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	<title>Marin - Billet de France</title>
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	<title>Marin - Billet de France</title>
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		<title>Éric de Bisschop : un navigateur infatigable</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/eric-de-bisschop-un-navigateur-infatigable/27/04/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Apr 2022 16:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Aventurier]]></category>
		<category><![CDATA[Éric de Bisschop]]></category>
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		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 27/04/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/eric-de-bisschop-un-navigateur-infatigable/27/04/2022/">Éric de Bisschop : un navigateur infatigable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Éric de Bisschop est un navigateur et explorateur français. Il est notamment célèbre pour ses voyages transocéaniques et fait partie des premiers navigateurs sur petit voilier de la première moitié du XXe siècle.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Qui aime la jeunesse, aime la mer</em> ». Cette citation de Tennessee Williams résume la vie d’Éric de Bisschop, marin épris d&rsquo;aventures depuis sa tendre enfance et véritable électron libre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Né le 21 octobre 1891 dans le Pas-de-Calais, Jules Éric Joseph de Bisschop grandit dans une famille de savonniers. Une partie de ses biographes affirme que Philippe Pétain serait son parrain. A l’âge de 14 ans, il devient mousse sur le quatre-mâts Dunkerque et suit les cours d’hydrographie d’où il sort lieutenant avant de rejoindre la marine marchande. Alors que la Première Guerre mondiale commence, Bisschop est mobilisé dans le Nord-Pas-de-Calais où il commande un patrouilleur. Il est blessé lors d’un vol en hydravion en 1917 et termine la guerre hospitalisé.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un marin têtu</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La guerre achevée et la santé rétablie, il devient pendant 18 mois armateur avec un vieux trois-mâts sur les côtes africaines. En 1927, il part en Chine et tente d’étancher sa soif d’aventures. Avec un de ses camarades, il construit une jonque qu’il baptise Fou Po l et  remonte avec son camarade le Yangzi Jiang. Malheureusement, celle-ci se fracasse en mer. Les reins solides, ils construisent le petit frère qu’ils appellent Fou Po II et voyagent autour des côtes de la Nouvelle-Guinée. En juillet 1935 ils sont accusés d’espionnage par les Japonais alors qu’ils séjournent sur les îles Marshall. Relâchés, Bisschop et son camarade Joseph Tatibouet reprennent la mer et arrivent tant bien que mal à court de vivres sur l’île de Kalauppa en octobre 1935. Très affaiblis, ils sont recueillis par des lépreux et leurs soignants.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/philippe-de-dieuleveult-lanimateur-et-capitaine-abandonne/10/07/2023/">Philippe de Dieuleveult : l’animateur et capitaine abandonné</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Deux jours après leur jonque est détruite dans une tempête brisant les trois années de recherche des courants marins et de coordonnées d’îlots. Mais ce n’est pas cela qui arrêtera Bisschop. Il construit un nouveau bateau qui ne sera pas une jonque, mais une double pirogue polynésienne faite pour la haute mer. A l&rsquo;issue d&rsquo;essais réussis, il décide de quitter le Pacifique et de rentrer en France en passant par le Cap de Bonne-Espérance. Parti d’Hawaï le 7 mars 1937, ils arrivent à Cannes le 23 mai 1938 après plus de 13 mois de navigation sans aucun moyen de navigation moderne existant à l’époque. Le voyage est emaillé de nombreux incidents pour cause de mauvais temps entrainant des voies d’eau, gréement endommagé, perte d’un gouvernail etc. De cette expérience incroyable, il publie l’ouvrage Kaimiloa.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un mauvais choix politique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 1939, il entreprend la construction d’un nouveau bateau, le Kaimiloa-Waikea, un trimaran cette fois-ci. Le projet est de retourner dans le Pacifique sud en passant par le canal de Panama. Malheureusement, le trimaran est détruit dans une tempête dans les îles Canaries. L’équipe reste dans les îles quelques mois, le temps de régler les problématiques liées à l’accident. Rentré en métropole, Bisschop souhaite retourner en Polynésie, mais son choix politique de choisir la France du maréchal Pétain pose problème : le territoire a choisi la France Libre du général de Gaulle. Avec sa femme, ils reviennent à Honolulu en 1941 où Bisschop devient agent consulaire français sur ce territoire américain. Le couple défend alors les intérêts de la France occupée.