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	<title>Henri Roure - Billet de France</title>
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	<title>Henri Roure - Billet de France</title>
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		<title>Émeutes, insécurité : les Français endurent silencieusement</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/emeutes-insecurite-les-francais-endurent-silencieusement/18/07/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jul 2023 15:58:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Émeutes]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 18/07/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/emeutes-insecurite-les-francais-endurent-silencieusement/18/07/2023/">Émeutes, insécurité : les Français endurent silencieusement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Ancien officier des troupes de marine, le général (2S) Henri Roure revient sur les émeutes qui ont saccagé notre pays. Face à cette agression, il devient urgent que les pouvoir publics réagissent fermement.</strong></span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Je suis effondré devant la situation actuelle de mon pays et l’incompétence, aggravée de lâcheté et d’allégeance à l’étranger, de ceux qui ont obtenu le droit de nous gouverner. Ils y sont parvenus par la ruse, le mensonge et la désinformation. Cooptés au sein d’une même caste, ils ont, en outre, été aidés, soulignons-le, par la piètre qualité de la plupart de leurs concurrents. Notre peuple en endure aujourd’hui les conséquences. Ces ambitieux sans âme risquent d’en pâtir aussi et, un jour, d’être emportés dans une tourmente autrement plus grave que celle que nous connaissons actuellement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’exception française</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Je constate que seule la France est concernée par ces émeutes. Elle n’est pourtant pas le seul pays du continent européen à subir une invasion migratoire. Elle est, dans ce domaine, une fois encore, une exception. Pour être synthétique, elle subit les suites logiques de l’incapacité de ses dirigeants à la fermeté à l’égard de l’UE et à concevoir une politique africaine reposant sur le respect, l’amitié, la détermination, la coopération et la constance. Leur poltronnerie se révèle surtout à l’égard de l’Algérie islamisée dont les jeunes ressortissants mènent cette violente contestation. La guerre d’Algérie s&rsquo;est poursuivie, mobilisant les effectifs énormes de 45 000 hommes, policiers et gendarmes, et causant plus de dégâts matériels que les attentats de cette époque où la France s’étendait de Dunkerque à Tamanrasset.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/france-2023-le-chaos-dans-la-loi/27/04/2023/">France 2023 : le chaos dans la Loi</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les psychologues donneront toutes sortes d’explications ésotériques sur le mal-être d’une jeunesse afin de continuer à tenter d’aveugler les citoyens sur la vérité d’une guerre qui leur est menée, proposant des solutions aussi fantasmées et inadaptées les unes que les autres. L&rsquo;intégration et l&rsquo;assimilation résultent d’un effort personnel et d’un désir, où l’admiration et l’attachement pour le pays d’accueil sont indispensables.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un problème multiforme</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Une fois encore nous ne pouvons que relever les preuves du délabrement de notre État. Jamais sous la Vème République, il n’avait été bafoué de la sorte. Mai 68 n’était qu’un amusement d’enfants gâtés qui enlevaient les pavés, mais ne s’attaquaient pas aux attributs de la nation, ni aux biens. Agitation de Français, cette contestation printanière se situait, somme toute, dans le compréhensible. Aujourd’hui nous sommes confrontés à autre chose.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce qui se produit dans ces zones arrachées à notre pays, par des bandes structurées, n’est pas la conséquence du seul gouvernement actuel, mais le fruit vénéneux d’une carence morale et d’une idéologie imposée remontant à plusieurs quinquennats. Le peuple français d’origine avec ceux qui se sont pleinement assimilés à lui, subit cette situation sans que rien ne soit fait pour traiter le fond du problème.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Que la mort d’un délinquant multirécidiviste, dans des circonstances d’un refus d’obtempérer, bien qu’à préciser, ait entraîné l’incarcération immédiate d’un policier, donc d’un représentant de l’État, est une preuve éloquente du lent suicide du pouvoir régalien. On ne combat pas les idées de nation et de patrie, on n’abolit pas les frontières, on ne soumet pas le Droit à des droits étrangers, on ne laisse pas le contrôle de son économie et de sa monnaie à d’autres, on n’accepte pas la destruction de l’Éducation Nationale, on ne méprise pas la langue française, on ne porte pas atteinte à la dignité humaine, sans que ne se glisse dans le pays toutes sortes de conséquences vicieuses. Elles s’aggravent au fil des ans et finissent par devenir dramatiques.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>L’ingérence algérienne</strong></h3>
