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	<title>République - Billet de France</title>
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	<title>République - Billet de France</title>
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		<title>Secrétaire général de l’Élysée : qui se cache derrière «l’homme du président» ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/politique/secretaire-general-de-lelysee-qui-se-cache-derriere-lhomme-du-president/04/02/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Feb 2022 11:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Kohler]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Élysée]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
		<category><![CDATA[Secrétaire générale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/secretaire-general-de-lelysee-qui-se-cache-derriere-lhomme-du-president/04/02/2022/">Secrétaire général de l’Élysée : qui se cache derrière «l’homme du président» ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>« <em>Mesdames et messieurs, conformément à l’article 8 de la Constitution, le président de la République, sur proposition du Premier ministre, a nommé</em>… ». Une phrase d’apparence banale, prononcée par un homme en costume devant un micro, sur le perron de l’Elysée, à chaque annonce de gouvernement. Si l’homme qui adresse la composition des gouvernements aux Français est méconnu du grand public, il a, au fil du temps, gagné un surnom qui veut dire beaucoup : « l’homme du président ». Qui se cache derrière la fonction de secrétaire général de l’Elysée, un rôle qu’aucun texte ne mentionne ? Analyse.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">«<em>&nbsp;Le truc qui est triste à propos de la fonction de secrétaire général, c’est que, pour beaucoup de gens, ce n’est que le type qui lit sur le perron de l’Elysée. Si ce n’était que ça, je ne pense pas qu’on ferait un film sur le sujet</em>&nbsp;». Cette réflexion de Hubert Védrine, secrétaire général sous la présidence de François Mitterrand de 1991 à 1995, a été choisie comme préambule au documentaire réalisé par Vincent Martigny et Joseph Beauregard pour <em>Public Sénat</em> diffusé pour la première fois le 21 décembre 2021. Une phrase qui n’est pas si anodine, tant la fonction et ceux qui l’ont incarnée restent inconnus de l’opinion.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/general-2s-henri-roure-lemmerdeur-se-plantera/06/01/2022/">Général (2s) Henri Roure : «l’emmerdeur se plantera»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Lors de l’installation à l’Elysée du président de la République Charles de Gaulle, en 1958, l’instigateur du nouveau régime veut s’entourer de fidèles : il ressuscite un poste prévu par la IIIème République mais jusqu’alors purement administratif. Le rôle de ce nouvel arrivé est simple : il s’agit d’être partout et de tout savoir, c’est-à-dire en un mot être celui « qui voit tout, entend tout, mais ne dit rien. ». Aujourd’hui encore, le secrétaire général de l’Elysée est le même : un éternel discret au cœur de la machine républicaine. Preuve en est, l’actuel secrétaire général est sur toutes les photos, dans toutes les illustrations, souvent en Une des journaux. Simplement, les objectifs ne lui sont que très rarement destinés, il est un éternel abonné aux seconds plans. Faites le jeu avec votre entourage et vous réaliserez toute la place que prend Alexis Kohler… sans la prendre. Si beaucoup le reconnaitront, peu le nommeront et moins encore expliqueront sa présence. L’œil avisé en histoire de l’art sait bien qu’un tableau s’explique souvent par ce qu’il montre de la manière la moins évidente : qui avait tout de suite compris l’importance du personnage féminin représenté seul et triste au sein du joyeux <em>Déjeuner des canotiers</em> peint par Auguste Renoir&nbsp;? Ainsi, de la même manière, il n’est pas évident de voir en l’homme-en-gris-et-aux-lunettes-derrière-Macron l’une des pièces maitresses de l’exécutif.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>La <em>Parca Maurtia</em> de la République</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Quand les Grecs se dotaient de Moires et les scandinaves de Nornes, les Romains voyaient en une Parque l’acteur central de leur destinée. Sous la Vème République, accéder à des responsabilités au sein d’un gouvernement ou d’un cabinet passe forcément par un abandon au bon vouloir de la Parque de l’Elysée : le secrétaire général. Pour Pierre-René Lemas, qui occupe ce poste durant le quinquennat de François Hollande, la situation est simple : « <em>vous levez la tête et au-dessus de vous, il y a juste le président de la République</em> ». Preuve en est le coup de maître réalisé par son successeur, Jean-Pierre Jouyet, qui, en 2014, somme le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, qui vient d’adresser publiquement son soutien aux frondeurs socialistes, de démissionner. Emmanuel Macron, un des protégés du secrétaire général, est aussitôt propulsé à Bercy. Des nominations des membres du gouvernement à leurs attributions en passant même par la composition de leurs cabinets, le secrétaire général est partout : il est l’arbitre de ce que Hubert Védrine appellera « <em>les discussions de marchands de tapis</em> ». Rien n’encadre son emploi du temps, le secrétaire général enchaîne sans discontinuer les rendez-vous avec les ministres, les collaborateurs, les acteurs économiques et… les lobbys.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’homme du président</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le secrétaire général est pourtant bien plus que le principal féru de discipline d’un vulgaire lycée public. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, « l’homme du président », en la personne de Claude Guéant, devient un élément de plus en plus essentiel et de plus en plus visible : il est devenu l’homme des missions spéciales. Ce rôle éclate au grand jour en juillet 2007 lorsque la Lybie de Mouammar Kadhafi annonce la condamnation à mort de cinq infirmières bulgares emprisonnées pour avoir inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants lors de transfusions sanguines. Si le président Sarkozy s’engage à obtenir leur libération, il ne prend pas le risque de se rendre sur place et envoie son ombre, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. Dix ans plus tard, ce dernier révèlera avoir négocié une libération immédiate contre une compensation financière, versée par le Qatar au nom de l’Union européenne, et la promesse d’une invitation du Guide de la révolution à Paris. Le secrétaire général révèle ici tout son pouvoir : il peut s’engager à la place et au nom du président de la République, cela même au détriment du ministre des Affaires étrangères. Rentré à Paris, Claude Guéant calmera les protestations du ministre, Bernard Kouchner, et remplira son rôle de défenseur du président en remettant vertement à sa place Rama Yade, jeune secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme qui s’insurge contre la venue du dirigeant libyen.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/pourquoi-moderniser-la-fonction-publique-explications-de-la-reforme/16/06/2021/">Pourquoi moderniser la fonction publique ? Explications de la réforme</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le rôle du secrétaire général peut ainsi s’avérer très politique&nbsp;: Jean-Louis Bianco se vantera ainsi d’avoir fait plier François Mitterrand, qu’il sert de 1982 à 1991. Il portera ainsi la voix des ministres, qui désespèrent de voir leur président aussi statique dans son approche des régimes africains. Convaincus de la nécessité de souligner auprès de ces derniers que l’aide de la France doit désormais être conditionnée à un respect du droit international, les ministres du gouvernement Rocard chargent Jean-Louis Bianco de plaider en leur faveur auprès du mur élyséen. Lors du Sommet de la Baule en 1990, François Mitterrand déclarera finalement qu’«&nbsp;il est évident que cette aide traditionnelle, déjà ancienne, sera plus tiède en face de régimes qui se comporteraient de façon autoritaire sans accepter l’évolution vers la démocratie&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’ombre fidèle</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Une constante demeure : la fidélité du secrétaire général de l’Elysée au président de la République. Aussi, lorsque le 3 octobre 1980 survient un attentat à la bombe contre la synagogue de la rue Copernic, le secrétaire général Jacques Wahl se trouve bien embarrassé. Sensible au caractère largement antisémite de cette attaque, son père étant mort en déportation, il joint le président Valéry Giscard, qui chasse à Chambord, afin que celui-ci réagisse au plus vite. Si le président refuse de s’adresser aux médias car il refuse de croire aux revendications des milieux néonazis, il rate un coup politique que réalise son opposant François Mitterrand en affichant le premier son soutien. Giscard sera accusé d’indifférence et perdra ainsi une partie de l’opinion à huit mois de l’élection qui signera sa perte. Pourtant, sans faille, Jacques Wahl restera fidèle au président : le secrétaire général est, peu importe les désaccords internes, l’ombre du président.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/attentats-confinement-interdiction-du-culte-public-le-gouvernement-a-demontre-son-incompetence/02/12/2020/">Attentats, confinement, interdiction du culte public, le gouvernement «a démontré son incompétence»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Cette fidélité peut être largement récompensée : le président et son secrétaire forment un tandem. Aussi, lorsque Jean-Pierre Jouyet est accusé par le journal <em>Le Monde</em> d’être le dirigeant d’un cabinet noir chargé par François Fillon de « taper sur Sarkozy », ce que l’ancien Premier ministre démentira en accusant le secrétaire général de diffamation, le soutien de François Hollande est sans faille. Pendant plusieurs jours, la présidence Hollande est, au travers de « la première personnalité de la présidence de la République », accusée par les sarkozystes comme Bruno Le Maire de « mentir aux Français ». Refusant la démission de son secrétaire général, le président Hollande fera alors preuve d’autorité. Hélas, si ce duo peut être fidèle, il ne peut échapper au risque de se faire déborder par les erreurs des ministres : imaginez la posture de Pierre-René Lemas lorsqu’il téléphone à Jérôme Cahuzac confronté aux révélations de Médiapart. Sans doute ce dernier avait il déclaré avec aplomb au secrétaire général et au président ce qu’il devait affirmer devant l’Assemblée nationale : « <em>je n’ai pas, je n’ai jamais eu, de compte à l’étranger, ni avant, ni maintenant</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Quand nécessité fait loi</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nous l’avons vu, le secrétaire général est une pièce maitresse du fonctionnement de notre régime. Pourtant, son existence même pourrait être décriée. Pourquoi un tel pouvoir devrait-il échouer entre les mains d’un homme illégitime ?&nbsp; En effet, si le secrétaire général parle, il s’introduit sans la légitimité du suffrage entre le président et le Premier ministre et ainsi parasite le fonctionnement des institutions. Ce rôle politique est éminent depuis le passage au quinquennat : nos institutions excluant désormais de plus en plus le Premier ministre, qui est « un collaborateur » et non plus un chef du gouvernement, le secrétaire général pourrait être devenu un vice-président. Preuve en est le surnom de « Cardinal » donné à Claude Guéant, en allusion à un Mazarin tout puissant, au sommet de l’Etat.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/autonomie-de-la-guadeloupe-un-separatisme-macronien/04/12/2021/">Autonomie de la Guadeloupe : un séparatisme macronien</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En réalité, la nécessité de son existence fait loi. Si le secrétaire général est illégitime démocratiquement, c’est avant tout parce que cela est nécessaire&nbsp;: il est ainsi révocable, corvéable à merci et ne bénéficie pas d’un espace politique. Aussi, si l’on sait qu’au travers du secrétaire général agit toujours le président de la République et non une entreprise personnelle, on rend impossible toute ingérence&nbsp;de la part de lobbys&nbsp;: on n’investit pas sur quelqu’un qui n’a pas de mandat&nbsp;!