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais la situation évolue vite. Quelques jours après l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais et les déclarations de guerre qui s’ensuivent, Bisschop est arrêté par les Américains qui le considèrent comme un allié des régimes allemand et japonais. Il est incarcéré quelques jours et perd ses accréditations d’agent consulaire. La période qui s’ensuit est difficile à vivre pour le couple. Ses positions pétainistes deviennent de plus en plus compliquées à tenir au fil des années sur un territoire américain au vu de l’avancée des alliés en Afrique puis sur le continent européen. Il achète une jonque avec laquelle il va réaliser des transports de fret dans les îles aux alentours.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La dernière expédition</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 1947, il part s’installer à Tahiti où il exerce des activités de commerce. Il découvre la célèbre expédition du Kon Tiki : une tentative de rejoindre les îles polynésienne depuis l’Amérique du Sud en radeau. L’objectif était d’expliquer le peuplement de l’Océanie depuis le Pérou avec un radeau de troncs de balsa. Bisschop décide de faire le trajet en sens inverse à la différence et fait construire un radeau équivalent auquel il rajoute une cabine étanche permettant d’abriter le matériel destiné à la réalisation de son expédition : photographique, météorologique et radio. Le 8 novembre 1956, l’équipe s’élance de Papeete en Polynésie française pour rejoindre l’Amérique du Sud. Après une première escale afin de rajouter des bambous et un dernier ravitaillement par une vedette de la marine française, l’expédition se dirige plein est. Les morceaux de bambous se décrochent peu à peu si bien qu’ils demandent une assistance à la marine chilienne non loin du but et abandonnent le radeau le 26 mai 1956.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ils arrivent au Chili et reçoivent un bon accueil. Mais pour Bisschop, c’est un échec cuisant si près de l’objectif. Sur place, il souhaite retourner en Polynésie avec un nouveau radeau de sa conception : avec du bois de cyprès. Une nouvelle équipe est formée et le nouveau départ s’effectue le 15 février 1958 depuis Constitution. Malheureusement, l’équipage n’arrive pas à accoster sur les îles Marquises. Le radeau connaît des problèmes de flottabilité et s’enfonce peu à peu à mesure que le temps passe malgré les allègements de tout ce qui était possible. L’équipage construit en toute hâte un nouveau radeau avec les bidons qu’ils ont à bord. Bisschop est malade et l’ensemble de l’équipage souffre de manque de nourriture et de manque d’eau. Le radeau arrive en vue des îles Cook le 30 août 1958 et s’approche de la terre ferme jusqu&rsquo;au moment où le radeau chavire. Éric de Bisschop reçoit un coup de bois sur la tête et décède brutalement. Ses compagnons d’infortune parviennent à ramener son corps sur la terre ferme. L’équipage est ramené pour un ultime voyage à Papeete avec le cercueil de leur camarade d’expédition, infatigable aventurier, payant de sa vie la poursuite de ses rêves.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Paul-Émile Victor : portrait d&#8217;un explorateur polaire</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/paul-emile-victor-portrait-dun-explorateur-polaire/04/06/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2019 15:03:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Aventurier]]></category>
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		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/06/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/paul-emile-victor-portrait-dun-explorateur-polaire/04/06/2019/">Paul-Émile Victor : portrait d&rsquo;un explorateur polaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Paul-Émile Victor est un explorateur polaire, scientifique, ethnologue, écrivain, fondateur et directeur d’expéditions polaires pendant 29 ans. Retour sur la vie de cet explorateur des extrêmes.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 28 juin 1907 à Genève (Suisse) de parents français immigrés d’origine juive d’Europe Centrale, le jeune Paul-Émile passe son enfance dans le Jura. Son père, Erich Heinrich Victor Steinschneider est issu d’un milieu aisé de juristes et d’industriels originaires de Bohème tandis que sa mère, Maria Laura Baum est issue d’une famille bourgeoise de Cracovie. