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	<title>Militaire - Billet de France</title>
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	<title>Militaire - Billet de France</title>
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		<title>Édouard Corniglion-Molinier : l’insouciance d’un chevalier du ciel</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/edouard-corniglion-molinier-linsouciance-dun-chevalier-du-ciel/29/11/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 22:12:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Édouard Corniglion-Molinier]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/11/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/edouard-corniglion-molinier-linsouciance-dun-chevalier-du-ciel/29/11/2023/">Édouard Corniglion-Molinier : l’insouciance d’un chevalier du ciel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Édouard Corniglion-Molinier combattit lors de deux guerres mondiales, produisit au cinéma cinq films et fut plusieurs fois ministre. Sa vie constitue un témoignage du bouleversement que fut l’aviation pour une génération de chevaliers célestes qui, d’une guerre à l’autre, firent démonstration de leur goût pour l’aventure.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né à Nice le 23 janvier 1898, Édouard Corniglion refuse, malgré de brillantes études secondaires, le chemin tracé pour lui par son père notaire. Au sein du lycée Masséna de Nice, il fait la rencontre de Roland Garros, son aîné de dix ans et trublion débarqué de Cochinchine. Ce dernier l’initie au football, à la bagarre, à l’aviation mais surtout à l’école buissonnière, ce qui lui permet d’assister au fameux meeting aérien de Nice d’avril 1910, lors duquel il réalise son baptême de l’air. Issu de la même génération que Hubert Latham, Jorge Chávez ou Georges Legagneux, tous pionniers de l’aviation fauchés dans les airs avant 1914, Édouard Corniglion découvre, parcourant les salons aériens, sa véritable vocation. Dès l’âge de 17 ans, Édouard Corniglion, qui portera aussi le nom de sa mère, Anne Molinier, rêve de s’engager.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/roland-garros-portrait-dun-aviateur-qui-donna-son-nom-a-un-terrain-de-tennis/28/02/2021/">Roland Garros : un aviateur qui donna son nom à un terrain de tennis</a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dès 1915, encore âgé de seize ans, il maquille son état-civil et s’engage au 27ème bataillon de chasseurs alpins. Face à l’insistance de son père, il rejoint très vite la cavalerie et passe au 5ème régiment de dragons à Saumur. Un mois plus tard, il demande sa mutation dans l’aviation et décroche son brevet de pilote de chasse à Ambérieu, le 27 avril 1916. Brigadier, il est envoyé en Italie et intègre l’escadrille N392 où il combat les austro-hongrois dans le ciel adriatique. Il se porte volontaire pour toutes les missions, d’observation, de bombardement ou de chasse et obtient plusieurs victoires, malgré une blessure et le paludisme. Démobilisé avec le grade de sous-lieutenant en 1919, décoré de la Légion d’honneur et médaillé militaire, il est le plus jeune pilote de chasse français de la guerre, l’un des seuls rescapés d’une génération d’as qui comptait Georges Guynemer, Maurice Boyau, Michel Coiffard et tant d’autres.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-9727"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="464" height="276" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/561_N23_Corniglion.jpg?resize=464%2C276&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9727" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/561_N23_Corniglion.jpg?w=464&amp;ssl=1 464w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/561_N23_Corniglion.jpg?resize=300%2C178&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 464px) 100vw, 464px" /><figcaption class="wp-element-caption"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Nieuport 23 d’Édouard Corniglion. L’avion porte le juron vénitien qui est sa marque de reconnaissance : « Ocio ! Fiol d&rsquo;un can » (« Attention ! Fils de chien. »). ©Collection Paolo Varriale</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Entre-deux-guerres : des rêves plein la tête</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Docteur en droit et licencié ès lettres après-guerre, Édouard Corniglion-Molinier est peu emballé par la perspective paternelle. Fasciné par le Napoléon d’Abel Gance, l’un des derniers chefs d’œuvre du cinéma muet, il achète en 1927 les studios Victorine de Nice, où se rencontreront Marcel Carné et Jacques Prévert, duo iconique du cinéma d’entre-deux-guerres. Après l’adaptation du roman d’Antoine de Saint-Exupéry Courrier Sud (1937), il produit Drôle de drame (1937), devenu un classique par le célèbre « Moi j’ai dit bizarre ? Comme c’est bizarre » prononcé par Louis Jouvet. Lié à André Malraux depuis 1934, il produit son unique film, <em>Espoir, sierra de Teruel</em>, interdit en Espagne et censuré en France. Collaborateur du journal <em>Paris-Soir</em> puis de <em>L’Intransigeant</em> dans les années 1930, il participera en 1945 à la fondation du magazine <em>Point de Vue</em>.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/marcel-dassault-le-capitaine-de-lindustrie-aeronautique-francaise/07/09/2023/">Marcel Dassault : le capitaine de l’industrie aéronautique française</a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le regard toujours tourné vers les cieux, il accepte en 1934 ce qu’Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz ont refusé : accompagner André Malraux sur les traces du royaume de Saba. Sans plan de vol, sans autorisations, sans connaissances archéologiques précises, ils éprouvent leur amitié au Yémen, vivant mille aventures. Sans jamais rapporter de résultats, ils deviennent les héros du magazine de comics américain Argosy, alors célèbre diffuseur de la série Tarzan. En 1936, aidés par Jean Moulin, le duo inséparable livrera des avions aux républicains espagnols. Enfin, Édouard Corniglion-Molinier s’embarque fin 1936 pour le Cap aux cotés de Jim Mollison, le plus jeune pilote britannique de la Première Guerre Mondiale, tentant de battre un record de vitesse depuis l’Angleterre.