<p><span style="color: #000000;">Aujourd’hui, comme à l’accoutumée lors des précédentes flambées de violence, nos ministres matamores, appellent au respect des «&nbsp;valeurs républicaines&nbsp;», au «&nbsp;retour à l’État de Droit&nbsp;» et affirment que les responsables de cette violence seront découverts, arrêtés et sanctionnés. Ceux qui saccagent nos villes, sont des gens hostiles à notre peuple. C’est précisément la définition du mot adversaire. Ils ne sont évidemment pas français, quand bien même cet État qu’ils méprisent leur ait accordé notre nationalité et les avantages afférents.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/declin-francais-jusquou-va-t-on-encore-descendre/30/03/2023/">Déclin français : jusqu’où va-t-on encore descendre ?</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Une partie de ces personnes obéissent à l’islam le plus traditionnel, incitées à la haine de la France par des chefs politico-religieux. Il est vrai que cette révolte ne devait surtout pas apparaître d’ordre islamique. Pourtant ces jeunes barbares trouvent leur soutien dans certains pays musulmans, dont l’Algérie. Ce pays failli a osé, par le biais d’un communiqué de presse de son ministère des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, rappeler le gouvernement français à son devoir de protection envers les&nbsp;ressortissants algériens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce document donne une preuve indirecte de la non-appartenance de ces gens à notre communauté nationale. Hélas, comme dans toutes les périodes troubles, certains extrémistes et parlementaires indignes, s’imaginent tirer bénéfice de cette situation. Ces ambitieux prospèrent quand la France va mal. Ils aspirent au grand soir et tentent de flatter les émeutiers en leur trouvant les plus invraisemblables excuses. Pire forfaiture, ils mettent en accusation notre Police. Ils n’imaginent pas que pour l’adversaire, ils ne sont que des idiots utiles recevant le même mépris que les autres Français.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>De simples «&nbsp;adolescents&nbsp;» ?</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Ces émeutiers sont de «&nbsp;simples adolescents&nbsp;». Réalisons bien qu’ils ne sont que l’écran d’un mouvement de fond regroupant une forte partie de ces individus qui ont refusé de s’intégrer et encore moins de s’assimiler à l’instar des migrations précédentes de chrétiens. Leur nombre ne cesse de croître et le danger d’augmenter avec l’afflux de personnes de même religion que notre soumission aux règles de Schengen nous oblige à accepter sur notre sol</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les mêmes, prompts à trouver des explications circonstancielles, vont se chamailler sur des solutions qui toutes auront l’efficacité d’un cautère sur une jambe de bois. Dire la vérité demanderait trop de courage et ferait sortir des habitudes lénifiantes du ronron politique. La montée en puissance de cette guerre que l’islam politique, une fois encore, a engagée contre nous, sera occultée.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous reviendrons très rapidement à des débats sur le réchauffement climatique anthropique, la pollution des océans, les énergies alternatives, le soutien à l’Ukraine, les départs en vacances, les résultats sportifs et… l’aide aux malheureux migrants ! Parfois, le plus discrètement possible, sauf au cas rarissime ou un Français d’origine serait impliqué, les médias évoqueront très brièvement un viol, l’agression d’un conducteur de bus ou de ses passagers, une saisie de drogue et des combats aux armes de guerre entre trafiquants.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/religion-nos-gouvernants-refusent-dadmettre-ce-quest-la-laicite-et-lislam/18/04/2022/">Religion : «Nos gouvernants refusent d’admettre ce qu’est la laïcité et l’Islam»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Pendant ce temps les Français d’origine et assimilés continueront à subir sans se révolter les attaques des églises, les assassinats ou molestations de prêtres, les insultes racistes, les provocations de certains jeunes musulman, les crachats sur les femmes aux robes trop aériennes à leur goût, l’insécurité dans les transports en commun et dans les banlieues, les vols et dégradations de biens publics et les dénis de justice quand un musulman sera en cause.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Mais que font les Français ?</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Inévitablement, les Français font la comparaison entre l’attitude de l’État à leur égard et sa lâcheté face aux malversations de ces ressortissants parfois islamisés. Eux subissent son autorité, souvent impérative, qui leur impose la retraite à 64 ans ou ignore les revendications des «&nbsp;Gilets jaunes&nbsp;». Ils se heurtent à l’inflation et réduisent leur consommation pour continuer à nourrir leur famille décemment. Ils font face aux licenciements avec dignité. Ils acceptent avec discipline des contraintes sanitaires que de plus en plus d’éminents spécialistes jugent aujourd’hui injustifiées. Ils s’adaptent, en râlant à peine, à la dislocation du Service Public que l’introduction d’obligations capitalistes de rentabilité a générée. Ils s’acquittent d’amendes pour un léger excès de vitesse. Ils paient, pour la plupart, des impôts.