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	<title>Mort - Billet de France</title>
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		<title>Royaume-Uni : la Reine s’en est allée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Sep 2022 13:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 09/09/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/royaume-uni-la-reine-sen-est-allee/09/09/2022/">Royaume-Uni : la Reine s’en est allée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>La Reine nous a quitté. Il serait presque inutile de préciser son nom, ou de quel royaume elle tient sa fonction, tant sa renommée fait d’elle la seule qui puisse porter aussi majestueusement le titre. Le monde s’arrête pour rendre hommage à celle qui a le mieux incarné la monarchie britannique. C’est une vie donnée à un pays, à un peuple et à des nations, à sa famille et peut-être, un peu, à chacun de nous. Élisabeth II part en ayant l’assurance d’avoir gravé son nom dans l’éternité et l’Histoire en est éprise de vertiges.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Élisabeth II, reine de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord vient de rendre l’âme à Dieu ce jeudi 8 septembre 2022 à Balmoral, palais écossais qu’elle chérissait tant. Entourée de sa famille, c’est dans la plus grande dignité et l’amour de ses proches qu’elle laisse un pays profondément meurtri et endeuillé. Son état de santé, jugé préoccupant par les médecins, avaient mis en émoi l’ensemble de la planète qui retenait son souffle pour laisser s’élever, dans un dernier moment de grâce, celui de la plus populaire des monarques. L’opération London Bridge a été déclenchée, signal du début des obsèques qui s’annoncent être aussi impressionnants que ceux d’un pape. L’ensemble des gouvernants du monde entier rend un hommage appuyé, et salue leur aînée dans la fonction.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Car, en 70 ans de règne, elle a été le témoin privilégié des grands événements mondiaux depuis le siècle dernier : de la Seconde Guerre mondiale à la guerre en Ukraine, de la guerre froide à la disparition de l’URSS, de la construction de l’Europe au Brexit, des Trente Glorieuses à la crise économique de 2008. C’est aussi 16 Premier ministres qui ont servi sous son règne, de Winston Churchill à la toute dernière en date, Liz Truss. Ce morceau d’histoire laisse rêveur les mémorialistes, qui peuvent y dresser une vie en mille volumes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La Reine d’Angleterre a incarné la fonction à la fois avec grandeur et humilité. Certes, le rôle du monarque au Royaume-Uni est plus symbolique que politique, mais ses devoirs ont toujours été remplis avec exigence, comme s’il en allait de l’avenir du peuple britannique. Toute sa vie a été donnée en sacrifice, exigence royale, pour le bien de son pays. Avant même d’être reine, Élisabeth s’était rendue au chevet de la population assaillie par les bombes qui pleuvaient sur Londres. A chaque épreuve, la Reine était pour les Britanniques la mère qui vient apporter réconfort et courage. Désormais, ce sont les Britanniques qui viennent témoigner de leur soutien à la famille royale. Jamais un souverain et un peuple n’avaient connu autant d’unité, redorant ainsi l’image de la monarchie anglaise qui a traversé des épreuves difficiles.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La France a toujours gardé une tendresse et un respect profond pour Élisabeth II, tant elle aimait notre pays, et nous redonnait un peu de merveilleux et de sacré dans une République un peu fade et désolante. Le pays perd donc une alliée et une amie. L’annonce de son décès a d’ailleurs été reçue comme un drame national. Nous pouvons cependant regretter le manque de convenances et d’élégance des médias qui n’ont pas manqué d’enterrer la Reine avant même qu’elle ne se soit éteinte. Cette précipitation dans l’évènement, laisse à penser que la Reine a sûrement connu des moments plus dignes dans le respect des mourants. Mais l’heure n’est plus aux litiges, seulement au silence.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La mort n’est là que pour nous révéler les vertus et les mérites des hommes. La Reine n’avait pas besoin de cela pour être élevée au rang de la sagesse et de la bonté. Gageons cependant que son départ vers le dernier royaume, n’aura que plus d’effet sur ses mérites et donnera inspiration pour ceux à qui incombe les responsabilités d’un État. Car là est le trésor d&rsquo;un souverain, laisser en héritage le plus bel exemple d&rsquo;abnégation face à ses devoirs, et transmettre la beauté et la joie du service auprès de ses sujets. La foi profonde de la Reine Élisabeth a inspiré ses actions et laisse en témoignage un désir ardent de régner chrétiennement, dans l’espérance de rendre justice et bienfaits à son pays.