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	<title>Aventurier - Billet de France</title>
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	<title>Aventurier - Billet de France</title>
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		<title>Antoine de Suremain : un aventurier de France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Domitille Casarotto]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:05:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine de Suremain]]></category>
		<category><![CDATA[Aventurier]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 19/05/2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/antoine-de-suremain-un-aventurier-de-france/19/05/2025/">Antoine de Suremain : un aventurier de France</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>C&rsquo;est un aventurier comme il en reste peu dans nos villes de béton : Antoine de Suremain. Sa chanson préférée : la Montagne, de Jean Ferrat. Ses montagnes favorites : les Pyrénées. Son but : faire aimer la France à ceux qui le suivent sur les réseaux sociaux, qui regardent son émission sur « <a href="https://www.canalplus.com/jeunesse/antoine-l-aventure-la-france-des-legendes-saison-2/h/22177784_50001">Canal Kids</a> ». Portrait en montagnes russes de cet aventurier du XXIe siècle, promenade depuis les hauts sommets français jusqu’à son for intérieur. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La France est incroyablement belle. À la sillonner d’aventures en aventures, sur ses sentiers secrets comme dans ses coins les plus renommés, Antoine de Suremain l’a bien vu. De par sa diversité géographique qui fait naître des paysages radicalement différents et offre tour à tour les plateaux de l’Aubrac, d’une pureté sans nom, et les marais de Camargue, nos régions foisonnent de vie et de couleurs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Oser l’aventure de la France</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">C’est ce qui l’a poussé à mettre en valeur ce pays, son pays, à travers les réseaux sociaux, avec un message en tête : « <em>Il est possible de trouver de l’exotisme, de l’ailleurs, en France. Arrêtons de prendre l’avion pour Bali quand il y a des cascades pleines d’une verdure exubérante dans le Cantal</em> ». Ce pays comble toutes ses attentes en termes de dépaysement, d’aventure, d’introspection, de renouvellement, de surprise. Nul besoin alors de partir à l’autre bout du monde.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/recit-tamanrasset-dans-les-pas-de-charles-de-foucauld-a-lasskrem/15/05/2025/">RÉCIT – Tamanrasset : dans les pas de Charles de Foucauld à l’Asskrem</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour lui, la France fut au berceau comme bénie par un bon génie, cartographe magicien qui lui offrit une multitude de paysages, de cultures, de traditions. Un patrimoine naturel si riche, grâce unique pour un si petit bout de terre. Avis subjectif, chauvin, franchouillard direz-vous ? « <em>Constat incontestable des yeux et du cœur </em>», répond Antoine, puisque la France attire années après années toujours plus de touristes, fait rêver les voyageurs, fait grincer les envieux. Il invite à s’en émerveiller avec lui.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pas seulement pour goûter la beauté des baies de la Somme, gigantesques et peuplées de phoques, des gorges du verdon aux eaux turquoise. Mais parce qu’Antoine de Suremain en est persuadé, « <em>aimer son pays est fondamental</em> ». C’est une valeur qui peut nous rassembler, qui n’a rien de politique, de partisan. Il est nécessaire pour être heureux d’aimer l’endroit où l’on vit. Faire découvrir ses charmes naturels participe à cette entreprise de revalorisation qui lui tient à cœur. D’ailleurs, il porte volontiers un béret basque, qui lui donne un air léger de Belmondo version terroir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’aventure dans le regard</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Aventurier de l’hexagone, Antoine ne se limite pas à avaler des kilomètres aux quatre coins de sa terre natale. Il parle de l’aventure comme d’une relation à soi et au monde, un certain regard. Un <em>ethos</em> à conquérir. « <em>L’aventure ne se limite pas au nombre de kilomètres que l’on parcourt, mais à la zone de confort dont on peut s’échapper. Elle naît au moment où l’on franchit le palier de sa porte avec une idée farfelue</em> ». Elle surgit dans le champ laissé libre à l’imprévu et à la spontanéité.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Antoine de Suremain raconte la façon dont il a pris conscience petit à petit qu’il pouvait ramener cet état d’esprit depuis les montagnes, les bois, les rivières pour éclairer son quotidien parisien qu’il supportait mal au retour de ses expéditions, quand tout allait trop vite, dans les sirènes et les klaxons, quand les gens étaient cons.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/recit-transnistrie-la-republique-fantome-deurope-de-lest/05/04/2025/">RÉCIT – Transnistrie : la république fantôme d’Europe de l’Est</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il lui semblait infernal d’être entouré de béton quand, la veille, il campait sous les étoiles du Vercors à la recherche des loups — un de ses plus beaux souvenirs de bivouac. Tout y paraissait plus beau, plus intense, plus poétique. Puis il a réalisé que cet émerveillement pouvait naître au cœur de la ville. C’est une lueur de curiosité dans le regard, la recherche d’un grain de beauté qui existe en toute chose : dans les rencontres, les bonnes nouvelles, et même dans les rues de Paris qui peuvent devenir complices d’une aventure.