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	<title>Léo Bonnemaison | Rédacteur à Billet de France</title>
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	<title>Léo Bonnemaison | Rédacteur à Billet de France</title>
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		<title>«Armes dissuasives» : l&#8217;illusion de la dénucléarisation</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/societe/armes-dissuasives-lillusion-de-la-denuclearisation/28/02/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Léo Bonnemaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Feb 2022 09:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Dénucléarisation]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 28/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/armes-dissuasives-lillusion-de-la-denuclearisation/28/02/2022/">«Armes dissuasives» : l&rsquo;illusion de la dénucléarisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Les cinq pays membres du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni et France) se sont engagés lundi 3 janvier 2022 à « <em>prévenir la poursuite de la dissémination </em>» des armes nucléaires, dans une déclaration commune avant une conférence d&rsquo;examen du Traité sur la non-prolifération (TNP). </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">« Un monde exempt d&rsquo;armes nucléaires », tels sont les mots de&nbsp; la présidence française, qui coordonne les travaux de ces pays depuis deux ans. Le contexte de cette prise de décision découle d&rsquo;une volonté visant à péreniser la paix. En effet, dans le cadre de négociation avec l&rsquo;Iran, soupçonné de vouloir se doter de la bombe atomique, ces cinq puissances nucléaires soulignent leur « <em>volonté de travailler avec tous les États pour mettre en place un environnement de sécurité permettant d&rsquo;accomplir davantage de progrès en matière de désarmement, avec pour objectif ultime un monde exempt d&rsquo;armes nucléaires </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette déclaration est publiée avant la tenue, prévue cette année sous l&rsquo;égide de l&rsquo;ONU, de la 10e&nbsp; Conférence d&rsquo;examen des parties au Traité sur la non-prolifération (TNP), le traité international entré en vigueur en 1970 afin d&#8217;empêcher la propagation des armes nucléaires, dont 191 États en sont membres « <em>Nous affirmons qu&rsquo;une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée</em> », affirment les cinq pays signataires. <em>« Compte tenu des conséquences de grande ampleur qu&rsquo;aurait l&#8217;emploi des armes nucléaires, nous affirmons également que celles-ci, tant qu&rsquo;elles existent, doivent servir à des fins défensives, de dissuasion et de prévention de la guerre </em>», ajoutent-ils. « <em>Chacun d&rsquo;entre nous entend maintenir et renforcer encore ses mesures nationales destinées à empêcher l&rsquo;utilisation non autorisée ou non intentionnelle d&rsquo;armes nucléaires </em>», poursuit le texte. Une intention noble.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Réduire les « tensions »</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Les 5 Etats considèrent cette décision comme une volonté de réduire les tensions.&nbsp; Un exemple qui résume l&rsquo;objectif, est celui de la déclaration, à travers un communiqué,&nbsp; du ministère russe des Affaires étrangères&nbsp;: « <em>Nous espérons que, dans les difficiles circonstances actuelles pour la sécurité internationale, l&rsquo;approbation d&rsquo;une telle déclaration politique contribuera à réduire le niveau des tensions internationales</em> ». En outre, on peut également évoquer la déclaration du vice-ministre des Affaires Etrangères chinois Ma Zhaoxu considérant que cette décision «&nbsp;<em>contribuera à accroître la confiance mutuelle et à remplacer la concurrence entre les grandes puissances par la coordination et la coopération </em>». «&nbsp;<em>Accroître la confiance mutuelle</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>coordination</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>coopération</em>&nbsp;». Traduction&nbsp;: éviter le piège de Thucydide, théorisé par Graham T.Allison, qui évoque une situation où un pouvoir montant et de plus en plus puissant, provoque la peur au sein d&rsquo;un autre pouvoir établi ce qui dégénère en guerre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les Occidentaux soupçonnent l&rsquo;Iran de chercher à développer des lanceurs balistiques à longue portée capables d&#8217;emporter des charges conventionnelles ou nucléaires. Des négociations ont repris en décembre à Vienne pour relancer l&rsquo;accord de 2015 sur son programme nucléaire (dont l&rsquo;acronyme en anglais est JCPOA), devenu moribond après le retrait des États-Unis en 2018. Les signataires sont les cinq États juridiquement reconnus comme «<em>dotés de l&rsquo;arme nucléaire</em>» par le TNP. Trois autres pays considérés comme détenteurs de la bombe atomique &#8211; Inde, Pakistan et Israël &#8211; sont non-signataires du TNP.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un objectif, ou bien un rêve&nbsp;?&nbsp; </span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Dans une perspective réaliste, les relations internationales reposent sur le rapport de force. La paix, n&rsquo;est que précaire. Elle est possible grâce à un équilibre de puissance. Toutefois, la doctrine qui guide les instances internationales comme l&rsquo;ONU, est une doctrine dite libérale. Autrement dit, l&rsquo;objectif est la paix et le développement par la coopération des acteurs. Le désarmement découle ,par principe, de cette doctrine. Or, le paradoxe, c&rsquo;est que l&rsquo;arme nucléaire par ses capacités dissuasives, est probablement un outil de paix possible entre les nations. Dans une certaine mesure, enlever l&rsquo;arme nucléaire c&rsquo;est favoriser dans un sens un conflit sur le terrain. Une violence qui peut être évitée lorsque l’on dispose d’une telle arme au vu de sa capacité destructrice.