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	<title>Christianisme - Billet de France</title>
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	<title>Christianisme - Billet de France</title>
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		<title>7 juin 1099 : début du siège de Jérusalem par les Croisés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Wayana Torres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jun 2021 19:13:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[7 juin 1099]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 07/06/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/7-juin-1099-debut-du-siege-de-jerusalem-par-les-croises/07/06/2021/">7 juin 1099 : début du siège de Jérusalem par les Croisés</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 7 juin 1099, le siège de Jérusalem commence. Rendue particulièrement difficile par le manque de vivres et de matériels, la bataille est finalement remportée par les Croisés.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En 1095 débute la première croisade. En cause ? Les Turcs seldjoukides refusent depuis 1078 de laisser libre le passage aux pèlerins chrétiens vers Jérusalem. Entre-temps, la ville est passée aux mains des Egyptiens Fatimides, un califat islamique chiite.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le 7 juin 1099, plus de 3 ans après l’appel du Pape Urbain II et leur départ d’Occident, les Croisés, ayant parcouru plusieurs milliers de kilomètres à pieds et à cheval, arrivent finalement aux portes de Jérusalem. Au nombre de 13 500, ils sont nombreux à pleurer en apercevant enfin la ville sainte.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un siège difficile</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Quelques mois auparavant, les Croisés venaient de mener un dur combat contre les Turcs lors du siège d’Antioche permettant aux troupes occidentales d’être mieux approvisionnées. Néanmoins, une fois à Jérusalem, le siège est d’une extrême difficulté pour les Croisés. Autour de la ville, il n’y a ni vivres, ni eau et la citadelle est, quant à elle, déjà préparée à un siège. Les comtes et chevaliers Godefroy de Bouillon, Robert de Flandre et Robert Courteheuse encerclent la ville au nord et au sud, tandis que le comte Raymond de Toulouse s’installe à l’ouest, en face de la tour de David.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Autour de la ville, des machines de sièges, des tours pour escalader les remparts ainsi que des catapultes sont dressées. Devant toute cette force, le calife Égyptien Iftikhâr al-Dawla, envoie ses ambassadeurs pour parlementer avec les chefs croisés. Il promet la liberté aux pèlerins chrétiens de séjourner dans la ville et de visiter les lieux saints. De l’autre côté, les Croisés demandent la reddition sans conditions des Fatimides. Après le refus de ces derniers, le siège commence. </span><span style="color: #000000;">Les différents assauts chrétiens sont repoussés et le matériel et les vivres commencent à manquer. Heureusement pour les Croisés, une escadre génoise amène à Jaffa du matériel de siège et du ravitaillement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La prise de la ville</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Après plusieurs tentatives d’assaut, la garnison égyptienne incendie le 14 juillet les tours roulantes des croisés avec du feu grégeois. Dans la nuit du 14 au 15, une tour recouverte de peaux de bêtes encore fraîchement écorchées et donc protégée du feu, permet aux croisés de pénétrer dans la ville et de faire ouvrir les grandes portes. Les Juifs et Musulmans présents dans la ville sont massacrés.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Apres avoir découvert la Sainte-Croix, une armée, emmenée par Raymond de Toulouse, remporte la bataille d’Ascalon. Cette victoire permet la création du Royaume Latin de Jérusalem. A l’issue de celle-ci, un grand nombre de croisés rentrèrent en Europe, considérant leur mission terminée.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Calendrier julien, grégorien… histoire d&#8217;un système de datation mondiale</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/calendrier-julien-gregorien-histoire-dun-systeme-de-datation-mondiale/25/02/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hugues de Courrèges]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2021 13:20:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Calendrier grégorien]]></category>
		<category><![CDATA[Calendrier julien]]></category>
