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	<title>Histoire du Japon - Billet de France</title>
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	<title>Histoire du Japon - Billet de France</title>
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		<title>Sekigahara : la bataille de samouraïs qui changea l&#8217;histoire du Japon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 16:10:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du Japon]]></category>
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		<category><![CDATA[Julien Peltier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Julien Peltier est féru d’histoire militaire. Il connaît très bien le Japon médiéval et la...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/sekigahara-la-bataille-de-samourais-qui-changea-lhistoire-du-japon/01/02/2021/">Sekigahara : la bataille de samouraïs qui changea l&rsquo;histoire du Japon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Julien Peltier est féru d’histoire militaire. Il connaît très bien le Japon médiéval et la figure du samouraï. A ce titre, il a déjà commis le <em>Crépuscule des Samouraïs</em> et <em>Le Sabre et le Typhon</em>. Ce nouvel ouvrage intitulé <em>Sekigahara</em>, revient comme le sous-titre l’indique, sur «<em> la plus grande bataille de samouraïs</em> ».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Effectivement, l’auteur définit cette bataille comme une « <em>épreuve de gigantisme, toise de la formidable militarisation du Japon féodal, Sekigahara est une invite aux superlatifs</em> ». Il ajoute le propos suivant que nous trouvons très révélateur : « <em>Sans même faire mention des engagements mineurs qui émaillent la campagne, près de 170 000 combattants s’y sont taillés en pièces, laissant, à en croire les estimations les plus pessimistes, rien moins que 30 000 d’entre eux sur le carreau</em> ». Il précise qu’il « <em>faut attendre l’épopée napoléonienne, deux siècles plus tard, pour voir se lever des effectifs similaires sous nos latitudes</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous ouvrons une parenthèse pour vite la refermer : lors de la guerre de Succession d’Espagne, les batailles de Malplaquet (11 septembre 1709) et de Denain (24 juillet 1712) voient s’affronter respectivement 180 000 et 220 000 hommes. Cependant, cela n’enlève rien au fait que cette « grande bataille de samouraïs » reste un événement majeur de l&rsquo;histoire du Japon, de par les effectifs engagés pour l’époque, et par le fait qu’elle marque également la fin de l&rsquo;ère Sengoku et le début de l’ère d’Edo. Nous lisons donc avec intérêt ce constat : « <em>Sous la férule du shogunat établi à Edo, la future Tôkyô, l’empire se fige dans une société étroitement corsetée et traverse une forme d’âge d’or culturel, matrice de nombreux codes et stéréotypes dont nous persistons à affubler les Japonais</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant, rien ne fut aisé pour les vainqueurs : « <em>Afin de parvenir à engranger les dividendes de la paix, il aura fallu tout risquer une ultime fois sur le tapis vert des rizières de Sekigahara, mince vallée sise en plein cœur de l’archipel, à la croisée des axes stratégiques reliant Kyôto, antique capitale impériale, à une plaine de Kantô devenue la plus vaste mégalopole au monde, rassemblant 43 millions d’hommes</em> ». Le corps à corps se régla au cours d’une bataille devenue légendaire et fondatrice : « <em>La suprême querelle se vide au matin du 15ème jour du 9ème mois de l’an 5 de l’ère Keichô, le 21 octobre 1600 du calendrier grégorien, mettant aux prises les meilleures capitaines et les plus vaillants champions de leurs temps</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette bataille provoquera de fortes répercussions sur la société japonaise. Peltier nous dit qu’à « <em>la charnière de deux siècles que tout oppose, Sekigahara bruit également du chant du cygne qu’entonnent malgré eux les guerriers de jadis. Car rien ne sera plus jamais comme avant. Le temps des seigneurs de guerre et des citadelles est révolu, tandis que débute à peine celui des marchands, qui feront bientôt prospérer de prometteurs centres urbains, mais aussi des maîtres de l’estampe, qui seront parmi les principaux bénéficiaires de l’essor d’une bourgeoisie citadine nouvelle</em> ». Dans cet ouvrage, nous voyons que « <em>les missionnaires ne manquent pas de relever des similitudes entre les organisations féodales insulaires et européennes, autre signe favorable confirmant à leurs yeux la fertilité du terreau japonais</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De