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Évidemment, aucune nation n&rsquo;est à l&rsquo;abri de l’erreur stratégique d&rsquo;un Etat qui pourrait un jour l’utiliser. Toutefois, la position des Etats principalement occidentaux, est délicate, pour ne pas dire difficile. Il est de plus en plus complexe d&rsquo;interdire aux Etats de posséder une arme nucléaire (les exemples cités plus haut nous le prouvent). En revanche, on ne peut pas prendre le risque que certains Etats puissent en posséder pour des raisons stratégiques. A titre d&rsquo;exemple, en ce qui nous concerne, on aimerait éviter l&rsquo;image que l&rsquo;on pourrait se faire si la Corée du Nord ou encore l&rsquo;Iran détenait une telle arme dans la mesure où ces derniers ont développé un sentiment hostile vis à vis du monde occidental. Sans compter les éventuelles crises qui pourraient se dérouler au sein de leur région. Le dilemme est donc délicat, mais un monde sans arme nucléaire semble être utopique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p><center></p>
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<p></center></p>
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		<title>Défense : vers un divorce du couple franco-allemand ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/defense-vers-un-divorce-du-couple-franco-allemand/11/02/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Léo Bonnemaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Feb 2022 16:22:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7192</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 11/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/defense-vers-un-divorce-du-couple-franco-allemand/11/02/2022/">Défense : vers un divorce du couple franco-allemand ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le groupe Vauban, groupe d&rsquo;une vingtaine de spécialistes sur les questions de défense, a fait part d&rsquo;un bilan des relations franco-allemandes. Leur constat est impitoyable : la relation franco-allemande dans la défense et l&rsquo;armement est un échec cuisant.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Alors que la nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne a adopté son contrat de gouvernement le 24 novembre 2021et que la France prend les rênes de la présidence européenne, il est nécessaire de revenir aux causes premières de cet échec tant vanté.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">France-Allemagne&nbsp;: «&nbsp;je t&rsquo;aime moi non plus&nbsp;»</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 2019, Emmanuel Macron et Angela Merkel signe le traité d&rsquo;Aix-la-Chapelle. Celui-ci préconise un certain nombre d’accords bilatéraux&nbsp;: un approfondissement dans l&rsquo;ancrage européen et la solidarité européenne, le rapprochement des politiques économiques, diplomatiques et de défense des deux pays, une coopération écologique, l&rsquo;encouragement de l&rsquo;apprentissage de la langue et de la culture du voisin, ainsi qu&rsquo;un renforcement de la coopération transfrontalière. Toutefois, force est de constater que le penchant stratégique de l’Allemagne reste invariablement américain depuis des décennies. En effet, le 15 juin 1963 le&nbsp;<em>Bundestag&nbsp;</em>a ajouté, par la force de son vote&nbsp; la référence à l&rsquo;Alliance Atlantique dans le Traité de l&rsquo;Élysée («&nbsp;traité d&rsquo;amitié franco-allemande&nbsp;»)&nbsp; par un préambule interprétatif qui en dénaturait totalement l&rsquo;esprit. Depuis ce jour, on sait à Paris que la relation transatlantique matérialisée par l&rsquo;OTAN est la pierre angulaire de la politique de sécurité allemande.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette affection pro-OTAN se retrouve aujourd&rsquo;hui au sein du contrat de coalition du 24 novembre 2021 : SPD, Verts et F.D.P n&rsquo;ont pas eu un mot sur «&nbsp;<em>l&rsquo;autonomie stratégique européenne&nbsp;</em>». Les «&nbsp;nouveaux maîtres&nbsp;» à Berlin concèdent que l&rsquo;Europe de la Défense peut certes progresser mais à la condition&nbsp;<em>sine qua non</em>&nbsp;que tout progrès se fasse «&nbsp;<em>dans le respect de l&rsquo;interopérabilité et de la complémentarité avec l&rsquo;OTAN</em>&nbsp;». Joignant la parole aux gestes, la Chancellerie a autorisé l&rsquo;étude de l’avion de chasse F-35 pour remplacer le&nbsp;<em>Tornado&nbsp;</em>dans sa version de bombardier nucléaire afin de permettre la poursuite de la mission nucléaire réalisée par l&rsquo;armée de l&rsquo;air allemande. Il est vrai que le F35 est le seul avion moderne à être certifié pour emporter la future bombe américaine à gravitation B-61-12, mais le groupe Vauban pointe l&rsquo;interrogation suivante&nbsp;: comment ne pas voir dans son acquisition certaine, à la fois une allégeance totale à l&rsquo;OTAN et aux Etats-Unis et une traîtrise envers la France et le projet SCAF dont les budgets pâtiront évidemment de cette acquisition ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le groupe revient sur deux points nocifs de la relation franco-allemande. Tout d&rsquo;abord, il y a une illusion mystérieuse au sein de ce couple qui est de croire que la politique des moyens parviendra à combler les divergences. Paris