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	<title>Laurent Obertone - Billet de France</title>
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	<title>Laurent Obertone - Billet de France</title>
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		<title>«Éloge de la force» : lorsque Laurent Obertone appelle les Français à «résister»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/eloge-de-la-force-lorsque-laurent-obertone-appelle-les-francais-a-resister/26/10/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2020 14:53:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions Ring]]></category>
		<category><![CDATA[Eloge de la force]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Obertone]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éloge de la force, le dernier ouvrage de Laurent Obertone, paru ce mois d’octobre aux...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/eloge-de-la-force-lorsque-laurent-obertone-appelle-les-francais-a-resister/26/10/2020/">«Éloge de la force» : lorsque Laurent Obertone appelle les Français à «résister»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong><em>Éloge de la force</em>, le dernier ouvrage de Laurent Obertone, paru ce mois d’octobre aux éditions Ring, ne laisse pas indifférent. Pire, il ne laisse pas indemne le lecteur qui ne sait pas encore que ses certitudes reposent sur un sable plus que jamais mouvant en ces temps d’orage.</strong> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tel Moïse recevant les Tables de la Loi sur le mont Sinaï, Obertone descend de sa montagne vers la foule hagarde pour lui remettre entre les mains un arsenal de combat sous la forme de dix lois, dix conditions pour retrouver l’essentiel : notre force. Une leçon de vie, ou de survie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un livre pour nous guérir</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Dans cet ouvrage, Laurent Obertone s’adresse à nous comme à des enfants. Prenant l’apparence d’une voix intérieure, l’auteur nous parle sans détour, nous tutoie pour mieux nous prendre au dépourvu. Il nous enrobe comme le fait celui qu’il ne cesse d’appeler «&nbsp;Big Brother&nbsp;», concept développé par George Orwell dans son roman <em>1984</em>, et qu’il désigne explicitement comme l’ennemi. En effet, enfermés dans nos illusions, nos conforts, nos rêves d’adolescents, nous n’arrivons plus à vivre le monde ou à le penser, nous le subissons et Big Brother entretient cet état léthargique. Il est le régisseur de nos consciences et de nos vies. Ainsi, nous sommes désormais les enfants gâtés d’un État qui nous rend consommateurs et spectateurs, qui nous cajole et nous caresse, mais qui n’est pas capable de nous protéger. Tocqueville rit dans sa tombe de nous voir creuser la nôtre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-temps-des-barbares-une-vertigineuse-odyssee/24/02/2020/">« Guérilla : le temps des barbares » : une vertigineuse odyssée</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Si cette situation est un symptôme de notre temps, l’auteur ne tarde pas à nous dévoiler quelle maladie en est la cause. Il s’agit avant tout de notre individualisme. Notre premier ennemi, c’est nous-même. L’auteur dépeint nos vices, nos lâchetés, nos faiblesses, et nous met devant un fait indéniable : nous ne sommes rien, ou bien peu face à un monde qui avance, sur une Terre qui compte des milliards d’anonymes, cette même Terre qui n’a pas attendu l’homme pour exister. Notre ego, notre naïveté, notre fierté mal placée sont mis au rebus, et il ne nous reste plus rien en entamant ce livre. Et l’auteur ne manque pas de nous rappeler que cette situation est le résultat de notre résignation : troupeau de moutons, grosses vaches, chiens serviles, voilà ce que nous sommes. Mais derrière l’animal domestiqué peut surgir la métamorphose des cloportes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>10 lois pour reconquérir</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Que reste-t-il quand nous sommes dépossédés de tout, même de notre propre pensée ? Tout l’enjeu de cet éloge est là, celui de faire remonter à la surface de notre inconscient ce qui fait la vraie valeur de la vie : la force. Cette vertu, rappelle l’auteur, a été reniée par notre société pour les mauvais atours qu’on lui prête : violence, orgueil, domination, haine. Pourtant elle est la clé de l’existence. A ce titre, les cinq premières lois que pose Laurent Obertone sont les conditions pour retrouver la force, et ainsi se réarmer face à nos démons : reconnaitre ses faiblesses, conjurer ses peurs, avoir de la volonté, retrouver l’indépendance et l’enracinement, voilà la véritable force.