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	<title>Journalisme - Billet de France</title>
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	<title>Journalisme - Billet de France</title>
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		<title>« Attentats contre la vérité » : comment les médias influencent l’opinion</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/attentats-contre-la-verite-comment-les-medias-influencent-lopinion/05/02/2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 21:19:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Influence]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 05/02/2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/attentats-contre-la-verite-comment-les-medias-influencent-lopinion/05/02/2025/">« Attentats contre la vérité » : comment les médias influencent l’opinion</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>À l’heure de l’économie de la connaissance, l’information a acquis une valeur certaine. D’une donnée servant à augmenter la compréhension du monde, l’information a également, au fil des siècles, acquis la valeur d’une arme que l’on oppose (argument d’autorité) ou dont on dispose (fausse information). Les vecteurs principaux de l’information, les médias, ont, eux, depuis maintenant des décennies, opéré un revirement déontologique pour certains. Des pères de la presse libre, indépendante et grinçante, nous sommes passés à l’ère de l’hétérogénéité contrôlée, du silence et de la falsification.</strong> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les médias sont devenus aujourd’hui, en très grande majorité, non plus des organes d’information, ni d’opinion mais de formation de l’opinion. Pour s’en convaincre nous exposerons ici un bref historique des médias français depuis leur âge d’or à leur déclin, puis nous étudierons un cas spécifique montrant les velléités des médias d’orienter l’opinion : celui des attentats islamistes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La presse d&rsquo;antan</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Depuis l’invention de l’imprimerie par Gutenberg la presse papier a connu un essor fantastique et une liberté modérée. À cheval entre la vente occulte et la censure d’État, la presse vivotait vaille que vaille caricaturant le pouvoir et transmettant l’information au prix de sérieux ennuis. Au XIXème siècle, la presse se développa et connut son essor, notamment en fin de siècle et début du siècle suivant. La loi de 1881 consacra la liberté de la presse et la pluralité réelle permit des débats libres au sein de la population et des chambres parlementaires.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/crise-francaise-entre-gifles-et-humiliations/10/12/2024/">Crise française : entre gifles et humiliations</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La République libérale laissa se diffuser des journaux royalistes, socialistes et même anarchistes pour le plus grand bonheur des lecteurs. Avec les tranchées apparut la presse engagée qui dénonça le bourrage de crâne (ex : Le Canard enchaîné). Peu à peu, la presse commença à changer de visage. L’État s’immisça et délivra une « vérité » hors de toute réalité. Dans le contexte guerrier, cette mainmise de l’État dans la description du réel fut justifiée par la nécessité de préserver le moral des soldats sur le front et des familles à l’arrière mais généra tout autant de défiance que de contentement. Un jour les morts doivent bien être comptés.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La presse actuelle</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le mauvais souvenir de la presse de guerre s’estompa peu de temps. Vingt ans plus tard c’est la propagande de l’étranger qui est diffusée sur Radio-Paris. Et si la France a pu reprendre possession de ses territoires perdus, la presse, elle, n’a pas récupéré les siens (faute de combat peut-être). Les républiques successives maintiennent d’abord une surveillance des médias (presse, radiodiffusion, télévision).</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les médias donnèrent l’information nécessaire mais non suffisante permettant de camoufler les secrets d’État. Par la suite, l’incarcération des médias se développa. De la télévision sous surveillance de l’État, nous sommes passés sans le savoir à une télévision d’État. Celle-ci n’informe plus le citoyen au travers de la présentation de sources vérifiables et vérifiées mais au travers de sources parfois manipulées voire fabriquées de toutes pièces.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/israel-une-subtilite-coloniale/16/10/2024/">Israël : une « subtilité coloniale » ?</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’exemple le plus flagrant qui peut être donné est celui- ci : durant la période Covid, la grande majorité des médias affirmaient qu’une fois vacciné, il était impossible de transmettre le virus. Sur le plateau de Pascal Praud, le journaliste Geoffroy Lejeune a pu affirmer toutefois qu’« <em>on a su assez vite que ce n’était pas vrai, mais on a été interdit de le dire </em>» et Pascal Praud d’ajouter «<em> Mais tout le monde le savait </em>», « <em>Mais évidemment</em> ». Comment croire dès lors les médias ? D’autant plus que cette presse d’État existe depuis quelques temps en France. Dans les années quatre-vingt déjà les médias mentaient par omission (ex : le cas Mazarine Pingeot, fille cachée de François Mitterrand et élevée aux frais de l’État) et par action (ex : affaire du faux attentat de l’Observatoire ou encore de la profanation de Carpentras). Si les médias ont du poids dans la maîtrise et la diffusion de l’information, ils ont des liens de subordination : des actionnaires et des lignes éditoriales.