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	<title>Gilbert du Motier de La Fayette - Billet de France</title>
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	<title>Gilbert du Motier de La Fayette - Billet de France</title>
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		<title>Benoît Chassériau : l’agent secret français au service de Simón Bolívar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Dec 2022 13:15:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Simón Bolívar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 31/12/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/benoit-chasseriau-lagent-secret-francais-au-service-de-simon-bolivar/31/12/2022/">Benoît Chassériau : l’agent secret français au service de Simón Bolívar</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Benoît Chassériau est un diplomate et agent secret français. Il est le premier diplomate français de la république de Colombie.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La contribution des Français à l’indépendance de l’Amérique du Nord avec La Fayette et Rochambeau est particulièrement célèbre. Pour autant, l’appui de Français à l’indépendance de l’Amérique du Sud a également comporté quelques noms dont l’Histoire ne retient que peu : Benoît Chassériau, Pierre Labatut, René Beluche, Jean Lafitte ou encore Louis-Michel Aury.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">De l’Orient à l’Amérique du Sud</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Né le 19 août 1780 d’une famille d’armateurs rochelais, Benoît Chassériau du Chiron est le dernier d’une fratrie de 17 enfants. Rapidement attiré par le grand large, il participe aux expéditions menées par Bonaparte en Orient à partir de 1798. Bien que particulièrement jeune, il administre comme contrôleur des Finances deux importantes provinces de la Haute-Égypte. En 1802, il est nommée Trésorier général lors de l’expédition de Saint-Domingue puis secrétaire général de la Colonie. Après avoir démissionné de son poste, il devient planteur de café à Samana. A la suite du soulèvement de la population, Chassériau est fait prisonnier. Il parvient à s’échapper et en profitera pour visiter les Antilles et une partie de l’Amérique du Sud.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/dom-robert-un-moine-artiste-a-la-poursuite-de-la-nature/31/08/2023/">Dom Robert : un moine artiste à la poursuite de la Nature</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En 1806, il épouse Marie Madeleine Couret de la Blaquière avec qui il aura 5 enfants dont Théodore Chassériau (peintre), Frédéric-Victor-Charles (conseiller et historiographe de la marine et Ernest (chef de bataillon d’infanterie de marine mort à la bataille de Bazeilles en 1870). En 1813, Benoît Chassérieau est nommé ministre de la Police de l’État libre de Carthagène des Indes. A ce poste, il sécurise les frontières et les routes maritimes du jeune État. L’année suivante, Chassériau dirige une expédition secrète contre Portobelo au Panamá afin de libérer la ville de la domination espagnole. Certains capitaines corsaires français comme Beluche et Aury se joignent à lui. Malheureusement, l’expédition se révèle être un échec complet, les Espagnols les repoussent.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">L’agent secret</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 1815, il sauve indirectement la vie de Simón Bolívar à Kingston (Jamaïque) en lui donnant de l’argent et le conseillant de partir de son hôtel. La nuit même, son successeur de chambre fut assassiné, le tueur croyant que sa victime était Simón Bolívar. En 1816, Chassériau contribue financièrement à l’expédition de los Cayos coordonnée par Bolivar dont l’objectif était de libérer le Venezuela des forces espagnoles. En 1822, une mission un peu spéciale lui est confiée : garder un œil sur José Félix Ribas y Palacios, fils du héros de l’indépendance du Venezuela, José Félix Ribas y Palacios, et cousin de Simón Bolívar. Chassérieau l’envoie en pension à Paris.