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	<title>Vigne - Billet de France</title>
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	<title>Vigne - Billet de France</title>
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		<title>ENTRETIEN – Vignoble breton : « Une renaissance avec modernité »</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-vignoble-breton-une-renaissance-avec-modernite/05/04/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 17:31:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 05/04/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-vignoble-breton-une-renaissance-avec-modernite/05/04/2024/">ENTRETIEN – Vignoble breton : « Une renaissance avec modernité »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong><em>In vino veritas</em></strong><strong>… en Bretagne aussi ! La Bretagne compte aujourd’hui cent hectares d’exploitation viticole, une tendance en pleine expansion ces dernières années. Entre tradition, pratique, formation et revendications, le vignoble breton est tourné vers l’avenir. </strong><strong><span style="color: #000000;">Entretien avec Guillaume Bauché, trésorier de l’</span><a href="https://vigneronsbretons.bzh/">Association des Vignerons Bretons</a><span style="color: #000000;">, créée par les premiers viticulteurs professionnels de Bretagne administrative en 2021.</span></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Arthur Ballantine : La production de vin dans les « régions non-viticoles » de France métropolitaine (Hauts-de-France, Normandie et Bretagne) a été interdite par la loi dans les années 1930. En 2016, grâce au combat mené par l’Association pour la Reconnaissance des Vins de Bretagne, une directive européenne met fin à cette situation : la France peut désormais accroître ses plantations viticoles à raison de 8 000 hectares par an, cela sur l’ensemble du territoire. Le vin est-il pour autant un produit breton historique ? Assistons-nous au retour d’une tradition ou à un évènement nouveau en Bretagne ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Guillaume Bauché (AVB) : </strong>Je dirais plutôt que nous assistons à une renaissance du vignoble breton avec modernité. Jadis, la Bretagne eut une <a href="https://www.billetdefrance.fr/tag/histoire/">histoire</a> viticole, et ce depuis le Moyen-Age ! Les premières traces de la vigne remontent à l&rsquo;an mille à l&rsquo;abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys. L&rsquo;existence de la vigne était souvent corrélée à l&rsquo;existence d&rsquo;un lieu de culte chrétien pour la production des vins de messe. A l&rsquo;âge d&rsquo;or de la vigne, des communes bretonnes comme celle de Sarzeau ont pu recenser jusqu&rsquo;à 400 hectares servant à élaborer la célèbre « fine de Rhuys » dont la production s&rsquo;est arrêtée au cours de la première moitié du XX siècle. Aujourd&rsquo;hui, la surface du vignoble breton avoisine les 100 hectares pour produire principalement des vins blancs de gastronomie. Que ce soit les cépages, les méthodes de production ou encore le produit recherché, tout est différent.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>A.B. : Il a longtemps été dit que la Bretagne n’était pas une terre favorable à la pratique viticole. Les nouvelles conditions météorologiques observées ces dernières années inversent-elles la donne ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>G.B. : </strong>En réalité, aucune instance officielle ne l&rsquo;a prouvé. L’histoire du vignoble breton nous montre au contraire que ces considérations participent, souvent sans le savoir, au dogme d&rsquo;une pensée établie au XXème siècle. Les nouvelles conditions météorologiques ne sont pas le signe d’un inversement mais constituent un atout quand on sait que le Sud de la France fait face à des épisodes de sécheresse inquiétants pour le vignoble. En réalité, le Morbihan vit actuellement un phénomène de « méditerranéisation ». Nous bénéficions par exemple autour de Pontivy (Morbihan) des mêmes températures que connaissait l’Anjou il y a quarante ans. La région rennaise traverse, elle, les mêmes conditions météorologiques que connaissant le Bordelais dans les années 1980 ! Le climat breton actuel nous permet de trouver de meilleurs équilibres et d’accéder à un plus grand choix de cépages : si les vignerons bretons utilisent une quarantaine de cépages différents, nous utilisons en majorité le chenin, surtout présent dans la Loire, le pinot noir, connu en Alsace, Champagne et Bourgogne ainsi que le Chardonay. Ces cépages dits « sorciers », nous permettent de produire trois ou quatre types de vin, et, lors des années pluvieuses permettent de produire des effervescents. A ces conditions climatiques s’ajoute une certaine qualité de sol superficiel. Le plateau armoricain, vieux de près de 600 millions d’années, nous donne un sol constitué de granite et de schiste, lesquels forment un <a href="https://www.billetdefrance.fr/tag/patrimoine/">patrimoine</a> géologique rare.