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	<title>Israël ¨ - Billet de France</title>
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	<title>Israël ¨ - Billet de France</title>
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		<title>Israël-Palestine : l&#8217;impasse diplomatique de l&#8217;Union européenne ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/israel-palestine-limpasse-diplomatique-de-lunion-europeenne/01/06/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Léo Bonnemaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 17:49:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula Von Leyer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 01/06/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/israel-palestine-limpasse-diplomatique-de-lunion-europeenne/01/06/2021/">Israël-Palestine : l&rsquo;impasse diplomatique de l&rsquo;Union européenne ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le cessez-le-feu entre le Hamas et Israël remet en lumière le manque de cohérence de l’Union européenne sur la question palestinienne. Et si la France jouait un rôle plus important au Levant ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le vendredi 21 mai, l&rsquo;Union Européenne (UE) a salué la décision du cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas sous la médiation de l&rsquo;Égypte. La présidente de la Commission de l&rsquo;Union européenne, Ursula Von Leyer, a exprimé sur son compte Twitter l&rsquo;urgence à «<em> renforcer le cessez-le-feu et à parvenir à une stabilité à long terme</em> » en ajoutant que « <em>seule une solution politique peut apporter la paix et la sécurité pour tous</em> ». De la même manière, le Haut Représentant de l&rsquo;Union européenne pour les relations extérieures et la politique de sécurité, Josep Borrell, a également salué l&rsquo;accord qui a mis fin aux violences. Selon les sources officielles, le conflit a fait 232 morts (dont 65 enfants) et 1 900 blessés du côté palestiniens et 12 morts et 355 blessés du côté israélien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La pomme de la discorde au sein de l&rsquo;Union</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Parmi les 27 pays membres, certains pays comme la Belgique, l&rsquo;Irlande, la Suède et le Luxembourg ont une politique relativement critique vis-à-vis d’Israël. Les pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, en particulier la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie, au contraire, font partie de ceux qui soutiennent le plus Israël. Pour autant, ces derniers jours, le drapeau de l’État hébreu a flotté en bonne place au-dessus du siège du plus grand parti au pouvoir allemand et des bâtiments officiels en Autriche et en République tchèque en soutien à Israël. En Europe du sud, la Grèce et Chypre se sont rapprochées d&rsquo;Israël ces dernières années, en partie à cause des tensions avec la Turquie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La question israélo-palestinienne crée tourmente et division auprès des pays membres de l&rsquo;UE. Un exemple récent de cette désunion est la déclaration de l&rsquo;ambassadeur de l&rsquo;Union européenne aux Nations-Unies, Olof Skoog, le dimanche 22 mai dernier, dans laquelle il « condamnait la violence mais (se) gardait de s’exprimer au nom des États membres”. Une déclaration rejetée par la Hongrie, fervente alliée d&rsquo;Israël. Comme l&rsquo;a énoncé Jean-Pierre Strootbants dans le journal</span> <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/17/israel-palestine-l-europe-paralysee-par-ses-divisions_6080430_3210.html">Le Monde</a> : <span style="color: #000000;">« <em>La diplomatie des Vingt-Sept joue en permanence les équilibristes et craint toujours d’envenimer la situation</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D&rsquo;une part, Israël réclame un soutien plus fort et sans équivoque de Bruxelles en tant que compatriote de la démocratie, et la condamnation du Hamas. D&rsquo;autre part, les Palestiniens accusent l&rsquo;UE de fermer les yeux sur les violations du droit international, sur les décennies d&rsquo;occupation territoriale illégale et de violations des droits internationaux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un espoir français ?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">De son côté, l’Elysée a annoncé que la France «condamnait fermement les tirs de roquettes revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes visant le territoire israélien». Les déclarations ont été plus vagues lorsque celles-ci faisaient références aux bombardements israéliens. Toutefois, le président Emmanuel Macron a présenté ses condoléances pour « <em>les nombreuses pertes civiles palestiniennes résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël</em> ». Le chef de l’État a également réitéré son « <em>attachement indéfectible à la sécurité d&rsquo;Israël et à son droit de se défendre conformément au droit international</em> », mais n&rsquo;a pas réitéré son soutien aux droits des Palestiniens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, de nombreux