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	<title>Soldat - Billet de France</title>
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	<title>Soldat - Billet de France</title>
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		<title>Tribune des militaires : le devoir patriotique avant le devoir de réserve</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 05:46:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Piquemal]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel de Richoufftz]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Lecointre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Fabre-Bernadac]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Soldat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/tribune-des-militaires-le-devoir-patriotique-avant-le-devoir-de-reserve/29/04/2021/">Tribune des militaires : le devoir patriotique avant le devoir de réserve</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Dans ces moments de tensions mais aussi de vérités sur ce que devient la France, loin du rêve multiculturel et mondialiste, l’appel d’anciens militaires dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles devient l’espoir et le salut de la gauche, qui n’attendait que ce pain bénit pour agiter son traditionnel chiffon brun et détourner le regard du réel qui la contredit. La voix du soldat, scandale pour les gauchistes, folie pour les pacifistes.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles, une vingtaine de généraux s’adresse au Président de la République, au Gouvernement et à l’ensemble des parlementaires pour les alerter sur la gravité de la situation dans laquelle se trouve le pays. À l’origine de cette lettre, le Capitaine Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien officier de l’Armée de Terre et de la Gendarmerie. La publication remonte au 14 avril 2021 sur le blog <em>Place d’Armes</em>, le « site engagé de la communauté militaire ». Elle est signée par des centaines d’officiers venus de tous les corps d’armée, dont un certain nombre de généraux à la retraite, parmi lesquels Christian Piquemal, connu pour avoir appelé à manifester à Calais contre l’immigration, Emmanuel de Richoufftz, surnommé le « général des banlieues » pour son implication sur ces questions, ou encore François Gaubert, conseiller régional RN de la région Occitanie. Nul doute que la majorité de ces anciens militaires soit proche des partis patriotiques. Cela n’est guère surprenant, tant l’aveuglement, le déni et l’idéologie qui habitent les sphères dites « bien-pensantes » semblent incompatibles avec ce qu’un militaire peut apprendre du réel qu’il côtoie chaque jour sur le terrain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/brexit-rendons-le-francais-a-leurope/09/02/2021/">Brexit : rendons le français à l’Europe !</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les médias, dans un réflexe pavlovien, s’enflamment sur la prise de paroles de militaires à la retraite dont la simple démarche de « l’ouvrir » sont les prémices de la geste fasciste. Qu’ils soient d’active ou retraités, jeunes ou vieux, ils doivent être à jamais marqués du sceau du silence. Il est vrai que le devoir de réserve s’impose pour les militaires, et de façon plus élevée que pour d’autres fonctionnaires de l’État, comme le prévoit l’article L. 4121-2 du Code de la défense. Il ne peut donc ni s’exprimer sur la politique menée par le pays, ni se syndiquer ou adhérer à une association politique. Cela est légitime compte tenu de sa mission qui transcende l’intérêt des partis pour servir celui de la nation. Cela permet entre autres de préserver l’unité de l’armée et de conserver une discipline qui lui est intrinsèquement liée. Ce devoir s’étend bien entendu au secret professionnel afin de ne pas compromettre les opérations de sécurité de l’État en divulguant des informations tenues secrètes. Mais cette réserve est aussi l’occasion pour le pouvoir de protéger et garantir son autorité et, d’une certaine façon, sa stabilité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-rafale-fleuron-tricolore-de-larmee-francaise/01/04/2021/">Le Rafale, fleuron tricolore de l’Armée française</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Mais tout porte à croire que le silence du militaire est d’abord la garantie pour ce gouvernement – qui, lui, ne cache pas son idéologie – de donner l’illusion d’une stabilité et d&rsquo;une autorité qu’elle a depuis longtemps perdues par son incapacité, voire son refus à agir dans le sens de l’intérêt général. D’ailleurs, les sondages d’opinion ne s&rsquo;y trompent pas : 77 % des Français ont un sentiment négatif à l’égard de la politique et 77 % des Français ont confiance dans l’armée, selon le dernier baromètre d’OpinionWay. Les Français ont donc une oreille plus attentive et reçoivent avec sérieux ce qui peut provenir de la bouche d’un gradé, et ça, l’homme politique le sait. Le silence du militaire est le dernier voile qui cache l’incapacité de l’État à agir. C’est pourquoi l’utilisation du fantôme du putsch des généraux d’Alger en 1961 refait surface, le bruit des bottes et de la dictature militaire reprend du