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	<title>Artiste - Billet de France</title>
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	<title>Artiste - Billet de France</title>
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		<title>Dom Robert : un moine artiste à la poursuite de la Nature</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/dom-robert-un-moine-artiste-a-la-poursuite-de-la-nature/31/08/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 08:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 31/08/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/dom-robert-un-moine-artiste-a-la-poursuite-de-la-nature/31/08/2023/">Dom Robert : un moine artiste à la poursuite de la Nature</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Guy de Chaunac-Lanzac, devenu moine bénédictin sous le nom de Dom Robert, fut un dessinateur et peintre cartonnier qui marqua, aux côtés de Jean Lurçat, le printemps artistique que connut la tapisserie d’Aubusson au cours du XXème siècle. Devenu très célèbre grâce à des travaux éminemment poétiques réalisés au sein du monastère tarnais d’En-Calcat, il offre désormais à qui les contemple plus qu’une œuvre : une flânerie illimitée.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Né le 15 décembre 1907 à Nieuil-l’Espoir dans la Vienne, Dom Robert est le fils de Henri de Chaunac-Lanzac, officier colonial stationné en Indochine. Elevé par l’une de ses tantes, elle-même artiste, il montre dès le plus jeune âge une forte appétence pour le dessin : « J’avais une table dans un grand couloir ; je hissais une chaise sur la table et, à la lingerie, il y avait du charbon de bois. Je faisais ainsi de grands dessins sur le mur. C’est comme cela que j’ai pris contact avec les arts décoratifs ». Ses premières promenades, les longues chasses ainsi que l’initiation à l’histoire de l’art qui lui sont offertes sont hélas bien vite refroidies par son entrée au collège des Jésuites de Poitiers. Cette épreuve de jeunesse lui permet cependant de rejoindre l’Ecole des Arts Décoratifs à Paris, alors sous l’influence du cubisme et de l’abstraction.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI </span><span style="color: #000000;">→</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/la-renaissance-carolingienne-entre-synthese-de-lantiquite-et-renouveau-medieval/06/12/2020/">La Renaissance carolingienne : entre synthèse de l’Antiquité et renouveau médiéval</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Peu convaincu par les travaux qui lui sont demandés, il passe ses journées à croquer la vie des champs de courses et acquiert le sens du mouvement. L’école du croquis le poursuit à Marrakech et dans l’Atlas lors de son entrée, en 1927, au sein du 2<sup>ème</sup> Régiment de Spahis Marocains. La pratique du dessin devenant irrésistible, il « gardait même [ses] carnets à cheval où [il] dessinait sur le pommeau de la selle ». Ses premiers contacts avec l’aquarelle lui permettent, rentré à Paris en 1929, de travailler aux dessins des tissus de la Maison Ducharme.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A Paris, il fréquente notamment le théologien jusnaturaliste Jacques Maritain (1882-1973), qui, au tournant des années 1930, clôt sa période de passions politiques pour rejoindre l’idée de rassemblement portée par la démocratie chrétienne. Sous son influence, certains jeunes artistes, tel le prometteur compositeur Maxime Jacob (1906-1977), embrassent le catholicisme et choisissent, comme ce dernier, de rejoindre la jeune communauté bénédictine de l’abbaye d’En-Calcat, au pied de la montagne Noire, limite sud du Tarn. Guy de Chaunac-Lanzac, tout à fait fasciné par le succès surréaliste de Picasso, choisit alors, aux côtés de son ami Maxime Jacob tout juste encensé par Ravel, de s’adonner aux cycles de formation bénédictins, où l’étude stricte de la philosophie et de la théologie l’oblige à abandonner le dessin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Découvertes et révélations : la tapisserie d’Aubusson</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Ordonné prêtre en 1937 puis mobilisé et projeté en Lorraine en 1939, la vocation artistique semble s’être effacé chez ce moine pieux, dont le caractère affirmé transparaît dans tous les témoignages. Pourtant, en 1941, Dom Robert est confronté à une véritable révélation dans l’Aude, aux environs de Carcassonne : une cour de ferme peuplée de paons amorce la quête d’une vie : « Le plus beau cadeau de la nature, c’est d’être intarissable, une affaire de poursuite, non de contemplation ». La Nature exaltée, réduite à sa plus simple expression pour en révéler toute la Magnificence, tel sera l’objet des premiers dessins du désormais Dom Robert.