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	<title>Union européenne - Billet de France</title>
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	<title>Union européenne - Billet de France</title>
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		<title>Bruxelles et New Delhi scellent un accord de libre-échange historique</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/bruxelles-et-new-delhi-scellent-un-accord-de-libre-echange-historique/03/02/2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cyriac de Reynies]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 15:23:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 03/02/2026</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/bruxelles-et-new-delhi-scellent-un-accord-de-libre-echange-historique/03/02/2026/">Bruxelles et New Delhi scellent un accord de libre-échange historique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Face au sabordage par Trump des alliances multilatérales et dans un contexte de guerre commerciale mondiale, l’Union européenne et l’Inde signent un nouvel accord majeur.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">À l’occasion du <a href="https://www.consilium.europa.eu/en/meetings/international-summit/2026/01/27/">16<sup>ème</sup> sommet UE-Inde</a>, qui s’est tenu le 27 janvier dernier à New Deli, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen, António Costa, ont signé un accord de libre-échange historique, après plus de vingt ans de négociations.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après le Mercosur, Bruxelles conclut un nouvel accord avec la quatrième puissance mondiale et ouvre une zone de libre-échange de plus de 2 milliards d’habitants, représentant environ un quart du PIB mondial. L’Europe est déjà le premier partenaire commercial de l’Inde : en 2024, les échanges de marchandises entre les deux partenaires ont dépassé plus de <a href="https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/qu-est-ce-que-l-accord-de-libre-echange-ue-inde/">120 milliards d’euros</a>, soit une augmentation de 90 % en dix ans.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/voeux-aux-armees-les-industriels-de-la-defense-sommes-de-faire-toujours-mieux/27/01/2026/">Vœux aux armées : les industriels de la défense sommés de faire toujours mieux</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans un contexte de rivalité sino-américaine accrue, cet accord apporte une respiration stratégique aux Vingt-Sept, tout en permettant à l’UE et à l’Inde de réduire leurs dépendances respectives vis-à-vis des États-Unis, de la Chine et de la Russie.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un accord commercial gagnant-gagnant</strong></span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le <a href="https://www.reuters.com/business/autos-transportation/india-eu-slash-tariffs-autos-spirits-textile-landmark-deal-2026-01-27">niveau d’ouverture économique est important</a>. Le partenariat prévoit l’élimination d’environ 96,6 % des droits de douane sur les exportations de marchandises européennes vers l’Inde, réductions qui permettraient une économie annuelle d’environ 4 milliards d’euros. Bruxelles table également sur un doublement de ses exportations à l’horizon 2032. Malgré quelques points de blocage concernant la taxe carbone et les normes européennes dans les industries pharmaceutique et automobile, un accord a été trouvé. Les secteurs agricoles les plus sensibles sont eux exclus.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><a href="https://www.reuters.com/world/india/details-eu-india-trade-deal-tariffs-quotas-market-access-2026-01-27">L’industrie automobile</a> européenne apparaît comme l’une des grandes gagnantes. Les droits de douane indiens sur les véhicules européens passeraient de 110 % à 10 %, avant une suppression progressive. Les droits sur les pièces automobiles seraient quant à eux totalement éliminés d’ici cinq à dix ans, un avantage stratégique majeur sur un marché indien devenu le troisième marché automobile mondial.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/armes-pour-kiev-le-compromis-europeen-qui-fragilise-la-ligne-francaise/23/01/2026/">Armes pour Kiev : le compromis européen qui fragilise la ligne française</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">D’autres secteurs bénéficieront également d’allégements tarifaires notamment les machines-outils et les équipements médicaux (jusqu’ici taxés jusqu’à 44 %), les produits chimiques (22 %), les produits pharmaceutiques (11 %), ou encore les plastiques (16,5 %). Un volet spécifique vise les PME européennes, avec un meilleur accès à l’information, une réduction des obstacles réglementaires et une simplification des procédures.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour l’Inde, l’accord ouvre un accès accru aux technologies européennes, un levier clé pour accélérer sa modernisation industrielle. L’accord est conclu politiquement, mais non ratifié. Il doit encore passer par une vérification juridique, être traduit, puis approuvé par le conseil et le parlement de l’UE avant une entrée en vigueur à l’horizon 2027.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’intérêt stratégique français de cet accord</strong></span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La France figure parmi les États membres ayant le plus à gagner. Ses exportations vers l’Inde sont déjà fortement dominées par <a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/PagesInternationales/Pages/eba7acab-e349-4a36-9a9a-685bebea3bb5/files/5141cf19-fab8-4b69-805e-1a64836585fd">l’aéronautique, qui représentait 53 %</a> de ses exportations totales en 2024. Mais pour comprendre l’enjeu, il faut revenir à la stratégie de Narendra Modi et au programme « Make in India », dont l’objectif est clair : réduire la dépendance aux importations étrangères en imposant une logique de production locale, notamment dans les secteurs stratégiques comme la défense.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/nucleaire-la-pepite-francaise-naarea-pourrait-passer-sous-pavillon-polonais/11/01/2026/">Nucléaire : la pépite française Naarea pourrait passer sous pavillon polonais</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans ce cadre, les partenariats signés avec des industriels étrangers comportent quasiment toujours une part de fabrication en Inde. Dassault Aviation en est un exemple emblématique : dans le cadre du contrat Rafale, le groupe a créé la <a href="https://www.dassault-aviation.com/wp-content/blogs.dir/1/files/2017/10/PR-Dassault-Reliance-Aerospace-Limited-Facility-EN.pdf">coentreprise</a> DRAL avec Reliance et implanté une usine à Nagpur, intégrée à sa chaîne industrielle mondiale.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De son côté, Safran, implanté à New Delhi, Hyderabad et Bengalore possède une <a href="https://www.safran-group.com/pressroom/safran-hal-vont-creer-coentreprise-concevoir-produire-inde-moteurs-helicoptere-nouvelle-generation-2023-07-14"><em>joint-venture</em></a> avec le groupe HAL, géant de la défense et de l’aéronautique indien, et pourrait encore renforcer sa présence sur le territoire. Airbus emploie déjà plus de <a href="https://www.airbus.com/en/about-us/our-worldwide-presence/airbus-in-asia-pacific/airbus-in-india">3 600 personnes</a> en Inde et y réalise plus d’un milliard d’euros de sourcing annuel.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans l’automobile, Renault et Stellantis, implantés à Chennai, pourraient bénéficier d’une baisse significative des coûts sur les composants et d’une optimisation de la chaîne de valeur. D’autres équipementiers automobiles, tels que <a href="https://www.valeo.com/en/india/">Valeo</a>, OPmobility, <a href="https://www.hella.com/in/FORVIA-HELLA-INDIA-226">Forvia Hella</a> et <a href="https://www.michelin.in/news/michelin-manufacturing-plant-in-india">Michelin</a>, déjà installés, pourraient bénéficier des allégements tarifaires.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans l’industrie et l’énergie, l’accord renforcerait des acteurs déjà très présents. <a href="https://www.se.com/ww/en/assets/564/document/522133/presentation-hy-results-2025.pdf">Schneider Electric</a>, par exemple, a fait de l’Inde son troisième marché mondial, avec 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024. <a href="https://www.saint-gobain.com/sites/saint-gobain.com/files/media/document/CA-T1-2025_FY-2024_ENG.pdf">Saint-Gobain</a> s’est aussi trouvé une place dans le pays, avec 27 nouvelles lignes de production lancées sur les six dernières années.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><a href="https://www.alstom.com/alstom-india">Alstom</a>, de son côté, revendique environ 9 000 employés en Inde et six sites industriels. L’Oréal accélère également, selon Reuters le groupe prévoit un investissement d’environ 383 millions de dollars pour un <a href="https://www.reuters.com/world/india/loreal-invest-383-million-indian-tech-hub-2026-01-21">hub “beauty tech”</a> à Hyderabad, avec un objectif d’environ 2 000 emplois d’ici 2030.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’accord de sécurité stratégique</strong></span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au-delà du commerce, le partenariat ouvre la voie à une coopération renforcée en matière de défense et de sécurité, avec la perspective d’un dialogue annuel UE–Inde. Les discussions portent notamment sur la sécurité maritime, l’espace, la cybersécurité, le contre-terrorisme et les coopérations industrielles de défense. Les parties ont également lancé des négociations sur un «&nbsp;<a href="https://www.eeas.europa.eu/eeas/security-and-defence-eu-and-india-sign-security-defence-partnership_en">Security of Information Agreement</a>&nbsp;», indispensable à l’échange d’informations classifiées.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/en-2025-dassault-aviation-a-depasse-ses-objectifs-de-livraisons-de-rafale/09/01/2026/">En 2025, Dassault Aviation a dépassé ses objectifs de livraisons de Rafale</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En se rapprochant, Européens et Indiens ne cherchent plus seulement à commercer, mais à peser durablement sur les rapports de force mondiaux.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vous avez apprécié l’article ? Aidez-nous en faisant un&nbsp;<a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/formulaires/1">don</a>&nbsp;ou en&nbsp;<a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/adhesions/adhesion-2025-billet-de-france">adhérant</a></span></p>



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		<title>Armement : Bruxelles tente d’imposer un contrôle sur les exportations militaires françaises</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/armement-bruxelles-tente-dimposer-un-controle-sur-les-exportations-militaires-francaises/17/01/2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 07:22:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Rafale]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 17/01/2026</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/armement-bruxelles-tente-dimposer-un-controle-sur-les-exportations-militaires-francaises/17/01/2026/">Armement : Bruxelles tente d’imposer un contrôle sur les exportations militaires françaises</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Parlement européen souhaite confier à la Commission européenne un pouvoir inédit de contrôle sur les exportations militaires des États membres vers des pays tiers. Une initiative perçue à Paris comme une atteinte directe à l’autonomie stratégique française, dans un secteur où la France figure parmi les tout premiers acteurs mondiaux.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="isSelectedEnd wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Alors que le gouvernement français est absorbé par des arbitrages budgétaires complexes et des débats internes sur l’effort de défense, une bataille bien plus silencieuse se joue à Bruxelles et à Strasbourg. En toile de fond : la capacité de la France à décider seule de ses exportations militaires. Un amendement soutenu par le Parlement européen pourrait profondément rebattre les cartes en transférant à la Commission européenne un droit de regard sur ces décisions, jusqu’ici jalousement conservées par les États.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un contrôle européen qui heurte les intérêts stratégiques français</span></h3>



