conséquences des commentaires virulents relayés par les radios et télévisions, à partir de propos tronqués, ont laissé de bonnes gens choquées et interrogatives sur la personnalité du candidat. Le but était atteint.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Une politique humaniste</h3>
<p><span style="color: #000000;">Nous sommes, dans cette affaire, confrontés à la fausse indignation et à la « décontextualisation » de la parole. Ce type d’opération, intellectuellement malhonnête, ne fait que s’ajouter à d’autres opérations, toutes aussi fourbes les unes que les autres. Je ne m’appesantirai donc pas sur le fond. Je confirmerai simplement l’idée maîtresse de cette vidéo. Il y est dit que certains de ces enfants peuvent parfaitement suivre les cours avec les enfants valides, mais que d’autres, présentant un handicap trop lourd, doivent pouvoir bénéficier de structures adaptées et d’une pédagogie spécifique, à la fois pour leur bien et pour celui des parents. Il s’agit d’une proposition politique reposant sur un véritable humanisme, prenant en compte des situations particulières et non pas sur ce que j’ai coutume d’appeler un humanoïsme, c’est à dire une corruption de la notion d’égalité et de justice dont nous découvrons une invraisemblable présentation dans le communautarisme, ses dérivés et toutes ces incroyables aberrations que certains espèrent pouvoir valoriser.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si nous allons au bout du raisonnement de ceux qui voudraient que tous les enfants handicapés fréquentent les mêmes classes que les autres enfants, il faudrait supprimer les jeux para-olympiques, au motif qu’ils sont discriminatoires et, désormais, entrainer sportifs valides et handicapés, les uns avec les autres et les faire concourir dans les mêmes épreuves. Nous imaginons bien les résultats ! C’est évidemment absurde ! Le simple bon sens veut que chacun puisse bénéficier des conditions de formation les meilleures, prenant en compte, au mieux, les injustices venues de la vie, sans croire pouvoir les nier. Là réside réellement le principe d’égalité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une histoire de manipulation</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En fait ces réactions s’inscrivent dans une philosophie confuse et nocive pesant sur le pays et continuant à se développer avec l’appui insidieux, sinon à l’initiative, de la classe actuellement au pouvoir. Elles participent à cette volonté insensée de remettre en cause la société actuelle pour bâtir, à partir d’un ensemble humain devenu uniforme et crétinisé, une organisation politique se substituant aux nations, dirigée par une oligarchie financière américanisée. Une égalité aussi absolue que possible est nécessaire pour parvenir à cette fin. Elle ne peut se créer qu’en évitant l’émergence d’une élite venue du peuple et en faisant taire les pensées non conformes. Il devient donc logique de niveler les citoyens par le bas. Réflexion et contestation peuvent alors être aisément écartées. Invraisemblable ? Complotisme dites-vous ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette opération ne peut se développer qu’en évitant toute contestation majeure et en travestissant la démocratie. Il faut que le peuple soit rendu aveugle face aux intentions réelles du pouvoir et, mieux, adhère à des obligations pourtant opposées à sa liberté. Il s’agit là de la première étape pour parvenir à cette société décérébrée, qui sera aisément soumise à l’internationalisme financier souhaité par Klaus Schwab et les fidèles de Davos, les membres du club Bilderberg, Bill Gates, George Sorros, les Rothschild et tous les européistes convaincus, disciples pour la plupart de Nicklaus Richard von Coudenhove -Kalergi, reconnu comme un des vrais pères de l’Europe. Ce personnage, concepteur d’un nouvel ordre mondial et paneuropéiste, dont de nombreux souhaits se sont réalisés (perte de souveraineté des États, partage économique, monnaie unique…), mort en 1972, est allé jusqu’à anticiper la future population du continent.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans son livre <em>Idéalisme pratique</em>, il décrit la façon de garantir la paix en Europe, et la façon dont la science peut améliorer la condition humaine. Il imagine ainsi le métissage des peuples européens du futur: « <em>La race du futur, négroïdo-eurasienne, d’apparence semblable à celle de l&rsquo;Égypte ancienne, remplacera la multiplicité des peuples par une multiplicité des personnalités.</em> » Il poursuit dans la même veine: « « <em>les métis allient souvent l’absence de caractère, l’absence d’inhibitions, la faiblesse de la volonté, l’inconstance, l’impiété et l’infidélité avec l’objectivité…</em> » Pour diriger cette masse il voit une élite fondée sur l’eugénisme: « <em>Seule sera libre l’alliance des hommes les plus nobles avec les femmes les plus nobles, et inversement, les personnes de valeur moindre devront se satisfaire de personnes de valeur moindre</em> ». Ne nous étonnons donc pas de l’attitude de nos gouvernants face à l’immigration…ni de leurs réactions face aux défenseurs de la souveraineté nationale, de la promotion des hommes et de la démocratie. Pour l’anecdote, nous lui devons, comme « hymne européen » la IXème symphonie de Beethoven, l’hymne à la joie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une politique vicieuse</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La manipulation se montre savante. Elle nécessite évidemment de porter atteinte aux libertés publiques et aux droits fondamentaux des citoyens. Là réside l’aspect le plus délicat. Elle s’oblige donc à la progressivité dans son aventure afin que le peuple ne se rende pas compte qu’il perd sa souveraineté. Comme toute opération de ce type, elle vise subtilement l’affectif et use de la désinformation. Les journalistes faussement neutres, les allusions perfides, les associations d’images, l’appel à de faux exemples sur tel ou tel sujet, la mise à l’écart des plus compétents et objectifs, le mensonge éhonté, le subliminal, les réactions faussement scandalisées et puissamment orchestrées à une idée contestataire et toutes les démarches d’endoctrinement sous couvert de présentation et de défense de la normalité et des droits de l’homme, et bien d’autres actions et moyens, permettent désormais, à des dirigeants, déjà élus par viol de l’électorat, de dénaturer la démocratie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je voudrais rappeler que les libertés publiques se présentent historiquement comme une arme forgée contre l’absolutisme. Les blesser, les restreindre, les dévoyer, aboutit à un retour vers un pouvoir incontrôlé. Depuis une trentaine d’années, l’expression « libertés publiques » a été complétée par l’idée de « Droits fondamentaux » garantis par la charte des Droits et libertés de la personne. J’en énumère quelques-uns. Il suffira