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	<title>Monarchie - Billet de France</title>
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	<title>Monarchie - Billet de France</title>
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		<title>«Au revoir Madame, tous les peuples vous pleurent»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Sep 2022 13:23:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 10/09/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/au-revoir-madame-tous-les-peuples-vous-pleurent/10/09/2022/">«Au revoir Madame, tous les peuples vous pleurent»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 8 septembre 2022, la Reine Elisabeth II décède dans son château de Balmoral en Ecosse. Une page de l&rsquo;Histoire qui se tourne.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">De telles circonstances poussent à une métaphore depuis longtemps écrite : « London Bridge is Down ». Au-delà de ce mot, c’est un monde tout entier qui s’est écroulé : la reine Elizabeth II, souveraine du Royaume-Uni et du Commonwealth n’est plus. Elle brilla toute sa vie, sans ombre aucune, d’une lueur inimitable, qui toucha un jour au moins chacun de tous les êtres du monde et restera dans le plus profond souvenir humain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>A chaque instant retentirent les cloches</h3>
<p><span style="color: #000000;">Les cloches des 16 000 églises du royaume ont sonné une heure durant après l’annonce de la mort de la souveraine, une première depuis la mort du roi Georges VI en 1952. Elles recommenceront le jour des funérailles de la tête couronnée la plus puissante du monde, comme une dernière salve de tocsin pour que l’âme montante n’oublie jamais son peuple. Il semble d’ailleurs que des cloches accompagnèrent toujours Elizabeth Windsor, de son plus jeune âge à Buckingham au soir de sa vie à Balmoral.&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Née le 21 avril 1926, Son Altesse Royale la princesse Élisabeth d&rsquo;York n’est tout d’abord pas destinée à régner. Elle a pourtant déjà l’étoffe d’une souveraine, car en plus d’en avoir le sang, elle en a, dès l’âge de deux ans et selon les observations de Winston Churchill, la nécessaire force : « <em>Elle a un air d&rsquo;autorité et de réflexion époustouflant pour un enfant.</em> ». Heureuse nouvelle car bien vite, dès 1936 et en l’espace de quelques mois, la princesse Élisabeth devient héritière présomptive du trône. Le 20 janvier 1936, la mort de son grand-père le roi Georges V est suivie de près par l’abdication de son oncle Edouard VIII (1894-1972) le 11 décembre suivant. Deux salves de cloches retentissent en moins d’un an sur le Royaume-Uni : l’une pleure la fin de l’héritage victorien avec la mort du petit-fils de l’impératrice, l’autre gronde longtemps du bourdonnement du scandale. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une troisième inaugure vite un beau règne, sur une période hélas sombre. L’avènement au trône de Georges VI (1895-1952) fut bien vite rattrapé par la guerre et ses conséquences sur la vie londonienne. Sans doute ce fut le Blitz qui forgea le caractère de l’héritière du trône. La famille royale ayant refusé la fuite, elle partagea, entre Londres et Windsor et avec son peuple, les bombes, le rationnement et la peur : elle n’en fut que plus grande. En 1940, à l’âge de 14 ans, la princesse prononce au micro de la BBC une allocution destinée aux enfants : « <em>Nous essayons de faire tout ce que nous pouvons pour aider nos valeureux marins, soldats et aviateurs et nous essayons également de porter notre part du danger et de la tristesse de la guerre. Nous savons, chacun de nous, que tout se terminera bien.</em> ». </span></p>
<p><span style="color: #000000;">En février 1945, à l’âge de 18 ans, alors qu’elle est l’un des cinq conseillers d’Etat capables d’assurer seule un déplacement de la Couronne à l’étranger, elle s’engage au sein de l’<em>Auxiliary Territorial Service</em> et y reçoit des enseignements en mécanique. Avec Georges VI s’éclipsaient définitivement les flamboiements du XIXème siècle : après la guerre, l’Empire n’était plus et, avec le <em>Commonwealth of Nations</em>, naissait un âge nouveau, duquel devaient successivement se détacher la Birmanie, la Palestine et la république d’Irlande. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le roi devait être celui de la difficile transition entre deux époques. La princesse Elizabeth, duchesse d’Édimbourg depuis le 20 novembre 1947 et son mariage avec le prince Philip Mountbatten, incarnera enfin le XXème siècle, entré si tardivement à Buckingham Palace. Cette même année 1947, à 21 ans, lors de son premier voyage en Afrique australe, elle fait don de sa personne à son peuple en des mots qui resteront gravés dans de nombreux cœurs : « <em>Je déclare devant vous tous que je consacrerai toute ma vie, qu&rsquo;elle soit longue ou brève, à votre service et au service de la grande famille impériale dont nous faisons tous partie.</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le 6 février 1952, une page se tourne définitivement sur l’histoire de la Grande-Bretagne et du monde. Durant une escale au Kenya de leur tournée du Commonwealth, le prince Philip vient d’annoncer à son épouse la mort du roi Georges VI. Choisissant « évidemment » son prénom comme nom de règne, Elizabeth II rentre en Europe et est proclamée nouveau monarque du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d&rsquo;Irlande du Nord ainsi que des autres royaumes du Commonwealth, de leurs territoires et dépendances. Largement épaulée en ce début de règne particulièrement éprouvant par son mari, elle consent à faire diffuser à la télévision une partie de son couronnement. En imposant son mari et ses idées nouvelles aux conservateurs poussiéreux de Westminster, elle s’affirme très vite comme une femme d’énergie, largement récompensée par l’amour de tout un peuple.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_8134" aria-describedby="caption-attachment-8134" style="width: 480px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-8134" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/Elizabeth_II__Philip_after_Coronation.jpg?resize=480%2C650&#038;ssl=1" alt="" width="480" height="650" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/Elizabeth_II__Philip_after_Coronation.jpg?w=480&amp;ssl=1 480w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/Elizabeth_II__Philip_after_Coronation.jpg?resize=222%2C300&amp;ssl=1 222w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption id="caption-attachment-8134" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Portrait officiel de Sa Majesté la reine Elizabeth et de son mari le duc d’Edimbourg lors du couronnement le 2 juin 1953. La robe de couronnement dessinée par Norman Hartnell est brodée avec les emblèmes floraux des pays du Commonwealth : la rose Tudor anglaise, le chardon écossais, le poireau gallois, le trèfle irlandais, la feuille d&rsquo;érable canadienne, le mimosa doré australien, la fougère argentée néo-zélandaise, la protée royale sud-africaine, la fleur de lotus pour l&rsquo;Inde et Ceylan et le blé, le coton et le jute pakistanais. Tout un monde est représenté dans cette photographie.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3>«&nbsp;Le rocher sur lequel la Grande-Bretagne moderne s’est construite&nbsp;»</h3>
