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	<title>Sénégal - Billet de France</title>
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	<title>Sénégal - Billet de France</title>
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		<title>Sénégal : Bassirou Diomaye Faye, le pari d’un nouveau modèle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samuel Prévost]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 07:15:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Faye]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Macky Sall]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Sonko]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 07/09/2026</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/senegal-bassirou-diomaye-faye-le-pari-dun-nouveau-modele/07/09/2026/">Sénégal : Bassirou Diomaye Faye, le pari d’un nouveau modèle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La reprise des discussions entre Dakar et le Fonds monétaire international résume assez bien le moment politique sénégalais. Arrivé au pouvoir sur un discours de souveraineté économique, de reprise en main des ressources nationales et de rupture avec certaines pratiques du passé, Bassirou Diomaye Faye doit désormais composer avec une situation budgétaire beaucoup plus dégradée qu’annoncé. Le choix de renouer le dialogue avec le FMI montre la crédibilité acquise du Président.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Élu en mars 2024 à 44 ans, quelques jours après sa sortie de prison, Bassirou Diomaye Faye avait bénéficié d’une aspiration particulièrement forte au changement. Son discours sur la souveraineté, la gestion des ressources naturelles et la rénovation des institutions faisait écho à des revendications désormais largement présentes dans les opinions publiques africaines. Deux ans après son arrivée à la présidence, l’exercice du pouvoir apparaît cependant plus institutionnel et plus pragmatique que ne pouvait le laisser penser la dynamique de campagne.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le Sénégal dispose pour cela de fondations solides. La crise qui avait précédé l’élection présidentielle de 2024 avait pourtant été profonde. Macky Sall avait tenté de reporter le scrutin, avant que le Conseil constitutionnel n’impose le retour au processus électoral. L’opposition avait finalement remporté la présidentielle et le pouvoir avait été transmis. Dans une région marquée par une succession de coups d’État, cette séquence avait confirmé la capacité des institutions sénégalaises à résister à une crise politique majeure.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/mercenaires-russes-la-colere-de-moscou-face-aux-voix-critiques-africaines/05/01/2026/">Mercenaires russes : la colère de Moscou face aux voix critiques africaines</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette stabilité repose également sur une armée particulièrement fiable. Depuis l’indépendance, les forces armées sénégalaises ne se sont jamais emparées du pouvoir. Le Centre d’études stratégiques de l’Afrique souligne régulièrement leur professionnalisme, leur culture apolitique et l’importance accordée à la subordination à l’autorité civile. Cette tradition s’exprime également à l’extérieur : le Sénégal fournit plusieurs milliers de militaires et de policiers aux opérations des Nations unies et conserve une solide réputation dans les missions internationales.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La rupture avec son ancien Premier ministre Ousmane Sonko constitue une autre étape importante de la consolidation du pouvoir présidentiel. Leur alliance avait structuré l’accession au pouvoir en 2024, au point d’entretenir durablement l’idée d’une présidence placée sous l’influence politique de Sonko. Les désaccords apparus par la suite sur la politique économique, la relation avec le FMI et le rythme de la rupture avec l’ancien système ont progressivement clarifié les rapports de force.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En écartant Ousmane Sonko de la primature en mai 2026, Bassirou Diomaye Faye a assumé plus nettement l’autorité que lui confère son mandat. Ce choix comporte un risque politique réel face à un ancien allié qui conserve une importante capacité de mobilisation. Il a néanmoins permis au président d’affirmer une ligne propre et de sortir de l’ambiguïté qui avait marqué le début de son quinquennat.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/mauritanie-en-liberant-neuf-salafistes-ghazouani-confirme-lexception-de-son-pays/29/06/2026/">Mauritanie : en libérant neuf salafistes, Ghazouani confirme l’exception de son pays</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sur le plan économique, la stratégie Sénégal 2050 constitue le cadre général de l’action publique. Plusieurs grands investissements traduisent les priorités affichées. Environ 167 millions d’euros sont ainsi inscrits au budget 2026 pour l’autoroute Dakar-Tivaouane-Saint-Louis, axe stratégique destiné à renforcer les liaisons vers le nord du pays et la Mauritanie. Près de 76 millions d’euros doivent également financer le Grand Transfert d’Eau, conçu pour améliorer l’alimentation de Dakar tout en soutenant plusieurs territoires agricoles. Pour les entreprises françaises et européennes, ces programmes ouvrent des perspectives dans les infrastructures, l’eau, l’énergie et l’aménagement.