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La presse d&rsquo;intérêts</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les intérêts guident la ligne médiatique et fondent une presse d’opinion, c’est certain. Nous pouvons remarquer une certaine homogénéité entre les chaînes détenues par un même groupe qu’elles soient la propriété de l’État (service public), du groupe Bouygues (TF1 et dérivés) ou encore du groupe Bolloré (Canal+ et dérivés, le JDD etc.). La tête influence donc la ligne par une forme de soumission éditoriale des journalistes et par un tri de ceux-ci.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour autant, les journalistes sont également soumis à des intérêts privés plus discrets qu’ils ne mentionnent souvent pas. Certains journalistes, faisant croire parfois à une indépendance et à une hauteur de vue sont en réalité financés par des associations et des groupements suivant des intérêts de personnes privées (Open Society de George Soros et filiales, Bill et Melina Gates Foundation ; c’est souvent le cas des médias dit de « Fact-checking »), soit par des États étrangers (affaire en cours : Rachid M’Barki sur BFMTV).</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Et quand c’est la personne publique qui décide des financement (par exemple l’État français), le choix de qui financer et quoi financer reste toujours à hauteur d’hommes ayant une inclinaison toujours plus prononcée d’un côté plutôt que d’un autre (en ajoutant en plus une discrète tutelle de l’État). En somme, les médias indépendants restent les seuls médias autofinancés et réellement autofinancés (si l’autofinancement découle en grande partie de grands mécènes il est fort à parier que la ligne leur sera favorable à eux).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/centrafrique-lonu-rejette-une-enquete-du-monde-sur-la-minusca/18/10/2024/">Centrafrique : l’ONU rejette une enquête du Monde sur la MINUSCA</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais loin de favoriser la pluralité, ces montages médiatiques génèrent en réalité une homogénéité assez surprenant, <em>a fortiori</em> dans les moments importants de la vie en société. Par exemple, comme nous avons pu l’indiquer, pour la Covid, les médias ont dû suivre une digne plutôt dictée même si cela allait à l’encontre de leur ligne éditoriale. Dans les moments décisifs, nous pouvons voir que les médias « anti-système » sont en réalité parfois bien dans le système.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un traitement de l’information qui interroge</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La couverture médiatique des différents attentats islamistes nous rappelle bien que la gestion du « <em>temps de cerveau disponible</em> » est plus que jamais d’actualité.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les attaques aux couteaux inexpliquées de mineurs ou le fait de conduire à vive allure afin de tuer des personnes, notamment lors de fêtes traditionnelles occidentales relèvent d’une conduite laissant à penser à l’existence d’une radicalisation islamique. Ces méthodes d’actions sont d’ailleurs recommandées par les différentes organisations islamistes. Elles sont moins voyantes que la préparation d’un attentat nécessitant des armes lourdes et autres explosifs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/marie-france-garaud-une-voix-pour-la-souverainete-francaise/01/11/2024/">Marie-France Garaud : une voix pour la souveraineté française</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Autrefois, les médias, admettaient l’évidence mais tançait la chose en psychiatrisant l’individu coupable de tels actes. Mais depuis plusieurs années, certains nient à proprement parler la qualification évidente des faits en constatant l’absence de preuves suffisantes (comme s’ils étaient des tribunaux et comme si les preuves n’étaient pas assez suffisantes) et en menant l’opinion vers une autre solution.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une manipulation de l&rsquo;information</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans l’attentat d’Annecy en 2023, les médias s’emparèrent de l’atmosphère chrétienne nimbant le prévenu. Presque immédiatement les médias authentifièrent l’information. Il a d’ailleurs « <em>prononcé la formule au nom de Jésus-Christ</em> » comme le relève <a href="https://www.la-croix.com/France/A-Annecy-fideles-interpelles-lidentite-chretienne-lassaillant-2023-06-10-1201270969">La Croix</a>. À Southport en 2024, le <em>Mirror</em> et le <em>Daily Record</em> notent que la famille de l’assaillant est chrétienne, ce que reprend <a href="https://www.20minutes.fr/monde/4104545-20240805-attaque-couteau-royaume-uni-comment-extreme-droite-partage-faux-profil-auteur-drame-southport">20 minutes</a>.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour d’autres affaires, l’information est encore plus sensationnelle. Au marché de Noël de Magdebourg en décembre 2024, l’individu serait un apostat de l’Islam pro-laïcité. Il aurait quitté cette religion pour s’attaquer à un lieu de culte chrétien et serait un laïc acharné alors que la laïcité au sens propre n’existe qu’en France comme le soutien <a href="https://www.liberation.fr/checknews/saoudien-refugie-ex-musulman-parano-soutien-de-lextreme-droite-ce-que-lon-sait-de-lauteur-de-lattaque-contre-le-marche-de-noel-de-magdebourg-20241221_C7R4PYO74VDUJO5EMQDU6XEKYI/">Libération</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/dette-francaise-une-epee-de-damocles-selon-michel-barnier/03/10/2024/">Dette française : « une épée de Damoclès » selon Michel Barnier</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 1<sup>er</sup> janvier 2025 à La Nouvelle-Orléans l’homme serait tout bonnement manipulé par des suprémacistes blancs (bien que noir de peau), l’information censée être donnée devient théorie du complot dans la bouche de la chercheuse Anne Kraatz sur BFM TV: « <em>C’est le b.a.-ba de la provocation. On se focalise sur quelqu’un en lui faisant croire qu’on est soi-même des musulmans fanatiques pour le pousser à commettre un acte</em><em> […] Il ne faut pas éliminer cette piste !