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	<title>Cinéma - Billet de France</title>
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	<title>Cinéma - Billet de France</title>
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		<title>Alain Delon : un des piliers de l’indépendance culturelle française</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Valère de Sinety]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 14:29:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Alain Delon]]></category>
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		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 21/08/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/alain-delon-un-des-piliers-de-lindependance-culturelle-francaise/21/08/2024/">Alain Delon : un des piliers de l’indépendance culturelle française</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Ce dimanche 18 août, Dieu, ultime metteur en scène, a fait résonner le clap de fin d’une des plus belles séquences de l’histoire du Cinéma, qui aura duré 88 ans et 9 mois, une séquence nommée Alain Delon. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Revenons sur l’incroyable histoire de l’homme qui, au-delà de sa carrière exceptionnelle, est devenu l’un des piliers de notre culture populaire, de toute une industrie, et par extension, de l’influence culturelle française d’après-guerre. Laissons sa vie familiale et les affaires judiciaires dont il a été l’objet aux faquins qui en sont à la hauteur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>De l’Indochine aux plateaux de cinéma</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Alain Delon, c’est d’abord une carrière qui débute à la fin des années 50, à son retour d’Indochine, par quelques apparitions devant la caméra de Michel Boisrond, ou devant celles des frères Allégret. C’est également le moment de sa rencontre avec Romy Schneider, avec <em>Christine</em> (1958), dans un style, pour l’instant, très « cinéma de papa ». Puis vient l’année 1960, un tournant doublement décisif, avec d’une part la rencontre de René Clément, pour <em>Plein Soleil, </em>qui immortalise le bleu d’un regard, en Technicolor, sous la chaleur de l’été sicilien. C’est d’autre part la première collaboration avec Luchino Visconti, dans <em>Rocco et ses frères</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/alain-delon-un-guepard-qui-rejoint-les-etoiles/19/08/2024/">Alain Delon : un Guépard qui rejoint les étoiles </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Delon devient simultanément le jeune premier le plus en vogue du cinéma français, et une icône de la nouvelle vague italienne. En somme, c’est l’avènement d’une superstar. S’ensuivent au début des années 60 des partages d’affiche prestigieux, notamment dans <em>Les Félins</em> (1964), où il est le chauffeur, et plus si affinités, de Jane Fonda, ou encore dans <em>Mélodie en sous-sol </em>(1963), où il rencontre Jean Gabin pour un braquage à couper le souffle sur la Côte d’Azur. C’est une époque de grands rôles populaires, à l’image du héros de cape et d’épées qu’il incarne dans <em>La tulipe noire</em> (1964).</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Enfin, s’il y a bien un événement qui marque ce début de décennie, c’est la deuxième collaboration avec Luchino Visconti, pour <em>Le Guépard</em>, Palme d’or 1963. Le maître italien choisit un fauve français pour incarner son Tancrède. Le charme de Claudia Cardinale, la musique de Nino Rota, le regard désabusé de Burt Lancaster, Delon a tout dompté. L&rsquo;œuvre entière semble tourner autour de l’être de lumière qu’il compose. Il faut attendre 1967 pour qu’une nouvelle rencontre décisive se produise, cette fois-ci avec Jean-Pierre Melville, pour le cultissime <em>Le Samouraï</em>, où il se fond parfaitement dans l’uniforme Melvillien : trench &amp; borsalino.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Deux ans plus tard, à l’occasion de retrouvailles très médiatisées avec Romy Schneider, il s’offre son rôle le plus sensuel dans <em>La Piscine</em> (1969). A la même période, décidément faste, il retrouve Henri Verneuil pour un trio avec Jean Gabin et Lino Ventura. Distribué par la Fox, avec un casting de rêve sur une musique d’Ennio Morricone, <em>Le clan des Siciliens</em> (1969) est LA superproduction française de la décennie. Alain Delon est au sommet de sa carrière.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les années 70 s’ouvrent sur un premier partage d’affiche avec son alter ego, Jean-Paul Belmondo. Avec <em>Borsalino</em> (1970), les deux champions du box-office nous offrent un duo ténébreux-gouailleur irrésistible, avec le Marseille des années 30 en toile de fond. La suite est marquée par un travail acharné, à raison de quatre à cinq films par an, mais avec de moins en moins de fulgurances, si ce n’est dans <em>Le Professeur</em> (1972), ou <em>Monsieur Klein</em> (1976).