fait, l’auteur décrit la montée des tensions entre les différents protagonistes et chefs de clans, tous issus de la haute noblesse. Certains restent fidèles au fils de l’Empereur défunt, d’autres veulent prendre le pouvoir pour évincer le rejeton de la dynastie : le conflit armé ne pouvait être évité. Peltier se montre vraiment pédagogue, car il parvient à nous immerger dans ce Japon médiéval en exposant les différents aspects qui nous permettent de bien comprendre le contexte et les nombreux enjeux soulevés par cette crise de régime. Les clans sont décrits avec leurs forces et faiblesses. Nous en apprenons également beaucoup sur « l’art de guerre japonais », car nous suivons véritablement l’évolution de la campagne sous nos yeux.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les tableaux et surtout les cartes présentées contribuent grandement à la bonne compréhension et à la qualité de l’ouvrage. Il convient d’avoir à l’esprit que Sekigahara a provoqué « <em>un choc d’ampleur quasiment mythologique qui ne pouvait manquer de s’inscrire dans l’inconscient collectif insulaire, au point de s’ériger en repère essentiel, pour ne pas dire matriciel, peuplé d’un panthéon de héros devenus plus familiers que jamais par la grâce du petit écran</em> ». Après la passionnante description de bataille accompagnée de son lot de retournements de situations tous aussi surprenants les uns que les autres, Peltier nous narre avec force le combat pour la paix : Pax Tokugawa. Le vainqueur défendait une haute idée de la politique comme le découvrons au fil des pages. N’oublions pas qu’à la mort de Tokugawa Ieyasu en 1616, le système qu’il mit en place perdurera jusqu’en 1868 avec la restauration Meiji… Il sut donc gagner la paix et installer sa dynastie dans le temps.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A la guerre, la bravoure côtoie la traîtrise, et cette dernière, comme souvent, joue un rôle décisif dans la bataille. Peltier écrit que « les recherches se poursuivent, puisque bien des interrogations subsistent », à commencer par les circonstances de la trahison… L’auteur conclut : « <em>Sekigahara n’a pas encore livré tous ses secrets. La bataille pour la postérité, elle, semble d’ores et déjà gagnée</em> ». En effet, Sekigahara est encore étudiée par les historiens. Les romanciers et le septième art s’en sont également emparés. Il y a aujourd’hui un musée sur le champ de bataille, et les reconstitutions de grande ampleur rappellent « <em>la geste épique de Sekigahara, qui vit s’affronter la fine fleur des guerriers japonais, avec son lot de héros, de félons et de perdants magnifiques</em> ». Cette histoire d’un temps révolu est contée avec talent par Peltier pour le plus grand plaisir des lecteurs…</span></p>
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		<title>Jules Brunet : le véritable «dernier Samouraï» français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 16:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Blondin]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du Japon]]></category>
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		<category><![CDATA[Jules Brunet]]></category>
		<category><![CDATA[Le Dernier Samouraï]]></category>
		<category><![CDATA[Nathan Algren]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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		<category><![CDATA[Tom Cruise]]></category>
		<category><![CDATA[Yoshinobu Tokugawa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 12/11/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jules-brunet-portrait-du-veritable-dernier-samourai-francais/12/11/2020/">Jules Brunet : le véritable «dernier Samouraï» français</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Jules Brunet est un général français du XIXème siècle. Il est notamment connu pour avoir été envoyé au Japon dans le cadre d’une mission d’instruction. Cette aventure est relatée dans le film américain « Le dernier Samouraï ». </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Lorsqu’il embarque pour le lointain Japon en 1866, le jeune lieutenant de 28 ans ne se doute pas qu’il sera un jour le héros du célèbre film américain <em>Le Dernier Samouraï</em> sorti sur les écrans en 2003. L’histoire (fausse) du capitaine américain Nathan Algren (Tom Cruise) est inspirée de l’histoire (vraie) de l’officier français Jules Brunet.