<p class="isSelectedEnd wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans un rapport publié le 22 décembre, relatif à la modification des directives 2009/43/CE et 2009/81/CE, les eurodéputés plaident pour une harmonisation des procédures d’approbation et de certification des licences d’exportation de produits de défense. L’argument avancé est celui d’une exigence accrue de cohérence et de sécurité au niveau européen, dans un contexte international jugé de plus en plus instable.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/en-2025-dassault-aviation-a-depasse-ses-objectifs-de-livraisons-de-rafale/09/01/2026/">En 2025, Dassault Aviation a dépassé ses objectifs de livraisons de Rafale</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="isSelectedEnd wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour la France, cette évolution constitue une ligne rouge. Deuxième exportateur mondial d’armements sur les cinq dernières années, loin derrière les États-Unis mais devant de nombreuses puissances militaires, Paris considère le « contrôle export » comme un attribut fondamental de sa souveraineté. Déléguer cette compétence à Bruxelles reviendrait, selon plusieurs sources, à affaiblir sa politique étrangère et ses partenariats stratégiques, notamment avec des pays tiers comme les Émirats arabes unis.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Si la modification de la directive n’est pas encore entérinée, le signal politique est fort. Porté par les rapporteurs Pekka Toveri (PPE) et Anna-Maja Henriksson (Renew), le texte suscite une vive inquiétude à Paris, où l’on redoute qu’un tel mécanisme ne soumette les ambitions françaises en matière d’exportation militaires à des arbitrages européens influencés par des considérations politiques, voire par des acteurs de lobbying étrangers. Un nouveau bras de fer s’annonce entre la France et les institutions européennes, sur fond de débat plus large autour de l’autonomie stratégique du continent.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vous avez apprécié l’article ? Aidez-nous en faisant un&nbsp;<a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/formulaires/1">don</a>&nbsp;ou en&nbsp;<a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/adhesions/adhesion-2025-billet-de-france">adhérant</a></span></p>



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		<title>REPORTAGE – Serbie : Subotica, une ville frontière aux portes de l’Europe</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-serbie-subotica-une-ville-frontiere-aux-portes-de-leurope/18/12/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Domitille Casarotto]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 18:08:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Serbie]]></category>
		<category><![CDATA[Subotica]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 18/12/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-serbie-subotica-une-ville-frontiere-aux-portes-de-leurope/18/12/2024/">REPORTAGE – Serbie : Subotica, une ville frontière aux portes de l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Antichambre de l’Union européenne, la ville de Subotica, au nord de la Serbie, forme un carrefour migratoire sur la route des Balkans. De nombreux migrants s’y regroupent, souvent encadrés par des groupes de passeurs particulièrement dangereux, tandis que la population locale oscille entre accueil et méfiance. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans cette ville aux portes de l&rsquo;Europe, le froid est sec et les couchers de soleil plus long qu&rsquo;à l&rsquo;ouest. Jouxtant la frontière avec la Hongrie, Subotica, initialement forteresse de défense contre les Ottomans, est à la croisée des influences hongroises, serbes et croates. Dans cet espace des Balkans occidentaux aux frontières mouvantes, cette région, appelée Voïvodine, a appartenu à l’empire austro-hongrois, avant de devenir une province autonome serbe. Etonnante dans son mélange d’art nouveau et d’architecture soviétique, Subotica forme un pont entre l’Europe centrale et les Balkans, et marque la frontière de l’Union européenne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un espace de barrages et de passages </strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette frontière est matérialisée par un mur de barbelé érigé en 2015 par le Premier ministre hongrois Victor Orban, au cœur de la crise migratoire. Il s’élève derrière la forêt qui borde Subotica, armé de technologies de surveillance et accompagné de miradors. A quelques pas devant, le sol est jonché de vêtements, de chaussures orphelines, de matelas et de nombreux déchets, trace du passage furtif des migrants. « Migrants, terminé, maintenant police », nous dit un jardinier au pied de la frontière, baragouinant quelques mots d’anglais. Tout en montrant ses quatre chiens, il nous raconte en riant et avec de grands gestes la façon dont il arrêtait les migrants.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_11125" aria-describedby="caption-attachment-11125" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-11125" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Frontieres-.jpg?resize=640%2C480&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="480" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Frontieres-.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Frontieres-.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Frontieres-.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Frontieres-.jpg?w=1536&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Frontieres-.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-11125" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Frontière entre la Serbie et la Hongrie. ©Domitille Casarotto</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Entre 2015 et 2016, 900 000 d’entre eux ont emprunté le corridor des Balkans pour entrer dans l’Union européenne. Aujourd’hui, si les flux ont drastiquement diminué, cet espace demeure un carrefour migratoire majeur pour les migrants venus d’Afghanistan, de Syrie, du Pakistan ou du Maroc. Leur rêve : entrer dans l’espace Schengen pour se rendre ensuite en Allemagne, en Italie ou en France. Ils traversent les Balkans, tantôt à pied pour les plus pauvres, tantôt en bus, en train, tantôt en avion.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-saint-sepulcre-les-franciscains-des-gardiens-de-leternite/25/05/2024/">REPORTAGE – Saint-Sépulcre : les Franciscains, des gardiens de l’éternité</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sur leur passage émergent des squats et des jungles. Les camps d’accueil officiels sont rapidement débordés, surtout l’été où les routes de l’exil sont plus empruntées, le climat se faisant plus clément. Alors ils investissent terrains vagues et bâtiments abandonnés à Belgrade, d’où nombre d’entre eux arrivent, puis à Subotica. La route migratoire des Balkans qu’ils parcourent est encore, en 2023, la seconde voie d’entrée dans l’UE. Le paysage conserve parfois une trace de leur passage : des keffiehs, des papiers d’identité turcs abandonnés ou encore des graffitis aux murs des ruines.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Des passeurs armés face à des policiers corrompus       </strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En été 2024, le flux s’est détourné vers la Bosnie voisine. Mais certains continuent encore à franchir illégalement la frontière à Subotica, ou dans les villages voisins au grand daim des habitants, désormais habitués à ce genre de phénomène. « Ils creusent des galeries sous le mur, ou volent des échelles et escaladent les murs. Une fois arrivés en Hongrie, ils s’enfuient pour échapper à la police aux frontières » nous précise le gérant de l’hôtel qui jouxte la gare routière. Grand bavard, il se rappelle facilement des centaines de migrants qui ont logé dans ses chambres. « Il y en avait des dizaines à l’intérieur, mais aussi dans la rue devant la gare. Certains partaient rapidement et je ne les revoyais plus, d’autres restaient plusieurs mois, se faisaient renvoyer par la police… Certains se tenaient vraiment mal, étaient bruyants et parfois ivres. »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_11127" aria-describedby="caption-attachment-11127" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-11127 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Traversee-frontiere-2-.jpg?resize=640%2C480&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="480" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Traversee-frontiere-2--scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Traversee-frontiere-2--scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Traversee-frontiere-2--scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Traversee-frontiere-2--scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Traversee-frontiere-2--scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Traversee-frontiere-2--scaled.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Traversee-frontiere-2--scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-11127" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vêtements abandonnés sur un chemin fréquenté par les migrants. ©Domitille Casarotto</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A Subotica, ces nouveaux arrivants ne sont pas les bienvenus. De nombreux foyers ont changé leurs habitudes quotidiennes. Zana, une mère de famille blonde et accueillante, prend un air méfiant à l’évocation de ce sujet. Désormais, elle ne laisse plus sa fille rentrer seule le soir tout en expliquant que la forêt est dangereuse. Elle mime des tirs et des violences. Différents groupes de passeurs s’affrontaient chaque semaine dans cette ville de prime abord calme et sans histoire. Armés de kalachnikovs, ils cherchaient à éliminer leurs concurrents qu’ils traquaient jusque dans le centre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-mauritanie-sur-les-traces-des-gardiens-du-patrimoine/25/06/2023/">REPORTAGE – Mauritanie : sur les traces des gardiens du patrimoine</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A Horgos, quelques kilomètres à l’est, une professeure nous montre un chemin de terre qui mène à l’école. « Là-bas, devant l’école, ils se sont tirés dessus », se désole-t-elle. « Il aurait pu y avoir des enfants dans les parages ». Ces fusillades ont déjà fait une vingtaine de morts depuis 2022 parmi les migrants, et ont déclenché une opération de police qui a nettoyé les environs, après plusieurs manifestations de colère populaire.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Avant cela, la police aux frontières serbe fermait les yeux. Le journaliste d’investigation serbe Sasa Dragojlo a produit de nombreuses enquêtes démontrant leur corruption systématique. Il affirme que les passeurs se servaient même des patrouilles pour faire arrêter leurs ennemis, moyennant une coquette somme. Peu rémunérés et peu armés face aux réseaux criminels bien rodés, ils oublient rapidement leurs fonctions de surveillance. Frontex non plus ne montre pas le bout de son nez pour appliquer la législation européenne en matière de frontières extérieures. L’agence européenne n’a pour l’instant qu’une fonction d’observation dans la région, ce qui laisse libre cours aux passeurs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un vivre ensemble difficile  </strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Face à ce phénomène, aux arrivées de migrants sans cesse renouvelées, les habitants de Subotica se rappellent l’histoire, lointaine et chargée d’imaginaire, des invasions ottomanes. Certains mêlent ressentiment de cette longue domination, ce qu’ils ont vécu comme l’arrachement du Kosovo à la Serbie, et le souvenir cuisant de la guerre de Bosnie, où les bosniaques musulmans ont combattu les soldats serbes. Les mémoires sont vives et cristallisent pour beaucoup une opposition sourde à la présence des migrants. « Cela fait des siècles qu’ils essayent de nous envahir », lâche ainsi Tamara, une jeune femme serbe, cadre dans les ressources humaines, qui se désintéresse de la politique. Elle traduit l’arrière-pensée qui affleure dans une grande part de la population.