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Seconde Guerre Mondiale : les ailes de la Liberté</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Fin août 1939, il est appelé comme capitaine de réserve à l’état-major, et demande immédiatement une affectation à la chasse, renonçant à tous les privilèges de son grade et de son âge. Entre mai et juin 1940, lors de la campagne de France, il abat trois appareils ennemis et devient ainsi l’un des trois pilotes français à avoir descendu un avion dans les deux guerres. Prenant contact avec Emmanuel d’Astier de la Vigerie dès août 1940, il fonde le mouvement de sabotage et de recrutement La Dernière colonne. Surveillé par le Ministère de l’Intérieur du fait de sa proximité avec Malraux, il est arrêté à Marseille mais vite libéré : il rejoint alors New-York et s’engage au sein des Forces françaises Libres.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/adrien-conus-du-chasseur-de-brousse-a-la-france-libre/06/11/2022/">Adrien Conus : du chasseur de brousse à la France libre</a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Inconnu du général De Gaulle, qui avait ordonné « Que Corniglion me rejoigne et que Molinier reste en France », il devient chef d’état-major des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) au Moyen-Orient. Au cours des campagnes de Lybie et de Cyrénaïque, il constitue le groupe de chasse « Alsace » et le groupe de bombardement « Lorraine » et détruit une colonne de chars de l’Afrikakorps. Commandant des FAFL en Grande-Bretagne à partir de 1942 puis commandant des forces aériennes de l’Atlantique chargées de la neutralisation des poches de résistance de La Rochelle et Royan, il finit la guerre comme général de division aérienne. Édouard Corniglion-Molinier se voit alors proposer un poste en état-major, ce à quoi il répond « Je suis la mode, en temps de paix, je suis toujours en civil ». Compagnon de la Libération par décret du 20 novembre 1944, il ajoute à ses nombreuses décorations étrangères de 1914-1918 une deuxième Croix de Guerre, avec quatre citations.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mener sa vie sans chercher à l’écrire</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La guerre terminée, Édouard Corniglion-Molinier revient à ses passions : l’aéronautique, le cinéma et la presse. Administrateur de grandes sociétés, il est vite séduit par l’aventure parlementaire. Il est élu député des Alpes-Maritimes en juin 1951, après avoir été sénateur de la Seine et conseiller de la République en 1948. Lors de ses meetings, il s’associe au cinéaste Marcel Pagnol, entré en 1946 à l’Académie française. Il participe également, au travers du conseil général, dont il est membre, à la création du Festival international du film. Membre de la commission de la défense nationale et de la commission de la presse, de la radio et du cinéma, il se voit confier plusieurs portefeuilles ministériels : d’abord ministre d’Etat chargé du Plan puis Garde des Sceaux, ministre de la Justice, il devient ministre d’Etat chargé du Sahara et délégué général permanent de la République de Côte-d’Ivoire en France.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/pierre-lazareff-portrait-dun-des-plus-grands-patrons-de-presse-francais-du-xxeme-siecle/05/03/2020/">Pierre Lazareff : un des plus grands patrons de presse français du XXème siècle</a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Rallié au gaullisme au sein de l’Union pour la nouvelle République, il est à nouveau élu député des Alpes-Maritimes en 1962, mandat qu’il exercera jusqu’à sa mort. Membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, il reste conseiller général des Alpes-Maritimes et maire du village de Roquebillière. Très attaché à la modernisation de l’aviation civile et militaire, le général Édouard Corniglion-Molinier réalise le 18 juin 1955 le record de vitesse du trajet Paris-Nice à bord d’un Mystère IV N aux cotés de Gérard Muselli. Il est alors ministre des Travaux publics en fonction.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-9723"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="640" height="360" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/2.jpg?resize=640%2C360&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-9723" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/2.jpg?w=996&amp;ssl=1 996w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/2.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/2.jpg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le général Édouard Corniglion-Molinier passe les troupes en revue, 1945 © Service historique de la Défense</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ayant refusé toute sa vie la mollesse de la conformité, il demande, toujours ministre, l’autorisation de sauter sur Diên-Biên-Phu, ce qui lui est refusé. Édouard Corniglion-Molinier avait déclaré « ne pas vouloir mener de vie tranquille et refuser de mourir dans son lit » : il meurt le 9 mai 1963 à bord de la Caravelle qui le ramène de Nice à Paris. Son éloge funèbre est prononcé en la cathédrale Saint Louis des Invalides par Gaston Palewski, lieu d’où, entourée des Compagnons de la Libération, s’éleva l’âme d’un chevalier du ciel.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 2019, dans une biographie intitulée <em>Édouard Corniglion-Molinier : un paladin au XXème siècle</em>, son gendre Maurice Ligot lui rendit hommage en livrant le récit d’une vie qui fut « un hymne aux facettes nouvelles et passionnantes du génie humain ». Du 2 octobre 2023 au 4 février 2024, le Musée de l’Ordre de la Libération, situé au cœur de l’Hôtel national des Invalides, consacre une exposition temporaire à « Un chevalier du ciel : Édouard Corniglion-Molinier ».</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vous avez apprécié l&rsquo;article ? Aidez-nous en faisant un don ou en adhérant</span></p>