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Petit conseil d’Antoine pour réenchanter ce milieu urbain, apprivoiser Paris : « <em>J’essaye maintenant de faire des choses un peu décalées, de considérer la ville aussi comme un terrain de jeu. L’autre soir, j’ai grimpé dans le saule pleureur au bout de l’Île de la cité. Celui sous lequel tous les touristes s’assoient. Je suis monté aux aurores et le lever de soleil était magnifique depuis ce perchoir</em>. »</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Chez lui, cultiver l’émerveillement passe par l’abandon d’un confort dont on se rend compte en s’en délestant qu’il était superflu. On ne savoure jamais autant la douceur d’un foyer que lorsqu’on rentre d’un bivouac éprouvant, où l’eau n’étais pas un dû, mais un liquide rare à dénicher avec peine. Antoine se rappelle les délices de ses retours de camp scout, lorsque petit, épuisé, mais heureux, il partageait avec Ulysse la joie du retour dans ses pénates. Il partage avec Sylvain Tesson le sentiment que la cessation de l’effort est le seul luxe sain, mérité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Dans l’aventure, les retrouvailles</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est plutôt Robinson Crusoé que Saint Exupéry, même s’il aurait aimé dire le contraire, pour le côté méditatif et patriote de l’aviateur. Parce qu’il aime s’imposer des règles strictes, pour se placer dans des situations périlleuses, se mettre au défi, pour se retrouver. D’après Antoine de Suremain, c’est dans l’épreuve que l’homme se révèle. C’est ce que raconte <em>l’Appel de la forêt</em> de Jack London, son livre favori. Le chien, personnage principal de ce grand roman, réveille sa vraie nature dans la confrontation avec la vie sauvage. La difficulté de gravir monts et vallées, de marcher dans le désert de Saint Guilhem sans autre repas que les fruits de la nature, permet de se réaligner avec soi-même, avec celui qu’on est profondément, dépouillé des vanités et des facilités de notre quotidien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/colonel-remy-lagent-secret-n1-de-la-france-libre/08/11/2024/">Colonel Rémy : l’agent secret n°1 de la France Libre</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Confronté à nos limites. « <em>C’est ce qui effraie le plus dans l’aventure</em> » confie Antoine. « <em>Ce moment où l’on est dos au mur, où l’on doit se lancer dans quelque chose avec lequel on n’est pas à l’aise du tout. Récemment, pour rejoindre une cabane quasi-inaccessible, j’ai dû traverser des ravines très glissantes. Le sol se dérobait sous moi. Une pierre s’est détachée, a dévalé la pente, et est passée à trois mètres de ma tête.</em> »</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">D’un coup, il a pris conscience de sa fragilité, physique comme mentale, et il a été pétrifié d’effroi. Mais il ne pouvait pas faire demi-tour, coincé dans la ravine. Il a fallu avancer malgré tout, et vint un immense soulagement. Ce qui fait effraie, ce n’est pas l’inconnu, ou le vide, ou l’exigence physique, ce sont souvent nos propres croyances.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Quand il a commencé à marcher, Antoine de Suremain était tourné vers les autres, il voulait transmettre son admiration pour la beauté de la France, notamment aux plus jeunes, passer le flambeau. Il a compris les bienfaits de la marche dans un second temps. Quand on marche seul, en silence, vient l’introspection, et avec elle la connaissance de soi. Il en témoigne : au fur et à mesure de ses randonnées, il voyait en lui de plus en plus clair, et ses questions bourdonnantes ont cessé de le tourmenter.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Marcher est devenu pour lui un besoin vital qu’il partage à sa communauté. « <em>Si tu te poses trop de questions, ne t’en pose pas une de plus. Prends tes chaussures et ton sac à dos. Si tu traverses un passage à vide, que tu ne vois plus clair en toi, prends la route quelques jours</em>. », recommande-t-il.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Si l’on se rencontre en marchant, c’est aussi que les vastes espaces sont des miroirs de l’âme. Devant des plaines infinies, il nous semble nous perdre dans les méandres de notre esprit. Cela fait naître des émotions très fortes, des sentiments contraires, un vertige horizontal. Antoine se souvient, presque ému, de la causse Méjean, et de cet émerveillement mêlé de mélancolie qui prend le cœur quand on est saisi par cette beauté brute. Elle renvoie brusquement à son absence au monde, à la violence, au vide de notre quotidien. Antoine rit en se rappelant : « <em>Cela rend plus sensible, c’est dangereux finalement, prenez garde à vous !</em> »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Lettre à un jeune aventurier</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il nous quitte sur quelques recommandations. Celle du lever de soleil le plus marquant à vivre, sur le Mont Blanc. Il en a fait l’ascension il y a deux ans déjà, mais le souvenir de cette expédition est encore fort. Il raconte la façon dont on grimpe, plongé dans l’obscurité, avec difficulté, puis comme une clarté transforme soudain le ciel qui se pare de nouvelles teintes. Juste avant le lever, en aumône à ceux qui marchaient à sa recherche dans les ténèbres de la nuit. Les moments les plus beaux de l’aurore sont ceux qui la précèdent.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Antoine décrit les mille couleurs de ce ciel. Il les conserve en lui comme un tableau de bleu profond, de vert, de jaune. « <em>Le premier rayon de soleil nous frappe, avant tant de chaleur, de lumière, de puissance. Il nous sort de l’obscurité intérieure et extérieure. Et le sommet du Mont Blanc apparaît enfin, et son ombre pyramidale qui s’étend sur les contrebas qui sont encore dans la nuit</em> », ajoute-t-il, plongé dans ce lumineux souvenir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/">Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« <em>Pour les âmes en peine, trouvez une cabane où vous retirer</em> », suggère Antoine de Suremain, familier de ce remède radical. Se couper du monde, s’emplir de beauté, et se reclure ou se projeter, selon ce que le cœur nous en dit. Il raconte qu’aux jours de détresse, il s’est senti recueilli par la vallée, qui l’a comblé de douceur dans sa nature sauvage. Et qu’elles gardent espoir. Comme le marcheur qui ne voit pas encore le terme du chemin, mais dont le pas ne faiblit guère.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Aimé Olivier de Sanderval : un des premiers européens à entrer dans le royaume Peul</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/aime-olivier-de-sanderval-un-des-premiers-europeens-a-entrer-dans-le-royaume-peul/30/06/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 12:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Aimé Olivier de Sanderval]]></category>