chaque fois de s’interroger sur leur respect en les mettant en perspective avec l’actualité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous avons le droit de vivre ce qui paraît comme une évidence. S’y ajoutent le droit à l’intégrité de notre corps, à la liberté, à l’instruction, à la vie privée, à la sûreté et à la résistance à l’oppression qui légitime les révoltes. Notons que les individus ne peuvent guère défendre, dans leur isolément, ces droits élémentaires. Ils s’exercent face à autrui et impliquent l’appartenance à une collectivité aidant chacun à les faire valoir. Dans un système démocratique, l’État joue ce rôle. Ces droits fondamentaux procèdent de valeurs admises communes à chacun par les différentes Déclarations des Droits de l’homme et du citoyen. Elles se fondent sur la reconnaissance de la dignité de la personne humaine. En conséquence nous devons être protégés contre les atteintes à ces droits, contre les menaces d’agression, contre les agressions physiques et psychologiques…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le lien entre les respects de ces droits et les principes démocratiques est indiscutable. Une interrogation se forme donc sur le devenir du citoyen lorsque l’État, défaillant ou illégitime, se détourne de ces obligations et porte lui-même atteinte à ces Droits fondamentaux…Dans une grande proximité s’établissent les libertés individuelles qui peuvent s’exercer seules ou en groupes. Parmi elles, je relève celles d’aller et venir, de fréquenter les lieux publics, de défendre une opinion y compris politique, de se syndiquer, la liberté de réunion et d’association, ou encore celle de la presse. Je suis persuadé que vous avez fait aisément le lien avec la situation qui est la nôtre aujourd’hui. Certains m’objecteront que dans certaines circonstances l’État, pour le bien de tous, puisse limiter ces droits. C’est vrai, à la seule condition que ces contraintes soient les mêmes pour tous, non discriminatoires, circonscrites dans le temps, souhaitées et légalement contrôlées.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Regardons le réel</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Notre vision de la France est incontestablement menacée. Notre naïveté ou plutôt notre refus bien compréhensible de prendre conscience que quelques Français de pouvoir, puissent nous tromper, me paraît le résultat voulu d’une longue politique de dissimulation et de manipulation. Pourtant ils bradent, notre indépendance en notre nom, falsifient notre histoire, judiciarisent le débat politique en intentant des procès d’opinion, décident de qui peut prétendre à un mandat électif, vilipendent les plus saines des propositions pour le bien du peuple, maltraitent nos atouts propres et nos ambitions de puissance mondiale. Les faits sont bien là.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tout n’est demandant pas perdu. Des élections arrivent qui peuvent déboucher sur un changement de trajectoire et à une restauration de la France à la condition que tous les candidats soient traités équitablement. Veillons-y !</span><br />
<span style="color: #000000;">Si les honnêtes gens ne se rassemblent pas pour voter pour d’honnêtes prétendants à la magistrature suprême et faire en sorte que l’un d’entre eux soit élu, alors «l’Hymne à la joie » remplacera notre Marseillaise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Vous avez apprécié l&rsquo;article ? Aidez-nous en faisant un don</span></p>
<p><center></p>
<form action="https://www.paypal.com/donate" method="post" target="_top"><input name="hosted_button_id" type="hidden" value="7AN6EXHUUMZGU"> <input title="PayPal - The safer, easier way to pay online!" alt="Donate with PayPal button" name="submit" src="https://www.paypalobjects.com/fr_FR/FR/i/btn/btn_donateCC_LG.gif" type="image"></form>
<p></center></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/scolarisation-des-enfants-handicapes-et-si-nous-regardions-le-reel/19/01/2022/">Scolarisation des enfants handicapés : et si nous regardions la réalité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.billetdefrance.fr/opinions/scolarisation-des-enfants-handicapes-et-si-nous-regardions-le-reel/19/01/2022/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6876</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Référendum en Nouvelle-Calédonie : un scrutin sur l’indépendance d’une île stratégique pour la France</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/referendum-en-nouvelle-caledonie-un-scrutin-sur-lindependance-dune-ile-strategique-pour-la-france/10/12/2021/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/referendum-en-nouvelle-caledonie-un-scrutin-sur-lindependance-dune-ile-strategique-pour-la-france/10/12/2021/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 16:26:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Accords de Nouméa]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Calédonie]]></category>
		<category><![CDATA[Référendum]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6624</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 10/12/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/referendum-en-nouvelle-caledonie-un-scrutin-sur-lindependance-dune-ile-strategique-pour-la-france/10/12/2021/">Référendum en Nouvelle-Calédonie : un scrutin sur l’indépendance d’une île stratégique pour la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 12 décembre 2021, la Nouvelle-Calédonie choisira son avenir lors d’un référendum d’indépendance, le troisième depuis 2018. Un scrutin que les indépendantistes ont appelé à boycotter.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">C’est une élection qui pourrait rentrer dans l’histoire. Le 12 décembre prochain, les habitants de la Nouvelle-Calédonie décideront par référendum s’ils souhaitent rester ou non dans le giron français. Une décision qui porterait préjudice aux intérêts français dans le monde et plus spécifiquement dans le Pacifique sud. Tour horizon.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>De la quasi-guerre civile aux accords de Nouméa</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Tout commence par la quasi-guerre civile en Nouvelle-Calédonie aux milieux des années 1980. A cette époque, le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) commet différents actes de violences afin de protester contre la présence française remontant à 1853. Ils incendient et pillent les maisons et les exploitations des « caldoches », terme qui désigne les nouveaux arrivants principalement d’origine européenne. Plusieurs morts sont à déplorer dans les deux camps ainsi qu’une dizaine de gendarmes. Outre l’importante couverture médiatique tant nationale qu’internationale, cette crise atteint son point culminant avec la prise d’otage d’Ouvéa en 1988. Des pourparlers ont lieu et la paix est retrouvée lors de la signature des Accords de Matignon à Paris le 26 juin 1988 entre une délégation indépendantiste et une délégation anti-indépendantiste. Cet accord reconnaît le besoin d’une plus grande autonomie de l’île.