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		<title>Ferdinand de Géramb : un général et moine trappiste</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/ferdinand-de-geramb-un-general-et-moine-trappiste/12/04/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 23:25:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[Ferdinand de Géramb]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 12/04/2023</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong><span id="p0">Ferdinand de&nbsp;<span id="55">Géramb</span>&nbsp;est un aventurier, militaire et moine trappiste franco-autrichien du début du XIXe siècle.</span><span id="p1">&nbsp;Il fait partie des restaurateurs de l’ordre cistercien de la Stricte observance en France.</span></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><span id="p2">Être militaire, aventurier, avoir six enfants avec sa cousine et devenir moine trappiste.</span><span id="p3">&nbsp;Une vie singulière faite de batailles dans une Europe en proie à la guerre, mais aussi spiritualité, parfois seul réconfort à la perte de sens des hommes.</span><span id="p4">&nbsp;Ferdinand de&nbsp;<span id="66" class="s-rg">Géramb</span>&nbsp;fait partie de ces nombreuses personnalités excentriques que la France a connues au cours du XIXe et XXe siècle.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span id="p5" style="color: #000000;">Contre la France Révolutionnaire</span></h3>
<p><span style="color: #000000;"><span id="p6">Né le 14 janvier 1772 à Lyon, Ferdinand de&nbsp;<span id="76" class="s-rg">Géramb</span>&nbsp;est originaire d’une famille autrichienne.</span><span id="p7">&nbsp;Son père est un riche négociant dans l’industrie de la soie.</span><span id="p8">&nbsp;<span id="77" class="s-rg">A</span>&nbsp;partir de 1785, la famille habite le château de l’Épervière récemment acheté.</span><span id="p9">&nbsp;Lors de la Révolution française, sa noblesse et sa lignée étrangère obligent la famille à quitter Lyon pour l’Autriche en septembre 1790.</span><span id="p10">&nbsp;Ferdinand de&nbsp;<span id="56" class="s-rg">Géramb</span>&nbsp;rentre à l’Académie militaire de Vienne et sort diplômé en 1793.</span><span id="p11">&nbsp;En tant qu’officier de cavalerie, il prend les armes contre la France révolutionnaire.</span><span id="p12">&nbsp;En 1796, il se marie à sa cousine,&nbsp;Thérésa&nbsp;<span id="58" class="s-rg">de Adda</span>, avec qui il aura 6 enfants.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span id="p14">En 1800, il se distingue tout particulièrement à la bataille de&nbsp;<span id="59" class="s-rg">Hoenlinden</span>&nbsp;où les forces autrichiennes et bavaroises s’enfuient.</span><span id="p15">&nbsp;En 1804, il est chambellan de l’Empereur d’Autriche, François Ier et devient colonel.</span><span id="p16">&nbsp;Il parvient avec 800 cavaliers à traverser les lignes françaises à la bataille d’Ulm&nbsp;<span id="p13">(1805)</span>&nbsp;avant que les troupes coalisées ne fassent leur reddition.</span><span id="p17">&nbsp;La même année, il parvient à lever un corps&nbsp;<span id="60" class="s-bl">franc croate</span>&nbsp;à Vienne contre les troupes napoléoniennes avant d’atteindre le rang de Lieutenant-général dans les armées autrichiennes l’année suivante.</span></span><span id="p18"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span id="p19" style="color: #000000;">De l’Autriche au fort de Vincennes</span></h3>
<p><span style="color: #000000;"><span id="p20">En 1807, il s’établit en Sicile afin de pouvoir rechercher un climat plus propice à la santé de sa femme et parvient à se faire nommer chambellan de la reine de Sicile, Marie-Caroline d’Autriche.</span><span id="p78">&nbsp;Cette dernière lui confie une mission en Angleterre contre la France impériale qui se révélera un échec.</span><span id="p22">&nbsp;Revenu en Sicile en décembre 1808, il perd sa femme et se voit congédié de son poste de Chambellan auprès de la reine sous fond d’intrigues politiques.</span><span id="p23">&nbsp;Ses aventures le poussent à rentrer à Vienne.</span></span><span id="p24"></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span id="p25">En 1809, il est à la bataille de Wagram du côté des troupes coalisées.</span><span id="p79">&nbsp;L’année suivante, il est à Cadix en Espagne où il sera blessé en se battant contre les troupes françaises.</span><span id="p27">&nbsp;Sitôt remis, la junte espagnole le charge de lever une armée de volontaires en Angleterre.</span><span id="p28">&nbsp;Sa mission est un échec :</span><span id="p29">&nbsp;le général dilapide les fonds octroyés par la junte et se voit poursuivi par ses créanciers.</span><span id="p30">&nbsp;Pour y échapper, il s’embarque pour le Danemark, allié de la France en 1812.</span><span id="p31">&nbsp;<span id="63" class="s-bl">Sitôt sur</span>&nbsp;le sol, il se fait arrêter et livrer à la gendarmerie française qui l’enferme au fort de Vincennes.</span></span><span id="p32"></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span id="p33">Il se retrouve en prison jusqu’à l’abdication de Napoléon Ier en 1814.</span><span id="p34">&nbsp;Durant cette période, il fait la rencontre de deux ecclésiastiques :</span><span id="p35">&nbsp;Étienne Antoine Boulogne, évêque de Troyes, et le père Francesco&nbsp;<span id="64" class="s-rg">Fontana</span>.</span><span id="p36">&nbsp;Comme lui, ces deux prélats se sont opposés à l’Empereur et à sa politique menée contre le pape.</span><span id="p37">&nbsp;Leurs points communs les poussent à entretenir des liens suffisamment importants pour que le baron de&nbsp;<span id="65" class="s-rg">Géramb</span>&nbsp;profite de sa privation de liberté pour modifier sa vision de Dieu et se rapprocher sensiblement de l’Église.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span id="p38" style="color: #000000;">Un trappiste excentrique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;"><span id="p39">Les forces coalisées lui rendent sa liberté en 1814.</span><span id="p80">&nbsp;Il se voit&nbsp;<span id="81" class="s-rg">rapidement nommé gouverneur général</span>&nbsp;de l’Aube et de l’Yonne.</span><span id="p41">&nbsp;Au décès de sa mère, il apprend la création d’un nouveau monastère trappiste près de Laval.</span><span id="p42">&nbsp;Après avoir confié ses enfants à son frère lors de ses différentes retraites, il entre solennellement en uniforme de général autrichien dans le nouveau monastère du&nbsp;<span id="68" class="s-rg">Port-de-Salut</span>&nbsp;en 1816.</span><span id="p43">&nbsp;Le père&nbsp;<span id="69" class="s-rg">Marie-Joseph</span>&nbsp;devient barbier avant de se faire rapidement relever de ses fonctions puis&nbsp;<span id="70" class="s-rg">peintre-vitrier</span>.</span></span><span id="p44"></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span id="p45">Sous son pinceau, il ne tarde pas à peindre des emblèmes funéraires et des&nbsp;<span id="71" class="s-rg">têtes de morts</span>&nbsp;transformant les murs du monastère en nécropole pour correspondre à sa fantaisie.