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1916 son père crée une deuxième usine à pipe et se diversifie en 1928 dans la fabrication de stylo. Très tôt, Paul-Émile se réfugie dans le grenier de la maison pour dévorer tous les récits d’aventure, d’explorations qu’il trouve, faisant ainsi germer dans son esprit le désir de découverte, la passion des voyages polaires et polynésiens. C’est dans cette continuité qu’il rentre aux Éclaireurs de France dont il deviendra responsable local.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1925, son baccalauréat de maths-philo en poche, le jeune étudiant poursuit son cursus dans l’ingénierie à l’École centre de Lyon, qu’il quitte sans diplôme à la fin de la troisième année en 1928 pour l’École nationale de navigation maritime dont il vient de réussir le concours d’entrée. D’abord incorporé en 1929 en tant que matelot de deuxième classe à Toulon dans la marine, Paul-Émile devient élève sous-officier puis aspirant. Déçu par celle-ci, il la quitte. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1931, il obtient son brevet de pilote d’avion avant d’être employé les deux années suivantes dans l’entreprise de son père « les Établissement E.H ». C’est pour accomplir une partie de son rêve qu’il monte à Paris suivre notamment les cours de Marcel Mauss, considéré comme le « père de l’anthropologie française », à <a style="color: #333399;" href="https://data.bnf.fr/fr/11864364/institut_d_ethnologie_paris/">l&rsquo;institut d’ethnologie du Trocadéro </a> dont il reçoit le diplôme en 1933.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Premières expéditions au Groenland (1934-1939)</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Depuis son enfance, toutes ses actions sont orientées pour accomplir son rêve : études (ingénieur, diplôme d’ethnologie, certificats de licences de Lettres) et carrière professionnelle (officier de marine notamment pour apprendre à naviguer).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-taaf-lexcellence-de-la-recherche-polaire-francaise/07/10/2023/">ENTRETIEN – TAAF : l’excellence de la recherche polaire française</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1934, grâce au <a style="color: #333399;" href="http://www.museedelhomme.fr/fr/musee/histoire-musee-homme/musee-ethnographie-trocadero-1882-1936">musée d’ethnographie du Trocadéro</a> et à sa rencontre improbable avec le célèbre commandant et explorateur français, Jean-Baptiste Charcot, Paul-Émile embarque sur le « Pourquoi Pas ? », navire d’exploration polaire. Avec ses trois compagnons, l’anthropologue Robert Gessain, le géologue Michel Perez et le cinéaste Fred Matter-Steveniers, il débarque à Angmagssalik (Ammasalik aujourd’hui) sur la côte est du Groenland.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’équipe commence rapidement l’étude ethnographique de la communauté esquimaude. Cette dernière à la particularité de vivre isolée sur la côte est du Groenland jusqu’en 1884, date à laquelle elle est découverte. C’est au cours de cette année qu’il apprend à parler couramment leur langue. Son expérience et son exceptionnel sens de la communication le consacrent médiatiquement à son retour en France en 1935 où ses conférences et articles sont très appréciés.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_928" aria-describedby="caption-attachment-928" style="width: 281px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-928 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/3e0fb069cc_50064348_3810-jura-302.jpg?resize=281%2C400&#038;ssl=1" alt="" width="281" height="400" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/3e0fb069cc_50064348_3810-jura-302.jpg?w=281&amp;ssl=1 281w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/3e0fb069cc_50064348_3810-jura-302.jpg?resize=211%2C300&amp;ssl=1 211w" sizes="(max-width: 281px) 100vw, 281px" /><figcaption id="caption-attachment-928" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bureau de Paul-Émile Victor chez les Esquimaux</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Accompagné de Robert Gessain, Michel Ferez et d’Eigil Knuth (spécialiste de la préhistoire du nord du Groenland), Paul-Émile retourne au Groenland en 1936 pour réaliser la traversée de cette grosse île d’ouest en est. C’est en chiens de traîneaux que l’équipe part  de Christianshaab à la mi-mai, pour arriver un peu moins de deux mois après à Angmagssalik, sur la côte est réalisant un exploit de 800 kilomètres. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Arrivée à destination, Paul-Émile reste vivre quatorze mois dans une famille inuit, peuples vivants dans les régions arctiques d’Amérique du Nord, « comme un Esquimau parmi les Esquimaux ». Durant cette période il entretient une relation avec une jeune et inuit de dix-neuf ans. Cette aventure lui permet de continuer son travail d’ethnologue ainsi que d’enregistrer certains chants esquimaux dont il retranscrit les paroles phonétiquement. Son retour en France est encore triomphal et les articles de presse ne manquent pas d’éloge.