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_11128" aria-describedby="caption-attachment-11128" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-11128 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Tag.jpg?resize=640%2C480&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="480" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Tag-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Tag-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Tag-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Tag-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Tag-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Tag-scaled.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/12/Tag-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-11128" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sur la porte d&rsquo;une maison abandonnée est tagué « Criminel 313 » en arabe, signature d&rsquo;un gang de passeurs. Ils ont recouvert un précédent tag « Marocco », ce qui témoigne d&rsquo;une véritable guerre des gangs pour les points de passage. ©Domitille Casarotto</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cela n’empêche pas l’aide active apportée aux migrants dès leur arrivée en 2015 par de nombreux foyers, touchés par la précarité des exilés sans toutefois légitimer leur volonté de se rendre illégalement en UE. C’est ce qu’a fait Tibor Varga, pasteur protestant, qui témoigne : « Ils ne connaissent que le conflit et la violence. Certains découvrent la cigarette et l&rsquo;alcool ici. Ils cherchent un peu de sécurité. Et il se rendent compte que leur nouvelle vie n&rsquo;est pas en accord avec ce qu&rsquo;ils attendaient. Mais c’est normal de bâtir des frontières, je fais la même chose avec les murs de ma maison. On a le droit de se protéger ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/bethleem-lalliance-francaise-la-plus-courageuse-du-monde/17/09/2024/">Bethléem : l’Alliance française la plus «courageuse du monde»</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">D’autres réfugiés se retrouvent aussi à Subotica. Des populations russes qui fuient la guerre. Dans cet hôtel, il n’est pas rare de voir quelques jeunes hommes qui errent après avoir fui avec leur sac au dos, la conscription dans leur pays. Dans cette église orthodoxe coiffée d’un bulbe gracieux, un étudiant russe est venu apprendre opportunément la langue serbe. Les Russes ne sont pas non plus toujours les bienvenus et sont parfois perçus comme des fuyards. Mais bon gré mal gré, les peuples s’imbriquent et se découvrent, contraints de partager un espace devenu commun.</span></p>
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		<title>«Qatargate» : jusqu&#8217;où ira le scandale Panzeri ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/qatargate-jusquou-ira-le-scandale-panzeri/28/02/2023/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/monde/qatargate-jusquou-ira-le-scandale-panzeri/28/02/2023/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 10:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Ben Samikh Al-Marri]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Panzeri]]></category>
		<category><![CDATA[Marocgate]]></category>
		<category><![CDATA[Moukhtar Abliazov]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Qatargate]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 28/02/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/qatargate-jusquou-ira-le-scandale-panzeri/28/02/2023/">«Qatargate» : jusqu&rsquo;où ira le scandale Panzeri ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;">Hier #QatarGate, aujourd’hui #MarocGate, demain #AblyazovGate ? Depuis plusieurs semaines, l’enquête sur les activités de lobbying de l’ancien député européen, Antonio Panzeri, révèle l’influence tentaculaire de ce réseau dont l’ancien élu italien était l’épicentre.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Une instruction judiciaire au pas de charge et une opération policière « blitzkrieg » : le scandale Panzeri qui a éclaboussé le Parlement européen au début du mois de décembre n’en finit pas de révéler ses rouages. Car les liens découverts avec le Qatar laissent désormais la place à des doutes sur l’influence du Maroc et même sur celle d’un oligarque kazakhstanais, <a href="http://France – Kazakhstan : les réseaux d’influence de l’homme d’affaires controversé Moukthar Abliazov" data-wplink-url-error="true">Moukhtar Abliazov</a>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Rappel des faits : Au mois de décembre dernier, après des mois d’enquêtes et de filature, les autorités belges ont révélé un colossal réseau d’influence qui irriguait tout le parlement européen. Une opération dont le principal commanditaire s’avérait être le ministre du Travail du Qatar Ali Ben Samikh Al-Marri, le riche émirat étant soucieux de soigner son image écornée par les milliers de morts dans la construction des stades de la coupe du monde. Maquillée pompeusement en « lobbying », l’instrumentalisation du parlement européen par des intérêts privés n’a pas vraiment été une surprise pour ceux qui suivent de près l’actualité de la prestigieuse institution.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais une fois de plus, les médias français ont traité l’affaire Panzeri &#8211; bientôt requalifiée en « #QatarGate » &#8211; par le petit bout de la lorgnette, se concentrant sur les éléments les plus spectaculaires de l’affaire (rendez-vous dans des hôtels cinq étoiles, intermédiaires douteux, liasses de billets de banque cachés sous le matelas) et sur les malversations de l’émirat.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant, depuis plusieurs semaines, les révélations en cascades se multiplient outre-Quiévrain : Après le Qatar, dont l’audition du ministre du Travail aurait été préparée et scénarisée à l’avance par les réseaux de Panzeri, c’est désormais le Maroc et un oligarque kazakhstanais qui sont sérieusement suspectés d’avoir fait appel aux services de l’ancien socialiste milanais.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Mansouri et Abliazov</h3>
<p><span style="color: #000000;">Selon une enquête du journal italien La Repubblica publiée il y a quelques jours, les services secrets marocains &#8211; via leur directeur, Mohammed Yassine Mansouri &#8211; sont fortement suspectés par la police belge d’avoir versé d’importantes sommes d’argent à Panzeri et à ses acolytes Cozzolino et Tarabella pour défendre les intérêts du Maroc au sein du parlement européen. Une opération qui devait se faire en faveur de Rabat et en défaveur d’Alger et de Tunis, notamment au sein de la « délégation pour les relations avec les pays du Maghreb » du Parlement européen.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Et alors que Panzeri est déjà dans les mains de la justice belge, la présidente du Parlement européen Roberta Metsola a annoncé le 2 janvier avoir lancé une procédure urgente pour lever l&rsquo;immunité de deux eurodéputés Cozzolino et Tarabella.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais pas sûr que cela suffise à éteindre l’incendie, car de nouvelles révélations pointent déjà le bout de leur nez : selon le média belge « Le Post », Pier-Antonio Panzeri aurait également été l’avocat de l’oligarque kazakhstanais Moukhtar Abliazov. Un ancien banquier, accusé par son pays d’avoir dérobé près de 8 milliards de dollars, avant de prendre la fuite à Londres puis sur la Côte d’Azur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-les-reseaux-dinfluence-de-lhomme-daffaires-controverse-moukthar-abliazov/28/11/2022/">France – Kazakhstan : les réseaux d’influence de l’homme d’affaires controversé Moukthar Abliazov</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Condamné en décembre dernier par la justice américaine à une amende de 200 millions de dollars pour fraude et blanchiment d’argent, Abliazov n’est pas un inconnu : Depuis des années, il plaide sa cause « d’opposant politique » en France (en vain) et au sein des institutions européennes, notamment avec via l’étrange structure « Open Dialogue Foundation ». Une association qui fait furieusement penser à celle de Pier-Antonio Panzeri « Fight impunity » : deux fondations, deux coquilles vides officiellement chargées de défendre les valeurs démocratiques dans le monde, aux financements occultes et probablement prétextes à servir de couverture pour des opérations d’influence.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les relations nouées par Panzeri avec le Qatari Al Marri, le marocain Mansouri et le kazakhstanais Abliazov laissent entrevoir une véritable cartographie d’un réseau tentaculaire de clientèles pour défendre leurs différents intérêts au parlement européen.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-un-partenariat-strategique-entache-par-une-polemique/28/10/2022/">France – Kazakhstan : un partenariat stratégique entaché par une polémique</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Une activité lucrative pour Panzeri et ses acolytes, les enquêteurs estimant le montant total des opérations à plusieurs dizaines de millions d’euros. Une question reste en suspens cependant : et si le scandale Panzeri n’était que la face grossière et rudimentaire du mode de fonctionnement du parlement européen ? Car il est difficile de parler de « cas isolés » dans une institution aux 25 000 lobbyistes. Difficile de faire la morale quand la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen demeure elle-même opaque et muette sur ses relations troubles avec Albert Bourla, le patron de Pfizer. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour nettoyer les écuries d’Augias…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><center></p>
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		<title>Union européenne : la Pologne en révolte contre Bruxelles ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/union-europeenne-la-pologne-en-revolte-contre-bruxelles/26/11/2021/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/union-europeenne-la-pologne-en-revolte-contre-bruxelles/26/11/2021/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Nov 2021 15:33:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Biélorussie]]></category>
