Le viol d'une fillette de 9 ans suscite de vives réactions en Suède. Image d'illustration

Le 7 juillet, une fillette suédoise de 9 ans a été victime d’un viol et d’une tentative de meurtre. Ce fait divers dont l’auteur présumé serait un migrant éthiopien relance le débat sur l’échec de l’intégration, confirmé par le Premier ministre suédois, Magdalena Andersson.

 

Un visage d’ange injustement tuméfié. C’est une photographie-choc qui scandalise. Ce visage, c’est celui d’une fillette de 9 ans, suédoise, laissée pour morte près d’une aire de jeux en forêt de Skellefteå, sur les bords du golfe de Botnie. La jeune victime a successivement subi un viol et une tentative de meurtre par étouffement et par arme blanche.

 

Un mineur de 15 ans

Placée dans le coma afin de lui éviter de ressentir la trop grande souffrance liée à ses blessures, l’enfant n’a pas encore été entendue. Son agresseur présumé est un migrant éthiopien ayant déclaré avoir 15 ans. Il devrait être protégé par son statut de mineur. Si cet âge a été confirmé par un permis de séjour permanent qu’il venait de recevoir, il est remis en question par la presse suédoise. Celle-ci souligne notamment que le procureur chargé de l’enquête, Andreas Nyberg, a déclaré sur TV4 que l’âge du jeune homme reste « incertain », celui-ci pouvant s’avérer être majeur.

 

 

Le procureur a également annoncé la requalification pénale de l’affaire de tentative de meurtre en viol aggravé d’un enfant. L’enquête consiste donc pour l’instant à déterminer l’âge réel du suspect, qui fera l’objet d’une expertise médicale. Arrivé en Suède d’Éthiopie en 2017, l’agresseur présumé serait déjà connu pour divers abus sexuels aux alentours de Skellefteå. Instable, il a déjà été déplacé de plusieurs écoles de la ville.

 

Un échec d’intégration

Ce fait divers sordide est le reflet d’une réalité dont la violence s’approche toujours plus de nous. Suite aux différentes émeutes qui ont secoué la Suède en avril 2022, le Premier ministre Magdalena Andersson (Parti social-démocrate des travailleurs suédois) a donné une conférence de presse au cours de laquelle elle a reconnu explicitement la faillite de la politique d’accueil inconditionnel des immigrés menée depuis vingt ans dans son pays.

Selon Reuters, elle a affirmé que « la Suède n’a pas réussi à intégrer les nombreux immigrés qu’elle a accueillis au cours des deux dernières décennies, ce qui a donné naissance à des sociétés parallèles et à la violence des gangs […] La ségrégation a été autorisée à aller si loin que nous avons des sociétés parallèles en Suède. Nous vivons dans le même pays mais dans des réalités complètement différentes. »

Selon la chaîne de télévision suédoise « SVT », en 2018, 58% des hommes condamnés pour viol ou tentative de viol au cours des cinq dernières années étaient des immigrants nés en dehors de l’UE. En majorité, ces hommes sont des Sud-Africains, des Nord-Africains, des Orientaux et des Afghans. Selon des chiffres établis depuis 2018, 80% des criminels sexuels inconnus de leurs victimes sont nés à l’étranger. Un vivre ensemble pour le moins compliqué.

 


Vous avez apprécié l’article ? Aidez-nous en faisant un don ou en adhérant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Résoudre : *
24 − 19 =


RSS
Share
Instagram

Merci pour votre abonnement !

Il y a eu une erreur en essayant d’envoyer votre demande. Veuillez essayer à nouveau.