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1938, il effectue un raid transalpin Nice-Chamonix en compagnie de Michel Pérez et du commandant Flotard. Par cette expédition de 230 km en chiens de traîneaux, il démontre avec succès l’importance de ce moyen de transport polaire pour l’Armée française lors d’hivers rigoureux en montagne. L’année suivante, il se rend en Laponie norvégienne, finlandaise et suédoise pour une étude ethnologique sur les Samis, peuple autochtone vivant à cheval  au nord de ces pays.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Pilote de guerre (1942-1945)</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Seconde Guerre Mondiale arrive. Mobilisé dans la marine française basée à Stockholm en Suède, Paul-Émile effectue ses missions d’officier de renseignement et d’agent de liaison avec la Finlande (guerre finno-russe) jusqu’à l’armistice de 1940. La guerre l’emmène alors au Maroc puis en Martinique où il réalise plusieurs missions ethnologiques avant de se rendre aux États-Unis en juillet 1941. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’année suivante, il s’engage comme lieutenant-instructeur, pilote et parachutiste dans l’US Air Force avant de créer et devenir commandant de l’escadrille « recherche et sauvetage » pour pilotes perdus dans un milieu qu’il connait bien, le milieu polaire : de l’Alaska au Groenland en passant par le Canada. Ce n’est qu’en décembre 1945 qu’il rentre en France et épouse Éliane Decrais (1918-2017) avec qui il aura trois enfants.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Chef des Expéditions polaires françaises (1947-1976)</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Officiellement démobilisé en juillet 1946, six mois après son retour en France, Paul-Émile Victor convainc le gouvernement français de l’importance d’organiser des expéditions scientifiques en Arctique et Antarctique. En février 1947, c’est chose faite. Grâce à son charisme, son don pour les relations publiques et à quelques relations en politique, il crée et dirige les Expéditions Polaires Françaises (EPF) la même année (jusqu’en 1976). Durant ces 29 années de direction, 150 expéditions sont organisées dont 17 d’entre elles par lui-même directement. En 1956, il part pour la première fois en terre Adélie où il installe quelques années plus tard la base Antarctique Dumont d’Urville et la base Charcot, 320 km à l’intérieur du continent Antarctique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/philippe-de-dieuleveult-lanimateur-et-capitaine-abandonne/10/07/2023/">Philippe de Dieuleveult : l’animateur et capitaine abandonné</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Par sa seconde femme, qu’il épouse en 1965 et qui se trouvait être sa voisine de péniche sur la Seine à Paris, il s’investit dans le mouvement écologiste avec la création en 1974 du « groupe Paul-Émile Victor pour la défense de l’homme et de son environnement ». S’engageant de plus en plus dans ce mouvement écologiste, il prend sa retraite à 69 ans en 1976 de l’EPF et devient membre du <a style="color: #333399;" href="http://www.taaf.fr/Le-conseil-consultatif">Conseil consultatif des Terres australes et antarctiques françaises</a></span> <span style="color: #000000;">(TAAF).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Retraite en Polynésie (1976-1995)</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Afin de réaliser son deuxième rêve, il s’installe avec sa femme en Polynésie pour y passer sa retraite. Entre les réceptions de scientifiques de passage chez lui, il y rédige ses mémoires, écrit des articles grâce à son aura médiatique acquis des décennies plus tôt et dont il bénéficie toujours. C’est à l’hôtel Drouot à Paris, qu’il vend sur catalogue en octobre 1982 ses « 125 mètres linéaires de bibliothèque » impossibles à déplacer, l’objectif étant d’éviter que celle-ci ne finisse dans un musée. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l’occasion de ses 80 ans en 1987, il retourne en terre Adélie puis au pôle Nord avec notamment Nicolas Hulot. Il est frappé l’année suivante d’un accident vasculaire cérébral le paralysant de moitié. Il décède le 7 mars 1995 sur son île de Bora-Bora.  Conformément à sa dernière volonté, il est immergé en haute mer en Polynésie par la Marine Nationale. Paul-Émile Victor était également consul du royaume d’Araucanie et de Patagonie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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