service afin que les soldats regagnent le rang et les Français restent dans la crainte d’une menace chimérique. Mais là est la limite du jeu de dupes. Si le silence de l’armée est ce qui rend sa prise de parole si précieuse et importante, elle peut aussi se retourner en un silence coupable face à l’inaction et les compromissions factieuses de la classe politique. Le soldat, comme le citoyen, ne peut s’y conformer au risque d’entacher son honneur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-suffren-nouveau-sous-marin-nucleaire-francais-du-programme-barracuda/21/03/2021/">Le «Suffren» : le nouveau sous-marin nucléaire français du programme Barracuda</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le devoir de réserve ne doit pas servir de prétexte à faire taire les sentinelles de l’intégrité nationale. L’armée connait le pays mieux que personne par les informations qu’elle détient, par la diversité de ses soldats venant de tous milieux et de tous horizons, par sa présence sur l’ensemble du territoire, et les liens indéfectibles qui la relient au peuple français. Or, à en juger le ton et les termes forts employés dans cette lettre ouverte, la situation est préoccupante : « <em>L&rsquo;heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent.</em> ». Et c’est bien un risque de « <em>guerre civile</em> » qui plane sur nos têtes. Les militaires le savent, les hommes politiques cherchent à repousser le moment où sera mis en place « <em>l&rsquo;intervention de nos camarades d&rsquo;active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national</em> », comme le prévoit l’article L2121-1 du Code de la défense qui permet d’instaurer l’état de siège. On sait qu’en dernier ressort c’est bel est bien l’armée qui sera en première ligne face à l’ennemi. Par conséquent, les militaires sont directement concernés par cette situation sans précédent dans l’histoire du pays. Au-delà d’un simple avertissement, cette lettre rappelle que « <em>ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l&rsquo;éradication de ces dangers</em> ». On est donc loin d’un appel à renverser le régime, aussi impotent soit-il.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/lancien-porte-avions-foch-va-etre-demantele-en-turquie/03/04/2021/">L’ancien porte-avions Foch va être démantelé en Turquie</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, un militaire, incarnation de l’autorité et de la fidélité à la France, peut et doit faire prévaloir son devoir patriotique, celui de défendre son pays, sur son devoir de réserve. Bonaparte, Lyautey, Foch, de Gaulle, et plus récemment Villiers illustrent que notre pays a besoin de ses militaires pour alerter son gouvernement trop prudent devant les périls qui menacent la population. D’ailleurs, la lettre reprend une citation du cardinal Mercier, primat de Belgique : « <em>Quand la prudence est partout, le courage n&rsquo;est nulle part.</em> ». Nos militaires n’auront pas perdu le sens du devoir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Henri de Foucaucourt : un officier, banquier, journaliste et moine français épris d’aventure</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/henri-de-foucaucourt-portrait-dun-officier-banquier-journaliste-et-moine-francais-epris-daventure/18/12/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Dec 2020 17:29:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Banquier]]></category>
		<category><![CDATA[Charlotte Goüin]]></category>
		<category><![CDATA[Henri de Foucaucourt]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Naissance du mythe gaulliste]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon III]]></category>
		<category><![CDATA[Officier]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Cyr]]></category>
		<category><![CDATA[Soldat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 18/12/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/henri-de-foucaucourt-portrait-dun-officier-banquier-journaliste-et-moine-francais-epris-daventure/18/12/2020/">Henri de Foucaucourt : un officier, banquier, journaliste et moine français épris d’aventure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Henri de Foucaucourt est un officier, aventurier, journaliste, banquier et moine français. Véritable électron libre, il est un personnage aux vies multiples notamment connu pour son livre sur la <em>Naissance du mythe gaulliste</em>.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’aventure, l’évasion, la recherche de soi… C’est peut-être en ces mots qu’il est possible de résumer la vie passionnante d’Henri de Foucaucourt. De l’Orient compliqué à l’Amérique du Sud en passant par l’Europe, l’Afrique et l’Antarctique, sa vie n’est que passion, voyage et projets ubuesques.