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		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6516</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 26/11/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/union-europeenne-la-pologne-en-revolte-contre-bruxelles/26/11/2021/">Union européenne : la Pologne en révolte contre Bruxelles ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 7 octobre 2021, le Tribunal constitutionnel polonais jugeait une partie des traités européens incompatible avec sa Constitution et réaffirmait ainsi la primauté du droit interne sur le droit européen. L’Union européenne s’est empressée d’affirmer qu’elle recourrait « <em>à tous les outils</em> » possibles afin d’inverser la tendance. Une déclaration à laquelle le président du Conseil des ministres polonais, Mateusz Morawiecki, a rétorqué que, si la situation devait perdurer, il considèrerait être entré en « <em>Troisième guerre mondiale</em> » et devoir utiliser « <em>toutes les armes à sa disposition</em> ». Ambiance.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">On prête à l’Empereur, embarrassé par la résistance espagnole dans les gorges de Somosierra en novembre 1808, une formule célèbre qui forgea la légende des cavaliers d’Outre-Oder pour toujours. Arrêté aux portes de Madrid par des batteries d’artilleries, Napoléon Ier annonça vouloir faire charger son régiment de chevaux-légers polonais. Face aux réticences de son état-major, qui soutenait que cette manœuvre était impossible, il déclara : « <em>Comment ? Impossible ! Je ne connais point ce mot-là ! Il ne doit y avoir pour mes Polonais rien d’impossible !</em> ». Deux siècles plus tard, la Pologne tente à nouveau l’impossible.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>«&nbsp;Garde-toi, je me garde&nbsp;»&nbsp;: quand Bloque-mi et Bloque-moi entrent en vendetta</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le 7 octobre 2021, la plus haute juridiction polonaise, le Tribunal constitutionnel, rendait une décision qui allait faire du bruit. En soutenant dans cet arrêt que les articles premier et dix-neuf du Traité sur l’Union européenne étaient contraires à la Constitution polonaise, ce tribunal refusait l’imposition du droit communautaire sur le droit national. Saisi par le président du Conseil des ministres Mateusz Morawiecki, le tribunal a souligné que « <em>la tentative d’ingérence de la Cour de Justice de l’Union européenne dans le système judiciaire polonais remet en cause les principes de l’Etat de droit, de la primauté de la Constitution polonaise ainsi que le principe de sauvegarde de la souveraineté dans le processus d’intégration européenne </em>». Comme le résume la présidente de la juridiction Julia Przyłębska, «&nbsp;<em>les organes européens agissent au-delà de leurs compétences&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce bras de fer s’inscrit en réalité dans un contexte plus large. Depuis 2015, la réforme ambitieuse de la justice voulue et lancée par le parti conservateur au pouvoir, le parti Droit et Justice (PiS), n’en finit pas de nourrir les oppositions entre Bruxelles et Varsovie. Le virage politique pris par la Pologne a nourri bien des débats sociétaux internes qui, ô problème, dérangent l’Union européenne. Nombreuses sont les décisions polonaises qui irritent la bien-pensance bruxelloise. Résultat&nbsp;: les sanctions financières à l’encontre de Varsovie se sont multipliées ces dernières années. Un récit d’accrochages entre deux acteurs, aussi passionnant que compliqué mais qui permet avant tout de prendre de la hauteur. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin le 8 octobre sur BFMTV, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune avait la clairvoyance de reconnaître que cette affaire n’est «&nbsp;<em>ni un sujet technique ou un sujet juridique. C’est un sujet éminemment politique, qui s’inscrit d’ailleurs dans une longue liste de provocations à l’égard de l’Union</em>&nbsp;». Si l’auteur de ces propos esquisse lui aussi une lecture politique de la situation, laquelle est d’ailleurs partagée par la seule France Insoumise, son constat est le bon.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>«&nbsp;Прывітанне&nbsp;» ou bonjour de Biélorussie</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Si la Pologne entretient un échange de balles infini avec Bruxelles, c’est parce qu’elle réclame à juste titre le droit de faire ce qu’elle veut chez elle, c’est-à-dire notamment d’y appliquer sa propre législation. Un débat qui pourrait s’avérer stérile quand on connaît les capacités de la présidence de l’Union à résister à la volonté des peuples. Pourtant, un nouveau combattant est entré dans l’arène en ce mois de novembre&nbsp;: la Biélorussie, voisin oriental de la Pologne et de l’Union européenne toute entière. Le pays dirigé par Alexandre Loukachenko force, en laissant se masser à la frontière polonaise des milliers de migrants, la Lituanie et la Pologne à déclarer l’état d’urgence sur une bande large en moyenne de trois kilomètres. Un millier de policiers et 15&nbsp;000 militaires polonais sont mobilisés aux côtés de centaines de réservistes face à plusieurs milliers de migrants qui s’attaquent de manière épisodique aux murs de barbelés érigés pour les séparer de l’Europe occidentale. Là encore, tensions et ambiance peu conviviale.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La presse européenne fait état, selon le terme consacré, d’une «&nbsp;attaque hybride&nbsp;», c’est-à-dire une agression légale, où des moyens légaux sont utilisés par la Biélorussie. En effet, une agence de voyage très proche du gouvernement de Loukachenko est à l’origine de la plupart des réclamations de visas touristiques qu’ont obtenues les migrants. Le Conseil de défense de l’Union européenne a d’ailleurs très justement relevé une «&nbsp;instrumentalisation d&rsquo;êtres humains&nbsp;» par le voisin biélorusse. Quel en est le but&nbsp;? Piller le portefeuille généreux de Bruxelles et cela sur le modèle de référence&nbsp;: la manœuvre turque en mars 2020, lors de laquelle Recep Tayyip Erdogan avait, pour avoir agglutiné 130&nbsp;000 migrants à la frontière grecque, touché 6 milliards d’euros. Moins de deux ans plus tard, la ponction risque d’être tout aussi salée&nbsp;: outre sa capacité à ouvrir les vannes migratoires, la Biélorussie rappelle à ses aimables voisins qu’elle accueille quatre gazoducs qui relient la Russie à l’Europe.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">C’est dans ce cadre là que l’Union européenne se sent obligée d’opérer un virement vis-à-vis de sa rebelle Pologne. Un set partout pour autant&nbsp;? Hélas, pernicieuse est Bruxelles. Présidée par l’allemande Ursula von der Leyen, la Commission européenne, comme toutes les instances de l’Union, ne soutient qu’en façade Varsovie. L’Allemagne a fait depuis 2015 le plein de bras issus de l’immigration afin de faire tourner son industrie et s’empresse maintenant d’utiliser l’Union européenne qu’elle pilote afin de mettre le holà sur le chantage biélorusse. Angela Merkel, dans un dernier geste, a demandé au président russe une intervention tandis que la plupart des ministres français adressaient la même supplique à Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe. Le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer a même milité pour que la Pologne puisse construire un mur pour la défense de «&nbsp;sa frontière européenne&nbsp;». Seulement, l’Union européenne et l’Allemagne ne lâchent pas pour autant Varsovie&nbsp;: les fonds du plan de relance européen sont toujours retenus vis-à-vis de la Pologne, qui assume seule la construction dudit mur. Le Parlement européen quant à lui ne rougit pas de faire la sourde oreille aux rares parlementaires qui ont alerté l’institution dès le début de la manœuvre biélorusse et de voter une résolution condamnant la Pologne pour sa loi protégeant le droit à la vie depuis la conception.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, il est une erreur de considérer que la Pologne est passée d’une figure de paria à celle de héros aux yeux de Bruxelles. Soutenir Varsovie dans son rôle de garde-frontière c’est bien, la condamner en même temps pour son droit interne c’est largement discutable et peu honorable. C’est même risqué&nbsp;! En effet, seul le naïf peut croire que les migrants massés à la frontière et originaires pour la plupart de Syrie, du Yémen ou d’Irak, visent la Pologne. C’est l’Europe occidentale qui est en ligne de mire. Alors pourquoi la Pologne ne se laisserait-elle pas aller au chantage elle aussi&nbsp;? Elle pourrait à bon droit utiliser les mêmes procédés d’attaques hybrides face à une Union européenne qui ne la respecte pas. L’Union aurait-elle le même comportement vis-à-vis de Varsovie si les migrants étaient massés à la frontière avec l’Allemagne&nbsp;? Heureusement pour nous, la Pologne est loyale&nbsp;et ne cesse de faire des pas vers Bruxelles pour l’amélioration de ses relations, en témoigne le tweet du&nbsp;Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki qui qualifie les manœuvres biélorusses de «&nbsp;<em>plus grande tentative de déstabilisation de l&rsquo;Europe</em>&nbsp;» depuis la guerre froide. Le polonais y accuse le président biélorusse Alexandre Loukachenko d’avoir «&nbsp;<em>lancé une guerre hybride contre l&rsquo;UE. C&rsquo;est</em> [la] <em>plus grande tentative de déstabilisation de l&rsquo;Europe depuis 30 ans. La Pologne ne cédera pas au chantage et fera tout pour défendre les frontières de l&rsquo;UE</em>&nbsp;». La Pologne est un membre de l’Union européenne au même titre que les autres, accordons-lui en échange le respect de son droit interne, c’est la moindre des choses&nbsp;!</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong><em>Semper Invicta&nbsp;</em></strong><strong>: pour une Europe toujours invincible</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">«&nbsp;<em>Le blason est la clef de l’histoire</em>&nbsp;» expliquait Gérard de Nerval (1808-1855) dans son <em>Angélique</em> (<em>in Les Filles du feu</em>, 1854). On raconte en effet à Varsovie une bien belle histoire, dont a hérité le blason de la ville, figurant sur fond de gueules une sirène portant un bouclier et une épée d’or. Ladite sirène fut un jour lassée des rivages de Dantzig et de la Baltique. Remontant alors la Vistule, elle trouve refuge sur une plage et décide d’y séjourner. Sa présence est pourtant source de problèmes&nbsp;: la créature fait fuir les poissons et abîme les filets des pêcheurs voisins. Armés d’un désir de vengeance, les pêcheurs se précipitent sur cet hôte dérangeant. Bien vite, ces derniers se ravisent, séduits par la beauté des chants qui émanent de la Vistule, et décident de laisser une place à la belle inconnue. Hélas, l’argent, qui fait tout vice, pousse un financier à capturer la sirène et à l’exposer dans sa boutique de poissons. Alertés par les cris de leur cantatrice, les Varsoviens, (car ce sont eux&nbsp;!) volent au secours de celle qui les avait séduits. Sensible au geste désintéressé des pêcheurs et loyale, la sirène décide de dédier sa vie à la protection de la ville. Armée, elle monte désormais la garde avec son épée et son bouclier sur la place de la Vieille-Ville, prête sa vie à la défense de la cité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">On reconnaîtra aisément dans cette histoire nos peuples européens, prêts à faire le bien autour d’eux mais trop souvent soumis aux chantages des financiers, dont il importe peu de défendre nos cités. Hélas, la naïveté occidentale a trop souvent permis aux méchantes sirènes de s’introduire en notre sein et d’en détruire les fondements même. L’utilisation politique des migrants extra-européens par des puissances en manque d’allocations a trop donné aux auteurs des attaques terroristes qui nous ont endeuillés l’occasion de pénétrer nos rangs. Si la sirène de la Vistule était désintéressée et fut fidèle à Varsovie, il y a hélas peu de chances que les masses regroupées à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie soient d’un aussi pacifique acabit. On ne compte plus les écrits des témoins des guerres que l’Occident livre dans le monde et qui font état d’une guerre de civilisation. Peut-être la morale de cet épisode réside-t-elle dans le fait que notre sirène venait des bords de la Baltique, et non d’Irak.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_6520" aria-describedby="caption-attachment-6520" style="width: 664px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6520 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/11/Pologne-2.jpg?resize=640%2C708&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="708" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/11/Pologne-2.jpg?w=664&amp;ssl=1 664w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/11/Pologne-2.jpg?resize=271%2C300&amp;ssl=1 271w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-6520" class="wp-caption-text">Semper Invicta&nbsp;: sur la place de la Vieille-Ville à Varsovie, la sirène défend loyalement l’Europe.</figcaption></figure></p>
