Veni Vidi Vici, «Menace sur les gauchistes», un pamphlet écrit en duo par Papacito et Julien Rochedy.

Véritable pamphlet, le livre Veni Vidi Vici , sous-titré « Menace sur les gauchistes » des écrivains et vidéastes Papacito et Julien Rochedy, va créer quelques sueurs froides dans les milieux cossus de la bourgeoisie parisienne. Au fil de ces 264 pages, le lecteur pourra apprécier le Verbe minutieux et tranchant de deux esprits dialoguant dans la seule ambition de détruire les deniers mirages intellectuels façonnés par plusieurs décennies de pensée sinistrogyre.

 

Ce qui frappe à la lecture de cet ouvrage pour les lecteurs compulsifs de Papacito et de Julien Rochedy, c’est bien le panachage stylistique des deux auteurs générant à la lecture une véritable symbiose littéraire. Les expressions rabelaisiennes du « Roi des Wisigoths » [NDLR : surnom attribué à Papacito] se mêlent inextricablement tout au long de l’ouvrage à la précision implacable de la plume de Julien Rochedy. A la fois simple à lire et exigeant dans certaines de ses références ou de ses réflexions, ce livre vise un public large. Public qui sera soumis à la seule condition préalable qu’est l’appréciation de « la satire, [de] l’exagération et [de] la caricature », « magnifiques conquêtes de la liberté qui restent encore au peuple français ». Au détour de trois parties intitulées « Veni », « Vidi », « Vici », le lecteur pourra découvrir, ou constater de nouveau, l’état critique dans lequel se trouve la France mais aussi les moyens de sortir de cette « fausse route ».

 

Un constat clinique à la fois sinistre et réaliste

La France va mal. Simplification à l’extrême d’un propos exposé sur plus de 200 pages et que d’aucuns auront déjà pu certainement observer. La force de cet ouvrage est d’aller au-delà du constat et de « désigner l’ennemi ». Ennemis de l’extérieur que sont les islamistes et dans une moindre mesure les clandestins foulant notre sol qui, en situation de masse, amènent avec eux « la raison de [leur] fuite ».

Ennemis de l’intérieur aussi et surtout. Désignés dès le sous-titre de l’ouvrage, l’homme et la femme de gauche – si tenté qu’ils se définissent comme étant homme et femme – font l’objet d’une attention particulière de la part de nos deux auteurs. L’Homme de gauche, prototype du « sous-homme houellebecquien » « a abdiqué une puissance à laquelle il n’a de toute façon pas accès » pour finir par « établir les modalités de [son] futur massacre » au gré de son idéologie. Tandis que Papacito essaye de comprendre comment Frédéric Mitterrand et Napoléon Bonaparte ont pu vivre dans une « même galaxie » et un « même espace-temps », Julien Rochedy s’enquiert de « juger les Français d’aujourd’hui selon le grade qu’ils auraient eu dans la Grande Armée ».

La pensée dominante est par ailleurs critiquée qu’elle soit immigrationniste (prenant « un tour mystique et inquisitoire »), antiraciste (Julien Rochedy constatant à quel point les « anti-essentialistes passent leur temps à nous essentialiser » et Papacito d’ajouter que « la « race » […] n’a jamais vraiment intéressé les Latins ») ou encore féministe (« les deux sexes n’ont plus rien à se dire tellement ils sont devenus tristement similaires »). Les « boomers » ne sont pas en reste, ces derniers s’adonnant à leur activité favorite : « pouvoir détruire l’avenir de la France une deuxième fois ».

Mais comme dans toute histoire « Très-Chrétienne » et donc parfaitement française, des ténèbres surgit, si ce n’est la lumière, du moins la flamme de l’espoir.

 

Une ébauche de reconquête personnelle visant à une reconquête globale

Les deux auteurs de cet ouvrage, après avoir expliqué la façon dont ils ont goûté personnellement au charme de la rose avant d’arborer fièrement le réséda, ont, par la suite, établi les bases d’une morale de combat visant à refaire des Français. « A Rome fait comme les Romains » affirmait Saint Ambroise de Milan à Saint Augustin. Il semble qu’il faille de nos jours rappeler cette maxime aux autochtones de la terre franque et c’est ce à quoi s’attelle cet ouvrage. Le français est invité à « faire bouillir ce sang incroyable » qu’il possède et à « choisir ses modèles à l’ancienne » afin de redevenir un « gentilhomme sachant aussi bien porter un livre, une fleur et une épée ». « Conquérir, contempler, transmettre » est leur mot d’ordre et doit s’appliquer d’abord individuellement afin qu’un jour ce cri de guerre puisse devenir celui d’un peuple unifié. Mais le chemin semble encore long, même individuellement, quand l’on sait que, sondés, les Français sont encore 64 %  à solliciter le maintien du permis à points (Institut CSA), objet de racket qu’ils semblent apprécier ! Mais comme le dit le « Roi des Wisigoths », « Se battre parce qu’on est sûr de gagner ne représente aucunement la moindre exaltation ». Si tout ne semble donc pas « Vici », la voie semble être toutefois la bonne au vu des évolutions politiques actuelles.

Seule ombre au cœur de cet ouvrage, une hérésie prononcée par Julien Rochedy à propos de la symbolique des êtres ronronnants :  « Le chat est devenu le fétiche de l’émasculé des villes ». Nous contesterons donc cette affirmation en rappelant que le « lourd » Cardinal de Richelieu ne possédait pas moins de 14 chats et que cela ne l’a pas empêché d’assiéger La Rochelle afin de bouter le protestantisme anglois hors de France. François Maynard décrira ainsi « le tyran mitré de la France [qui] trouva pourtant un cœur de chair près de la miaulante engeance ». Mais n’ayant pas l’âme susceptible nous laisserons au « Mousquetaire de l’Ardèche » le mot de la fin :

« On est plus souvent ouvert au changement pour le changement, à la rupture, au désir de transformer pour dénaturer, quand on ne se sent investi d’aucun devoir vis-à-vis de son enfance. Une belle enfance responsabilise, elle nous invite à la reproduction : on ne veut pas la trahir ».

 

Veni, Vidi, Vici – Papacito et Julien Rochedy – 2021 – Editions Hétairie

 


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