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une enfance douloureuse </strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 21 avril 1906 au château de Belloy-en-Santerre, le baron Henri Morel de Foucaucourt grandit dans une famille de soldats français. Son père est officier d’infanterie, son grand-père maternel est général, son arrière-grand-père est maréchal et ministre de la guerre de Napoléon III et son frère deviendra aviateur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.bons-livres.fr/livre/henri-de-foucaucourt/8658-naissance-du-mythe-gaulliste">«Naissance du mythe gaulliste»</a> <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/naissance-du-mythe-gaulliste-le-regard-critique-dhenri-de-foucaucourt-sur-lhomme-du-18-juin/30/11/2020/">: le regard critique d’Henri de Foucaucourt sur l’homme du 18 juin</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sa jeunesse est marquée par le décès de sa mère alors qu’il n’a que 3 ans et par l’histoire de sa famille. Pensionnaire chez les Jésuites, le jeune Foucaucourt décide de choisir le métier des armes et rejoint la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr dont il sort en 1925.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La guerre, école de l’aventure  </strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A sa sortie d’école, il est envoyé en Syrie, alors sous mandat français, pour prendre la tête d’un détachement de Druzes et lutter contre les Anglais dans le but d’assurer la sécurité du Djebel el-Druze. Son premier voyage en Orient marquera le début de sa vie d’aventurier. En 1939, il se marie avec Charlotte Goüin (1913-2009), fille d’officier. Trois enfants naîtront de cette union.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1940, l’armistice arrive et Foucaucourt choisit son camp. Ce ne sera ni de Gaulle, ni Pétain. Il rejoint l’Afrique où il croit pouvoir continuer la lutte. Il prend part à la formation de l’Armée de revanche et rentre dans l’Organisation de résistance de l’Armée (ORA). Il rejoint par la suite les troupes françaises d’Afrique du nord lors de la campagne de Tunisie pour repousser les forces de l’Axe.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-mythes-de-la-seconde-guerre-mondiale-decryptees-par-jean-lopez-et-olivier-wieviorka/17/10/2020/">Les mythes de la Seconde Guerre mondiale décryptées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1943, il s’illustre à la bataille de Monte Cassino à la tête d’une compagnie du 8eme régiment de tirailleurs marocains, seule unité qui parvient à briser les positions allemandes. Lors de la campagne de France, il prend le commandement des commandos de France, futur 3<sup>ème</sup>  bataillon de choc.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Retour à la vie civil</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1948, Foucaucourt quitte l’armée avec le grade de colonel. Il reprend la banque en faillite de sa belle-famille, la banque Goüin à Tours, qu’il redresse. Banquier et homme d’affaires, il cherche sa place dans un monde qui n’est pas le sien. Rêveur, il s’essaye au journalisme et réalise différents reportages pour le journal <em>Le Monde</em> en Amérique latine. Mais sa vie ne lui suffit pas. L’aventure et ce besoin de liberté le hante.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-lazareff-portrait-dun-des-plus-grands-patrons-de-presse-francais-du-xxeme-siecle/05/03/2020/">Pierre Lazareff : portrait d’un des plus grands patrons de presse français du XXème siècle</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A 60 ans, il quitte sa maison reculée au fonds des bois de Souvigné-de-Touraine et donne tout ce qu’il possède pour partir finir ses jours au pôle Nord parmi les Eskimos. De ces déserts glacés, il envoie des chroniques à <em>La Nouvelle République </em>sur les Inuits. Mais sa nouvelle vie ne le satisfait pas. Apres quelques années passées dans le Grand Nord, Foucaucourt revient en Métropole et devient bénédictin à l’abbaye de Solesmes. L’appel du voyage a encore eu une fois raison de lui et il demande sa mutation au monastère de Keur Moussa au Sénégal où il dirige une usine de fromage pendant plusieurs années.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le monastère est un échec et il rentre chez lui à Souvigné. L’ancien militaire, qui est devenu tour à tour banquier, homme d’affaires, directeur d’entreprise, journaliste et moine vit désormais en autarcie et rassemble ses écrits. Alors qu’il a multiplié les aventures féminines au cours de sa vie, Foucaucourt trouve son deuxième amour avec Marguerite Le Ribot, qu’il rencontre… devant chez lui. Elle a 40 ans, lui 80 ans. Ils vivront 10 ans ensemble avant qu’Henri de Foucaucourt ne décède le 23 novembre 1996 à l’âge de 90 ans à Paris avec le sentiment d’une vie bien remplie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Jules Brunet : le véritable «dernier Samouraï» français</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jules-brunet-portrait-du-veritable-dernier-samourai-francais/12/11/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 16:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Blondin]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Brunet]]></category>
		<category><![CDATA[Le Dernier Samouraï]]></category>
		<category><![CDATA[Nathan Algren]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Soldat]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Cruise]]></category>