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI →<a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/la-saveur-du-vin-une-identite-francaise/19/06/2024/"> La saveur du vin, une identité française </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l’orée des années 80, au milieu de la quarantaine, le fauve a pris de l’âge, et s’installe au fur et à mesure dans son personnage de flic, sorte de double taiseux de Bebel, dans la même dynamique que lui à l’époque. Il nous offre une dernière apparition en 2008, dans le nullissime <em>Astérix et Obélix aux Jeux olympiques</em>. Notons tout de même, pour nous consoler, qu’il est la seule étincelle d’humour et de charisme dans ce film désespérément vide et ennuyeux. « Avé lui ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une classe à la française</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En résumé, le phénomène Delon, c’est d’abord une présence unique à l’écran, un charisme étrange, viril et mystérieux, puis angélique et enfantin la seconde d’après. C’est un soleil froid, énigmatique parfois, charmeur toujours. Disons-le également, sa carrière n’aurait pas été la même s’il ne s’était pas retrouvé devant la caméra, à chaque fois envoûtée, des plus grands cinéastes de son temps. Luchino Visconti, Jean-Pierre Melville, Henri Verneuil, Michelangelo Antonioni, et bien sûr René Clément, ont tous contribué, par la maestria de leur mise en scène, à souligner ce regard, à sublimer cette beauté surnaturelle.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Enfin, la meilleure manière de lui rendre hommage est peut-être de rappeler son importance culturelle pour notre pays, car Alain Delon est toujours resté fidèle à la France. En refusant de prendre la succession de Sean Connery dans la saga James Bond, ou encore de jouer Michael Corleone dans <em>Le Parrain </em>(1972), il n’a pas daigné entamer la carrière hollywoodienne qui s’offrait à lui. Il a préféré régner sur le box-office hexagonal, en partage avec Jean-Paul Belmondo, Louis de Funès et quelques autres. C’est d’une importance capitale dans l’histoire du cinéma français, car sans son propre <em>star system</em>, c’est toute une industrie qui aurait manqué de viabilité, et se serait laissée coloniser par Hollywood, comme cela a été le cas partout ailleurs en Europe.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI →<a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/edouard-corniglion-molinier-linsouciance-dun-chevalier-du-ciel/29/11/2023/"> Édouard Corniglion-Molinier : l’insouciance d’un chevalier du ciel </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour preuve, dans les années 60, deux films sur trois dépassant le million d’entrées dans l&rsquo;hexagone sont des productions françaises. Au début des années 90, le rapport de force s’inverse, les productions américaines deviennent dominantes, et le pays qui a inventé le cinéma devient minoritaire sur son propre sol. Voir s’éteindre Alain Delon, c’est donc le triste rappel que notre cher cinéma national n’a plus de stars pour se maintenir à flot. Voilà la preuve qu’il n’était pas seulement, comme nous l’avons entendu ces derniers jours, un visage de la France à l’étranger, un ambassadeur de notre art de vivre, il était aussi l’un des piliers de notre indépendance culturelle, cette fameuse « exception française » que nous devons plus que jamais chérir et protéger.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Remercions l’homme qui, au cours de ses plus de soixante années de carrière, nous a fait tant rêver. Ne soyons pas tristes, car longtemps après son départ, il restera imprimé sur la pellicule, privilège de l’acteur qui peut toucher du doigt l’éternité, mais réjouissons-nous surtout de le savoir enfin libéré. « Je partirai tranquille, je ne regretterai rien et surtout pas cette époque de merde ». Alain Delon<a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=1920.html">.</a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Alain Delon : un Guépard qui rejoint les étoiles</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/alain-delon-un-guepard-qui-rejoint-les-etoiles/19/08/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaël Lahlou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Aug 2024 07:19:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Alain Delon]]></category>
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		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 19/08/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/alain-delon-un-guepard-qui-rejoint-les-etoiles/19/08/2024/">Alain Delon : un Guépard qui rejoint les étoiles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le 18 août 2024, Alain Delon s&rsquo;éteignait dans sa 89e année. Un Guépard qui aura marqué à jamais le cinéma français.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">18 août 2024. Mort d&rsquo;Alain Delon. Un certain bleu s&rsquo;efface. S&rsquo;estompe. Sans s&rsquo;éteindre. Entre regard et élément terrestre ou céleste. Cela laisse d&rsquo;un seul coup triste. Plus que triste.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il fut un géant livré aux hyènes; aujourd&rsquo;hui, solitaire et immense, un Guépard rejoint les étoiles, les siennes, plus hautes: aux assurances et certitudes moins éphémères. C&rsquo;était un beau format d&rsquo;homme, et plus que cela: une présence féline à l&rsquo;écran. Une présence mystérieuse, féline toujours et vive, et libre: hors de l&rsquo;écran. Qui et quoi donc? Un être aux dimensions étranges, marqué par l&rsquo;étrangeté vivante.