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		<title>Israël-Palestine : l&#8217;impasse diplomatique de l&#8217;Union européenne ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/israel-palestine-limpasse-diplomatique-de-lunion-europeenne/01/06/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Léo Bonnemaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 17:49:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula Von Leyer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 01/06/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/israel-palestine-limpasse-diplomatique-de-lunion-europeenne/01/06/2021/">Israël-Palestine : l&rsquo;impasse diplomatique de l&rsquo;Union européenne ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le cessez-le-feu entre le Hamas et Israël remet en lumière le manque de cohérence de l’Union européenne sur la question palestinienne. Et si la France jouait un rôle plus important au Levant ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le vendredi 21 mai, l&rsquo;Union Européenne (UE) a salué la décision du cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas sous la médiation de l&rsquo;Égypte. La présidente de la Commission de l&rsquo;Union européenne, Ursula Von Leyer, a exprimé sur son compte Twitter l&rsquo;urgence à «<em> renforcer le cessez-le-feu et à parvenir à une stabilité à long terme</em> » en ajoutant que « <em>seule une solution politique peut apporter la paix et la sécurité pour tous</em> ». De la même manière, le Haut Représentant de l&rsquo;Union européenne pour les relations extérieures et la politique de sécurité, Josep Borrell, a également salué l&rsquo;accord qui a mis fin aux violences. Selon les sources officielles, le conflit a fait 232 morts (dont 65 enfants) et 1 900 blessés du côté palestiniens et 12 morts et 355 blessés du côté israélien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La pomme de la discorde au sein de l&rsquo;Union</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Parmi les 27 pays membres, certains pays comme la Belgique, l&rsquo;Irlande, la Suède et le Luxembourg ont une politique relativement critique vis-à-vis d’Israël. Les pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, en particulier la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie, au contraire, font partie de ceux qui soutiennent le plus Israël. Pour autant, ces derniers jours, le drapeau de l’État hébreu a flotté en bonne place au-dessus du siège du plus grand parti au pouvoir allemand et des bâtiments officiels en Autriche et en République tchèque en soutien à Israël. En Europe du sud, la Grèce et Chypre se sont rapprochées d&rsquo;Israël ces dernières années, en partie à cause des tensions avec la Turquie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La question israélo-palestinienne crée tourmente et division auprès des pays membres de l&rsquo;UE. Un exemple récent de cette désunion est la déclaration de l&rsquo;ambassadeur de l&rsquo;Union européenne aux Nations-Unies, Olof Skoog, le dimanche 22 mai dernier, dans laquelle il « condamnait la violence mais (se) gardait de s’exprimer au nom des États membres”. Une déclaration rejetée par la Hongrie, fervente alliée d&rsquo;Israël. Comme l&rsquo;a énoncé Jean-Pierre Strootbants dans le journal</span> <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/17/israel-palestine-l-europe-paralysee-par-ses-divisions_6080430_3210.html">Le Monde</a> : <span style="color: #000000;">« <em>La diplomatie des Vingt-Sept joue en permanence les équilibristes et craint toujours d’envenimer la situation</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D&rsquo;une part, Israël réclame un soutien plus fort et sans équivoque de Bruxelles en tant que compatriote de la démocratie, et la condamnation du Hamas. D&rsquo;autre part, les Palestiniens accusent l&rsquo;UE de fermer les yeux sur les violations du droit international, sur les décennies d&rsquo;occupation territoriale illégale et de violations des droits internationaux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un espoir français ?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">De son côté, l’Elysée a annoncé que la France «condamnait fermement les tirs de roquettes revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes visant le territoire israélien». Les déclarations ont été plus vagues lorsque celles-ci faisaient références aux bombardements israéliens. Toutefois, le président Emmanuel Macron a présenté ses condoléances pour « <em>les nombreuses pertes civiles palestiniennes résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël</em> ». Le chef de l’État a également réitéré son « <em>attachement indéfectible à la sécurité d&rsquo;Israël et à son droit de se défendre conformément au droit international</em> », mais n&rsquo;a pas réitéré son soutien aux droits des Palestiniens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, de nombreux diplomates, fonctionnaires et experts ont souligné que la France avait un rôle important à jouer dans cette région du monde. L’entretien entre le président français et son homologue égyptien Abdel Fattah el-Sissi à Paris le 17 mai dernier en est un parfait exemple. Le fait que la France, après le Brexit, soit désormais le seul membre permanent de l’UE au Conseil de sécurité des Nations Unies peut être un levier d’influence. </span><span style="color: #000000;">La France n’a pas de relations diplomatiques avec le Hamas et soutient la médiation égyptienne dans ce conflit. Mais aucun calendrier pour la fin des hostilités n&rsquo;a émergé. Les deux présidents réunis « ont convenu de continuer à se coordonner pour favoriser un cessez-le-feu rapide ». Cette dynamique a pu se traduire par un entretien entre le président Macron et le chef de l&rsquo;Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, bien que ce dernier n&rsquo;ait aucun pouvoir de pression sur le Hamas ou Jérusalem Est.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Néanmoins, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s&rsquo;est engagé dans une diplomatie intense, discutant de la situation avec ses homologues américains, israéliens, palestiniens, jordaniens et égyptiens. Dans un communiqué du 10 mai, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que « La France est vivement préoccupée par les menaces d&rsquo;expulsions forcées visant des habitants du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, qui font partie de la politique de colonisation illégale au regard du droit international. ». Il a réitéré « l&rsquo;attachement de la France à la préservation du <em>statu quo</em> historique dans l&rsquo;enceinte de la mosquée Al Aqsa ». Un bloc entraînant l’autre, le ministre des Affaires étrangères a mis en garde l&rsquo;État Israélien dimanche 23 mai contre « un risque d&rsquo;apartheid » entre populations juive et arabe.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Affaire à suivre au-dessus d&rsquo;une ruche diplomatique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Au-delà de l&rsquo;influence de la politique extérieure de l&rsquo;Union européenne, la question de la paix durable se pose. Un état binational serait-il vraiment possible ? Cette perspective serait fondée sur une approche basée sur le respect des droits des deux peuples et la lutte contre l’impunité, des deux côtés. En ce sens, la fondation américaine</span> <a href="https://carnegieendowment.org/2021/04/19/breaking-israel-palestine-status-quo-pub-84167">Carnegie</a><span style="color: #000000;">, via un rapport publié en avril, préconise une évolution similaire. Selon cette dernière, la seule manière de briser le <em>statu quo</em> serait de «<em> réaffirmer et sauvegarder les droits des Israéliens à la paix et à la sécurité, en accordant la même attention aux droits des Palestiniens</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Face aux ingérences turques et iraniennes dans le conflit, il serait alors bon d&rsquo;aborder une position plus forte. De par son histoire, la France devrait être à l’avant-garde de l’UE dans cette région.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Brexit : rendons le français à l’Europe !</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/brexit-rendons-le-francais-a-leurope/09/02/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2021 18:28:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Ballantine]]></category>
		<category><![CDATA[Brexit]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Langue française]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le Brexit est prononcé, la France n’aurait-t-elle pas le devoir de tout mettre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Alors que le Brexit est prononcé, la France n’aurait-t-elle pas le devoir de tout mettre en œuvre afin de restaurer la grandeur de sa langue sur le continent européen ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le 31 décembre 2020, le Royaume-Uni faisait ses adieux définitifs à l’Union européenne. Un départ certes mouvementé et difficile, mais qui a rappelé à certains dirigeants, européens et français, que les nations européennes ne sont pas les jouets d’un Bruxelles désintéressé et destructeur. La célèbre formule de Nigel Farage « <em>We love Europe, we just hate the European Union</em> » fera sourire tout souverainiste européen, rêvant d’un monde où arborer, certes non sans un gout particulièrement britannique, une cravate aux couleurs de son pays ne signifie pas une exclusion pour « désobéissance » du sacro-saint hémicycle. Comment ne pas se laisser séduire par une posture telle que celle-ci, qui, réfléchie, sait aimer l’Europe en lui montrant d’abord du respect ? Comment résister à l’envie de faire de l’Union européenne post-Brexit un espace où les peuples et les nations sont les premières considérées ? L’un des éléments de ce combat est celui de la langue.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_4775" aria-describedby="caption-attachment-4775" style="width: 1280px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-4775" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/image.jpg?resize=640%2C360&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="360" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/image.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/image.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/image.jpg?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/image.jpg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-4775" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Député européen de 1999 à 2020, dirigeant de l’UKIP de 2006 à 2016 et fondateur en 2019 du Parti du Brexit, Nigel Farage signera le 29 janvier 2020 une des plus belles déclarations souverainistes, disant « aimer l’Europe » mais « haïr l’Union européenne ».</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le français, une langue européenne diplomatique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Le XVIIIème siècle est à la langue française ce que le château de Versailles est à l’histoire de la monarchie française, c’est-à-dire l’apogée de sa gloire et de son rayonnement dans le monde entier.</em> » Ainsi s’exprime le linguiste Claude Hagège lorsqu’il raconte l&rsquo;histoire du français dans une émission en neuf volets diffusée sur « La Cinquième » en 1996, d&rsquo;après son livre <em>Le Français, histoire d&rsquo;un combat</em>. En effet, comprendre l’importance du français en Europe et au sein de l’Union européenne nécessite une étude chronologique d’une montée en puissance diplomatique reposant sur la puissance militaire et économique de la France, depuis le XVIIème siècle.