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Souhaitons maintenant, au peuple britannique de trouver consolation et réconfort devant la communion unanime et universelle des nations, et au nouveau souverain le roi Charles III, de régner dans l’exemple et le souvenir de sa mère. Que Dieu protège le Roi, que Dieu accueille la Reine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p><center></p>
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		<title>Et si nous redonnions une place à la mort ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/et-si-nous-redonnions-une-place-a-la-mort/22/07/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aliénor de Magnienville]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jul 2021 17:36:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Pitaud]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5413</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 22/07/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/et-si-nous-redonnions-une-place-a-la-mort/22/07/2021/">Et si nous redonnions une place à la mort ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Dans son chapitre « Propos sur la mort et les mourants » (</strong><em><strong>Vivre Vieux, Mourir Vivant, 2013)</strong></em><strong>, le docteur en sociologie de la Santé, Philippe Pitaud, nous invite à une réflexion, plus que nécessaire aujourd’hui, sur notre rapport à la mort dans une société qui la nie de plus en plus, lorsqu’elle n’arrive pas à la contrôler.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">S’il y a bien une chose qui lie tous les êtres humains entre eux c’est cette certitude de mourir un jour. Bien qu’elle nous semble souvent lointaine, la mort est quotidienne. Elle est naturelle et peut-être perçue comme une agression sauvage. Mais la mort est aussi humaine et irrationnelle, malgré ce désir de la domestiquer, comme pour la nature. La mort est indéterminable, presque aléatoire et nous met face à une incertitude déstabilisante, mais elle est surtout universelle et unique : Personne ne prendra ma place et jamais je ne mourrai à la façon d’un autre. La mort est inclassable, imprévisible et nous rappelle sans cesse notre précarité et notre fin prochaine. Si nous vivons, c’est bien parce qu’elle existe.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>La conscience ne connait que la mort des autres, pas la sienne, dont elle ne connait que l’angoisse d’avoir à l’affronter un jour</em> » (P.Pitaud). La perception de la mort se fait dès 8 ans et va croissante. La personne âgée, voyant sa mort arriver, peut être terrorisée ou bien l’attendre sereinement. La hantise de mourir seul est fréquente ainsi que l’angoisse de l’irréversibilité, du « jamais plus ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si la mort fait aussi peur c’est parce qu’elle est transférentielle. La mort de l’Autre n’est que le reflet de notre propre mort. « <em>Le mourant, celui qui me précède dans cette fin de parcours vers l’inconnu</em> » (M. Audier).&nbsp;La détresse du malade atteint et ravive nos angoisses et nos deuils, nous donnant l’envie de fuir. Le mourant est vu comme un agresseur qui nous révèle la pauvreté et la précarité de nos vies. Il nous rappelle aussi le prix de l’existence et du temps que nous gaspillons. Le contre-transfert est violent, intense. La mort nous met face à notre impuissance et nous donne un fort sentiment de culpabilité : celle de ne pouvoir rien faire, mais également d’être en bonne santé. L’inégalité des situations, la dissymétrie avec le malade nous met mal à l’aise. « Je ne sais que dire, que faire ». L’accompagnement des personnes en fin de vie demande un effort difficile et nous pousse dans nos retranchements. Mais elle nous permet aussi de prendre conscience de la valeur de la vie et de sa beauté.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une société morbide&nbsp;?