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> &nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-jour-ou-tout-sembrasa-un-scenario-realiste/11/01/2020/">« Guérilla : le jour où tout s’embrasa » : un scénario réaliste ?</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Mais une fois retrouvée, elle doit servir et en bien. Si ce discours semble sorti tout droit d’un conte de Tolkien – et l’auteur n’hésite pas à faire des parallèles avec <em>Le Seigneur des Anneaux –,</em> la réalité dépasse pourtant la fiction : l’œil de Big Brother guette nos moindres faits et gestes, et nous tient en sa possession par la pensée unique. Et voilà le deuxième serviteur à abattre : ceux qui entretiennent une idéologie dominante dont les plus représentatifs sont les minorités. Ils sont les porte-étendards du terrorisme de la pensée et empêchent toute opposition aux projets de Big Brother. Les cinq dernières lois donnent les moyens de partir à l’assaut de cet ennemi : d’abord le connaitre ; puis prendre la parole pour ne pas le laisser occuper tout l’espace, mais être stratège pour convaincre ceux qui sont susceptibles de rejoindre le camp de la force ; développer une contre-culture sans pour autant s’ostraciser (rester à l’intérieur de Big Brother pour le faire imploser) et enfin imposer les lois qui permettront de retrouver la liberté car «<em> si la France, si souvent contrepied du monde, veut retrouver son statut, elle doit rendre à l’homme son salut </em>».&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/conflans-sainte-honorine-face-a-lislamisme-arretons-detre-laches/18/10/2020/">Conflans-Sainte-Honorine : face à l’islamisme, arrêtons d’être lâches !</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, le livre d’Obertone applique à lui-même ce qu’il édicte&nbsp;: retrouver son autonomie pour sortir des cases. Cet ouvrage n’est ni un évangile, ni un travail scientifique, il n’est ni une leçon de bien-être, ni un guide de spiritualité. Il est inclassable.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">S’il se fait éloge de la force, cet ouvrage est surtout une invitation à passer à l’action. Le temps de l’insouciance est révolu, le temps de la révolte est venu. Si le diable est Big Brother, le bon Dieu ne doit pas être bien loin. En tout cas une chose est sûre, Laurent Obertone se fait notre ange gardien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_3938" aria-describedby="caption-attachment-3938" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-3938 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?resize=640%2C1005&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="1005" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?resize=652%2C1024&amp;ssl=1 652w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?resize=191%2C300&amp;ssl=1 191w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?resize=768%2C1207&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-3938" class="wp-caption-text">Éloge de la Force &#8211; Laurent Obertone &#8211; 2020 &#8211; Éditions Ring</figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« Guérilla : le temps des barbares » : une vertigineuse odyssée</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-temps-des-barbares-une-vertigineuse-odyssee/24/02/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 14:21:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Guerilla]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Obertone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 24/02/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-temps-des-barbares-une-vertigineuse-odyssee/24/02/2020/">« Guérilla : le temps des barbares » : une vertigineuse odyssée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le journaliste et écrivain Laurent Obertone, nous propose la deuxième partie de <em>Guérilla </em>sous-titrée : «<em> Le temps des barbares</em> ». Le premier opus raconte comment la France