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-mariotti-un-poete-de-nouvelle-caledonie-a-lexil-volontaire/24/06/2023/">Jean Mariotti : un poète de Nouvelle-Calédonie à l’exil volontaire</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La même année, le ministre des Affaires étrangères français, François-René de Châteaubriand l’envoie en mission en tant qu’agent de renseignements en Colombie. Pour celle-ci, Chassériau prend son fils en secrétaire. En 1824, il devient agent commercial et maritime et 1er diplomate auprès de la république de Colombie. Ses missions sont doubles : faciliter les relations diplomatiques entre le nouvel État et la France et favoriser les relations commerciales entre les deux entités notamment via la Martinique. Dans ce cadre, il fournit de nombreux renseignements à Paris sur la situation de la colonie espagnole afin de permettre à la France d’adopter une attitude favorisant indirectement l’indépendance.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 1826, il est agent du Département de la marine sur l’île danoise de Saint Thomas. Cette petite île qui abritait de nombreux corsaires, pirates et flibustiers est devenu une zone franche. Depuis la deuxième partie du XIXe siècle, l’île, en proie aux ouragans, à la sécheresse et à la concurrence américaine est en déclin économique. Néanmoins, elles conservent une position géographique stratégique. En 1832, il est nommé Vice-consul à Saint Thomas puis consul honoraire et titulaire à Porto Rico. Benoît Chassériau décède à son poste à Porte Rico le 27 septembre 1844.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Charles de Broglie : un diplomate espion promoteur de La Fayette</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/charles-de-broglie-un-diplomate-espion-promoteur-de-la-fayette/29/09/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 19:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Broglie]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert du Motier de La Fayette]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=8183</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/09/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/charles-de-broglie-un-diplomate-espion-promoteur-de-la-fayette/29/09/2022/">Charles de Broglie : un diplomate espion promoteur de La Fayette</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Charles de Broglie est un militaire et diplomate français du XVIIIe siècle. Il est connu pour avoir été le chef du cabinet secret de Louis XV.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Le comte Charles de Broglie était d’une petite taille inversement proportionnelle à ses ambitions</em> » : tel était le chef du Secret de la Couronne de France au XVIIIe siècle. Militaire passé diplomate, agent secret promu ministre de l’ombre mais aussi industriel averti, Charles-François de Broglie incarna à sa manière toute une époque.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">On connaissait le nom des Broglie tout en omettant parfois de se pencher sur certains des prénoms portés par les membres de cette maison. Avec cette biographie intitulée Charles de Broglie. Un Ruffécois espion de Louis XV et promoteur de La Fayette, Alain Mazère rend un juste hommage à une figure du règne de Louis le quinzième, de la Charente à la Pologne en passant par Versailles… et un rêve d’Amérique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>«&nbsp;Pour l’avenir&nbsp;»</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Il est des devises taillées pour les ambitieux. Celle de la maison Broglie en est une. Plus qu’un mot, c’est une réalité. On compte déjà des Broglie au service des rois de France au passé et au présent lorsque naît Charles-François le 19 août 1719, dans l’hôtel familial du 4, rue Saint-Dominique. Une lecture efficace de l’ouvrage consacré à ce nom par Jean de La Varende (<em>Les Broglie</em>. Fasquelle, 1950.) donne à cette biographie de Charles-François de Broglie une assise sûre. Famille piémontaise illustre, celle-ci semble avoir été l’un des piliers de la république de Quiers, près de Turin. Les Broglie rejoignirent la France à la suite du cardinal Mazarin (1602-1661), Francesco-Maria (1611-1656), premier comte du nom, commandant un régiment de cavalerie appartenant au conseiller de Louis XIII et parrain de Louis XIV.