<p><span style="color: #000000;">L’éloge prononcé par le Premier ministre Mary Elizabeth Truss quelques dizaines de minutes après l’annonce de la mort du monarque est une affirmation, sans appel, sans doute, sans tremblement. Cette simple phrase, prononcée deux jours après l’entrée en fonction du Premier ministre pourrait surprendre tant elle s’impose d’elle-même comme une évidence. Il n’y a pourtant aucun hasard à cela. En 70 ans de règne, Elizabeth II s’est plus qu’imposée : elle a porté le poids d’un peuple entier, marquant chacun de ses seize chefs de gouvernement successifs d’un indélébile souvenir. L’unique audience accordée par la reine à ce nouveau Premier ministre, le 6 septembre dernier, a suffi pour que la conservatrice sache comment réagir deux jours plus tard. Point de mystère là-dedans, cela n’est qu’un résultat, celui du fonctionnement sain et pur d’un système, sans doute l’un des plus puissants du monde : la monarchie britannique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La grandeur de la monarchie britannique au XXème et au XXIème siècle ne peut être vue autrement que par le prisme des soixante-dix années du règne de la reine Elizabeth. A 96 ans, le plus ancien monarque en exercice, la première des souverains britannique à célébrer son Jubilée de platine en juin dernier incarne à elle seule la Grande-Bretagne pour une écrasante majorité de ses sujets, qui n’a connu qu’elle. Les politiciens se sont succédés les uns après les autres, faisant face avec plus ou moins de brio aux différentes crises. Une seule chose n’a jamais changé entre 1952 et 2022 : la place de la Couronne. Recevant son Premier ministre pour une audience hebdomadaire depuis toujours, elle fut toujours un conseiller avisé de ses chefs de gouvernement, sachant les blâmer ou les alerter sur des points oubliés. Car tout élu du peuple qu’ils aient été, aucun de ces hommes et femmes qui furent à la tête du Royaume-Uni n’eut la capacité de mieux sonder le cœur vibrant des sujets britanniques. Mieux que de prétendre, la reine <em>est</em>, dans le plus simple appareil du verbe.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En plus d’être, la reine fit. Elle fut partout, parfois même là où on ne l’attendait pas. Avec le Commonwealth, forte de la volonté de son père d’en finir avec l’ancien monde, elle devient une boussole constitutionnelle pour de nombreux Etats ainsi qu’un repère de liberté pour une multitude de nations. Premier monarque canadien à introduire une session parlementaire en 1957, inaugurant le premier bain de foule royal en Australie en 1970, ayant survécu à trois attentats, tendant de prévenir l’invasion américaine sur Grenade en 1982, soutenant la contre-révolution des Fidji en 1987, premier souverain britannique à s’adresser au Congrès des Etats-Unis après la guerre du Golfe en 1991, instigatrice dans l’ombre de la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud, pacificatrice en Irlande après cent ans d’hostilité, la reine a une influence hors norme. Son silence lui-même est scruté en 2014 et 2016 lors des référendums portant sur l’indépendance de l’Ecosse et sur le Brexit. Avec 170 visites au sein des territoires du Commonwealth et une centaine dans les Etats n’en faisant pas partie, la reine Elizabeth est aussi le chef d’Etat ayant le plus voyagé de l’Histoire entière. Si la reine fit, la reine fit bien, tant d’ailleurs que peu de choses lui seront reprochées en matière politique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_8135" aria-describedby="caption-attachment-8135" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-full wp-image-8135" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/President_Ronald_Reagan_riding_horses_with_Queen_Elizabeth_II_during_visit_to_Windsor_Castle.jpg?resize=640%2C429&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="429" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/President_Ronald_Reagan_riding_horses_with_Queen_Elizabeth_II_during_visit_to_Windsor_Castle.jpg?w=1024&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/President_Ronald_Reagan_riding_horses_with_Queen_Elizabeth_II_during_visit_to_Windsor_Castle.jpg?resize=300%2C201&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/President_Ronald_Reagan_riding_horses_with_Queen_Elizabeth_II_during_visit_to_Windsor_Castle.jpg?resize=768%2C515&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/President_Ronald_Reagan_riding_horses_with_Queen_Elizabeth_II_during_visit_to_Windsor_Castle.jpg?resize=272%2C182&amp;ssl=1 272w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-8135" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">La reine Elizabeth et le président américain Ronald Reagan le 6 aout 1982 à Windsor Castle : de l’art de discuter de choses compliquées en faisant des choses simples… et belles !</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">«&nbsp;A Dieu&nbsp;!&nbsp;» des milliards de petit-enfants lèvent les yeux vers le ciel</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Elizabeth II, c’était la Grande-Bretagne à elle seule, c’était ce flegme inimitable que le monde, et les Français les premiers, chercheront toujours à apprivoiser. Elizabeth II c’était une allure aristocratique parmi les plus pures, un élixir de sang mêlé aux plus belles dynasties d’Europe, le même que celui des rois normands et écossais, que celui des empereurs romains germaniques, allié au plus pur-sang des hellènes en la personne de celui qui fut sans doute le plus grand prince du XXème siècle, feu le duc d’Édimbourg. C’était un maintien à cheval assuré de l’œil expert de celui qui a su se faire petit pour apprendre. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">C’était une capacité à passer de l’hermine au treillis de toile avec brio, à porter robe de bal comme Barbour d’écurie, à être conduite en Rolls à Buckingham et à prendre le volant d’un Range à Balmoral, c’était vivre au-dessus des autres sans oublier ce que c’est de vivre à leur niveau. C’était être l’un des ponts entre Dieu et les hommes. C’était être ferme avec les puissants, dur avec les méchants, bon avec les gens simples, grand avec les faibles.