et Berlin continuent leurs coopérations, mais celles-ci portent sur des moyens (institutionnels, capacitaires, industriels) et non sur des objectifs communs, preuve d&rsquo;un divorce de fond. Le groupe souligne une autre idée naïve au sujet de ce couple&nbsp;: «&nbsp;<em>penser que la relation bilatérale peut changer</em>&nbsp;»,&nbsp;notamment à la faveur de la nouvelle coalition allemande ou de la présidence française de l&rsquo;Europe. Or, le groupe dénonce le fait que le contrat de coalition est un «&nbsp; <em>mélange schizophrénique d&rsquo;utopie et d&rsquo;orthodoxie, totalement défavorable aux intérêts français</em> ». Utopie d&rsquo;un monde sans armes nucléaires mais orthodoxie dans la participation aux débats nucléaires de l&rsquo;OTAN ; utopie d&rsquo;un multilatéralisme mais orthodoxie dans la défense de ses intérêts nationaux en Chine, en Russie, dans les opérations extérieures et commerciales ; utopie d&rsquo;une loi sur l&rsquo;exportation d&rsquo;armement mais orthodoxie dans la défense de son pré-carré commercial européen, otanien et… israélien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un dualisme franco-allemand</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le portrait de l&rsquo;Allemagne que dessine le contrat de coalition est en tout point opposé à celui d&rsquo;une France pour qui la paix passe par la dissuasion nucléaire et la diplomatie, parfois par les armes et l&rsquo;exportation d&rsquo;armement. Le contrat de coalition confirme que la politique de défense de l&rsquo;Allemagne s&rsquo;éloigne clairement de l&rsquo;identité stratégique française telle que matérialisée depuis novembre 1959. Le groupe Vauban précise ces affirmations sur&nbsp; le plan diplomatique, idéologique et militaire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sur le plan diplomatique l&rsquo;Allemagne reste focalisée sur la Russie et n&rsquo;envisage aucune opération extérieure à part quelques missions de soutien et de formation. Par opposition, la France est orientée vers les grands horizons d&rsquo;une part grâce à son siège permanent au conseil de sécurité de l&rsquo;ONU et d&rsquo;autre part grâce à son large domaine ultramarin. Sur le plan idéologique, il y a une contradiction entre le programme allemand et le programme français. Alors que le contrat de coalition affirme une position anti-nucléaire, neutre et pacifiste, l&rsquo;architecture stratégique française est bâtie à l&rsquo;encontre de ces idéologies. En effet, cette architecture est portée sur la dissuasion, se maintenir comme puissance militaire active. De plus, l&rsquo;Allemagne est basée sur une éthique de conscience, (diplomatie sans exportation d&rsquo;arme ou d&rsquo;utilisation de force armée) alors que la France repose sur une éthique de responsabilité. Deux éthiques différentes, est ce bon pour un couple ? Enfin, sur le plan militaire le gouvernement allemand penche pour un renforcement de sa doctrine. Autrement dit, une doctrine tournée davantage vers un penchant atlantiste plutôt qu&rsquo;européen en ayant une armée « passive ». Alors que la doctrine utilisée en France correspond à une armée réactive, plus combative et imaginative qui se prépare à tout type de conflit. En bref, deux identités militaires différentes avec des buts différents. Alors, comment est-il possible de développer du matériel militaire en commun ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">France-Allemagne, les deux étendards</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Trois ans après le Traité d&rsquo;Aix la Chapelle, on voit bien ce que ce dernier a apporté à Berlin : le soutien de Paris dans la conquête d&rsquo;un siège permanent avec droit de veto au Conseil de sécurité des Nations-Unies et l&rsquo;industrie aéronautique, spatiale et terrestre françaises sur un plateau d&rsquo;argent. Quel bénéfice pour la France ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un aperçu froid des effets néfastes de ce traité&nbsp;;&nbsp; la critique acerbe (par une ministre allemande de la Défense) d&rsquo;un projet d&rsquo;autonomie stratégique européenne porté par le président français (inédit dans la relation bilatérale), le non-financement allemand du programme Tigre MK-III pourtant un programme phare commun, la fin du projet d&rsquo;avion de patrouille bilatéral au profit d&rsquo;un avion américain, la déstabilisation du projet de char de combat par l&rsquo;irruption encouragée de Rheinmetall, le transfert des moteurs de réallumage de l&rsquo;étage supérieur d&rsquo;Ariane 6 de Vernon vers Ottobrun, qui affaiblira la maîtrise française sur la technologie de projection&#8230;Un constat froid d&rsquo;une relation toxique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Trois ans après le Traité d&rsquo;Aix-la-Chapelle et trois mois après le contrat de coalition, après tant de méprises françaises et de traîtrises allemandes conduisant à tant d&rsquo;abandons, comment ne pas voir le néant d&rsquo;une relation franco-allemande qui nie aussi puissamment l&rsquo;identité stratégique profonde de la France ?&nbsp; Il est préférable qu&rsquo;en avril prochain, la France puisse s&rsquo;y opposer.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Spatial : la France dans la (nouvelle) guerre des étoiles</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/societe/spatial-la-france-dans-la-nouvelle-guerre-des-etoiles/22/11/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Léo Bonnemaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Nov 2021 15:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Espace]]></category>
