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	<title>Brésil - Billet de France</title>
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	<title>Brésil - Billet de France</title>
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		<title>L’ancien porte-avions Foch va être démantelé en Turquie</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/lancien-porte-avions-foch-va-etre-demantele-en-turquie/03/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hugues de Courrèges]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Apr 2021 08:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
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		<category><![CDATA[Marine Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Porte-avions]]></category>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 03/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/lancien-porte-avions-foch-va-etre-demantele-en-turquie/03/04/2021/">L’ancien porte-avions Foch va être démantelé en Turquie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 12 mars 2020, le gouvernement brésilien a annoncé&nbsp;la vente pour démantèlement du seul porte-avions de sa marine, le <em>São Paulo</em>. Le navire, initialement français sous le nom <em>Foch</em>, accomplira sa dernière transatlantique au cours des prochains mois en direction de la Turquie.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans l’histoire de la marine, le Charles de Gaulle n’est pas le premier des porte-avions français. Du <em>Bapaume</em> au futur <em>PANG</em>, nos porte-avions se sont succédé dans la lourde tâche d’assurer la capacité de projection d’aéronefs français aux quatre coins du globe. Depuis les années 1960 jusqu’en 2000, cette mission était confiée à deux bâtiments de la marine : le <em>Clemenceau, </em>désarmé en 1997, et le <em>Foch</em>. Ironiquement, s’il s’agit du deuxième bâtiment portant le nom du maréchal, celui-ci avait pourtant déclaré en 1911 que&nbsp;: les «&nbsp;<em>aéroplanes</em> (…) <em>ne présentent pas de valeur militaire</em>&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-rafale-fleuron-tricolore-de-larmee-francaise/01/04/2021/">Le Rafale, fleuron tricolore de l’Armée française</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Du <em>Foch</em> au <em>São</em> <em>Paulo</em></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le <em>Foch</em> a été inscrit à la liste des bâtiments de guerre de la marine pendant près de 37 ans. En 2000, il ne fut pas décidé de le désarmer et de le démanteler, mais de le vendre. La transaction d’un montant de 90 millions de francs (soit un peu plus de 12 millions d’euros) est actée le 15 novembre 2000, au bénéfice de la marine brésilienne. Le <em>São Paulo</em> (ex-<em>Foch</em>) venait remplacer le <em>Minas Gerais</em>, bâtiment de conception britannique (ex- <em>HMS</em> V<em>engeance</em>) en service depuis 1945 dans la Royal Navy racheté par le Brésil en 1956. D’après des propos de l’analyste Alex Pape recueillis par Le Point : « <em>L&rsquo;expérience d&rsquo;opérer un ancien bâtiment racheté à une autre marine était bien présente chez les Brésiliens, mais ils ont peut-être sous-estimé la complexité et le coût de maintenance du Foch</em> ». En effet, à la liste des navires rachetés par la marine brésilienne on compte, en plus du <em>São Paulo</em> et du <em>Minas Gerais</em>, leurs quatre frégates de Type 22 et la majorité de leurs navires d’assaut amphibies.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-suffren-nouveau-sous-marin-nucleaire-francais-du-programme-barracuda/21/03/2021/">Le «Suffren» : le nouveau sous-marin nucléaire français du programme Barracuda</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une succession de réparations de plus en plus coûteuses</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En tant que bâtiment de guerre de la marine brésilienne, le <em>São</em> <em>Paulo</em> compte peu de jours en mer à son actif, quelques 206 jours selon le site brésilien Airway. En revanche, on ne compte plus les heures passées à quai pour l’entretenir. Toujours selon Le Point, ce sont plus de 100 millions d’euros qui ont été investis dans le navire. Et si de gros travaux de rénovation ont eu lieu entre 2005 et 2009, l’âge avancé du bâtiment aurait encore dû nécessiter d’importants travaux de modernisation pour qu’il reste opérationnel. Par ailleurs, deux incendies majeurs, l’un en 2005 et l’autre en 2012, ont lourdement touché le navire. Selon le site Opex 360, une modernisation complète du navire fut envisagée un temps par la marine brésilienne. Étaient notamment prévue « <em>l’installation de nouvelles catapultes, d’un système de propulsion neuf et d’un système de combat modernisé. Naval Group était d’ailleurs sur les rangs pour ce marché alors évalué à 250 millions d’euros.