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une décennie plus tard c’est chose faite. Signée en 1988, les accords de Nouméa prévoient le transfert de certaines compétences à la Nouvelle-Calédonie sauf ce qui concerne le régalien (sécurité, armée, justice, monnaie). Ils prévoient également une série de trois référendums sur l’indépendance de l’île, si les résultats des deux premiers sont négatifs. Une grande démarche d’ouverture de la France qui, de fait, scie la branche sur laquelle elle est posée favorisant l’indépendance. Le premier se déroule en novembre 1998. A 56,7% (pour 81% de participation), la population locale refuse l’indépendance. Conformément aux accords en cas de résultat négatif, un deuxième référendum est organisé en octobre 2020. A 53,3% (pour 85,7% de participation), les habitants continuent à se prononcer contre l’indépendance de l’archipel. Le scrutin se caractérise par une hausse de la participation et une hausse du vote indépendantiste sans toutefois que celui-ci effectue une véritable percée. Encore une fois, un troisième référendum, pour les mêmes motifs, est prévu le 12 décembre 2021 suite aux demandes répétées de deux courants du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un scrutin sous haute tension</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La minuterie tourne depuis déjà plus de 30 ans. Dimanche, celle-ci devrait en théorie s’arrêter et le verdict devrait tomber de façon définitive sur ce territoire français. Officiellement, les indépendantistes ont appelé à boycotter le nouveau (et dernier) scrutin qu’ils ont eux-mêmes réclamé pour une raison&nbsp;: le Covid-19. Certains analystes perçoivent cette méthode comme un stratagème visant à essayer de délégitimer le résultat de ce référendum considérant que le résultat de celui-ci devrait être de toutes les manières en faveur de son maintien comme territoire français. Toujours est-il que le sujet commence tout juste à être évoqué sur la place publique en particulier grâce à l’élection présidentielle qui approche à grands pas. Les différents candidats dont principalement Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon ont pris des positions tranchées ces derniers jours à ce sujet.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De son côté, le candidat de La France Insoumise (LFI) « <em>adjure</em> » le gouvernement de reporter ce référendum se ralliant aux arguments indépendantistes. Il justifie son propos en accusant le gouvernement de « <em>prendre le risque de recréer les conditions du conflit actuellement apaisé</em> ». De son côté, si Éric Zemmour prend le parti inverse en appelant les habitants à se « <em>projeter sereinement dans un avenir français</em> », il en profite pour dénoncer dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube, le « <em>système de discrimination électorale inique</em> […] <em>qui exclut des dizaines de milliers de citoyens français du droit de vote</em> ». Le candidat de la « Reconquête » fait ainsi référence aux conditions de participation strictes ne permettant pas à tous les inscrits sur les listes électorales de voter, excluant ainsi près de 18% du corps électoral normal, principalement européen arrivé après 1994.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une terre française indivisible stratégique</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Si certains candidats à la prochaine élection présidentielle se penchent sur le sujet, c’est que la question de l’indépendance de ce territoire stratégique clive. Pire encore, il serait une catastrophe pour les deux parties&nbsp;: la Nouvelle-Calédonie et la France. Avec 1,5 million de kilomètres carrés de zones maritimes exclusives garanties par la France, le territoire bénéficie de ressources halieutiques conséquentes ainsi que du cobalt, essentiel dans l’industrie, et du nickel, le « métal du sable ». En 2020, l’archipel a produit 8,1% de la production mondiale soit près de 200&nbsp;000 tonnes de nickel. Ce dernier représente à lui seul 90% de l’exportation de l’île pour 10% de son PIB.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sa richesse attire les convoitises en particulier celles de la Chine. Pékin profite en effet de ces différents référendums et plus récemment de la crise des sous-marins entre la France et l’Australie voisine de la Nouvelle-Calédonie, pour raviver son ambition expansionniste et avancer ses pions dans le Pacifique sud. Une manœuvre qui permettrait d’étouffer l’île et de mettre la main sur une richesse en profitant de sa présence pour isoler l’Australie. C’est d’ailleurs à ce scenario que travaille actuellement l’armée française sur place&nbsp;: les risques d’influence de la Chine dans la région. Pendant ce temps-là, Paris enquête sur les liens pouvant exister entre les mouvements indépendantistes et Pékin sur cet archipel de 280&nbsp;000 habitants.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le sujet ne semble pas préoccuper directement le Premier ministre Jean Castex qui, outre la crise du Covid-19 et la nécessité de la relance économique, ne semble pas affectionner particulièrement ce dossier contrairement à son prédécesseur à Matignon Edouard Philippe. Du côté du président de la République, Emmanuel Macron, celui-ci a déclaré lors d’une visite sur l’archipel en 2018 au sujet de ces référendums que ce « <em>n’était pas sa responsabilité</em> ». Avec un président qui s’en lave les mains et qui offre la neutralité de l&rsquo;État plutôt que de veiller à l’intégrité territoriale de la France, les indépendantistes en prennent acte.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Vous avez apprécié l&rsquo;article ? Aidez-nous en faisant un don</span></p>
<p><center></p>
<form action="https://www.paypal.com/donate" method="post" target="_top"><input name="hosted_button_id" type="hidden" value="7AN6EXHUUMZGU"> <input title="PayPal - The safer, easier way to pay online!" alt="Donate with PayPal button" name="submit" src="https://www.paypalobjects.com/fr_FR/FR/i/btn/btn_donateCC_LG.gif" type="image"></form>
<p></center></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/referendum-en-nouvelle-caledonie-un-scrutin-sur-lindependance-dune-ile-strategique-pour-la-france/10/12/2021/">Référendum en Nouvelle-Calédonie : un scrutin sur l’indépendance d’une île stratégique pour la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.billetdefrance.fr/opinions/referendum-en-nouvelle-caledonie-un-scrutin-sur-lindependance-dune-ile-strategique-pour-la-france/10/12/2021/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6624</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Journée du Conservatisme : l&#8217;Eldorado de la droite</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/reportages/journee-du-conservatisme-leldorado-de-la-droite/01/10/2021/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/reportages/journee-du-conservatisme-leldorado-de-la-droite/01/10/2021/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 18:26:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Droite]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[Génération Z]]></category>