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI →<a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/edouard-corniglion-molinier-linsouciance-dun-chevalier-du-ciel/29/11/2023/"> Édouard Corniglion-Molinier : l’insouciance d’un chevalier du ciel </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L&rsquo;un des derniers comédiens légendaires à la française. Et l&rsquo;un des rares modèles de comédien français à la franche dimension complète et internationale. Il préférait utiliser un autre mot pour mieux qualifier et définir son métier ou sa carrière, tout son art complexe de traverser la vie et d&rsquo;incarner un rôle, en vivant ce rôle; pour fixer son travail donc, pleinement, il le sentait et le disait comme étant justement: celui de l&rsquo;acteur. Acteur, soit. Il l&rsquo;était, au sens qu&rsquo;il y entendait et souhaitait. Il précisait: « Je suis un acteur. Un comédien joue, il passe des années à apprendre, alors que l’acteur vit. Moi, j’ai toujours vécu mes rôles. Je n’ai jamais joué. Un acteur est un accident. Je suis un accident. Ma vie est un accident. Ma carrière est un accident &#8230; »</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un accident passé par l&rsquo;Indochine. Par la fascination qu&rsquo;il avait pour John Garfield. Passé aussi par René Clément, par Luchino Visconti, par Melville autant que par Losey, en fait: par tant d&rsquo;autres&#8230; Un accident raciné ou engagé, bouleversé dans l&rsquo;amitié et la complicité complexe avec d&rsquo;autres acteurs, actrices ou comédiens. Un accident face à son public, aussi.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Minéral bouleversant ou subtil, sensible aussi, et superbe, il incarnait, isolé et tenace, un monde par lui-même. Un homme arrivé à la puissance et présence d&rsquo;un mythe. Il était aussi en partie un Corse, et y tenant. Avant tout, peut-être, un homme fidèle en amitiés, et à l&rsquo;amitié.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI →<a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/christiane-desroches-noblecourt-une-vie-pour-la-preservation-du-patrimoine-de-lhumanite/15/12/2023/"> Christiane Desroches Noblecourt : une vie pour la préservation du patrimoine de l’humanité </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Je pense aujourd&rsquo;hui à José Giovanni, à Henri Verneuil, à Georges Lautner&#8230; A bien d&rsquo;autres qui furent proches de lui, à Robert Enrico aussi, qui en fit un immortel Aventurier. Allons, à Dieu, Alain Delon !</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour comprendre Alain Delon, il faut relire son portrait par Pascal Jardin, et méditer peut-être cette phrase de Michel Audiard: « Alain Delon est beau comme le Narcisse et malheureux comme les pierres. » Ce qui ne l&#8217;empêchait ni d&rsquo;être grand ni d&rsquo;être émouvant. Princier, populaire, contradictoire. Unique. Souriant et captif de ses larmes&#8230;</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il connaît sans nul doute la paix et, enfin, l&rsquo;accueil : du très tendre silence.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>James Bond &#8211; «Mourir peut attendre» : woke ou conservateur ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/james-bond-mourir-peut-attendre-woke-ou-conservateur/19/11/2021/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/james-bond-mourir-peut-attendre-woke-ou-conservateur/19/11/2021/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Augustin Herbet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Nov 2021 15:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Conservatisme]]></category>
		<category><![CDATA[James Bond]]></category>
		<category><![CDATA[Mourir peut attendre]]></category>
		<category><![CDATA[Wokisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6393</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 19/11/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/james-bond-mourir-peut-attendre-woke-ou-conservateur/19/11/2021/">James Bond &#8211; «Mourir peut attendre» : woke ou conservateur ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Avec plus de 3,6 millions d&rsquo;entrées depuis sa sortie le 06 octobre 2021, le dernier James Bond, <em>Mourir peut attendre </em>est un véritable succès. Pourtant celui-ci a été sévèrement attaqué sur le plan idéologique, accusé de promouvoir le «wokisme».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il est le film le plus vu de l&rsquo;année 2021 et pourtant les</span> <u><a href="https://www.lci.fr/culture/film-critique-007-on-a-vu-mourir-peut-attendre-le-james-bond-woke-avec-daniel-craig-que-les-puristes-vont-detester-2197560.html">critiques</a></u> <span style="color: #000000;">ont été sévères&nbsp;à son encontre. Les arguments pour définir James Bond comme « woke » sont assez simples : le nouveau 007, l’agent Nomi est une femme noire, Q l’informaticien geek concepteur de gadgets, dit « il » pour parler d’un de ses <em>dates</em> et James Bond est passé d’une logique hyper-virile à une logique où celui-ci vit des histoires d’amour et en souffre. Passons sur le premier argument qui, à moins d’adopter une vision strictement racialiste anglo-saxonne, est curieux. L’agent Nomi n’est clairement pas là parce qu’elle est une femme noire mais parce qu’elle est efficace. En outre, les agents secrets femmes ne sont pas une innovation révolutionnaire, le néologisme de « she-intelligencer » pour désigner les espionnes remonte au XVIIème siècle en Angleterre. A ce titre, citons le personnage d&rsquo;Alexandre&nbsp;Dumas, Milady de Win­ter ou encore Mar­ga­rita Gee­truide Zelle, une néerlandaise fusillée&nbsp;pour espionnage.