s’écroule en trois jours suite à une banale intervention policière dans une cité sensible de La Courneuve. Des policiers étaient intervenus pour secourir une femme en « <em>danger de mort </em>», mais en réalité un guet-apens avait été préparé. De là, un embrasement s’empare de la France et l’Etat se dissout peu à peu…</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans ce nouveau volet, nous retrouvons les éléments qui ont contribué au succès du tome 1 de <em>Guérilla </em>: dialogues percutants, scénario ultra réaliste, récit précis et mouvementé, personnages attachants, dimension psychologique très pertinente. L’œuvre est une nouvelle fois découpée en chapitres très courts introduits par une citation. Celle que nous avons retenue introduit le chapitre 37. Elle correspond parfaitement à la thématique de l’ouvrage : « <em>Survivre : verbe, rester en vie dans des circonstances où d’autres périssent, après des événements rendant la vie insupportable</em> ». </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans cet océan de soucis, de galères, de bassesses humaines, comment réagirions-nous ? Le récit nous donne des indications précieuses sur le comportement des individus en situation extrême. N’oublions pas que la saga <em>Guérilla</em> « <em>repose sur les hypothèses de travail du renseignement, des forces spéciales, et des témoignages directs de victimes de guerres civiles</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-jour-ou-tout-sembrasa-un-scenario-realiste/11/01/2020/">« Guérilla : le jour où tout s’embrasa » : un scénario réaliste ?</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour se rendre compte de la fragilité de nos sociétés, il suffit d’étudier le comportement de certains de nos compatriotes aux pompes à essence quand les dépôts de carburants sont bloqués par des grévistes. Certains sont prêts à se battre pour gagner une place ou pour remplir un jerricane alors que notre société dispose encore de l’électricité, d’internet et que les centres commerciaux regorgent de nourriture et de biens de consommation. Qu’en sera-t-il quand la police ne pourra plus endiguer le flot et que les commerces auront été victimes de pillages ? </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Lire cet ouvrage nous donne des éléments de réponse. Effectivement, l’électricité coupée signifie « <em>priver la société de son sang et les citoyens de ses yeux. Sans électricité, on ne peut plus s’informer, ni cuire ni conserver la nourriture, payer quoique ce soit, faire le plein. Plus d’internet, de radio, de télévision, d’eau, d’évacuations, d’éclairage, de transports, de distribution, de chauffage, et après quelques heures plus d’hôpitaux, de gares, d’aéroports et de réseaux </em>».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Comme pour le premier opus, l’histoire nous prend aux tripes et nous voyons toujours ce film défiler sous nos yeux. Obertone rédige avec talent une fresque qui voit la France mutilée par le pillage et la folie. Une fois la France consumée, les gens s’organisent tant bien que mal alors que « <em>les assassins tiennent les rues et que les chiens de guerre terrorisent les campagnes</em> ».  Les règles écrites et non écrites de la société s’envolent mais il faut malgré tout survivre. Alors qu’il faut se battre pour gagner son pain et disposer d’un minimum de confort, certains baissent les bras : « <em>Cette foule était l’allégorie du renoncement. Un peu comme si on venait de mettre bout à bout leurs mille-et-une lâchetés du quotidien pour créer un tout</em> ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Notre société vit dans le luxe et dans une espèce d’effrayante monotonie. Si demain la société dégringole, peu sont les individus à envisager le pire : « <em>Il faut imaginer. Les trains qui s’arrêtent au milieu de nulle part. Les aéroports saturés. Les paniques dans le métro. Les rues bloquées par des milliers de véhicules abandonnés. Les citadins piégés par des incendies que plus personne ne cherche à éteindre, qui vont tout dévaster, sans aucun moyen d’appeler les secours. Et dans un tel merdier plus personne ne va risquer sa peau pour </em>secourir<em>, et encore moins pour</em> réparer<em>. Sans parler des mouvements de foule, des pillages, des actes terroristes </em>». Ce tableau saisissant