		<category><![CDATA[Journée du Conservatisme]]></category>
		<category><![CDATA[Les Républicains]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielles 2022]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6254</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 01/10/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/journee-du-conservatisme-leldorado-de-la-droite/01/10/2021/">Journée du Conservatisme : l&rsquo;Eldorado de la droite</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Dimanche 26 septembre, à Asnières, une trentaine de personnalités médiatiques et politiques se sont retrouvées à l’invitation du Mouvement Conservateur pour une journée de conférences et de tables rondes sur le thème du conservatisme.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">C’est un évènement dans cette rentrée politique. Ce dimanche, au théâtre Armande Béjart à Asnières, quelques fervents de la droite conservatrice se sont donnés rendez-vous. Angle mort des thématiques électorales du parti Les Républicains depuis des années, l’enjeu des conservateurs est bel est bien de peser sur le programme du futur candidat LR en vue de la présidentielle. À moins que leur candidat ne soit pas là où on le pense.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Le conservatisme, village englouti de la droite</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La plupart sont des retraités, souvent des soutiens et électeurs de longue date du parti LR, ancien UMP. Mais ils sont aussi les survivants de la défaite de Fillon en 2017. Et le deuil ne semble pas encore tout à fait terminé. Certains expriment encore leur colère et leur dépit lorsque le nom de l’ancien candidat est évoqué. Des jeunes ont également fait le déplacement, moins par attachement au parti qu’aux idées. C’est le cas de Pierre, 27 ans, qui ne s’intéresse plus aux LR : « <em>on a bien compris que la direction voulait imposer Xavier Bertrand</em> ». De même pour Bénédicte, 31 ans, qui ne regrette pas de ne plus être adhérente LR. L’idée d’une candidature Zemmour semble d’avantage séduire. Mais, selon Pierre, si sa dynamique est bonne, « <em>le risque est de se retrouver comme Bellamy en 2019 ou Chevènement&nbsp;en 2002</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En face, la scène est parée de faisceaux de lumières tricolores, au milieu une table ronde, et sur le côté gauche, un pupitre encadré par les drapeaux français et européens. De quoi interloquer, quand on connait les positions de la « droite dure » sur l’Union Européenne. À&nbsp;l’entrée, les partenaires de cette journée tiennent leur stand : l’UNI, principal syndicat étudiant de droite, Le Nouveau Conservateur, la Droite de Demain, la Nouvelle Librairie, l’Institut Montalembert et la fondation du Pont-Neuf. Tous ont en commun de faire renaitre la pensée conservatrice dans les esprits. Et non sans peine.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Depuis la fin du RPR et l’arrivée au pouvoir de Chirac, le conservatisme est devenu le terme générique pour qualifier les « ringards » et les « rétrogrades » dans les rangs de la droite. Les idées conservatrices ont été cornérisées par les ténors du parti Les Républicains, qu’ils s’appellent Villepin, Juppé, Sarkozy ou Copé. Et ce, au plus grand bénéfice de la gauche. Depuis les années Mitterrand, le mouvement sinistrogyre s’est accéléré, mettant les idées traditionnellement à droite à l’extrême de l’échiquier politique. Dans l’esprit des socialistes et des socio-démocrates, le conservateur revient à être un réactionnaire, voire, pour les plus dogmatiques, une forme de fascisme déguisé. En somme, le conservatisme s’est retrouvé noyé dans le libéralisme.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Entre espoirs et remise en question</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En ouverture de cette journée, le constat que fait Laurence Trochu, présidente du mouvement, va dans ce sens. Si le progressisme a tout détruit, les menaces qui pèsent aujourd’hui sur le pays poussent les Français à se tourner vers le courant conservateur. Elle rappelle ainsi les domaines chers à ce courant d’idée délaissés par la droite, comme la famille, le patrimoine, l’écologie ou encore les revendications minoritaires.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais les débats actuels sur les questions d’identité, d’écologie et de souveraineté ont redonné depuis quelques années des couleurs aux conservateurs. Ceux-ci sont de plus en plus visibles dans l’espace médiatique. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de cette journée organisée par le Mouvement Conservateur, le nouveau nom de Sens Commun (mouvement issu des LR né des grandes manifestations contre la loi sur le mariage homosexuel).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans une intervention vidéo, le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté ouvre le bal sur la question de la nation. Pour le souverainiste d’outre-Atlantique, « <em>le conservatisme n’est pas une doctrine comme les autres</em> », car, selon lui, «<em>&nbsp;il n’enferme pas le réel dans l’idéologie</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La matinée se poursuit avec des intervenants de tous horizons : des hommes politiques, comme la sénatrice LR Valérie Boyer ou Jacques Chabal, maire du Cheylard, aux universitaires avec la présence du juriste Frédéric Rouvillois et de l’historien Pierre Vermeren, en passant par des journalistes comme Raphaël Stainville, rédacteur en chef politique de Valeurs Actuelles. C’est sous forme de tables rondes que les invités sont amenés à prendre la parole sur divers sujets comme celui du patriotisme ou du souverainisme. Bien que la plupart partagent les mêmes avis, certains osent piquer au vif la salle.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tel est le cas lors du débat sur la souveraineté animé par le pétillant Jérémy Stubbs, adjoint à la rédaction du magazine Causeur, lorsque Paul-Marie Coûteaux, essayiste et directeur de la revue Le Nouveau Conservateur<em>,</em> commence par un constat amer : « <em>la souveraineté n’est pas assez théorisée en France, surtout à droite&nbsp;</em>», et d’étriller ensuite le parti LR : «&nbsp;<em>le travail intellectuel manque tellement que le parti LR est voué à disparaître</em>&nbsp;». Bien vite, le tour de table prend une autre tournure avec l’essayiste Frédéric Saint Clair, auteur de&nbsp;<em>La droite face à l’Islam. </em>Commençant son propos sur un ton grave en évoquant les récents attentats, il en vient à la question identitaire. Selon lui, tout système politique est fondé sur une morale et l’évangile est celle sur laquelle repose la France.