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	<title>Romain Gary - Billet de France</title>
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	<title>Romain Gary - Billet de France</title>
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		<title>«Naissance du mythe gaulliste» : le regard critique d&#8217;Henri de Foucaucourt sur l&#8217;homme du 18 juin</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/naissance-du-mythe-gaulliste-le-regard-critique-dhenri-de-foucaucourt-sur-lhomme-du-18-juin/30/11/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 21:20:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Henri de Foucaucourt]]></category>
		<category><![CDATA[Mythes]]></category>
		<category><![CDATA[Naissance du mythe gaulliste]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Guichard]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Gary]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 30/11/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/naissance-du-mythe-gaulliste-le-regard-critique-dhenri-de-foucaucourt-sur-lhomme-du-18-juin/30/11/2020/">«Naissance du mythe gaulliste» : le regard critique d&rsquo;Henri de Foucaucourt sur l&rsquo;homme du 18 juin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Henri de Foucaucourt est né en 1905 dans le Nord de la France. Il sort de Saint-Cyr en 1925. Quand l’armistice du 22 juin 1940 est signé, il se trouve dans le Sud tunisien. En congé de l’armée, ouvrier à Constantine, il participe alors à la formation de l’Armée de la Revanche. Avec cet ouvrage dont le titre ne laisse planer aucun doute concernant son avis sur Charles de Gaulle, l’auteur apporte un regard critique et des analyses solidement argumentées pour dénoncer «&nbsp;<em>le mythe gaulliste</em>&nbsp;». Il décèdera en 1996 sans jamais avoir renié ses idées.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il paraît difficile de s’attaquer à une légende comme celle qui entoure le Général, tant celui-ci semble intouchable. Souvent copié, toujours remis au goût du jour, De Gaulle reste encore en 2020 un modèle pour l’ensemble du corps politique officiel. Cependant, les admirateurs du premier président de la Cinquième République connaissent-ils vraiment son histoire ? L’auteur écrit :&nbsp;«&nbsp;<em>Bien des Français se détournent de l’histoire récente, ils ont le sentiment qu’une orientation partisane lui est imprimée par les divers pouvoirs qui dominent leur pays, à l’inst</em>ar des informations&nbsp;<em>quotidiennes dont ils sont gavés</em>&nbsp;». Le propos se veut implacable et se poursuit ainsi&nbsp;: «&nbsp;<em>Une fort contestable page d’histoire a été incorporée au patrimoine national et incrustée dans la mémoire collective des Français</em>&nbsp;». Sans compter que depuis sa mort survenue en 1970, il existe maintenant des lois qui répriment la liberté de recherche historique et d’expression.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tous les ans, au 18 juin, les médias et les politiques encensent le chef de la France libre. Mais ce concert de louanges est-il mérité ou spontané ? Foucaucourt écrit : «&nbsp;<em>La Grande légende de Charles De Gaulle, en France tous en sont abondamment instruits ; dans le monde, les chefs politiques ainsi que bien d’autres hommes en ont eu connaissance. Elle est illustrée et fixée par des plaques apposées aux murs des villes, des villages de France et même de la plus belle place de Paris&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De fait, l’ambition de l’auteur est clairement exprimée :&nbsp;«&nbsp;<em>Avant de vivre les faits à travers lesquels De Gaulle est parvenu à la célébrité, il semble opportun d’évoquer des éléments qui ont cristallisé sur sa personnalité l’attente et l’admiration des Français&nbsp;</em>». L’auteur cite Romain Gary qui estimait que «&nbsp;<em>De Gaulle s’est créé comme Balzac créait ses personnages&nbsp;</em>». Il convoque aussi Olivier Guichard, un baron du gaullisme, qui écrivait au sujet de De Gaulle : «&nbsp;<em>celui-ci a trouvé son équilibre dans une sorte de dédoublement de sa personnalité</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, Foucaucourt précise sa pensée :&nbsp;«&nbsp;<em>Je n’ai jamais été pétainiste, je n’ai jamais été gaulliste, restant réfractaire à ces embrigadements en iste et au culte de toute personnalité célèbre ou peu connue&nbsp;</em>». Il explique également ce qui suit :&nbsp;«<em>&nbsp;Je souhaite, m’écartant des acteurs et de la politique, présenter les faits minimes ou déterminants, révélateurs dans leurs effets des entreprises guerrières du Général. En réaction aux écrits plus ou moins flagorneurs, je revendique le droit d’exprimer, sans détour, ma pensée sur les thèmes de l’honneur et du courage manifestés, méconnus ou escroqués</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Des gaullistes pourraient rétorquer : cet individu est-il légitime pour commettre ce genre de livres ? Il leur a déjà répondu dans la première partie de son étude :&nbsp;«&nbsp;<em>Mon pedigree d’homme et de soldat m’y autorise. Je dois donc en dire quelques mots, j’aurais voulu l’éviter […] En novembre 1942, j’ai mené, avec une unité algérienne à peine équipée, de pénibles et meurtriers combats en Tunisie. Puis j’ai été engagé dans les dures attaques de la sanglante campagne d’Italie avec des tirailleurs</em>&nbsp;». Il fut notamment présent à Cassino, puis participa à la libération du territoire national.