peut-il advenir en France ? Nul ne le sait…</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Toutefois, il demeure important de comprendre que si la société tombe, des milliers voire des millions d’individus verront leur vie basculer : « <em>Elle avait été clerc de notaire, et le lendemain esclave sexuelle d’une poignée de délinquants et de trafiquants, braqueurs de bureaux de tabac et voleurs de vieilles dames qui tentaient d’insuffler à leur misérable vie un arôme de mission divine</em> ». La société française pourrait-elle sombrer dans un tel chaos ? Beaucoup seront tentés de dire que non, mais les mêmes n’ont-ils pas pensé il y a trente ans que la France des années 2020 ressemblerait à tout autre chose ?</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En situation désespérée et effroyable, il faut avoir en tête que nos réactions <em>normales </em>n’existent plus. Sans ces lois écrites et orales constituant la base de toute civilisation, la loi de la jungle se substitue au Code Civil. Obertone écrit : « <em>Les humains privés de leur ordre quotidien sont des créatures tout à fait à part, en-deçà des bêtes, monstrueuses, corrompues, détraquées par on ne sait quel instinct maudit, et plus il semble qu’on les discipline contre cette viciation, plus il semble qu’elle s’accentue</em> ». Thucydide faisait au reste le même constat dans <em>La Guerre du Péloponnèse</em> dans le livre III au paragraphe 84. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Notre auteur développe une idée pertinente quoique très ironique à l’endroit de la société d’aujourd’hui : en cas d’effondrement politique ou économique « <em>le dieu du lien social sera mort !</em> » Beaucoup aujourd’hui consomment et surtout consument leurs vies sur les réseaux sociaux. En cas de « <em>Bellum omnium contra omnes</em> », phrase en latin signifiant « <em>la guerre de tous contre tous</em> », pour reprendre l’idée de Thomas Hobbes, ces humains lobotomisés par les écrans et la société du divertissement pourront-ils survivre au milieu des barbares ?</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cela nous conduit à évoquer un passage de guérilla qui rapporte qu’au milieu de l’anarchie et de la confusion un enfant « <em>continue toujours de jouer, même si sa guilde venait d’être décimée par une carte chaos. Perdu en terrain hostile, un de ses personnages favoris, parmi les plus atypiques, avait usé sans succès de ses pouvoirs de conversion. Seul et loin de sa guilde, il était tombé sur un groupe d’orcs assoiffés de sang, et n’avait dans son deck aucune carte susceptible de contrer une telle attaque.</em> » </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Scène étonnante, paradoxale que certains pourraient croire sortie de la seule imagination du cerveau d’Obertone. Devons-nous rappeler que l’orchestre du Titanic a continué de jouer alors que le paquebot s’enfonçait lentement et sûrement dans l’océan Atlantique ?</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après l’écroulement de la France en soixante-douze-heures, Obertone nous présente une suite très convaincante de « <em>cette vertigineuse odyssée</em> » qui nous amène à poursuivre notre «<em> voyage au bout de la guerre totale </em>» …</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2048" aria-describedby="caption-attachment-2048" style="width: 191px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-2048 size-medium" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/02/Laurent_Obertone_Guerilla.jpg?resize=191%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="191" height="300" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/02/Laurent_Obertone_Guerilla.jpg?resize=191%2C300&amp;ssl=1 191w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/02/Laurent_Obertone_Guerilla.jpg?w=611&amp;ssl=1 611w" sizes="(max-width: 191px) 100vw, 191px" /><figcaption id="caption-attachment-2048" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Guérilla – Le temps des barbares – Laurent Obertone – Éditions Ring – 2019</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>« Guérilla : le jour où tout s&#8217;embrasa » : un scénario réaliste ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-jour-ou-tout-sembrasa-un-scenario-realiste/11/01/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2020 18:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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		<category><![CDATA[Laurent Obertone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 11/01/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-jour-ou-tout-sembrasa-un-scenario-realiste/11/01/2020/">« Guérilla : le jour où tout s&#8217;embrasa » : un scénario réaliste ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><em>Guérilla</em> est un roman d&rsquo;anticipation écrit par Laurent Obertone en 2016 et paru la même année. Le livre raconte les trois jours décisifs à l&rsquo;instauration d&rsquo;une guerre civile en France vu sous l&rsquo;angle de vision de divers personnages. <em>Guérilla</em> se veut choral et montre le point de vue de ces divers acteurs de la vie en France et annonce le début d&rsquo;une grave descente aux enfers pour le pays tout entier, et pour le monde ensuite.</span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Nous avons découvert Laurent Obertone, journaliste et romancier de talent, avec la lecture de son ouvrage <em>Guérilla,</em> sous-titré « <em>Le jour où tout s’embrasa</em> ». Obertone n’est pas un doctrinaire et personne ne peut le qualifier d’idéologue. Pourquoi ? Parce qu’il base son travail rédactionnel et d’analyse sur des éléments circonstanciés.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-temps-des-barbares-une-vertigineuse-odyssee/24/02/2020/">« Guérilla : le temps des barbares » : une vertigineuse odyssée</a></span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En effet, en lisant la quatrième de couverture, nous découvrons un aspect fondamental de son travail : « <em>Les événements décrits dans</em> Guérilla <em>reposent sur le travail d’écoute, de détection et les prévisions du renseignement français</em> ». Cependant, Obertone n’appuie pas ses nombreux écrits sur la seule étude de ses différents rapports. Il a aussi passé « <em>deux ans d’immersion au contact d’agents des services spéciaux et des plus grands spécialistes de la terreur et des catastrophes </em>». La force de son récit tient au fait qu’il est extrêmement réaliste. Une fois commencé, il s’avère difficile de poser l’ouvrage sur la table de chevet.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Certes, la France décrite dans <em>Guérilla </em>n’est pas la France de 2020. Il s’agit d’une projection à moyen terme car il n’y a aucun élément futuriste de présenté. Le scénario se veut volontairement contemporain. Nous sommes en présence d’un livre d’anticipation. Celui-ci se compose de chapitres courts et percutants. Ils sont tous introduits par une citation qui indique clairement quel thème sera abordé. Ces citations donnent vraiment à réfléchir. Plusieurs ont retenu notre attention. Nous reproduisons celle du chapitre 34 qui semble parfaitement coller à notre époque : « <em>Le remède salutaire est rarement de bon goût ; le médecin le plus doux n’est pas le meilleur </em>» comme l’écrivait déjà en son temps Charles de Saint-Evremond.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/6-fevrier-1934-une-emeute-antiparlementaire-aux-portes-du-palais-bourbon/06/02/2021/">6 février 1934 : une émeute antiparlementaire aux portes du palais Bourbon</a></span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La lecture ne présente aucune difficulté, bien au contraire. Les dialogues offrent des échanges crédibles et passionnants. Le rythme est haletant. Nous voulons constamment savoir ce qui se déroule à la page suivante. Conséquence nécessaire : le livre fut lu d’une seule traite. Les descriptions des décors, des personnages, la psychologie des différents protagonistes nous plongent littéralement dans cette France qui bascule dans « <em>la guerre civile </em>». En découvrant les héros et leurs adversaires, nous pouvons parfois reconnaître des personnalités de notre époque. Nous rencontrons par exemple « <em>ce militant identitaire, installé à Paris depuis quelques mois, par ailleurs spécialiste de jeux vidéo, qui  tenait un blog de </em>« réinformation », <em>comme disait, sans jamais de guillemets, la presse officielle. Il passait ses journées à arpenter les ténèbres numériques, à agiter le spectre du carnage qui venait. Et précisément ce jour-là, il ne l’avait pas vu venir ».