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un brillant officier</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 2 janvier 1838 à Belfort (ancien Haut-Rhin), Jules Brunet est le fils de Jean-Michel Brunet, vétérinaire au 3<sup>e</sup> régiment de dragons. À l’issue de son baccalauréat en 1855, il présente le concours de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, auquel il est reçu avant de démissionner quelques temps après pour passer le concours de l’école polytechnique, qu’il intègre en 1857. À sa sortie, il rejoint l’école d’application de l’artillerie et du Génie à Metz.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : portrait d’un cinéaste de guerre</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est envoyé en mission au Mexique et participe à la prise de Mexico en 1863. Ses qualités d’officier et faits d’armes sont reconnus et Jules Brunet se voit décerner la légion d’honneur des mains de l’empereur Napoléon III en personne. Le lieutenant Brunet correspond ainsi à l’officier que le ministère recherche pour la future mission d’instruction au Japon, pays en pleine phase d’ouverture sur le monde. Remarqué, son incroyable coup de crayon pourrait lui être utile pour réaliser d’éventuelles maquettes sur l&rsquo;archipel nippon.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une réorganisation de l’armée</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1866, le Japon vit encore sous un système féodal. Depuis le milieu du XIXème siècle, le pays tend à s&rsquo;ouvrir petit à petit et signe de nombreux traités commerciaux avec des pays occidentaux comme l’Angleterre, la Russie, la France ou encore les Pays-Bas. Dans cette optique de rapprochement avec le Vieux-continent, le pays souhaite amorcer la modernisation de son armée. Apres avoir tourné son regard vers l’Angleterre, le choix du Shogun (chef militaire japonais) s&rsquo;arrête sur la France dont la réputation militaire est forte. Les autorités s’entendent pour qu’une délégation militaire française vienne instruire l’armée japonaise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/john-stuart-petit-fils-de-roi-fils-de-regent-connetable-de-france-portrait-dune-figure-de-lauld-alliance/17/09/2020/">John Stuart : petit-fils de roi, fils de régent, connétable de France, portrait d’une figure de l’Auld Alliance</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 19 novembre de la même année, l’expédition embarque à Marseille. Constituées de 5 officiers, 5 sous-officiers et 5 militaires du rang, tous spécialisés et issus des trois armes (infanterie, cavalerie et artillerie), la mission est prévue pour durer 3 ans. Comme le rappelle leur contrat, la finalité de cette réorganisation militaire n’est pas de  « <em>copier servilement ce qui se fait en France, mais bien (de) tirer parti des aptitudes et des habitudes militaires du pays, en les améliorant par l’introduction de l’esprit de discipline et par des connaissances qui les feront entrer graduellement dans la voie du progrès.</em> »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La mission au Japon</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le lieutenant Brunet inspecte le matériel de guerre japonais et plus particulièrement l’artillerie, son cœur de métier. Les canons ne sont pas en ordre de marche, ils sont mal entretenus et les tirs sont imprécis. Les officiers français constatent le mauvais équipement général de l’armée et commencent leur mission de réorganisation. Ils apportent leur expertise à la fabrication d’armes et de munitions de l’arsenal de Sekinoji, à Edo et entrainent les militaires. Grâce au collège franco-japonais de Yokohama, certains officiers japonais parlent français et servent d’interprètes. Les officiers et sous-officiers de toutes armes sont les premiers à être instruit afin que ces derniers deviennent la structure de la nouvelle armée.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/bernard-cabiro-portrait-dun-ancien-combattant-de-la-legion-etrangere/02/06/2020/">Bernard Cabiro : portrait d’un ancien combattant de la Légion étrangère</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Malheureusement en 1867, le Japon est divisé : d’un côté le jeune empereur Meji, soutenu par l’Angleterre et de l’autre le shogun, Yoshinobu Tokugawa, soutenu par la France. Ne pouvant rattraper son retard militaire malgré l’aide française et souhaitant éviter un bain de sang, le shogun capitule en faveur de l’empereur en novembre. Le 3 janvier 1868, les réformistes chassent les partisans du shogun dans le palais de l’Empereur. Les samouraïs, inquiets de perdre leurs dernières prérogatives, poussent Tokugawa à entrer en résistance. Le shogun, toujours en lien avec plusieurs puissances étrangères peut espérer une intervention militaire étrangère.