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #000000;">A.B. : Qui sont les viticulteurs bretons d’aujourd’hui ? A quoi ressemble la formation de ce nouveau territoire viticole ?</span> </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>G.B. : </strong>Notre population de viticulteurs est assez hétéroclite, de tout âge, de toute nationalité, de différents milieux &#8211; agricole ou non. Le seul prérequis à l’installation d’une activité viticole en Bretagne est l’obtention d’un diplôme agricole, que ce soit le Brevet Professionnel Responsable d’Entreprise Agricole (BPREA) ou les baccalauréats, licences et master spécialisés. La taille moyenne des exploitations bretonne est de quatre hectares, avec des unités pouvant varier d’un à dix. Notre association regroupe les trois quarts des vignerons bretons, avec 35 membres. Nous comptons, depuis novembre 2021, une installation toutes les deux semaines environ. Le département le plus représenté est le Morbihan, où vivent les deux tiers des vignerons bretons. Tous assez différents, nous avons tous le même objectif : proposer un vin de qualité et engagé. Les vignerons bretons, des quatre départements, recherchent au maximum le respect de la biodiversité sur les parcelles.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_10300" aria-describedby="caption-attachment-10300" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-10300" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/04/Entretien-VB-Paysage-vigne-1.png?resize=640%2C381&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="381" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/04/Entretien-VB-Paysage-vigne-1.png?resize=1024%2C610&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/04/Entretien-VB-Paysage-vigne-1.png?resize=300%2C179&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/04/Entretien-VB-Paysage-vigne-1.png?resize=768%2C457&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/04/Entretien-VB-Paysage-vigne-1.png?w=1202&amp;ssl=1 1202w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-10300" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Autorisée depuis 2016, la pratique viticole professionnelle en Bretagne connaît un développement fulgurant, avec une installation tous les quinze jours depuis novembre 2021.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>A.B. : La crise agricole qui touche la France en général a des répercussions sur le monde viticole. Le vignoble bordelais, tiraillé entre surproduction et prix tirés vers le bas, opte aujourd’hui pour l’arrachage afin de sauver ses vignerons. Quel est le regard breton sur cette situation ? La plantation de vigne a-t-elle encore un sens aujourd’hui ? </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>G.B. : </strong>Aujourd&rsquo;hui, la plantation de vigne a un sens si on se donne l&rsquo;effort de lui donner du sens. Nous autres bretons, nous ne voulons en aucun cas entrer dans une production de masse. C&rsquo;est pourquoi nous sommes attachés à des valeurs de qualités, d&rsquo;artisanat, et surtout de durabilité, notamment à travers notre charte, dont la signature est obligatoire. Le vigneron breton doit pratiquer l’agriculture biologique, vendanger manuellement, recycler ses déchets de cave, développer la biodiversité. Tout un programme qui permettra à notre petit vignoble breton de perdurer : seule une agriculture propre peut répondre aux défis d’aujourd’hui.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #000000;">A.B. : Les menaces écologiques, économiques et parfois politiques qui pèsent sur le monde rural et sur notre terroir sont-elles considérées par les vignerons bretons ? La création d’une Indication géographique protégée (IGP) est-elle souhaitable ?</span> </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>G.B. : </strong>L&rsquo;agriculture n&rsquo;a jamais eu autant de défis qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Nous ne les prenons pas comme des menaces, mais comme des défis qu’il nous incombe de relever. Une IGP aujourd&rsquo;hui serait précoce alors que nous savons que seulement deux vignerons ont vendu du <a href="https://www.billetdefrance.fr/tag/vin/">vin</a> en 2023. Cependant, elle constituerait, d’ici à un certain temps, la consécration de tout notre travail. Nous ne sommes qu’au début d’une grande aventure : entre 12 et 15 000 bouteilles ont été vendues par deux vignerons en 2023, 40 000 sont attendues en 2024 pour cinq vignerons.