</em> ». Même théorie fumeuse chez Cnews en la personne de Claude Moniquet. Ces nouveaux éléments aussi loufoques les uns que les autres ne dépassent toutefois pas la barrière de l’enquête et des faits.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Résultante de ces affaires</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">À La Nouvelle-Orléans l’homme s’était converti à l’Islam et s’était radicalisé par la suite. À  Magdebourg tout laisse à penser que l’homme était un islamiste, l’omerta reste toutefois importante, l’affaire pouvant avoir un impact sur les prochaines élections allemandes. À Southport, l’enfant de sacristie tueur s’était rélévé être un terroriste inspiré par sa lecture d’un manuel de formation d’Al-Qaïda découvert chez lui. À Annecy, enfin, le sauveteur des enfants de l’air de jeu, au détour d’une interview chez Guillaume Pley révéla des mois plus tard que l’homme était un ex-membre de Daesh qui s’était fait passer pour un chrétien d’Orient pour immigrer plus facilement.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ces affaires de terrorisme ne sont toutefois pas les seules qui nous permettent de nous interroger sur la falsification du réel par certains médias. Nous pouvons citer pêle-mêle la fausse attaque des supporters anglais et espagnols au stade de France, la prédiction médiatique de la victoire de Kamala Harris à la présidentielle américaine, l’affaire des quinze cancers de Vladimir Poutine qui selon LCI aurait dû mourir il y a cinq ans, les ex-membres de l’État islamique <em>droit-de-l-hommiste</em> en Syrie (mensonge qui n’aura pas tenu le temps d’une poignée de main) etc.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/citadelle-de-saint-exupery-une-allegorie-poetique-et-politique/31/08/2024/">« Citadelle » de Saint-Exupéry : une allégorie poétique et politique</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’ère d’Internet permet en théorie une certaine liberté bien que Mark Zuckerberg (Facebook) a admis une censure sur certains sujets comme la Covid ou les affaires judiciaires entourant la famille Biden. Les réseaux sociaux les plus décriés comme Tiktok ou X (ex-Twitter) et les moyens de communication les plus honnis par une certaine presse comme Telegram restent des espaces de liberté quasi-intégraux, et permettent parfois une meilleure information que les médias traditionnels, à condition de procéder à un tri minutieux des sources. Les médias ne sont pas toujours fiables : grande déconvenue, mais grande leçon aussi.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">«<em> Les illusions perdues sont des vérités trouvées. </em>» (Multatuli)</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Théophraste Renaudot : père du journalisme français et «commissaire aux pauvres du Royaume»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/theophraste-renaudot-pere-du-journalisme-francais-et-commissaire-aux-pauvres-du-royaume/31/05/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 May 2024 15:06:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Théophraste Renaudot]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=10508</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 31/05/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/theophraste-renaudot-pere-du-journalisme-francais-et-commissaire-aux-pauvres-du-royaume/31/05/2024/">Théophraste Renaudot : père du journalisme français et «commissaire aux pauvres du Royaume»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Théophraste Renaudot est un journaliste français et médecin du XVIIe siècle. Fondateur d’un des plus anciens journaux français, <em>La Gazette</em>, il est considéré comme le père du journalisme français. </span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Être protestant, se convertir au catholicisme, devenir médecin royal, journaliste et être nommé « commissaire aux pauvres du Royaume » sous Louis XIII, telle est la vie de Théophraste Renaudot qui fonda le « Bureau des adresses », le Pôle emploi du XVIIe siècle. Un exemple de réussite sociale.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La conversion<br />
</span></strong></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né en décembre 1586, Théophraste Renaudot grandit à Loudun dans une famille protestante du Poitou. L’Edit de Nantes de 1598 assure une certaine protection à la famille lui permettant d’entamer des études de médecine à Paris puis à Montpellier à partir de 1605 où ses qualités scolaires sont remarquées. Malheureusement, il attrape en 1602 les écrouelles qui lui créeront des cicatrices au visage. Diplômé à 19 ans, il profite de son jeune âge pour voyager et se rend en Italie et en Prusse avant de retourner à Loudun et commencer à exercer la médecine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/germaine-ou-la-france-vie-et-ecrits-de-madame-de-stael/29/04/2024/">Germaine ou la France : vie et écrits de Madame de Staël </a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il y croise François Leclerc du Tremblay plus connu sous le nom de père Joseph, la future éminence grise du cardinal de Richelieu, qui l’introduira pour la première fois dans les cercles du pouvoir. De ces rencontres naîtront des discussions sur la pauvreté en France. En 1612, il écrit un traité « Sur la condition des pauvres » qui remontera au conseil de régence de Louis XIII qui le nommera « médecin ordinaire » avant de devenir officiellement « commissaire général des pauvres du royaume » en 1618. Promu à une belle carrière, il se convertit au catholicisme en 1625 et entre dans le conseil de Richelieu.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une œuvre de réinsertion</span></strong></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Entre vagabondage et maladie, la pauvreté fait des ravages en France. Pour Théophraste, la priorité pour lutter contre ces maux est l’accès à l’emploi. Dans ce cadre, il souhaite accentuer les efforts de l’Eglise pour les personnes défavorisées en créant une sorte de « Pôle emploi ». L’objectif est de mettre en relation l’offre et la demande de travail. Il crée donc le « Bureaux des adresses » en 1628 sur l’Île de la Cité près de Notre-Dame de Paris. Dans ce lieu, chaque travailleur ou entrepreneur peut y trouver un emploi ou de la main d’œuvre.<br />