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">On compta ensuite, en la personne du grand-père de Charles-François, le premier maréchal de la famille et héros de la guerre des Camisards, le comte Victor-Maurice de Broglie (1647-1727). En août 1719, à la naissance de Charles-François, son père François-Marie (1671-1745) est un des grands officiers que compte le royaume, déjà remarqué à la bataille de Denain ainsi qu’au siège de Fribourg, durant la guerre de Succession d’Espagne. Une chose semble lier entre eux tous ces personnages&nbsp;: «&nbsp;Les Broglie possèdent un esprit indépendant et caustique, l’âpre franchise du langage, l’austérité des principes poussée jusqu’à la rudesse, et la fermeté des convictions, jusqu’à l’entêtement&nbsp;: c’était, disait-on, leur humeur héréditaire.&nbsp;» (Albert de Broglie, <em>Le Secret du roi</em>. Paris, 1878.).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Gageons que, comme tout enfant de militaire et de gentilhomme de ce temps-là, Charles-François, tout comme son frère aîné Victor-François (1718-1804) ou ses deux autres frères François (1720-1757) et Charles (1733-1777) appris à affirmer son caractère aussi vite qu’à monter à cheval. A ce passé illustre, chacun des frères Broglie devait répondre fidèlement « Pour l’avenir » ! Très vite détaché, bien que cela soit contre son gré, du commandement militaire, le cadet de cette maison allait avoir un destin exceptionnel, au plus proche conseil du roi.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">De «&nbsp;petits coqs de combat sans cesse dressés sur leurs ergots&nbsp;»</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">On attribua souvent à la fratrie des Broglie les attributs du coq, comparaison qui se poursuivit jusqu’à dernièrement et les écrits de Gilles Perrault (<em>Le Secret du roi,</em> T.1.<em> La passion polonaise</em>. Fayard, 1996.). Sans doute voulait-on moquer de grands mérites… Goethe, lui, aura l’honnêteté de voir en Victor-François un homme «&nbsp;d’une taille peu élevée, mais bien bâti, vif, prompt et regardant spirituellement autour de lui.&nbsp;». L’association de l’aîné et du cadet dans la moquerie ainsi qu’une éducation partagée dans les camps lia dès l’enfance les deux premiers frères de Broglie d’un attachement pur et jamais rompu.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Enfant, Victor-François et Charles-François partagèrent tout, dans la suite de leur père, nommé dès 1724 ambassadeur près la Cour de Londres afin de négocier le mariage de Louis XV et de la fille du prince de Galles. Durant trois ans, les deux enfants firent leurs humanités et accompagnèrent sans doute souvent à la chasse leur père et son équipage, reconstitution d’un corps de cavalerie qui lui manquait tant. Dès 1733, le manque fut comblé et les deux garçons, âgés de quatorze et quinze ans accompagnèrent leur père au sein de l’armée des Alpes qui reproduisait la route d’Hannibal, le maréchal de Villars à sa tête.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette guerre de Succession de Pologne fut l’occasion pour le comte de Broglie de recevoir, comme son père avant lui, le bâton de maréchal. Il repoussa les Autrichiens devant Parme, laissant douze mille ennemis sur le champ de bataille, et envoya son fils aîné, âgé de seize ans, porter au roi la nouvelle. En 1743, envoyé en Bavière durant la guerre de Succession d’Autriche, le maréchal, jugeant du mauvais état de ses troupes, s’essaya à gagner l’Alsace sans ordre. Louis XV, voulant laver l’affront fait à son allié Frédéric II de Prusse, le condamna à l’exil en ses terres de Normandie. Le maréchal, à qui le roi avait accordé le titre héréditaire de duc, devait s’éteindre en 1745, année de la terrible bataille de Fontenoy, laissant derrière lui trois fils aux destins tracés.