		<category><![CDATA[Yoshinobu Tokugawa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 12/11/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jules-brunet-portrait-du-veritable-dernier-samourai-francais/12/11/2020/">Jules Brunet : le véritable «dernier Samouraï» français</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Jules Brunet est un général français du XIXème siècle. Il est notamment connu pour avoir été envoyé au Japon dans le cadre d’une mission d’instruction. Cette aventure est relatée dans le film américain « Le dernier Samouraï ». </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Lorsqu’il embarque pour le lointain Japon en 1866, le jeune lieutenant de 28 ans ne se doute pas qu’il sera un jour le héros du célèbre film américain <em>Le Dernier Samouraï</em> sorti sur les écrans en 2003. L’histoire (fausse) du capitaine américain Nathan Algren (Tom Cruise) est inspirée de l’histoire (vraie) de l’officier français Jules Brunet.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un brillant officier</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 2 janvier 1838 à Belfort (ancien Haut-Rhin), Jules Brunet est le fils de Jean-Michel Brunet, vétérinaire au 3<sup>e</sup> régiment de dragons. À l’issue de son baccalauréat en 1855, il présente le concours de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, auquel il est reçu avant de démissionner quelques temps après pour passer le concours de l’école polytechnique, qu’il intègre en 1857. À sa sortie, il rejoint l’école d’application de l’artillerie et du Génie à Metz.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : portrait d’un cinéaste de guerre</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est envoyé en mission au Mexique et participe à la prise de Mexico en 1863. Ses qualités d’officier et faits d’armes sont reconnus et Jules Brunet se voit décerner la légion d’honneur des mains de l’empereur Napoléon III en personne. Le lieutenant Brunet correspond ainsi à l’officier que le ministère recherche pour la future mission d’instruction au Japon, pays en pleine phase d’ouverture sur le monde. Remarqué, son incroyable coup de crayon pourrait lui être utile pour réaliser d’éventuelles maquettes sur l&rsquo;archipel nippon.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une réorganisation de l’armée</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1866, le Japon vit encore sous un système féodal. Depuis le milieu du XIXème siècle, le pays tend à s&rsquo;ouvrir petit à petit et signe de nombreux traités commerciaux avec des pays occidentaux comme l’Angleterre, la Russie, la France ou encore les Pays-Bas. Dans cette optique de rapprochement avec le Vieux-continent, le pays souhaite amorcer la modernisation de son armée. Apres avoir tourné son regard vers l’Angleterre, le choix du Shogun (chef militaire japonais) s&rsquo;arrête sur la France dont la réputation militaire est forte. Les autorités s’entendent pour qu’une délégation militaire française vienne instruire l’armée japonaise.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/john-stuart-petit-fils-de-roi-fils-de-regent-connetable-de-france-portrait-dune-figure-de-lauld-alliance/17/09/2020/">John Stuart : petit-fils de roi, fils de régent, connétable de France, portrait d’une figure de l’Auld Alliance</a></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 19 novembre de la même année, l’expédition embarque à Marseille. Constituées de 5 officiers, 5 sous-officiers et 5 militaires du rang, tous spécialisés et issus des trois armes (infanterie, cavalerie et artillerie), la mission est prévue pour durer 3 ans. Comme le rappelle leur contrat, la finalité de cette réorganisation militaire n’est pas de  « <em>copier servilement ce qui se fait en France, mais bien (de) tirer parti des aptitudes et des habitudes militaires du pays, en les améliorant par l’introduction de l’esprit de discipline et par des connaissances qui les feront entrer graduellement dans la voie du progrès.</em> »</span></p>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La mission au Japon</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le lieutenant Brunet inspecte le matériel de guerre japonais et plus particulièrement l’artillerie, son cœur de métier. Les canons ne sont pas en ordre de marche, ils sont mal entretenus et les tirs sont imprécis. Les officiers français constatent le mauvais équipement général de l’armée et commencent leur mission de réorganisation. Ils apportent leur expertise à la fabrication d’armes et de munitions de l’arsenal de Sekinoji, à Edo et entrainent les militaires. Grâce au collège franco-japonais de Yokohama, certains officiers japonais parlent français et servent d’interprètes. Les officiers et sous-officiers de toutes armes sont les premiers à être instruit afin que ces derniers deviennent la structure de la nouvelle armée.