&nbsp;</em>». Cette remise à niveau aurait permis au bâtiment de rester en activité jusqu’en 2039, date à laquelle il aurait fêté sa 79<sup>e</sup> bougie. En 2017, compte tenu des contraintes budgétaires, il est décidé d’abandonner ce projet et de déclasser le bâtiment.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/portrait-du-porte-avions-charles-de-gaulle-piece-maitresse-de-la-marine-nationale/24/04/2020/">Portrait du porte-avions «Charles de Gaulle», pièce maîtresse de la Marine Nationale</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une dernière transatlantique direction la Turquie&nbsp;?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le navire est finalement revendu le 12 mars dernier à une société turque, Sök Denizcilik, pour une somme d’un peu plus d’1,6 millions d’euros. Cette société, spécialisée dans le démantèlement de navires, a bénéficié d’un ajout à la liste européenne des installations de recyclage de navires par une décision de la commission en date du</span> <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32020D0095&amp;from=EN">22 janvier 2020</a><span style="color: #000000;">. Dans le contrat de vente du <em>Foch</em> au Brésil, une clause disposait que le démantèlement du navire devait se faire par une entreprise agréée par l’Union Européenne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/projet-longshot-la-darpa-developpe-de-nouveaux-drones-de-combat-aerien/17/02/2021/">Projet «LongShot» : l’armée américaine développe de nouveaux drones de combat aérien</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ayons en mémoire la rocambolesque histoire du jumeau du <em>Foch</em>, le <em>Clemenceau</em>, qui erra des mois durant en mer sans atteindre l’Inde, son lieu de démantèlement prévu. Le navire, vendu en 2003 afin d’être recyclé, ne sera finalement démantelé qu’en 2010 par une société britannique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Brésil : retour sur les «années de plomb»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/bresil-retour-sur-les-annees-de-plomb/31/12/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Baptiste Ramat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2019 13:43:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Années de plomb]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Jair Bolsonaro]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 31/12/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/bresil-retour-sur-les-annees-de-plomb/31/12/2019/">Brésil : retour sur les «années de plomb»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’actuel président du Brésil Jair Bolsonaro fait régulièrement scandale. En plus de ses saillies habituelles, il est accusé d’être un nostalgique de la « dictature ». Retour sur la période trouble des « années de plomb ».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En cette chaude journée du 31 mars 1964, l’été austral n’en finit pas et le Brésil est en ébullition. Le président démocrate Joao Goulart (dit « Jango ») ne le sait pas encore, mais son règne touche à sa fin. Depuis son élection, en septembre 1961, les problèmes s’accumulent. Les réformes économiques du ministre Celso Furtado ont plongé le pays dans l’hyperinflation. Les propriétaires terriens et les classes moyennes craignent pour leurs biens, les ouvriers et une partie des étudiants de gauche réclament des réformes sociales et politiques. Cerise sur le gâteau, la révolution communiste cubaine (1959) a traumatisé l’armée et une partie de l’opinion publique, qui craignent plus que tout un soulèvement d’obédience marxiste qui ferait entrer le Brésil dans le Komintern international.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/histoire-loperation-barbarossa-par-jean-lopez-et-lasha-otkhmezuri/03/12/2019/">L’opération Barbarossa par Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bref, la colère gronde de partout. Les trois-quarts des officiers de l’armée souhaitent un putsch, la police aussi, et nombre de hauts fonctionnaires également.