Bataille de Wagram, 6 juillet 1809, Horace Vernet.

Le 5 et 6 juillet 1809 s’est déroulée la bataille de Wagram. Remportée par les armées françaises, cette bataille est particulièrement coûteuse en vies humaines.

 

En avril 1809, une partie de l’armée impériale est bloquée en Espagne à cause de la guerre civile qui fait rage dans le pays. L’Autriche saisit cette opportunité pour s’emparer de la Bavière et de l’Italie du Nord. Napoléon se lance ainsi dans une nouvelle guerre.

 

Les prémices

Le 22 mai 1809, la Grande armée recule pour la première fois lors de la bataille d’Essling, c’est la première défaite de Napoléon. Véritable désastre, cette bataille coûte la vie à 7 000 soldats français et la perte d’un des maréchaux les plus importants, le maréchal Jean Lannes.

Les Français se voient contraints de se replier sur l’île du Lobau au milieu du Danube, et sont alors assiégés par les Autrichiens pendant plusieurs semaines. Le 3 juillet, après presque un mois sur l’île, les Français parviennent à s’extirper grâce au travail acharné des ingénieurs du Génie. La Grande armée réussie à traverser sur la rive gauche de l’île. Les Autrichiens avec à leurs tête l’archiduc Charles, surpris, reculent.

 

La bataille

Le 5 juillet, les deux armés se font face. Napoléon a la supériorité numérique (165 000 hommes) mais l’archiduc Charles (137 000 hommes) attend des renforts de son frère Jean d’Autriche. L’Empereur n’a donc pas d’autre choix que de faire au plus vite.

Les Autrichiens se préparent à l’assaut et se mettent en position défensive, sur le plateau de Wagram à l’abri derrière un fleuve, le Russbach. À l’aube du 6 juillet vers 4h du matin, l’armée impériale parvient à traverser le fleuve et découvre un champ de bataille immense et plat, étendu sur plusieurs kilomètres. Les ordres sont difficiles à transmettre pour les deux camps.

À 10h, sur l’aile droite le maréchal de fer, Louis-Nicolas Davout parvient à repousser les offensives autrichiennes. Sur l’aile gauche, le maréchal Masséna, blessé, supervise ses troupes depuis une calèche. Il arrive à faire plier une partie des Autrichiens grâce au sacrifice de nombreux de ses hommes.

De son coté, Napoléon fait installer une batterie de canons sur 1400 mètres de long et pilonne les troupes ennemis. Vers 15h, le général MacDonald parvient à forcer en son centre le front autrichien. La France est victorieuse, l’archiduc Charles et l’armée autrichienne se replient, mais les pertes sont lourdes. 30 000 hommes côté français et près de 40 000 hommes côté autrichien perdent la vie, sont blessés ou sont disparus.

Cinq jours plus tard, Napoléon vaincra une nouvelle fois à Znaïm l’avant-garde autrichienne, et l’archiduc Charles proposa un armistice, que Napoléon acceptera. La paix est une nouvelle fois rétablie.

 


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