		<category><![CDATA[Christianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Grégoire XIII]]></category>
		<category><![CDATA[Hugues de Courrèges]]></category>
		<category><![CDATA[Inter gravissimas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Omniprésent dans nos transactions et nos vies, nous ne mesurons pas l’importance d’un calendrier unique,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Omniprésent dans nos transactions et nos vies, nous ne mesurons pas l’importance d’un calendrier unique, autour duquel les différents États du monde s’accordent pour définir une date commune à tous. Et pourtant, encore aujourd’hui certains pays utilisent un autre système de datation. C’est notamment le cas de l’Éthiopie et du Népal.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Jusqu’au XVIème siècle, le calendrier en vigueur en Europe n’est autre que celui établi par Jules César, au Ier siècle avant notre ère. Le calendrier « julien » est issu d’une réforme du « calendrier romain », qui suivait les périodes lunaires. La période de lunaison se décalant progressivement de celle indiquée sur le calendrier, il fallut ajouter un mois, une fois tous les deux ans. La complexité d’application du système était telle que César réforma en profondeur la répartition des jours dans l’année. Le système retenu fut une année de 365 jours, avec une année de 366 jours une fois tous les quatre ans. Ce calendrier souffrait d’un décalage d’un jour tous les 134 ans du fait d’une légère différence entre l’équinoxe calendaire et sa date réelle. En 1582, le calendrier julien était décalé de dix jours par rapport au soleil. Le pape d’alors, Grégoire XIII, mandata des mathématiciens et des astronomes en vue de corriger l’erreur du calendrier julien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une réforme adoptée par les Catholiques</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le 24 février 1582, le pape promulgue la bulle <em>Inter gravissimas</em>. Par ce texte, il supprime dix jours du mois d’octobre, tout en maintenant l’année bissextile. « <em>Nous prescrivons et ordonnons que soient supprimés du mois d&rsquo;octobre de l&rsquo;an 1582 les dix jours qui vont du troisième des nones à la veille des ides inclusivement</em> ». L’application du nouveau calendrier ne rencontre pas d’opposition dans une Europe catholique. En France, le Roi Henri III l’adopte le 9 décembre 1582. Le lendemain, les Français se réveillent le … 19 décembre. Au cours de la révolution française, les révolutionnaires adoptent une année de 12 mois de 30 jours chacun et instituent des semaines de 10 jours, la décade, dans un but de « laïciser » le temps en supprimant le dimanche. Cette période fait cependant exception. Dans un souci d’application douce de la réforme de 1582 le pape précisa qu’afin « <em>que cette suppression de dix jours ne cause aucun préjudice à quiconque doit effectuer des paiements mensuels ou annuels, il incombera aux juges, dans tout litige qui pourrait en résulter, de tenir compte de ladite suppression en reportant de dix jours l&rsquo;échéance de n&rsquo;importe quel paiement</em> ». La Grande Bretagne et les pays protestants ont, en revanche, vivement protesté contre cette réforme originellement catholique. Au savant Kepler est attribuée cette fameuse citation selon laquelle il se déclare préférer « être en désaccord avec le soleil plutôt que d’être en accord avec le pape ». Les États protestants acceptent le passage au calendrier grégorien au cours des XVIIème et XVIIIème siècles, pour des raisons économiques.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’adoption du calendrier Grégorien dans le reste du monde</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">À des fins laïques, le calendrier grégorien est adopté très tardivement par les États orientaux et, dans l&#8217;empire ottoman, le calendrier Rumi, utilisé à des fins fiscales, est aligné sur le système grégorien en 1917. Ce dernier est introduit à des fins générales le 1er janvier 1926 seulement. En Russie, celui-ci a été accepté après la révolution d&rsquo;octobre le 24 janvier 1918. Les pays d’Europe orientale (Roumanie, Grèce…) sont passés au calendrier grégorien dans les années 1920 mais les orthodoxes continuent encore d’utiliser le calendrier julien à des fins religieuses. Les pays d’Asie de l’Est, tels que le Japon et la Corée, ont abandonné leurs outils traditionnels de mesure du temps pour le calendrier « occidental » à la fin du XIXème siècle.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le dernier pays en date à avoir adopté le calendrier grégorien est l’Arabie Saoudite en 2016, au détriment du calendrier islamique. Mais encore aujourd’hui des peuples et des institutions utilisent une autre forme de calendrier afin d’affirmer leur particularisme ou l’importance d’un évènement. C’est le cas des élèves de l’école militaire de Saint Cyr dont le calendrier commence le 2 décembre 1805 et qui sont aujourd’hui en l’an … 215 !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Qui est le cardinal Sarah, l&#8217;ancien préfet de la Congrégation pour le culte divin ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 20:12:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Cardinal]]></category>