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Son fils aîné, Victor-François, continua à servir sous le maréchal de Saxe : il sera gouverneur de Béthune et lieutenant-général du royaume en 1755 et ne cessera jamais de briller, les armes à la main. François, comte de Revel, sera tué à trente-sept ans à Rosbach en 1757. Le benjamin, Charles, sera évêque-comte de Noyon et pair de France. Son second fils, Charles-François, chevalier de Saint-Louis et brigadier en 1747 ne connut pas la même carrière militaire que son aîné. Pourtant, le 11 mars 1752, la vie du désormais comte de Broglie devait basculer, sans qu’il eût pu l’imaginer.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Au cœur du Secret du roi</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Ce jour de 1752 donc, le comte de Broglie devenait ambassadeur près le roi et la république de Pologne. A cette époque, Louis XV entend appliquer son Pacte de Famille, une politique d’alliance entre tous les trônes occupés par le sang des Bourbons préférée à la guerre. En Pologne, la monarchie est alors élective et la succession du roi Auguste III (1734-1763) est déjà l’objet de spéculations. En France, Louis-François de Conti (1717-1776), cousin du roi et maître du Temple de Paris en sa qualité de Grand prieur pour la France de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem entend peser dans cette succession… qui n’est pas encore ouverte&nbsp;!</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Louis XV y voit un bon calcul mais est conscient de la nécessité de jouer un double jeu. Il s’agit de ménager ses relations avec le roi encore en place, tout en favorisant dans l’ombre ce parti français soutien de Conti, contre l’avis de ses propres secrétaires d’Etat aux Affaires étrangères, bien souvent pilotés par les maîtresses de Versailles. Le prince de Conti est donc chargé par Louis XV d’ériger un réseau d’ambassadeurs capables d’appliquer les instructions des Affaires étrangères en surface, tout en favorisant dans l’ombre la politique inverse&nbsp;! Ainsi naquit le Secret du roi.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le prince de Conti choisi des hommes parmi les plus fidèles, qui comme Broglie, ont stationné au Temple et ont servi au sein de l’armée du Rhin. Ce Secret devint très vite une organisation d’agents-doubles parmi les plus performantes de l’Histoire, grâce à un cloisonnement total. Ainsi, le comte de Broglie et le célèbre chevalier d’Eon (1728-1810), exerçant auprès de la cour de Russie, restèrent longtemps de parfaits inconnus l’un à l’autre. L’Europe entre alors sous l’égide nouveau du traité de Versailles du 1<sup>er</sup> mai 1756&nbsp;: la guerre franco-anglaise en Amérique conduit les Bourbons à se rapprocher des Habsbourg, régnant en Autriche.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dès le 29 août, l’Europe s’embrasait, le roi de Prusse envahissant la Saxe pour mieux menacer l’Autriche. De ce feu qui dévora l’Europe sortirent, à la pointe des épées françaises, des étincelles de gloires. Pourtant, le traité d’alliance de Westminster conclu avec l’Angleterre favorisait la Prusse&nbsp;: le comte de Broglie fut rappelé 1758 non sans avoir été, preuve de bons services, fait chevalier du Saint-Esprit le 1<sup>er</sup> janvier 1757.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Directeur du Secret</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">A Versailles, les ambitions de l’ambassadeur élevé au Secret étaient directement menacées par le nouveau ministre des Affaires étrangères le duc de Choiseul (1719-1785), protégé de la marquise de Pompadour (1721-1764). Malheureuse époque que celle-ci, à laquelle le royaume de France était le sein nourricier de tant de glorieux commandants… qui se révélaient incapables de s’entendre ! Les luttes de pouvoir de Versailles qui s’étendaient trop souvent sur les champs de bataille de l’est ne suffirent pas à séparer les frères de Broglie. Après avoir brillés lors du siège de Kassel en mars 1761, ils furent en juillet les victimes politiques de l’échec de Villinghausen et furent condamnés à l’exil sur leurs terres normandes. Depuis l’ombre provinciale, Charles-François de Broglie devait alors tirer les ficelles de la diplomatie du royaume.