&nbsp;&nbsp;Mais, contrairement&nbsp; au message pacifique qui lui est habituellement attaché, « <em>l’évangile parle de puissance</em>&nbsp;» et le «&nbsp;<em>Christ est un chef de guerre ». </em>Ainsi <em>«&nbsp;la morale chrétienne doit être relue à l’aune de la puissance et de la guerre&nbsp;</em>». De quoi offusquer certains catholiques présents dans la salle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Jeunes, conservateurs et décomplexés</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">L’après-midi, la salle s’est d’avantage remplie et les jeunes sont déjà plus nombreux. L’affiche a en effet de quoi mobiliser&nbsp;: les journalistes vedettes de la droite conservatrice sont là ainsi que quelques figures de la jeunesse engagée en politique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La journée reprend sur le thème «&nbsp;<em>le défi des bio-conservateurs</em> », qu’il ne faudrait pas confondre avec un cours d’agro-alimentation. C’est la rédactrice en chef de Boulevard Voltaire, Gabrielle Cluzel, qui anime le débat, en présence de la philosophe Chantal Delsol, de Laurence Trochu ainsi que de Yves d’Amécourt, porte-parole du Mouvement de la Ruralité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Après une brève intervention vidéo de François-Xavier Bellamy sur son sujet fétiche, « la transmission du savoir », c’est au tour de la jeunesse de s’exprimer sur l’éducation. Le ton est beaucoup plus détendu et offre l’image d’une jeunesse ancrée dans son temps. Le journaliste Emmanuel de Gestas, la voix forte et le verbe tranchant, se fait l’animateur de sa joyeuse bande. Sans détour, il porte la responsabilité de l’échec de la transmission sur la génération des soixante-huitards. Chacun s’exprime sur son parcours et son engagement. Alice Cordier, présidente du collectif Némésis, se revendique d’un « <em>féminisme identitaire</em> » :&nbsp;«&nbsp;<em>je ne suis pas une féministe avec des cheveux bleus et des piercings</em> ». Très vite elle en vient à la dévirilisation de la société, vante les mérites des hommes des pays de l’Est qui pratiquent des sports de combat et ne manque pas de dérider la salle : « <em>messieurs, retrouvez votre virilité toxique ! </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Alexandre Saradjian, venu représenter le mouvement des <em>Jeunes Républicains</em>, dénonce l’absence de transmission à l’université, et vante la réussite de son parcours, lui qui vient d’une famille arménienne. Enfin François Le Selve, responsable du Mouvement Conservateur, parle du scoutisme comme exemple de transmission. Tous constatent que les conservateurs manquent encore d’ouverture et louent le succès des youtubeurs de droite qui œuvrent dans cette voie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’arrivée fracassante de Zemmour</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La salle est déjà un peu plus échauffée et la prochaine réunion s’annonce animée. En effet, sont réunis des proches et amis de Zemmour autour de la célèbre animatrice de CNews, Christine Kelly. Celle-ci est ovationnée par un public déjà conquis. Viennent s’asseoir autour d’elle les journalistes Geoffroy Lejeune de Valeurs Actuelles, Elisabeth Lévy de Causeur et Jacques de Guillebon de L’Incorrect. Le débat porte sur la liberté d’expression, un classique dans le débat médiatique. S’installe très vite une discussion de comptoir. Seul Charles de Guillebon apporte un discours inverse à ses pairs. Selon lui, la liberté d’expression ne doit pas être un dogme et il est même préférable de ne pas donner la parole à tout le monde. Chacun va de sa petite anecdote et pour toute conclusion d’Elisabeth Lévy : « l’humour est essentiel ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En contraste, c’est avec un ton plus grave et plus élevé qu’Alexandre Del Valle aborde la question de l’Islam. Le spécialiste devait intervenir en fin de programme, mais les organisateurs décident de le placer avant l’arrivée de l’essayiste Éric Zemmour. Celle-ci ne manque pas d’être remarquée. En pleine conférence, un vacarme grandissant venu de l’entrée se fait entendre dans la salle. Le ton monte, et c’est dans un imbroglio de slogans « Zemmour président » et d’agitation des photographes que Zemmour fait son entrée depuis le fond de la salle. Génération Z, fan-club de Zemmour, s’était mis en tête d’organiser une haie d’honneur pour accueillir leur chef. Les organisateurs n’avaient pas prévu l’armée de « zemmourettes » et la conférence ne put reprendre que par l’intervention de Laurence Trochu. Une partie du public s’emporte avec elle et s’indigne de la présence des journalistes qui n’ont d’yeux que pour le potentiel candidat à la présidentielle. Ce dernier, placé au premier rang, salue ses amis et confrères et embrasse Christine Kelly.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un contre tous et tous contre un</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">C’est au tour d’Éric Zemmour de prendre la parole. Il se tient au pupitre, comme les autres candidats. L’air solennel et le verbe offensif, celui qui ne cesse d’appeler au rassemblement des droites fait du pied aux électeurs LR : « <em>J</em><em>e viens parler aux orphelins du RPR</em> ». Selon l’intellectuel, les élites politiques LR ont trahi les électeurs en refusant de mener une politique de droite. La salle acquiesce et applaudit chaque fois que les politiques en prennent pour leur grade. S’ensuit une litanie de propositions, que le plus sceptique vis-à-vis de sa possible candidature ferait changer d’avis. L’auteur du <em>Suicide Français</em> quitte la salle sous les ovations. De quoi rendre amers les candidats LR venus convaincre en 10 minutes les spectateurs.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ils sont trois à avoir accepté l’exercice : Denis Payre, Philippe Juvin et Eric Ciotti. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a annulé à la dernière minute sa participation. Le risque d’être au même endroit que Zemmour est trop gros. Les candidats républicains jouent de leurs charmes avec plus ou moins de conviction auprès de la branche la plus à droite du parti. Pour Denis Payre, son expérience d’entrepreneur est l’atout majeur de cette présidentielle. Le maire de La Garenne-Colombe, Philippe Juvin, reste quant à lui plus mesuré, allant même jusqu’à se qualifier de « progressiste ». Enfin, l’opération de séduction est plus aisée pour Éric Ciotti, député connu pour ses positions radicales sur les thèmes de la sécurité et de l’immigration : « <em>Je préfère la&nbsp;droite Trocadéro&nbsp;à la droite du Mercato</em> ». Mais passer après Éric Zemmour, c’est déjà ramasser les miettes. Les conservateurs semblent être à la croisée des chemins.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Vous avez apprécié l&rsquo;article ? Aidez-nous en faisant un don</span></p>