diplomates, fonctionnaires et experts ont souligné que la France avait un rôle important à jouer dans cette région du monde. L’entretien entre le président français et son homologue égyptien Abdel Fattah el-Sissi à Paris le 17 mai dernier en est un parfait exemple. Le fait que la France, après le Brexit, soit désormais le seul membre permanent de l’UE au Conseil de sécurité des Nations Unies peut être un levier d’influence. </span><span style="color: #000000;">La France n’a pas de relations diplomatiques avec le Hamas et soutient la médiation égyptienne dans ce conflit. Mais aucun calendrier pour la fin des hostilités n&rsquo;a émergé. Les deux présidents réunis « ont convenu de continuer à se coordonner pour favoriser un cessez-le-feu rapide ». Cette dynamique a pu se traduire par un entretien entre le président Macron et le chef de l&rsquo;Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, bien que ce dernier n&rsquo;ait aucun pouvoir de pression sur le Hamas ou Jérusalem Est.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Néanmoins, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s&rsquo;est engagé dans une diplomatie intense, discutant de la situation avec ses homologues américains, israéliens, palestiniens, jordaniens et égyptiens. Dans un communiqué du 10 mai, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que « La France est vivement préoccupée par les menaces d&rsquo;expulsions forcées visant des habitants du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, qui font partie de la politique de colonisation illégale au regard du droit international. ». Il a réitéré « l&rsquo;attachement de la France à la préservation du <em>statu quo</em> historique dans l&rsquo;enceinte de la mosquée Al Aqsa ». Un bloc entraînant l’autre, le ministre des Affaires étrangères a mis en garde l&rsquo;État Israélien dimanche 23 mai contre « un risque d&rsquo;apartheid » entre populations juive et arabe.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Affaire à suivre au-dessus d&rsquo;une ruche diplomatique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Au-delà de l&rsquo;influence de la politique extérieure de l&rsquo;Union européenne, la question de la paix durable se pose. Un état binational serait-il vraiment possible ? Cette perspective serait fondée sur une approche basée sur le respect des droits des deux peuples et la lutte contre l’impunité, des deux côtés. En ce sens, la fondation américaine</span> <a href="https://carnegieendowment.org/2021/04/19/breaking-israel-palestine-status-quo-pub-84167">Carnegie</a><span style="color: #000000;">, via un rapport publié en avril, préconise une évolution similaire. Selon cette dernière, la seule manière de briser le <em>statu quo</em> serait de «<em> réaffirmer et sauvegarder les droits des Israéliens à la paix et à la sécurité, en accordant la même attention aux droits des Palestiniens</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Face aux ingérences turques et iraniennes dans le conflit, il serait alors bon d&rsquo;aborder une position plus forte. De par son histoire, la France devrait être à l’avant-garde de l’UE dans cette région.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Israël et les pays arabes : une normalisation des relations de plus en plus officielle</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/moyen-orient/israel-et-les-pays-arabes-une-normalisation-des-relations-de-plus-en-plus-officielle/19/02/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Aoun]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2020 21:40:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël ¨]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Pays arabes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 19/02/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/moyen-orient/israel-et-les-pays-arabes-une-normalisation-des-relations-de-plus-en-plus-officielle/19/02/2020/">Israël et les pays arabes : une normalisation des relations de plus en plus officielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Esseulé à sa création en 1948, l’État d’Israël a depuis réussi à briser son isolement au prix de nombreuses tentatives de rapprochement et de négociations avec certains pays arabes. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la Palestine représentait la cause fédératrice pour le monde arabe. Or, aujourd’hui la cause palestinienne est devenue secondaire si ce n’est encombrante pour les gouvernements de la région. L’abandon de cette lutte fait les beaux jours d’Israël.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La politique de l’État hébreu consiste à semer la division et le trouble dans le monde arabe en accentuant sans cesse la menace iranienne vis-à-vis des pays du Moyen-Orient. Aidée et soutenue systématiquement par l’administration américaine, Israël a réussi à rendre possible ce qui ne l’était pas : la paix avec ses voisins arabes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une normalisation officielle</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’incapacité militaire des pays arabes à vaincre Israël lors des différentes guerres poussa certains pays acculés à signer des accords de paix.