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais ils voient avec rage que leur argent sert à soutenir des ONG favorisant l’invasion migratoire ou à payer des retraites aux centenaires algériens. Ils se désolent de voir cet État accepter d’être volé au travers de sa Sécurité Sociale par ceux qui sont majoritairement à l’origine de l’insécurité. Ils constatent avec désespoir les écoles ne plus instruire leurs enfants, mais les endoctriner ; en réalité, se disloquer sous l’action d’élèves étrangers récusant la culture française et, il faut bien le dire, d’enseignants ultragauchistes. Ils se sentent sans protection de l’État face à la drogue, cette arme redoutable qui circule, enrichissant, là aussi, des malfrats des banlieues émeutières et corrompant les plus fragiles des enfants du pays… Ils endurent, ils endurent, ils endurent !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un adversaire qui prospère</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">L’adversaire lui, prospère sur ce délabrement à la fois moral, politique et structurel. Il sait qu’il peut de plus en plus imposer ses coutumes et usages tout en profitant des avantages offerts par la France. Il manifeste son unité et sa force en rejetant tout ce qui s’avère trop français ; exigeant de la nourriture halal, pratiquant ostensiblement le ramadan, ouvrant des écoles islamiques et des mosquées ou en voilant ses femmes. Il est vrai que la confrontation entre les références religieuses, culturelles et, au bout du compte civilisationnelles, ne milite pas en faveur de la France d’aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Appartenant toujours, de fait, à un monde où l’individu doit se fondre dans le groupe et où l’État se réfère obligatoirement à l’Islam, comment un jeune de banlieue musulman, excité par ses aînés, peut-il accepter de se soumettre à un État qui n’applique pas la charia et prouve, au quotidien, sa peur des migrants et de l’Islam ? &nbsp;Ou se tait devant les haineuses provocations algériennes ? Cet État qui tente de brandir l’étendard d’une laïcité dont les gouvernants n’ont pas lu les lois fondatrices et qui ignorent donc que ce partage de responsabilités entre l’État et les Églises, ne peut pas s’appliquer à l’Islam. L’adversaire a relevé que l’État a fini par s’incliner devant le communautarisme. L’adversaire considère avoir en face de lui un peuple faible qui ne pratique plus sa religion. Il peut donc le soumettre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Croyez-vous que les mariages homosexuels, les gay-prides, la valorisation des LGBTQIA+, ne soient pas regardés, non seulement par les musulmans dans le monde, mais aussi par tous les peuples encore en conformité avec leurs usages immémoriaux, comme l’avilissement des manières de vivre et un signe évident de décadence ? Il suffit de lire le compte-rendu de la tentative d’explication en Afrique de l’ambassadeur pour le droit des personnes LGBT+, (il fallait avoir l’esprit bien tordu en imaginant une telle fonction !) pour ouvrir les yeux sur le sentiment méprisant que le monde autre «&nbsp;qu’occidental&nbsp;» porte sur «&nbsp;l’évolution des mœurs&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Et maintenant, que va-t-il se passer ?</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Les émeutes ont cessé au grand soulagement du gouvernement qui va passer à autre chose. La Police et la Gendarmerie recevront des directives nouvelles où il leur sera enjoint de faire preuve de la plus grande modération avec les «&nbsp;jeunes des banlieues&nbsp;». Quelques mesures seront prises pour les zones de non-droit, aussi peu efficaces que toutes celles que l’État a accumulées. La justice sous toutes sortes de prétextes sera encore plus clémente avec eux. Mais la haine demeurera et le fossé s’approfondira avec les Français dont le dédain pour le politique se sera aggravé.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une telle situation ne pourra durer. La France, peuple pacifique et altruiste, ne peut longtemps supporter les ingérences et les atteintes à sa nature et à sa liberté. Il engagera une guerre contre l’envahisseur qui ne sera pas une guerre civile puisqu’elle aura pour objectif de combattre un ennemi étranger. La violence ne sera plus d’un seul côté.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">S’il est difficile de recenser précisément le nombre d’armes en France, les spécialistes estiment qu’il y en aurait entre 10 à 15 millions en circulation dans l’Hexagone. Selon la Fédération Nationale des chasseurs, la France compte aujourd&rsquo;hui 5 millions de porteurs de permis. Le nombre de tireurs sportifs a depuis 2011 augmenté de 70% pour passer à plus de 240 000 licenciés en 2022. Après les commerces, la prochaine cible seront les maisons des particuliers qui pour certains sont armés. Une fois le feu allumé les trafics n’auront aucun mal à s’établir pour alimenter la guerre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p><center></p>
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<p></center></p>