&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">C’était un trône saxon ayant les pieds posés dans la tourbe d’un pays celte, c’était une monarchie normande évoluée au plus juste équilibre, c’était une dynastie issue du Saint-Empire toujours renforcée des plus belles alliances, c’était un empire toujours en mouvement, présent sur tous les continents, c’était des milliards d’âmes en quête du moindre geste d’un souverain qui n’est plus. Elizabeth II éteinte, c’est au moins un monde qui pleure, si ce n’est hélas, un monde qui n’est plus. &nbsp;&nbsp;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Elizabeth II enfin c’était le Lord dansant avec le punk, c’était un peuple incarné, c’était grand, c’était beau, c’était l’outre-Manche, et on en avait envie ! Cela prenait aux tripes parce que c’était majestueux et cela nous fait maintenant pleurer parce que cela laisse place à un inconnu, appréhendable sans doute uniquement par les corbeaux d’Ecosse qui planent au-dessus de la tour du château de Balmoral. Pourquoi l’humanité en perdition a-t-elle toujours laissé ses yeux emplis de larmes monter vers le ciel lorsqu’elle apprenait un deuil nouveau ? Parce que la Nature est bien faite et qu’il est des choses qui ne meurent pas, qui ne bougent pas, et qui tiennent le Ciel afin que celui-ci n’atteigne pas nos têtes ! Heureusement donc, lorsqu’une reine du Royaume-Uni expire, la Couronne ne vacille pas, elle est déjà sur une autre tête.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_8137" aria-describedby="caption-attachment-8137" style="width: 900px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-full wp-image-8137" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/abaca_714652_001.jpg?resize=640%2C402&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="402" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/abaca_714652_001.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/abaca_714652_001.jpg?resize=300%2C189&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/abaca_714652_001.jpg?resize=768%2C483&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/abaca_714652_001.jpg?resize=540%2C340&amp;ssl=1 540w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-8137" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">L’avenir de la Couronne britannique est incarné par trois générations successives : le prince Charles, désormais Sa Majesté le roi Charles III ; Son Altesse Royale le prince William, duc de Cornouailles et de Cambridge et bientôt prince de Galles ; Son Altesse Royale le prince Georges de Cornouailles et de Cambridge.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Décédée en son château de Balmoral le 8 septembre à l’âge de 96 ans, la reine sera célébrée durant une période de deuil national de dix jours et sa dépouille exposée au palais de Westminster vingt-trois heures par jour, avant de reposer en la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, aux cotés de son père Georges VI et de son mari, le prince Phillip, ainsi que de tous ses prédécesseurs.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il était de coutume en France que le peuple lui-même témoigne des Deux Corps du Roi en s’écriant « le Roi est mort, vive le Roi ! ». La reine a beaucoup donné à notre peuple orphelin. Il est donc à présent un devoir moral pour tout français honnête de s’époumoner et de prier en faveur du prince Charles et de son fils le prince William :</span></p>
<p><span style="color: #000000;">God save the King&nbsp;!</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p><center></p>
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<p></center></p>
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		<title>Royaume-Uni : la Reine s’en est allée</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/actualites/royaume-uni-la-reine-sen-est-allee/09/09/2022/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/actualites/royaume-uni-la-reine-sen-est-allee/09/09/2022/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2022 13:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Château de Balmoral]]></category>
		<category><![CDATA[Élisabeth II]]></category>
		<category><![CDATA[Monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 09/09/2022</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>La Reine nous a quitté. Il serait presque inutile de préciser son nom, ou de quel royaume elle tient sa fonction, tant sa renommée fait d’elle la seule qui puisse porter aussi majestueusement le titre. Le monde s’arrête pour rendre hommage à celle qui a le mieux incarné la monarchie britannique. C’est une vie donnée à un pays, à un peuple et à des nations, à sa famille et peut-être, un peu, à chacun de nous. Élisabeth II part en ayant l’assurance d’avoir gravé son nom dans l’éternité et l’Histoire en est éprise de vertiges.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Élisabeth II, reine de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord vient de rendre l’âme à Dieu ce jeudi 8 septembre 2022 à Balmoral, palais écossais qu’elle chérissait tant. Entourée de sa famille, c’est dans la plus grande dignité et l’amour de ses proches qu’elle laisse un pays profondément meurtri et endeuillé. Son état de santé, jugé préoccupant par les médecins, avaient mis en émoi l’ensemble de la planète qui retenait son souffle pour laisser s’élever, dans un dernier moment de grâce, celui de la plus populaire des monarques. L’opération London Bridge a été déclenchée, signal du début des obsèques qui s’annoncent être aussi impressionnants que ceux d’un pape. L’ensemble des gouvernants du monde entier rend un hommage appuyé, et salue leur aînée dans la fonction.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Car, en 70 ans de règne, elle a été le témoin privilégié des grands événements mondiaux depuis le siècle dernier : de la Seconde Guerre mondiale à la guerre en Ukraine, de la guerre froide à la disparition de l’URSS, de la construction de l’Europe au Brexit, des Trente Glorieuses à la crise économique de 2008. C’est aussi 16 Premier ministres qui ont servi sous son règne, de Winston Churchill à la toute dernière en date, Liz Truss. Ce morceau d’histoire laisse rêveur les mémorialistes, qui peuvent y dresser une vie en mille volumes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La Reine d’Angleterre a incarné la fonction à la fois avec grandeur et humilité. Certes, le rôle du monarque au Royaume-Uni est plus symbolique que politique, mais ses devoirs ont toujours été remplis avec exigence, comme s’il en allait de l’avenir du peuple britannique. Toute sa vie a été donnée en sacrifice, exigence royale, pour le bien de son pays. Avant même d’être reine, Élisabeth s’était rendue au chevet de la population assaillie par les bombes qui pleuvaient sur Londres. A chaque épreuve, la Reine était pour les Britanniques la mère qui vient apporter réconfort et courage. Désormais, ce sont les Britanniques qui viennent témoigner de leur soutien à la famille royale. Jamais un souverain et un peuple n’avaient connu autant d’unité, redorant ainsi l’image de la monarchie anglaise qui a traversé des épreuves difficiles.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La France a toujours gardé une tendresse et un respect profond pour Élisabeth II, tant elle aimait notre pays, et nous redonnait un peu de merveilleux et de sacré dans une République un peu fade et désolante. Le pays perd donc une alliée et une amie. L’annonce de son décès a d’ailleurs été reçue comme un drame national. Nous pouvons cependant regretter le manque de convenances et d’élégance des médias qui n’ont pas manqué d’enterrer la Reine avant même qu’elle ne se soit éteinte. Cette précipitation dans l’évènement, laisse à penser que la Reine a sûrement connu des moments plus dignes dans le respect des mourants. Mais l’heure n’est plus aux litiges, seulement au silence.