</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Enfin, le secrétaire général est sans doute l’homme qui, au cours d’un mandat présidentiel, est au plus près du chef de l’Etat, il en est donc le protecteur infatigable. Ainsi, lorsque les rumeurs de maladie de François Mitterrand ont éclaté et qu’une vacance du pouvoir aurait pu advenir, Hubert Védrine a sans aucun doute gouverné seul. Le secrétaire général est un compagnon du crépuscule&nbsp;: il s’en ira avec le président de la République.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Elections : la face cachée du vote obligatoire</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/elections-la-face-cachee-du-vote-obligatoire/23/06/2021/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/elections-la-face-cachee-du-vote-obligatoire/23/06/2021/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jun 2021 11:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
		<category><![CDATA[Suffrage universel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 23/06/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/elections-la-face-cachee-du-vote-obligatoire/23/06/2021/">Elections : la face cachée du vote obligatoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Avec seulement un tiers de la population qui s’est déplacé aux élections régionales, certaines personnalités politiques proposent de rendre le vote obligatoire. Explications.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Débâcle générale et abstention record. Seulement 30% de l’électorat s’est déplacé pour voter ce dimanche 20 juin 2021 aux élections départementales et régionales. Symbole de la perte de confiance dans le processus démocratique et dans ses élites, ces élections auront aussi permis à une petite frange de politiciens de sortir du tiroir une idée vieille comme le vote : le suffrage obligatoire. Quel est l’historique du vote en France ? Que nécessite-t-il ? Pourquoi vouloir imposer le vote obligatoire ? C’est à ces trois questions que nous répondrons au fil de ces lignes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Historicité du suffrage en France</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Contrairement à ce mythe imposé et rebattu, ce ne sont pas les révolutionnaires qui ont brisé les fers du peuple pour lui donner le droit de voter (bien au contraire). Le droit de vote existe en France depuis … sa fondation. Ses modalités furent changeantes au fil des siècles et c’est ce qui peut parfois troubler notre vision de l’histoire du suffrage en France.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous pouvons en introduction dire que la monarchie, elle-même, fut autrefois élective. Tous les souverains français furent, jusqu’à l’établissement de la loi fondamentale dite de l’hérédité, élus par la noblesse réunie. Privilège, privilège, va-t-on dire … et le peuple ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le peuple, lui, pouvait voter à son échelle, notamment au travers des conseils municipaux et des États généraux récurrents comme le rapporte l’historienne médiéviste Régine Pernoud. Ce droit de vote était offert aux hommes … mais aussi aux femmes ! Pour autant, celles-ci vont perdre en partie ce droit. Leur vote ne sera, en effet, comptabilisé que si elles sont considérées comme étant des chefs de famille, donc pour la plupart d’entre elles, veuves. Par la suite, les révolutionnaires interdiront purement et simplement aux femmes le droit de voter.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le génie du mal qu’était l’abbé Emmanuel-Joseph Sieyès au travers de la théorie des citoyens « actifs » et des citoyens « passifs » exclut des isoloirs les femmes, les domestiques, les enfants et les pauvres ! Un doux parfum d’émancipation … Par la suite, les hommes pauvres pourront de nouveau voter en 1792, puis se taire jusqu’en 1799, date à laquelle ils obtiendront un pouvoir de suffrage « abâtardi ». Ce pouvoir, même moindre, sera supprimé à la Restauration puis restauré par petites pointes au cours du XIXe siècle.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les femmes, elles, ne retrouveront le droit de vote qu’en 1944. L’Outre-mer obtiendra un droit complet au vote en 1956, les jeunes de 18 à 21 ans en 1974 tandis que le président de la République sera élu au suffrage universel direct dès 1962.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En résumé, le vote a toujours existé en France, et si ses modalités en firent parfois une exception, il n’en resta jamais ni plus, ni moins, qu’un droit.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Les bases nécessaires pour voter</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Comme nous l’avons vu un peu plus haut, pour voter, il était autrefois nécessaire en France de posséder de l’argent. Cette méthode de suffrage est appelé suffrage censitaire car il était nécessaire de payer un impôt, en l’espèce le cens, afin d’avoir accès au vote. L’avantage de ce suffrage est de donner la parole à des personnes riches et donc le plus souvent bien éduquées et à même de voter en conscience. L’inconvénient est que ce vote ne se fait pas, a priori, en fonction d’une quelconque capacité à voter mais en fonction d’un bien dont peu ont accès en quantité suffisante : l’argent. Car si, comme nous l’avons dit, l’argent et l’éducation se suivent souvent, ce n’est pas toujours le cas.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une autre méthode discriminatoire d’établissement du vote est le suffrage capacitaire. Les votants le seront s’ils ont la capacité, notamment intellectuelle, de voter. L’avantage est d’avoir un avis éclairé, si ce n’est d’expert, du moins de personne avertie. L’inconvénient est dans le choix même de qui votera. Quelle capacité sera nécessaire pour voter ? Savoir écrire ? Lire ? Compter ? Créer des plans de réacteurs nucléaires ? Choisir la capacité nécessaire pour voter, c’est aussi choisir les futurs votants.