		<category><![CDATA[Aventurier]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Vélocipède]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 30/06/2022</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><b>Aimé Olivier de Sanderval est un industriel et explorateur de la </b><b>deuxième</b><b> moitié du XIXème siècle. Passionné par le vélocipède, il est connu pour être un des premiers européens à entrer dans le royaume Peul en Afrique.</b></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Être un industriel du vélo et monter des expéditions en Afrique, c’est le projet d’Aimé Olivier de Sanderval. Un projet extraordinaire réalisé en partie grâce àsa fortune et surtout celle de sa femme, une riche héritière d’une famille d’armateurs marseillais. Une vie d’aventure pleine d’émotions.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un passionné du vélo</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 10 juillet 1840 à Lyon, <a href="https://data.bnf.fr/15349831/aime_olivier_de_sanderval/">Aimé Victor Olivier</a> se passionne pour les récits de voyages et d’aventures publiés par l’explorateur René Caillé, connu pour être le premier occidental à revenir de Tombouctou. Ingénieur, Sanderval sort diplômé de l’école Centrale en 1864. En 1867, sa famille lui confie la gestion d’une usine de produits chimiques. Féru d’aventures, il se lance dans l’étude des vélocipèdes et fonde à ce titre la Compagnie française du vélocipède. Il invente la roue à rayons et organise avec son frère et un ami le premier voyage deux-roues du monde entre Paris et Avignon.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/francois-elie-roudaire-lofficier-francais-qui-voulait-creer-une-mer-interieure-dans-le-sahara/12/11/2021/">François Elie Roudaire : l’officier français qui voulait créer une mer intérieure dans le Sahara</a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1868, il propose son invention aux postiers de son voisinage en Charente-Maritime pour leur faciliter le déplacement. Avec le gain de temps de ces derniers dans la distribution du courrier, il propose à l’administration des postes 200 vélocipèdes qu’il entretient gratuitement. Sa société fournit l’entièreté du matériel pour réaliser la première course Paris-Rouen. La guerre de 1870 suspend temporairement son activité qu’il reprend notamment en réalisant le premier rapport sur la pertinence des vélocipèdes dans le cadre militaire.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’envie d’exotisme</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La littérature des grands explorateurs le pousse à s’ouvrir à l’Afrique, encore peu connue. Il organise ainsi sa première expédition au pays des Peuls et devient le premier européen à rencontrer l’Almamy du royaume du Fouta Djalon, un massif montagneux en Guinée. Il décrit dans ses carnets de voyage la beauté et la grandeur de la civilisation Peul. Ces écrits seront repris par différents journaux français de l’époque. A ce titre, il effectuera plusieurs séjours dans ce royaume entre 1880 et 1919. A l’opposé des valeurs républicaines de l’époque, Sanderval préconise la connaissance de ces civilisations en ouvrant un véritable dialogue avec ces populations.&nbsp;</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/adrien-conus-du-chasseur-de-brousse-a-la-france-libre/06/11/2022/">Adrien Conus : du chasseur de brousse à la France libre</a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’élite Peul lui confère le titre de roi en lui accordant des terres et le droit de battre monnaie à son effigie. Son plus grand projet consiste en la création d’un chemin de fer afin de relier les principales zones du royaume Peul et de l&rsquo;Afrique française. Son entreprise est soutenue par Ferdinand de Lesseps, le célèbre constructeur du canal de Suez mais le projet n’aboutit pas. Il est témoin de la fin du royaume en 1896 où les Français battent le dernier almamy du Fouta-Djalon, Boubacar Biro Barry, à la bataille de Porédaka. Sanderval contribue à la création de la ville de Conakry, capitale de Guinée où sa case est classée au titre des monuments historiques depuis 1960. En France, il passe ses dernières années dans la propriété de sa belle-famille à Montredon à côté de Marseille. Aimé Olivier de Sanderval décède le 22 mars 1919 à Marseille.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Éric de Bisschop : un navigateur infatigable</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/eric-de-bisschop-un-navigateur-infatigable/27/04/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Apr 2022 16:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Éric de Bisschop]]></category>
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		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 27/04/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/eric-de-bisschop-un-navigateur-infatigable/27/04/2022/">Éric de Bisschop : un navigateur infatigable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Éric de Bisschop est un navigateur et explorateur français. Il est notamment célèbre pour ses voyages transocéaniques et fait partie des premiers navigateurs sur petit voilier de la première moitié du XXe siècle.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Qui aime la jeunesse, aime la mer</em> ». Cette citation de Tennessee Williams résume la vie d’Éric de Bisschop, marin épris d&rsquo;aventures depuis sa tendre enfance et véritable électron libre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Né le 21 octobre 1891 dans le Pas-de-Calais, Jules Éric Joseph de Bisschop grandit dans une famille de savonniers. Une partie de ses biographes affirme que Philippe Pétain serait son parrain. A l’âge de 14 ans, il devient mousse sur le quatre-mâts Dunkerque et suit les cours d’hydrographie d’où il sort lieutenant avant de rejoindre la marine marchande. Alors que la Première Guerre mondiale commence, Bisschop est mobilisé dans le Nord-Pas-de-Calais où il commande un patrouilleur. Il est blessé lors d’un vol en hydravion en 1917 et termine la guerre hospitalisé.