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>James Bond, le conservateur</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Mais au-delà, <em>Mourir peut attendre</em> se révèle comme un bel hommage à la tradition. Tout d’abord,</span> <u><a href="https://www.lci.fr/culture/film-critique-007-on-a-vu-mourir-peut-attendre-le-james-bond-woke-avec-daniel-craig-que-les-puristes-vont-detester-2197560.html">LCI</a></u> <span style="color: #000000;">a raison de noter que&nbsp;: le personnage finit par être en couple avec Madeleine&nbsp;; que celui-ci découvre qu’il a une fille Mathilde&nbsp;; qu&rsquo;il ne se bat plus uniquement pour lui-même et pour le service de Sa Majesté mais aussi pour sa famille. Ainsi, Bond se rapproche de cette éthique de Chesterton&nbsp;: « <em>Le vrai soldat ne se bat pas parce qu&rsquo;il haït ceux qui sont en face de lui, mais parce qu&rsquo;il aime ceux qui sont derrière lui</em>. ». On pourrait même faire le lien avec la manière dont l’Eglise catholique a tenté de christianiser la chevalerie en régulant la violence via la trêve et la paix de Dieu. James Bond se bat pour défendre le modèle occidental libéral contre une menace mal identifiée mais clairement nihiliste (le principal méchant Lyutsifer Safin) et contre une organisation – Spectre – habitée par une hubris démentielle. Une vision assez conservatrice.&nbsp;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Enfin et surtout, James Bond est une ode au sacrifice. Infecté par le poison qui tuerait Madeleine et Mathilde s&rsquo;il les approche, Bond décide de rester pour s’assurer que les missiles détruiront le complexe d’armes biologiques comme une statue d’un général livrant son ultime bataille. Il est également une ode à la transmission lorsque les différents membres du MI6 (M le chef du MI6, l’agent Nomi 007 et Q se remémorent James Bond. Ces derniers insistent sur la définition traditionnelle du héros depuis l’Iliade qui est, que mieux vaut parfois une vie courte et pleine d’éclats qu’une vie longue n’accomplissant rien. Un autre exemple caractérise cette transmission : lorsque Madeleine raconte l’histoire de James Bond à leur fille. Cette scène montre que l’héroïsme va avec le souvenir du héros.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au fond, James bond raconte l’histoire d’un « conservatisme éclairé » qui ne se pose pas la question de ce qu’il défend mais y adhère, qui honore ses héros et crée des mythes pouvant être porté de nouveau comme le matricule 007 car ils incarnent un idéal.<strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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<p><center></p>
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		<title>Vers un réenchantement du cinéma français ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/vers-un-reenchantement-du-cinema-francais/20/05/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 May 2021 14:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma d’anticipation]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma d’horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinématographie]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 20/05/2021</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le cinéma français actuel se résume souvent à des comédies plus ou moins gênantes et à des films d’auteurs interminables et sans âme. Parfois, les réalisateurs dressent un tableau des mœurs nouvelles (féminisme, LGBT, antiracistes,…) afin d’obtenir de belles subventions du CNC. Condamné par ses seules errances, le cinéma français semble toutefois s’offrir un renouveau dans des genres oubliés de notre pays mais très fréquents partout ailleurs en Europe et Outre-Atlantique. Une nouvelle vague de cinéastes est prête à r</strong><strong>éenchanter nos salles obscures pour notre plus grand plaisir afin de faire renaître notre patrimoine horrifique, fantastique et de science-fiction.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La France peut se targuer non seulement d’être la nation qui enfanta le septième art, mais aussi celle qui le sublima grâce au travail d’un magicien de la pellicule : Georges Méliès. Qualifié par Charlie Chaplin « d’alchimiste de la lumière », Méliès est connu pour ses films féeriques et horrifiques. De <em>Cendrillon</em> (1899) à <em>Barbe-Bleue</em> (1901) en passant par <em>Le Manoir du Diable</em> (1896) ou encore <em>Le Voyage dans la Lune</em> (1902), Méliès préfigure au travers de ses 600 films les bases des films historiques, d’anticipations, fantastiques et d’horreurs. Par la suite de nombreux cinéastes reprendront ces thèmes majeurs afin de développer les différents genres.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour le cinéma d’horreur, nous pouvons citer <em>Belphégor</em> (1927/Desfontaines) ; <em>La Charrette fantôme</em> (1940/Duvivier) ou encore <em>Les Yeux sans visage</em> (1960/Franju)</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour le cinéma fantastique, nous pouvons citer <em>La Belle et la Bête</em> (1946/Cocteau) ; <em>Sylvie et les fantômes</em> (1946/Autant-Lara) ou encore <em>Peau d’âne</em> (1970-Demy)</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Enfin pour le cinéma d’anticipation, plus généralement de science-fiction, nous pouvons citer <em>Paris qui dort</em> (1925/Clair) ; <em>Le Monde tremblera</em> (1939/Pottier) ou encore <em>Hibernatus</em> (1969/Molinaro)</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ces films, qui étaient monnaie courante il y a encore quelques décennies ont, par la suite, disparu au profit de mouvements cinématographiques s’engageant dans la critique sociale et délaissant les « superstitions d’un monde révolu ». La crise de mai 68 en est certainement pour beaucoup, préférant au fil des années la transgression du sexe, de l’argent et de l’alcool dans les salles face à celles que pouvaient être la peur et l’altérité autant physique qu’intellectuelle. Si la tradition fantastique française a perduré à la marge (notamment avec la trilogie des appartements de Roman Polanski) nos genres adorés se sont volatilisés pendant quelques décennies . Mais depuis la fin des années 90 l’horreur, la science-fiction et le fantastique refont une entrée fracassante dans le paysage cinématographique français.