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La mort n’est là que pour nous révéler les vertus et les mérites des hommes. La Reine n’avait pas besoin de cela pour être élevée au rang de la sagesse et de la bonté. Gageons cependant que son départ vers le dernier royaume, n’aura que plus d’effet sur ses mérites et donnera inspiration pour ceux à qui incombe les responsabilités d’un État. Car là est le trésor d&rsquo;un souverain, laisser en héritage le plus bel exemple d&rsquo;abnégation face à ses devoirs, et transmettre la beauté et la joie du service auprès de ses sujets. La foi profonde de la Reine Élisabeth a inspiré ses actions et laisse en témoignage un désir ardent de régner chrétiennement, dans l’espérance de rendre justice et bienfaits à son pays.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Souhaitons maintenant, au peuple britannique de trouver consolation et réconfort devant la communion unanime et universelle des nations, et au nouveau souverain le roi Charles III, de régner dans l’exemple et le souvenir de sa mère. Que Dieu protège le Roi, que Dieu accueille la Reine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/royaume-uni-la-reine-sen-est-allee/09/09/2022/">Royaume-Uni : la Reine s’en est allée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>19 avril 1314 : le scandale des amants de la tour de Nesle</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/19-avril-1314-le-scandale-des-amants-de-la-tour-de-nesle/19/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Wayana Torres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 18:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[19 avril 1314]]></category>
		<category><![CDATA[Capétiens]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre de Cent Ans]]></category>
		<category><![CDATA[Monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Tour de Nesle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5372</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 19/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/19-avril-1314-le-scandale-des-amants-de-la-tour-de-nesle/19/04/2021/">19 avril 1314 : le scandale des amants de la tour de Nesle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b style="color: #000000;">Le 19 avril 1314 éclate le scandale de la tour de Nesle, une affaire d’adultère au sein de la famille royale française. Cet événement ébranle la branche directe de la dynastie des Capétiens qui </b><span style="color: #000000;"><b>s&rsquo;éteindra</b></span><b style="color: #000000;"> quelques </b><span style="color: #000000;"><b>années</b></span><b style="color: #000000;"> plus tard </b><span style="color: #000000;"><b>déclenchant</b></span><b style="color: #000000;"> la guerre de Cent Ans. </b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Au printemps 1313, le roi Philippe IV dit le bel (1268-1314), sent s’approcher la fin de son règne. Avec ses trois fils qu’il a su marier avec trois princesses de la haute noblesse du royaume, sa relève est assurée. Ainsi, Louis (1289-1316), l’aîné, a épousé Marguerite de Bourgogne, Philippe le second (1293-1322), Jeanne d’Artois Bourgogne, et enfin Charles (1294-1328), le cadet, Blanche d’Artois Bourgogne, la sœur de Jeanne. En mai, le roi d’Angleterre Édouard II (1284-1327) et son épouse Isabelle, fille du Roi de France, sont en visite dans le royaume. Isabelle fait cadeau à ses belles-sœurs, Marguerite et Blanche, de deux petites aumônières.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une histoire d’adultère</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">C’est alors qu’en décembre de la même année le roi Édouard II et sa reine tiennent un grand banquet à Londres. Au cours de ce celui-ci, la reine remarque quelque chose : deux chevaliers, les frères d’Aunay portent tous deux, deux aumônières similaires que celles qu’elle avait offertes à ses belles-sœurs. Nul doute pour elle, les deux chevaliers entretiennent une relation illicite avec les princesses françaises. Elle fait alors part de sa découverte à son père le roi de France Philippe IV. L’enquête est menée. Isabelle avait raison ! Les deux princesses Marguerite et Blanche sont donc accusées d’avoir bu, mangé et aussi d’adultère à la tour de Nesle et ce, depuis plusieurs années. Les frères d’Aunay sont immédiatement arrêtés. Ils avouent leurs crimes, et sont alors déclarés coupables de lèse-majesté.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/bataille-de-marchfeld-ainsi-naquit-la-puissante-famille-des-habsbourg/08/06/2022/">Bataille de Marchfeld : ainsi naquit la puissante famille des Habsbourg</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le 19 avril 1314 les frères d&rsquo;Aunay, sont exécutés à Pontoise, dans d&rsquo;atroces conditions. Ils seront roués, écorchés vifs, émasculés, recouverts de plomb soufré en ébullition, trainés par des chevaux, et enfin décapités avant que l’on pende leurs corps par les aisselles à des gibets. Les deux sœurs sont aussi jugées. Elles seront toutes deux rasées et condamnées à la prison à perpétuité. Le scandale de la tour de Nesle aura causé un véritable choc à la cour et provoquera de grosses répercussions dans les années à venir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Les prémices de la guerre de Cent Ans</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 1314, à la mort de Philippe IV, son fils aîné Louis accède au trône jusqu’à sa mort en 1316. La même année, après le décès de Jean Ier (fils posthume de Louis X, mort à 5 jours), c’est la première fois qu’il n’y a pas d’héritier mâle en ligne directe. Opposés à l&rsquo;idée que la fille de Louis X accède au trône, les Barons de France choisissent comme roi de France Philippe V, comte de Poitiers et frère du défunt roi. Néanmoins, sa légitimité est contestée par les partisans de Jeanne, qui n’a que quatre ans. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/guillaume-le-marechal-vie-epique-du-meilleur-chevalier-du-monde/25/10/2023/">Guillaume le Maréchal : vie épique du «meilleur chevalier du monde»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">A sa mort en 1322, Philippe V n’ayant pas de descendant mâle, la Couronne se transmet à son frère cadet Charles IV qui n’aura, lui aussi, pas de descendance mâle. A la mort de celui-ci, la question du successeur se pose. Édouard III, petit-fils de Philippe IV et roi d’Angleterre, prétend au trône, chose inenvisageable pour les Français. Philippe VI de Valois (1293-1350), cousin germain de Charles IV, devient par primogéniture masculine, roi de France et de Navarre en avril 1328, non sans susciter la rancœur de ses rivaux, dont le roi d&rsquo;Angleterre. Cela déclenchera quelques années plus tard la guerre de Cent Ans. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Mort du Prince Philip : requiem de la bêtise ambiante</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/mort-du-prince-philip-requiem-de-la-betise-ambiante/16/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 16:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Duc d’Edimbourg]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Philip Mountbatten]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5330</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 16/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/mort-du-prince-philip-requiem-de-la-betise-ambiante/16/04/2021/">Mort du Prince Philip : requiem de la bêtise ambiante</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le cercueil n’est pas encore fabriqué, le peuple britannique n’a pas encore pu expirer le premier souffle funeste de l’appréhension de la nouvelle. Le corps était encore chaud quand certains médias trouvèrent intéressant de maudire le nouveau défunt qu’est <em>His Royal Highness</em> Philip Mountbatten, duc d’Édimbourg et époux de la reine Élisabeth II.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La première salve a été donnée par les médias d’information en continu, exposant la vie et l’œuvre d’un homme d’exception et d’honneur narrée sur <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/adieux-au-duc-dedimbourg-de-la-beaute-du-titre-de-prince-consort/13/04/2021/">Billet de France</a>. Tout se passait bien jusqu’à ce qu’advienne la partie de la nécrologie exposant les « bourdes » du prince.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le Monde, France Info, Le HuffPost</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Mais c’est peu de temps après qu’est advenu le florilège. La presse écrite s’est déchaînée, se soumettant à la culture de la repentance si chère à leur cœur (et à leur porte-monnaie) avant que le pauvre homme n’ait eu le temps d’expirer. La palme d’or de l’inconvenance revient au journal Le Monde titrant « <a href="https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2021/04/09/le-prince-philip-prince-de-la-bourde_6076172_3382.html">Philip, prince des bourdes</a> », diatribe quasiment lyrique réduisant à l’état d’aristocrate condescendant « voire de xénophobe ou de racis[t]e impérial » le prince Philip. L’article se propose de démontrer au travers d’un panégyrique inversé, à la gloire de la culture <em>woke</em>, le mauvais goût patent d’un prince consort doté d’un cerveau habilité à la mauvaise pensée. Le Monde a été suivi dans sa bêtise notamment par France Info avec son « <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/royaume-uni-le-prince-philip-roi-des-derapages_4365729.html">Le prince Philip, roi des dérapages</a> » et par Le HuffPost « <a href="https://www.huffingtonpost.fr/entry/prince-philip-phrases_fr_607044e0c5b634fd437d0f54">Le prince Philip expert en blagues (de mauvais goût)</a> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Voilà ce qu&rsquo;a retenu une partie des médias français de la vie du prince Philip, modernisateur de la monarchie britannique, premier conseiller de la Reine Élisabeth II, fondateur du WWF au Royaume-Uni et marin remarquable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un manque de morale</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Il ne s’agit pas de faire l’éloge du prince Philip mais de « rendre à César ce qui appartient à César ». En résumant ainsi la vie de l’un des plus grands britanniques du siècle dernier, les médias français se sont une fois de plus ridiculisés et soumis, de leur propre chef, à une idéologie. Ils ont ainsi, à ce titre, nié les principes élémentaires de la justice et de la morale européenne. Ils ont préféré la moraline, la mémoire, face à l’histoire. En hommes civilisés que nous sommes, nous saurons reprocher au prince ses défauts dans nos livres d’histoire mais aussi pleurer le grand homme qu’il fut, en cet instant. Le deuil n’admet pas l’idéologie, c’est la seule chose que nos journalistes devaient avoir à l’esprit, une fois encore c’est l’incorrection la plus totale qui prime. Mais comment leur en vouloir ? Après tout, « ils ne savent pas ce qu’ils font » !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>On fait aussi l’éloge de la loi de Solon qui défend de dire du mal des morts. La piété veut en effet qu’on regarde les défunts comme sacrés, la justice, que l’on ne s’attaque pas à ceux qui ne sont plus, et la politique, que les haines ne soient pas éternelles.</em> ». (Vie parallèles, La Vie de Solon, Plutarque)</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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<p></center></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/mort-du-prince-philip-requiem-de-la-betise-ambiante/16/04/2021/">Mort du Prince Philip : requiem de la bêtise ambiante</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Adieux au duc d’Edimbourg : de la beauté du titre de Prince consort</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/adieux-au-duc-dedimbourg-de-la-beaute-du-titre-de-prince-consort/13/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 10:16:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Duc d’Edimbourg]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[Philip Mountbatten]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5273</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 13/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/adieux-au-duc-dedimbourg-de-la-beaute-du-titre-de-prince-consort/13/04/2021/">Adieux au duc d’Edimbourg : de la beauté du titre de Prince consort</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Ce matin du 9 avril 2021, l’Opération Forth Bridge est enclenchée : Son Altesse Royale, le prince Philip, duc d’Edimbourg, n’est plus. Une onde de chagrin envahit les rues de Windsor, tandis qu’à Buckingham Palace, l’Union Jack en berne, des foules convergent vers le lieu de résidence principal de la Couronne. En deux jours, des milliards d’individus et des dizaines d’États ont rendu hommage à l’une des plus célèbres figures du XXe siècle. Portrait d’un homme qui, toute sa vie, brilla dans l’ombre de son épouse, la reine Elisabeth II, souveraine du Royaume-Uni et du Commonwealth.