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Avec le traité de Paris du 10 février 1763 et la fin de la guerre de Sept Ans, la France se devait d’imaginer une revanche. Telle était la charge du comte de Broglie, qui fut alors partout, sans y être. On le verra inventeur d’un plan complet d’invasion de l’Angleterre, qui dû être ardemment protégé des voltes-faces des agents du Secret envoyés à Londres. Il s’imposa aussi en sauveur vis-à-vis de ce cabinet occulte, menacé d’être découvert et de compromettre le roi à la mort de Jean-Pierre Tercier (1704-1767), superviseur du Secret à la Cour.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Bien souvent hélas, le travail important du comte de Broglie fut réduit à néant, par hostilité des ministres et mutisme du roi. En 1764, après la mort de Madame de Pompadour, les Broglie revinrent à Versailles : le comte se surpris à rêver… du poste de ministre des Affaires étrangères. Laissé vacant après l’exil de Choiseul, ce portefeuille devait pourtant aller au duc d’Aiguillon (1720-1788). Après une campagne de calomnies, Broglie parti pour un nouvel exil en Charente, dans son marquisat de Ruffec.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le fermier gentilhomme</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Au cours des exils qui marquèrent sa vie, le comte de Broglie fut aussi un aristocrate local, soucieux de la valorisation de son patrimoine et du bien-être de ses gens. Propriétaire depuis 1762 du colossal marquisat de Ruffec, sur les bords de la Charente, il eut un comportement alors rare en France, car uniquement observé à cette époque dans une Angleterre déjà industrielle. Il fit assainir les canaux de la ville, remonter les fortifications abandonnées au frais de ses vassaux, repris sur les habitants ses droits seigneuriaux. Très soucieux du devenir de ces derniers, il développa la culture de la pomme de terre et du riz et se fit accorder doit de foire. Propriétaire d’une forge, il pourvoyait aux besoins des ports de Brest, Toulon et Rochefort et faisait de la Charente une région sidérurgique de premier plan. Arthur Young (1741-1820), dans ses <em>Voyages en France</em> disait du comte de Broglie que «&nbsp;ses entreprises étaient d’un genre national, (…), prouvant qu’il avait des dispositions pour toutes les entreprises qui pouvaient (…) être utiles à sa patrie.&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Rêves d’Amérique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le 10 mai 1774, la face, sinon du monde, de la monarchie française, changeait : Louis XV expirait. Le comte de Broglie s’empressa d’informer Louis XVI de la diplomatie parallèle établie par son père. Hélas, le nouveau souverain s’y montra peu sensible et, après maintes tentatives de Charles-François pour regagner Versailles durablement, il le nomma commandant en second, auprès de son frère, de la province des Trois-Evêchés. A Metz, ce vieil officier de cinquante-six ans s’entoura de jeunes militaires, dont l’un d’eux, âgé de dix-sept ans, se trouvait être un certain Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Lors d’une réception à Metz du duc de Gloucester (1743-1805), encombrant frère du roi George III d’Angleterre (1760-1820), le jeune marquis se trouva captivé par un discours extrêmement hostile vis-à-vis des colons britanniques qui, là-bas, au loin, défiaient la toute-puissance de la Couronne. On se figurera la révélation qu’eut alors La Fayette à la lecture de ses <em>Mémoires&nbsp;</em>: «&nbsp;<em>Jamais si belle cause n’avait attiré l’attention des hommes. C’est le combat de la liberté, sa défaite ne lui eût laissé ni asile, ni espérance. Mon cœur fut enrôlé et je ne songeais qu’à joindre mes drapeaux.</em>&nbsp;». Hélas, les obstacles de l’âge et de la fortune, ainsi qu’un beau-père peu enclin à voir son nom associé à ces luttes faisaient du marquis un être démuni.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La Fayette trouva alors en Charles-François de Broglie un allié, lui déclarant&nbsp;: «&nbsp;Eh bien, vengez-vous&nbsp;! Soyez le premier qui ira en Amérique&nbsp;; j’arrangerai cela.