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La mort est un fait biologique mais aussi culturel. Les rituels funéraires sont importants et inhérents à l’humanité : c’est une exigence universelle de traiter dignement le cadavre. Les sociétés se dévoilent dans leur gestion de la mort. Comme le dit Gladstone : « <em>Montrez-moi la façon dont une nation s’occupe de ses morts, et je vous dirai les sentiments délicats de son peuple et sa fidélité envers un idéal élevé</em> ». Or, nous voyons de nos jours une crise du rituel du fait des récents bouleversements sociologiques majeurs. Dans une société de plus en plus industrialisée et médicalisée, où les progrès scientifiques et techniques ont la suprématie (pourvu qu’ils soient rentables), tout ce qui échappe au contrôle, à la prévisibilité ou à la raison est mis de côté. « <em>Vivant, l’homme peut presque tout ; mort, il n’est plus rien</em> » (P.Pitaud). La mort, un état de non-consommation et de non-production définitif, ne peut donc être prise en compte par une société fondée sur la production, la rentabilité, la consommation et le matérialisme.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">On constate donc un changement, une rupture dans la conception de la mort, mais surtout un déni de celle-ci. « De quoi est-il mort ? » ? Là où la mort, jadis, était perçue comme une fatalité inéluctable, naturelle, aujourd’hui elle semble une agression extérieure évitable. Nos sociétés occidentales revendiquent un désir de choisir le moment de sa mort, de contrôler sa vie jusqu’au bout. La bonne mort est celle soumise à la loi. Le médecin la fixe selon des critères définis par le développement de la science, soumis à des impératifs sociopolitiques et économiques.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La paranoïa s’est révélée à son paroxysme avec la « crise sanitaire » du Covid-19. Alors qu’autrefois les ennemis étaient extérieurs, aujourd’hui c’est le combat contre la Mort, cette Ennemie Publique n°1, qui justifie, par tous les moyens « même légaux », que l’on sacrifie un pays, une économie, un peuple. Cela va même jusqu’à l’interdiction ou l’expédition des rites funéraires fondamentaux indispensables à l’équilibre sociétal. Cette volonté de contrôle ne recule devant rien, jusqu’au suicide social collectif.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 1970, plus de 75% des personnes mouraient à domicile. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’un quart. Avec la création de la première unité de soins palliatifs en 1987, la gestion du mourant s’est externalisée du milieu familial et social vers le milieu institutionnel et médical. Mais dans les hôpitaux, les mourants, déshumanisés, ne sont que les témoins de l’échec des soignants et des techniques. Ainsi, le tabou mortuaire persiste voire s’intensifie ! On ne parle plus de période de deuil : les endeuillés sont invités à tourner rapidement la page, à ne pas importuner et à consulter un professionnel si le besoin de parler se fait sentir ou si le processus de deuil semble trop lent. La mort est occultée, refoulée de nos vies, elle est devenue un synonyme de solitude. La société a renoncé à gérer la mort mais l’exclusion de celle-ci du discours n’est pas le signe d’un détachement, d’une indifférence, bien au contraire ! Elle pèse sur les consciences individuelles et collectives, plus lourde que jamais. Les hommes font face mais seuls, sans le secours de cette société qui a décidé que la mort n’était plus son affaire. Si l’on daignait, au lieu de la fuir, s’y préparer plus consciencieusement, le plus tôt possible, on éviterait bien des débordements.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais, à nier la mort, nous perdons le sens de la vie. Nous n&rsquo;avons plus le temps ni l’espace d’intégrer les vieillards, les mourants et les morts. Chercher le sens de la vie, c’est déjà donner du sens à sa vie et plus tard à sa mort. « Aujourd’hui, la question du sens est perdue. Le pire qui puisse arriver dans une société est que rien n’ait plus de sens. Alors il ne reste plus que la drogue, la fuite, la violence » (J. Hersch, « Euthanasie », table ronde publiée par <em>Médecine et hygiène</em>, n° 1147, 7 mai 1975, Genève). Il y a ainsi une réduction de tous les problèmes à l’aménagement confortable. L’universalisation du confort tue le sens. « <em>C’est le confort de la mort, qui submerge le sens de la vie et menace l’humanité</em> » (P.Pitaud). Il est urgent de redonner une place à la mort dans notre société, de dédramatiser le fait de mourir, lui rendre une dimension humaine puisqu’après tout, qu’on le veuille ou non, l’humanité et la mort sont intrinsèquement liées.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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