		<category><![CDATA[Christianisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Pape François]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Sarah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pape François a accepté le 20 février 2021 la démission du cardinal Sarah de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le pape François a accepté le 20 février 2021 la démission du cardinal Sarah de ses fonctions de préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Agé de 75 ans, le cardinal avait présenté sa démission le 15 juin dernier au pape, respectant ainsi l’âge officiel de départ à la retraite au Vatican. Animé d’une grande piété et d’un profond respect pour la liturgie, Robert Sarah est devenu une personnalité forte de l’Eglise.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Itinéraire d’un enfant de Dieu</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Avant d’en arriver à la pourpre cardinalice et aux dorures vaticanes, Robert Sarah a grandi dans la grande pauvreté, creuset des saints. Il est né dans la brousse guinéenne en 1945, où sa famille l’a élevé entre la vie aux champs et les rites animistes, très présents dans ces régions reculées d’Afrique. Mais il croise la route des pères spiritains durant sa jeunesse et de là naît sa vocation. Le jeune guinéen est fasciné par les missionnaires français et ceux-ci lui permettent, malgré son origine modeste, de se rendre au petit séminaire de Bingerville en Côte d’Ivoire. Il repart à Conakry pour y passer son baccalauréat puis se rend en France, au séminaire de Nancy, dans les années 1960 pour poursuivre sa formation de prêtre. Il est ordonné en 1969 à Conakry mais, souhaitant poursuivre sa formation, il se rend à Rome et part un an à Jérusalem.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Revenu en Guinée, il est nommé curé d’une paroisse. Sa tâche est grande car les missionnaires ont été expulsés par la dictature marxiste d’Ahmed Sékou Touré et le jeune prêtre ne compte pas ses heures. Il enseigne ensuite au petit séminaire de Conakry et en devient le directeur. Malgré les persécutions, Sarah parvient à s’imposer dans l’Église locale et à grimper dans la hiérarchie en devenant à 34 ans le plus jeune évêque au monde. L’archevêque de Conakry devient une figure de la résistance au régime et sa notoriété croît en Afrique. Le Vatican le nomme en 2001 secrétaire de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples. Commence alors une carrière au plus haut sommet de l’Église. A cette occasion il se lie d’amitié avec le théologien Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI. Celui-ci le nomme cardinal en 2010. Il passe par différentes responsabilités : président du conseil pontifical Cor Unum, père synodal lors du synode des évêques sur la famille, membre de la congrégation pour la cause des saints. C’est en 2014 que le cardinal Sarah est nommé préfet de la Congrégation pour le culte divin par le pape François, malgré sa réprobation.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un prélat africain défenseur de l’Occident</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Ces dernières années le cardinal Sarah est devenu l’un des chefs de file d’un courant « conservateur » et traditionnel dans l’Eglise. S’il récuse être en désaccord avec le pape François, ses prises de position dans les médias ou dans ses ouvrages le placent à contrecourant de l’action de ce dernier. La plus récente porte sur la question du célibat des prêtres. Si le pape François a considéré que la question de la pertinence de cette règle de l’Église devait se poser au regard de situations particulières, comme c’est le cas en Amazonie, le prélat africain a défendu dans un ouvrage cosigné avec le pape émérite Benoît XVI, <em>Des Profondeurs de nos cœurs</em> (2020), la beauté et la nécessité du célibat : « Une vie selon le monde ne peut produire dans une âme sacerdotale qu’un sentiment d’incohérence, d’incomplétude et d’écartèlement. Nul ne peut servir deux maîtres ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais, le discours dépasse aussi la simple question religieuse comme en témoigne son troisième livre entretien avec son ami et journaliste Nicolas Diat, <em>Le Soir approche et déjà le jour baisse</em> (2019), où le cardinal s’inquiète du risque d’effondrement de l’Occident par la perversion ou le renoncement aux valeurs qui la fondent, la menace d’une immigration devenue incontrôlable et l’entrée en Europe de civilisations barbares. Le cardinal est devenu la voix d’un catholicisme qui veut résister aux tentations du monde et au relativisme contemporain.