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Né le 10 juin 1921 au palais de Mon Repos de Corfou, sur les rivages de la mer Ionienne, le prince Philippe de Grèce et de Danemark ne grandit pas dans l’aisance et la facilité pourtant dues à son rang. Si jamais on ne l’entendit s’en plaindre, le lecteur nostalgique de Chateaubriand peut, à la lecture des récits de l’enfance de ce prince hellène, considérer qu’on lui « infligea la vie ». Petit fils du roi Georges Ier de Grèce, celui qui épousa la plus puissante couronne du monde eut une enfance des plus difficiles. Son père, André de Grèce, soutient durant la Première Guerre Mondiale une politique de neutralité et tente de compenser les accents bellicistes du premier ministre de son père, Elefthérios Venizélos, partisan des Alliés, en soutenant à Paris et à Londres la capacité des hellènes à se tenir écartés des empires centraux. Échouant à cette tâche, il ne peut se rendre à nouveau en Grèce qu’au rappel au pouvoir de son frère Constantin Ier. Militaire, il s’engage avec fougue dans le conflit gréco-turc à propos de la domination de la Ionie et est tenu pour responsable de l’échec hellène dans la bataille de la Sakarya, qui l’oppose en 1921 aux troupes de Mustafa Kemal. Dans la douleur de la défaite qui le traduit en cour martiale, il parvient à échapper l’année suivante à la peine de mort mais doit entamer une vie de bannissement, assortie de la déchéance de nationalité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Âgé d’un an, allongé dans une caisse à oranges, le prince Philippe est secouru par le HMS Calypso, navire britannique qui offre à la famille déchue la possibilité de rejoindre la France. A Saint-Cloud, la famille du prince André vit de la charité de son frère, le prince Georges de Grèce et de Danemark, fils cadet du roi Georges Ier, marié depuis 1907 à la princesse Marie Bonaparte. Le désargentement des parents du prince Philippe est tel que le jeune prince n’a pas de manteau pour sortir lors de la récréation. Si le passage en France du jeune hellène est l’occasion de ses premiers instants de bonheur, que l’innocence de l’enfance lui accorde enfin, sa situation familiale, elle, ne suit pas le même chemin. Tentant de justifier sa politique au travers de la Première Guerre Mondiale, son père, le prince André, devient une figure extrêmement controversée, notamment à partir de 1930 et de la parution de son ouvrage <em>Vers le désastre</em>. Sa mère, la princesse Alice de Battenberg, sourde de naissance mais lisant sur les lèvres en quatre langues différentes, connait la même année une période de mysticisme exacerbé, qui la tient éloignée de sa famille jusqu’en 1937. L’éclatement du mariage de leurs parents conduit les sœurs de Philippe à se marier au plus tôt, telle Sophie, liée dès 1930 au prince&nbsp;Christophe de Hesse-Cassel. Ainsi, Marguerite de Grèce épouse dès 1931 le prince héréditaire&nbsp;Gottfried de Hohenlohe-Langenbourg, suivie de près par sa sœur Théodora, mariée au margrave Berthold de Bade ainsi que par Cécile, épouse de Georges-Donatus, prétendant au trône de Hesse-Darmstadt.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Délaissé par son père et subissant l’éloignement de sa mère et de ses sœurs, le prince Philippe est placé par sa grand-mère maternelle Victoria de Hesse-Darmstadt auprès du frère de sa mère, Lord George Mountbatten, marquis de Milford Haven. Balloté entre plusieurs écoles, le jeune prince est surpris à dessiner des maisons, seule chose dont il rêve. Finalement placé au bord du lac de Constance dans l’internat de l’éducateur juif Kurt Hahn, le prince Philippe découvre une nouvelle forme d’éducation, alors extrêmement novatrice. Désigné comme extrêmement progressiste, son nouveau tuteur est connu pour placer au même rang de priorité l’apprentissage du savoir académique et l’éducation physique. Les changements politiques de l’Allemagne des années 1930 obligent Kurt Hahn à l’exil en Ecosse, qui y fonde le collège de Gordonstoun. Ce premier contact de longue durée avec le monde anglo-saxon produit chez le jeune prince une émulation incomparable, qui le poursuivra toute sa vie. Sportif accompli, il devient un mentor pour ses camarades : d’abord capitaine de l’équipe de hockey, puis de celle de cricket, il est nommé préfet des élèves. Hélas, les décès prématurés de sa sœur Cécile et de ses deux fils dans un crash d’avion en 1937 ainsi que la disparition de son oncle George Mountbatten en 1938 achèvent de couper les liens qui unissent le prince à sa famille.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Rencontre avec Louis Mountbatten&nbsp;: «&nbsp;On ne comprend pas Philip sans le connaitre&nbsp;» </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Une nouvelle fois, la grand-mère maternelle du prince Philippe intervient et place son petit-fils auprès du dernier frère de sa mère, le capitaine de vaisseaux Louis « Dicky » Mountbatten. D’une réputation sulfureuse chez les conservateurs britanniques, ce prince a choisi l’Angleterre au plus tôt et accompli une brillante carrière au sein de la Royal Navy. Commandant de la cinquième flottille de destroyers, dont il est à l’origine des derniers modèles, ce dernier s’attache vite à son neveu, qu’il avouera trouver <em>« férocement drôle et l’aimer énormément »</em>. En quittant Gordonstoun en mai 1939, le prince Philippe rejoint la Royal Navy, où il se distingue l&rsquo;année suivante au Britannia Royal Naval College de Dartmouth comme le meilleur cadet de sa promotion. C’est en tant que cadet et à Dartmouth que Philippe fait la rencontre la plus marquante de sa vie : celle du roi Georges VI mais surtout de sa lointaine cousine, la princesse héritière Elisabeth. Au départ du bateau de Sa Majesté, un jeune viking, blond et grand, poursuit frénétiquement l’escorte à la rame. Sans doute ce jour-là, la future reine vit en Philippe de Grèce et de Danemark le premier de ses serviteurs.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant, c’est dans bien ce nom que réside la plus grande difficulté de la position du prince Philippe. Sans réel nom de famille, issu d’une dynastie déchue et d’une famille éclatée, sous la protection de la famille Mountbatten, le prince n’est pas porté dans le cœur de tous. Cependant, les aptitudes de commandement du sous-lieutenant sont remarquées pendant la guerre, notamment après l’invasion de sa terre natale par l’Italie. Cité à l’ordre de la Royal Navy, décoré de la Croix grecque de la Vaillance et de la Croix de guerre française, premier dans quatre des cinq catégories du concours militaire de Portsmouth, il incarne au sein de la marine anglaise une modernité, tant dans la stratégie que dans son habilité à conduire les destroyers. Lié à la princesse Elisabeth par une correspondance régulière, il bénéficie de l’amitié du roi Georges VI, qui reconnait avec admiration un marin remarquable. L’opposition à cette relation trouve sa source à la fois au sein de la famille royale, au sein de laquelle la reine consort Elizabeth Bowes-Lyon multiplie les rencontres entre ses filles et des aristocrates britanniques, mais aussi chez les conservateurs anglais. Choisi par le gouvernement travailliste afin de superviser la sortie de l’Inde du Commonwealth, l’ancien vice-roi des Indes Louis Mountbatten est soupçonné de ne rien voir d’autre en son neveu qu’un cheval de Troie pouvant insuffler une politique nouvelle.