</span><span id="p46">&nbsp;Devenu frère hôtelier en 1817, il parvient à faire connaître le monastère dans tout le département et lever des fonds pour faire agrandir leur chapelle dont il dessine la voûte du chœur.</span><span id="p47">&nbsp;Malheureusement, ses talents d’architecte sont bien modestes et la voûte s’écroule avant même qu’elle ne soit finalisée.</span><span id="p48">&nbsp;Il reprend alors les chemins de son département à la recherche de nouveaux fonds.</span><span id="p82">&nbsp;De retour dans son abbaye, il choisit de mettre un simple plafond semé d’étoiles afin d’éviter un second accident.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span id="p50">En 1827, son supérieur accepte qu’il entreprenne un séjour dans différentes abbayes ainsi qu’un séjour en Terre Sainte d’où il tirera son Pèlerinage à Jérusalem et au&nbsp;<span id="73" class="s-rg">Mont-Sinaï</span>.</span><span id="p51">&nbsp;En 1830, il permit d’éviter le pillage de son monastère par les révolutionnaires.</span><span id="p52">&nbsp;En 1837, il se rend à Rome et se fait nommer « abbé in&nbsp;<span id="74" class="s-rg">partibus</span>&nbsp;» et procureur de la Trappe auprès du Vatican où il restera pour le restant de sa vie.</span><span id="p53">&nbsp;Ferdinand de&nbsp;<span id="75" class="s-rg">Géramb</span> décède à Rome le 15 mars 1848 après avoir amassé d’importantes sommes d’argent.</span><span id="p54">&nbsp;</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Charles de Broglie : un diplomate espion promoteur de La Fayette</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/charles-de-broglie-un-diplomate-espion-promoteur-de-la-fayette/29/09/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 19:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Broglie]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert du Motier de La Fayette]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=8183</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/09/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/charles-de-broglie-un-diplomate-espion-promoteur-de-la-fayette/29/09/2022/">Charles de Broglie : un diplomate espion promoteur de La Fayette</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Charles de Broglie est un militaire et diplomate français du XVIIIe siècle. Il est connu pour avoir été le chef du cabinet secret de Louis XV.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« <em>Le comte Charles de Broglie était d’une petite taille inversement proportionnelle à ses ambitions</em> » : tel était le chef du Secret de la Couronne de France au XVIIIe siècle. Militaire passé diplomate, agent secret promu ministre de l’ombre mais aussi industriel averti, Charles-François de Broglie incarna à sa manière toute une époque.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">On connaissait le nom des Broglie tout en omettant parfois de se pencher sur certains des prénoms portés par les membres de cette maison. Avec cette biographie intitulée Charles de Broglie. Un Ruffécois espion de Louis XV et promoteur de La Fayette, Alain Mazère rend un juste hommage à une figure du règne de Louis le quinzième, de la Charente à la Pologne en passant par Versailles… et un rêve d’Amérique.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>«&nbsp;Pour l’avenir&nbsp;»</strong></span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est des devises taillées pour les ambitieux. Celle de la maison Broglie en est une. Plus qu’un mot, c’est une réalité. On compte déjà des Broglie au service des rois de France au passé et au présent lorsque naît Charles-François le 19 août 1719, dans l’hôtel familial du 4, rue Saint-Dominique. Une lecture efficace de l’ouvrage consacré à ce nom par Jean de La Varende (<em>Les Broglie</em>. Fasquelle, 1950.) donne à cette biographie de Charles-François de Broglie une assise sûre. Famille piémontaise illustre, celle-ci semble avoir été l’un des piliers de la république de Quiers, près de Turin. Les Broglie rejoignirent la France à la suite du cardinal Mazarin (1602-1661), Francesco-Maria (1611-1656), premier comte du nom, commandant un régiment de cavalerie appartenant au conseiller de Louis XIII et parrain de Louis XIV.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">On compta ensuite, en la personne du grand-père de Charles-François, le premier maréchal de la famille et héros de la guerre des Camisards, le comte Victor-Maurice de Broglie (1647-1727). En août 1719, à la naissance de Charles-François, son père François-Marie (1671-1745) est un des grands officiers que compte le royaume, déjà remarqué à la bataille de Denain ainsi qu’au siège de Fribourg, durant la guerre de Succession d’Espagne. Une chose semble lier entre eux tous ces personnages&nbsp;: «&nbsp;Les Broglie possèdent un esprit indépendant et caustique, l’âpre franchise du langage, l’austérité des principes poussée jusqu’à la rudesse, et la fermeté des convictions, jusqu’à l’entêtement&nbsp;: c’était, disait-on, leur humeur héréditaire.&nbsp;» (Albert de Broglie, <em>Le Secret du roi</em>. Paris, 1878.).</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Gageons que, comme tout enfant de militaire et de gentilhomme de ce temps-là, Charles-François, tout comme son frère aîné Victor-François (1718-1804) ou ses deux autres frères François (1720-1757) et Charles (1733-1777) appris à affirmer son caractère aussi vite qu’à monter à cheval. A ce passé illustre, chacun des frères Broglie devait répondre fidèlement « Pour l’avenir » ! Très vite détaché, bien que cela soit contre son gré, du commandement militaire, le cadet de cette maison allait avoir un destin exceptionnel, au plus proche conseil du roi.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De «&nbsp;petits coqs de combat sans cesse dressés sur leurs ergots&nbsp;»</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">On attribua souvent à la fratrie des Broglie les attributs du coq, comparaison qui se poursuivit jusqu’à dernièrement et les écrits de Gilles Perrault (<em>Le Secret du roi,</em> T.1.<em> La passion polonaise</em>. Fayard, 1996.). Sans doute voulait-on moquer de grands mérites… Goethe, lui, aura l’honnêteté de voir en Victor-François un homme «&nbsp;d’une taille peu élevée, mais bien bâti, vif, prompt et regardant spirituellement autour de lui.