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un renouveau récent de genres chéris à l’international</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nourri par la société américaine avec ses fantasmes et ses craintes, le cinéma français a récupéré les genres auxquels il a donné naissance. En la personne de Luc Besson, la science-fiction a repris ses lettres de noblesse, tantôt en nous livrant un space-opéra épique (<em>Le Cinquième élément</em>, 1997), tantôt en nous émerveillant au travers d’une fable écologique, parfois à la frontière du fantastique (<em>Valérian et la Cité des mille planètes</em>, 2017). La féérie reprend aussi son cours avec <em>Angel-A</em> (2005), histoire trépidante d’un ange essayant par tous les moyens d’aider son protégé ; mais aussi au travers de la vie d’un enfant tombé amoureux d’une princesse d’un autre monde (<em>Arthur et les Minimoys,</em> 2006-2010).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Grâce à de nombreux cinéastes, l’horreur et l’étrange retrouvent eux aussi le chemin de nos salles. Alexandre Aja (<em>Haute tension,</em> 2003 et <em>La colline a des yeux,</em> 2006 [remake]), Pascal Laugier (<em>Martyrs,</em> 2008 et <em>Ghostland,</em> 2018), Julien Maury et Alexandre Bustillo (<em>Livide,</em> 2011, <em>Leatherface,</em> 2017) ou encore Julia Ducournau (<em>Grave,</em> 2016) sont autant de noms encore peu connus du grand public mais célèbres dans leur milieu qui permettent au cinéma horrifique français de reprendre du « poil de la bête » sur la scène internationale. Au travers d’une esthétique nouvelle et inspirée, bien souvent du cinéma américain, ces cinéastes nous font découvrir une nouvelle manière d’aborder les problématiques horrifiques et leurs liens avec les névroses de nos sociétés contemporaines. Le <em>New French Extremism</em>, nouveau sous-genre consacré et se caractérisant par des films d’une violence inouïe et d’une incroyable transgression (à l’instar d’<em>Irréversible</em> de Gaspard Noé/2002) démontre l’engouement de nombreux pays, maîtres de l’horreur (États-Unis, Espagne, Royaume-Uni, Japon), pour la <em>French touch</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un regain de ces genres explicable par une toute nouvelle génération de cinéastes biberonnés aux sagas américaines et britanniques (de Freddy, <em>Les griffes de la nuit </em>à Halloween en passant pour les plus jeunes par <em>Harry Potter</em> et <em>Le Seigneur des anneaux</em>) délaissant une partie du cinéma parfois trop suffisant de la Nouvelle vague pour revenir aux sources de la cinématographie. Une manière de réenchanter un monde trop obscur au moyen d’une catharsis à pellicule. Depuis lors, les films se démultiplient, de même que les sociétés de production et de distribution s’inspirant notamment de Blumhouse Productions (<em>Darklight content</em>, <em>Parasomnia</em>) tandis qu’un festival couronne depuis 1994 les chefs-d’œuvre du genre (Festival international du film fantastique de Gérardmer).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une petite liste des prochaines sorties :</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Après une dose de théorie, la pratique s’impose. Cette année les films horrifiques et de science-fiction sont à l’honneur. A vos agendas !*</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;"><em>Oxygène</em> d&rsquo;Alexandre Aja (disponible sur Netflix) : Une femme (Mélanie Laurent) se réveille dans un caisson cryogénique. Elle ignore qui elle est et pourquoi elle se trouve là. Une fin infiniment surprenante, un petit chef-d’œuvre.</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><em>Méandre</em> de Mathieu Turi (26 mai 2021) : Une femme se réveille dans un tube qui est rempli de pièges. Une seule solution : avancer ou mourir. (avec Gaia Weiss)</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><em>La Nué</em>e de Just Philippot (16 juin 2021) : Une agricultrice se lance dans le business de la sauterelle alimentaire. Mais un lien étrange semble lier cette mère avec ses insectes. (avec Suliane Brahim et Marie Narbonne)</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><em>The Deep house</em> d&rsquo;Alexandre Bustillo et Julien Maury (30 juin 2021) : Un couple spécialisé dans l’urbex visite une maison hantée ensevelie sous un lac artificiel. Ça tourne mal. (avec Camille Rowe et James Jagger)</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><em>Teddy</em> de Ludovic et Zohan Boukherma (30 juin 2021) : Un jeune homme se fait griffer par une bête et est pris de pulsions animales. Les loups-garous de Thiercelieux sur grand écran. (avec Anthony Bajon, Christine Gautier et Noémie Lvovsky)</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><em>Titane</em> de Julia Ducournau (courant 2021) : Un père retrouve son fils qui a disparu il y a 10 ans. Des meurtres se produisent au même moment dans la région. Ces deux évènements sont-ils liés ? (avec Vincent Lindon, Agathe Rousselle et Dominique Frot).</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><em>Ogre</em> d&rsquo;Arnaud Malherbe (prochainement) : Une institutrice s’installe avec son fils en Bretagne et tombe amoureuse d’un médecin. Bientôt un enfant est enlevé et des troupeaux sont meurtris par une bête (avec Ana Girardot, Giovanni Pucci et Samuel Jouy)</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><em>Le Calendrier</em> de Patrick Ridremont (1er décembre 2021) : Une femme paraplégique reçoit pour son anniversaire un calendrier de l’Avent. Les surprises ne sont pas toutes heureuses… (avec Eugénie Derouand et Honorine Magnier)</span></li>