</em></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><em> </em>Comme souvent, des actes communs donnent naissance à de grands événements historiques ou à des tragédies humaines. Dans notre histoire, l’étincelle provoquant l’embrasement propose une scène jouée en France des centaines de fois : « <em>Un connard de brigadier s’était cru obligé de voler au secours de cette femme, habitant soi-disant au septième, qui avait appelé pour se dire en danger de mort, et dont on ne savait rien</em> ». La suite se devine aisément car nous la lisons quotidiennement ou presque dans les journaux : « <em>Et maintenant pour les beaux yeux d’un fantôme ils étaient là, encerclés par des barbares, qui rêvaient de les saigner</em> ». Pourtant, les tuniques bleues avaient pris toutes les précautions d’usage : « <em>Le brigadier avait demandé à l’autre équipage d’attendre à deux blocs d’ici, pour surveiller les voitures, pour ne pas que ça ressemble à une descente, c’est-à-dire, en langage d’ici, à une provocation</em> ». Un guet-apens parmi tant d’autres à La Courneuve, un flic qui se défend, tire, la cité s’embrase, d’autres barres d’immeubles brûlent et cette France « <em>orange mécanique</em> » sombre littéralement dans le chaos.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/sekigahara-la-bataille-de-samourais-qui-changea-lhistoire-du-japon/01/02/2021/">Sekigahara : la bataille de samouraïs qui changea l’histoire du Japon</a></span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce futur dystopique n’aurait pu être aussi réaliste sans une rencontre avec Zoé. Obertone ne pouvait pas faire l’impasse sur « <em>cette blogueuse influente habitant le sixième arrondissement de Paris </em>». Toute similitude avec un journaliste ou autre relève forcément de la coïncidence. Qui est Zoé dans <em>Guérilla</em> ? Une jeune femme qui tient un blog, <em>Le devoir de savoir</em>, sous-titré <em>Le Nombril de Zoé </em>: « <em>Elle passait son temps à s’y lamenter du malheur des autres. Ses écrits reflétaient une sorte de naïveté péremptoire, une bonté simple et grandiloquente, une insouciance très sûre d’elle, qui plaisait beaucoup à ses</em> lecteur-rice-s. <em>Elle parlait souvent de politique, de questions liées au genre, luttait contre l’islamophobie, les préjugés, le racisme, les expulsions, soutenait les jeunes, les zadistes, les féministes, les minorités, les LGBT</em> ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans ce livre, tout comme dans la réalité, quand le <em>politiquement correct </em>rencontre des « <em>itinérants, ceux que l’on nommait jadis clandestins, puis sans-papiers, puis réfugiés, puis migrants</em> », il se prend en pleine figure le retour du réel…</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’auteur décrit ce monde de demain, sans déni et sans aigreur, sans délectation non plus, mais parfois avec ironie. Ainsi, dans cette France minée par ce conflit interne, certains mécanismes bien connus entrent en scène après un attentat : « <em>Emotion, indignation, manifestation, fermeté, petites bougies et pas d’amalgame</em> ». Il ajoute non sans rire mais avec beaucoup de finesse : « <em>Avant ça, il y avait eu Charlie, Paris, Nice, Rouen, Mantes, puis il y a eu le métro, les festivals, puis les attaques simultanées, puis les écoles, puis les centres commerciaux… Et pour l’instant, tout se terminait toujours par les mêmes chansons</em> ». Dans le présent ou le futur, les mêmes causes produisent les mêmes effets.</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/leurope-au-temps-de-napoleon-lechec-de-lunification-raconte-par-jean-tulard/12/12/2020/">« L’Europe au temps de Napoléon » : l’échec de l’unification raconté par Jean Tulard</a></span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Obertone décrit bien les différentes étapes qui s’enchaînent après le départ de l’incendie. Il y a toujours des gens qui ne veulent pas voir, se mentent à eux-mêmes, et désirent appliquer des pansements sur des jambes de bois. Ils ne veulent pas admettre ou ne se rendent pas compte que les maux de notre société sont bien trop profonds pour être réglés par les sentiments : « <em>Des Brigades de l’Amour proposaient aux passants des câlins gratuits. La jeunesse, disait-on, s’inquiétait pour ses libertés fondamentales. Rivée à ses réseaux sociaux, elle se demandait ce qu’elle