Municipales 2020 : « la défaite de LREM est totale ! »

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Le président de la République Emmanuel Macron en voyage en Estonie en 2017. ©EU2017EE Estonian Presidency / Flickr

Dimanche dernier, les Français étaient appelés aux urnes pour le deuxième tour des élections municipales sur fond de crise sanitaire. Nous pouvons noter trois items intéressants.

 

Où sont les Français ?

Le premier concerne le taux de participation, qui est historiquement faible. Avec seulement 41,6% de votants (62,13% en 2014), les Français ont massivement boycotté le scrutin. Si l’on retourne le chiffre, cela signifie que près de 60% des Français (soit 3 votants sur 5) ne se sont pas exprimés. Il est notamment intéressant de se pencher sur les raisons de ce faible taux de participation pour une élection à enjeux locaux, c’est à dire qui touche directement les Français au quotidien. Cela pose deux questions : l’une sur les raisons de ce désintérêt (la peur de la transmission du Covid-19 à t-elle amputé à elle seule les 20 % manquants de 2014 ?) et l’autre sur le caractère légitime de l’élection des maires et conseillers municipaux.

 

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La défaite de LREM

Le deuxième concerne le mauvais score du parti présidentiel. La défaite de La République En Marche (LREM) est totale. Aucune ville de plus de 30 000 habitants n’a été remportée au nom du parti. Au Havre, le Premier ministre Edouard Philippe a été réélu mais n’est pas adhérent LREM. A Angers, Christophe Béchu (ex-LR) enchaîne un deuxième mandat. Même son de cloche à Amiens où Brigitte Fouré (UDI) a remporté la mairie. A Paris, la tête de liste et ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn ne siégera pas au Conseil de la capitale, mais en tant que simple conseillère municipale du 17ème arrondissement. Même la secrétaire d’État Marlène Schiappa n’est pas parvenue à décrocher un mandat dans le 14ème arrondissement de la ville. La cause de cette défaite du parti ? Certains responsables évoquent la jeunesse du mouvement. Toujours est-il que la volonté du président d’enraciner LREM dans la vie locale est un cuisant échec.

 

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Une vague écologique à relativiser

Le troisième concerne la vague écologique qui s’est abattue sur la France. Avec près d’une quinzaine de ville, Europe Ecologie-Les Verts revient sur le devant de la scène médiatique et compte déjà peser de tout son poids à la présidentielle de 2022. Seulement, il est intéressant de regarder de plus près et de voir que leurs victoires résultent d’unions de la gauche au niveau local. Rien de nouveau sous le soleil. De plus, n’oublions pas que l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2012 Eva Joly souhaitait supprimer la fête nationale du 14 juillet et que Yannick Jadot et ses amis du Parti socialiste et de La France insoumise mettaient ensemble un genou à terre il y a encore quelques semaines. Pas sûr que les Français veuillent suivre cette vision-là.

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