</ul>
<p><span style="color: #000000;">Et n’oubliez pas : « <em>Seul le fantastique a des chances d’être vrai</em> » Pierre Teilhard de Chardin</span></p>
<p><span style="color: #000000;">* NDLR : liste établie sur la base de l’article : La French touch du cinéma d’horreur va-t-elle enfin s’imposer ? Le Point POP</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Arsène Lupin : la France à l’honneur sur Netflix ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/arsene-lupin-la-france-a-lhonneur-sur-netflix/15/02/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Paul Requin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 15:53:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Arsène Lupin]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Leblanc]]></category>
		<category><![CDATA[Netflix]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Sy]]></category>
		<category><![CDATA[Série]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La série Netflix dans laquelle joue l’acteur français Omar Sy a été saluée aux États-Unis....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>La série Netflix dans laquelle joue l’acteur français Omar Sy a été saluée aux États-Unis. En France, sa critique est plus mitigée.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Revenons sur une des grandes actualités du moment : la série Arsène Lupin. Celle-ci aurait apparemment obtenu un franc succès. Grâce à cette nouvelle production, la France s’est hissée fièrement à la tête des classements de nombreux pays comme les États-Unis. Pour autant, cela signifie-t-il que notre pays soit vraiment mis à l’honneur ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Penchons-nous sur cette fameuse série. Tout le monde connait ce fantastique personnage éponyme créé en 1905 par le romancier Maurice Leblanc. La série de romans met en scène le « voleur gentleman » Arsène Lupin, avec ses idées anarchistes et ses bonnes manières, un homme qui s’amuse à voler des voleurs qui se sont enrichis illégalement sur le dos d’honnêtes gens. Un éloge français. Mais un problème subsiste. Le héros, Assane Diop, interprété par Omar Sy, ne fait guère penser à un membre de la haute bourgeoisie française ; le nom seul, d’ailleurs, suggère le contraire. Le choix de l’acteur laisse également à désirer, malgré le talent d&rsquo;Omar Sy.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que nos amis d’outre-Atlantique s’amusent à faire de l’appropriation culturelle en déversant leur idéologie en France. À titre d’exemple, il est possible de citer l’excellent film sur Jeanne d’Arc ou encore la récente série sur la Reine Victoria, où le choix des acteurs rencontre le même souci que dans la série Lupin.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Parmi les autres critiques, certains ont développé le fait qu’une série ne pouvait pas être transposée d’une époque à l’autre. La réponse est plus complexe. Certaines séries peuvent très bien s’immiscer dans un cadre plus moderne, c’est par exemple le cas de l’excellente série Sherlock. Le problème de la série Lupin n’est pas qu’une question de contexte, car la série est faite de telle sorte que le nouveau Lupin des cités est le nouveau gentleman des temps modernes. La queue de pie de soirée et le porte cigarette semblent avoir laissé leur place au jogging et au joint. Cette mise-en-scène ridicule, qui veut évidemment souligner la dureté pour des étrangers de s’intégrer dans un pays où la population semble si hostile vis-à-vis de ces expatriés, convient parfaitement à Omar Sy. Celui-ci n’en est pas à son premier rôle dans ce genre de film comme l&rsquo;a montré <em>Intouchables</em> en 2011.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette série est, encore une fois, un autre instrument de l’idéologie mortifère qui règne actuellement dans le pays. Certains veulent montrer que les immigrés sont plus élégants et gentlemen que le reste de la population. Ce genre de méthode n’est pas nouveau puisque les plateformes de diffusion comme Netflix ou Amazon Prime ne produisent désormais plus que du contenu similaire. Peu importe le thème, l’époque, le contexte, il est difficile de laisser passer 5 minutes sans voir une « étrangeté » sur notre écran.</span><br />
<span style="color: #000000;">Mais alors que faire ? Malheureusement, il n’y a pas de solution magique. Peut-être que les Français devraient déjà essayer de se passer de Netflix et retourner, si ce n’est déjà fait, à la lecture comme l&rsquo;a dernièrement encouragé le ministre Bruno Lemaire. Les livres d’Arsène Lupin ont un vrai intérêt qui, au-delà du coté littéraire, permettent de redécouvrir une époque intéressante de l’Histoire de France. Bref, comme l’énonçait Coluche en son temps: « <em>Arrêtez d’écouter la télé et de regarder la radio !</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Lire les critiques des spectateurs d’AlloCiné</span> <a href="https://www.allocine.fr/series/ficheserie-22302/critiques/">ici</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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<p><center></p>