&nbsp;». L’association de l’aîné et du cadet dans la moquerie ainsi qu’une éducation partagée dans les camps lia dès l’enfance les deux premiers frères de Broglie d’un attachement pur et jamais rompu.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Enfant, Victor-François et Charles-François partagèrent tout, dans la suite de leur père, nommé dès 1724 ambassadeur près la Cour de Londres afin de négocier le mariage de Louis XV et de la fille du prince de Galles. Durant trois ans, les deux enfants firent leurs humanités et accompagnèrent sans doute souvent à la chasse leur père et son équipage, reconstitution d’un corps de cavalerie qui lui manquait tant. Dès 1733, le manque fut comblé et les deux garçons, âgés de quatorze et quinze ans accompagnèrent leur père au sein de l’armée des Alpes qui reproduisait la route d’Hannibal, le maréchal de Villars à sa tête.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette guerre de Succession de Pologne fut l’occasion pour le comte de Broglie de recevoir, comme son père avant lui, le bâton de maréchal. Il repoussa les Autrichiens devant Parme, laissant douze mille ennemis sur le champ de bataille, et envoya son fils aîné, âgé de seize ans, porter au roi la nouvelle. En 1743, envoyé en Bavière durant la guerre de Succession d’Autriche, le maréchal, jugeant du mauvais état de ses troupes, s’essaya à gagner l’Alsace sans ordre. Louis XV, voulant laver l’affront fait à son allié Frédéric II de Prusse, le condamna à l’exil en ses terres de Normandie. Le maréchal, à qui le roi avait accordé le titre héréditaire de duc, devait s’éteindre en 1745, année de la terrible bataille de Fontenoy, laissant derrière lui trois fils aux destins tracés.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Son fils aîné, Victor-François, continua à servir sous le maréchal de Saxe : il sera gouverneur de Béthune et lieutenant-général du royaume en 1755 et ne cessera jamais de briller, les armes à la main. François, comte de Revel, sera tué à trente-sept ans à Rosbach en 1757. Le benjamin, Charles, sera évêque-comte de Noyon et pair de France. Son second fils, Charles-François, chevalier de Saint-Louis et brigadier en 1747 ne connut pas la même carrière militaire que son aîné. Pourtant, le 11 mars 1752, la vie du désormais comte de Broglie devait basculer, sans qu’il eût pu l’imaginer.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au cœur du Secret du roi</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce jour de 1752 donc, le comte de Broglie devenait ambassadeur près le roi et la république de Pologne. A cette époque, Louis XV entend appliquer son Pacte de Famille, une politique d’alliance entre tous les trônes occupés par le sang des Bourbons préférée à la guerre. En Pologne, la monarchie est alors élective et la succession du roi Auguste III (1734-1763) est déjà l’objet de spéculations. En France, Louis-François de Conti (1717-1776), cousin du roi et maître du Temple de Paris en sa qualité de Grand prieur pour la France de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem entend peser dans cette succession… qui n’est pas encore ouverte&nbsp;!</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Louis XV y voit un bon calcul mais est conscient de la nécessité de jouer un double jeu. Il s’agit de ménager ses relations avec le roi encore en place, tout en favorisant dans l’ombre ce parti français soutien de Conti, contre l’avis de ses propres secrétaires d’Etat aux Affaires étrangères, bien souvent pilotés par les maîtresses de Versailles. Le prince de Conti est donc chargé par Louis XV d’ériger un réseau d’ambassadeurs capables d’appliquer les instructions des Affaires étrangères en surface, tout en favorisant dans l’ombre la politique inverse&nbsp;! Ainsi naquit le Secret du roi.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le prince de Conti choisi des hommes parmi les plus fidèles, qui comme Broglie, ont stationné au Temple et ont servi au sein de l’armée du Rhin. Ce Secret devint très vite une organisation d’agents-doubles parmi les plus performantes de l’Histoire, grâce à un cloisonnement total. Ainsi, le comte de Broglie et le célèbre chevalier d’Eon (1728-1810), exerçant auprès de la cour de Russie, restèrent longtemps de parfaits inconnus l’un à l’autre. L’Europe entre alors sous l’égide nouveau du traité de Versailles du 1<sup>er</sup> mai 1756&nbsp;: la guerre franco-anglaise en Amérique conduit les Bourbons à se rapprocher des Habsbourg, régnant en Autriche.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dès le 29 août, l’Europe s’embrasait, le roi de Prusse envahissant la Saxe pour mieux menacer l’Autriche. De ce feu qui dévora l’Europe sortirent, à la pointe des épées françaises, des étincelles de gloires. Pourtant, le traité d’alliance de Westminster conclu avec l’Angleterre favorisait la Prusse&nbsp;: le comte de Broglie fut rappelé 1758 non sans avoir été, preuve de bons services, fait chevalier du Saint-Esprit le 1<sup>er</sup> janvier 1757.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Directeur du Secret</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A Versailles, les ambitions de l’ambassadeur élevé au Secret étaient directement menacées par le nouveau ministre des Affaires étrangères le duc de Choiseul (1719-1785), protégé de la marquise de Pompadour (1721-1764). Malheureuse époque que celle-ci, à laquelle le royaume de France était le sein nourricier de tant de glorieux commandants… qui se révélaient incapables de s’entendre ! Les luttes de pouvoir de Versailles qui s’étendaient trop souvent sur les champs de bataille de l’est ne suffirent pas à séparer les frères de Broglie. Après avoir brillés lors du siège de Kassel en mars 1761, ils furent en juillet les victimes politiques de l’échec de Villinghausen et furent condamnés à l’exil sur leurs terres normandes. Depuis l’ombre provinciale, Charles-François de Broglie devait alors tirer les ficelles de la diplomatie du royaume.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Avec le traité de Paris du 10 février 1763 et la fin de la guerre de Sept Ans, la France se devait d’imaginer une revanche. Telle était la charge du comte de Broglie, qui fut alors partout, sans y être. On le verra inventeur d’un plan complet d’invasion de l’Angleterre, qui dû être ardemment protégé des voltes-faces des agents du Secret envoyés à Londres. Il s’imposa aussi en sauveur vis-à-vis de ce cabinet occulte, menacé d’être découvert et de compromettre le roi à la mort de Jean-Pierre Tercier (1704-1767), superviseur du Secret à la Cour.