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une méthode plus rare de suffrage est celle du suffrage dit familial. Ce suffrage permet au bon père de famille de disposer d’autant de voix que de membres au sein de sa famille. L’avantage est de promouvoir la natalité et de revaloriser la famille. L’inconvénient est de donner trop d’importance à une idée minoritaire. Par exemple, prenons un pays imaginaire composé de cinq familles. Les quatre premières sont composées d’un père, d’une mère et d’un enfant. Trois fois quatre font douze. La cinquième famille, elle, est composée d’un père, d’une mère et de douze enfants. Grande famille ! En somme quatorze personnes. Une famille met donc en minorité quatre autres familles.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il existe enfin le suffrage universel. Suffrage permettant à tous les citoyens de voter à partir d’un certain âge. C’est le suffrage actuel en France. Ce suffrage, s’il est accessible à tous et donc relativement égalitaire, permet aussi à des personnes n’ayant pas l&rsquo;envie ou la capacité de voter de donner leur avis. Cette méthode de suffrage est facultative à cette heure dans notre pays. Pour autant, certaines nations comme la Belgique imposent le vote obligatoire. En effet, en vertu de l’article 62 alinéa 3 de la Constitution coordonnée du 17 février 1994 dite Constitution belge, « <em>Le vote est obligatoire et secret</em> ». Le contrevenant à cette règle se verra infliger une amende à hauteur de 40 à 80€ puis de 200€ en cas de récidive. Mais pourquoi vouloir imposer une telle modalité en France ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Finalité et conséquences du suffrage obligatoire</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La finalité du suffrage obligatoire est simple : amener les électeurs dans les isoloirs. Cela peut paraître bénéfique au jeu démocratique mais en réalité le Diable se cache dans les détails. Nous devons nous poser la question de « Qui ne vote pas ? ». D’une part, ceux qui n’ont pas d’avis ou se fichent de la politique, d’autre part, c’est triste à dire, ceux qui n’ont pas les capacités (intellectuelles et/ou physiques) pour avoir un vote éclairé. Ceux qui ont des convictions votent en grande partie et s’ils ne votent pas, l’obligation de vote ne les fera pas changer d’opinion pour autant. Tous les partis bénéficieront donc au premier abord d’un regain de voix. Mais que faire de ceux qui n’ont pas d’avis ou de capacités ? Les laisser voter blanc indéfiniment ? Évidemment non ! Le but sera de les faire voter pour une liste, et si ce n’est par conviction ce sera certainement par la peur.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le politique de la peur a pris ses lettres de noblesse sur la scène politique avec François Mitterrand. Il avait besoin d’un épouvantail diabolique pour se faire élire, il a choisi Jean-Marie Le Pen. Le choix se faisait dès lors entre le bien et le mal, un choix qui sied au président Mitterrand, mais aussi au Menhir, qui par un jeu de dualité recueillait de nombreuses voix qu’il n’aurait peut-être jamais acquises sans cette fourberie mitterrandienne. Le duel se reproduit en 2002 puis perdure sous l’ère Marine Le Pen. Mais ne nous laissons pas avoir par les apparences. La Phalange n’est pas aux portes de la France. François Hollande l’avouera d’ailleurs, lui-même, dans son livre-entretien <em>Un Président ne devrait pas dire ça</em> [Davet et Lhomme] en disant que Marine Le Pen « <em>n’est pas factieuse</em> ». Pour autant, le faire croire reste intéressant.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le vote obligatoire sous fond démocratique ne sera en réalité qu’un moyen d’accentuer l’ingénierie sociale et la manipulation des foules au profit de politicards bedonnants ne maîtrisant que l’art de l’intrigue pour survivre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Après le « <em>Pas de liberté pour les ennemis de la liberté</em> » de Saint-Just, nous pouvons proclamer la nouvelle devise républicaine : « Mort aux indécis », qui sera l’objectif politique de ces prochaines années. Peut-être la suite prendra-t-elle la forme de l’interdiction du vote blanc au profit du choix d’une liste, même non désirée ? Qui sait ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au-delà des finalités avouées et souterraines nous pouvons aussi pointer du doigt certaines conséquences bien réelles du suffrage obligatoire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’une part, rendre le suffrage obligatoire fait de ce droit inaliénable un devoir impérieux. Voter ne sera plus une liberté mais un acte constitutionnellement sanctionné au même titre que le paiement de l’impôt. Mais au fond, ces derniers mois et ces dernières années, les Français ont montré qu’ils ne tenaient pas tant que cela à leurs libertés fondamentales (presse, expression, manifestation, circulation, …). Alors pourquoi les politiques se priveraient-ils pour en enlever une de plus ? Après tout, « <em>un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups</em> » (Agatha Christie) !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’autre part, rendre le vote obligatoire fait imposer un impôt par destination supplémentaire sur la tête des Français. Payer de 40 à 200€ pour ne pas exercer ce qui naguère était une liberté n’est pas la perspective la plus glorieuse de notre avenir proche. Et en excluant ceux qui ne se déplaceront pas à dessein, comment traiter ceux qui n’ont pas pu se déplacer, ceux en voyage, handicapés ne pouvant bouger.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Je ne crains pas le « suffrage universel » : les gens voteront comme on leur dira</em> ». Alexis de Tocqueville.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lucien et Napoléon Bonaparte : une relation compliquée</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/lucien-et-napoleon-bonaparte-une-relation-complique/14/09/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 14:25:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Cédric Lewandowski]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel de Brienne]]></category>