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais en cette journée du 31 mars 1964, un général va prendre tout le monde de court. De fait, Olímpio Mourão Filho n’a jamais été un homme patient. Lassé de l’attente prolongée du « feu vert » de la CIA (qui soutient le complot putschiste), le commandant de la IV<sup>e</sup> région militaire (Minas Gérais, au Sud-Est) décide de prendre ses hommes et de marcher droit sur Rio de Janeiro. Il avait l’assurance de l’opération « Brother Sam », qui avait mis des navires de guerre américains au large des côtes brésiliennes pour soutenir les putschistes, au cas où le pays s’enfoncerait dans une guerre civile.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/la-dramatique-histoire-des-serbes-au-kosovo/13/06/2019/">La dramatique histoire des Serbes au Kosovo</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Deux jours plus tard, le 2 avril, le sénat déclare la présidence vacante. Le 15 avril 1964, le Maréchal Branco est nommé Président de la république fédérative du Brésil. Ce dernier peut compter sur le soutien de son indéfectible ami, le sous-directeur de la CIA Vernon Walters. Pour l’anecdote, les deux hommes se sont rencontrés en 1943, pendant la campagne d’Italie, où Branco combattait au sein du corps expéditionnaire brésilien.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le Maréchal-Président fonde dans les premiers jours de son mandat le célèbre « Centre d&rsquo;instruction de la guerre dans la jungle » (CIGS en portugais) pour enseigner aux futurs officiers (de la police comme de l’armée) les techniques de guerres « non-conventionnelles ». On peut relever que l’un des « professeurs » de cette « école » fut le Général français Paul Aussaresses, grand théoricien de la « contre-insurrection » et adjoint de Jacques Massu pendant la Bataille d’Alger (1957).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/petite-histoire-de-nos-meilleurs-ennemis-la-perfide-albion/28/05/2019/">Petite histoire de nos meilleurs ennemis : la Perfide Albion</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A la fin de l’année 1969, Artur da Costa e Silva, deuxième Maréchal-Président du Brésil, se retire de la vie politique. Lui succède Emílio Garrastazu Médici, un homme dur et sans pitié, qui traquera sans relâche les opposants au régime. Partisan de l’ordre par la discipline, Médici utilise des méthodes expéditives pour régler les problèmes intérieurs du pays, comme les mouvements sociaux (socialistes le plus souvent) ou la guérilla marxiste. Les Brésiliens retiendront cette période sous le doux nom des « Années de plomb ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1974, le bipartisme imposé par la junte, qui privilégiait toujours le candidat des militaires (le parti « d’opposition » étant un leurre) vit Ernesto Geisel prendre les rênes de l’Etat. Ce luthérien d’origine allemande, fin connaisseur de l’extraction pétrolière (il dirigea plusieurs raffineries), fit beaucoup pour redorer l’image du Brésil à l’international. Il rétablit des relations diplomatiques avec la Chine communiste (ce qui passa mal auprès de certains), signa des contrats énergétiques avec l’Allemagne, et commença (tout doucement) à détendre le régime. Bien qu’il ne perdît pas le nord, puisqu’il ordonna personnellement l’élimination d’éléments « dangereux et subversifs » selon un rapport déclassifié de la CIA (parut dans <em>L’Orient du Jour</em>). On le soupçonne également d’avoir fait enlever, torturer, et exécuter le journaliste communiste Vladimir Herzog, bien que la responsabilité fût rejetée sur un autre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/viollet-le-duc-le-sauveur-conteste-de-notre-dame-de-paris/24/04/2019/">Viollet-le-Duc : le sauveur contesté de Notre-Dame de Paris</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Enfin, de 1979 à 1985, João Figueiredo, dernier militaire à diriger le Brésil, continua la démocratisation (<em>Abuerta</em>). Ancien chef des services secrets, il signa dès le début de son mandat une loi d’amnistie pour les « crimes politiques ». Empêchant de fait les militaires et policiers impliqués dans la torture ou les exécutions d’être poursuivis, relevons que cette loi concernait également la guérilla marxiste. En 1985, la pression populaire ainsi que le fort soutien à l’opposition démocratique précipitent la fin du régime.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Avec 400 morts officiels, le bilan de la dictature brésilienne est moindre que dans d’autres pays d’Amérique Latine, cependant n’oublions pas les milliers de personnes emprisonnées et torturées, parfois à tort…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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