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un marin têtu</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La guerre achevée et la santé rétablie, il devient pendant 18 mois armateur avec un vieux trois-mâts sur les côtes africaines. En 1927, il part en Chine et tente d’étancher sa soif d’aventures. Avec un de ses camarades, il construit une jonque qu’il baptise Fou Po l et  remonte avec son camarade le Yangzi Jiang. Malheureusement, celle-ci se fracasse en mer. Les reins solides, ils construisent le petit frère qu’ils appellent Fou Po II et voyagent autour des côtes de la Nouvelle-Guinée. En juillet 1935 ils sont accusés d’espionnage par les Japonais alors qu’ils séjournent sur les îles Marshall. Relâchés, Bisschop et son camarade Joseph Tatibouet reprennent la mer et arrivent tant bien que mal à court de vivres sur l’île de Kalauppa en octobre 1935. Très affaiblis, ils sont recueillis par des lépreux et leurs soignants.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/philippe-de-dieuleveult-lanimateur-et-capitaine-abandonne/10/07/2023/">Philippe de Dieuleveult : l’animateur et capitaine abandonné</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Deux jours après leur jonque est détruite dans une tempête brisant les trois années de recherche des courants marins et de coordonnées d’îlots. Mais ce n’est pas cela qui arrêtera Bisschop. Il construit un nouveau bateau qui ne sera pas une jonque, mais une double pirogue polynésienne faite pour la haute mer. A l&rsquo;issue d&rsquo;essais réussis, il décide de quitter le Pacifique et de rentrer en France en passant par le Cap de Bonne-Espérance. Parti d’Hawaï le 7 mars 1937, ils arrivent à Cannes le 23 mai 1938 après plus de 13 mois de navigation sans aucun moyen de navigation moderne existant à l’époque. Le voyage est emaillé de nombreux incidents pour cause de mauvais temps entrainant des voies d’eau, gréement endommagé, perte d’un gouvernail etc. De cette expérience incroyable, il publie l’ouvrage Kaimiloa.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un mauvais choix politique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 1939, il entreprend la construction d’un nouveau bateau, le Kaimiloa-Waikea, un trimaran cette fois-ci. Le projet est de retourner dans le Pacifique sud en passant par le canal de Panama. Malheureusement, le trimaran est détruit dans une tempête dans les îles Canaries. L’équipe reste dans les îles quelques mois, le temps de régler les problématiques liées à l’accident. Rentré en métropole, Bisschop souhaite retourner en Polynésie, mais son choix politique de choisir la France du maréchal Pétain pose problème : le territoire a choisi la France Libre du général de Gaulle. Avec sa femme, ils reviennent à Honolulu en 1941 où Bisschop devient agent consulaire français sur ce territoire américain. Le couple défend alors les intérêts de la France occupée.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais la situation évolue vite. Quelques jours après l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais et les déclarations de guerre qui s’ensuivent, Bisschop est arrêté par les Américains qui le considèrent comme un allié des régimes allemand et japonais. Il est incarcéré quelques jours et perd ses accréditations d’agent consulaire. La période qui s’ensuit est difficile à vivre pour le couple. Ses positions pétainistes deviennent de plus en plus compliquées à tenir au fil des années sur un territoire américain au vu de l’avancée des alliés en Afrique puis sur le continent européen. Il achète une jonque avec laquelle il va réaliser des transports de fret dans les îles aux alentours.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La dernière expédition</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 1947, il part s’installer à Tahiti où il exerce des activités de commerce. Il découvre la célèbre expédition du Kon Tiki : une tentative de rejoindre les îles polynésienne depuis l’Amérique du Sud en radeau. L’objectif était d’expliquer le peuplement de l’Océanie depuis le Pérou avec un radeau de troncs de balsa. Bisschop décide de faire le trajet en sens inverse à la différence et fait construire un radeau équivalent auquel il rajoute une cabine étanche permettant d’abriter le matériel destiné à la réalisation de son expédition : photographique, météorologique et radio. Le 8 novembre 1956, l’équipe s’élance de Papeete en Polynésie française pour rejoindre l’Amérique du Sud. Après une première escale afin de rajouter des bambous et un dernier ravitaillement par une vedette de la marine française, l’expédition se dirige plein est. Les morceaux de bambous se décrochent peu à peu si bien qu’ils demandent une assistance à la marine chilienne non loin du but et abandonnent le radeau le 26 mai 1956.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ils arrivent au Chili et reçoivent un bon accueil. Mais pour Bisschop, c’est un échec cuisant si près de l’objectif. Sur place, il souhaite retourner en Polynésie avec un nouveau radeau de sa conception : avec du bois de cyprès. Une nouvelle équipe est formée et le nouveau départ s’effectue le 15 février 1958 depuis Constitution. Malheureusement, l’équipage n’arrive pas à accoster sur les îles Marquises. Le radeau connaît des problèmes de flottabilité et s’enfonce peu à peu à mesure que le temps passe malgré les allègements de tout ce qui était possible. L’équipage construit en toute hâte un nouveau radeau avec les bidons qu’ils ont à bord. Bisschop est malade et l’ensemble de l’équipage souffre de manque de nourriture et de manque d’eau. Le radeau arrive en vue des îles Cook le 30 août 1958 et s’approche de la terre ferme jusqu&rsquo;au moment où le radeau chavire. Éric de Bisschop reçoit un coup de bois sur la tête et décède brutalement. Ses compagnons d’infortune parviennent à ramener son corps sur la terre ferme. L’équipage est ramené pour un ultime voyage à Papeete avec le cercueil de leur camarade d’expédition, infatigable aventurier, payant de sa vie la poursuite de ses rêves.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Roger Frison-Roche : un alpiniste amoureux du désert</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/roger-frison-roche-portrait-dun-alpiniste-amoureux-du-desert/06/01/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 14:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Aventurier]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Explorateur]]></category>