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_9321" aria-describedby="caption-attachment-9321" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-9321" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/967081-main-62b9d2a985e85.jpg?resize=640%2C448&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="448" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/967081-main-62b9d2a985e85.jpg?resize=1024%2C717&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/967081-main-62b9d2a985e85.jpg?resize=300%2C210&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/967081-main-62b9d2a985e85.jpg?resize=768%2C538&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/967081-main-62b9d2a985e85.jpg?w=1113&amp;ssl=1 1113w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-9321" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">« Scolopendres », 1969, laine, tapisserie d’Aubusson.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En 1941, le destin du jeune dessinateur est bouleversé par la venue à En-Calcat de Jean Lurçat (1892-1966), qui incarne alors le renouveau de la technique de tapisserie mise au point depuis six siècles à Aubusson, dans la Creuse. Frappé par la vision de la <em>Tenture de l’Apocalypse</em> à Angers, il se prend de passion pour cet art séculaire et le renouvelle en adoptant une technique de dessin préalable sur carton. Contemporain de Matisse, Braque et Picasso, Lurçat est alors au summum de sa renommée, il crée une vingtaine d’oeuvres à Aubusson, côtoie Raoul Dufy (1877-1953) et expose à Paris, Londres, New-York et en URSS.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI </span><span style="color: #000000;">→ </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/le-vouvoiement-histoire-dun-panache-francais/02/03/2023/">Le «vouvoiement» : histoire d’un panache français</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Décidant Dom Robert à embrasser une carrière d’artiste cartonnier, il participe à la fois au rapide succès du moine, mais aussi à la construction du dilemme qui entourera un moine-artiste désormais tiraillé entre vie monacale et gloire artistique : « Après un succès rapide, trop rapide, sous l’impulsion de Lurçat, j’avais maintenant la pénible sensation d’entrer dans un épais brouillard. J’ignorais encore que tout être traverse une crise entre trente et quarante ans et l’on dut se débarrasser de moi, comme j’avais voulu être débarrassé de moi-même ». Après plusieurs œuvres tissées à Aubusson chez Tabard puis chez Suzanne Goubely, Dom Robert s’exile, d’abord au monastère de Kerbénéat dans le Finistère en 1947, puis, jusqu’en 1958 au monastère de Buckfast en Angleterre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_9323" aria-describedby="caption-attachment-9323" style="width: 590px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-full wp-image-9323" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/maitres_tapissiers5.jpg?resize=590%2C687&#038;ssl=1" alt="" width="590" height="687" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/maitres_tapissiers5.jpg?w=590&amp;ssl=1 590w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/maitres_tapissiers5.jpg?resize=258%2C300&amp;ssl=1 258w" sizes="(max-width: 590px) 100vw, 590px" /><figcaption id="caption-attachment-9323" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">« La chasse aux papillons », 1968, laine, tapisserie d’Aubusson</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Peindre les Psaumes, célébrer la Création</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">« Faire difficilement des choses faciles. Règle de Racine qui me paraît être la racine de toutes les règles : tout un monde de complications les plus enchevêtrées traduit par l’expression la plus simple ». Telle fut sans doute la clef du succès de Dom Robert, qui, depuis l’Angleterre, connaît un succès mondial et poursuit une quête intérieure qui le conduit à affirmer qu’« il y a quelque chose qui est avant le Beau. C’est le Vrai. ». La Vérité, sans doute la chose qu’il recherchera tout au long de son œuvre, mêlant la Création qui l’environne à la célébration des Psaumes qui guident les moines d’En-Calcat.