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/numa-denis-fustel-de-coulanges-actualite-de-lhistorien-de-la-cite-antique/14/03/2024/">Numa-Denis Fustel de Coulanges : actualité de l’historien de la Cité antique </a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La hausse des annonces entraîne la parution de la <em>Feuille du bureau d&rsquo;adresse. </em>Outre les offres, celle-ci répertorie des propositions de services, de ventes ou de locations. Considérant que la santé est essentielle pour travailler, il ouvre un dispensaire gratuit pour les plus modestes et payant pour les personnes aisées. Des cycles de conférences promouvant parfois des traitements novateurs viennent compléter les offres de son adresse parisienne, ce qui attire les foudres de la faculté de médecine de Paris.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le créateur de <em>La Gazette</em></span></strong></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 30 mai 1631, Théophraste Renaudot lance le premier périodique français : <em>La Gazette</em>. Il répond à une demande royale de créer un journal sur « le bruit qui court sur les choses advenues ». Même si l’imprimerie existait depuis plusieurs décennies, les nouvelles manuscrites n’étaient assurées en France que par quelques papiers et feuilles occasionnelles. Le périodique de quatre pages se spécialise principalement sur la politique étrangère et les rumeurs de la Cour.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/"> Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation </a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1635, la Guerre de Trente ans qui fait rage nécessite la diffusion d’informations favorables à la France. Soutenu par Richelieu qui y voit un levier de communication politique, La Gazette obtient un monopole d’Etat. Le succès est au rendez-vous car un supplément, <em>les Extraordinaires</em>, vient compléter le périodique en détaillant des événements majeurs préalablement mentionnés. Le public est friand des récits de guerre, des plans de bataille et de toutes ces nouvelles de l’Étranger. Le décès de Richelieu en 1642 et de Louis XIII l’année suivante font perdre au journal les appuis dont il jouissait.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Fronde installe une période de doute qui entrave la parution du périodique. Dans la continuité de son prédécesseur, Mazarin prend la suite mais ses détracteurs obtiennent gain de cause en 1644 : son « Bureau d’adresses » ferme et Renaudot se voit interdit d’exercer la médecine. Seul son journal subsiste, très utile pour le gouvernement. En 1646, pour le remercier, il est nommé historiographe du roi et bénéficie d’un logement dans les galeries du Louvre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/pierre-lazareff-portrait-dun-des-plus-grands-patrons-de-presse-francais-du-xxeme-siecle/05/03/2020/">Pierre Lazareff : un des plus grands patrons de presse français du XXème siècle </a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Son décès le 25 octobre 1653 ne signifie pas pour autant l’arrêt de son périodique (devenu <em>La Gazette de France</em> en 1792) qui perdurera jusqu’en 1915. La Première Guerre mondiale stoppera la publication du journal après presque trois siècles de parution. Une plaque rappelle l’emplacement de sa sépulture en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris<a href="https://ville-loudun.fr/">.</a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Jean-Pierre Pernaut : le porte-voix des régions françaises</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/societe/jean-pierre-pernaut-le-porte-voix-des-regions-francaises/28/12/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Dec 2020 11:51:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Pernaut]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Journaliste]]></category>
		<category><![CDATA[JPP]]></category>
		<category><![CDATA[JT 13h]]></category>
		<category><![CDATA[Maximilien Varangot]]></category>
		<category><![CDATA[TF1]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 18 décembre, le JT de 13h de TF1, journal d’informations le plus regardé d’Europe,...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/jean-pierre-pernaut-le-porte-voix-des-regions-francaises/28/12/2020/">Jean-Pierre Pernaut : le porte-voix des régions françaises</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Vendredi 18 décembre, le JT de 13h de TF1, journal d’informations le plus regardé d’Europe, a salué le départ de son présentateur vedette, Jean-Pierre Pernaut. Une page qui se tourne pour la télévision, mais aussi pour de nombreux téléspectateurs anonymes qui ont été fidèles à ce journal fait à leur image. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">C’était sa dernière au journal du 13h et il fallait qu’elle soit à la hauteur de celui qui en a tenu les rênes depuis 33 ans. Si Jean-Pierre Pernaut a commencé son journal comme à son habitude, de sa voix chaude&nbsp;: «<em>&nbsp;Mesdames et Messieurs bonjour&nbsp;!&nbsp;</em>», tout de suite le décor est planté&nbsp;: «&nbsp;<em>ça y est, c’est fait, c’était la dernière fois que je vous le disais</em>&nbsp;». Jean-Pierre Pernaut s’y préparait depuis plusieurs mois non sans quelques hésitations. Le Covid a été un déclencheur. Confiné auprès de sa famille durant le mois de mars et avril en raison de sa santé fragile, JPP ne cache pas avoir découvert un autre rythme qui lui a fait prendre conscience qu’il était temps de se retirer du 13h. L’annonce de son départ en septembre fut une nouvelle fracassante et déjà la nostalgie de nombreux Français remontait. Le journal Sud-Ouest n’hésitait pas à titrer «&nbsp;<em>La fin d’une époque</em>&nbsp;» pour évoquer son départ. Toute cette agitation médiatique fit d’ailleurs sourire Jean-Pierre Pernaut&nbsp;: «&nbsp;<em>Même pour la mort du pape ils n’ont pas fait plus gros&nbsp;!