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La politique extérieure obéit à la même recherche d’autonomie sans logique de rupture systématique. Avec la France, la restitution des dernières emprises militaires en juillet 2025 a permis de refermer un dossier devenu politiquement sensible. Le processus s’est déroulé de manière négociée et la coopération militaire a été redéfinie autour de la formation, de l’interopérabilité et du renforcement des capacités sénégalaises. La disparition d’une présence militaire française permanente a ainsi contribué à assainir la relation sans remettre en cause la volonté de coopération entre les deux pays.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Parallèlement, Bassirou Diomaye Faye poursuit une diversification des alliances. Ses premiers déplacements ont privilégié la Mauritanie, la Gambie et plusieurs capitales ouest-africaines. Le Sénégal reste pleinement engagé dans la CEDEAO tout en maintenant le dialogue avec les États membres de l’Alliance des États du Sahel. La Chine conserve une place importante dans les infrastructures et l’industrialisation, tandis que les pays du Golfe accroissent leur présence dans les secteurs de l’énergie et de l’investissement. L’Union européenne, les États-Unis et les institutions financières internationales demeurent, dans le même temps, des partenaires essentiels.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/african-dawn-la-russie-cible-la-jeunesse-africaine-grace-au-jeu-video/11/02/2026/">«African Dawn» : la Russie cible la jeunesse africaine grâce au jeu vidéo</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette stratégie consiste donc davantage à multiplier les interlocuteurs qu’à substituer un alignement à un autre. Elle distingue jusqu’à présent le Sénégal d’autres trajectoires observées dans le Sahel, où la revendication de souveraineté s’est parfois accompagnée d’une rupture rapide avec les partenaires occidentaux et d’un rapprochement exclusif avec de nouveaux alliés.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La dette reste néanmoins la contrainte principale du mandat. Les audits réalisés après l’alternance ont révélé des engagements publics très supérieurs aux données antérieurement publiées. Le FMI estime la dette à environ 132 % du PIB à la fin de 2024. Bassirou Diomaye Faye doit donc répondre à des attentes sociales considérables avec des marges budgétaires particulièrement réduites.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">C’est précisément ce qui donne à la reprise des négociations avec le FMI sa portée politique. Malgré un discours de souveraineté économique, Dakar continue de rechercher une solution négociée et de préserver sa crédibilité auprès des bailleurs et des investisseurs. Le souverainisme sénégalais semble ainsi prendre la forme d’une recherche de marge de manœuvre plutôt que d’une remise en cause de l’ensemble des cadres de coopération existants.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/france-maurice-un-rapprochement-des-relations-bilaterales-est-necessaire/18/10/2025/">France-Maurice : un rapprochement des relations bilatérales est nécessaire</a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Deux ans après son élection, Bassirou Diomaye Faye reste confronté à une équation difficile : répondre aux attentes de rupture sans fragiliser les institutions, diversifier les alliances sans isoler le pays et restaurer les finances publiques sans renoncer à son programme de transformation. C’est dans cet équilibre que réside aujourd’hui la singularité du Sénégal : la tentative de construire un souverainisme compatible avec la stabilité politique, la continuité de l’État et le maintien de relations solides avec ses partenaires.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Populisme en Afrique : un chaos annoncé</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/populisme-en-afrique-un-chaos-annonce/22/03/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 16:37:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Chaos]]></category>