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		<category><![CDATA[Spatial]]></category>
		<category><![CDATA[Syracuse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 22/11/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/spatial-la-france-dans-la-nouvelle-guerre-des-etoiles/22/11/2021/">Spatial : la France dans la (nouvelle) guerre des étoiles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Les signes de militarisation de l&rsquo;espace montrent une nouvelle guerre des étoiles se dessiner. Durant les années du président américain R. Reagan (1981-1989), l’expression a fait florès. Quarante ans plus tard, les passions pour le domaine spatial agitent de nouveau les Etats dont la Chine par exemple qui est animée par deux objectifs: l&rsquo;exploitation des ressources dans l’espace et « l’arsenalisation » de l’espace. Des défis que la France a bien saisis.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;espace est un enjeu stratégique. Les mots du général Christophe Gomart dans un entretien accordé dans le journal <em>Le Monde</em> le 8 octobre 2021, ne font que confirmer cet enjeu :&nbsp;« <em>Tout peut dégénérer, même si la vraie menace de demain, à mon sens, est avant tout cybernétique et dans le domaine spatial.</em> » Dans cet objectif de suivre cet enjeu stratégique contemporain,&nbsp; la France a placé en orbite, le samedi 23 octobre dernier, un satellite de communication militaire. Ce lancement marque à la fois l&rsquo;avancée technologique et stratégique de la France dans le domaine spatial, et également une garantie de sa souveraineté. Ce satellite <em>4A</em> du programme <em>Syracuse</em> permettra aux armées françaises déployées aux quatre coins du globe de communiquer à haut débit en permanence et en toute sécurité depuis des relais au sol, aériens, marins et sous-marins. Outre l’avancée technologique de l’Armée française, cette étape illustre également les tensions géopolitiques dans le monde. Celles-ci s&rsquo;exportent désormais jusque dans l&rsquo;espace.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>La France et l&rsquo;espace</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La France s’est lancée dans cette ruée vers l’espace en suivant quatre impératifs :&nbsp;le guidage, la télécommunication, le positionnement, et le renseignement.&nbsp; La France a développé tardivement des applications spatiales militaires. Or, depuis les années 1990, elle a considérablement rattrapé ce retard. Par ailleurs, en l&rsquo;espace de 4 ans, la France a pu moderniser l&rsquo;ensemble de son arsenal spatial.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tout d&rsquo;abord, les télécommunications militaires spatiales françaises ont évolué vers plus d&rsquo;indépendance. En effet, elles étaient prises en charge dans un premier temps par des équipements de télécommunications spécialisés emportés par des satellites de télécommunications civils nationaux de la série Telecom nommé <em>Syracus 1 et 2</em> lancés entre 1984 et 1996. Il est à noter que pour le programme <em>Syracus 2</em>, la propriété exclusive n’appartenait plus à France Telecom mais à la Direction Générale de l&rsquo;Armement (DGA) qui en était propriétaire, et qui avait le droit de participer aux décisions des déplacements des satellites. Enfin, les satellites sont devenus la propriété exclusive de l&rsquo;armée en 2005 avec la série <em>Syracus 3</em>. Ce dernier se compose d’un satellite lancé en 2006 et de deux satellites développés en coopération avec l&rsquo;Italie. Cette capacité est complétée par les satellites militaires franco-italiens <em>Siracal 2</em> (38 % de la capacité réservée pour la France, lancé en 2015) et <em>Athéna-Fidus</em> (2014). Aujourd’hui, nous sommes à l’étape de la quatrième génération de satellite avec le programme <em>Syracuse 4</em> et le lancement du satellite <em>4A</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans le domaine du renseignement d&rsquo;origine électromagnétique, la France a développé de petits prototypes. Ce sont d&rsquo;abord les petits satellites <em>Clémentine</em> (lancement en 1994) et <em>Cerise</em> (lancement en 1995) puis les constellations <em>Essaim</em> (lancement en 2004) et <em>Elisa</em> (2011). Le premier système opérationnel CERES constitué d&rsquo;une constellation de trois satellites, doit être déployé prochainement (mi-novembre 2021. Les grandes puissances spatiales disposent de satellites d’alertes avancés permettant de détecter le lancement de missiles balistiques. La France n&rsquo;a développé jusqu&rsquo;à présent dans ce domaine qu&rsquo;un prototype constitué de deux satellites <em>SPIRALE</em> lancés en 2009 et dont la mission s&rsquo;est achevée en 2011.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>La France face aux enjeux contemporains de l&rsquo;espace</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le premier enjeu est relatif à la protection des engins spatiaux, notamment les satellites. A ce titre, <em>Syracus 4A</em> est l’exemple de cet accomplissement technologique. « <em>Syracuse 4A est conçu pour résister aux agressions militaires depuis le sol et dans l&rsquo;espace ainsi qu&rsquo;au brouillage </em>», a expliqué le colonel Stéphane Spet, porte-parole de l&rsquo;armée de l&rsquo;Air et de l&rsquo;Espace. Il est équipé de moyens de surveillance de ses abords proches et d&rsquo;une capacité de déplacement pour échapper à une agression. Un risque réel : en juillet 2020, le commandement spatial américain avait accusé Moscou d&rsquo;avoir « <em>conduit un test non-destructeur d&rsquo;une arme anti-satellite depuis l&rsquo;espace</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ultime performance, <em>S4</em> est protégé contre les impulsions électromagnétiques qui résulteraient d&rsquo;une explosion nucléaire, explique Marc Finaud, expert en prolifération des armes au Centre Politique de Sécurité de Genève (GCSP). « <em>C&rsquo;est le scénario de l&rsquo;ultime avertissement, en cas d&rsquo;échec de la dissuasion </em>» annonce-t-il. Le programme <em>Syracuse</em> représente un investissement total de 4 milliards d&rsquo;euros. La quatrième génération multipliera par trois le débit de communications de <em>S3</em>. La DGA s&rsquo;est engagée avec Thalès à hauteur de 354 millions d&rsquo;euros et avec Airbus pour 117 millions d’euros pour ce programme.