Paris : le déménagement du Mur de la Paix avenue de Breteuil déclenche la colère des riverains

Le Mur de la Paix devrait être déplacé avenue de Breteuil à Paris côté 15ème. ©Agence Wilmotte & Associés

Suite à sa déconstruction pour laisser place au Grand Palais éphémère sur le Champ-de-Mars, le Mur de la Paix devrait être déplacé sur l’avenue de Breteuil… au grand désespoir des riverains.

 

Ce qui devait être un symbole de paix est devenu une source de tensions. La récente décision de déplacer le monument historiquement présent sur le Champ-de-Mars sur l’avenue de Breteuil (Paris 15ème) n’est pas du goût des riverains. Ceux-ci ont créé une pétition en ligne il y a une semaine afin de demander à la Mairie de Paris son déplacement sur un autre lieu, ainsi qu’un compte Twitter et une page Facebook. Cette pétition a déjà atteinte plus de 2 500 signatures.

 

 

Un Grand Palais éphémère

La rénovation du Grand Palais pour y accueillir des épreuves des Jeux Olympiques en 2024 a obligé le déplacement des expositions dans un Grand Palais construit spécialement pour l’occasion sur le Champ-de-Mars. Ce nouveau bâtiment éphémère empiètera sur l’emplacement actuel du monument. Presque entièrement en verre, le Mur de la paix a été pensé il y a 20 ans par la sculptrice Clara Halter et l’architecte Jean-Michel Wilmotte et monté pratiquement au pied de la prestigieuse École militaire.

 

«Une dalle de béton de 200m²»

Le monument, dont l’objectif est de promouvoir la paix en 49 langues, devrait prendre ses marques aux abords de l’une des deux aires de jeux de l’avenue. Le collectif SOS Breteuil dénonce entre autres une « menace pour la sécurité et la tranquillité des deux aires de jeux pour enfants, peu nombreuses dans ce quartier densément peuplé ».

Un déplacement qui coûterait la modique somme de 1,5 million d’euros, financé à moitié par la Ville de Paris et l’autre par le ministère de la Culture. Cette action aurait pour conséquence  la « disparition d’une pelouse sur un site pourtant classé (zone d’intervention totale de 560m²) au profit d’une grande dalle de béton de 200m² » explique la pétition. Pour autant, le mouvement se refuse de juger le monument en lui-même. « Le collectif n’est ni contre la reconstruction du monument, ni (contre) sa symbolique ». Un mur qui ne fait pas la promotion de la paix dans le quartier…

 

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