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		<title>Pierre Schoendoerffer : le cinéaste de guerre</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 22:20:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Indochine]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Schoendoerffer]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=1496</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/11/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : le cinéaste de guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Pierre Schoendoerffer est un romancier, réalisateur, documentariste et scénariste français. Lauréat de l’Académie française, il est le réalisateur de films à succès tels que <em>La 317ème section</em>, <em>Le Crabe-tambour</em> ou encore <em>Diên Biên Phu</em>. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 5 mai 1928 à Chamalières dans le Puy-de-Dôme, Pierre Schoendoerffer est l’avant dernier d’une famille de cinq enfants. D’origine alsacienne, son père est ingénieur de l’Ecole centrale et travaille chez Michelin à Clermont-Ferrand. Durant la Seconde guerre mondiale, sa famille déménage à Annecy. C’est au lycée que le jeune Pierre se prend de passion pour <em>Fortune Carrée</em>, roman du journaliste et aventurier Joseph Kessel dans lequel il trouve la passion de l’aventure. Son rêve est de devenir marin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/henri-de-foucaucourt-portrait-dun-officier-banquier-journaliste-et-moine-francais-epris-daventure/18/12/2020/">Henri de Foucaucourt, portrait d’un officier, banquier, journaliste et moine français épris d’aventure</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Cinéaste de guerre en Indochine</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un temps passionné par la mer, il s’engage à 19 ans à bord d’un caboteur suédois comme matelot avec lequel il navigue principalement en mer Baltique et en mer du Nord. Son service militaire l’oblige à rentrer en France. En lisant la presse, il apprend le décès d’un caméraman de l’armée découvrant ainsi l’existence du service cinématographique des armées. Il décide de se porter volontaire pour le « remplacer ». </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Brièvement formé au fort d’Ivry, il part en Indochine en 1952 comme opérateur pour le Service Cinématographique des Armées (SCA). Son statut lui permet de voyager sur les différents théâtres d’opérations militaires français en Indochine. Il filme la réalité de la guerre jusqu’à sa capture en 1954 à Diên Biên Phu, bataille qui marque la fin de la colonisation française en Asie. Comme plus de 11 000 soldats, il subira les camps de rééducation du Viêt Minh.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_1504" aria-describedby="caption-attachment-1504" style="width: 520px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-1504 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/11/AVT_Pierre-Schoendoerffer_6328.jpg?resize=520%2C326&#038;ssl=1" alt="" width="520" height="326" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/11/AVT_Pierre-Schoendoerffer_6328.jpg?w=520&amp;ssl=1 520w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/11/AVT_Pierre-Schoendoerffer_6328.jpg?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 520px) 100vw, 520px" /><figcaption id="caption-attachment-1504" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pierre Schoendoerffer en Indochine</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Des débuts difficiles au cinéma</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Libéré à l’été 1954 et démobilisé sur place dans la foulée, il reste en Indochine où il devient photographe pour Paris-Match notamment. Il décide d’achever son tour du monde en rentrant en France par l’Est. De retour en métropole, il devient journaliste et voyage au Maroc et en Algérie qui commence à connaître quelques tensions. Lors d’un séjour à Hong-Kong, il rencontre Joseph Kessel – son idole de jeunesse – qui accepte de l’aider dans le monde du cinéma encore fermé. Grâce à lui, il tourne en 1956 en Afghanistan le film documentaire que Joseph Kessel a écrit : <em>La Passe du diable</em>. Le film ne sort commercialement qu’en 1958.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jules-brunet-portrait-du-veritable-dernier-samourai-francais/12/11/2020/">Jules Brunet : portrait du véritable « dernier Samouraï » français</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La même année, Pierre Schoendoerffer réalise <em>Ramuntcho</em> puis en 1959, <em>Pêcheur d’Islande</em>. Ces deux films ne rencontrent pas l’effet escompté mais le producteur –  fasciné par le parcours de son réalisateur –  tient bon. En 1963, il écrit <em>La 317<sup>e</sup> section</em>. L’adaptation cinématographique sort en 1965. Le film qui met en scène une section de l’armée française durant la guerre d’Indochine est un succès. En revanche, les conditions de tournage ont été rustiques. « <em>J&rsquo;ai imposé à tout le monde la vie militaire</em>, dira le cinéaste.