</em>&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un homme discret </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Mais alors pourquoi tant d’émotions pour un présentateur de télévision, fidèle au journal de 13h&nbsp;?&nbsp; Il suffit de regarder le parcours de Jean-Pierre Pernaut et l’aboutissement d’un travail acharné pour se rendre compte de l’attachement qu’il a su créer entre lui et son public. Car Jean-Pierre, enfant de la Picardie, n’ayant jamais eu le bac, n’était pas destiné au départ à prendre le siège du 13h de TF1. S’il entre dès la création de la chaîne en janvier 1975, où il commença comme présentateur de l’édition de 23h (1975-1978), il reste cependant attaché au travail qu’il eut comme journaliste dans la presse écrite et passe dans différents services (grand reporter, rédacteur en chef d’émissions). C’est lors de l’annonce du départ de l’animateur-star Yves Mourousi que l’on fait appel à cet homme relativement discret pour le remplacer une semaine, le temps de trouver un nouveau présentateur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une information issue des régions</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Son premier JT le 22 février 1988 ne s’arrêtera qu’à un âge christique, avec plus de 7000 JT au compteur. La recette de ce succès&nbsp;? Une autre façon de faire de l’information et ne pas hésiter à casser les codes. Car, oui, il faut bien l’admettre, le journal de Pernaut ne fut pas du goût d’un certain nombre de journalistes qui l’assimilaient à une information de comptoir, loin des grands sujets de l’actualité, et y dénonçant, non sans peut-être quelques jalousies, un brin de chauvinisme. Si ces critiques sont aujourd’hui l’apanage de quelques esprits déracinés, la redéfinition de l’information du 13h plût aux Français. Jean-Pierre Pernaut avait compris une chose, il faut «<em>&nbsp;essayer d’avoir un journal qui ressemble aux gens qui le regardent</em>&nbsp;». C’est donc une information issue des régions qui est portée sur le plateau parisien. Les terroirs, pays, régions, provinces, campagnes, sont à l’honneur et redonnent à la France des couleurs affadies par un tropisme parisien et les mauvaises nouvelles du quotidien. Ainsi, la voix des petites gens, des paysans, des artisans, des commères, des vieux, des enfants, des accents provinciaux étaient les premiers sons enregistrés, et la présentation de la gastronomie, des savoir-faire, des foires, des marchés, des fêtes, des villages reclus et des sentiers escarpés étaient les premières images captées du JT. Et tout cela grâce à un maillage d’équipes en région, passant de 3 à son arrivée à 19 correspondants prêts à sillonner les routes pour chercher l’information au plus près, en lien avec la presse locale. Ce manager de 300 personnes a réussi à tisser des liens forts avec chacun d’entre eux, rendant le succès de cette aventure possible.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un présentateur proche des Français</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Mais si le cœur du JT est là, il ne faut pas écarter aussi la grande information qui fut aussi traitée avec la même rigueur. A ce titre, Jean-Pierre Pernaut n’hésitait pas à se déplacer lorsqu’à ses yeux un événement historique se déroulait pour y délivrer l’information au plus près, comme ce fut le cas avec la guerre au Liban et les attentats du 11 septembre, ou encore après la catastrophe de Tchernobyl dont il fut le premier journaliste occidental à se rendre sur place. La grande actualité a donc une place importante mais ce dont le présentateur ne veut pas c’est d’une actualité dictée par l’agenda des ministères ou de Matignon. C’est pourquoi il supprime les directs du conseil des ministres du mercredi. Ce choix, qui apporte un autre regard sur la France, est assumé et Jean-Pierre Pernaut se moque bien du qu’en dira-t-on. Ses différents «&nbsp;coups de gueule&nbsp;» à propos de mesures gouvernementales en témoignent, relayés de suite par les médias nationaux qui laissent sous-entendre que le Jean-Pierre prend des accents réac’ ou populistes. «&nbsp;<em>Si le populisme c’est d’être proche des gens, je suis populiste</em>&nbsp;» répondait-il quelques jours avant son départ.&nbsp; Et être proche des Français, Pernaut en a fait son credo. Entier dans son travail, il a dépassé le cadre du petit écran pour aider les Français dans les problèmes du quotidien : SOS villages pour sauver les petits commerces ayant du mal à trouver un repreneur, ou encore plus récemment, SOS commerces pour soutenir les boutiques fermées à cause du confinement, en sont de beaux exemples. Le JT fut également pour lui une tribune afin d’y célébrer la beauté de notre pays, ses paysages, ses traditions, sa culture, en bref tout ce qui est caché par la France d’en haut, et mettre un coup de projecteur sur ces Français trop souvent oubliés. Finalement, comme le suggère un journaliste, Pernaut c’est «&nbsp;la France du tour de France&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un hommage national</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Il serait donc difficile de s&rsquo;étonner de l’hommage qui lui a été rendu durant ce dernier JT, une occasion unique pour des millions de Français (8,1 millions de téléspectateurs, un record !) de dire merci à celui qui fut le porte-voix de la France profonde en même temps qu’un membre de leur famille. Par la reconnaissance de ses équipes, par les salutations de diverses personnalités, par les messages d’amitiés venus de tout le pays, de métropole et d’Outre-mer, le travail de Jean-Pierre a été grandement récompensé.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une belle carrière pour un homme simple, modeste, proche des Français et qui a su rester à la fois exigeant et fidèle à son travail. &nbsp;Et si c’est bien la fin&nbsp;d’une époque, Jean-Pierre Pernaut ne reste cependant pas loin avec le lancement de sa chaîne JPPTV ainsi qu’une émission toutes les semaines sur LCI. Souhaitons encore de belles années à venir à celui qui a toujours gardé «<em>&nbsp;L’envie</em>&nbsp;» comme le chantait Johnny Halliday.</span></p>