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En effet, les nombreux conflits opposant l’État hébreu à l’Égypte (1948, 1956, 1967 et 1973) ont mis en exergue l’infériorité chronique des armées arabes face à la supériorité israélienne, massivement aidée par l’Occident. Le secteur économique égyptien n’arrivait plus à pallier le déficit des dépenses militaires. Après la mort de Gamal Abdel Nasser, leader arabe charismatique et fer de lance de la lutte contre Israël, l’Égypte se rapproche d’Israël en contrepartie d’une aide économique américaine. Les accords de paix sont signés à Camp David en 1979 par le Général Anouar Al Sadate. Conspué par la rue arabe, le Président égyptien est assassiné en 1981.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Suite à la pacification des relations avec l’État d’Israël, l’Égypte est mise au ban de la Ligue arabe pour trahison envers la cause palestinienne jusqu’en 1990.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Jordanie est le second État à signer la paix avec l’État d’Israël en 1994. Pourtant, plus de la moitié de la population jordanienne est d’origine palestinienne. Les nombreux conflits avec Israël ont fait fuir des centaines de milliers de familles vers la Jordanie, le Liban et la Syrie. Or, engluée dans une crise économique et ne pouvant faire face à la puissance israélienne, le roi de Jordanie Hussein signe un accord de paix avec Israël en échange d’une aide économique américaine. À l’instar de l’Égypte, le pays est suspendu de la Ligue arabe.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/moyen-orient/syrie-le-retour-en-grace-de-bachar-al-assad/07/01/2020/">Syrie : le retour en grâce de Bachar Al-Assad ?</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ignorée du grand public, la Mauritanie a reconnu Israël en 1999. Les Etats-Unis ont accéléré ce processus par le biais de pressions économiques. Néanmoins, les relations avec Israël demeurent compliquées et irrégulières en raison de la question palestinienne.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La pacification avec l’État hébreu ne se fait jamais sans contrepartie. Les États-Unis usent de la <em>« diplomatie du chéquier »</em> pour convaincre les chancelleries arabes d’abandonner la lutte contre Israël et pour acquérir une stabilité économique. Aujourd’hui, cette pacification se mue en un partenariat stratégique, notamment pour l’achat de gaz israélien. Cependant, l’abandon de la cause palestinienne par les chancelleries arabes n’est pas au goût de la rue qui elle, continue de clamer son attachement pour la Palestine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>De moins en moins officieuse</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><em>« L’ennemi de mon ennemi est mon ami »</em>, cette théorie schmitienne résume à elle seule la politique des monarchies du Golfe qui n’hésitent pas à se rapprocher de plus en plus ouvertement d’Israël pour s’opposer à l’Iran.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En effet, les monarchies sunnites du Golfe se focalisent sur l’ennemi iranien au détriment de la cause palestinienne. Cette division au sein du monde musulman fait le jeu d’Israël. L’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn font front commun avec Israël pour stopper l’influence iranienne au Moyen-Orient. De fait, les rencontres entre dirigeants politiques et militaires sont de plus en plus régulières. Une collaboration étroite s’instaure dans la lutte contre le cyber-terrorisme, dans la formation des services de renseignement et d’espionnage ainsi que la fourniture par Israël d’une aide logistique à l’Arabie saoudite dans sa guerre contre le Yémen.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dernièrement, un haut dignitaire religieux saoudien s’est rendu au camp d’Auschwitz. Visite hautement symbolique qui assoit davantage le rapprochement entre <a href="https://fr.timesofisrael.com/un-haut-dignitaire-religieux-saoudien-se-rend-a-auschwitz/">les deux pays</a>. Enfin, l’Arabie saoudite est sur le point d’accepter des ressortissants israéliens sur son territoire.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette alliance de circonstance est finalement une alliance qui s’inscrit dans la durée. Ce rapprochement avec l’État hébreu se fait au détriment de la cause palestinienne et ce, en dépit des discours hypocrites des pays arabes en faveur de la Palestine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>En devenir</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le sultanat d’Oman a toujours été apprécié pour sa neutralité diplomatique et pour son rôle de médiateur dans la résolution des conflits régionaux. En octobre 2018, le sultan Qabus Ibn Saïd reçoit en grande pompe le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, prélude à une normalisation des relations bilatérales. La vision israélienne du Moyen-Orient trouve de plus en plus d’écho même au-delà des pays arabes qui ne considèrent pas l’Iran comme un ennemi héréditaire. De plus, les partenariats dans les secteurs des hautes technologies des renseignements, du traitement de l’eau, de la sécurité, de l’énergie solaire voire de la santé rendent la diplomatie de Tel-Aviv attractives et efficaces auprès des pays arabes.