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais, au-delà du personnage public, Sarah est surtout un homme pétri d’une profonde sagesse et d’une piété solide qui expliquent son charisme auprès des croyants. Admirateur de la vie monastique et contemplative, il y puise une de ses plus belles leçons pour découvrir ou redécouvrir la foi, dissimulée par le bruit du monde, et qu’il délivre dans <em>La Force du silence</em> (2016) : « Le dépouillement du silence rend l’homme semblable à un enfant : pur mais fragile, innocent et démuni. Le silence nous façonne comme le forgeron travaille le métal ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La personnalité du cardinal et sa position radicale au sein de l’Eglise ne laissent pas indifférent un grand nombre de catholiques européens dont certains souhaitent voir en lui un futur successeur de Saint Pierre. En effet, son âge lui permet encore d’être élu pape par le collège des cardinaux. Enfant de l’Afrique, défenseur de l’Europe, le cardinal Sarah deviendra-t-il aussi pasteur de l’Eglise universelle ? Dieu seul le sait.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Interdiction du culte : pour certains catholiques, la messe n&#8217;est pas dite !</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/societe/interdiction-du-culte-pour-certains-catholiques-la-messe-nest-pas-dite/16/11/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 07:31:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Catholicisme]]></category>
		<category><![CDATA[Christianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil d’État]]></category>
		<category><![CDATA[Église]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de culte]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[Messe]]></category>
		<category><![CDATA[Objectif messe]]></category>
		<category><![CDATA[Pour la messe]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Sulpice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 7 novembre 2020, le Conseil d’État rejette le référé de mouvements catholiques concernant l’autorisation...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 7 novembre 2020, le Conseil d’État rejette le référé de mouvements catholiques concernant l’autorisation des messes pendant le confinement. Ce qui n’est pas du goût d’un certain nombre d’entre eux qui lancent des manifestations partout en France pour le retour des messes.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Deuxième confinement. Deuxième interdiction des messes. Première réaction massive des catholiques. En cette fin d’année 2020, un mouvement de plus en plus important est né chez les catholiques français. L’interdiction de la messe, acceptée pour les besoins sanitaires lors du premier confinement, ne passe pas en ces périodes de la Toussaint et de Noël. L’incertitude et la contestation montent au fil des annonces du gouvernement. L’ouverture de certains commerces et des écoles et <em>a contrario</em> l’interdiction du culte heurte les croyants. Pourquoi le Conseil d’État a-t-il interdit la pratique du culte&nbsp;? Quelles sont les actions de contestation en cours&nbsp;?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Pas d’atteinte aux principes de la liberté de culte </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Dans un <a href="https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/exercice-des-cultes-le-juge-des-referes-ne-suspend-pas-les-restrictions-prises-pendant-l-etat-d-urgence-sanitaire">arrêt</a> en date du 7 novembre 2020, le Conseil d’État, par la voix de son juge des référés décide de ne pas suspendre les <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042475143">dispositions du décret</a> du 29 octobre 2020 (chapitre 6, article 47) relatives à la limitation de la pratique religieuse (toutes religions confondues). Ainsi les lieux de culte restent ouverts et seuls les mariages (6 personnes) et les enterrements (30 personnes) peuvent avoir lieu. Les membres du clergé sont habilités à participer à des cérémonies religieuses et peuvent les retransmettre. Ils peuvent de plus s’entretenir individuellement avec chaque fidèle et leur rendre visite. Les fidèles quant à eux ne peuvent que prier seuls dans les édifices religieux.