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>La course aux armements et le risques des hackers</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Aujourd’hui, la France fait face à des enjeux de modernisations qu&rsquo;elle parvient à surmonter, comme le prouve le lancement de Syracus 4. En revanche, on assiste également à une course&nbsp; aux armements dans ce domaine à laquelle il est stratégiquement nécessaire de rester. Les mots de Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) en témoignent&nbsp;: « <em>Politiquement, c&rsquo;est la mise en évidence que la France reste une puissance peut-être moyenne, mais dont l&rsquo;étendue d&rsquo;action reste internationale</em> ». En outre, avec ses deux milliards d&rsquo;euros d&rsquo;investissements annuels dans le spatial militaire et civil, l&rsquo;Hexagone reste loin du trio de tête. Néanmoins, elle reste toujours dans la course : 50 milliards pour les Etats-Unis, 10 pour la Chine et 4 pour la Russie, selon des chiffres de 2020 du gouvernement français.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, le satellite <em>S4</em> permet à la France de rester dans le peloton de tête et confirme que Paris participe bien à la course aux armements. Cependant, un autre enjeu relevant des problématiques plus complexe a fait son apparition. Ce dernier consiste à anticiper de nouvelles menaces au sein du secteur spatial. Le problème ? Personne ne connaît le scénario exact d’une guerre spatiale. Marc Finaud évoque au passage le risque potentiel venant de la « <em>nébuleuse de hackers, pirates, acteurs criminels ou terroristes qui pourraient se lancer dans une sorte de guerre des étoiles plus artisanale</em> ». Quant à la géopolitique spatiale, elle se tend un peu plus chaque année. « <em>On parle de guerre spatiale et ce risque-là est admis par tout le monde</em> » prévient-il.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Guerre au Haut-Karabagh : les enseignements pour la France</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/guerre-au-haut-karabagh-les-enseignements-pour-la-france/20/08/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Léo Bonnemaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 19:05:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Arménie]]></category>
		<category><![CDATA[Artsakh]]></category>
		<category><![CDATA[Azerbaïdjan]]></category>
		<category><![CDATA[Haut-Karabagh]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Arlette Carlotti]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Cigolotti]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 20/08/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/guerre-au-haut-karabagh-les-enseignements-pour-la-france/20/08/2021/">Guerre au Haut-Karabagh : les enseignements pour la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>La guerre du Haut-Karabagh, qui a opposé l’Azerbaïdjan à la république d’Artsakh soutenue par l’Arménie, a redonné naissance à un conflit territorial ancien. Les hostilités ont pris la forme d’une guerre interétatique moderne. Ce conflit a bouleversé le paradigme d&rsquo;un ordre et d&rsquo;une stabilité internationale idéalisant la paix. Ainsi, quelles leçons les autres États, et notamment la France, peuvent-ils tirer d’un tel conflit ? Pour répondre à cette problématique, Olivier Cigolotti et Marie-Arlette Carlotti, membres de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat ont remis le 7 juillet 2021 à la présidence de la chambre haute un <a href="http://www.senat.fr/rap/r20-754/r20-754.html">rapport d’information</a> dégageant «&nbsp;dix enseignements&nbsp;» de ce «&nbsp;conflit qui nous concerne&nbsp;».</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’implication de la Turquie, qui a participé à la préparation de l’armée azerbaïdjanaise, et a déployé 1 500 à 2 000 mercenaires syriens, a joué un rôle déterminant dans le conflit. Pour autant, le phénomène de mercenariat n&rsquo;est pas nouveau. On pourrait citer l&rsquo;exemple des États-Unis avec Blackwater ou encore plus récemment, celui de la Russie avec la société Wagner.&nbsp; Le soutien de la Turquie à l’Azerbaïdjan lui permet d’étendre son influence dans le Caucase, région clef reliant la mer Caspienne à la mer Noire, où la Russie et l’Iran ont également des aspirations.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Face à la Turquie qui utilise de plus en plus son influence de manière belliqueuse, le rapport soutien «&nbsp;<em>qu&rsquo;il est regrettable que le gouvernement français ait, initialement, cru devoir adopter une position de</em> « <em>neutralité</em> ». De cette manière, le document propose que «&nbsp; <em>La question du Haut-Karabagh doit figurer à l’agenda de nos relations avec la Turquie, dans toutes les enceintes pertinentes (négociation bilatérales, congrès, sommets, etc.)