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bien souvent hélas, le travail important du comte de Broglie fut réduit à néant, par hostilité des ministres et mutisme du roi. En 1764, après la mort de Madame de Pompadour, les Broglie revinrent à Versailles : le comte se surpris à rêver… du poste de ministre des Affaires étrangères. Laissé vacant après l’exil de Choiseul, ce portefeuille devait pourtant aller au duc d’Aiguillon (1720-1788). Après une campagne de calomnies, Broglie parti pour un nouvel exil en Charente, dans son marquisat de Ruffec.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le fermier gentilhomme</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au cours des exils qui marquèrent sa vie, le comte de Broglie fut aussi un aristocrate local, soucieux de la valorisation de son patrimoine et du bien-être de ses gens. Propriétaire depuis 1762 du colossal marquisat de Ruffec, sur les bords de la Charente, il eut un comportement alors rare en France, car uniquement observé à cette époque dans une Angleterre déjà industrielle. Il fit assainir les canaux de la ville, remonter les fortifications abandonnées au frais de ses vassaux, repris sur les habitants ses droits seigneuriaux. Très soucieux du devenir de ces derniers, il développa la culture de la pomme de terre et du riz et se fit accorder doit de foire. Propriétaire d’une forge, il pourvoyait aux besoins des ports de Brest, Toulon et Rochefort et faisait de la Charente une région sidérurgique de premier plan. Arthur Young (1741-1820), dans ses <em>Voyages en France</em> disait du comte de Broglie que «&nbsp;ses entreprises étaient d’un genre national, (…), prouvant qu’il avait des dispositions pour toutes les entreprises qui pouvaient (…) être utiles à sa patrie.&nbsp;».</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Rêves d’Amérique</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 10 mai 1774, la face, sinon du monde, de la monarchie française, changeait : Louis XV expirait. Le comte de Broglie s’empressa d’informer Louis XVI de la diplomatie parallèle établie par son père. Hélas, le nouveau souverain s’y montra peu sensible et, après maintes tentatives de Charles-François pour regagner Versailles durablement, il le nomma commandant en second, auprès de son frère, de la province des Trois-Evêchés. A Metz, ce vieil officier de cinquante-six ans s’entoura de jeunes militaires, dont l’un d’eux, âgé de dix-sept ans, se trouvait être un certain Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834).</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Lors d’une réception à Metz du duc de Gloucester (1743-1805), encombrant frère du roi George III d’Angleterre (1760-1820), le jeune marquis se trouva captivé par un discours extrêmement hostile vis-à-vis des colons britanniques qui, là-bas, au loin, défiaient la toute-puissance de la Couronne. On se figurera la révélation qu’eut alors La Fayette à la lecture de ses <em>Mémoires&nbsp;</em>: «&nbsp;<em>Jamais si belle cause n’avait attiré l’attention des hommes. C’est le combat de la liberté, sa défaite ne lui eût laissé ni asile, ni espérance. Mon cœur fut enrôlé et je ne songeais qu’à joindre mes drapeaux.</em>&nbsp;». Hélas, les obstacles de l’âge et de la fortune, ainsi qu’un beau-père peu enclin à voir son nom associé à ces luttes faisaient du marquis un être démuni.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Fayette trouva alors en Charles-François de Broglie un allié, lui déclarant&nbsp;: «&nbsp;Eh bien, vengez-vous&nbsp;! Soyez le premier qui ira en Amérique&nbsp;; j’arrangerai cela.&nbsp;». L’arrangement allait bientôt devenir un bateau, la <em>Victoire</em>, qui devait porter en toute illégalité La Fayette vers son destin, tandis que son armateur recevait à Ruffec le frère du roi, futur Charles X ! Nombreux furent les rêves du comte de Broglie vis-à-vis de l’Amérique et de l’Angleterre. Si aucun ne se réalisa, la littérature qu’il produit à ces fins laisse la marque d’un travailleur acharné, convaincu tant de ses capacités personnelles que de la grandeur du royaume qu’il servait.&nbsp;Mort le 16 août 1781 à Saint-Jean-d’Angély, au milieu des marais qu’il souhaitait assécher et rendre à leurs habitants, il est inhumé dans la cathédrale d’Angoulême.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Alain Mazère est membre de l’Académie d’Angoumois et du Cercle des auteurs charentais de Paris, est l’auteur de neuf monographies et d’une série policière et a collaboré à plusieurs ouvrages historiques. Avec cet ouvrage, qui répond à la visite à Ruffec le 5 novembre 2021 du consul des Etats-Unis Alexander Lipscomb lors d’une cérémonie en l’honneur de celui qui incita le marquis du Motier à devenir La Fayette, Charles de Broglie trouve enfin l’estime des hommes.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter wp-image-8212 size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="600" height="811" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/9782354983277_1_75.jpeg?resize=600%2C811&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-8212" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/9782354983277_1_75.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/09/9782354983277_1_75.jpeg?resize=222%2C300&amp;ssl=1 222w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Charles de broglie &#8211; Un ruffecois espion de Louis XV et promoteur de La Fayette &#8211; Alain Mazère &#8211; 2022 &#8211; Editions Douin</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