		<category><![CDATA[Frison-Roche]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=1877</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 06/01/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/roger-frison-roche-portrait-dun-alpiniste-amoureux-du-desert/06/01/2020/">Roger Frison-Roche : un alpiniste amoureux du désert</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Roger Frison-Roche est un alpiniste, écrivain et explorateur français. Il est notamment connu pour ses romans d’aventures dans la montagne (<em>Premier de Cordée</em>, <em>La Grande Crevasse</em>, <em>Retour à la montagne</em>) ainsi que dans le Sahara (<em>La Piste oubliée, La Montagne aux écritures)</em>.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 10 février 1906 à Paris dans le 8ème arrondissement, Roger Joseph Fernand Frison-Roche est issu d’une famille savoyarde installée à Paris depuis 1870. Son père est restaurateur. Entre 1916 et 1920, il étudie au lycée Chaptal qu’il quitte pour devenir groom à l’agence de voyages Cook dans laquelle il apprend l’anglais et l’italien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un amoureux de la montagne</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il arrive à Chamonix en 1923. Très vite connu des milieux locaux qui le surnomment « Grand Sifflet » ou « Frisson », il devient Secrétaire du Syndicat d’initiatives et du Comité Olympique l’année de son arrivée. Il pratique intensément tous les sports d’hiver comme le ski, le saut, le bobsleigh, la luge ou encore le ski joring ainsi que les sports d’été tels que l’équitation et la natation et participe aux premières courses de ski avec Daniel Souverain, un ami parisien. En 1924, il est secrétaire des premiers Jeux Olympiques d’hiver à Chamonix et commence à écrire pour le journal <em>Le Savoyard de Paris</em>. Il participe à l’organisation de toutes les disciplines hivernales. En 1925, c’est le début de la consécration lorsque Joseph Ravanel, surnommé « le Rouge », le choisit comme porteur pour l’ascension du Mont-Blanc.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/louis-bleriot-portrait-dun-pionnier-de-laviation/04/08/2019/">Louis Blériot : un pionnier de l’aviation</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La  réalisation de son rêve</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Entre 1926 et 1927, il fait son service militaire à Grenoble au 93ème régiment d’artillerie. A son départ de l’armée jusqu’en 1930, il est directeur du Syndicat d’initiatives et du Comité des Sports d’hiver de Chamonix. En parallèle, il crée avec Alfred Couttet l’école d’escalade des Gailland en 1928. En 1930, Frison-Roche réalise son rêve en intégrant la Compagnie des Guides de Chamonix. Major de sa promotion, il est le premier non Chamoniard à y être admis.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1928, il rencontre la skieuse Marguerite Landot avec laquelle il aura 3 enfants. La même année, il fonde l’agence chamoniarde du <em>Petit Dauphinois</em>. Il inaugure la rubrique ski du journal. En 1931, il est secrétaire de l’Aéro-Club de Chamonix-Mont-Blanc. En 1932, il participe en tant que reporter à la première émission radiophonique depuis le sommet du Mont-Blanc. Il est le premier moniteur à être officiellement diplômé par la Fédération Française de Ski en 1933. L’année suivante, il enquête sur l’affaire Stavisky en localisant la vallée où est caché l’escroc pour le compte du <em>Petit Dauphinois</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Premières expéditions</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1935, Frison-Roche réalise sa première expédition dans le Sahara en compagnie du capitaine Coche, guide de l’expédition alpine Française au Hoggar. Ils effectuent la première ascension de la <em>Garet El Djenoun</em> (la Montagne des Génies). Cette expérience lui inspirera son premier livre <em>L’Appel du Hoggar</em> en 1936 chez Flammarion. En 1937, il traverse en chameau le Grand Erg Occidental, un massif de dunes dans le Sahara algérien qui s’étend sur 80 000 km². Il en profitera pour faire du ski sur les dunes de sable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : un cinéaste de guerre</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale </strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1938, Frison-Roche part s’installer à Alger avec sa famille où il est journaliste pour <em>La Dépêche</em>. En 1941, son feuilleton <em>Premier de Cordée</em> paraît dans <em>La Dépêche</em> avant d’être édité l’année suivante en Métropole. En 1942, il est correspondant de guerre aux côtés des alliés sur le front de Tunisie avant d’être capturé par les Allemands. Après avoir passé un mois dans une cellule de condamné à mort, il parvient à se libérer grâce à une connaissance influente qu’il a dans le gouvernement de Vichy. Il entre dans la clandestinité en 1943 et devient officier de liaison auprès des FFI puis à l’état-major de la 5ème demi-brigade de Chasseurs Alpins. Cet épisode lui inspirera <em>Les Montagnards de la nuit</em> (1968). Ce n’est qu’à la fin de la guerre que Frison-Roche parvient à revoir sa famille en Algérie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La reprise des expéditions</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dès lors, il va mener une carrière de conférencier pendant une quinzaine d’années. Il rentre en France en 1955 où il travaille pour <em>Nice-Matin</em>. La même année, il traverse le Sahara en reliant Alger à Nyamey en 2CV. En 1956, il est président du Syndicat National des Guides de France et entame pour la première fois des expéditions dans le Grand Nord (en Laponie et dans le Grand Nord canadien notamment). De 1964 à 1970, il est président fondateur du Syndicat international des Guides. En 1974, il est membre de l’Académie de Savoie et en 1981, il publie son autobiographie <em>Le Versant du Soleil</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/pierre-lazareff-portrait-dun-des-plus-grands-patrons-de-presse-francais-du-xxeme-siecle/05/03/2020/">Pierre Lazareff : un des plus grands patrons de presse français du XXème siècle</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est commandeur de la Légion d’honneur depuis le 15 août 1992. Roger Frison-Roche décède le 17 décembre 1999 à Chamonix. Les guides portent le cercueil de leur doyen, de l’église au cimetière.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Joseph Kessel : portrait d’un grand reporter devenu académicien</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/joseph-kessel-portrait-dun-grand-reporter-devenu-academicien/07/12/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Dec 2019 15:12:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Académicien]]></category>