		<category><![CDATA[Lucien Bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cédric Lewandowski est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’université Paris VIII....</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/lucien-et-napoleon-bonaparte-une-relation-complique/14/09/2020/">Lucien et Napoléon Bonaparte : une relation compliquée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Cédric Lewandowski est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’université Paris VIII. Il a été directeur du cabinet civil et militaire du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à l’Hôtel de Brienne. Pour son premier ouvrage, il nous fait la grâce d’une très belle biographie consacrée à Lucien Bonaparte, frère de Napoléon, surnommé comme le sous-titre l’indique «<em>&nbsp;le Prince républicain</em>&nbsp;».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans son <em>Histoire du Consulat et de l’Empire</em>, Louis Madelin écrit un propos élogieux au sujet de Lucien :&nbsp;«&nbsp;<em>Le plus intelligent des siens après Napoléon&nbsp;</em>». Il est toujours difficile lorsqu’on aborde l’épopée napoléonienne d’évoquer d’autres personnalités que celle de Napoléon. Dans la préface écrite par l’un des descendants de Lucien, nous lisons ce pertinent constat : «<em>&nbsp;Les inconditionnels de l’Empereur n’ont qu’un seul Dieu, Napoléon &#8211; et lui seul &#8211; et ceux qui ont osé se dresser contre lui ne méritent que l’opprobre et l’oubli.</em>&nbsp;» Pourtant, cette méthode qui consiste à ostraciser certains protagonistes du passé ne nous semble guère idéale pour étudier sérieusement et sereinement l’Histoire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le préfacier atteste que l’une des nombreuses difficultés de l’historien tient au fait que beaucoup se montrent&nbsp;«&nbsp;<em>injustes avec la famille de Napoléon, et plus particulièrement avec Lucien, car il semble plus difficile à cerner que les autres</em>&nbsp;». De fait, Lucien fut l’un des membres de la famille Bonaparte qui évolua le plus loin de la sphère napoléonienne. Dans ces conditions, les historiens se sont probablement moins intéressés à cette figure, alors que Lucien reste un personnage important pour Napoléon, notamment dans la conquête du pouvoir.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De prime abord, il paraît difficile de le décrypter. Toutefois, Lewandowski arrive à nous présenter un Lucien Bonaparte dans toute sa complexité. En effet, certains le voient comme « <em>un irréductible opposant</em>&nbsp;», alors que d’autres le considèrent comme «&nbsp;<em>un précieux allié de son frère en bien des circonstances</em>&nbsp;». La vraie question à se poser est la suivante : qui fut réellement Lucien ? En parcourant les pages, nous découvrons «&nbsp;<em>un homme libre, profondément indépendant, doué d’un fort caractère, qui ne rentrait dans aucune case </em>». De plus, il montre souvent du courage. Il n’hésite pas à s’opposer à son illustre aîné lors de la vente de Louisiane et même à condamner l’exécution du duc d’Enghien. Il refuse également de voir Napoléon «&nbsp;<em>se comporter comme le chef de famille, apanage de Joseph, et bien sûr de divorcer de son épouse Alexandrine&nbsp;». </em>Lucien critique aussi <em>«&nbsp;la violence exercée contre le Pape, dont il était proche&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dès les premières lignes, Lewandowski s’interroge : «&nbsp;<em>Est-il possible de rendre hommage aujourd’hui à un homme dont la légende napoléonienne a tenté avec méthode d’effacer la moindre trace ? Comment rendre à Lucien Bonaparte la juste place qu’il mérite dans notre histoire ?&nbsp;</em>» Dans les biographies consacrées à Napoléon, Lucien est évoqué, mais souvent en filigrane, ou alors de très loin. L’auteur lui rend donc justice en publiant une étude passionnante qui ravira les passionnés d’histoire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il nous explique également comment est né ce projet d’écrire sur Lucien :&nbsp;«&nbsp;<em>Après avoir occupé pendant cinq ans son bureau à l’hôtel de Brienne et découvert la densité du personnage, j’ai souhaité faire partager à ceux qui éprouvent quelque curiosité pour cette époque l’incroyable destin du frère cadet de Napoléon. Tel est le défi que j’ai décidé de relever, peut-être imprudemment. </em>» Lucien ne s’est pas donné la peine que de naître, pour reprendre une idée développée par Beaumarchais dans <em>Le Mariage de Figaro</em>. L’auteur estime que «<em>&nbsp;la lecture des Mémoires de Lucien Bonaparte suffit pour se convaincre de la richesse intérieure du personnage qui dépasse largement le fait d’être né dans l’une des plus illustres familles des siècles passés.</em>&nbsp;»</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Effectivement, le parcours de Lucien donne «&nbsp;<em>le tournis</em>&nbsp;» pour reprendre l’expression de Lewandowski :&nbsp;«&nbsp;<em>militant politique, parlementaire, ministre, ambassadeur, tribun, grand amoureux, père aimant de ses douze enfants, écrivain, astrologue, archéologue, collectionneur, marchand d’art, parfois au pouvoir, le plus souvent en exil, notre homme échappe à toute classification, ce qui certes lui a offert la liberté dont il était si avide mais le perd dans la mémoire collective.</em>&nbsp;» Napoléon avait dit :&nbsp;«&nbsp;<em>Quel roman que ma vie&nbsp;!</em>&nbsp;» Cette maxime peut, sans forcer le trait, s’appliquer aussi bien à celle de Lucien.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’auteur juge que «<em> Lucien était peut-être le plus doué des enfants de Charles et Laetizia Bonaparte. Mais l’heure était aux tourments de la guerre, et, dans ce domaine, Napoléon, le général, a tout emporté, tout dévoré et contraint sa famille et ses proches à subir son despotisme</em>&nbsp;».