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		<title>Fabrice Drouelle : «J’explore le passé pour en traquer les résonances»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/entretiens/fabrice-drouelle-jexplore-le-passe-pour-en-traquer-les-resonances/01/09/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aliénor de Perier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2020 16:53:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Affaires Sensibles]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrice Drouelle]]></category>
		<category><![CDATA[France Inter]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec Fabrice Drouelle, producteur d’Affaires Sensibles sur France Inter. Son émission raconte ​les grandes...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/fabrice-drouelle-jexplore-le-passe-pour-en-traquer-les-resonances/01/09/2020/">Fabrice Drouelle : «J’explore le passé pour en traquer les résonances»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Rencontre avec Fabrice Drouelle, producteur d’<em>Affaires Sensibles</em> sur France Inter. Son émission raconte ​les grandes affaires, les aventures et les procès (f​aits divers, politiques, économiques, sociaux ou culturels) ​qui ont marqué les cinquante dernières années.&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>&nbsp;</em><em>&nbsp;</em></span></p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Pouvez-vous vous présenter ? </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Je suis Fabrice Drouelle, présentateur et producteur de l’émission <a href="https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles"><em>Affaires sensibles </em></a>​sur France Inter, tous les jours de 15h à 16h.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Affaires Sensibles,</em>​ c’est l’aboutissement d’un parcours, d’un rêve de gosse. J’avais eu cette idée il y a 20 ans, pendant l’été 94, où chaque jour,&nbsp; j’ai raconté une partie de l’histoire des Beatles. J’avais déjà cette appétence pour les archives, pour raconter des histoires. Je trouvais ce mélange harmonieux et efficace, et 20 ans après cette émission ressemble à ce qui était mon rêve il y a 20 ans. J’ai réussi à faire de mon labeur quotidien une récréation.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #000000;">Quand vous étiez petit vous vouliez être «le monsieur qui parle à la radio». Ce rêve ne vous a&nbsp; jamais quitté ?</span> </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Il m’a suivi quand j’étais plus jeune puis à un moment il est parti. Je pensais que c’était un rêve irréalisable, pas fait pour moi, trop compliqué à réaliser. Mais un jour à 17 ans, j’ai eu un petit problème de santé et j’ai passé quelques jours à l’hôpital. Je m’ennuyais, donc je suis allé à la bibliothèque et je suis tombé sur le livre <em>Le Pull-over rouge</em>​ ​ qui raconte l’histoire d’un jeune homme condamné à mort et guillotiné alors qu’on n’avait prouvé ni sa culpabilité, ni son innocence mais en tout cas pas sa culpabilité. Ça m’a frappé et j’ai lu ce livre pendant 7h, sans m’arrêter (je ne lisais pas beaucoup à l’époque !) et là je me suis demandé d’où m&rsquo;était venue cette appétence soudaine pour la lecture. Là, j’ai compris que c’était mon rêve, le réel me faisait rêver. La fiction aussi certes, mais surtout le réel. Je me suis alors demandé : quel est le métier dont le réel est la base et qui est le récit du réel ? Le journalisme. J’ai donc voulu faire de ma vie le récit du monde et ça m’a amené à la narration.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Comment s’est passée la création de votre émission <em>Affaire sensibles</em> ? </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Je travaille avec Christophe Barreyre qui est coproducteur de l’émission. C’est avec lui qu’on a décidé de faire une émission qui regroupe à la fois une partie narrative et des documents d’archives. Pour que ce ne soit pas un systématisme narration-archives, on a mis en place tout un univers sonore pour en faire un spectacle radiophonique. On a voulu garder le côté vintage de la radio “installez-vous, on va vous raconter une histoire” tout en modernisant la forme. J’aime bien faire l’analogie avec la FIAT 500 italienne : elle représente la tradition de l’Italie, on a fait une nouvelle voiture qui lui ressemble, qui marche beaucoup mieux, mais qui a gardé l’esprit vintage de la tradition.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Comment choisissez-vous l&rsquo;affaire dont vous allez parler ? </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Elle doit répondre à certains critères. Tout d’abord, cela doit être une affaire dont les gens ont parlé pendant plusieurs jours, quelle que soit sa nature ou son intensité dramatique. Il faut qu’elle ait laissé des traces.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au début, je parlais seulement des affaires qui sont arrivées dans les 60 dernières années mais maintenant je remonte jusque dans les années 30. C’est un puits sans fond car l’actualité génère des faits divers tous les jours, qui deviendront des affaires sensibles dans 3 ans !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Quelle est l’affaire que vous avez préféré raconter ? </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">J’en ai plusieurs. Par exemple l’affaire de la démocratie corinthiane au Brésil,<strong>&nbsp;</strong>qui raconte l&rsquo;histoire d’un mouvement idéologique et d’une manière innovante de diriger un club de football,​&nbsp; reconnue au Brésil comme l&rsquo;une des plus importantes actions menées dans l&rsquo;intention de combattre la dictature militaire brésilienne.