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;"><strong>20 novembre 1947&nbsp;: Son Altesse Royale Philip,&nbsp;duc d&rsquo;Édimbourg, comte de Merioneth et baron Greenwich</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Contre toute attente de la part de ses opposants, le prince Philippe demande, au cours de l’été 1946, la main de sa fille au roi Georges VI. Dans l’attente de l’annonce officielle au mois d’avril suivant, le prince Philippe de Grèce et de Danemark demande à devenir sujet britannique, est naturalisé, se convertit à l’anglicanisme et renonce à ses titres royaux grecs et danois, ainsi qu’à son allégeance à la couronne grecque. Le 18 mars 1947, Philip Mountbatten est né. Le 10 juillet 1947, les fiançailles de la princesse Elisabeth, âgée de vingt-et-un ans, sont annoncées au public. La veille de son mariage, le roi George VI décerne à Philip le prédicat d&rsquo;altesse royale et le matin du mariage, le 20 novembre 1947, il est fait duc d&rsquo;Édimbourg, comte de Merioneth et baron de Greenwich. L’abbaye de Westminster voit en ce jour triompher l’amour de deux jeunes gens mais aussi, par l’arrivée du prince Philip, une nouvelle ère pour la monarchie britannique. Au travers des 200 millions de personnes qui, depuis leur écran de télévision, furent les témoins de cette union, la Couronne, tant mise à mal depuis la Première Guerre Mondiale, renaissait.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La renaissance du Royaume-Uni semble en effet, à l’aube de l’après-guerre, être celle d’un homme, Philip Mountbatten. À Malte, sur les bords de la Méditerranée, le couple le plus en vue de la planète s’établit et s’épanouit : le prince a trouvé une maison. Connaissant une ascension fulgurante au sein de la Royal Navy, le prince Philip goute à ses premiers moments de liberté, chef responsable d’une famille traditionnelle agrandie par la naissance de Charles en 1948 puis d’Anne en 1950. Promu premier commandant de frégate, le prince Philip se dévoue à ses enfants mais est bien souvent rattrapé par la réalité. En 1952, il suit son épouse, représentante de son père le roi Georges VI, pour un tour du Commonwealth.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;"><strong>«&nbsp;Ma force et mon guide&nbsp;»&nbsp;: 74 ans de conseil privé auprès de la Reine</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le 6 février 1952, le rêve éveillé du couple s’effondre : le roi Georges VI s’éteint, la reine Elisabeth II accède au trône. Dès les premières secondes, le prince Philip comprend l’avenir et ses certitudes, il annonce à la princesse qu’elle est devenue reine. À vingt-six ans, le nouveau monarque précède son mari de deux pas lors de sa descente de l’avion qui la ramène du Kenya. Si lors de leur mariage la princesse avait promis devant Dieu et les hommes de <em>« l’aimer, de l’honorer et de lui obéir »</em>, le prince Philip perçoit dès son retour à Londres qu’une page de sa vie vient de se tourner. Le 2 juin 1953, lors du couronnement de la reine, c’est à genoux et le premier, qu’il prononce les mots qui dicteront sa position pour le reste de sa vie : « <em>Moi Philip, duc d’Edimbourg, je deviens votre obligé pour la vie et promet de vous vénérer, je vous témoignerais confiance et fidélité, vivrai et mourrai comme tous vos sujets</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La symbolique attachée au rôle de reine consort et à celle d’époux de la reine ne peut être la même, Philip Mountbatten l’observera vite. Dès la cérémonie d’<em>Opening of Parliament</em>, le trône du prince consort est remplacé par une simple chaise. Bien vite, le prince est seul, prononçant comme un cri d’alarme la formule : « <em>Que suis-je ? Je suis donc le seul homme du pays qui ne peut donner son nom à ses enfants ?</em> ». Après un tour du monde qui le tient éloigné de sa famille, le prince choisit de briller… dans l’ombre de la reine. Premier serviteur de la reine, il devient « un roc », sur lequel le monarque ne cessera jamais de s’appuyer. Finalement fait prince du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d&rsquo;Irlande du Nord le 22 février 1957, le prince Philip entame la nouvelle décennie avec entrain et élan : il a trouvé sa voie.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un grand-père pour tous</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Il apparaît que le rôle de grand-père fut pris très au sérieux par le prince Philip, qui n’hésita jamais à soutenir ses petits-enfants, ce malgré son « retrait de la vie publique », annoncé le le 4 mai 2017, en se rendant notamment aux mariages du prince Harry le 19 mai 2018, de la princesse Eugénie le 12 octobre suivant et enfin celui de la princesse Beatrice, le 17 juillet dernier. Les relations entretenues par le prince avec ses enfants furent, parfois sans pudeur, affichées comme des trophées par certaines rédactions. Pourtant, il apparait primordial de souligner le rôle important, guidé par le bon sens et l’affection d’un chef de famille, de souligner l’attachement que lui témoignèrent ses petits-enfants William et Harry, qui n’acceptèrent de marcher derrière le cercueil de leur mère qu’en présence du grand-père qui les aimait tant. La beauté du prince consort, au-delà de celui de conseil de la reine, c’est aussi l’incarnation de la famille chez chaque homme, femme ou enfant du Royaume-Uni, mais aussi du monde.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En lui accordant au sein de leur couple le pouvoir qu’il ne peut tenir en public, la reine Elisabeth a trouvé un allié qui, en soixante-quatorze ans, lui montrera son amour et son admiration au travers de 22 000 déplacements, 5 500 discours et 637 visites à l’étranger. Fondateur et premier président du WWF-Royaume-Uni de 1961 à 1982, puis président du Fonds mondial pour la nature (WWF) international de 1981 à 1996, le prince s’engage pour la jeunesse avec, sur les principes de son mentor Kurt Hahn, la création du <em>Duke of Edinburgh Award</em>, qui rassemble, dans cinquante pays à travers le monde, plus de cinq millions de jeunes. Outre un réel attachement à la jeunesse, le prince est un grand amateur de sport, qu’il veut ériger en principe de vie pour tous. Joueur de polo, il crée en 1955 le <em>Household Brigade Polo Club</em> et préside, de 1964 à 1986, la Fédération équestre internationale, devant laquelle il concourt de nombreuses fois dans les catégories d’attelage. Engagé contre le brutalisme de la fin du siècle, il accorde un prix à l’élégance au travers du <em>Designer price</em>. &nbsp;Ce qui frappe en réalité chez cet homme à l’enfance difficile, qui parvint à trouver un rôle au sein d’une des institutions les plus rigides de la planète, c’est en réalité son attention envers les autres. Reconnu comme dieu vivant et esprit du volcan sur l’île de Tanna, il n’hésite pas à répondre aux sollicitations de ses adorateurs et à s’afficher avec leur canne traditionnelle. Proche du peuple, les exemples, comme celui révélé dernièrement par <em>France bleue</em> de sa rencontre avec le penn-bagad de Lann Bihoué, où il s’est rendu par pur intérêt, sont nombreux et attestent de l’amour d’un homme simple pour les gens, notamment les plus jeunes et les plus humbles.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le prince Philip est aussi une incarnation d’un siècle que nous aimons tant, où la tradition fut malmenée par la modernité et l’horreur et dont seuls l’impertinence et le style permettent une bonne approche. Désargenté mais rêveur, renonçant à sa carrière pour l’amour d’une femme, d’une reine et d’un pays, il a su s’accrocher à son <em>« premier, second et ultime emploi, ne jamais laisser tomber la reine »</em>. Défenseur de l’environnement, de la jeunesse, amoureux du sport, beau et élégant, le prince Philip demeurera un exemple à suivre : être engagé mais garder la subtilité et l’amour de l’enfant, du mari, du père, du grand-père et du prince consort.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Décédé « paisiblement » au château de Windsor, le 9 avril 2021, à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, le prince consort sera célébré durant une période de deuil national de huit jours, avant des obsèques militaires en la chapelle Saint Georges de Windsor, le 17 avril prochain.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En cette période douloureuse, plus que jamais :</span></p>