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dernièrement le chef d’État soudanais, Abdel Fattah al-Burhane a rencontré <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/893434/politique/les-dessous-du-rapprochement-entre-israel-et-le-soudan/">Benyamin Netanyahu en Ouganda</a>. Conscient des difficultés économiques internes, le Président soudanais tente un rapprochement avec Israël afin d’avoir les bonnes grâces des Etats-Unis. En effet par le jeu des sanctions économiques, Washington peut plonger un pays dans une crise économique et sociale, cause d’une colère populaire contre ses propres dirigeants. De ce fait, l’administration américaine use de cette <em>« silver bullet »</em> (nom donné par l’administration Obama pour l’usage des sanctions) comme levier diplomatique. En se rapprochant d’Israël, le Soudan espère mettre fin aux sanctions économiques américaines et sortir de la liste des États terroristes.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De son côté, le Maroc entretient de très bonnes relations avec les Etats-Unis, ce qui ne l’empêche pas de ne pas reconnaître (encore) officiellement l’État d’Israël. Or, depuis plusieurs années des rencontres secrètes ont lieu entre les chefs de la diplomatie marocaine et israélienne. Récemment selon <em><a href="https://www.middleeasteye.net/fr/en-bref/comment-netanyahou-pousse-trump-reconnaitre-la-souverainete-du-maroc-sur-le-sahara">Middle East Eye</a></em>, un accord tripartite est sur le point de voir le jour. En faisant pression au sein des cercles de pouvoir et de décision américains, Israël souhaite que le Sahara occidental soit reconnu par les Etats-Unis comme une province marocaine et non comme une région quasi-autonome. En contrepartie de quoi, le Maroc devra normaliser ses relations avec Israël. Toujours selon <em>Middle East Eye, </em>le ministre des affaires étrangères du Maroc a rappelé en ces termes : <em>« Le Sahara reste la première cause du Maroc et non la Palestine ».</em></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La normalisation des relations avec l’État hébreu fait l’objet d’un chantage diplomatique, économique voire territorial.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Impensable</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Malgré les tentatives américano-israéliennes de dislocation du Moyen-Orient  par l’entremise de stratégie de tensions, d’opérations clandestines, de guerres de changement de régime et de prédations économiques, plusieurs pays arabes bannissent tout rapprochement avec l’État hébreu.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’administration israélienne a en effet planifié la refonte du Moyen-Orient par le biais du <em>« <a href="https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2007-2-page-149.htm">Plan Yinon </a>».</em> Datant de 1982, ce plan prévoit le remodelage du Moyen-Orient en plusieurs mini-États antagonistes. Tour à tour, le Liban, l’Irak puis la Syrie subissent ce projet de division interne de la société. Durant la guerre civile libanaise de 1975 à 1990, Israël a tenté d’influer sur le cours des évènements en semant la division communautaire au Liban. Malgré les contacts secrets avec certains partis libanais, un rapprochement avec l’État hébreu est impensable tant l’influence du Hezbollah, parti pro-iranien et ardent défenseur de l’identité libanaise, est omniprésente.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’Irak et la Syrie, deux États profondément attachés au nationalisme arabe, ont subi plusieurs ingérences israéliennes et interventions militaires américaines visant à fragiliser l’économie et à diviser la société. Aujourd’hui, force est d’admettre que le Moyen-Orient est plongé dans un manichéisme. D’un côté, il y a les pays s’alignant sur la politique israélienne, de l’autre il y a les pays proches de l’Iran, à l’instar de la Syrie, de l’Irak et du Liban.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au Maghreb, l’Algérie et la Tunisie refusent catégoriquement tout rapprochement avec l’État d’Israël. Or, il semble bien que la stratégie israélienne porte ses fruits à long terme. Les pressions américaines économiques, diplomatiques voire militaires obligent les États ennemis d’Israël à revoir leurs agendas politiques quitte à abandonner leur idéal panarabe.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sur 22 pays arabes, Israël entretient aujourd’hui des relations plus ou moins officielles avec 11 d’entre eux. La moitié restante est composée d’États déliquescents et exsangues économiquement en raison des conflits régionaux, de la faiblesse démographique ou de leur insularité.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Alexandre Aoun est diplômé en géopolitique. Arabisant, il est le rédacteur en chef du site  <a href="https://www.monorient.fr/">MonOrient.fr</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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