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		<title>Général (2S) Henri Roure &#8211; Afrique : «La France doit arrêter de subir»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 14:09:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Roure]]></category>
		<category><![CDATA[Opération Barkhane]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7236</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 17/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/general-2s-henri-roure-afrique-la-france-doit-arreter-de-subir/17/02/2022/">Général (2S) Henri Roure &#8211; Afrique : «La France doit arrêter de subir»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>Alors que la présence française en Afrique est sur le devant de la scène, le général Henri Roure, ancien officier des troupes de Marine, revient sur l&rsquo;importance de la coopération entre ce continent et la France.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les gouvernants français, ignorant l’histoire de France, ou, la regardant au prisme des dérives idéologiques actuelles, ne peuvent évidemment pas connaître l’Afrique et la nature des relations qui s’étaient établies avec elle au cours de longues et riches époques. Ils ne connaissent pas grand-chose, d’ailleurs, hormis quelques principes systémiques inculqués par leurs maîtres étatsuniens et leurs inspirateurs supra-nationaux. Gérer, jongler avec les chiffres, se parer d’un verbe ésotérique masquant l’incompétence et la vacuité des sentiments, désinformer, calomnier l’adversaire, promouvoir les copains pour étendre la mainmise de l’internationalisme financier, leur permet de gruger le citoyen en faisant illusion au travers de médias parfaitement disciplinés.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Malheureusement tout cela fonctionne au point que l’un puisse affirmer et répéter sans susciter une <em>bronca</em> d’indignation et une condamnation pour outrage à la France que la colonisation était un « <em>crime contre l’humanité</em> ». De temps à autres, cependant, ils sont contraints à quelques actions obligatoires, se trouvant confrontés à un phénomène qui les dépasse et que l’on peut nommer le « poids de l’histoire ». Ils ne la connaissent pas, mais quelques bribes insufflées par l’âme du pays, parfois, les obligent. Ce n’est pas suffisant pour bien faire et d’ailleurs ils ne souhaitent sûrement pas agir pour le bien et les intérêts uniques d’une nation souveraine, mais pour leur propre avenir politique et leur image dans le voisinage de la France métropolitaine et outre-Atlantique. Ainsi, l’opération <em>Serval</em>, au Mali, a-t-elle pu avoir lieu, donnant au président de l’époque, de même formation que l’actuel, le « plus beau jour de sa vie ». Comme quoi la victoire de nos soldats et la Grandeur peuvent faire frissonner de bonheur, même ces invalides du cœur et de la raison.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une coopération franco africaine</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nos dirigeants sont responsables de la dégradation de nos relations avec le continent africain qui, il n’y a pas si longtemps, était regardé comme une sorte de prolongement de la France sans qu’il y eut cependant une volonté de domination de l’une sur l’autre ou de rattrapage d’une décolonisation brusquée. La <em>Françafrique</em> n’était pas un vain mot. Il était dû, d’ailleurs, au président ivoirien Félix Houphouët-Boigny pour exprimer le souhait des dirigeants africains de maintenir des relations privilégiées avec l’ancienne métropole. Elle existait, côté français, grâce à des gens pleinement conscients des enjeux représentés par ce continent et, pour les responsables africains, par la conviction que la France les connaissait et les aiderait mieux et plus amicalement que n’importe quel autre pays. Nous accueillions alors dans nos grandes écoles et universités les élites futures de ces jeunes États. Ces étudiants recevaient la même formation que leurs camarades français. Ils nous connaissaient et nous les connaissions. Ils pensaient français. Cette relation intime se poursuivait chez eux au travers d’une coopération organisée et dotée de fonds dont une partie n’était pas encore estampillée « Union Européenne ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’aide au développement se faisait de manière logique sur des projets précis, utiles à l’ensemble de la population. Sur place ils faisaient l’objet d’un suivi attentif par les « chefs de mission de coopération » qui disposaient de coopérants inclus dans les administrations et organismes divers. Ce réseau, aussi bien civil que militaire, dépendait d’un ministère dédié différent de celui des Affaires Étrangères. Ajoutons qu’œuvrait à l’Elysée une cellule Afrique qui maintenait ces liens forts et, par sa seule existence, exprimait toute la sollicitude de la France à l’égard de ses anciennes colonies. Tout cela fonctionnait bien, mais progressivement, pour des raisons propres à la France, ce remarquable système a été disloqué. Le ministère de la coopération a été supprimé et remplacé par un service des Affaires Étrangères d’aide publique au développement avec, un très étrange Conseil Présidentiel pour l’Afrique. Des ONG intéressées se sont, alors, précipitées n’importe où chez les délaissés pour s’enrichir en faisant n’importe quoi et faire croire à leur vocation humanitaire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est vrai que les chefs de mission de coopération détenaient un pouvoir financier et politique indépendant de l’ambassadeur. À cette jalousie entre ministères s’est évidemment ajoutée l’obsession européiste. «<em> l’Europe! l’Europe! l’Europe!