		<category><![CDATA[Populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 22/03/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/populisme-en-afrique-un-chaos-annonce/22/03/2024/">Populisme en Afrique : un chaos annoncé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>Submergé par une vague de coups d’Etat militaires et un populisme exacerbé, le continent africain se trouve dans une phase de recomposition politique majeure. Tandis qu’un scrutin présidentiel va se dérouler au Sénégal ce dimanche, plusieurs pays de la région se trouvent à la croisée des chemins. Ils devront choisir le modèle de gouvernance qu’ils souhaitent. La stabilité économique et sociale du continent est en jeu.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les récents coups d’Etat en Afrique ont mis sur le devant de la scène une nouvelle génération de militaires putschistes, porteurs d’un discours proche du populisme marqué par une rhétorique anti-occidentale et tout particulièrement anti-française : le général Tchani au Niger, le colonel Mamadi Doumbouya en Guinée ou encore le colonel Assimi Goïta au Mali. Les premiers signes de déception commencent à poindre après ce retour des militaires dans la gouvernance africaine. Les lendemains qui chantent restent pour le moment bien silencieux.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ces régimes issus de putschs militaires, désormais regroupés au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), opèrent un rapprochement diplomatique très net avec la Russie et la Chine. Ce virage, établi au nom de l’impérialisme, feint d’oublier qu’un acteur diplomatique comme la Russie est présent depuis plusieurs décennies dans la région. Alors que les plaques tectoniques de la diplomatie africaine sont en mouvement, nombre de pays de la région tombent dans les bras de Moscou ou de Pékin, justifiant cette servitude par des discours populistes qui rencontrent un écho auprès d’une partie de l’opinion. Ce virage diplomatique est adoubé par des militants panafricanistes comme Kemi Seba ou Nathalie Yamb, qui jouissent d’une réelle audience dans la région ainsi que par la Nupes qui, en France, est un fervent soutien de ce populisme.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une partie de l’Afrique francophone semble céder aux sirènes des impérialismes chinois et russes, avançant sous les masques de « partenaires de développement ». Loin des promesses affichées, ces pays voient leur situation sécuritaire se dégrader comme au Mali ou au Niger et leurs institutions perdre de leur crédibilité sur la scène internationale.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Paradoxalement, les dirigeants aux profils de technocrates, sous des dehors plus ternes, pourraient au contraire être les vecteurs d’une véritable décolonisation, qui passerait par une politique économique rigoureuse et efficace, garante d’une réelle indépendance pour les pays de la région.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le Sénégal, dernier rempart contre le populisme ?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Ce débat politique traverse la région et secoue actuellement le Sénégal, pays qui n’a jamais connu de coup d’Etat militaire et qui se distingue par la bonne qualité de ses institutions. Le pays se trouve être le théâtre de l’affrontement entre deux visions politiques antagonistes : l’une, technocratique, qui fait du développement économique la clé de l’émancipation du pays, l’autre, populiste, qui propose un discours de rupture diplomatique et économique aux contours assez flous.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le mandat du président sortant, Macky Sall, s’achève et le premier tour des élections pour désigner son successeur va se tenir le 24 mars prochain. Le pays de la Téranga n’échappe pas à la tentation populiste. Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, incarne cette ligne politique et fait figure d’agitateur sur la scène politique sénégalaise. Il n’hésite pas à recourir à des arguments démagogiques pour défendre ses positions dans le débat public, comme la sortie du franc CFA ou le rapprochement sécuritaire avec la Russie. Emprisonné pour corruption de la jeunesse et accusé de viol par une employée d’un salon de massage, il a été libéré le 14 mars au soir. Il avait confié les rênes de la campagne à son lieutenant Bassirou Diomaye Faye, lui aussi emprisonné et libéré à la même date. Les deux hommes sont soupçonnés d’appartenir à un islam salafiste, dans un pays où les confréries religieuses soufies jouent pourtant un rôle social et religieux central.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais la vague de populisme pourrait bien épargner le Sénégal. Le dauphin désigné du président Macky Sall, Amadou Ba, à la tête de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), a tout du technocrate. Diplômé de l&rsquo;École nationale d’administration et de magistrature, il a fait sa carrière au sein de direction de l’Inspection des impôts et domaines avant de se lancer en politique. Son profil est de nature à rassurer les bailleurs de fonds internationaux et à faire du Sénégal un pays émergent, grâce à sa réputation de gestionnaire compétent. La promotion du Plan Sénégal émergent constitue d’ailleurs l’un des principaux axes de sa campagne, avec un accent mis sur les infrastructures et des finances publiques saines, de nature à assurer une réelle souveraineté économique pour le pays.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le verdict des urnes est attendu cette semaine, et sera suivi avec attention dans la région et au-delà, tant le résultat pourrait avoir des implications profondes pour l’Afrique de l’Ouest. Une partie du destin de la région se joue dans cette élection, qui présente tous les ingrédients des débats qui agitent les sociétés africaines aujourd’hui. Le cycle des putschs militaires, qui s’est accompagné d’un espoir indéniable pour une partie des opinions publiques africaines, semble se clore progressivement en raison des déconvenues qui l’accompagnent. Le dernier mot reviendra aux citoyens.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Sénégal : Macky Sall reporte les élections présidentielles à décembre 2024</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/senegal-macky-sall-reporte-les-elections-presidentielles-a-decembre-2024/06/02/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 14:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Karim Wade]]></category>