&nbsp; Néanmoins, Lucien aurait pu accepter la tutelle de Napoléon, à l’image de ses autres frères et sœurs mais «&nbsp;<em>son orgueil autant que son intelligence s’y sont refusés</em>&nbsp;». Il ne voulait «&nbsp;<em>laisser à personne le soin de lui dicter sa conduite</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Lucien aide son frère qui, président du Conseil des Cinq-Cents, évite que le coup d’Etat du 18 brumaire ne se solde par un échec. La suite est connue ou se devine aisément. Les visions politiques de Lucien et Napoléon entrent trop souvent en confrontation, pour que les deux frères puissent travailler ensemble sur le long terme. Il existe aussi de sérieuses divergences, que l’un et l’autre expriment publiquement, à l’endroit de leurs vies privées respectives. Lucien n’aime pas «&nbsp;<em>la vieille&nbsp;</em>», comprendre Joséphine, Napoléon ne veut pas qu’une femme divorcée et de basse condition entre dans la famille. Alexandrine avait épousé en premières noces le banquier Hippolyte Jouberthon, dont elle était veuve. Napoléon entendait que sa fratrie intègre sans rébellion son <em>système</em>, notamment dans le cadre de sa politique matrimoniale, à l’instar des grandes et anciennes familles régnant en Europe.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’auteur nous permet de suivre pas à pas Lucien en exil, de Rome à Londres. Nous le voyons mener de nombreux projets intellectuels et historiques que Lewandowski nous conte avec talent. Quand le voile couvrira le soleil impérial, durant les Cent-Jours, il croit et œuvre, comme d’autres, à un Empire réformé ou plus libéral. Dans le malheur des défaites et désastres, lui qui vécut en dehors de France et loin des siens, apporte son concours pour défendre l’œuvre napoléonienne. Beaucoup auraient laissé l’amertume les envahir et se seraient abstenus de tendre la main à un frère se débattant dans les plus grandes difficultés. Cet acte témoigne de la bonté de son cœur…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Lui l’ardent républicain fut quand même pair de France, prince français, et prince de Canino par la grâce du Pape Pie VII. Cependant, comme nous l’apprenons en lisant cette belle biographie&nbsp;: «&nbsp;<em>il reste profondément attaché à la République qu’il espère voir triompher un jour. Républicain de cœur, prince de circonstance, Lucien Bonaparte est un prince républicain</em>&nbsp;». Lewandowski conclut de fort belle manière :&nbsp;« <em>Tout en sacrifiant à la réalité, notre héros n’a jamais abandonné ses rêves. </em>» A nos yeux, quoique l’on puisse penser de la République ou de l’Empire, force est de reconnaître que c’est quand même le plus important…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_4290" aria-describedby="caption-attachment-4290" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-4290" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/09/cedric-lewandowski-lucien-bonaparte-le-prince-republicain.jpg?resize=300%2C455&#038;ssl=1" alt="" width="300" height="455" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/09/cedric-lewandowski-lucien-bonaparte-le-prince-republicain.jpg?w=300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/09/cedric-lewandowski-lucien-bonaparte-le-prince-republicain.jpg?resize=198%2C300&amp;ssl=1 198w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-4290" class="wp-caption-text">Lucien Bonaparte : Le prince républicain &#8211; Cédric Lewandowski &#8211; 2019 &#8211; Éditions Passés Composés</figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’Azerbaïdjan, un pays de tradition «progressiste» ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/lazerbaidjan-un-pays-de-tradition-progressiste/28/02/2020/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/monde/lazerbaidjan-un-pays-de-tradition-progressiste/28/02/2020/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romain Alexandre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2020 17:13:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Azerbaïdjan]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Caucase]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 28/02/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/lazerbaidjan-un-pays-de-tradition-progressiste/28/02/2020/">L’Azerbaïdjan, un pays de tradition «progressiste» ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Depuis l’éclatement de l’URSS en 1991, les républiques du Caucase ont retrouvé leur identité propre. République laïque, parlementaire et multiconfessionnelle, l’Azerbaïdjan montre qu’un équilibre est possible entre traditions et progrès. Gros plan sur une république méconnue.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan. A 4500km et à 5h10 de Paris en avion, la principale ville du pays a les pieds dans l’eau de la mer Caspienne, et le regard tourné vers l’avenir. Il suffit de se balader dans le dédale des rues sinueuses de la vieille ville et sur les boulevards des nouveaux quartiers pour comprendre son ADN. Ici, tradition et modernisme marchent main dans la main, laïcité et multi-confessionnalisme ne s’opposent pas, islam, judaïsme et christianisme font bon ménage : de grandes mosquées – comme la mosquée Haydar que le pape François a visité en 2016 – côtoient de magnifiques lieux de cultes chrétiens comme la Tour de la Vierge ou la cathédrale des Saintes-Porteuses-de-Myrrhe, construite en 1909. Pour comprendre l’Azerbaïdjan d’aujourd’hui, un petit crochet par le début du XXe siècle s’impose.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>1918, la première expérience démocratique</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le monde est en ébullition. La Première guerre mondiale vit ses derniers mois avec d’intenses combats en Europe de l’Ouest. A Moscou, le tsar a été renversé quelques mois plus tôt par la Révolution d’octobre. A 2000km plus au sud, en plein milieu du Caucase, une nouvelle république s’émancipe : le 28 mai 1918 naît la République démocratique d’Azerbaïdjan.