</em> » s’égosillait à bêler un troupeau de cabris. Ils finirent par être entendus. La France s’est détournée d’une Afrique trop française vers une Europe pourtant déjà américano-germaniste. Elle a perdu des deux côtés. Elle subit une organisation internationale qui lui a échappé et subit des vagues migratoires africaines et un laminage de ses positions traditionnelles sur le continent voisin, tout en perdant, sans compensation, ses soldats et son argent dans des opérations extérieures. Le dispositif méritait une évolution mais pas une telle maltraitance.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">« <em>Ne pas subir</em> »</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le maréchal de Lattre de Tassigny avait comme devise « ne pas subir ». Comment ce grand soldat réagirait-il aujourd’hui face à l’écrasante action de l’oligarchie apatride mise en scène par les médias grand public ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La France subit l’Allemagne qui, inspirant l’UE en bon second des États-Unis, fait subir l’UE à la France et pèse sur l’incroyable indifférence de son président à l’égard de la puissance bridée du pays de ses ancêtres. Il semble rêver substituer à la France une UE souveraine, où il agirait au premier plan. Les gens conscients sentent bien, pourtant, que cette organisation internationale court à sa fin, tout au moins sous sa forme actuelle. Elle ne tardera pas à s’effondrer. Elle risque cependant de perdurer dans ses méfaits si le président actuel est prochainement réélu. La situation pendant cinq nouvelles années s’aggravera et la rupture, en conséquence, sera violente.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est donc temps que la France retrouve le sens de ses intérêts. Derrière ce mot utilitaire il y a bien plus que les aspects économiques et financiers. Nous devons y lire la notion de puissance. Les abandons délibérés de dimensions souveraines révèlent la perte de la volonté d’imposer, de dominer, en fait le rejet du rôle majeur traditionnel que la France a toujours joué. Ces renoncements expliquent la condescendance portée par nos élites à nos gloires passées, leur mépris de la science historique et l’irrespect qu’ils affichent pour la civilisation et la langue française et, par voie de conséquence, à la France et à son peuple.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vouloir mener cette politique nouvelle nous amène à constater et à valoriser nos formidables atouts de puissance. Elle nous oblige à nous libérer des freins et assujettissements européens et atlantistes. Cette renaissance passe par la valorisation diplomatique de notre dissuasion nucléaire, de notre siège permanent au conseil de sécurité, de notre langue, le français, de notre diplomatie et aussi par l’exploitation déterminée de notre empire maritime. Le moteur de cette politique n’est autre que la volonté de rayonner à nouveau. Ce retour à une détermination nationale nous incite fortement à regarder le vaste monde avec ambition et y conquérir, et d’abord récupérer, des positions utiles à notre dimension. En premier lieu, s’incluant dans un ensemble relationnel plus vaste, nous trouvons bien évidemment l’Afrique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Des conséquences malheureuses</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Or, malgré les apparences nous subissons, sur la partie francophone de ce continent, les conséquences malheureuses d’une politique insistante et absurde. Nous avons traité ces États, pourtant initialement favorables à la France, avec une étonnante ineptie. Nous leur avons donné l’indépendance et nous avons voulu, à un moment, leur imposer une façon de se gouverner non conforme à leur nature. Or, avant l’invraisemblable discours prononcé par le président Mitterrand lors de la conférence du 19 au 21 juin 1990 à la Baule, sans doute pour complaire à l’Europe, la France pouvait influer sur les gouvernements locaux et se voyait respectée pour sa manière fraternelle d’agir. Ce président avait pourtant été ministre des Colonies et aurait dû admettre les conditions du maintien de cette relation privilégiée, bien plus porteuse d’avenir que celle avec M Helmut Kohl…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Depuis cet épisode malheureux nos rapports n’ont cessé de se distendre et nos amis se sont insensiblement tournés vers d’autres pays, malheureusement souvent prédateurs. Le dépit est mauvais conseiller… Il était proprement absurde &#8211; n’en déplaise aux admirateurs de ce président &#8211; de lier l’aide économique au respect de principes démocratiques de gouvernement et aux Droits de l’Homme. Le Roi du Maroc, allié fidèle de la France, avait alors marqué, vivement et intelligemment, son désaccord en quittant la Baule. Cette injonction semblait vouloir assimiler le monde africain aux usages de l’Occident et occulter la structure ethnique de ces pays à l’unité administrative totalement