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La guerre du Boshin commence. Mieux équipées et mieux entraînées que leurs adversaires, les troupes impériales battent les forces du Shogun, à l’aide de nouveaux matériels en provenance d&rsquo;Angleterre. Défait, Yoshinobu Tokugawa se voit peu à peu perdre le soutien des puissances étrangères au profit de l’Empereur. Seule la France, par l’entremise de son consul général Léon Roche, tente de le persuader à continuer le combat avant de déclarer sa neutralité du fait de la volonté du shogun de capituler.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le Dernier Samouraï</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La mission militaire française est désormais invitée à quitter le territoire japonais et le renvoi de celle-ci est décidé officiellement en septembre 1868. Ce renvoi n’est pas du goût du désormais capitaine Brunet qui démissionne. Dans une lettre adressée au capitaine Chanoine, chef de la mission, il annonce vouloir <em>« réparer l’échec subi par la politique française </em>». C’est par fidélité à la parole donnée et au temps passé à former les militaires japonais qu’il se refuse à partir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/">Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« <em>La confédération du Nord m’a renouvelé ses instances ; ses princes, amis de la France, déclarent avoir besoin de mes conseils et m’ont tous promis de m’obéir : risquant mon avenir comme fonctionnaire français, je me suis borné à m’assurer de modestes et honorables moyens d’existence de la part des Japonais, et seul je veux essayer d’être utile à nos amis en ce pays. </em>[…]<em> Je ne me fais pas illusions sur les difficultés ; je les affronte avec résolution, décidé à mourir ou à bien servir la cause française en ce pays. </em>»</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La démission est refusée et Brunet se retrouve en situation de désertion jusqu’à ce que le ministère de la Guerre lui octroie un congé sans solde d’une durée d’un an. Neuf autres officiers français stationnés en Asie démissionnent et rejoignent Brunet. Les troupes du shogun fondent la république d’Ezo, retranchée sur une île dans le nord du Japon. Celle-ci durera 6 mois. Assiégée, la république tombe mais Brunet et ses hommes tiennent tête aux troupes impériales. Lors du siège de la ville d’Hakodate, ils parviennent à s’enfuir sur le navire français <em>Coëtlogon</em> qui mouillait non loin de l’île.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-marie-saget-portrait-dun-as-de-laviation-de-la-deuxieme-moitie-du-xxeme-siecle/11/04/2020/">Jean-Marie Saget : portrait d’un as de l’aviation de la deuxième moitié du XXème siècle</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De retour en France, le gouvernement refuse de rendre Brunet au gouvernement japonais qui s’est plaint de l’action d’officiers français dans l’encadrement de la rébellion. Officiellement, le capitaine Brunet et ses hommes seront condamnés et renvoyés de l’Armée. Officieusement, il leur sera demandé la plus grande discrétion. À son mariage, son ancien chef de mission, le capitaine Chanoine, qui lui avait refusé sa démission lors de sa mission au Japon, est son témoin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Fin de carrière</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La guerre contre la Prusse se profilant à l’horizon, Brunet est rappelé au service. Capitaine au 8<sup>e</sup> régiment d’artillerie à Metz, il est fait prisonnier dans cette même ville. Libéré et promu commandeur de la Légion d’honneur, il sert sous le gouvernement de Versailles lors de la répression de la Commune de Paris. Il occupe par la suite différents postes d’attaché militaire à Vienne (Autriche) et à Rome (Italie) et prend ensuite plusieurs commandements en régiment. En 1898, le ministre de la Guerre, son camarade et général Chanoine, le choisit comme chef de cabinet.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/louis-bleriot-portrait-dun-pionnier-de-laviation/04/08/2019/">Louis Blériot : portrait d’un pionnier de l’aviation</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur, le général de division Jules Brunet s’éteint le 12 août 1911 à Fontenay-sous-Bois (Val de Marne).</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est commandeur de l’ordre militaire du Soleil depuis 1881 puis grand officier du Trésor sacré du Mikado en 1895, un remerciement japonais pour sa bravoure en tant que samouraï.