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le 7 octobre 1571, la victoire de la Sainte ligue sur les Ottomans à Lépante fera trembler les mers aux rythmes de l’Invincible Armada espagnole, finalement défaite le 6 aout 1588 face à la flotte du corsaire anglais Francis Drake (1540-1596). Sur le continent apparaissent alors, avec l’expansion voulue par Louis XIV et Colbert au Canada, au Québec et aux Antilles ainsi que par la fondation de la Compagnie des Indes, les prémices des luttes économiques entre le royaume de France et les Provinces-Unies. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">De 1672 à 1678, les affrontements de la guerre de Hollande déchirent les deux puissances et aboutissent à la signature des Paix de Nimègue. Ces traités, au nombre de sept, et dont cinq seront signés par le royaume de France, fondent une nouvelle diplomatie, « à la française », où la France, portée par son hégémonie militaire, imposera sa langue et effacera l’usage millénaire du latin. Le 6 mars 1714, le traité de Rastatt, mettant fin à la guerre de succession d’Espagne, est signé par Louis XIV et l’empereur Charles VI (1685-1740) : la France accepte de céder ses places fortes construites à l’est du Rhin. Défaite territoriale marquant la fin du règne du Roi Soleil, le traité de Rastatt pourrait pourtant être vu comme l’apogée diplomatique du royaume de France : parlé par les vaincus, le français s’impose naturellement dans la rédaction du traité et devient ainsi la langue de la diplomatie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le XVIIème siècle ayant été le temps de l’installation du français comme langue de la diplomatie, le XVIIIème en sera la plus belle illustration. Peu à peu, et avec une approche quasi-naturelle, les cours d’Europe adoptent le français. Depuis le XVème siècle, sur le modèle de l’attachement des états marchands de Venise et Florence à installer dans les capitales européennes des ambassades, le royaume de France a construit peu à peu un corps diplomatique devenu au XVIIIème siècle le plus puissant d’Europe. Consécration, le nonce apostolique envoyé par le Saint-Siège à Versailles rompra avec la tradition en s’adressant à Louis XV en français et non plus en latin. Les qualités de rigueur et de méthode du français, illustrées par les écrits des Lumières, lus dans toute l’Europe, fournissent des garanties contre les ruses linguistiques : le français s’impose comme une langue fiable, juste et digne. Plus étonnant encore, les échanges diplomatiques du continent entier se font désormais en français. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 1718, une convention entre la Hollande et l’Empire est signée à la Haye. En 1719 puis 1720, la Grande Guerre du Nord se solde par la signature des traités de Stockholm, entre les rois de Suède, de Prusse et du Hanovre, et du traité de Frederiksborg entre les royaumes de Suède et de Danemark-Norvège. En 1774, le traité de Koutchouk-Kaïnardji lie Catherine II de Russie à l’Empire Ottoman, dont les ambassadeurs ne parlent que le français. Bien sûr, lors de ces sommets, on ne se contente pas de rédiger des traités en français, on les discute. Pour la plus grande gloire de la diplomatie française, notre langue est celle utilisée pour les échanges entre les délégations. Ainsi, lors du Congrès de Paris mettant fin à la Guerre de Crimée en 1856 et lors du Congrès de Berlin réglant les questions d’Orient en 1878, le français s’impose et évite les conflits. Contre la guerre, les monarques et dirigeants européens choisirent longtemps la langue de Molière.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le XXème siècle : déclin français, règne de l’anglais</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Je crois que la France peut vivre sans Québec.</em> » écrivait Voltaire (1694-1778) au ministre Choiseul (1712-1785). Une phrase d’apparence si simple qui devait illustrer une erreur fatidique. Le Traité de Paris, mettant, en 1763, un coup d’arrêt aux prétentions françaises en Amérique du Nord et aux Indes, devait être le point de départ d’une chute vertigineuse de l’influence française hors de l’Europe. En 1805, la bataille de Trafalgar suit de près la vente, en 1803, de la Louisiane : en cédant la domination maritime mondiale à l’Angleterre, l’Empereur condamne sans le savoir le français diplomatique à un long sursis. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si le XIXème siècle reste, en Europe, celui du français, l’hydre britannique s’emploiera lentement à en réduire l’influence. En 1814, le Congrès de Chatillon, où s’illustre Caulaincourt (1773-1827), suivi le 9 juin 1815, par le Traité de Vienne, illustrent dans la défaite la gloire de la langue du pays rédacteur du Code civil. Les conquêtes du Second Empire en Algérie, Indochine ou au Sénégal ne rattraperont pas les pertes irréversibles de la Louisiane et des Antilles. Les dix millions de kilomètres carrés de l’empire ne sont que peu peuplés de francophones : seules les élites s’attacheront à apprendre la langue des colons. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le XXème siècle, qui s’ouvre en Europe dans l’horreur de la Première Guerre Mondiale, voit en l’arrivée des forces diplomatiques américaines une terrible ingérence. Les Quatorze Points du président Woodrow Wilson (1856-1924), d’abord adressés aux américains comme un programme de politique extérieure, révèlent lors de la Conférence de la Paix à Paris en janvier 1919, leur importance pour la diplomatie européenne. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Réunis au Quai d’Orsay, les dirigeants Lloyd George (1863-1945) et Woodrow Wilson, ne parlant pas le français, obligent Georges Clemenceau (1841-1929) à avoir la courtoisie d’utiliser l’anglais. Conséquence directe, l’anglais s’impose aux côtés du français le 28 juin 1919 dans la rédaction du Traité de Versailles. L’orgueil français est touché. S’il ne s’en relèvera pas, notons tout de même les bons mots de l’académicien Robert de Flers (1872-1927), qui verra dans cet évènement une véritable « <em>éviction, d’un privilège que le Monde nous a reconnu et que l’Histoire ne nous a pas disputé, c’est à quoi nous ne saurions nous résoudre en silence !</em> » ainsi que la formule du linguiste Antoine Meillet (1866-1936), remarquant que « lorsque l’on lit le texte français, on a l’impression qu’il est traduit de l’anglais. ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_4778" aria-describedby="caption-attachment-4778" style="width: 900px" class="wp-caption alignnone"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-4778" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/signature_du_traite_de_versailles-c00c1.jpg?resize=640%2C427&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="427" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/signature_du_traite_de_versailles-c00c1.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/signature_du_traite_de_versailles-c00c1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/signature_du_traite_de_versailles-c00c1.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2021/02/signature_du_traite_de_versailles-c00c1.jpg?resize=272%2C182&amp;ssl=1 272w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-4778" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">« Signature du traité de Paix par la délégation allemande le 28 juin 1919 dans la Galerie des Glaces », 1919, par William Orpen, tableau auquel nous associerons la formule d’Antoine Meillet ; « <em>La fin d’une guerre, dans laquelle la France a joué le premier rôle militaire, a consacré la ruine du privilège qui faisait du français la première langue diplomatique dans le monde.</em> ».</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Notre langue, défi du XXIème siècle …</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Après la Seconde Guerre Mondiale, la main mise américaine sur la diplomatie mondiale et l’installation du modèle libéral en Europe, l’anglais s’est imposé dans nos vies, ayant le monopole des échanges économiques et diplomatiques. Au sein de l’Union européenne, le français est langue officielle depuis 1958, l’anglais depuis 1973, cela au même titre que vingt-deux autres langues. Toutes ces langues sont considérées comme des langues de travail et peuvent ainsi être utilisées de plein droit au sein des institutions. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le règlement CE n°1/1958 du 15 avril 1958 fixe le régime linguistique et définit les langues officielles et de travail dans les institutions européennes, ce qui entraine une obligation pour les règlements de l’Union européenne, les textes de portée générale et le Journal officiel de l’Union européenne d’être publiés dans toutes les langues officielles. En outre, les dispositions de l’article 41-4 de la Charte des droits fondamentaux protègent le multilinguisme des institutions : « <em>Toute personne peut s&rsquo;adresser aux institutions de l&rsquo;Union dans une des langues des traités et doit recevoir une réponse dans la même langue.</em> ». </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Selon le site du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, se targuant d’exercer une véritable « représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne », ce principe se trouve freiné « dans le cadre du multilinguisme intégral maîtrisé ». Pour traduire les textes rédigés dans toutes les langues, le Parlement européen a mis en place un système de langue relais qui consiste à faire traduire d’abord les textes dans les langues les plus utilisées », que sont l’anglais, le français et l’allemand. Des « langues de travail privilégiées » existent et constituent en pratique un obstacle au multilinguisme garanti juridiquement. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Que l’on soit pour ou contre ce recul manifeste du droit, l’argument pratique reste convaincant, notamment dans le cadre de l’exercice parlementaire. De plus, et selon les chiffres du Figaro publiés le 25 février 2017, parmi les 17 millions d&rsquo;élèves, âgés de 11 à 15 ans, qui étudiaient une langue étrangère ou plus, la plupart, soit 97,3 %, apprenait l’anglais et, y ajoutait bien souvent, pour 33,8 %, le français ou, pour 23,1 %, l’allemand. Une hiérarchie dans l’apprentissage des langues est réelle et nous pousse à pencher là encore pour l’argument confortable du « plus grand nombre ». Le travail parlementaire pouvant se révéler réellement lourd, il est envisageable d’entendre l’anglais comme un moyen d’expression facile, notamment en ce qu’il est compris par un grand nombre de locuteurs.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant, cette conclusion, qui pourrait certes être discutable, doit être mise face à la réalité : le Royaume-Uni s’est séparé de l’Union Européenne le 31 décembre 2020. Bien sûr, l’anglais demeure la langue officielle de l’Irlande et de Malte, ce qui équivaut à 1,2% des locuteurs européens, un pourcentage qui était de 13% avant le Brexit. Le français représente quant à lui le chiffre de 15% et reste parlé au sein de l’Union européenne par quelques 118,8 millions de personnes, selon le rapport de l’Observatoire de la langue française.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Prenons du recul et interrogeons-nous de manière plus large encore : quelle est la place du français dans le monde ? Le chiffre de 220 millions de francophones, sans doute tronqué par le statut de langue officielle du français dans plusieurs pays, ce qui ne fait pas de leurs habitants des locuteurs réels, témoigne néanmoins d’une place non négligeable. Une étude approfondie de la place et de l’évolution de notre langue dans le monde pourrait être menée mais il nous parait plus urgent d’en évaluer la place dans une Union européenne post-Brexit.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>… se révélant un modèle antisystème&nbsp;?