		<category><![CDATA[Macky Sall]]></category>
		<category><![CDATA[Rose Wardini]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=9962</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 06/02/2024</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 3 février, le président sénégalais Macky Sall a décidé de reporter les élections présidentielles prévues initialement le 25 février. Le chef de l’État souhaite un scrutin « libre, transparent et inclusif » sous couvert de crise institutionnelle.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Lors d&rsquo;une intervention télévisée samedi dernier, le président sénégalais, Macky Sall, a déclaré son intention d&rsquo;abroger le décret fixant la date de l&rsquo;élection présidentielle au 25 février. Une décision qui fait suite à la mise en place d&rsquo;une commission parlementaire chargée d&rsquo;enquêter sur deux juges du Conseil constitutionnel, dont la crédibilité dans le processus électoral est remise en question. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une initiative sans précédent dans l&rsquo;histoire du Sénégal. L&rsquo;idée de reporter les élections a été avancée par des députés, en particulier du Parti démocratique sénégalais (PDS), qui exprimaient des inquiétudes quant à la gestion des parrainages et du fichier électoral. Pour eux, il était crucial de dissiper toute incertitude entourant le processus électoral avant de procéder au vote.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>« Un Sénégal apaisé »</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Malgré le report de l’élection, Macky Sall a tenu à rassurer en affirmant qu&rsquo;il ne cherchera pas à briguer un troisième mandat présidentiel. Son objectif est de pouvoir créer « un dialogue national ouvert afin de réunir les conditions d’élections libres, transparentes et inclusives dans un Sénégal apaisé et réconcilié. » a-t-il annoncé lors de son discours. Les stigmates des événements de mars 2021 et de juin 2023 sont encore trop présents pour se permettre une nouvelle crise post-électorale face à une situation grave et confuse.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/benin-une-reussite-economique-en-afrique-de-louest/22/11/2023/">Bénin : une réussite économique en Afrique de l’ouest</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans son allocution, il a signalé que le Sénégal était confronté à un « conflit ouvert entre l&rsquo;Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel, sur fond d&rsquo;une supposée affaire de corruption de juges ». Le soupçon de mensonge entourant la candidate Rose Wardini, qui aurait caché dans sa déclaration au Conseil constitutionnel sa double nationalité franco-sénégalaise pose des soucis d’intégrité. Cette omission soulève des inquiétudes quant à la crédibilité du scrutin, car elle contrevient à l&rsquo;<a href="https://www.au-senegal.com/IMG/pdf/constitition-senegal-2021.pdf">article 28</a> de la Constitution, qui dispose que <em>« tout candidat à la présidence doit être exclusivement de nationalité sénégalaise</em>. ». Cette situation concerne également le candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS), Karim Wade, dont la candidature a également été invalidée par le Conseil constitutionnel en raison de sa double nationalité franco-sénégalaise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un scrutin reporté à décembre</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le report du scrutin a fait réagir la communauté internationale alors que la campagne électorale devait officiellement être lancée dimanche dernier et que des manifestations ont eu lieu ce week-end. Le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, a ainsi invité les Sénégalais à régler leur « différend politique par la concertation, l’entente et le dialogue ». Selon le porte-parole du gouvernement, Mayoro Faye, la décision du report du scrutin a été « prise dans l&rsquo;intérêt du pays ». Le candidat du parti démocrate sénégalais (PDS).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-g5-sahel-le-mali-doit-revenir/09/03/2023/">ENTRETIEN – G5 Sahel : «Le Mali doit revenir»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L’Assemblée nationale a voté ce lundi le report de l’élection présidentielle au 15 décembre 2024 après que des députés de l’opposition qui faisaient obstruction aient été évacués par la gendarmerie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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