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Avant de se livrer à son réquisitoire, l’auteur dresse le bilan humain et politique de la Première Guerre mondiale en rappelant que «<em>&nbsp;la France, en 1939, reste meurtrie et diminuée par les formidables destructions et les pertes humaines que lui a coûtées sa victoire en 1918&nbsp;</em>».&nbsp; Ensuite, il explique la genèse de la Deuxième Guerre mondiale et revient sur la montée en puissance du III<sup>ème</sup>&nbsp;Reich qui aurait pu être stoppé en 1933 et à plus forte raison en 1936, quand l’armée allemande, ou plus exactement des unités armées allemandes occupent la Rhénanie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Foucaucourt analyse ainsi le comportement de notre allié anglais : «&nbsp;<em>Une réaction vigoureuse des Franco-Britanniques aurait porté un rude coup à la dictature naissante de Hitler et sans doute évité le désastre de 1940&nbsp;</em>». Tout le monde sait aujourd’hui qu’en 1936, et Hitler l’avait lui-même reconnu, les Allemands n’auraient pu s’opposer à eux : «&nbsp;<em>Si les Français avaient pénétré en Rhénanie, nous aurions été contraints de nous retirer car nos ressources milliaires étaient alors incapables de leur offrir la moindre résistance&nbsp;</em>».&nbsp; L’auteur critique et condamne le pacifisme de Chamberlain et des autorités politiques françaises.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Puis viennent la débâcle et l’effondrement de notre armée en quelques semaines. Les politiques et les militaires se divisent en deux camps : ceux qui veulent continuer les combats car la France doit «&nbsp;<em>demeurer dans la guerre</em>&nbsp;», ceux qui pensent que les combats doivent immédiatement cesser. De Gaulle opte pour la première option, Pétain pour la seconde :&nbsp;«&nbsp;<em>Le vieux soldat est hanté par le malheur de ses enfants, par la souffrance des familles fuyant sur les routes, des soldats peinant et tombant dans une lutte inégale et sans espoir</em>&nbsp;». Cette opposition politique majeure permit à De Gaulle de ne pas être considéré comme un défaitiste et de s’imposer comme l’un des chefs des futurs combats qui s’annonçaient. Foucaucourt présente de nombreux arguments pour expliquer que la France ne pouvait poursuivre la guerre. La continuer, selon lui, serait revenu à exposer notre pays à des destructions massives et à des souffrances bien plus grandes encore pour les Français.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’auteur estime que De Gaulle fut prêt à tout pour recevoir «&nbsp;<em>la couronne</em>&nbsp;», quitte à poignarder ses anciens camarades militaires ou politiques. Il lui reproche la «&nbsp;<em>recherche de l’alliance privilégiée</em>&nbsp;» avec Moscou «&nbsp;<em>pour préserver le présent et l’avenir&nbsp;</em>», ainsi que l’aide apportée au Parti communiste français. Il n’approuve pas non plus la guerre franco-française ainsi que le démantèlement des structures de l’Empire. Foucaucourt regrette les tribunaux d’exception et l’élimination brutale des opposants politiques qui selon lui «&nbsp;<em>déchirent durablement la France&nbsp;</em>». Sur le temps long, il pense que De Gaulle «&nbsp;<em>ouvre la voie à l’emprise stérilisante de l’Etat sur les Français, en inoculant à la France le virus de l’inflation avec le concours de son fidèle et pâle Pleven&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Foucaucourt soulève la question suivante : «&nbsp;<em>Doit-on admirer sans réserve la prodigieuse stature de ce grand homme d’Etat ?