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/bernard-cabiro-portrait-dun-ancien-combattant-de-la-legion-etrangere/02/06/2020/">Bernard Cabiro : portrait d’un ancien combattant de la Légion étrangère</a></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Malheureusement en 1867, le Japon est divisé : d’un côté le jeune empereur Meji, soutenu par l’Angleterre et de l’autre le shogun, Yoshinobu Tokugawa, soutenu par la France. Ne pouvant rattraper son retard militaire malgré l’aide française et souhaitant éviter un bain de sang, le shogun capitule en faveur de l’empereur en novembre. Le 3 janvier 1868, les réformistes chassent les partisans du shogun dans le palais de l’Empereur. Les samouraïs, inquiets de perdre leurs dernières prérogatives, poussent Tokugawa à entrer en résistance. Le shogun, toujours en lien avec plusieurs puissances étrangères peut espérer une intervention militaire étrangère.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La guerre du Boshin commence. Mieux équipées et mieux entraînées que leurs adversaires, les troupes impériales battent les forces du Shogun, à l’aide de nouveaux matériels en provenance d&rsquo;Angleterre. Défait, Yoshinobu Tokugawa se voit peu à peu perdre le soutien des puissances étrangères au profit de l’Empereur. Seule la France, par l’entremise de son consul général Léon Roche, tente de le persuader à continuer le combat avant de déclarer sa neutralité du fait de la volonté du shogun de capituler.</span></p>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Dernier Samouraï</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La mission militaire française est désormais invitée à quitter le territoire japonais et le renvoi de celle-ci est décidé officiellement en septembre 1868. Ce renvoi n’est pas du goût du désormais capitaine Brunet qui démissionne. Dans une lettre adressée au capitaine Chanoine, chef de la mission, il annonce vouloir <em>« réparer l’échec subi par la politique française </em>». C’est par fidélité à la parole donnée et au temps passé à former les militaires japonais qu’il se refuse à partir.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/">Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation</a></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« <em>La confédération du Nord m’a renouvelé ses instances ; ses princes, amis de la France, déclarent avoir besoin de mes conseils et m’ont tous promis de m’obéir : risquant mon avenir comme fonctionnaire français, je me suis borné à m’assurer de modestes et honorables moyens d’existence de la part des Japonais, et seul je veux essayer d’être utile à nos amis en ce pays. </em>[…]<em> Je ne me fais pas illusions sur les difficultés ; je les affronte avec résolution, décidé à mourir ou à bien servir la cause française en ce pays. </em>»</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La démission est refusée et Brunet se retrouve en situation de désertion jusqu’à ce que le ministère de la Guerre lui octroie un congé sans solde d’une durée d’un an. Neuf autres officiers français stationnés en Asie démissionnent et rejoignent Brunet. Les troupes du shogun fondent la république d’Ezo, retranchée sur une île dans le nord du Japon. Celle-ci durera 6 mois. Assiégée, la république tombe mais Brunet et ses hommes tiennent tête aux troupes impériales. Lors du siège de la ville d’Hakodate, ils parviennent à s’enfuir sur le navire français <em>Coëtlogon</em> qui mouillait non loin de l’île.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-marie-saget-portrait-dun-as-de-laviation-de-la-deuxieme-moitie-du-xxeme-siecle/11/04/2020/">Jean-Marie Saget : portrait d’un as de l’aviation de la deuxième moitié du XXème siècle</a></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De retour en France, le gouvernement refuse de rendre Brunet au gouvernement japonais qui s’est plaint de l’action d’officiers français dans l’encadrement de la rébellion. Officiellement, le capitaine Brunet et ses hommes seront condamnés et renvoyés de l’Armée. Officieusement, il leur sera demandé la plus grande discrétion. À son mariage, son ancien chef de mission, le capitaine Chanoine, qui lui avait refusé sa démission lors de sa mission au Japon, est son témoin.</span></p>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Fin de carrière</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La guerre contre la Prusse se profilant à l’horizon, Brunet est rappelé au service. Capitaine au 8<sup>e</sup> régiment d’artillerie à Metz, il est fait prisonnier dans cette même ville. Libéré et promu commandeur de la Légion d’honneur, il sert sous le gouvernement de Versailles lors de la répression de la Commune de Paris. Il occupe par la suite différents postes d’attaché militaire à Vienne (Autriche) et à Rome (Italie) et prend ensuite plusieurs commandements en régiment. En 1898, le ministre de la Guerre, son camarade et général Chanoine, le choisit comme chef de cabinet.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/louis-bleriot-portrait-dun-pionnier-de-laviation/04/08/2019/">Louis Blériot : portrait d’un pionnier de l’aviation</a></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur, le général de division Jules Brunet s’éteint le 12 août 1911 à Fontenay-sous-Bois (Val de Marne).</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est commandeur de l’ordre militaire du Soleil depuis 1881 puis grand officier du Trésor sacré du Mikado en 1895, un remerciement japonais pour sa bravoure en tant que samouraï.</span></p>
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