<p><center>&nbsp;</p>
<form action="https://www.paypal.com/donate" method="post" target="_top"><input name="hosted_button_id" type="hidden" value="7AN6EXHUUMZGU"> <input title="PayPal - The safer, easier way to pay online!" alt="Donate with PayPal button" name="submit" src="https://www.paypalobjects.com/fr_FR/FR/i/btn/btn_donateCC_LG.gif" type="image"></form>
<p></center></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/journee-du-conservatisme-leldorado-de-la-droite/01/10/2021/">Journée du Conservatisme : l&rsquo;Eldorado de la droite</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.billetdefrance.fr/reportages/journee-du-conservatisme-leldorado-de-la-droite/01/10/2021/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6254</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Éviction d’Éric Zemmour de Cnews : une décision juridique ambiguë</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/eviction-deric-zemmour-de-cnews-une-decision-juridique-ambigue/19/09/2021/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/eviction-deric-zemmour-de-cnews-une-decision-juridique-ambigue/19/09/2021/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Sep 2021 11:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Cnews]]></category>
		<category><![CDATA[CSA]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6135</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 19/09/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/eviction-deric-zemmour-de-cnews-une-decision-juridique-ambigue/19/09/2021/">Éviction d’Éric Zemmour de Cnews : une décision juridique ambiguë</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Dans un communiqué de presse en date du 08 septembre 2021 le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), a ordonné aux médias audiovisuels de décompter les interventions du chroniqueur Éric Zemmour lorsque celles-ci portent sur le «&nbsp;débat politique national&nbsp;». Applicable dès le lendemain, le 09 septembre 2021, cette décision a permis l’éviction du journaliste de la chaîne télévisée Cnews. Ce choix du CSA est-il pour autant justifié par le Droit autour duquel se drape l’autorité administrative indépendante ? Rien n’est moins sûr.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Si le CSA a décidé de décompter le temps d’antenne du journaliste Éric Zemmour, c’est parce que ce dernier serait, selon certains, candidat à l’élection présidentielle de 2022. Le journaliste en question nie ce fait, de plus en plus mollement, il est vrai. Pour autant, le CSA a-t-il le droit de considérer qu’un journaliste est candidat à l’élection présidentielle avant que celui-ci ne l’affirme par lui-même&nbsp;? Un candidat n’a-t-il pas le choix du moment du début de sa campagne&nbsp;? A l’heure actuelle, si des soupçons certains entourent la candidature du polémiste de Cnews, ce dernier n’a pas fait acte de candidature explicitement. Il reste donc un journaliste lambda. Vient alors le moment d’interpréter la décision du CSA.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>&nbsp;</em><em>«&nbsp;Le CSA rappelle que les dispositions de la loi du 30 septembre 1986 prévoient la prise en compte des interventions des personnalités politiques. Au regard des récents développements, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a considéré que M. Zemmour pouvait être regardé dorénavant, tant par ses prises de position et ses actions, que par les commentaires auxquels elles donnent lieu, comme un acteur du débat politique national.&nbsp;»</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les<em> «&nbsp;dispositions de la loi du 30 septembre 1986&nbsp;»</em> font en réalité référence à l’article 13 de cette même loi qui dispose en son aliéna 2<em> «&nbsp;Les services de radio et de télévision transmettent les données relatives aux temps d&rsquo;intervention des personnalités politiques dans les journaux et les bulletins d&rsquo;information, les magazines et les autres émissions des programmes au Conseil supérieur de l&rsquo;audiovisuel selon les conditions de périodicité et de format que le conseil détermine.&nbsp;».</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une chose intéressante est donc à noter&nbsp;: aucune définition du terme «&nbsp;personnalité politique&nbsp;» n’existe dans la loi. Cette constatation faite, il ne nous reste plus qu’à chercher la définition de «&nbsp;personnalité politique&nbsp;» dans le <em>Dictionnaire juridique</em> de Gérard Cornu, meilleure source en la matière. Le terme de «&nbsp;personnalité politique&nbsp;» n’est pas non plus défini. Au mieux, nous avons une définition précise du mot politique&nbsp;: <em>«&nbsp;Qui a trait au gouvernement de la cité, à l’exercice du pouvoir dans un Etat, à la participation qu’y prennent les citoyens, les organes institués et les partis&nbsp;»</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En ce sens, si Éric Zemmour est une personnalité politique, en cet instant, il ne semble pas plus engagé que n’importe quel citoyen un minimum politisé&nbsp;: donnant son avis, votant, mais ne faisant l’objet d’aucun mandat et n’étant membre d’aucun parti. Roch Olivier Maistre, président du CSA déclara d’ailleurs au mois de juin sur RTL, ne pas pouvoir légalement décompter le temps de parole des éditoriales politiques tels qu’Éric Zemmour (explicitement cité), la loi du 30 septembre 1986 ne s’appliquant pas aux journalistes politiques mais bien aux hommes politiques de carrière.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le CSA semble donc avoir, à ce stade, fait œuvre de jurisprudence. Chose étonnante quand nous savons que la jurisprudence n’est toujours pas considérée à l’heure actuelle comme étant une source du droit (bien que<em> de facto </em>elle en soit une), <em>a fortiori</em> quand elle émane d’un organe ayant vocation à appliquer la loi et rien que la loi.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>La question des droits et libertés</strong><u></u></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nous nous interrogerons ici sur la licéité de la décision du CSA relativement aux droits et libertés français (liste non exhaustive).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans une décision de 1971 dite <em>Liberté d’association</em>, le Conseil constitutionnel a procédé à un véritable coup d’État juridique. Ce dernier a, en effet, décidé de rendre ses décisions sur le fondement de la <em>Constitution de la Vème République</em> mais aussi sur le fondement du <em>Préambule de la Constitution de 1946</em> et sur la <em>Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789</em>. Ainsi chaque source juridique émanant de ces textes acquit par la force des choses valeur constitutionnelle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3 class="Standard"><span style="color: #000000;">Le principe de liberté</span></h3>