</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En dehors des ingérences turques, la Russie aménage la sécurité du territoire dans la région. Selon les chiffres énoncés par le rapport, les forces russes seraient présentes dans les trois pays du Caucase du sud avec un effectif d’environ 20 000 hommes. Cependant, la crainte réside dans la tentation expansionniste de l’Azerbaïdjan qui souhaiterait aller plus loin que les territoires récemment acquis. Cette crainte est loin d&rsquo;être infondée si l’on prend en compte la nature belliciste des discours des dirigeants azéris. Il est bon de rappeler que l&rsquo;Arménie reste toujours alliée à la Russie, ce qui lui vaut une certaine protection. Mais pour combien de temps ? Dans ce contexte, le rapport plaide pour un soutien de la France à l’Arménie afin de stabiliser la région («&nbsp;<em>La France qui a laissé pendant longtemps le leadership russe s’exercer dans cette région doit entreprendre un dialogue renforcé avec la Russie afin de l’inciter à jouer un rôle constructif</em> »).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Devoir de protection du patrimoine de l’humanité</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Dans une autre mesure, cette guerre nous enseigne la nécessité de protéger une partie du patrimoine de l&rsquo;humanité. Le conflit récent suscite de fortes inquiétudes. Près de 1 500 monuments arméniens seraient passés sous le contrôle de l’Azerbaïdjan, dont 161 monastères et églises. Si l’on peut espérer une préservation des monuments les plus connus, les risques de destruction du petit patrimoine (comme les cimetières) ou encore la dénaturation de ceux-ci, paraissent en revanche élevés et n&rsquo;entraîneraient pas un apaisement des tensions, bien au contraire. La mission d&rsquo;inventaire proposée par l’UNESCO est vue comme une nécessité. Cette dernière pourrait donner suite à d&rsquo;autres missions plus importantes encore pour protéger le patrimoine.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour résumer, cette mission a pour objet d&rsquo;envoyer des experts internationaux dans le but de dresser «&nbsp;<em>un inventaire préliminaire des biens culturels</em>&nbsp;» pour ensuite assurer «&nbsp;<em>une protection effective de la région</em> ». Toutefois, des désaccords subsisteraient encore concernant les sites visités. Une rancœur due à la décision tardive d&rsquo;agir pour le patrimoine serait en cause. Les Arméniens ont toujours en mémoire l&rsquo;inaction de l&rsquo;UNESCO lors de l&rsquo;effacement de patrimoine arménien du Nakhitchevan par l’Azerbaïdjan entre 1997 et 2006. De la même manière, Erevan reste prudente concernant les négociations dans la mesure où Bakou occupe une place de plus en plus forte au sein de l&rsquo;UNESCO, et possède des liens étroits avec deux anciens directeurs généraux : Koichiro Matsuura et Irina Bokova.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En France, l’Institut National du Patrimoine s’efforce de rapprocher experts arméniens et azerbaïdjanais. En outre, le rapport affirme qu&rsquo;il serait utile de créer un groupe de contact, impliquant des experts internationaux susceptibles de servir d’intermédiaires afin qu’un dialogue puisse s’instaurer entre les parties.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Vers une guerre du XXIème&nbsp; siècle&nbsp;?</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le rapport met également l&rsquo;accent sur l&rsquo;usage de drones, devenu une ressource incontournable dans les guerres modernes (ex&nbsp;: la guerre du Donbass en Ukraine). Ces drones ont l&rsquo;avantage de remplir les mêmes fonctions que d&rsquo;autres engins aériens – comme le renseignement ou encore la frappe pour ne citer que ces deux exemples – pour un coût plus bénéfique. Leur emploi continue toutefois d’évoluer. Au cours des conflits récents, ils ont progressivement été intégrés à de vastes dispositifs offensifs, en coordination avec l’artillerie. Le conflit du Haut-Karabagh est symptomatique d’une étape intermédiaire entre la « <em>dronisation des forces</em> », qui s’est imposée depuis 30 ans, et le « <em>combat collaboratif en essaim</em> », qui pourrait devenir une réalité dans 30 ans.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le rapport rappelle que la France continue, pour sa part, d’avoir un emploi « <em>stratégique</em> » de ses drones. Certes, le système de drones tactiques (SDT) doit arriver dans les forces à partir de 2022, et une partie de notre retard dans le domaine des drones de contact a commencé à être rattrapé (les forces devraient être équipées de plus de 1 000 drones d’ici trois ans). Mais le document précise qu&rsquo;il reste à tirer tous les&nbsp; « <em>enseignements des conflits récents, s’agissant des drones et munitions télé-opérées d’emploi tactique, au profit des unités de première ligne, et de l’usage de matériel moins coûteux, pouvant être considéré comme consommables, au moins sur de courtes périodes</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Par conséquent, le rapport souligne l&rsquo;importance de la défense en particulier les défenses sol-Air, et la lutte anti-drone. En effet, les défenses arméniennes pourtant solides, ont été dépassées par l’offensive aérienne azérie. Le document propose ainsi d&rsquo;anticiper des situations dans lesquelles nos forces seraient la cible d’actions impliquant l’emploi de drones.&nbsp; Dans cette perspective, le document insiste sur la nécessité des évolutions des moyens de défense surface air basse couche (SABC).