&nbsp;». L’arrangement allait bientôt devenir un bateau, la <em>Victoire</em>, qui devait porter en toute illégalité La Fayette vers son destin, tandis que son armateur recevait à Ruffec le frère du roi, futur Charles X ! Nombreux furent les rêves du comte de Broglie vis-à-vis de l’Amérique et de l’Angleterre. Si aucun ne se réalisa, la littérature qu’il produit à ces fins laisse la marque d’un travailleur acharné, convaincu tant de ses capacités personnelles que de la grandeur du royaume qu’il servait.&nbsp;Mort le 16 août 1781 à Saint-Jean-d’Angély, au milieu des marais qu’il souhaitait assécher et rendre à leurs habitants, il est inhumé dans la cathédrale d’Angoulême.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Alain Mazère est membre de l’Académie d’Angoumois et du Cercle des auteurs charentais de Paris, est l’auteur de neuf monographies et d’une série policière et a collaboré à plusieurs ouvrages historiques. Avec cet ouvrage, qui répond à la visite à Ruffec le 5 novembre 2021 du consul des Etats-Unis Alexander Lipscomb lors d’une cérémonie en l’honneur de celui qui incita le marquis du Motier à devenir La Fayette, Charles de Broglie trouve enfin l’estime des hommes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_8212" aria-describedby="caption-attachment-8212" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-8212 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/9782354983277_1_75.jpeg?resize=600%2C811&#038;ssl=1" alt="" width="600" height="811" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/9782354983277_1_75.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/9782354983277_1_75.jpeg?resize=222%2C300&amp;ssl=1 222w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption id="caption-attachment-8212" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Charles de broglie &#8211; Un ruffecois espion de Louis XV et promoteur de La Fayette &#8211; Alain Mazère &#8211; 2022 &#8211; Editions Douin</span></figcaption></figure>
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		<title>La Fayette : le destin d&#8217;un héros de l&#8217;indépendance américaine raconté par Gonzague Saint Bris</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/la-fayette-le-destin-dun-heros-de-lindependance-americaine-raconte-par-gonzague-saint-bris/26/12/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Dec 2020 19:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert du Motier de La Fayette]]></category>
		<category><![CDATA[Gonzague Saint Bris]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Louis XVI]]></category>
		<category><![CDATA[Marquis de La Fayette]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Incontestablement, le marquis de La Fayette fut considéré de son vivant outre-Atlantique comme un héros,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Incontestablement, le marquis de La Fayette fut considéré de son vivant outre-Atlantique comme un héros, un ami de ce jeune pays américain qui n’entendait pas rester une colonie de la Couronne Britannique. L’auteur, Gonzague Saint Bris, parle d’un attachement viscéral de La Fayette pour sa patrie spirituelle qui le lui rendra bien : il est l&rsquo;un des huit citoyens d&rsquo;honneur des Etats-Unis à ce jour. Quel honneur !</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En revanche, dans sa patrie charnelle ou naturelle, son image, son rôle, son aura semblent quelque peu écornée. Avant cette lecture intéressante, qui constitue en fin de compte une bonne entrée en matière pour découvrir ce personnage, je ne connaissais que de loin Gilbert du Motier de La Fayette. Pourtant, je m’étais habitué à le fréquenter, car lisant de nombreux ouvrages consacrés à la Révolution et l’Empire, j’ai toujours aperçu La Fayette. Quand j’ai analysé l’excellente étude de Sébastien Charléty intitulée : «&nbsp;<em>Histoire de la monarchie de Juillet&nbsp;</em>», je l’ai encore croisé au balcon de l’Hôtel de Ville embrassant Louis-Philippe d’Orléans. Chateaubriand dira :&nbsp;«&nbsp;<em>Le baiser républicain de La Fayette fit un roi</em>&nbsp;». En 1830, il représentait encore quelque chose sur le plan politique, au point que sa caution fut réclamée pour crédibiliser cette nouvelle dynastie – à défaut bien sûr de la rendre légitime…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La Fayette entre véritablement dans l’histoire, quand, à 19 ans, il décide