artificielle. Oppositions sur les orientations sociales et débats d’idées, tels que conçus en France, n’évoquent absolument rien dans l’âme africaine. En revanche la référence aux ancêtres totémiques, aux guerres et alliances tribales, aux coutumes particulières, maintiennent des solidarités claniques qui écrasent lourdement toute tentative d’introduction de philosophie politique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Aider ces États &#8211; que nous avons créés &#8211; à se gouverner, selon la mosaïque sociale dont nous sommes responsables, avec compréhension et respect, aurait dû continuer à être la ligne directrice de l’évolution politique menée à leur égard. Pour rester sur le Maroc qui, incontestablement aura été la grande réussite de notre présence en Afrique, au point de lui avoir permis de devenir le grand État que nous connaissons, le Résident général du début du Protectorat, le Maréchal Lyautey, concepteur de son évolution, disait: « <em>être colonial, c’est créer de l’amitié</em>&nbsp;» ou encore «&nbsp;<em>Je n’ai pas cessé d’espérer créer entre ce peuple et nous un état d’âme, une amitié, une satisfaction intime qui font qu’il restera avec nous le plus longtemps possible, mais qui auront pour résultat final que si des évènements le détachent politiquement de nous, toutes ses sympathies resteront françaises</em>&nbsp;» ( Extrait du procès verbal du Conseil de politique indigène, tenu à Rabat le 14 avril 1925).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une mauvaise ligne directrice</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Or, pour les raisons évoquées plus haut, nous avons cessé d’accompagner ces États dans une continuité intelligente alors que la plupart demandaient encore de la France une sollicitude, une attention amicale et respectueuse. C’était d’autant plus maladroit que les gouvernements français récents ont eu souvent à leur égard des attitudes condescendantes. Elles furent reçues comme telles. Ne nous étonnons pas si certains vont chercher auprès de la Chine, de la Russie, ou d’autres puissances une aide et un soutien que nous leur avons refusés. Nos gouvernants, se réfugiant derrière les principes d’une démocratie, pourtant bien mal en point en France, ne peuvent impunément condamner des coups d’État dont la survenance est, si nous observons bien, le résultat d’un système pseudo démocratique faisant la part belle à l’ethnie la plus nombreuse<em>.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Face à la corruption et au clanisme, les armées, pourtant marquées par l’ethnie majoritaire, restent souvent, la seule administration capable de maintenir un minimum de cohésion et d’honnêteté. De même, face au désintérêt de la France, le recours à l’aide de pays dont chacun sait pourtant qu’ils ne recherchent, à terme, qu’exploitation et domination, apparaît comme un palliatif. Cette carence politique et cette dénaturation de la vision de nos relations avec l’Afrique a eu des conséquences sur le sol français. Ainsi une immigration se développe que la collusion bruxelloise et l’absence de coopération solide empêchent de juguler ou de contrôler dans les pays de départ. De même la colonisation, souillée par les propos du chef de l’État actuel, a pu ainsi faire l’objet, par quelques factieux, de demandes de réparation sous l’invraisemblable prétexte de pillage des colonies par la France…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">L&rsquo;intérêt de l&rsquo;Afrique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Mais la question se pose de manière très concrète: pourquoi la France devrait-elle à nouveau s’intéresser à l’Afrique? Au-delà de l’amitié que nous portons aux peuples africains francophones, de la francophonie et de l’appui à notre politique internationale, existe un faisceau d’intérêts.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">J’avais naguère intitulé une de mes conférences « l’Afrique, berceau de l’humanité et avenir du monde ». Je crois toujours à l’avenir de ce continent. Chacun sait que l’humanité est née en Afrique il y a environ 3 millions d’années. L’Afrique a cependant longtemps stagné pour des raisons diverses. Mais entre le début de la période coloniale et aujourd’hui, en 150 ans, elle a avancé à pas de géant. Elle assimile vite et elle détient des atouts majeurs pour remplir un rôle autonome dans les décennies à venir. Elle a certes des handicaps. En matière de connaissance, une grande partie de la population est encore analphabète. Les États sont instables par absence de pyramide sociale et par une composition des sociétés que ne transcende pas encore véritablement l’idée nationale. Elle subit de lourdes déficiences en matière de santé, d’administration et d’organisation. Son développement économique, même fort, ne permet pas de satisfaire des populations en croissance très rapide dont une partie essaie d’émigrer. La dette hypothèque souvent le développement…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ces aspects méritent une attention humaniste, mais nous savons bien que ce n’est pas ce type d’attitude, seule, qui détermine l’action des puissances. L’Afrique est potentiellement riche. Elle est donc convoitée par qui le sait. Elle dispose de ressources nombreuses et vitales pour les économies actuelles. Les ressources minérales ne manquent pas. Du charbon en quantité, du pétrole, de l’or, des diamants, du fer, du zinc, du manganèse, du phosphate, de l’uranium, de l’argile, du soufre, du sel, du coltan, des terres rares… le bois… L’Afrique fournit plus de la moitié de la demande mondiale de café, de cacao et d’arachide. Dans le nord et le nord-ouest poussent aisément le blé, l’avoine, le maïs et l’orge. Si l’élevage ne peut être que marginal à cause de la mouche tsé-tsé, (encore que certaines tribus comme les Masaïs, les Bororos ou les Peuls, soient des groupes d’éleveurs reconnus) en revanche, s’agissant de la pêche, ses côtes atlantiques sont réputées pour être les plus poissonneuses du monde.