		<category><![CDATA[Aventurier]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Kessel]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Reporter]]></category>
		<category><![CDATA[Romancier]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=1704</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 07/12/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/joseph-kessel-portrait-dun-grand-reporter-devenu-academicien/07/12/2019/">Joseph Kessel : portrait d’un grand reporter devenu académicien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Joseph Kessel est un aventurier, journaliste, aviateur, résistant et romancier français. Académicien, il est notamment connu pour ses grands reportages et ses nombreux romans dont <em>L’Équipage</em>, <em>Belle de jour</em> et <em>Fortune carrée</em> sont les principaux.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 10 février 1898 à Villa Clara en Argentine, Joseph Kessel est le fils de Samuel Kessel, un médecin juif d’origine lituanienne (à l’époque au sein de l’Empire russe) parti exercer en Amérique du Sud. En 1905, ses parents déménagent pour se rapprocher de la famille maternelle, à Orenbourg près du fleuve Oural en Russie jusqu’en 1908. Cette année-là, la famille s’installe à Nice dans le sud de la France. Ces périples donneront au jeune Kessel la passion des voyages et des aventures extravagantes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un acteur devenu aviateur</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Joseph Kessel étudie au lycée Félix-Faure (actuel lycée Masséna) à Nice puis au lycée Louis-le-Grand à Paris. En 1914, il devient infirmier-brancardier pour quelques mois. L’année suivante, il obtient sa licence de lettre et est engagé au <em>Journal des Débats</em> dans le service de politique étrangère.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/eugene-poubelle-portrait-dun-prefet-qui-donna-son-nom-a-une-boite-a-ordures/24/01/2021/">Eugène Poubelle : portrait d’un préfet qui donna son nom à une boîte à ordures</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1916, il est reçu au Conservatoire avec son jeune frère et fait quelques apparitions sur la scène de l’Odéon. Mais la Grande Guerre le rattrape et il souhaite prendre part aux combats. Joseph Kessel s’engage à la fin de cette même année dans l’artillerie avant de basculer dans l’aviation au sein de l’escadrille S.39. De cette aventure, il en tirera son premier roman à succès <em>L’Équipage</em> (1923). A la fin de la guerre, il est envoyé en mission en Sibérie pour laquelle il passe par les États-Unis. La découverte du monde bolchevique lui inspirera son premier livre <em>La Steppe rouge</em> (1922).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1709" aria-describedby="caption-attachment-1709" style="width: 473px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-1709" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/kessel_militaire-e1542098532701.png?resize=473%2C514&#038;ssl=1" alt="" width="473" height="514" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/kessel_militaire-e1542098532701.png?w=473&amp;ssl=1 473w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/kessel_militaire-e1542098532701.png?resize=276%2C300&amp;ssl=1 276w" sizes="(max-width: 473px) 100vw, 473px" /><figcaption id="caption-attachment-1709" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Joseph Kessel en tenue de soldat en 1918</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un grand reporter</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A la fin de la guerre, il reprend sa collaboration avec le quotidien <em>Journal des Débats</em> pour lequel il part en 1920 à Londres avec un faux passeport avant de demander sa nationalité française à son retour. Son besoin d’aventures le pousse à faire une double carrière : grand reporter et romancier. Ses voyages lui permettent de trouver matière à l’écriture. Il enchaîne les succès littéraires : <em>Mary de Cork </em>(1925),<em> Les Captifs </em>(grand prix du roman de l’Académie française en 1926),<em> Les Cœurs purs </em>(1926),<em> Nuits de princes </em>(1927),<em> Belle de jour </em>(1928),<em> Fortune carrée</em> (1930)<em> Le Coup de grâce </em>(1931), <em>Les Enfants de la chance </em>(1934),<em> La passante du Sans-Souci </em>(1936), ainsi qu’une biographie de <em>Mermoz</em> (1938), célèbre aviateur et ami de Joseph Kessel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/henri-de-foucaucourt-portrait-dun-officier-banquier-journaliste-et-moine-francais-epris-daventure/18/12/2020/">Henri de Foucaucourt, portrait d’un officier, banquier, journaliste et moine français épris d’aventure</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1928, il cofonde <em>Gringoire</em>, un hebdomadaire politique et littéraire de droite avec Georges Suarez et Horace de Carbuccia. Il quitte quelques années plus tard le journal lorsque celui-ci adopte une ligne proche de l’antisémitisme. Contributeur à de nombreux journaux tels que <em>Le Figaro</em>, <em>La Liberté</em> mais aussi <em>France-Soir</em>, Joseph Kessel fait partie de l’âge d’or des grands reporters. Il est correspondant de guerre pendant la guerre d’Espagne et durant celle de 1939-1940.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après la défaite de la France face à l’Allemagne en 1940, il franchit clandestinement les Pyrénées et rejoint la Résistance à Londres où il s’engage dans les Forces Françaises Libres du général de Gaulle. En 1943, il compose avec son neveu Maurice Druon les paroles du <em>Chant des Partisans </em>qui deviendra l’hymne de la Résistance et publie la même année <em>L’Armée des ombres</em>, pour rendre hommage à ses combattants de l’ombre. Il termine la guerre en tant que capitaine d’escadrille survolant la France de nuit pour maintenir les liaisons avec les résistants.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Retour aux voyages</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A la fin de la guerre, Joseph Kessel reprend ses reportages. Ses voyages l’emmènent en Palestine en 1948 – il reçoit le tout premier visa du nouvel État hébreux en mai 1948 –, puis en Afrique, en Birmanie et en Afghanistan. Il publie une œuvre majeure en 1950, <em>Le Tour du malheur</em>, fresque dans laquelle il dépeint la société tourmentée de l’entre-deux-guerres. Les ouvrages s’enchaînent : <em>Les Amants du Tage </em>(1954), <em>La Vallée des Rubis </em>(1955), <em>Témoin parmi les hommes </em>(1956),<em> Le Lion </em>(1958), <em>Tous n’étaient pas des anges </em>(1963). En 1962, il est élu à l’Académie française.