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		<title>François Elie Roudaire : l’officier français qui voulait créer une mer intérieure dans le Sahara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 16:43:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[François Elie Roudaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6390</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 12/11/2021</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>François Elie Roudaire&nbsp;est un militaire et géographe français du XIXème siècle. Il est particulièrement connu pour avoir eu l’ambition de créer une mer dans le Sahara.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Créer artificiellement une mer n’est pas une tâche facile. Mais le faire dans le Sahara afin de modifier le climat du Maghreb l’est encore plus. Pourtant ce projet fou a bien existé. Il est l’œuvre d’un officier français : François Elie Roudaire, ami du célèbre ingénieur à l’origine de la création du canal de Suez, François de Lesseps.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Né le 6 août 1836 à Guéret dans la Creuse, François Elie Roudaire est issu d’une famille de la bourgeoisie provinciale. Son père, directeur du musée d&rsquo;Histoire naturelle de sa ville, transmet sa passion pour les sciences et l’Histoire à son fils. A l’issue de ses études classiques, Roudaire se dirige vers des études scientifiques et sort sous-lieutenant de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr. Il est affecté en tant qu’officier scientifique topographe à l’État-major. Dans le cadre de ses fonctions, il est envoyé en Algérie en 1864 pour cartographier la nouvelle colonie française. Il y découvre la région des Chotts dont il estime que la profondeur peut aller jusqu’à 40 mètres en dessous du niveau de la mer à certains endroits. Selon lui, la dépression salée qui se prolonge jusqu’au golfe de Gabès en Tunisie montre qu’une mer, désormais asséchée, aurait existée 2 500 ans auparavant sous le nom de « baie de Triton ».&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une mer intérieure en Algérie</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Les années passent et Roudaire souhaite graver dans le marbre le résultat de ses recherches. En 1874, il publie dans la <em>Revue des Deux Mondes</em> un article dans lequel il propose de percer les dunes de sable qui séparent les Chotts de la Mer Méditerranée et de faire couler l’eau dans le Sahara via un canal. Selon lui, l’avantage de ce projet serait de modifier le climat de la région permettant la production agricole. Certains politiques, intellectuels et autres personnalités publiques lui emboîtent le pas dont François de Lesseps qui vient d’acquérir une renommée internationale avec le percement du Canal de Suez quelques années auparavant. La même année, il obtient des financements de la part de l’Assemblée nationale. Fort de ses soutiens, Roudaire repart mener ses recherches en Algérie puis en Tunisie. Les résultats sont plus négatifs que prévu sur la partie tunisienne : la dépression est discontinue jusqu’à la baie et les zones désertiques inondables ne sont pas toutes sous le niveau de la mer ce qui entraîneraient le percement d’un canal plus long.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/ferdinand-de-geramb-un-general-et-moine-trappiste/12/04/2023/">Ferdinand de Géramb : un général et moine trappiste </a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">A l&rsquo;annonce de ces nouvelles qui entraîneraient une hausse des coûts pour un résultat plus faible, le gouvernement français renonce au projet et met un arrêt au financement des recherches. Roudaire et Lesseps, bien décidés à continuer leur projet, se tournent vers le financement privé. Dans ce cadre, ils fondent en 1882, la Société d’études de la mer intérieure africaine. Grâce aux fonds récoltés, Roudaire dirige une quatrième expédition en 1883. Critiqué par le milieu scientifique et épuisé par ses séjours en Afrique, il rentre à Guéret pour se reposer. Tombé gravement malade, le colonel François Elie Roudaire décède chez lui le 14 janvier 1885 à l’âge de 48 ans. Son projet de mer intérieure a inspiré Jules Vernes dans ses deux œuvres : <em>Hector Servadec</em> (1877) et <em>L’Invasion de la mer</em> (1905).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Tribune des militaires : le devoir patriotique avant le devoir de réserve</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/tribune-des-militaires-le-devoir-patriotique-avant-le-devoir-de-reserve/29/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 05:46:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Piquemal]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel de Richoufftz]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Lecointre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Fabre-Bernadac]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Soldat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5454</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/tribune-des-militaires-le-devoir-patriotique-avant-le-devoir-de-reserve/29/04/2021/">Tribune des militaires : le devoir patriotique avant le devoir de réserve</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Dans ces moments de tensions mais aussi de vérités sur ce que devient la France, loin du rêve multiculturel et mondialiste, l’appel d’anciens militaires dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles devient l’espoir et le salut de la gauche, qui n’attendait que ce pain bénit pour agiter son traditionnel chiffon brun et détourner le regard du réel qui la contredit. La voix du soldat, scandale pour les gauchistes, folie pour les pacifistes.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles, une vingtaine de généraux s’adresse au Président de la République, au Gouvernement et à l’ensemble des parlementaires pour les alerter sur la gravité de la situation dans laquelle se trouve le pays. À l’origine de cette lettre, le Capitaine Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien officier de l’Armée de Terre et de la Gendarmerie. La publication remonte au 14 avril 2021 sur le blog <em>Place d’Armes</em>, le « site engagé de la communauté militaire ». Elle est signée par des centaines d’officiers venus de tous les corps d’armée, dont un certain nombre de généraux à la retraite, parmi lesquels Christian Piquemal, connu pour avoir appelé à manifester à Calais contre l’immigration, Emmanuel de Richoufftz, surnommé le « général des banlieues » pour son implication sur ces questions, ou encore François Gaubert, conseiller régional RN de la région Occitanie. Nul doute que la majorité de ces anciens militaires soit proche des partis patriotiques. Cela n’est guère surprenant, tant l’aveuglement, le déni et l’idéologie qui habitent les sphères dites « bien-pensantes » semblent incompatibles avec ce qu’un militaire peut apprendre du réel qu’il côtoie chaque jour sur le terrain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/brexit-rendons-le-francais-a-leurope/09/02/2021/">Brexit : rendons le français à l’Europe !