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">J’ai beaucoup aimé également le match RDA &#8211; RFA également pour sa dimension géopolitique : en 1974, le premier tour de la coupe du monde voit se dérouler un match à caractère hautement politique. En effet, l&rsquo;équipe d&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest et l&rsquo;équipe d&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Est s&rsquo;affrontent à Hambourg : c&rsquo;est la première et la dernière fois que ces deux équipes se rencontrent sur un​ terrain de football.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">J’ai également été passionné par l’affaire de Jean-Claude Romand : ce type qui se faisait passer pour médecin parce qu’il avait raté son diplôme. Ne supportant pas d’avoir échoué alors que tous ses amis avaient réussi, il s’est enfoncé dans un mensonge incroyable en faisant croire à toute sa famille qu’il était médecin à l’OMS, il passait ses journées à lire des livres de médecine. Il a pu feinter pendant 20 ans, empruntant de l’argent à ses amis, leur mentant, sans que personne jamais ne le soupçonne. C’est incroyable cette histoire. Il a tué ses parents, sa femme,​ ses enfants et son chien parce qu’il considérait que si ses proches découvraient la vérité, la douleur du mensonge serait plus forte que la douleur de leur propre mort. Il a donc préféré les tuer plutôt que de leur apprendre la vérité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>D’où provient la popularité d’<em>Affaires Sensibles </em>? </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Il y a une dimension de redécouverte des affaires : souvent la plupart des gens connaissent l’affaire dans les grandes lignes, mais en écoutant ils se rendent compte à quel point la ligne de bascule peut-être parfois fine. Les choses auraient pu tourner bien autrement et sont parfois liées au hasard d’une rencontre. C’est très intéressant de comprendre le chemin qui a mené jusqu’à cette fin. C’est pour cela que souvent, je commence par le meurtre ou la fin de l’histoire avant de dérouler tout le chemin antérieur pendant l’émission pour tenter de comprendre comment on a pu en arriver à cette fin.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il y a aussi une dimension géopolitique très intéressante dans cette émission : il y a des éclairages qui sont intéressants à comprendre pour étudier la résonance. Chaque époque a ses codes, ses références, sa façon de parler. Si on avait un slogan pour cette émission ce serait : explorer les années du passé pour en traquer les résonances.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Selon vous, quelles sont les qualités requises pour faire un bon journaliste ? </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Avoir la capacité de comprendre, de viser au plus juste et surtout d’anticiper quelle trace va laisser l’information qui arrive : c’est LE grand exercice intellectuel du journaliste. En effet la difficulté, c’est d’arriver à saisir au moment où l’information tombe, quelle place elle va laisser dans l’histoire et surtout si elle va en laisser. C’est pour cela qu’intellectuellement, c’est dur le journalisme. Parfois on en fait trop sur une affaire qui n’en valait pas la peine et parfois on se rate en ne parlant pas assez d’une affaire qui aurait mérité plus d’attention. Seul le recul rend le regard lucide sur une affaire et avec <em>Affaires sensibles</em>​ ​ on est dans le recul, c’est donc plus facile.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il faut aussi être curieux car on va toucher à tous les secteurs de la vie, et on va se retrouver dans des situations dans lesquelles on ne se serait jamais trouvés.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Si vous aviez un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite se lancer dans le journalisme mais qui n’ose pas, ce serait lequel ? </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Soyez libre et n’écoutez personne ! Protégez-vous des tous les gens qui vont vous dire “c’est bouché, ne le fais pas”. De façon générale il faut que les jeunes protègent leur liberté de choisir leur métier, bouchez-vous les oreilles. C’est un pouvoir de nuisance très important, de faire peur en disant que ça va être difficile. On a toujours ce réflexe de la peur aujourd’hui, ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n&rsquo;ose pas, c’est parce qu’on n&rsquo;ose pas que c’est difficile !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">J’aime également beaucoup cette phrase du président Kennedy, prononcée lors de son magnifique discours pour envoyer un homme sur la Lune&nbsp; “<em>ce n’est pas parce que les choses sont faciles qu’on les fait, c’est parce qu’elles sont dures</em>”.</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/fabrice-drouelle-jexplore-le-passe-pour-en-traquer-les-resonances/01/09/2020/">Fabrice Drouelle : «J’explore le passé pour en traquer les résonances»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Aliénor de Perier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 10:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Londres]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/05/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/">Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Albert Londres est un journaliste et écrivain français. Considéré comme le père fondateur du journalisme d’investigation, il a parcouru le monde entier, toujours en première ligne des grands événements du XXe siècle, rien ne lui a échappé ! </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Albert Londres est né en 1884 à Vichy. Très tôt, il s’est rendu célèbre par ses articles et ses récits de voyages, publiés au début du siècle dans <em>Le Petit Journal</em>, <em>Le Quotidien</em> ou <em>Le Petit Parisien. </em></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1914, réformé, il se rend à Reims pendant le bombardement de la ville en tant que correspondant de guerre et signe son premier article, pour le quotidien <em>Le Matin</em>: « Visions de guerre ». Il dénonce également ses démêlés avec la censure militaire (recueil d’articles intitulé <em>Contre le bourrage de crâne</em> en 1920<u>)</u>. Sentant qu’un événement important allait avoir lieu dans les Dardanelles, il demande à partir sur place. <em>Le Matin</em> refuse, il démissionne. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le début des voyages</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est alors engagé par <em>Le Petit Journal.</em>  Il va y signer de nombreux reportages avant de rejoindre le journal <em>Excelsior</em> qui l’envoie en URSS en 1920. Il publie par la suite <em>Dans la Russie des soviets </em>(1920).</span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/pierre-poivre-le-botaniste-manchot-chasseur-depices-de-louis-xv/06/06/2025/">Pierre Poivre : le botaniste manchot chasseur d’épices de Louis XV</a></strong></span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1922, Albert Londres va pouvoir réaliser son rêve. Le journal l&rsquo;<em>Excelsior</em> le charge d&rsquo;enquêter sur l&rsquo;Extrême-Orient: le Japon, la Chine, l&rsquo;Indochine et l&rsquo;Inde. Il se rend au Japon et en Chine et publie plusieurs articles dans un recueil <em>La Chine en folie</em> (1925) qui connaîtra un grand succès.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1923, il entreprend une enquête sur le bagne de Cayenne en Guyane, dans <em>Au bagne </em>(1923), qui, publiée dans le <em>Petit Parisien</em>, aura pour conséquence la fermeture du pénitencier de Saint-Laurent-du-Maroni. Au Brésil, il rencontre par la suite le bagnard en cavale Dieudonné,  qui lui relatera également des conditions de détention épouvantables. Le journaliste le ramènera avec lui en France et obtiendra sa réhabilitation qu’il raconte dans <em>L’homme qui s’évada </em>(1928). </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au milieu des années 20, il tente d’entrer dans La Mecque pour réaliser un « scoop », mais après de multiples tentatives il se rend à l’évidence : il ne peut pas y pénétrer. Il va alors sur les bords de la mer Rouge, où il passe quelques jours sur un boutre avec les plongeurs miséreux qui risquent leur vie pour ramener les très recherchées huîtres perlières. Il raconte son expérience dans <em>Les Pêcheurs de perles</em> (1931).</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En juin 1924, Le Tour de France s&rsquo;élance depuis Paris direction Le Havre. En le suivant, Albert Londres va découvrir les conditions de ceux qu&rsquo;il surnommera « les forçats de la route ». Tenir les quinze étapes du Tour dans les conditions de 1924 relevait de l&rsquo;exploit surhumain. Rares étaient ceux qui couraient pour une marque avec une équipe pour les soutenir. Ces sportifs, souvent amateurs, voulaient transmettre leur amour de ce sport au public. Ils connaîtront bien souvent le pire que le meilleur mais avec la passion toujours chevillée au corps.</span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/colonel-remy-lagent-secret-n1-de-la-france-libre/08/11/2024/">Colonel Rémy : l’agent secret n°1 de la France Libre</a></strong></span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Son livre <em>Tour de France, Tour de souffrance</em> (1924) reste un reportage mythique, une référence de la littérature sportive, dans lequel il rend hommage aux « géants » du Tour de France tout en dénonçant des conditions de pratique très éloignées de celles d’aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Toujours en France, il parvient à pénétrer l’univers des hôpitaux psychiatriques, où la contrainte, les brutalités et l’horreur sont la norme et rédige <em>Chez les fous </em>(1925). Il se rend ensuite au Sénégal et au Congo, toujours pour <em>Le Petit Parisien</em> et dénonce dans <em>Terre d’ébène </em>(1929) l’esclavage auquel sont soumis les ouvriers noirs sur les chantiers de construction des voies ferrées.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1929, il enquête en Palestine et dans toute l’Europe centrale sur le devenir du peuple juif puis se rend dans les Balkans où il tente de comprendre ce qui pousse les nationalistes macédoniens au terrorisme (<em>Les Comitadjis </em>en<em> 1932</em>).</span></p>
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<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une fin tragique</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il meurt le 16 mai 1932 dans l&rsquo;incendie du paquebot <em>Georges-Philippar</em> qui le ramène de Chine où il était allé enquêter sur les « triades » chinoises, l’opium et les réseaux de trafiquants. Un court-circuit provoque un incendie sur le bateau alors qu&rsquo;il navigue au large de la Somalie. De nombreux passagers s&rsquo;échappent sur les canots mais sur les mille personnes à bord, une cinquantaine manque à l&rsquo;appel dont Albert Londres.</span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/theophraste-renaudot-pere-du-journalisme-francais-et-commissaire-aux-pauvres-du-royaume/31/05/2024/">Théophraste Renaudot : père du journalisme français et «commissaire aux pauvres du Royaume»</a></strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Personne ne connaît le sujet de son enquête en Chine, pas même le quotidien <em>Le Journal</em> qui l&#8217;emploie. On sait juste qu’il rapportait un reportage choc. « <em>C&rsquo;est de la dynamite </em>» avait-il confié avant d&#8217;embarquer… Son goût pour la vérité l’aurait-il tué ? Est-il mort noyé ou asphyxié dans sa cabine? L&rsquo;incendie du paquebot Georges-Philippar est-il accidentel ou criminel? De nombreuses questions se posent encore autour de la mort du grand reporter Albert Londres.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Créé par sa fille, Florise, le Prix Albert Londres couronne chaque année en France à la date anniversaire de la mort du journaliste, le meilleur reporter français de l’année en presse écrite depuis 1933 et audiovisuelle depuis 1985. </span></p>
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