<p><span style="color: #000000;"><em>La déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789</em> dispose&nbsp;: <em>«&nbsp;Art. 5.&nbsp;&nbsp;La Loi n&rsquo;a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n&rsquo;est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu&rsquo;elle n&rsquo;ordonne pas.&nbsp;»</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans sa décision du 08 septembre 2021, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a ordonné le décompte du temps de parole du journaliste Eric Zemmour sur le fondement de l’<em>article 13 de la loi 30 septembre 1986</em> relatif aux «&nbsp;personnalités politiques&nbsp;». Or, de l’aveu même du président du CSA, un éditorialiste politique, même possiblement candidat à l’élection présidentielle et non déclaré, ne peut pas être considéré comme étant un «&nbsp;homme politique&nbsp;» aux yeux de la loi. En ce sens, le CSA a violé l’<em>article 13 de la loi du 30 septembre 1986</em> et l’<em>article 5 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La liberté d’opinion&nbsp;</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Les articles de la <em>Déclaration des droits de l’homme et du citoyen</em> disposent&nbsp;: <em>«&nbsp;Art. 10.&nbsp;Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l&rsquo;ordre public établi par la Loi.&nbsp;». «&nbsp;Art. 11.&nbsp;La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l&rsquo;Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l&rsquo;abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.&nbsp;»</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En considérant Éric Zemmour comme étant un «&nbsp;homme politique&nbsp;», bien que ce dernier ne puisse être qualifié ainsi au vu de l’<em>article 13 de la loi du 30 septembre 1986</em>, le CSA trahit ses arrière-pensées. Bien que le directeur du CSA ait affirmé que le journaliste de Cnews ne pouvait pas être considéré comme étant un homme politique au vu de la loi, ce dernier a finalement décidé de décompter son temps d’antenne sur ce motif des mois plus tard. Les soupçons liés à la candidature de l’éditorialiste ne datent pas d’hier, la situation n’a donc pas sensiblement changé entre la prise de parole du président du CSA et la décision du 08 septembre 2021. En ce sens la décision du CSA peut être qualifiée de purement opportuniste, si ce n’est politique. Par conséquent, le CSA a violé les <em>articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le droit au travail</span></h3>
<p><span style="color: #000000;"><em>Le Préambule de la Constitution de 1946</em> dispose <em>«&nbsp;5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d&rsquo;obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.&nbsp;»</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">La décision du 08 septembre 2021, en décomptant le temps de parole de l’éditorialiste Éric Zemmour l’oblige à prendre ses distances avec la chaîne de télévision Cnews. Or, le <em>Préambule de la Constitution de 1946</em> oblige chacun à travailler et interdit le fait d’être lésé dans son emploi sur la base de ses opinions. La seconde partie du propos ayant été démontrée précédemment nous nous attacherons à l’obligation de travailler. En obligeant de manière implicite la chaîne d’information Cnews à déprogrammer l’éditorialiste, la décision du CSA empêche ce dernier d’avoir accès à un temps d’antenne de plusieurs heures dans la semaine, base de ses travaux journalistiques, ce dernier intervenant chaque jour en semaine. En ce sens, le CSA a violé les dispositions relatives au droit au travail contenues au sein du <em>Préambule de la constitution de 1946</em>.&nbsp;&nbsp;</span></p>
<h3>&nbsp;</h3>
<h3 class="Standard"><span style="color: #000000;">Principe d’égalité</span></h3>
<p><span style="color: #000000;"><em>L’article 1<sup>er</sup> de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dispose </em>«&nbsp;&nbsp;<em>Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l&rsquo;utilité commune.&nbsp;</em>»</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Or, en privant de temps d’antenne l’éditorialiste Eric Zemmour en affirmant que celui-ci serait « un acteur du débat politique national » le CSA, en toute logique, aurait dû appliquer ce principe aux autres journalistes politiques en fonction. Citons à cet effet les plus célèbres d’entre eux : Jean-Michel Aphatie, Alain Duhamel, Jean-Pierre Elkabbach, Laurent Joffrin, Edwy Plenel,…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Or, même à considérer qu’un soupçon avancé puisse servir de preuve pour qualifier un journaliste d’homme politique, le CSA aurait dû avoir ce même soupçon à l’égard du président de la République lorsque celui-ci prend la parole pour d’autres motifs que l’accomplissement de la politique nationale française. Citons à cet effet le Tour de France des régions du Président Macron à la veille des élections régionales de 2021 qui ne firent l’objet d’aucune attention du CSA.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Par conséquent, le CSA a violé l’<em>article premier de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Conclusion</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Si le CSA doit se faire le régulateur des opinions politiques sur les médias audiovisuels, celui-ci ne doit aucunement se faire le censeur des opinions exposées dans lesdits médias. Dans l’affaire Zemmour le fait de sommer ce dernier de déclarer son intention de se présenter ne serait pas choquant en soi si cette sommation avait été faite dans les règles de l’art. Nous pouvons en effet dire que si Éric Zemmour comptait rester sur la chaîne Cnews, ayant une tribune chaque soir, tout en préparant sa possible campagne présidentielle d’un autre côté, ces actes pris cumulativement seraient en rupture avec le principe d’égalité envers ses concurrents. Toutefois la décision d’interdire la présence du journaliste des antennes du jour au lendemain ne peut pas être excusée, de même que le changement de qualification d’éditorialiste en homme politique selon le bon vouloir de l’autorité administrative indépendante qu’est le CSA. Le CSA a le pouvoir de faire appliquer la loi, ni plus ni moins. En somme, au lieu d’inventer de nouvelles règles à l’envi, le CSA devrait appliquer ses statuts comportant notamment la profession de foi suivante&nbsp;:</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>«&nbsp;Le Conseil, notamment par son suivi des programmes, veille au respect des droits du public, à la protection des consommateurs, à la déontologie de l’information et des programmes, au pluralisme politique, à la poursuite d’objectifs de cohésion sociale ainsi qu’à la promotion de la diversité culturelle et de la production audiovisuelle française.&nbsp;»</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Qu’il en soit ainsi.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>«&nbsp;Toute censure est stupide par essence puisqu’elle qualifie, précise, décuple les élans de la révolution qui la fera sauter&nbsp;»</em> Jean-Marie Poupart</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">Vous avez apprécié l&rsquo;article ? Aidez-nous en faisant un don</span></p>