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le Conseil d’État retient que la liberté religieuse (articles 10 et 11 de la <em>Déclaration des droits de l’homme et du citoyen </em>notamment) est une liberté fondamentale au même titre que la protection de la santé (au travers de la notion d’ordre public dégagée par le Conseil Constitutionnel). Les deux principes ayant la même valeur légale, ils doivent être conciliés pour que l’un ne prenne pas l’ascendant sur l’autre. En interdisant le culte mais en autorisant les fidèles à venir prier, le juge des référés considère qu’il n’y a pas d’atteinte aux principes constitutionnels de la liberté de culte, à la liberté personnelle, à la liberté d’aller et de venir ainsi qu’à la liberté de réunion.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le Conseil d’État demande toutefois au gouvernement de revoir les dispositions relatives aux mariages et aux enterrements qui ne sont, selon lui, pas assez claires. Il indique aussi que si l’état d’urgence sanitaire devait être prorogé (allongé), la situation du culte devrait être discutée par le Conseil avec les principaux représentants du culte.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Réaction des membres du clergé&nbsp;</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Dans un <a href="https://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/508444-decision-du-conseil-detat-les-eveques-partagent-la-tristesse-des-fideles/">communiqué</a> en date du 7 novembre 2020, la conférence des évêques de France émet des réserves certaines à la décision du Conseil d’État. Elle fait savoir d’abord qu’elle restera attentive aux possibles futures restrictions de la liberté de culte prises par les pouvoirs publics dans un&nbsp; contexte sanitaire mais aussi sécuritaire liberticide. Elle ajoute à cela que les fidèles et les prêtres doivent respecter la décision politique même si celle-ci ne leur convient pas. Enfin, elle affirme son impatience dans sa volonté de participer aux futurs débats sur la prorogation des mesures sanitaires et de leur impact sur le culte.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais certains prêtres, plus réfractaires que jureurs ont fait part de leur dégoût certain pour la décision, mais aussi, de la volonté de ne pas rester sans rien faire face à celle-ci.&nbsp; Pour autant, ce sont bien les fidèles qui semblent être à la tête de la contestation.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Des manifestations partout en France</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Depuis cette décision contestée dans la sphère catholique, des groupes de prière se sont mis en place afin de demander la réouverture des églises au culte collectif qu’est la messe. Obligatoire pour les catholiques (Catéchisme 2180), &nbsp;tout manquement à cette obligation est un « <em>péché grave</em> » (Catéchisme 2181).</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>« </strong><em>Assister physiquement à la messe est un devoir pour tout chrétien. On ne peut pas prier n&rsquo;importe où n&rsquo;importe comment. Regarder la messe à la télévision, sur internet ou regarder la pétanque revient au même d&rsquo;un point de vue théologique.</em> » dénonce Vasyl König, un orthodoxe et informaticien de 23 ans. <strong>« </strong><em>Notre religion est une religion communautaire: Église veut dire assemblée, venant du grec ekklesia ( ἐκκλησία). Les prières et la messe sont quelque chose qui se font en groupe et pour le cas qui nous intéresse dans un lieu particulier et avec un prêtre. Prêtre vient de presbyteros (πρεσβύτερος) : l&rsquo;ancien. Ce qui prouve encore cette notion de communauté et de transmission qui se passe dans l’église lors de la messe</em>. »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Prenant naissance à Versailles et à Nantes la semaine dernière, ces groupes de prière se diffusent en France notamment grâce à l’action de l’association «</span>&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/pourlamesse">Pour la messe&nbsp;</a><span style="color: #000000;">» créée depuis peu par de jeunes catholiques. Au chant de l’<em>Ave Maria </em>des dizaines de ville emboîtent le pas et d’autres associations se créent comme «</span> <a href="https://www.facebook.com/ObjectifMesse">Objectif Messe</a> <span style="color: #000000;">». Toulouse, Bordeaux, Rennes, Lyon, Colmar, Strasbourg, Metz, Angers ou encore Paris vont contester ce qu’ils considèrent comme une <strong>« </strong>privation ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>« </strong><em>Tout est prévu dans les églises, catholiques comme orthodoxes, afin de permettre la distanciation, le port du masque, gel hydroalcoolique etc&#8230; Tout est mis en place&nbsp;! Rien ne permet d&rsquo;interdire l&rsquo;accès au culte et à l&rsquo;assemblée sachant qu&rsquo;une manifestation publique respectant les normes peut exister.