<em> Un film sur la guerre ne peut pas se faire dans le confort. Tous les matins, nous nous levions à 5 h et nous partions en expédition à travers la jungle. Nous étions ravitaillés par avion toutes les semaines. La pellicule était expédiée à Paris dans les mêmes conditions. De là-bas, on nous répondait télégraphiquement &lsquo;Bon&rsquo; ou  »pas Bon » </em><em>». </em>Le film obtient le prix du scénario au Festival de Cannes en 1965.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_1502" aria-describedby="caption-attachment-1502" style="width: 533px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-1502 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/11/51221-3.jpg?resize=533%2C400&#038;ssl=1" alt="" width="533" height="400" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/11/51221-3.jpg?w=533&amp;ssl=1 533w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/11/51221-3.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 533px) 100vw, 533px" /><figcaption id="caption-attachment-1502" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pierre Schoendoerffer en tournage de La 317ème section en 1964</span></figcaption></figure>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un réalisateur et écrivain reconnu</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A partir de cette époque, Pierre Schoendoerffer se fait connaître. En 1967, son film documentaire <em>La Section Anderson</em> qui  raconte la vie d’une section de marines engagée au Vietnam, remporte en 1968 l’Oscar du meilleur film documentaire. En 1969, il reçoit le prix Interallié pour <em>L’Adieu au roi</em>. Le scénariste John Millius le portera à l’écran en 1989 et s’en inspirera grandement lorsqu’il écrira <em>Apocalypse Now</em> en 1979. En 1976, son roman <em>Le Crabe-tambour</em> obtient le grand prix du roman de l’Académie française. Adapté au cinéma l’année suivante, le film reçoit trois Césars en 1978.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/bernard-cabiro-portrait-dun-ancien-combattant-de-la-legion-etrangere/02/06/2020/">Bernard Cabiro : portrait d’un ancien combattant de la Légion étrangère</a></span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1992, c’est au tour de son film Diên Biên Phu de sortir. Tourné au Vietnam avec la participation de l’armée vietnamienne, il est son film le plus ambitieux. Là-haut, un roi au-dessus des nuages, vient couronner son œuvre de l’empire colonial français déchu. En 2007, il s’envole pour l’Afghanistan – un demi-siècle après le tournage de <em>La Passe du diable</em> – sur invitation du 1<sup>er</sup> régiment de chasseurs parachutistes (1<sup>er</sup> RCP) dont il est le soldat de 1<sup>ère</sup> classe d’honneur. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pierre Schoendoerffer décède le 14 mars 2012 à l’hôpital militaire de Percy suite à une opération chirurgicale quelques jours auparavant. Un hommage lui est rendu le 19 mars – jour de son parachutage sur Diên Biën Phu – aux Invalides. Il repose à la division 17 du cimetière de Montparnasse à Paris.</span></p>
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<figure id="attachment_1500" aria-describedby="caption-attachment-1500" style="width: 622px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-1500 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/11/Pierre-Schoendoerffer-une-vie-de-cinema.jpg?resize=622%2C311&#038;ssl=1" alt="" width="622" height="311" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/11/Pierre-Schoendoerffer-une-vie-de-cinema.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/11/Pierre-Schoendoerffer-une-vie-de-cinema.jpg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 622px) 100vw, 622px" /><figcaption id="caption-attachment-1500" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pierre Schoendoerffer sur le plateau de Vivement dimanche en 2011</span></figcaption></figure>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Critique du personnage</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pierre Schoendoerffer est souvent critiqué pour le lien constant de son œuvre à ses souvenirs de guerre. « <em>J’ai connu la misère de l’homme. Les trois quarts de mes camarades sont morts. Et pour cela, je reste à jamais leur débiteur</em> » dira-t-il. L’axe central de son œuvre réside dans la perpétuation cinématographique du même thème légitimé par son statut de témoin des événements. Comme l’explique la spécialiste du cinéma de guerre et des représentations coloniales et postcoloniales Delphine Robic-Diaz</span><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">, le cinéma de Pierre Schoendoerffer « <em>finit par prendre la forme d’une spirale égocentrique concentrée autour de la figure du témoin, dont les manifestations redondantes limitent la portée collective</em> […] <em>La guerre d’Indochine n’est pas un sujet qui intéresse les Français. C’est une guerre trop lointaine</em> […] <em>chronologiquement coincée entre la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’Algérie, conflits plus préoccupants pour les métropolitains</em> ».</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/louis-bleriot-portrait-dun-pionnier-de-laviation/04/08/2019/">Louis Blériot : portrait d’un pionnier de l’aviation</a></span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pierre Schoendoerffer est le porte-parole de cette armée de disparus, perdants d’une épopée coloniale souvent méconnue des Français.</span></p>
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