Extinction Rébellion face à l’écocide

Banderole de la manifestation organisée par Extinction Rébellion le 25 octobre à Paris

Le mouvement social écologiste Extinction Rébellion a mené vendredi 25 octobre une action à Paris pour dénoncer le « système économique global écocidaire » qui menace les peuples autochtones d’Amérique du Sud.

 

Le mouvement social écologiste Extinction Rébellion qui a fait son apparition dernièrement en France, a mené vendredi dernier une nouvelle action au niveau de l’esplanade des Invalides.  Baptisée « Gardiens de la Terre », l’action a eu pour but de manifester la solidarité des manifestants « aux leaders autochtones de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature et de demander la reconnaissance du crime international d’écocide et des droits de la nature ». La centaine de personnes présente – en majorité des trentenaires – portait comme signe distinctif deux traits rouges sur la joue. Cette action coïncide avec la revendication numéro 3 d’Extinction Rébellion : l’arrêt immédiat de la destruction des écosystèmes terrestres et maritimes.

Comme précisé par les organisateurs, le rassemblement ne s’est pas déroulé sur le lieu prévu. « Nous avons dû reconsidérer notre action initiale à la suite d’un déploiement important des forces de l’ordre ».

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Un droit pour les populations autochtones

Lors de l’action, une délégation venue d’Amérique Latine et d’Afrique a demandé la ratification de la convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) par l’État français. Cette convention relative aux peuples indigènes et tribaux garantit la reconnaissance des droits collectifs à la terre. Elle garantit, entre autres, des consultations préalables pour l’obtention du consentement des populations locales avant tout projet industriel, minier ou mesures susceptibles de toucher directement leurs territoires. Le droit français ne reconnait pas de populations autochtones sur son territoire.

Dans ce cadre, Ninawa, un chef du peuple Huni Kui – peuple indigène du Brésil – a effectué une prise de parole avant de citer les noms des 729 défenseurs des droits humains « assassinés » depuis les accords de paix en Colombie en 2016. Un mandala – dessin à vocation thérapeutique – a été créé avec l’aide de fruits et de végétaux, s’en est suivi un atelier chant, un batucada – musique traditionnelle brésilienne – et pour finir, une danse autour de ce mandala.

Extinction Rébellion demande à ce que la France prenne ses responsabilités et reconnaisse les identités multiples et les singularités culturelles de ses territoires d’Outre-Mer.

Une cause intéressante, mais avec très peu de moyens mis à disposition.

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