allait bien pouvoir s’empresser d’être, cette fois-ci, après Charlie, après Paris, après Auchan, et tout le reste. Je suis les jeunes ? Je suis la cité Taubira ? Vivement qu’on se décide</em> ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’auteur décrypte parfaitement le comportement de nos nombreux compatriotes face aux événements terribles et inédits se déroulant sous nos yeux : « <em>Parmi la foule, on préférait trahir sa conscience, plutôt que d’être suspecté de mal penser. Les délateurs citoyens étaient partout. On avait l’habitude d’adapter ses postures aux circonstances. Ceux qui parlaient de lâcheté, pour la plupart, se mentaient à eux-mêmes. Car presque tous étaient comme ça</em> ».  Le syndrome de Stockholm se voit ici parfaitement illustré. Mais ce n’est pas tout. Une autre scène a retenu notre attention : « <em>Un reportage montrait un rassemblement place de la République, en soutien aux itinérants. Une foule brandissait des pancartes </em>« Refugees Welcome » <em>et </em>scandait : <em>« Remplacez-nous ! Remplacez-nous !</em> » Peut-être qu’un jour prochain, nous assisterons à ce genre d’événement en France…</span></p>
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<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/naissance-du-mythe-gaulliste-le-regard-critique-dhenri-de-foucaucourt-sur-lhomme-du-18-juin/30/11/2020/">« Naissance du mythe gaulliste » : le regard critique d’Henri de Foucaucourt sur l’homme du 18 juin</a></span></strong></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En plus de certaines considérations politiques et sociales essentielles que l’auteur évoque pour forcer le lecteur à la réflexion, il tente de nous montrer ce que serait une France livrée au chaos. Cela signifie plusieurs choses : les pompes à essence ne sont pas approvisionnées, le réseau électrique est mort, donc pas d’internet et de téléphone, et les forces de l’ordre entrent en totale décomposition, pendant que des villes entières sont livrées à la violence et au pillage. L’ouvrage de Laurent Obertone nous offre un récit puissant, rondement mené car percutant et agressif dans le bon sens du terme. Quoiqu’on pense de la thèse de l’effondrement politique ou économique à venir, l’auteur traque les fractures que permet le gouvernement républicain : communautarismes, délinquance galopante, zones de non-droit, renoncements et lâchetés politiques au nom de la bien-pensance, du politiquement correct et du vivre ensemble.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au milieu de ce chaos total, certains écriront apocalyptique, vous découvrirez, Vincent Gite, le militant identitaire déterminé ; Renaud et Léa Lorenzino, le couple d’intellectuels parisiens ; Aboubakar, le calife auto-proclamé de la Seine Saint Denis ; Damien Bernard le comptable de banlieue bloqué en rase campagne – et bien d’autres surprises. Quand l’Etat s’effondre, la guerre du tous contre tous prend le relais, et l’homme, qui est animal politique selon Aristote, peut alors sombrer dans « <em>Le Temps des Barbares </em>» …</span></p>
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<p><figure id="attachment_1917" aria-describedby="caption-attachment-1917" style="width: 196px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-1917 size-medium" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/01/INTERFORUM_LIVRE_Guerilla_Laurent-OBERTONE.jpg?resize=196%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="196" height="300" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/01/INTERFORUM_LIVRE_Guerilla_Laurent-OBERTONE.jpg?resize=196%2C300&amp;ssl=1 196w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/01/INTERFORUM_LIVRE_Guerilla_Laurent-OBERTONE.jpg?resize=668%2C1024&amp;ssl=1 668w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/01/INTERFORUM_LIVRE_Guerilla_Laurent-OBERTONE.jpg?resize=768%2C1177&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/01/INTERFORUM_LIVRE_Guerilla_Laurent-OBERTONE.jpg?w=814&amp;ssl=1 814w" sizes="(max-width: 196px) 100vw, 196px" /><figcaption id="caption-attachment-1917" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Guérilla &#8211; Le jour où tout s&#8217;embrasa &#8211; Laurent Obertone &#8211; Éditions Ring &#8211; 2016</span></figcaption></figure></p>
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