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI </span><span style="color: #000000;">→ </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/bataille-de-marchfeld-ainsi-naquit-la-puissante-famille-des-habsbourg/08/06/2022/">Bataille de Marchfeld : ainsi naquit la puissante famille des Habsbourg</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L’abbaye, au sein de laquelle Dom Robert fait son retour en 1958, devient progressivement le lieu de vie de tout ce que la France compte de génies marginaux habités par la Grâce : les mélodies nouvelles du désormais Dom Clément Jacob influencent toute la chrétienté, le pianiste Thierry de Brunhoff s’y retire à quarante ans… L’abbaye bénédictine procure, sous l’influence du frère David d’Hamonville, le cadre nécessaire à des personnalités excentriques, originales et caractérielles : l’ordre choisi devient ainsi l’espace de liberté nécessaire à la création artistique. Persuadé d’être un artiste religieux, Dom Robert se conforte en visitant à Albi le musée Toulouse-Lautrec, qu’il admirait. Il démontre en effet que si l’on peut faire des chefs d’oeuvres à partir de maison closes, on peut, à plus forte raison, en faire d’après le langage divin, celui de la Nature. D’où sa croyance ferme en le fait qu’il concevait un art religieux, une représentation des Psaumes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dom Robert, dont la réputation après-guerre dépasse largement celle de l’abbaye elle-même, s’y épanouit : la seule observation de la clôture du lieu, dans l’ombre impénétrable de la Montagne Noire, fomente un univers pictural simple entre fleurs, insectes, oiseaux et petit bétail. Car c’est bien la plus simple, la plus quotidienne des promenades qui figure au sein de ses œuvres : « Dans une tapisserie, on se promène… Une promenade sans but précis, on se plait à flâner. Un détail vous conduit vers un autre… le même plaisir qu’en un sous-bois, une sorte de jeu de cache-cache ». Entouré de moines dont certains, grands intellectuels, redécouvrent la <em>lectio divina</em>, Dom Robert trouve au sein des Psaumes l’expression biblique de ses observations campagnardes : « Il n’y avait plus qu’à chanter tout cela en aquarelle ». Dans son <em>Journal d’un curé de campagne</em>, Georges Bernanos (1888-1948) tirera les mêmes conclusions, écrivant que « les petites choses n’ont l’air de rien mais elles donnent la paix. C’est comme les fleurs des champs, vois-tu. On les croit sans parfum, et, toutes ensemble, elles embaument ». L’artiste de ce petit monde de Dieu s’éteint en 1997, entouré de ses frères moines.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_9324" aria-describedby="caption-attachment-9324" style="width: 444px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-full wp-image-9324" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/Sans-titre.png?resize=444%2C468&#038;ssl=1" alt="" width="444" height="468" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/Sans-titre.png?w=444&amp;ssl=1 444w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/08/Sans-titre.png?resize=285%2C300&amp;ssl=1 285w" sizes="(max-width: 444px) 100vw, 444px" /><figcaption id="caption-attachment-9324" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">« Le grand Inquisiteur », 1944, gouache, aquarelle, encre de Chine, feuille d’or sur papier</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L’abbaye-école royale militaire de Sorèze, située à quelques kilomètres d’En-Calcat, abrite depuis 2015 le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXème siècle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>26 avril 1798 : naissance du peintre Eugène Delacroix</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/26-avril-1798-naissance-du-peintre-eugene-delacroix/26/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Wayana Torres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 16:54:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[26 avril 1798]]></category>
		<category><![CDATA[Artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Eugène Delacroix]]></category>
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		<category><![CDATA[La Liberté guidant le peuple]]></category>
		<category><![CDATA[La Mort de Sardanapale]]></category>