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_10301" aria-describedby="caption-attachment-10301" style="width: 326px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-full wp-image-10301" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/04/Entretien-VB-Paysage-vigne-2.png?resize=326%2C318&#038;ssl=1" alt="" width="326" height="318" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/04/Entretien-VB-Paysage-vigne-2.png?w=326&amp;ssl=1 326w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/04/Entretien-VB-Paysage-vigne-2.png?resize=300%2C293&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 326px) 100vw, 326px" /><figcaption id="caption-attachment-10301" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">L’Association des Vignerons Bretons, créée par les premiers viticulteurs professionnels de Bretagne administrative en 2021.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Vin jordanien : redécouverte d’un trésor millénaire</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/vin-jordanien-redecouverte-dun-tresor-millenaire/27/04/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Apr 2019 15:25:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Œnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Vigne]]></category>
		<category><![CDATA[Vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 27/04/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/vin-jordanien-redecouverte-dun-tresor-millenaire/27/04/2019/">Vin jordanien : redécouverte d’un trésor millénaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Relancer et placer leur vin jordanien sur les plus belles tables d’Europe, c’est le défi de deux familles chrétiennes de Jordanie œuvrant depuis quelques décennies à faire renaître de ses cendres une industrie viticole disparue depuis 1 500 ans.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Qui peut se vanter de savoir que la Jordanie figure parmi les « nouveaux » pays producteurs de vin ? Qui connaît le <em>Machaerus</em>, le <em>Saint-George</em>, le <em>Jordan River</em> ou encore le <em>Mount Nebo</em> ? Bien peu de monde. Dans cette région du Proche-Orient, la viticulture a émergé il y a plusieurs milliers d’années avec les Nabatéens à Pétra, dont 82 sites de production ont été découverts récemment, avant de connaître son apogée durant l’époque byzantine au VIIème siècle avec l’apparition de l’Islam.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/la-percee-du-vin-jaune-a-la-decouverte-de-lor-jaune-du-jura/06/02/2023/">La Percée du vin jaune : à la découverte de l’or jaune du Jura</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La culture du vin jordanien remonte ainsi aux temps bibliques. C’est dans le village d’Umm Qais dans le Nord de la Jordanie par exemple, que le vin servi par Jésus à ses disciples lors de la Cène, provient. C’est dans cette perspective de renouer avec cette tradition, ensevelie depuis des siècles, que deux familles chrétiennes ont décidé, il y a plusieurs décennies déjà, de relancer cette culture.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un savoir-faire chrétien</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">D’un côté, la famille Haddad, de l’autre, la famille Zumot. Toutes deux ont la particularité d’être les deux seules familles chrétiennes de Jordanie à produire du vin sur cette partie de la Terre Sainte. Leur rêve ? Placer leur vin jordanien sur les plus belles tables d’Europe.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">C’est en 1975 à Zarka, près d’Amman, que l’aventure viticole de la famille Haddad démarre avec la première cave jordanienne : <span style="color: #333399;"><a style="color: #333399;" href="http://www.jrwinesjordan.com/">Jordan River Wines</a></span>. A l’origine, les cépages sont cultivés à Soueïda au Sud de la Syrie et mis en bouteille dans les locaux de la société. Ce n’est qu’en 2002 que le groupe familial plante, sur un espace de 120 hectares, ses premières variétés de vignes importées de France, d’Espagne et d’Italie, sur le plateau de Mafraq à 840 mètres d’altitude.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-bethleem-une-messe-de-noel-tournee-vers-lesperance/13/01/2024/">REPORTAGE – Bethléem : une messe de Noël tournée vers l’espérance</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Deux années se passent et la première récolte se fait en 2004. Aujourd’hui, Jordan River Wines produit annuellement quelques 500 000 bouteilles, dont 90% est destiné au marché local, le tout sans pesticides ni produits chimiques. Avec 45 cépages différents et 96 prix viticoles, JRW commence doucement à exporter quelques caisses en Australie, aux États-Unis et même en France.