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/azerbaidjan-amnesty-international-denonce-une-intensification-des-violations-des-droits-humains/11/08/2025/">Azerbaïdjan : Amnesty International dénonce une intensification des violations des droits humains</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les dirigeants de ce nouveau pays avaient étudié dans les meilleures universités d’Europe et pratiqué la politique dans les différentes institutions publique de l’empire russe et de la toute jeune république démocratique de Russie. La charte de la République d’Azerbaïdjan – mot pour mot – est alors en avance sur son temps :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’Azerbaïdjan est une nation pleinement souveraine ; elle comprend les parties sud et est de la Transcaucasie sous l’autorité du peuple azerbaïdjanais ;</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est résolu que la forme de gouvernement de l’Etat indépendant azerbaïdjanais est une république démocratique ;</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La République démocratique d&rsquo;Azerbaïdjan est déterminée à établir des relations amicales avec tous, en particulier avec les pays et les Etats voisins ;</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La République démocratique d&rsquo;Azerbaïdjan garantit à tous ses citoyens à l&rsquo;intérieur de ses frontières l’intégralité des droits civils et politiques, indépendamment de l&rsquo;origine ethnique, de la religion, de la classe, de la profession ou du sexe ;</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La République démocratique d’Azerbaïdjan encourage le libre développement de toutes les nationalités qui peuplent son territoire.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« <em>A l’époque, pour mettre en place un cadre juridique viable, le pays s’était fortement inspiré des institutions occidentales</em>, souligne <a href="https://blogs.mediapart.fr/aspohr/blog/310718/en-azerbaidjan-les-femmes-votent-depuis-cent-ans">Vusala Aliyeva</a>, docteur en sciences sociales. <em>Le Parlement national avait été créé, des droits pour les libertés individuelles avaient été garantis, mais surtout, le droit de vote pour les femmes a été institué. Ce qui n’allait pas de soi étant donné qu’il s’agit d’un pays musulman.</em> » La note d’intention est claire : la jeune république veut embrasser son histoire et la richesse des cultures qu’elle accueille. Au Parlement nouvellement créé, les libertés individuelles sont au centre de toutes les réflexions. Le droit de vote des femmes est par exemple en avance sur de nombreux pays occidentaux. Dans les textes de lois, cela se traduit par exemple par un mix entre droit européen et droit oriental. L’expérience est une réussite.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>1991, la nouvelle indépendance </strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong> </strong>Intégré de force à l’URSS, l’Azerbaïdjan retrouve sa liberté en 1991 au moment de l’effondrement de l’Union soviétique. Et son ADN n’a pas changé : la laïcité chevillée au corps, l’Etat fait une distinction très stricte entre affaires politiques et affaires religieuses. Dès son indépendance, l’Azerbaïdjan renoue avec l’esprit des fondateurs de la République de 1918 :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le Parlement doit représenter toutes les composantes de la société azérie, avec une égalité de voix ;</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Tournée vers l’extérieur, la diplomatie azerbaïdjanaise se doit de promouvoir sa vision œcuménique du dialogue interreligieux ;</span></li>
<li><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La république ne fait pas de distinction entre ses citoyens, et propose une égalité de droits entre hommes et femmes.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans les années 90-2000, la reconstruction de l’esprit national s’est accompagnée d’une reconstruction tout court, entre investissements économiques et équilibre sociétal. Son modèle est alors unique, basé sur une laïcité tolérante. Alors qu’ailleurs dans le monde la laïcité pousse parfois sa logique un peu trop loin, <a href="https://www.la-croix.com/Religion/Au-Pakistan-calvaire-minorites-religieuses-2017-06-06-1200852870">stigmatisant des minorités religieuses</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>2020, l’Azerbaïdjan, pays message ?</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Faisant en quelque sorte écho à son prédécesseur Jean-Paul II, qui en 1996, décrivait le Liban comme un « <em>pays message</em> » grâce à la coexistence en son sein de 18 communautés, le Pape François, lors de sa visite en 2016, <a href="https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Documentation-catholique/Actes-du-pape/A-Bakou-pape-Francois-exprime-lespoir-pays-Caucase-sauront-depasser-leurs-divergences-2016-10-05-1200793996">saluait en l’Azerbaïdjan</a> <em>« une société qui reconnaît les bénéfices du multiculturalisme et de la complémentarité nécessaire des cultures (…) »</em>, souhaitant que le pays <em>« continue sur la route de la collaboration entre les diverses cultures et confessions religieuses »</em>. Avec une population à 96% musulmane (dont 75% de chiites), ce pays du Caucase n’oublie pas son histoire, entre zoroastrisme et christianisme.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/immobilier-de-letat-un-patrimoine-colossal-sous-exploite/08/03/2025/">Immobilier de l’État : un patrimoine colossal sous-exploité</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Aujourd’hui, l’Etat azerbaïdjanais s’est fait un devoir de protéger les minorités chrétiennes et juives. « <em>Le soutien d’Etat à cette politique de promotion de la tolérance et des valeurs séculières répond à des objectifs de politique intérieure et extérieure</em>, explique <a href="https://www.sciencespo.fr/enjeumondial/fr/odr/islam-et-tolerance-en-azerbaidjan-realite-historique-et-usage-politiques.html">Bayram Balci, directeur de l’Institut français d’études anatoliennes</a> à Istanbul. <em>En matière de politique intérieure, le pouvoir cherche par ce biais à préserver la paix sociale, entre les différents courants religieux.