<p><span style="color: #000000;">God save the Queen !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une minute de silence est demandée par la Couronne à 15 heures, heure de Londres, le 17 avril.</span></p>
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		<title>Attaque de statues : et s’ils rasaient le château de Versailles ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Marles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2020 17:11:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Châteaux]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XIV]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au vue des nombreuses dégradations de statues qui frappent la France, il serait illogique que...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Au vue des nombreuses dégradations de statues qui frappent la France, il serait illogique que ces démolisseurs n’aillent pas au bout de leur logique</strong><strong>. </strong><strong>Et s&rsquo;ils rasaient le château de Versailles ? Explications.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Louis XIV, un roi despote, guerrier et négrier&nbsp;</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Rappelons-le, Louis XIV est un roi despote. Au nom de l‘unité nationale, de l’égalité entre tous les hommes, il n’est plus possible de voir trôner au milieu d’un parc clos de plus de 800 hectares ce monument à la gloire d’un roi assoiffé de pouvoir et de richesses. Cet homme que les manuels d’histoire glorifient, dont les enfants rêvent et dont les parents envient, a saigné le peuple à ses démesurées fins personnelles.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/jean-raspail-un-voyageur-fidele-a-sa-promesse/14/06/2020/">«Jean Raspail, c’est le panache et l’élégance française qui prennent le deuil&nbsp;!»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Rappelons-le, Louis XIV est un roi guerrier. Au nom de toutes les victimes directes et collatérales qui ont eu à souffrir de ses nombreuses guerres demandons le retrait de toutes les œuvres d’art à la gloire de Louis XIV ainsi que la démolition de tous les monuments qu’il a fait construire et que le soulèvement populaire fantastique de 1789 n’a pas anéanti ! Toutes les avenues et autres rues royales doivent être débaptisées (encore un abus de langage de cette France passéiste de tradition chrétienne, disons renommées cela sera plus juste !).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Rappelons-le, Louis XIV est un roi négrier. Il créée la Compagnie de Guinée pour développer la traite et le commerce du sucre, cette dernière a l’obligation de transporter au moins « 1000 nègres par an » avec pour objectif de créer la plus grande colonie négrière du monde. C’est ce même roi qui promulgue par un édit royal le code noir. Détruisons donc les artefacts et constructions qu’un oligarque a construits au prix de la vie de nos aïeux et le cas échéant, grâce aux deniers que lui rapportaient leur commerce et leur avilissement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/lesprit-imperial-le-livre-de-robert-gildea-qui-retrace-lhistoire-des-empires-coloniaux-anglais-et-francais/11/06/2020/">«L’Esprit impérial» : le livre de Robert Gildea qui retrace l’histoire des empires coloniaux anglais et français</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Bientôt une destruction de Versailles ?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Cette verrue immonde qui rappelle les sacrifices de générations entières d’hommes et de femmes, français ou non, blancs ou noirs, n’a plus sa place dans un pays comme la France du XXIe siècle. Au nom de tous nos ancêtres victimes de ce despotisme sans faille, rasons le château de Versailles !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Reconstruisons un nouveau monde. Faisons table de ce passé honteux. Un passé qui n’est pas comme l’auraient voulu certains rois «&nbsp;à toutes les gloires de la France&nbsp;». Ayons honte de l’histoire sur laquelle s’est construit notre pays, haïssons-le, faisons justice nous-même, annihilons le passé de cette nation nauséabonde, levons-nous contre ceux qui veulent croire en une autre issue, contre tous ces passifs, ces collaborationnistes d’une France désuète. Créons la France de demain ! Une France qui ne portera plus le nom de France tant ce nom évoque d’horreurs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/racismes-et-violences-policieres-la-dissolution-de-la-police-de-minneapolis-est-une-manoeuvre-bassement-politique/08/06/2020/">Racismes et violences policières : «la dissolution de la police de Minneapolis est une manœuvre bassement politique»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>La nécessité de l’instruction </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Voilà nous y sommes. A vouloir réviser l’histoire de cette façon-là, les peuples du monde entier vont se diviser, s’opposer voir s’entretuer.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il suffit de changer de paradigme pour voir que toutes les injustices de l’histoire peuvent, si l’on adhère à certaines idées actuelles, justifier toutes les destructions et l’annihilation de notre passé. Faut-il pour autant tout cautionner de notre histoire nationale ? La réponse est non et en ce sens, la France a largement fait son travail de devoir de mémoire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/des-hommes-dhonneur-le-livre-de-vincent-haegele-qui-plonge-dans-la-france-dancien-regime/23/05/2020/">«Des hommes d’honneur» : le livre de Vincent Haegele qui plonge dans la France d’Ancien Régime</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Plutôt que de détruire, il faut instruire. Continuer sans cesse à expliquer les événements dans un espace-temps donné. Instruire à l’aune de connaissances nouvelles. Comment témoigner d’un passé lorsque tout a été détruit ?</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/attaques-de-statues-et-sils-rasaient-le-chateau-de-versailles/16/06/2020/">Attaque de statues : et s’ils rasaient le château de Versailles ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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