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>«Histoire du Japon, des origines à nos jours» : l&#8217;empire du soleil raconté par Gérard Siary</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/histoire-du-japon-des-origines-a-nos-jours-lempire-du-soleil-raconte-par-gerard-siary/23/10/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 15:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Siary]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gérard Siary, docteur d’Etat et professeur de littérature comparée à l’université de Montpellier, travaille sur...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Gérard Siary, docteur d’Etat et professeur de littérature comparée à l’université de Montpellier, travaille sur l’histoire des images croisées du Japon et de l’Occident. Avec cet ouvrage intitulé <em>Histoire du Japon</em> et sous-titré «&nbsp;<em>Des origines à nos jours</em>&nbsp;», il retrace avec un véritable talent «<em>&nbsp;le mouvement d’ouverture et de fermeture à l’ailleurs et à l’étranger qui a toujours rythmé l’évolution de l’archipel</em>&nbsp;».</strong></span></p>
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<p><span style="color: #000000;">Il commence son livre par rappeler qu’« <em>aux yeux de l’Occident, le Japon a toujours été une sorte de mystère herméneutique, un indéchiffrable </em>empire des signes<em>, à l’apparence changeante, jamais ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, une sorte de kaléidoscope glaçant ou amusant, rebutant ou alliciant selon le goût, mais jamais univoque&nbsp;</em>».&nbsp;En définitive, le Japon est un dans sa diversité. Cependant, comment un Occidental se représente-t-il le Japon ? Est-il possible de le définir ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’auteur écrit : «&nbsp;<em>Cipango aux murs couverts d’or, nouvelle dont parle Marco Polo et qui oriente Christophe Colomb autant qu’elle fait rêver plus tard Léopold II de Belgique ; la terre exemplaire de mission selon François Xavier, mais qui martyrise bientôt les chrétiens et les expulse ; l’empire soudain clos sur lui-même ou presque, mais qui importe en Europe, </em>via <em>le commerce hollandais, un artisanat raffiné, avec laques et porcelaines {…}, la victime des premières bombes atomiques ; la sobriété du zen, de l’ikebana ou des calligraphies ; le colossal adversaire technologique et commercial</em>&nbsp;». Cette rapide évocation du pays au soleil levant montre toute la difficulté de saisir l’essence même du Japon, au moment même où de nouvelles images remplacent «&nbsp;<em>ces images datées des années 1980. Près de quarante après, d’autres s‘ajoutent : les calamités naturelles comme Fukushima, les nouvelles empiricités du</em> soft power <em>ou</em> Cool Japan <em>(manga, anime, etc.), les rencontres internationales </em>(G20, JO, etc.).&nbsp;»</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Des légendes dorées ou noires persistent dans l’imaginaire collectif. Quand une personne veut étudier une civilisation, il demeure fondamental d’écarter les représentations toutes faites qui nuisent à sa bonne compréhension. Siary nous en propose quelques-unes : «&nbsp;<em>Le Japon est une île aux antipodes, une terre exiguë sans ressources, que son insularité protège de l’étranger ; le Japonais fait tout avec frénésie, la guerre comme l’amour ; Le Japon est la Mecque de la haute technologie, des robots, des mangas , le Japonais vit en harmonie avec une nature inhospitalière ; le Japonais copie tout en lieux, mais n’y perd jamais son âme ; le Japonais se suicide plus qu’ailleurs ; le Japon est un outsider inquiétant</em>&nbsp;». Non sans ironie, l’auteur ajoute : «&nbsp;<em>Liste ouverte</em>…&nbsp;». Concrètement, je constate à regret que le regard occidental est souvent biaisé quand il s’agit d’appréhender et d’étudier les mondes extra-européens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce livre permet de tordre le cou à certaines faussetés ou approximations historiques et sociologiques. L’auteur ne cache nullement son ambition :&nbsp;«&nbsp;<em>Ce livre s’adresse à l’honnête homme, qui a le plus souvent une image théorique et lointaine de l’Asie orientale en général et du Japon en particulier&nbsp;</em>». Il précise également «&nbsp;<em>qu’au fil des ans, au gré des recherches, au rythme des contacts avec le Japon, sans doute plus par incursion prolongée que par exposition permanente, je me suis fait de l’histoire du Japon une certaine idée, souvent émaillée de littérature et d’histoire des représentations</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il ajoute avec sobriété : «&nbsp;<em>Pour exposer cette matière, j’ai eu à cœur de dire l’origine de mes informations, d’où les références, plus fournies que dans les histoires complètes du Japon éditées à ce jour en France&nbsp;</em>». L’orientation bibliographique se montre