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">C’est sur les 250 hectares de vignes plantés en 1996 sur les terres de Mafraq, que l’aventure viticole commence pour la famille <span style="color: #333399;"><a style="color: #333399;" href="http://www.zumot-wines.com/">Zumot</a></span>. Produit à 600 mètres d’altitude dans la plaine d’Oran, le vin est cultivé de façon biologique, sans ajout de pesticide ni de nutriment artificiel. L’histoire d’une des marques de la société, Saint-Georges, remonte à quelques années, à l’époque où la famille exploitait un lopin de terre près de l’église Saint-Georges à Madaba, une ville chrétienne au sud d’Amman, non loin du célèbre Mont Nébo. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La production annuelle tourne autour de 200 000 à 300 000 bouteilles provenant de 30 cépages différents originaires de France, d’Italie et du Portugal. Le tout est stocké dans des centaines de tonneaux en chêne français. Comme sa concurrente, 90% de sa production est destinée au marché local. Seules quelques caisses sont exportées vers l’Europe, les Émirats Arabe Unis, l’Irak ou encore le Qatar.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une terre propice</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Si ces deux familles relèvent le défi de relancer la production de vin jordanien en sommeil depuis des siècles, c’est aussi parce que la géographie y est propice. Les Haddad et Zumot exploitent dans le Nord-Est de la Jordanie, non loin de la frontière syrienne et irakienne, des terres réputées pour être les plus riches du royaume Hachémite. La région est généreuse : 330 jours de soleil par an, une nappe phréatique charitable, des étés secs et un vent d’Ouest. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-eric-denece-le-hamas-a-endormi-les-israeliens/19/11/2023/">ENTRETIEN – Éric Denécé : «Le Hamas a endormi les Israéliens»</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Formée de projections volcaniques d’un volcan aujourd’hui éteint, la terre est riche en minéraux, en argile, permettant une bonne activité organique sous terre, et en calcaire, préservant l’humidité du sol. Contrairement à l’orientation sud européen, les vignes sont ici orientées Est-Ouest permettant une plus grande aération du raisin pendant sa pousse et de réduire l’humidité pouvant détériorer les cépages. L’ensemble est situé à plusieurs centaines de mètres d’altitude. Les conditions sont donc réunies pour produire un vin de qualité voire exceptionnel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un marché monopolistique</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La tradition est ancienne, la volonté est présente et la terre est riche. Pourtant cela ne suffit pas à faciliter la tâche de ces deux familles détenant pourtant le monopole de boissons alcoolisées dans un pays à très grosse majorité musulmane. En Jordanie, la vente d’alcool est légale mais reste soumise à des taxes équivalentes à … 300% du prix, que la bouteille soit produite sur le territoire ou importée ! Les bouteilles sont principalement vendues dans les restaurants et hôtels. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les taxes et le changement de température, empêchant le raisin d’arriver à maturation, expliquent la faible production. Ainsi, une bouteille ne se vend pas en dessous de 15-20 euros pour un salaire moyen tournant autour de 400 euros. Les taxes d’exportation comprenant les frais de douane ou encore les frais de transport pour l’Amérique ou l’Europe demeurent élevées. Pour limiter les frais liés à l’exportation et dans le but de se faire connaitre, les deux sociétés développent à l’heure actuelle l’œnotourisme.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/mossad-shabak-aman-comment-israel-sest-fait-pieger-et-enfumer/05/11/2023/">Mossad, Shabak, Aman : comment Israël s’est fait piéger et enfumer</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bien que ce pays ne soit pas connu pour sa viticulture, les touristes commencent à s’y intéresser d’autant plus que d’après certains professionnels du secteur, les « <em>vins jordaniens sont prometteurs</em> ». Bientôt servi au Fouquet’s ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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<p><center></p>
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<p></center></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/vin-jordanien-redecouverte-dun-tresor-millenaire/27/04/2019/">Vin jordanien : redécouverte d’un trésor millénaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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