</em> » continue Vasyl König. <strong>« </strong><em>Nous avons déjà passé la fête la plus importante de notre calendrier liturgique (Pâques) en confinement. Nous n&rsquo;avons rien dit et serré les dents&nbsp;!</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Qu’à cela ne tienne, s’ils ne peuvent pas prier dedans, ils prieront dehors ! Le groupe «&nbsp;Pour la messe&nbsp;» est aussi à l’origine d’une <a href="https://www.pourlamesse.fr/?fbclid=IwAR141IO3QqTAUo8ULLEXtJXdeK02XKJ3PGFdx0mEtJNGBGNJ3wRFq7F2opw">pétition</a> adressée au président de la République Emmanuel Macron pour lui demander la réouverture du culte. Plus de 100 000 signatures ont déjà été recueillies.</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/interdiction-du-culte-pour-certains-catholiques-la-messe-nest-pas-dite/16/11/2020/">Interdiction du culte : pour certains catholiques, la messe n&rsquo;est pas dite !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>«Les chrétiens dans al-Andalus» : histoire de plusieurs siècles de soumission à l&#8217;Islam</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-chretiens-dans-al-andalus-histoire-de-plusieurs-siecles-de-soumission/06/11/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2020 17:20:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Andalus]]></category>
		<category><![CDATA[Chrétiens]]></category>
		<category><![CDATA[Christianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Cordoue]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Rafael Sanchez Saus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=4037</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 06/11/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-chretiens-dans-al-andalus-histoire-de-plusieurs-siecles-de-soumission/06/11/2020/">«Les chrétiens dans al-Andalus» : histoire de plusieurs siècles de soumission à l&rsquo;Islam</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Rafael Sanchez Saus est professeur d’histoire médiévale à l’université de Cadiz. Auteur d’une douzaine d’ouvrages, il est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de la frontière entre maures et chrétiens dans l’Espagne médiévale. Il a été doyen de la faculté de philosophie et de lettres de l’UCA (1999-2004) et recteur de l’université San Pablo CEU de Madrid (2009-2011). Il est toujours membre de l’Académie royale hispano-américaine des sciences, des arts et des lettres après en avoir été le directeur.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Avec ce nouvel ouvrage, sous-titré « <em>De la soumission à l’anéantissement </em>», Sanchez nous présente une vision complète de la situation de ces chrétiens espagnols, appelés mozarabes, unique peuple européen médiéval à avoir vécu pendant tant de générations sous la rigueur de la dhimma. Dans son avant-propos pour le lecteur francophone, Arnaud Imatz écrit: « <em>Quiconque veut connaître sérieusement la réalité de l’histoire des chrétiens dans al-Andalus devra désormais se référer à cette magistrale synthèse. On imagine sans peine qu’en publiant l’édition originale de ce livre en Espagne il ne s’est pas fait que des amis. Mais son courage intellectuel, sa rigueur et sa probité scientifiques ont été les meilleurs garants contre les attaques insidieuses et mensongères dont il n’a pas manqué d’être l’objet.</em> »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/esclavage-que-sest-il-reellement-passe-depuis-2000-ans/30/07/2020/">Esclavage : que s’est-il réellement passé depuis 2000 ans ?</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le préfacier poursuit : « <em>Al-Andalus est l’un des thèmes les plus représentatifs de l’interminable règlement de comptes qui déchire la communauté intellectuelle et culturelle espagnole depuis plus de deux siècles.