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce conflit nous enseigne, une nouvelle fois, que la guerre de haute intensité, implique la mise en œuvre de toute la gamme matérielle à disposition des armées. Ainsi, la guerre de haute intensité est une guerre de stock. Le camp, dont la logistique est plus efficace et le stock plus rempli, part avec un avantage. Car ce type de guerre est consommateur et destructeur. Les chiffres du rapport en témoignent&nbsp;: «&nbsp;<em>4 000 soldats arméniens tués, c’est un chiffre considérable pour un pays qui compte moins de 40 000 naissances par an (environ 10 % d’une classe d’âge)</em> ». Le document rappelle que les armées françaises ont subie des choix budgétaires dans l&rsquo;optique de privilégier du matériel utilisable en opération extérieur. Cependant, une partie du matériel utile face à une guerre de type haute intensité a été délaissé. Ainsi, le rapport insiste sur un développement matériel spécifique à ce type de conflit au sein de nos armées pour retrouver une dynamique croissante des stocks. Par ailleurs, repenser en profondeur l&rsquo;arbitrage entres les ressources matérielles et technologiques ainsi que l&rsquo;effectif des forces constituerait un des principaux enjeux des programmes militaires venir, comme le programme TITAN.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une paix précaire</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Depuis ces dix dernières années, certains événements ont démontré que la paix n&rsquo;est que précaire. Des situations paraissant stables peuvent très vite s&#8217;embraser. On peut citer la prise de Mossoul par l’Etat islamique, l&rsquo;annexion de la Crimée ou encore la chute de l’Afghanistan et la prise de Kaboul par les Talibans en quelques semaines… Ces deux derniers s&rsquo;inscrivent dans cette ligne de « surprises stratégiques ». Le rapport insiste donc sur la nécessité d&rsquo;opter pour une politique visant à anticiper et être plus réactif. En d&rsquo;autres termes, il y a une importance à renforcer l&rsquo;intégration des acteurs au sein d&rsquo;un conflit afin d&rsquo;éviter une inertie. Cela vaut aussi pour le renseignement dont le but serait de solidifier les analyses.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La multiplication des acteurs et des intérêts divers au sein d&rsquo;un conflit ont tendance à rendre la question diplomatique plus complexe. L&rsquo;exemple que l&rsquo;on peut tirer du conflit est celui du partenariat, tout aussi paradoxal, entre Israël et l’Azerbaïdjan. Le rapport développe le fait que cette complexification du conflit «&nbsp;<em>aggraverait les violences</em>&nbsp;» (mercenariat, vente d’armes etc.). Concernant la question du mercenariat, le rapport rappelle que la France, par la loi du 14 avril 2003 réprime cette activité. Par ailleurs, depuis 2008, la France est signataire du Document de Montreux sur les entreprises militaires et de sécurité privées (EMSP) qui vise à promouvoir le respect du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits de l’homme dans tous les conflits armés où interviennent des EMSP. Cependant, une fois encore, ces conflits nous montrent que le droit est un «&nbsp;tigre de papier&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Israël-Palestine : l&#8217;impasse diplomatique de l&#8217;Union européenne ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/israel-palestine-limpasse-diplomatique-de-lunion-europeenne/01/06/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Léo Bonnemaison]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Jun 2021 17:49:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël ¨]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Strootbants]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
		<category><![CDATA[Olof Skoog]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula Von Leyer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 01/06/2021</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le cessez-le-feu entre le Hamas et Israël remet en lumière le manque de cohérence de l’Union européenne sur la question palestinienne. Et si la France jouait un rôle plus important au Levant ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le vendredi 21 mai, l&rsquo;Union Européenne (UE) a salué la décision du cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas sous la médiation de l&rsquo;Égypte. La présidente de la Commission de l&rsquo;Union européenne, Ursula Von Leyer, a exprimé sur son compte Twitter l&rsquo;urgence à «<em> renforcer le cessez-le-feu et à parvenir à une stabilité à long terme</em> » en ajoutant que « <em>seule une solution politique peut apporter la paix et la sécurité pour tous</em> ». De la même manière, le Haut Représentant de l&rsquo;Union européenne pour les relations extérieures et la politique de sécurité, Josep Borrell, a également salué l&rsquo;accord qui a mis fin aux violences. Selon les sources officielles, le conflit a fait 232 morts (dont 65 enfants) et 1 900 blessés du côté palestiniens et 12 morts et 355 blessés du côté israélien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La pomme de la discorde au sein de l&rsquo;Union</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Parmi les 27 pays membres, certains pays comme la Belgique, l&rsquo;Irlande, la Suède et le Luxembourg ont une politique relativement critique vis-à-vis d’Israël. Les pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, en particulier la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie, au contraire, font partie de ceux qui soutiennent le plus Israël. Pour autant, ces derniers jours, le drapeau de l’État hébreu a flotté en bonne place au-dessus du siège du plus grand parti au pouvoir allemand et des bâtiments officiels en Autriche et en République tchèque en