<p><center></p>
<form action="https://www.paypal.com/donate" method="post" target="_top"><input name="hosted_button_id" type="hidden" value="7AN6EXHUUMZGU"> <input title="PayPal - The safer, easier way to pay online!" alt="Donate with PayPal button" name="submit" src="https://www.paypalobjects.com/fr_FR/FR/i/btn/btn_donateCC_LG.gif" type="image"></form>
<p></center></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/eviction-deric-zemmour-de-cnews-une-decision-juridique-ambigue/19/09/2021/">Éviction d’Éric Zemmour de Cnews : une décision juridique ambiguë</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.billetdefrance.fr/opinions/eviction-deric-zemmour-de-cnews-une-decision-juridique-ambigue/19/09/2021/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">6135</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Agression d&#8217;Éric Zemmour : la Licra, Marlène Schiappa et de nombreuses personnalités lui apportent leur soutien</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/actualites/agression-deric-zemmour-la-licra-marlene-schiappa-et-de-nombreuses-personnalites-lui-apportent-leur-soutien/02/05/2020/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/actualites/agression-deric-zemmour-la-licra-marlene-schiappa-et-de-nombreuses-personnalites-lui-apportent-leur-soutien/02/05/2020/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2020 20:38:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Agression]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[Licra]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=2906</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 30 avril dernier alors qu&#8217;il faisait des courses à Paris, Éric Zemmour a été...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/agression-deric-zemmour-la-licra-marlene-schiappa-et-de-nombreuses-personnalites-lui-apportent-leur-soutien/02/05/2020/">Agression d&rsquo;Éric Zemmour : la Licra, Marlène Schiappa et de nombreuses personnalités lui apportent leur soutien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 30 avril dernier alors qu&rsquo;il faisait des courses à Paris, Éric Zemmour a été agressé par un individu qui a filmé la scène. Suite à cette vidéo, les soutiens ont afflué sur les réseaux sociaux.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Depuis la diffusion de la vidéo, de nombreuses personnalités ont réagi sur Twitter. Parmi certaines réactions, on peut noter celle de Marlène Schiappa, secrétaire d&rsquo;État chargée de l&rsquo;Égalité entre les femmes et les hommes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Les injures publiques et les menaces d’agressions sexuelles sont injustifiables, qu&rsquo;elles visent une femme ou un homme, Eric Zemmour ou nos amies, dans la rue ou sur Twitter. Ce n’est pas une question de personnes, c’est une question de principes. Un principe n’est pas variable </em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Les injures publiques et les menaces d’agressions sexuelles sont injustifiables, qu’elles visent une femme ou un homme, <a href="https://twitter.com/hashtag/EricZemmour?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#EricZemmour</a> ou nos amies, dans la rue ou sur Twitter !<br>Ce n’est pas une question de personnes, c’est une question de principes.<br>Un principe n’est pas variable.</p>&mdash; 🇫🇷 MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa) <a href="https://twitter.com/MarleneSchiappa/status/1256286344852180995?ref_src=twsrc%5Etfw">May 1, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Même son de cloche pour la Ligue internationale contre le racisme et l&rsquo;antisémitisme (LICRA) qui estime son soutien au chroniqueur de CNews.</span></p>
<p><span class="css-901oao css-16my406 r-1qd0xha r-ad9z0x r-bcqeeo r-qvutc0" style="color: #000000;">« <em>Éric </em></span><em><span class="r-18u37iz"><a class="css-4rbku5 css-18t94o4 css-901oao css-16my406 r-1n1174f r-1loqt21 r-1qd0xha r-ad9z0x r-bcqeeo r-qvutc0" dir="ltr" role="link" href="https://twitter.com/hashtag/Zemmour?src=hashtag_click" data-focusable="true">#Zemmour</a></span></em><span class="css-901oao css-16my406 r-1qd0xha r-ad9z0x r-bcqeeo r-qvutc0" style="color: #000000;"><em> est un adversaire, nous combattons ses idées. Mais nous lui exprimons aujourd&rsquo;hui notre soutien total face à la chasse à l&rsquo;homme et aux crachats dont il a été victime. Jamais la violence ne doit l’emporter ou être justifiée. Jamais</em> ».</span></p>
<div id="bodyContent" class="mw-body-content">
<div id="jump-to-nav">&nbsp;</div>
</div>
<p><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Éric <a href="https://twitter.com/hashtag/Zemmour?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Zemmour</a> est un adversaire, nous combattons ses idées. Mais nous lui exprimons aujourd&#39;hui notre soutien total face à la chasse à l&#39;homme et aux crachats dont il a été victime. Jamais la violence ne doit l’emporter ou être justifiée. Jamais</p>&mdash; Licra (@_LICRA_) <a href="https://twitter.com/_LICRA_/status/1256221511737802753?ref_src=twsrc%5Etfw">May 1, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Inquiétants silences après l&#39;agression d&#39;Eric Zemmour, insulté, menacé en pleine rue. Ne défendre les droits que de ceux dont on partage les idées, c&#39;est être prêt au totalitarisme. Ceux qui croient encore à la liberté doivent combattre cette brutalité que rien ne peut justifier.</p>&mdash; Fx Bellamy (@fxbellamy) <a href="https://twitter.com/fxbellamy/status/1256210399483121666?ref_src=twsrc%5Etfw">May 1, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">soutien total à Eric Zemmour. l’odieuse agression dont il  a été victime devrait révolter tous ceux qui sont attachés à la liberté d’expression.</p>&mdash; Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) <a href="https://twitter.com/BrunoRetailleau/status/1256210054019153920?ref_src=twsrc%5Etfw">May 1, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/agression-deric-zemmour-la-licra-marlene-schiappa-et-de-nombreuses-personnalites-lui-apportent-leur-soutien/02/05/2020/">Agression d&rsquo;Éric Zemmour : la Licra, Marlène Schiappa et de nombreuses personnalités lui apportent leur soutien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.billetdefrance.fr/actualites/agression-deric-zemmour-la-licra-marlene-schiappa-et-de-nombreuses-personnalites-lui-apportent-leur-soutien/02/05/2020/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2906</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