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La malédiction de l&rsquo;abondance</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">L’Afrique est confrontée à une situation dans laquelle les ressources naturelles sont tournées vers l’exportation, générant de substantielles recettes publiques, mais qui, paradoxalement, engendrent encore stagnation économique et instabilité politique, car détournées, mal utilisées ou hypothéquées par les agences internationales et l’étranger. Ce sont les effets délétères des ressources extractives, non renouvelables, sur le développement. Si dans la durée, les pays africains parviennent à réorienter l’utilisation de ces richesses, il est certain qu’ils pèseront alors sur l’économie mondiale. Il y a là une question de rapport de forces avec les puissances extérieures et donc d’organisation.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ne nous y trompons pas quand la Russie fait intervenir le groupe Wagner en RCA ou plus récemment au Mali, c’est en échange de concessions dans l’exploitation de ces ressources naturelles dont ces deux pays, pourtant considérés comme très pauvres, regorgent. Il en est de même pour la Chine qui exerce une véritable prédation sur certaines richesses, ou encore des États-Unis et même de la Turquie et de quelques autres. Quant à la France, en vertu d’accords de défense, elle accepte de risquer la vie de ses soldats, sans contrepartie, et se heurte même, pour les raisons précédemment évoquées, à une dénégation ou un rejet de son apport. Les coups d’État récents sont évidemment un pied de nez aux principes de la Baule et donc à la France.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">L&rsquo;importance de corriger nos erreurs</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nous devons corriger nos erreurs si nous voulons bénéficier des atouts de l’Afrique que nous avons largement mis à jour. Nous le pouvons. Il en va de notre avenir avec l’exploitation de notre ZEE.&nbsp; Il nous faut donc accepter les pays africains comme des partenaires véritablement indépendants, mais historiquement et culturellement tournés vers nous et mener une politique d’aide structurée, construite avec les pays concernés. Nous devons les accepter tels qu’ils sont et récuser tout jugement sur leur façon de se gouverner. D’ailleurs si nous voulons bien regarder ce qu’était le parti unique tant décrié, mais que la France, jadis, n’avait jamais condamné, nous y trouverions une répartition ethnique et régionale des responsabilités qui en faisait, bien davantage que l’illusion démocratique actuelle, un système représentatif de toutes les composantes des sociétés. Le principe, évidemment, se montrait loin d’être parfait, mais il s’avérait bien plus apte que tout autre à rassembler des populations.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il s’agit donc pour la France de mettre un terme à une politique ambiguë, dont nous avons vu qu’elle faisait naître bien des déconvenues, en établissant une organisation prenant en considération les réussites du passé et les échecs du présent. À l’évidence il faut en finir avec l’utopie européiste qui ne cesse de vider de sa substance la puissance française en l’orientant vers des voies sans issue et affaiblir notre dimension internationale en nous imposant un dangereux suivisme otanien. Il nous faut retrouver la cohérence de l’aide et proposer à ces États africains qui nous ont été liés et avec lesquels la sagesse et notre dimension dans le monde, veulent que nous continuions à y bénéficier d’une position privilégiée, non plus une coopération, mais plutôt des partenariats, respectueux des intérêts de chacun. Ce sera ainsi que de manière concertée et toujours équitable, que pourrait se faire la mise en valeur de leurs ressources y compris humaines, s’intensifier leur développement, s’organiser la défense de leurs intérêts et la protection de la France face à une concurrence mondiale débridée, et à l’invasion migratoire avec toutes ses conséquences.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ces accords de partenariat, établis avec les seuls pays intéressés, pourraient utilement se voir fédérés dans un « ministère des partenariats », dont un équivalent devrait exister chez chacun des partenaires. Il nous faudrait donc, à nouveau, consentir à des investissements humains et en capital. Mais je ne doute pas que le profit serait rapide et que la France retrouverait son image au travers des équilibres sociaux, d’évolutions harmonieuses et de développements économiques communs.</span></p>