soutien à Israël. En Europe du sud, la Grèce et Chypre se sont rapprochées d&rsquo;Israël ces dernières années, en partie à cause des tensions avec la Turquie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La question israélo-palestinienne crée tourmente et division auprès des pays membres de l&rsquo;UE. Un exemple récent de cette désunion est la déclaration de l&rsquo;ambassadeur de l&rsquo;Union européenne aux Nations-Unies, Olof Skoog, le dimanche 22 mai dernier, dans laquelle il « condamnait la violence mais (se) gardait de s’exprimer au nom des États membres”. Une déclaration rejetée par la Hongrie, fervente alliée d&rsquo;Israël. Comme l&rsquo;a énoncé Jean-Pierre Strootbants dans le journal</span> <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/17/israel-palestine-l-europe-paralysee-par-ses-divisions_6080430_3210.html">Le Monde</a> : <span style="color: #000000;">« <em>La diplomatie des Vingt-Sept joue en permanence les équilibristes et craint toujours d’envenimer la situation</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D&rsquo;une part, Israël réclame un soutien plus fort et sans équivoque de Bruxelles en tant que compatriote de la démocratie, et la condamnation du Hamas. D&rsquo;autre part, les Palestiniens accusent l&rsquo;UE de fermer les yeux sur les violations du droit international, sur les décennies d&rsquo;occupation territoriale illégale et de violations des droits internationaux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un espoir français ?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">De son côté, l’Elysée a annoncé que la France «condamnait fermement les tirs de roquettes revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes visant le territoire israélien». Les déclarations ont été plus vagues lorsque celles-ci faisaient références aux bombardements israéliens. Toutefois, le président Emmanuel Macron a présenté ses condoléances pour « <em>les nombreuses pertes civiles palestiniennes résultant des opérations militaires et des affrontements en cours avec Israël</em> ». Le chef de l’État a également réitéré son « <em>attachement indéfectible à la sécurité d&rsquo;Israël et à son droit de se défendre conformément au droit international</em> », mais n&rsquo;a pas réitéré son soutien aux droits des Palestiniens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, de nombreux diplomates, fonctionnaires et experts ont souligné que la France avait un rôle important à jouer dans cette région du monde. L’entretien entre le président français et son homologue égyptien Abdel Fattah el-Sissi à Paris le 17 mai dernier en est un parfait exemple. Le fait que la France, après le Brexit, soit désormais le seul membre permanent de l’UE au Conseil de sécurité des Nations Unies peut être un levier d’influence. </span><span style="color: #000000;">La France n’a pas de relations diplomatiques avec le Hamas et soutient la médiation égyptienne dans ce conflit. Mais aucun calendrier pour la fin des hostilités n&rsquo;a émergé. Les deux présidents réunis « ont convenu de continuer à se coordonner pour favoriser un cessez-le-feu rapide ». Cette dynamique a pu se traduire par un entretien entre le président Macron et le chef de l&rsquo;Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, bien que ce dernier n&rsquo;ait aucun pouvoir de pression sur le Hamas ou Jérusalem Est.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Néanmoins, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s&rsquo;est engagé dans une diplomatie intense, discutant de la situation avec ses homologues américains, israéliens, palestiniens, jordaniens et égyptiens. Dans un communiqué du 10 mai, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que « La France est vivement préoccupée par les menaces d&rsquo;expulsions forcées visant des habitants du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, qui font partie de la politique de colonisation illégale au regard du droit international. ». Il a réitéré « l&rsquo;attachement de la France à la préservation du <em>statu quo</em> historique dans l&rsquo;enceinte de la mosquée Al Aqsa ». Un bloc entraînant l’autre, le ministre des Affaires étrangères a mis en garde l&rsquo;État Israélien dimanche 23 mai contre « un risque d&rsquo;apartheid » entre populations juive et arabe.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Affaire à suivre au-dessus d&rsquo;une ruche diplomatique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Au-delà de l&rsquo;influence de la politique extérieure de l&rsquo;Union européenne, la question de la paix durable se pose. Un état binational serait-il vraiment possible ? Cette perspective serait fondée sur une approche basée sur le respect des droits des deux peuples et la lutte contre l’impunité, des deux côtés. En ce sens, la fondation américaine</span> <a href="https://carnegieendowment.org/2021/04/19/breaking-israel-palestine-status-quo-pub-84167">Carnegie</a><span style="color: #000000;">, via un rapport publié en avril, préconise une évolution similaire. Selon cette dernière, la seule manière de briser le <em>statu quo</em> serait de «<em> réaffirmer et sauvegarder les droits des Israéliens à la paix et à la sécurité, en accordant la même attention aux droits des Palestiniens</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Face aux ingérences turques et iraniennes dans le conflit, il serait alors bon d&rsquo;aborder une position plus forte. De par son histoire, la France devrait être à l’avant-garde de l’UE dans cette région.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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