de s’engager dans la guerre révolutionnaire en 1777, pour se «&nbsp;<em>couvrir de gloire</em>&nbsp;» comme il le confesse volontiers à ses proches parents et amis. Son beau-père le duc d’Ayen n’entend pas le laisser courir l’aventure dans les Amériques, d’autant qu’il vient de lui donner sa fille Marie Adrienne Françoise de Noailles en mariage. Il faut dire que La Fayette, nonobstant une éducation reçue inférieure à son rang, représente à 16 ans un excellent parti. Rappelons brièvement le contexte familial. A l’âge de 12 ans, La Fayette se retrouve orphelin, seul héritier potentiel de la fortune de son grand-père maternel, le marquis de La Rivière, qui meurt à son tour et lui laisse une rente de 25&nbsp;000&nbsp;livres. A la même époque un de ses oncles décède et lui lègue un revenu annuel de 120&nbsp;000&nbsp;livres&nbsp;; ces 145&nbsp;000&nbsp;livres de revenu font de lui un des hommes les plus riches de France…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La Fayette est très bien entouré par ses proches parents. Ces derniers gèrent pour lui son immense fortune et veillent parfaitement à ses intérêts. Dans une situation similaire, beaucoup auraient perdu les pédales, car l’argent, les terres, les rentes font souvent tourner les têtes. Il n’en est rien pour le futur héros de la Guerre d’Indépendance. Il reste simple, facile d’accès et n’oublie pas ses compagnons de jeunesse avec lesquels il jouait enfant, même si ceux-ci sont roturiers, fils de manœuvres et de paysans. Toute sa vie, il gardera cette conviction qu’il faut aider les plus faibles, les exclus, les opprimés. Quand le moment viendra, il prendra la défense des protestants, des juifs, des Peaux-Rouges, des esclaves…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Gonzague Saint Bris suit La Fayette dans ses nombreuses et passionnantes pérégrinations. Le style de l’auteur se montre très agréable et sa plume nous invite à découvrir un La Fayette humain, issu d’une famille prestigieuse, défendant toujours les plus humbles, en dépit d’une richesse qui le place largement au-dessus du commun des mortels. Après la lecture de cette biographie, j’ai saisi de nombreuses choses mais j’en garde en mémoire principalement deux. La première est la meilleure compréhension des raisons pour lesquelles cet homme fut considéré comme un héros aux Etats-Unis de son vivant et après sa mort. La seconde éclaire le fait qu’il fut, malgré tout, mal aimé en France durant une bonne partie de son existence…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’auteur explique qu’il fut un maçon exemplaire, fidèle aux loges, sans malheureusement trop entrer dans le détail de ce que fut cette «&nbsp;<em>fidélité maçonnique </em>». Saint Bris écrit simplement que beaucoup de nobles entraient en maçonnerie pour le plaisir, pour faire comme tout le monde comme s’il s’agissait d’une mode. La Fayette, lui, croyait vraiment à cet idéal défendu par la franc-maçonnerie. Il a tellement marqué ses amis et «&nbsp;frères&nbsp;» américains que quatre dizaines de loges à l’époque portaient son nom. Aux Etats-Unis, plus de 600 lieux s&rsquo;appellent La Fayette&nbsp;! Une montagne, sept comtés et quarante localités portent notamment le nom de cet aristocrate français qui a combattu toute sa vie pour la <em>Liberté</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Rien ne lui a été épargné dans sa quête&nbsp;: son beau-père ne voulait pas le laisser partir et le roi Louis XVI, bien que sensible à la cause des <em>Insurgents</em> et soucieux de donner une leçon aux Anglais, était à cet instant hostile à l’idée que des membres de sa noblesse s’engageassent officiellement dans les rangs de la jeune armée américaine, dont beaucoup considéraient qu’elle plierait face à l’armée de métier expérimentée du gouvernement anglais. Le Roi attendait seulement le bon moment pour aider les Américains. Et malheureusement cette aide, qui coûta fort cher à la France, se retourna contre lui…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La Fayette se moquait des considérations diplomatiques. Il était conscient qu’il se passerait de grandes choses dans ces contrées et n’écoutant