</em> » A l’aune de cette belle et longue introduction d’Imatz, nous comprenons aisément que le terrorisme intellectuel frappe également de l’autre côté des Pyrénées. Le préfacier écrit : « <em>L’exemple de la France du tournant du XXIème siècle mérite d’être brièvement évoqué ici, parce qu’il est en partie similaire à celui de l’Espagne. On a pu voir dans l’Hexagone comment au cours des trois ou quatre dernières décennies, la nouvelle histoire transnationale ou mondialisée a accompagné le changement sociétal et tenter de s’imposer. Cette prétendue nouvelle histoire, paradoxalement anachronique et obsessionnelle, s’est avérée très vite beaucoup moins neutre que l’ancienne.</em> » Il énonce avec justesse que « <em>les thuriféraires de l’histoire transnationale ou mondialisée, indifférents au réel comme l’étaient avec eux les censeurs totalitaires, ont choisi de nier l’évidence des faits dans le secret et vain espoir de résoudre la crise actuelle du vivre-ensemble</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A cause d’une immigration musulmane très forte, certains estiment que changer la vision du passé améliorera les conditions de vie du présent. Comme Imatz le stipule très clairement : « <em>Les journalistes et pseudo-historiens sont les Gardiens jaloux des Nouvelles Tables de la Loi (mondialisme, multiculturalisme et droits de l’homme).</em> » Ainsi, il n’est guère étonnant de constater qu’une « <em>police de la pensée veille et verrouille. Olivier Pétré-Grenouilleau et Sylvain Gouguenheim, pour ne citer que deux cas instructifs en ont fait l’amère expérience</em> ». En Espagne comme en France, les partisans de la Liberté se montrent extrêmement virulents pour restreindre la liberté de ceux qui ne pensent pas comme eux, selon l’adage mensonger et bien connu de Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. » Le meilleur moyen de promouvoir l’idéologie du « vivre ensemble » reste de reconstruire le passé au mépris de la réalité historique. Ainsi, il n’est pas rare que des idéologues s’en prennent aux fondements civilisationnels des patries charnelles. Imatz dit « <em>que de nos jours, des légions d’intellectuels, de journalistes et d’historiens de la péninsule rabâchent au quotidien que la nation est une construction douteuse, une fiction romanesque, une illusion essentialiste dont la défense conduit immanquablement au pire, en d’autres termes à la xénophobie, au nationalisme et au fascisme</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/conflans-sainte-honorine-face-a-lislamisme-arretons-detre-laches/18/10/2020/">Conflans-Sainte-Honorine : face à l’islamisme, arrêtons d’être lâches !</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant, Sanchez n’entend pas céder aux diktats idéologiques imposés par une certaine école de pensée. Il préfère étudier les sources et les confronter comme tout historien qui se respecte plutôt que de procéder par omission. Dès les premières lignes, il pose le cadre historique : « <em>La conquête de l’Espagne par les Arabes, menée à bien en 711 et 719, est sans doute l’événement qui a le plus puissamment marqué l’histoire espagnole : d’abord de façon directe durant huit cents ans, puis de façon indirecte jusqu’à aujourd’hui.</em> » L’auteur continue son propos en expliquant que « <em>la conséquence immédiate la plus importante de cette conquête a été l’apparition d’al-Andalus et la constitution d’un système qui ne s’est jamais réellement proposé de créer un pays à vocation intégrative pour la population conquise, pluriel en matière ethnique et religieuse. Il s’agissait plutôt d’un moyen de perpétuer une domination mise en place par une petite minorité de guerriers musulmans orientaux et nord-africains sur une population de plusieurs millions de chrétiens autochtones.</em> »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sanchez développe l’idée que « <em>cette domination s’est appuyée sur une norme (la dhimma ou protection) elle-même fondée sur la doctrine coranique. Cette norme consacrait l’idée d’une soumission politique et religieuse ainsi que celle d’une infériorité juridique et morale des chrétiens, dont les personnes et les biens étaient plus ou moins à la merci de leur maîtres musulmans et qui étaient traités au gré des circonstances, lesquelles pouvaient incliner ces derniers vers plus ou moins de tolérance</em> ». Comme souvent, « <em>il est certes vrai que les avantages octroyés aux personnes converties à l’Islam ont poussé de nombreux chrétiens à l’apostasie. Il est tout aussi vrai que beaucoup d’entre eux ont préféré émigrer plutôt que de vivre comme des parias sur leur propre terre</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/eloge-de-la-force-lorsque-laurent-obertone-appelle-les-francais-a-resister/26/10/2020/">«Éloge de la force» : lorsque Laurent Obertone appelle les Français à «résister»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Quand on étudie la conquête arabo-musulmane de la péninsule ibérique, une question se pose au sujet du sort réservé au christianisme nord-africain. N’oublions pas que l’Afrique du Nord a servi de base arrière pour les expéditions en Espagne. Sanchez écrit : «<em> Comment concevoir que toute une région chrétienne qui s’appuyait sur près de six cents diocèses, qui comptait dans ses rangs des figures de l’envergure de saint Augustin ou de Saint Cyprien et dont les martyrs étaient nombreux ait pu disparaitre en relativement peu de temps sans laisser de trace ?