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		<title>Général (2s) Henri Roure : «l’emmerdeur se plantera»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 14:52:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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		<category><![CDATA[Passe vaccinal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 06/01/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/general-2s-henri-roure-lemmerdeur-se-plantera/06/01/2022/">Général (2s) Henri Roure : «l’emmerdeur se plantera»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wDYxhc" lang="fr-FR" data-md="61">
<p class="LGOjhe PZPZlf" role="heading" data-attrid="wa:/description" aria-level="3" data-hveid="CBIQAA"><span style="color: #000000;"><b>Issu des troupes de Marine et docteur d&rsquo;État en sciences politiques, le </b><b>général</b><b> Henri Roure revient sur les propos d&rsquo;Emmanuel Macron qui souhaite « emmerder les non-vaccinés ».</b></span></p>
<p role="heading" data-attrid="wa:/description" aria-level="3" data-hveid="CBIQAA">&nbsp;</p>
<p class="LGOjhe PZPZlf" role="heading" data-attrid="wa:/description" aria-level="3" data-hveid="CBIQAA"><span style="color: #000000;">Le président actuel de la République française et son gouvernement ont refusé de rendre la vaccination contre le Covid-19 obligatoire. En substance, ils admettaient que certains pourraient ne pas se faire vacciner. Une fois encore ces gens-là sombrent dans l’incohérence. En effet, vouloir « emmerder » les citoyens non-vaccinés, alors qu’il n’y a strictement aucune obligation de le faire, est une tentation liberticide et, par nature, totalitaire. Elle est en contradiction absolue avec cette liberté laissée à chacun, par ces mêmes autorités politiques, de regarder la protection face à cette maladie comme il l’entend et selon les règles reconnues de simple bon sens.</span></p>
</div>
<p><span style="color: #000000;">Il est cependant vraisemblable que l’équipe au pouvoir se moque éperdument des contradictions engendrées par la grossièreté du chef de l’État. Le but est tout autre. Il est évidemment électoraliste. Le président pense se mettre du côté de l’immense majorité des Français vaccinés, et, ainsi, tirer un bénéfice électoral en axant sa campagne présidentielle sur cette pandémie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Outre le manque de respect pour nos concitoyens qui, sans nul doute, hormis les injections de produits venus de l’industrie pharmaceutique anglo-saxonne, prennent toutes les précautions nécessaires lorsqu’ils sont en contact avec la foule, ce président montre une absence totale de connaissance de la mentalité populaire et de sagacité dans ce que les Français attendent d’un chef de l’État.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En effet, au delà des marginaux extrémistes dont les incroyables pitreries occupent les médias grand-public et les commentateurs zélés, le peuple français est fondamentalement respectueux des libertés publiques et comprend que l’on puisse user d’une liberté. En l’occurrence c’est le cas. Certains peuvent regretter cette attitude anti-vaccinale, mais en aucune façon, dès lors qu’elle est légale, admettre que l’autorité cherche à contraindre. C’est ça la démocratie !</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Si ma supposition</strong> est juste et que M. Macron veuille axer sa campagne sur l’efficacité dont il pense avoir fait preuve dans la lutte contre cette maladie, il risque bien des déconvenues. Il sera aisé, alors, de lui rappeler les aberrantes hésitations gouvernementales sur le port du masque, les attaques contre les médecins qui pensaient soins autant que prévention, les paroles imbéciles de quelques ministres, la désertion d’une autre décorée, ensuite, de la Légion d’Honneur, le fonctionnement erratique du comité scientifique, la politique hospitalière régie par la seule rentabilité économique, l’abandon de la recherche française sur le sujet pour l’enrichissement invraisemblable de sociétés étrangères, etc…</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Si ma supposition</strong> est juste, les autres candidats auront beau jeu de lui dire que la fonction de chef de l’État n’est pas de prendre les attributions du Premier ministre et du ministre de la Santé, mais de s’occuper de l’avenir géopolitique de la France, c’est-à-dire de lui proposer une route pour un avenir, à moyen et long terme, en conformité avec sa dimension mondiale et en envisager les moyens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Si ma supposition</strong> est juste, ce président, dont nous connaissons les sentiments davantage européistes que français, cherchera, par ce biais, à se prémunir d’attaques sur son engagement capitaliste et internationaliste dont nous venons récemment d’avoir une preuve aussi étonnante que scandaleuse avec l’enlèvement de notre drapeau sous l’Arc de Triomphe au profit d’une bannière bleue et l’illumination de la tour Eiffel, comme de l’Élysée, aux couleurs de l’organisation européenne.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Si ma supposition</strong> est juste, l’emmerdeur se plantera.</span></p>
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