que son cœur, il tenta sa chance avec ses proches amis. Disposant de ressources financières conséquentes, il affréta un navire pour rejoindre les «&nbsp;<em>combattants de la liberté&nbsp;</em>». Après des débuts difficiles, car les dirigeants américains ne voulaient pas lui accorder leur confiance, La Fayette gagna le respect par son «&nbsp;<em>côté désintéressé et sa volonté de se battre même comme simple soldat&nbsp;</em>». La suite est connue : La Fayette joua un rôle décisif aux côtés des Américains lors de la victoire de Yorktown le 19 octobre 1781. La rencontre avec Georges Washington eut de fortes répercussions dans sa vie privée. La Fayette l’a rapidement considéré comme son père adoptif. Son influence sur lui fut très importante. En effet, le seul fils de La Fayette reçut comme prénom Georges Washington et le premier président des Etats-Unis fut son parrain. Lorsqu’il revint en Amérique en 1824, La Fayette se recueillit dignement sur la tombe de son héros et de son modèle…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De retour en Europe, il travailla également à l&rsquo;émergence en France d&rsquo;un pouvoir royal de tendance constitutionnelle, avant de devenir l’une des principales personnalités de la Révolution jusqu&rsquo;à son émigration, son arrestation et sa mise en prison pour cinq ans. Ironie de l’histoire, il sera libéré grâce à l’intervention d’un jeune général nommé Napoléon Bonaparte, lors des négociations du traité de Campo-Formio. Le futur Empereur exigea la libération de captifs français avant de poursuivre les discussions… Il eut gain de cause ! Mais comme Saint Bris le constate, il n’y eut pas de lune de miel entre Napoléon et La Fayette. Il traversa l’Empire dans une relative discrétion.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’une manière générale, cet ouvrage donne l’impression que La Fayette aurait pu laisser une trace majeure dans la vie politique française. L’homme avait de grandes ambitions, un nom illustre et une renommée acquise sur les champs de bataille. Pourtant il deviendra la cible des royalistes, des révolutionnaires, des bonapartistes et de certains républicains. Les premiers lui en voudront toujours du sort terrible de la famille royale, les deuxièmes d’avoir défendu le roi et les siens, les troisièmes d’avoir trahi Napoléon, les quatrièmes de ne pas être assez républicain. Saint Bris évoque toutes ces polémiques en les replaçant judicieusement dans leur contexte. Il rappelle que La Fayette a&nbsp; sauvé la Reine lors des journées du 5 et 6 octobre 1789. Peut-être que Marie-Antoinette n’appréciait que modérément de lui être redevable… Cet état de fait explique probablement les relations tendues et compliquées que La Fayette et le couple royal entretiendront par la suite.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La Fayette défendait selon lui des «&nbsp;<em>idées nobles et généreuses</em>&nbsp;», mais on découvre aussi qu’il a souvent agi à contre-temps. Parfois il resta coi quand il aurait pu forcer <em>son destin</em>. Il a eu maintes occasions d’influencer le véritable cours des événements&nbsp;: c’est particulièrement vrai durant la Révolution. Mais, à regarder sa vie, il semble que La Fayette a davantage subi les événements qu’il ne les a conduits…</span></p>
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<figure id="attachment_4034" aria-describedby="caption-attachment-4034" style="width: 307px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-full wp-image-4034" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/11/51WJG5GQQ6L._SX305_BO1204203200_.jpg?resize=307%2C474&#038;ssl=1" alt="" width="307" height="474" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/11/51WJG5GQQ6L._SX305_BO1204203200_.jpg?w=307&amp;ssl=1 307w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/11/51WJG5GQQ6L._SX305_BO1204203200_.jpg?resize=194%2C300&amp;ssl=1 194w" sizes="(max-width: 307px) 100vw, 307px" /><figcaption id="caption-attachment-4034" class="wp-caption-text">La Fayette &#8211; Gonzague Saint Bris &#8211; 2006 &#8211; Éditions Télémaque</figcaption></figure>
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