</em> » L’auteur propose des pistes de réflexions intéressantes, même s’il concède que « <em>nous ne disposons quasiment d’aucune source qui nous permette d’éclairer les circonstances de cette disparition</em> ». Toutefois, il note que « <em>l’expansion musulmane ne peut être comprise sans la prise en compte du système de la dhimma comme moyen de contrôle et d’exploitation des populations soumises, ainsi préparées progressivement à leur islamisation</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sanchez étudie avec soin cette société islamique espagnole, et notamment le sort des opprimés. A l’aune de ses travaux exhaustifs, il peut écrire : « <em>Il n’existe pas aujourd’hui un seul historien digne de ce nom qui puisse présenter al-Andalus comme un exemple de cohabitation et de tolérance entre religions, ethnies et cultures différentes.</em> » Il cite également un fin connaisseur de l’Espagne médiévale en la personne de Francisco Garcia Fitz. Les deux spécialistes se rejoignent, car Garcia note : « <em>Les vestiges qui nous permettent d’étudier les traits caractéristiques des relations entre chrétiens, musulmans et juifs ne confirment en rien cette image idyllique de la société hispanique médiévale. L’idée d’une Espagne où aurait lieu une rencontre bienveillante entre les trois cultures semble répondre à besoin sociologique ou anthropologique de disposer d’un mythe, d’une fiction allégorique rassurante.</em> »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/lesprit-imperial-le-livre-de-robert-gildea-qui-retrace-lhistoire-des-empires-coloniaux-anglais-et-francais/11/06/2020/">«L’Esprit impérial» : le livre de Robert Gildea qui retrace l’histoire des empires coloniaux anglais et français</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L’auteur constate que le statut de dhimmi ne visait pas à « <em>configurer un cadre de cohabitation et de tolérance entre les fidèles des religions monothéistes mais à garantir la soumission des protégés</em> ». Sanchez rappelle à juste titre que l’idéologie musulmane «<em> divise les peuples en deux groupes irréconciliables : les musulmans qui habitent le dar al-islam, c’est-à-dire les pays soumis à la loi islamique ; et les infidèles, qui habitent le dar al-harb, les pays de la guerre, lesquels sont voués à passer sous contrôle islamique par la conversion de leurs habitants, soit par la conquête armée</em> ». En définitive, Sanchez dresse la conclusion suivante : « <em>Comment est-il possible que la société et la civilisation qui ont imaginé et imposé cet effrayant système de soumission et de dégradation que nous connaissons sous le nom de dhimma puissent être présentées comme des modèles de tolérance entre cultures et religions ?</em> » Il précise néanmoins qu’il « <em>ne s’agit pas ici de nier les réussites de l’Islam d’al-Andalus, mais nous voulons en revanche lutter contre la tendance si marquée aujourd’hui d’idéalisation d’Al-Andalus par exécration de l’Espagne chrétienne</em> ». Il faut impérativement admettre que beaucoup de propagandistes sont attachés au mythe des Trois Cultures. De fait, ils nient la réalité historique : la majeure partie de la population fidèle à la religion chrétienne vivait dans un système mettant en avant la ségrégation sociale, l’exploitation économique et fiscale voire l’humiliation dans certains cas.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cet ouvrage permet de parfaitement comprendre le sort très peu désirable des chrétiens vivant sous le joug musulman. Les exemples et les démonstrations limpides foisonnent. Cette étude permet de détruire le mensonge de la convivialité pacifique entre les cultures et les religions construit à l’exact opposé de la vérité de l’histoire. Nous laissons le mot de la fin à Sanchez : « <em>Aujourd’hui plus que jamais, face au mythe, la vérité s’avère nécessaire.</em> »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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