conséquente et ravira tous ceux qui désirent creuser les nombreux sujets évoqués dans ce passionnant ouvrage, car les références proposées sont multiples, foisonnantes et intéressantes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Contrairement à l’image d’Epinal toujours véhiculée ici ou là, son insularité n’a point protégé le Japon de la Chine qui l’a envahi et dominé de nombreuses années. Les rapports avec l’Empire du Milieu furent et sont encore compliqués, pour ne pas dire conflictuels. Dans le même ordre d’idées, les samouraïs &#8211; terme signifiant servir &#8211; renvoient inévitablement à nos chevaliers en armure, de par leur fonction, leur statut et leur implication dans la société. Le Japon a aussi connu des guerres entre l’Empereur et certains puissants chefs provinciaux. Par conséquent, les échanges souvent armés entre les nobles et l’Empereur nous rappellent, sans le moindre doute, les incessants conflits en Europe entre les Rois et leurs féodaux. Que ce soit au Japon ou en France, il est arrivé plusieurs fois que le chef d’Etat légitime subisse la loi de séides bien plus puissants que lui.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans le même ordre d’idées, le poids de la religion bouddhiste ne doit pas être sous-estimé. Les puissants s’en servirent comme un outil d’encadrement et de domination du peuple, même si certains pratiquèrent sincèrement. Le bouddhisme servit donc à affermir l’autorité du chef. Et comme en Europe, les rapports entre le pouvoir gouvernemental et les religieux ne rimèrent pas toujours avec bienveillance et sympathie, même si en 592, après des luttes d&rsquo;influence avec le shintō, le bouddhisme fut déclaré religion d’Etat…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il serait difficile de résumer le Japon en quelques lignes. Toutefois, la présente citation &nbsp;paraît bien définir ce pays fascinant :&nbsp;«<em>&nbsp;La geste du Japon est d’abord celle d’un peuple épris de nouveauté, d’hétérogène origine, qui s’est civilisé au contact d’autres mondes pour se muer en Etat-nation impérial, puis industriel</em>&nbsp;». Siary explique que le Japon suivit «&nbsp;<em>un parcours entre ouverture et fermeture, stabilité et rupture, résilience et fatalisme, qui a toujours su puiser dans ses ressources internes pour affronter l’altérité du monde extérieur et lui opposer la sienne propre&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De fait, il me paraît important de relever que ce pays a connu des évolutions similaires à celles vécues par les pays européens. En effet, le Japon est passé d’une société esclavagiste à une société féodale, puis d’une société féodale à une société absolutiste, et enfin d’une société absolutiste à une société démocratique et libérale. La démographie japonaise et le vieillissement de sa population restent deux problèmes majeurs pour lesquels le gouvernement japonais devra vite trouver des solutions, sous peine de connaître un déclin peut-être inéluctable. Ce livre permet de bien comprendre ce qu’est réellement le Japon, et ce d’autant plus que des thèmes souvent peu évoqués sont ici traités avec sérieux et pédagogie : image du Japon en France et à l’étranger, mythes et mythologie, racisme et minorités, diaspora, etc.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois, à l’instar des pays européens, la société japonaise semble à bout de souffle, en fin de cycle. Siary écrit même :&nbsp;«&nbsp;<em>Peut-être que le Japon entame-t-il aujourd’hui une nouvelle étape de sa trajectoire historique, pris cette fois en étau entre la Chine et les Etats-Unis, dans un espace-temps mondialisé où, après une trentaine d’années de récession, ce pays toujours classé au troisième rang économique mondial doit retrouver un second souffle sous peine de disparaître&nbsp;</em>»…</span></p>
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<p><figure id="attachment_3946" aria-describedby="caption-attachment-3946" style="width: 337px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-3946" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/51GHLsAT2mL.jpg?resize=337%2C500&#038;ssl=1" alt="" width="337" height="500" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/51GHLsAT2mL.jpg?w=337&amp;ssl=1 337w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/51GHLsAT2mL.jpg?resize=202%2C300&amp;ssl=1 202w" sizes="(max-width: 337px) 100vw, 337px" /><figcaption id="caption-attachment-3946" class="wp-caption-text">Histoire du japon : Des origines à nos jours &#8211; Gérard Siary &#8211; 2020 &#8211; Éditions Tallandier</figcaption></figure></p>
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