</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">A Bruxelles, enclave francophone en territoire flamand, l’anglais domine aujourd’hui tout en étant la langue maternelle d’1,2% de ses citoyens. Le contexte mondial libéralisé a poussé depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale l’Union européenne à s’angliciser, l’Europe entière à s’américaniser. En témoignent nos parlementaires. L’anecdote la plus marquante, celle des débats menés en 2000 au sujet de l’entrée des pays de l’Est par le ministre chargé des Affaires européennes Pierre Moscovici, est navrante. Emportés par leur bon sens, ces pays y ont dépêché des ambassadeurs parlant français ! Quelle ne fut pas leur surprise lorsque la France, alors dépositaire de la présidence tournante de l’Union européenne, se trouve alors représentée par un ministre s’exprimant en anglais. Le poids britannique se faisait-il donc ressentir au point de voir nos représentants se priver eux-mêmes de leur droit d’user de leur langue ? Triste constat.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si nous avons l’indulgence de pardonner et l’intelligence de nous tourner vers l’avenir, nous ne pouvons, le Brexit mené à son terme, continuer à nous résigner à parler une langue qui nous est, de fait, subordonnée. Le français est factuellement la langue de l’Union européenne et doit le devenir en droit et en pratique ! Remarquons d’ailleurs que cette revendication n’est pas uniquement française, en témoigne la juste interrogation du quotidien italien <em>Il Foglio&nbsp;</em>: «&nbsp;<em>Comment peut-on se dire en effet européen quant on parle la langue de ceux qui ont refusé l’Europe&nbsp;?</em>&nbsp;». </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans un article du 9 janvier 2021, le journal déclarait sa flamme aux écrivains français d’aujourd’hui. La France restera-t-elle insensible à cet appel ? Enfin, remarquons le regard proposé dans un remarquable entretien intitulé « Notre langue contre la pensée unique », mené pour la revue <em>Front populaire</em> par Henri de Monvallier. Le linguiste Claude Hagège y livre un manifeste contre la domination en Europe d’une « pensée unique véhiculée par la diffusion mondiale de l’anglo-américain ». Comme lui, comme nos voisins européens, comme tout pays de bon sens, sachons faire du français la langue post-Brexit !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Témoins d’une histoire diplomatique, dépositaires d’une littérature extraordinaire, faisons nôtres les mots d’Anatole France (1844-1924) : « <em>la langue française est une femme et cette femme est si belle, si fière, si modeste voluptueuse, noble, folle, sage, que l’on aime de toute son âme que l’on n’est jamais tenté de lui être infidèle.</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Vénézuela : Maduro donne 72h à l&#8217;ambassadrice de l’UE pour faire ses valises</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/actualites/venezuela-maduro-donne-72h-a-lambassadrice-de-lue-pour-faire-ses-valises/30/06/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 10:25:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Isabel Brilhante Pedrosa]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell Fontelles]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Maduro]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Vénézuela]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président du Vénézuela a donné 72h à Isabel Brilhante Pedrosa pour quitter le pays...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/venezuela-maduro-donne-72h-a-lambassadrice-de-lue-pour-faire-ses-valises/30/06/2020/">Vénézuela : Maduro donne 72h à l&rsquo;ambassadrice de l’UE pour faire ses valises</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le président du Vénézuela a donné 72h à Isabel Brilhante Pedrosa pour quitter le pays suite aux sanctions européennes à l&rsquo;encontre de fonctionnaires vénézuéliens.&nbsp;</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Rien ne va plus entre l’UE et le Vénézuela. Dans un discours prononcé au palais présidentiel de Miraflores lundi 29 juin 2020, le président <a href="https://twitter.com/NicolasMaduro">Nicolas Maduro</a> a ordonné le renvoi de l&rsquo;ambassadrice de l’UE <a href="https://twitter.com/EmbajadoraUECCS">Isabel Brilhante Pedrosa</a>. Cette décision fait suite aux sanctions européennes contre 11 fonctionnaires vénézuéliens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">«<em>&nbsp;Qui sont-ils pour tenter de s’imposer par la menace&nbsp;? Qui sont-ils&nbsp;? Ça suffit&nbsp;! C’est pourquoi j’ai décidé de donner soixante-douze&nbsp;heures à l’ambassadrice de l’Union européenne pour quitter notre pays&nbsp;</em>», a annoncé Nicolas Maduro. «<em>&nbsp;Nous réglerons cela en soixante-douze&nbsp;heures&nbsp;</em>(…)&nbsp;<em>On lui fournira un avion pour qu’elle s’en aille, mais nous allons mettre nos affaires en ordre avec l’Union européenne&nbsp;</em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>https://twitter.com/i/status/1277744974268977154</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Des tensions diplomatiques</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">De son côté, le chef de la diplomatie européenne <a href="https://twitter.com/JosepBorrellF">Josep Borrell Fontelles</a> ne compte pas se laisser faire. Dans un tweet publié ce matin, Josep Borrell Fontelles refuse l&rsquo;expulsion de la diplomate. « <em>Nous condamnons et nous refusons l&rsquo;expulsion de notre ambassadeur à Caracas et nous prendrons les mesures de réciprocité</em> » a-t-il écrit. « <em>Seule une solution négociée entre les Vénézuéliens permettra au pays de sortir de sa crise profonde</em>« .</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true">
<p lang="es" dir="ltr">Condenamos y rechazamos la expulsión de nuestra embajadora en Caracas.Tomaremos las medidas necesarias habituales de reciprocidad. Sólo una solución negociada entre Venezolanos permitirá al país de salir de su profunda crisis.</p>
<p>&mdash; Josep Borrell Fontelles (@JosepBorrellF) <a href="https://twitter.com/JosepBorrellF/status/1277870338718732289?ref_src=twsrc%5Etfw">June 30, 2020</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<title>Immigration : la Grèce est le martyr de l’UE</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/immigration-la-grece-est-le-martyr-de-lue/11/03/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Louis de Nogaret]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2020 07:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=2113</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 11/03/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/immigration-la-grece-est-le-martyr-de-lue/11/03/2020/">Immigration : la Grèce est le martyr de l’UE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La menace d’une submersion migratoire est plausible. Suffisamment en tout cas pour que l’Union européenne débloque, mardi 3 mars, une aide de 700 millions d’euros en faveur de la Grèce. Pourtant, dans le même temps, certains politiques et médias versent leurs larmes compassionnelles sur le sort des migrants arrivant à Lesbos. Encore une fois, la déconnexion entre la réalité et le discours est à l’œuvre : les élites peinent à s’extirper de leur moralisme. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De moralisme, il ne saurait être question chez le président turc Erdogan. Ou plutôt si : il utilise le nôtre comme arme de guerre. Il annonce froidement qu’il laissera sa frontière ouverte tant que l’Occident ne lui apportera pas un soutien dans sa guerre syrienne. Il utilise le trafic d’êtres humains comme moyen de pression et en appelle aux sacro-saints droits de l’homme quand la Grèce tente de résister. Il mobilise sa police pour aider les migrants à passer, et crie à la barbarie quand la Grèce mobilise la sienne pour défendre sa frontière. Et nos médias pleins de bons sentiments relayent la propagande turque. Le néo sultan nous a bien compris.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/dissuasion-nucleaire-limpossible-partage/11/03/2025/">Dissuasion nucléaire : l’impossible partage</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pire, des ONG les aident. La guerre lointaine d’Erdogan ne nous concerne pas, c’est lui qui a choisi d’ouvrir cette porte sur l’Europe, c’est lui qui nous désigne comme « <em>ennemi</em> » et qui annonce que l’arme employée sera la « <em>submersion migratoire</em> ». Nul complot, nulle manigance opaque, nulle force obscure à l’œuvre : rien n’a été dit plus clairement que ce fait-là. Désormais posons-nous sincèrement la question : les ONG françaises et européennes servent-elles la cause de leur pays respectif en aidant Erdogan à déployer son plan ?</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">13 000 migrants sont aujourd’hui massés à la frontière. Si l’on tend l’oreille en direction de certains médias, on entend dire – comme à chaque fois – que « <em>ce nombre n’est rien dans une Europe de 500 millions d’habitants</em> ». On reconnaît bien là les paroles creuses d’une sphère déconnectée du pays réel, qui n’envisage plus la réalité qu’à coup de chiffres et de statistiques. Le pays réel, lui, voit ce qu’il en est de ce « petit nombre », qui ne se dissémine et ne n’assimile pas comme par magie mais constitue une véritable communauté à part.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’Europe de la libre circulation</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Non seulement les habitants de Lesbos – et les Grecs venus lutter à leur côté dans un admirable élan de solidarité – sont dans leurs droits ; mais n’oublions jamais que la frontière gréco-turque est le dernier rempart de Schengen. Une fois tombé, la « liberté de circulation » dogmatique d’une construction européenne inconsciente fait son œuvre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/outre-mer-des-experimentations-nucleaires-en-polynesie-aux-ingerences-etrangeres/31/03/2025/">Outre-mer : des expérimentations nucléaires en Polynésie aux ingérences étrangères</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une aide timide devant l’urgence de la situation, et des crachats au visage en pleine lumière pour se laver les mains d’une sale besogne qu’on laisse aux autres : voilà ce que la Grèce reçoit de l’Union européenne. Des crachats au visage qu’elle connaît bien depuis que la Troïka lui a imposé l’austérité en 2010 alors qu’elle tentait de se libérer des chaînes usurières de la finance internationale. Les élites européistes, année après année, déversent leur haine sur le berceau même de tous les principes qui fondent notre histoire. Une trahison.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Les élections européennes 2019 en bref</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/politique/les-elections-europeennes-2019-en-bref/25/05/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Victor Hovasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2019 18:06:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 25/05/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/les-elections-europeennes-2019-en-bref/25/05/2019/">Les élections européennes 2019 en bref</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Les élections européennes permettant d’élire les eurodéputés au suffrage universel direct en un tour, se tiendront ce dimanche 26 mai 2019 en France. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les élections européennes ont lieu <strong>tous les cinq ans</strong>. Chaque pays se voit attribuer un nombre de sièges en fonction de sa population. Il doit ensuite conduire le scrutin sur son territoire à la proportionnelle. En 2019, en France, le vote se tiendra le <strong>dimanche 26 mai</strong>. Cette année, le gouvernement a introduit un changement important : le pays ne sera plus découpé en huit circonscriptions régionales, mais formera une circonscription unique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a style="font-size: revert; font-weight: revert;" href="https://www.billetdefrance.fr/politique/face-aux-accusations-segolene-royal-se-defend/16/01/2020/">Face aux accusations, Ségolène Royal se défend</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une liste de candidats doit être présentée par chaque parti pour l&rsquo;ensemble du territoire français. A l&rsquo;issue du scrutin, les partis ayant obtenu au moins 5% des suffrages bénéficieront d&rsquo;un nombre de sièges proportionnel à leur nombre de voix. <strong>34 listes</strong> sont en compétition en France.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quel est le mode de scrutin pour les élections européennes en France ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les élections européennes ont lieu au suffrage universel direct à un tour. Les candidats présentés sont élus pour cinq ans selon les règles de la représentation proportionnelle (principe commun à tous les États membres), au scrutin de liste à la plus forte moyenne. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les sièges sont attribués aux candidats d’après l’ordre de présentation sur chaque liste. Si, pendant le mandat, un siège devient vacant pour quelque cause que ce soit, il est attribué au candidat suivant de la liste.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quel est le nombre de députés européens ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Avec la décision du Royaume-Uni de se retirer de l’Union européenne en 2016, le nombre de sièges au Parlement européen passe de <strong>751 à 705</strong>. 46 des 73 sièges britanniques libérés sont disponibles pour un éventuel élargissement de l’UE. Les 27 autres sont répartis entre 14 États membres jugés jusque-là sous-représentés : France (+5), Espagne (+5), Italie (+3), Pays-Bas (+3), Irlande (+2), Suède (+1), Autriche (+1), Danemark (+1), Finlande (+1), Slovaquie (+1), Croatie (+1), Estonie (+1), Pologne (+1), Roumanie (+1).</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l’issue des élections européennes de 2014, la France disposait de 74 sièges au Parlement européen. Après les élections de mai 2019, elle disposera de 74 sièges +5, soit <strong>79 eurodéputés</strong>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quel est le rôle du député européen ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le député européen exerce 3 pouvoirs :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">législatif : le Parlement est partie prenante de l’adoption des actes juridiques communautaires, en « procédure législative ordinaire », en procédure d’approbation ou de consultation, avec dans certains cas un droit d’initiative</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">budgétaire : il établit, avec le Conseil de l’Union européenne, le budget annuel de l’UE</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">de contrôle : il intervient dans la procédure de désignation du président de la Commission européenne et peut censurer la Commission.</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quelle est la rémunération du député européen ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Depuis juillet 2018, la rémunération mensuelle des députés, prévue par le statut unique, s’élève à <strong>6.824,85 € net</strong>.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les eurodéputés disposent également d’une enveloppe budgétaire pour régler certains frais. Elle comprend <strong>4 320 €</strong> pour les frais généraux (communication, équipements, etc.) et la prise en charge des frais de transport (maximum 4 264 € par an). Ainsi que de <strong>24 943 €/mois</strong> pour l&#8217;emploi d&rsquo;assistants personnels.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quels sont les groupes ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l&rsquo;issue des élections européennes, les députés élus peuvent rejoindre ou créer un groupe politique au niveau européen. Pour la législature 2014-2019, on compte huit groupes politiques au niveau européen :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Groupe du Parti populaire européen</strong> (PPE), qui réunit la plupart des partis de centre-droit, dont Les Républicains</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L&rsquo;Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen</strong> (S&amp;D) où figure notamment le Parti socialiste</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Les Conservateurs et réformistes européens</strong> (CRE), qu&rsquo;aucun député français n&rsquo;a rejoint</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L&rsquo;Alliance des démocrates et des libéraux pour l&rsquo;Europe</strong> (ADLE), où se trouvent l&rsquo;UDI et le MoDem</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique</strong> (GUE/NGL) où siègent le Parti communiste français et La France insoumise</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Groupe des Verts/Alliance libre européenne</strong> (Verts/ALE), rassemblant les partis écologistes européens dont Europe Écologie-Les Verts</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe</strong> (ELDD), dans lequel siège le parti de Florian Philippot, Les Patriotes.</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Groupe Europe des nations et des libertés</strong> (ENL) qui réunit des partis de droite et d&rsquo;extrême-droite, dont le Front national</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les députés qui ne rejoignent aucun groupe politique européen sont dits « non-inscrits ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Abstention</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Selon un sondage Odexa Dentsu Consulting, il est prévu <strong>57%</strong> d’abstention en 2019 pour <strong>57,57%</strong> en 2014. Cela représente tout de même plus de la moitié des électeurs. Chez les jeunes électeurs, ce sont 70% des 18-34 ans qui comptent s’abstenir. A se demander si les Français ont un quelconque intérêt pour l’Union Européenne. A titre indicatif, l’abstention était de 25,44% lors du second tour des élections présidentielles de 2017.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Afin de pallier à ce manque d’engouement de la part des jeunes électeurs, le Parlement européens n’hésite pas à dépenser son budget en publicité ciblée et en référencement sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter.<span style="color: #3366ff;"> <a style="color: #3366ff;" href="https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&amp;v=R3tErFvAgag"><span style="color: #000080;">Un court-métrage</span></a></span> de campagne a été réalisé comptabilisant à ce jour 34 millions de vues sur YouTube. La vidéo montre plusieurs naissances de bébés dans les pays européens, des bébés « <em>qui hériteront des décisions prises en mai 2019 et nous poussent à réfléchir sur les raisons de notre vote</em>« , selon le Parlement. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une page Facebook aux allures enfantines et humoristiques à elle été créée par l’ONG <a href="https://pulseofeurope.eu/fr/"><span style="color: #000080;">Pulse of Europe France</span></a> qui agit contre l&rsquo;abstentionnisme et l&rsquo;extrémisme. Cette page dénommée <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.facebook.com/eurolapins/"><span style="color: #3366ff;"><span style="color: #000080;">Eurolapins</span></span></a></span> met en scène de petits lapins aux couleurs de l’Union européenne avec des messages simples et percutants rappelant d’aller voter le 26 mai afin de lutter contre la menace de l’extrême droite.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De nombreux événements Facebook ont également été créés toujours dans cette optique de mobilisation pour se rendre aux urnes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Quels sont les partis en lice et leur place dans les sondages ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les listes à se présenter sont au nombre de 34. Chacune d’entre elle menée par une tête de liste comporte 79 candidats. Selon le sondage journalier de l’IFOP, au 23 mai nous avons les intentions de votes suivant :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">RASSEMBLEMENT NATIONAL: Jordan Bardella 24,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE<span style="font-size: revert;"> : Nathalie Loiseau 23%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LES RÉPUBLICAINS : François-Xavier Bellamy 14%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LA FRANCE INSOUMISE<span style="font-size: revert;"> : Manon Aubry 8%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">EUROPE ECOLOGIE LES VERTS<span style="font-size: revert;"> : Yannick Jadot 7%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI SOCIALISTE ET PLACE PUBLIQUE<span style="font-size: revert;"> : Raphaël Gluckmann 6%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">DEBOUT LA FRANCE<span style="font-size: revert;"> : Nicolas Dupont-Aignan 4%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI COMMUNISTE : Ian Brossat 3,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">GÉNÉRATION.S : Benoît Hamon 2%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LES PATRIOTES : Florian Philippot </span>2%</li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">UDI : Jean-Christophe Lagarde 1,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">UPR : FRANÇOIS ASSELINEAU 1,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">GÉNÉRATION ÉCOLOGIE ET MOUVEMENT ÉCOLOGISTE INDÉPENDANT: Dominique Bourg 1%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI ANIMALISTE : Hélène Thouy 1%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LUTTE OUVRIÈRE : Nathalie Artaud 0,5%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">ALLIANCE JAUNE (GILETS JAUNES) : Francis Lalanne 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">EVOLUTION CITOYENNE (GILETS JAUNES) : Christophe Chalençon 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">MOUVEMENT POUR L&rsquo;INITIATIVE CITOYENNE : Gilles Helgen 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LA LIGNE CLAIRE<span style="font-size: revert;"> : Renaud Camus 0%</span></span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI PIRATE: Florie Marie 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">EUROPE DÉMOCRATIE ESPÉRANTO : Pierre Dieumegard 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">ALLIANCE ROYALE : Robert de Prévoisin 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI RÉVOLUTIONNAIRE COMMUNISTES : Antonio Sanchez </span>0%</li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI FÉDÉRALISTE EUROPÉEN : Yves Gernigon 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">ALLONS ENFANTS : Sophie Guillaud 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">DÉCROISSANCE 2019 : Thérèse Delfel 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE: Hadama Traoré 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LES OUBLIÉS DE L&rsquo;EUROPE : Olivier Bidou 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">PARTI DES CITOYENS EUROPÉENS: Audric Alexandre 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">À VOIX ÉGALES : Nathalie Tomasini 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">UNION DÉMOCRATIQUE POUR LA LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ (UDLEF) : Christian Person 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LISTE DE LA RECONQUÊTE : Vincent Vauclin 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">NEUTRE ET ACTIF: Cathy Corbet 0%</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">UNION DES DÉMOCRATES MUSULMANS FRANÇAIS (UDMF) : Nagib Azergui 0%</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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<p><center></p>
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<p></center></p>
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