</em> <em>En phase de construction nationale inachevée, l’Azerbaïdjan post soviétique utilise diverses ressources pour renforcer sa cohésion nationale et sa stature internationale. Une de celles-ci est le sécularisme qui est implanté depuis le XIXe siècle, et la tolérance religieuse qui l’accompagne.</em> »</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Presque trente ans se sont passés depuis son indépendance. Et l’Azerbaïdjan est fier de son <em>modus vivendi</em>. L’écrivain français Jean Louis Gouraud, bon connaisseur du monde musulman écrit : « <em>la tolérance en matière religieuse n’est pas la seule façon dont l’Azerbaïdjan témoigne de sa volonté de vivre en paix. Ce pays a réussi à développer, dans un environnement pourtant difficile, un art du vivre-ensemble qui se manifeste aussi bien au niveau individuel que collectif : recherche obstinée d’une égalité juridique et politique entre les hommes et les femmes, coexistence harmonieuse non seulement entre les religions mais aussi entre les nombreuses ethnies qui composent la mosaïque humaine de ce pays</em> ». Parce que ses racines laïques et son nationalisme séculier remontent bien avant la période communiste. Des racines devenues le socle commun d’une nation qui regarde autant vers l’Occident que vers l’Orient.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Affaire Mila : vers une laïcité à deux vitesses</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/affaire-mila-vers-une-laicite-a-deux-vitesses/18/02/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Louis de Nogaret]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 14:40:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Laïcité]]></category>
		<category><![CDATA[Mila]]></category>
		<category><![CDATA[Nicole Belloubet]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=2025</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 18/02/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/affaire-mila-vers-une-laicite-a-deux-vitesses/18/02/2020/">Affaire Mila : vers une laïcité à deux vitesses</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La ministre de la Justice Nicole Belloubet a déclaré mercredi 29 janvier au sujet de l&rsquo;affaire Mila que l&rsquo;insulte contre une religion constituait « une atteinte à la liberté de conscience ». Il est difficile de ne pas y voir un pied de nez fait à une laïcité qui n’avait aucun problème avec le blasphème lorsqu’il concernait un catholicisme encore enraciné.</strong></span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Notre Garde des sceaux s’exprimait sur <a href="https://www.europe1.fr/politique/insulte-a-la-religion-on-vous-resume-la-polemique-apres-les-propos-de-belloubet-sur-europe-1-3946335">Europe 1</a> au sujet de l&rsquo;affaire Mila, une adolescente de l&rsquo;Isère qui a dû être déscolarisée après avoir été menacée de mort sur les réseaux sociaux en raison de propos hostiles à l’Islam. Bientôt deux semaines après son tweet, Mila n’avait toujours pas pu retourner en cours, le gouvernement ne pouvant assurer sa sécurité face à une petite horde d’adolescents excités, fanatiques du dimanche.</span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/affaire-mila-elle-la-cherche-elle-assume-estime-le-delegue-general-du-cfcm/25/01/2020/">Affaire Mila : « Elle l’a cherché, elle assume » estime le délégué général du CFCM</a></strong></span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Deux enquêtes judiciaires ont été ouvertes en lien avec cette affaire : l&rsquo;une vise les menaces de mort, l&rsquo;autre a pour objet de déterminer si les propos de l&rsquo;adolescente relèvent de la « provocation à la haine raciale ». Provocation à la haine raciale, vraiment ?</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un rapport du Haut Conseil à l’intégration rappelait en 2005 que : « <em>En République, la critique de la religion, comme de toutes les convictions, est libre. Elle est constitutionnellement garantie et fait partie de la liberté d’opinion et d’expression. Elle ne saurait être assimilée au racisme et à la xénophobie. </em>» Il serait temps d’être cohérent.</span></p>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une laïcité à deux vitesses</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Par ailleurs, replaçons un instant ces propos dans le contexte du débat en cours de la loi Avia devant le Parlement. Les lois ont toujours eu pour but d’être générales, puis appliquées selon une interprétation politique. Alors que certains s’interrogent sur ce que pourrait constituer la « haine sur internet » visée par ce projet de loi, l’éclairage politique que le pouvoir macronien nous offre sur ce genre d’affaires n’est guère encourageant.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Aucune réaction de la sorte, aucune indignation, aucune larme de crocodile lorsque, quelques jours auparavant, un humoriste scandait « Jésus est pédé » sur France Inter. Laïcité à deux vitesses donc.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au début du XX<sup>ème</sup> siècle, affaiblir le catholicisme par un féroce laïcisme anticlérical ne posait aucun problème au pouvoir. Aujourd’hui, ce même pouvoir lui porte le coup de grâce en octroyant à l’islamisme rampant toutes les protections et garanties politiques du délit de blasphème. C’est qu’il s’agit de préserver la « paix sociale » ! Entendre ici : aveuglement, compromission, lâcheté.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En passant d’une laïcité molle d’égalisation des croyances à une laïcité au service des obscurantismes religieux conquérants qui fomentent notre perte, le gouvernement semble vouloir poursuivre sa logique de capitulation. Si un régime ne sert pas les intérêts nationaux, alors qui sert-il ? Depuis plusieurs années, l’Islam impose ses règles avec l’aval – et la bénédiction – d’une République qui ne parvient même plus à être laïque.</span></p>
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