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1708" aria-describedby="caption-attachment-1708" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-large wp-image-1708" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/XVM0c447ebe-cbae-11e7-a015-3a3ae48a90c7.jpg?resize=640%2C634&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="634" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/XVM0c447ebe-cbae-11e7-a015-3a3ae48a90c7.jpg?resize=1024%2C1015&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/XVM0c447ebe-cbae-11e7-a015-3a3ae48a90c7.jpg?resize=300%2C298&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/XVM0c447ebe-cbae-11e7-a015-3a3ae48a90c7.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/XVM0c447ebe-cbae-11e7-a015-3a3ae48a90c7.jpg?resize=768%2C762&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/XVM0c447ebe-cbae-11e7-a015-3a3ae48a90c7.jpg?resize=1536%2C1523&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/XVM0c447ebe-cbae-11e7-a015-3a3ae48a90c7.jpg?w=2040&amp;ssl=1 2040w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/XVM0c447ebe-cbae-11e7-a015-3a3ae48a90c7.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/XVM0c447ebe-cbae-11e7-a015-3a3ae48a90c7.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-1708" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En tenue d&rsquo;académicien lors d&rsquo;une réception en 1964</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Joseph Kessel décède d’une rupture d’anévrisme le 23 juillet 1979. Un prix littéraire porte son nom. Il est enterré au cimetière Montparnasse à Paris.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Paul-Émile Victor : portrait d&#8217;un explorateur polaire</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/paul-emile-victor-portrait-dun-explorateur-polaire/04/06/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2019 15:03:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Aventurier]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle polaire]]></category>
		<category><![CDATA[Marin]]></category>
		<category><![CDATA[Paul-Émile Victor]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/06/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/paul-emile-victor-portrait-dun-explorateur-polaire/04/06/2019/">Paul-Émile Victor : portrait d&rsquo;un explorateur polaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Paul-Émile Victor est un explorateur polaire, scientifique, ethnologue, écrivain, fondateur et directeur d’expéditions polaires pendant 29 ans. Retour sur la vie de cet explorateur des extrêmes.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 28 juin 1907 à Genève (Suisse) de parents français immigrés d’origine juive d’Europe Centrale, le jeune Paul-Émile passe son enfance dans le Jura. Son père, Erich Heinrich Victor Steinschneider est issu d’un milieu aisé de juristes et d’industriels originaires de Bohème tandis que sa mère, Maria Laura Baum est issue d’une famille bourgeoise de Cracovie. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1916 son père crée une deuxième usine à pipe et se diversifie en 1928 dans la fabrication de stylo. Très tôt, Paul-Émile se réfugie dans le grenier de la maison pour dévorer tous les récits d’aventure, d’explorations qu’il trouve, faisant ainsi germer dans son esprit le désir de découverte, la passion des voyages polaires et polynésiens. C’est dans cette continuité qu’il rentre aux Éclaireurs de France dont il deviendra responsable local.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1925, son baccalauréat de maths-philo en poche, le jeune étudiant poursuit son cursus dans l’ingénierie à l’École centre de Lyon, qu’il quitte sans diplôme à la fin de la troisième année en 1928 pour l’École nationale de navigation maritime dont il vient de réussir le concours d’entrée. D’abord incorporé en 1929 en tant que matelot de deuxième classe à Toulon dans la marine, Paul-Émile devient élève sous-officier puis aspirant. Déçu par celle-ci, il la quitte. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1931, il obtient son brevet de pilote d’avion avant d’être employé les deux années suivantes dans l’entreprise de son père « les Établissement E.H ». C’est pour accomplir une partie de son rêve qu’il monte à Paris suivre notamment les cours de Marcel Mauss, considéré comme le « père de l’anthropologie française », à <a style="color: #333399;" href="https://data.bnf.fr/fr/11864364/institut_d_ethnologie_paris/">l&rsquo;institut d’ethnologie du Trocadéro </a> dont il reçoit le diplôme en 1933.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Premières expéditions au Groenland (1934-1939)</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Depuis son enfance, toutes ses actions sont orientées pour accomplir son rêve : études (ingénieur, diplôme d’ethnologie, certificats de licences de Lettres) et carrière professionnelle (officier de marine notamment pour apprendre à naviguer).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-taaf-lexcellence-de-la-recherche-polaire-francaise/07/10/2023/">ENTRETIEN – TAAF : l’excellence de la recherche polaire française</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1934, grâce au <a style="color: #333399;" href="http://www.museedelhomme.fr/fr/musee/histoire-musee-homme/musee-ethnographie-trocadero-1882-1936">musée d’ethnographie du Trocadéro</a> et à sa rencontre improbable avec le célèbre commandant et explorateur français, Jean-Baptiste Charcot, Paul-Émile embarque sur le « Pourquoi Pas ? », navire d’exploration polaire. Avec ses trois compagnons, l’anthropologue Robert Gessain, le géologue Michel Perez et le cinéaste Fred Matter-Steveniers, il débarque à Angmagssalik (Ammasalik aujourd’hui) sur la côte est du Groenland.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’équipe commence rapidement l’étude ethnographique de la communauté esquimaude. Cette dernière à la particularité de vivre isolée sur la côte est du Groenland jusqu’en 1884, date à laquelle elle est découverte. C’est au cours de cette année qu’il apprend à parler couramment leur langue. Son expérience et son exceptionnel sens de la communication le consacrent médiatiquement à son retour en France en 1935 où ses conférences et articles sont très appréciés.