</em>&nbsp;» L’auteur répond à sa propre interrogation rhétorique de la manière suivante : «&nbsp;<em>De Gaulle écrase sans hésitations – apparentes – tout ce qui s’oppose à lui, il fascine les pygmées du monde politique</em>&nbsp;». Cinquante ans après sa mort, toute la classe politique lui rend encore hommage. Ces mêmes politiques qui continuent de détruire la France par leurs trahisons, leurs compromissions et leurs lâchetés. Un adage enseigne qu’un peuple a les chefs qu’il mérite. En guise de conclusion, nous écrivons qu’un chef a également les soutiens qu’il mérite…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_4272" aria-describedby="caption-attachment-4272" style="width: 329px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-4272" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/11/unnamed.jpg?resize=329%2C512&#038;ssl=1" alt="" width="329" height="512" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/11/unnamed.jpg?w=329&amp;ssl=1 329w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/11/unnamed.jpg?resize=193%2C300&amp;ssl=1 193w" sizes="(max-width: 329px) 100vw, 329px" /><figcaption id="caption-attachment-4272" class="wp-caption-text">Naissance du mythe gaulliste &#8211; Henri de Foucaucourt &#8211; 2020 &#8211; Éditions de Chiré</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Romain Gary : portrait d’un auteur double gagnant du prix Goncourt</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/romain-gary-portrait-dun-auteur-double-gagnant-du-prix-goncourt/04/09/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2019 17:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Émile Ajar]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Gary]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/09/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/romain-gary-portrait-dun-auteur-double-gagnant-du-prix-goncourt/04/09/2019/">Romain Gary : portrait d’un auteur double gagnant du prix Goncourt</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Romain Gary, né Roman Kacew est un aviateur, militaire, résistant, romancier, diplomate et réalisateur français. Il est le seul auteur à avoir reçu deux fois le prix Goncourt – en théorie impossible – grâce son pseudonyme Émile Ajar.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né dans une famille juive ashkénaze le 21 mai 1914 à Vilna (Vilnius aujourd’hui) dans l’Empire Russe (actuelle Lituanie), Roman Kacew est issu de la moyenne bourgeoisie locale. Son père, alors marchand de fourrures, est mobilisé dans l’armée russe pendant la première Guerre Mondiale. Suite à la paix de Riga en mars 1921 – qui met fin au conflit entre les soviétiques et la république polonaise qui intègre alors Vilna – la famille prend la nationalité polonaise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une instabilité familiale</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Abandonné par son père parti vivre avec une autre femme à partir de 1925, Roman est élevé par sa mère. Le divorce n’est officialisé que 4 ans plus tard en 1929. Les finances sont au plus bas et l’atelier de chapeaux tenu par sa mère ne rapporte que peu d’argent. Grâce à un visa touristique, ils arrivent en France – où sa mère rêve d’une carrière d’artiste ou de diplomate pour son fils – le 23 août 1928 et s’installent à Nice.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1276" aria-describedby="caption-attachment-1276" style="width: 240px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-full wp-image-1276" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/cXO7yDgE.jpg?resize=240%2C240&#038;ssl=1" alt="" width="240" height="240" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/cXO7yDgE.jpg?w=240&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/cXO7yDgE.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /><figcaption id="caption-attachment-1276" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Romain Gary adolescent</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’arrivée est difficile car les autorités n’autorisent pas sa mère à travailler. Cette situation l’oblige à vendre illégalement des articles de luxe dans des grands hôtels provençaux avant de devenir directrice d’hôtel sur recommandation d’un de ses clients. Les cours particuliers de Français que Roman suivait à Varsovie peu de temps avant d’arriver en France l’aident à se distinguer et il reçoit le prix de récitation en 1929 et celui de composition française en 1930 et 1931.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/saint-exupery/04/04/2019/">Antoine de Saint-Exupéry : portrait d’un rêveur</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le baccalauréat en poche avec la mention « passable », Roman devenu Romain – après une francisation – commence des études de droit à Aix-en-Provence en 1933 avant de partir à Paris l’année suivante continuer ses études grâce à une bourse de son père qu’il revoit à l’été 1934. A partir de 1935, <em>Gringoire</em> – hebdomadaire politique et littéraire français – publie sa première nouvelle <em>L’Orage</em> le mettant financièrement à l’abri. En 1937, plusieurs éditeurs lui refusent son premier roman <em>Le Vin des morts</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La période de la Seconde Guerre mondiale</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Incorporé le 4 novembre 1938 dans l’armée de l’air, Romain Kacew se présente pour devenir officier de réserve mais échoue à l’examen final. En septembre 1939, il est mobilisé en tant qu’instructeur de tir à l’école des observateurs de Bordeaux-Mérignac. Malgré la défaite de juin 1940, il souhaite continuer le combat et rejoint le général de Gaulle à Londres en passant par Alger, puis le Maroc où il embarque sur un cargo britannique à destination de l’Écosse avant d’arriver à Londres fin juillet.