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		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 26/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/26-avril-1798-naissance-du-peintre-eugene-delacroix/26/04/2021/">26 avril 1798 : naissance du peintre Eugène Delacroix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><b>Eugène</b></span><strong style="color: #000000;">&nbsp;Delacroix est un peintre français du XIXème siècle. Très réputé, il est l’auteur de nombreuses créations comme <em>La Mort de Sardanapale</em> (1827), <em>La Liberté guidant le peuple</em> (1830) ou encore <em>Femmes d&rsquo;Alger dans leur appartement</em> (1833).</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Eugène Delacroix naît à Charenton-Saint-Maurice, le 26 avril 1798. Son père Charles-François Delacroix était avocat avant de devenir ministre des Relations Extérieures dans le gouvernement du Directoire. Il est remplacé ensuite par le populaire Charles Maurice de Talleyrand en juillet 1797. Sa mère Victoire Œben est issue d&rsquo;une famille d&rsquo;ébénistes renommés. Son père Jean-François Œben, était le célèbre ébéniste du Roi Louis XV.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Marseille, Bordeaux puis Paris</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Eugène Delacroix passe ses premières années entre Marseille et Bordeaux. Après le coup d’État de Napoléon Ier, son père se rallie à l’Empire et devient préfet. Il exercera ses fonction tout d’abord à Marseille puis trois ans plus tard en Gironde. A la mort de son père en 1805, Eugene Delacroix, âgé de 7 ans, quitte Bordeaux pour Paris avec sa mère.</span><br />
<span style="color: #000000;">De 1806 à 1815, il côtoie l&rsquo;un des meilleurs établissements de la Capitale, le Lycée Imperial (actuel lycée Louis-le-Grand) où il reçoit une solide éducation et montre rapidement un certain talent artistique. C’est après le décès de sa mère en 1814 qu’il se consacrera pleinement à sa passion: l’art.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Les débuts d’une carrière</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Il fait alors son entrée dans l’atelier de Pierre Narcisse Guérin un an plus tard, où il se liera d’amitié avec Théodore Géricault un autre peintre de grande renommée. En 1819 il se lance et commence à peindre ses premières œuvres. Elles sont très inspirées des peintres de la renaissance, dans un style très réaliste. Grâce à sa peinture Delacroix s’inscrit dans la tendance romantique déjà très en vogue dans le Paris du XIXe siècle parmi les milieux littéraires ou musicaux.</span><br />
<span style="color: #000000;">En 1822 il paraît pour la première fois au Salon avec La Barque de Dante, ou Dante et Virgile aux Enfers que l’État lui achète pour 2 000 francs. Eugène Delacroix subit pour la première fois les critiques des experts. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 1831, il obtient sa première récompense officielle avec son fameux tableau : « La liberté guidant le peuple. » Il y représente une allégorie de la deuxième Révolution Française, celle de juillet 1830. Aujourd’hui encore cette œuvre reste parmi les œuvres les plus marquantes de l’histoire de l’art français, et est souvent utilisée comme symbole de la démocratie française. Il reçoit la Légion d’Honneur en 1831.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 1832 après un voyage en Afrique du nord où il en ressort plein d’inspirations, il se consacrera à partir de 1834 à la décoration de nombreux palais et résidences d’État.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Fin de carrière</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En fin de carrière, Eugène Delacroix se consacre plus à la lithographie et dessine de nombreux portraits de ses amis notamment celui du couple Chopin et George Sand, la célèbre romancière. </span><span style="color: #000000;">En 1855, il obtient un grand succès à l’exposition universelle de Paris avec son tableau: « La chasse aux lions ». Il est fait commandeur de la Légions d’Honneur la même année. En 1857, il est élu à l’institut de France. </span><span style="color: #000000;">Dans ses dernières années il se renferme dans la solitude à cause de sa maladie, il décède des suites d’une tuberculose le 13 août 1863 à son domicile rue de Fürstenberg à Paris. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Delacroix inspirera nombre de peintres, tels le pointilliste Paul Signac ou encore Vincent van Gogh. Il est et restera l’un des meilleurs artistes peintres de sa génération de l’histoire de France.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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