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_928" aria-describedby="caption-attachment-928" style="width: 281px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-928 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/3e0fb069cc_50064348_3810-jura-302.jpg?resize=281%2C400&#038;ssl=1" alt="" width="281" height="400" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/3e0fb069cc_50064348_3810-jura-302.jpg?w=281&amp;ssl=1 281w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/3e0fb069cc_50064348_3810-jura-302.jpg?resize=211%2C300&amp;ssl=1 211w" sizes="(max-width: 281px) 100vw, 281px" /><figcaption id="caption-attachment-928" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bureau de Paul-Émile Victor chez les Esquimaux</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Accompagné de Robert Gessain, Michel Ferez et d’Eigil Knuth (spécialiste de la préhistoire du nord du Groenland), Paul-Émile retourne au Groenland en 1936 pour réaliser la traversée de cette grosse île d’ouest en est. C’est en chiens de traîneaux que l’équipe part  de Christianshaab à la mi-mai, pour arriver un peu moins de deux mois après à Angmagssalik, sur la côte est réalisant un exploit de 800 kilomètres. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Arrivée à destination, Paul-Émile reste vivre quatorze mois dans une famille inuit, peuples vivants dans les régions arctiques d’Amérique du Nord, « comme un Esquimau parmi les Esquimaux ». Durant cette période il entretient une relation avec une jeune et inuit de dix-neuf ans. Cette aventure lui permet de continuer son travail d’ethnologue ainsi que d’enregistrer certains chants esquimaux dont il retranscrit les paroles phonétiquement. Son retour en France est encore triomphal et les articles de presse ne manquent pas d’éloge.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1938, il effectue un raid transalpin Nice-Chamonix en compagnie de Michel Pérez et du commandant Flotard. Par cette expédition de 230 km en chiens de traîneaux, il démontre avec succès l’importance de ce moyen de transport polaire pour l’Armée française lors d’hivers rigoureux en montagne. L’année suivante, il se rend en Laponie norvégienne, finlandaise et suédoise pour une étude ethnologique sur les Samis, peuple autochtone vivant à cheval  au nord de ces pays.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Pilote de guerre (1942-1945)</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Seconde Guerre Mondiale arrive. Mobilisé dans la marine française basée à Stockholm en Suède, Paul-Émile effectue ses missions d’officier de renseignement et d’agent de liaison avec la Finlande (guerre finno-russe) jusqu’à l’armistice de 1940. La guerre l’emmène alors au Maroc puis en Martinique où il réalise plusieurs missions ethnologiques avant de se rendre aux États-Unis en juillet 1941. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’année suivante, il s’engage comme lieutenant-instructeur, pilote et parachutiste dans l’US Air Force avant de créer et devenir commandant de l’escadrille « recherche et sauvetage » pour pilotes perdus dans un milieu qu’il connait bien, le milieu polaire : de l’Alaska au Groenland en passant par le Canada. Ce n’est qu’en décembre 1945 qu’il rentre en France et épouse Éliane Decrais (1918-2017) avec qui il aura trois enfants.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Chef des Expéditions polaires françaises (1947-1976)</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Officiellement démobilisé en juillet 1946, six mois après son retour en France, Paul-Émile Victor convainc le gouvernement français de l’importance d’organiser des expéditions scientifiques en Arctique et Antarctique. En février 1947, c’est chose faite. Grâce à son charisme, son don pour les relations publiques et à quelques relations en politique, il crée et dirige les Expéditions Polaires Françaises (EPF) la même année (jusqu’en 1976). Durant ces 29 années de direction, 150 expéditions sont organisées dont 17 d’entre elles par lui-même directement. En 1956, il part pour la première fois en terre Adélie où il installe quelques années plus tard la base Antarctique Dumont d’Urville et la base Charcot, 320 km à l’intérieur du continent Antarctique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/philippe-de-dieuleveult-lanimateur-et-capitaine-abandonne/10/07/2023/">Philippe de Dieuleveult : l’animateur et capitaine abandonné</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Par sa seconde femme, qu’il épouse en 1965 et qui se trouvait être sa voisine de péniche sur la Seine à Paris, il s’investit dans le mouvement écologiste avec la création en 1974 du « groupe Paul-Émile Victor pour la défense de l’homme et de son environnement ». S’engageant de plus en plus dans ce mouvement écologiste, il prend sa retraite à 69 ans en 1976 de l’EPF et devient membre du <a style="color: #333399;" href="http://www.taaf.fr/Le-conseil-consultatif">Conseil consultatif des Terres australes et antarctiques françaises</a></span> <span style="color: #000000;">(TAAF).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Retraite en Polynésie (1976-1995)</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Afin de réaliser son deuxième rêve, il s’installe avec sa femme en Polynésie pour y passer sa retraite. Entre les réceptions de scientifiques de passage chez lui, il y rédige ses mémoires, écrit des articles grâce à son aura médiatique acquis des décennies plus tôt et dont il bénéficie toujours. C’est à l’hôtel Drouot à Paris, qu’il vend sur catalogue en octobre 1982 ses « 125 mètres linéaires de bibliothèque » impossibles à déplacer, l’objectif étant d’éviter que celle-ci ne finisse dans un musée. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l’occasion de ses 80 ans en 1987, il retourne en terre Adélie puis au pôle Nord avec notamment Nicolas Hulot. Il est frappé l’année suivante d’un accident vasculaire cérébral le paralysant de moitié. Il décède le 7 mars 1995 sur son île de Bora-Bora.  Conformément à sa dernière volonté, il est immergé en haute mer en Polynésie par la Marine Nationale. Paul-Émile Victor était également consul du royaume d’Araucanie et de Patagonie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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