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/obwandiyag-un-rebelle-amerindien-pour-la-france/04/05/2019/">Obwandiyag : un rebelle amérindien pour la France</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il s’engage dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) la même année. Ses missions l’emmènent en Libye ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient où il se distingue notamment dans l’attaque contre un sous-marin italien. A partir de février 1943, il sert dans le Groupe de bombardement Lorraine où il est affecté à la destruction des bases de lancement des missiles V1. C’est à cette époque qu’il prend le nom de « Gary » signifiant en russe « brûle » à l’impératif. Ce nom n’est retenu par l’état civil français qu’en 1951.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1275" aria-describedby="caption-attachment-1275" style="width: 838px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-1275 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?resize=640%2C454&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="454" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?w=838&amp;ssl=1 838w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?resize=768%2C544&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-1275" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Romain Gary en uniforme d&rsquo;aviateur</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’après-guerre</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Compagnon de la Libération et nommé capitaine à la fin de la guerre, Romain Kacew entame une carrière de diplomate qui l’emmène en Bulgarie, Suisse, New-York, Londres puis Los Angeles où il est consul général de France. Il se marie avec la femme de lettres britannique Lesley Blanch en 1945. En parallèle de ses activités, il publie en janvier 1945 son second roman <em>Éducation européenne</em> qui se voit récompensé par le prix des Critiques. Ce n’est qu’en 1956 avec la parution des <em>Racines du ciel</em> distingué par le prix Goncourt que l’écrivain acquiert une renommée auprès du public.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/paul-emile-victor-portrait-dun-explorateur-polaire/04/06/2019/">Paul-Émile Victor : portrait d’un explorateur polaire</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mis en disponibilité du ministère des Affaires étrangères en 1961, Romain Gary se consacre de plus en plus à l’écriture. En 1963, il divorce de Lesley Blanch et se remarie avec Jean Seberg – une actrice américaine. En 1968, il apprend la liaison de sa femme avec Clint Eastwood. Il prend l’avion et provoque l’acteur américain en duel à revolver avant que celui-ci ne se défile. Romain Gary divorce en 1970 et rencontre en 1978 Leïla Chellabi, danseuse, mannequin puis animatrice radio.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Écrivant sous divers pseudonymes dont le plus connu est Émile Ajar, il remporte un deuxième prix Goncourt – en théorie impossible – pour son roman <em>La Vie devant soi</em> en 1975. Ce n’est qu’après sa mort que le public découvre la véritable identité d’Émile Ajar tenue jusqu’alors par le petit cousin de Romain Gary auprès de la presse.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Décès </strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Romain Gary se suicide d’une balle dans la bouche le 2 décembre 1980 à l’âge de 66 ans, un an après le suicide de Jean Seberg, son ex-femme. En tant que Compagnon de la Libération, il reçoit les honneurs militaires aux Invalides. Ses cendres sont dispersées selon son vœu par Leila Chellabi, sa dernière compagne au large de Menton en mer Méditerranée.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-giono-portrait-dun-voyageur-immobile/04/07/2019/">Jean Giono : le voyageur immobile</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Son œuvre tourne autour de l’élévation des hommes face à la médiocrité humaine. Le nom de Romain Gary a été donné à diverses promotions comme l’École nationale d’administration (2003-2005), l’Institut d’études politiques de Lille (2013) ou encore l’Institut d’études politiques de Strasbourg (2001-2002).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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