</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les médias, dans un réflexe pavlovien, s’enflamment sur la prise de paroles de militaires à la retraite dont la simple démarche de « l’ouvrir » sont les prémices de la geste fasciste. Qu’ils soient d’active ou retraités, jeunes ou vieux, ils doivent être à jamais marqués du sceau du silence. Il est vrai que le devoir de réserve s’impose pour les militaires, et de façon plus élevée que pour d’autres fonctionnaires de l’État, comme le prévoit l’article L. 4121-2 du Code de la défense. Il ne peut donc ni s’exprimer sur la politique menée par le pays, ni se syndiquer ou adhérer à une association politique. Cela est légitime compte tenu de sa mission qui transcende l’intérêt des partis pour servir celui de la nation. Cela permet entre autres de préserver l’unité de l’armée et de conserver une discipline qui lui est intrinsèquement liée. Ce devoir s’étend bien entendu au secret professionnel afin de ne pas compromettre les opérations de sécurité de l’État en divulguant des informations tenues secrètes. Mais cette réserve est aussi l’occasion pour le pouvoir de protéger et garantir son autorité et, d’une certaine façon, sa stabilité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-rafale-fleuron-tricolore-de-larmee-francaise/01/04/2021/">Le Rafale, fleuron tricolore de l’Armée française</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Mais tout porte à croire que le silence du militaire est d’abord la garantie pour ce gouvernement – qui, lui, ne cache pas son idéologie – de donner l’illusion d’une stabilité et d&rsquo;une autorité qu’elle a depuis longtemps perdues par son incapacité, voire son refus à agir dans le sens de l’intérêt général. D’ailleurs, les sondages d’opinion ne s&rsquo;y trompent pas : 77 % des Français ont un sentiment négatif à l’égard de la politique et 77 % des Français ont confiance dans l’armée, selon le dernier baromètre d’OpinionWay. Les Français ont donc une oreille plus attentive et reçoivent avec sérieux ce qui peut provenir de la bouche d’un gradé, et ça, l’homme politique le sait. Le silence du militaire est le dernier voile qui cache l’incapacité de l’État à agir. C’est pourquoi l’utilisation du fantôme du putsch des généraux d’Alger en 1961 refait surface, le bruit des bottes et de la dictature militaire reprend du service afin que les soldats regagnent le rang et les Français restent dans la crainte d’une menace chimérique. Mais là est la limite du jeu de dupes. Si le silence de l’armée est ce qui rend sa prise de parole si précieuse et importante, elle peut aussi se retourner en un silence coupable face à l’inaction et les compromissions factieuses de la classe politique. Le soldat, comme le citoyen, ne peut s’y conformer au risque d’entacher son honneur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-suffren-nouveau-sous-marin-nucleaire-francais-du-programme-barracuda/21/03/2021/">Le «Suffren» : le nouveau sous-marin nucléaire français du programme Barracuda</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le devoir de réserve ne doit pas servir de prétexte à faire taire les sentinelles de l’intégrité nationale. L’armée connait le pays mieux que personne par les informations qu’elle détient, par la diversité de ses soldats venant de tous milieux et de tous horizons, par sa présence sur l’ensemble du territoire, et les liens indéfectibles qui la relient au peuple français. Or, à en juger le ton et les termes forts employés dans cette lettre ouverte, la situation est préoccupante : « <em>L&rsquo;heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent.</em> ». Et c’est bien un risque de « <em>guerre civile</em> » qui plane sur nos têtes. Les militaires le savent, les hommes politiques cherchent à repousser le moment où sera mis en place « <em>l&rsquo;intervention de nos camarades d&rsquo;active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national</em> », comme le prévoit l’article L2121-1 du Code de la défense qui permet d’instaurer l’état de siège. On sait qu’en dernier ressort c’est bel est bien l’armée qui sera en première ligne face à l’ennemi. Par conséquent, les militaires sont directement concernés par cette situation sans précédent dans l’histoire du pays. Au-delà d’un simple avertissement, cette lettre rappelle que « <em>ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l&rsquo;éradication de ces dangers</em> ». On est donc loin d’un appel à renverser le régime, aussi impotent soit-il.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/lancien-porte-avions-foch-va-etre-demantele-en-turquie/03/04/2021/">L’ancien porte-avions Foch va être démantelé en Turquie</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, un militaire, incarnation de l’autorité et de la fidélité à la France, peut et doit faire prévaloir son devoir patriotique, celui de défendre son pays, sur son devoir de réserve. Bonaparte, Lyautey, Foch, de Gaulle, et plus récemment Villiers illustrent que notre pays a besoin de ses militaires pour alerter son gouvernement trop prudent devant les périls qui menacent la population. D’ailleurs, la lettre reprend une citation du cardinal Mercier, primat de Belgique : « <em>Quand la prudence est partout, le courage n&rsquo;est nulle part.</em> ». Nos militaires n’auront pas perdu le sens du devoir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Bernard Cabiro : portrait d&#8217;un ancien combattant de la Légion étrangère</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/bernard-cabiro-portrait-dun-ancien-combattant-de-la-legion-etrangere/02/06/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Sanoner]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 16:52:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Ancien combattant]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Cabiro]]></category>
		<category><![CDATA[Indochine]]></category>
		<category><![CDATA[Légion étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bernard Cabiro est un militaire français de la deuxième moitié du XXe siècle. Seconde Guerre...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Bernard Cabiro est un militaire français de la deuxième moitié du XX<sup>e</sup> siècle. Seconde Guerre mondiale, guerre d&rsquo;Indochine et guerre d&rsquo;Algérie ; vingt années de combats lui vaudront une solide réputation, dans le monde de la Légion notamment.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Bernard Cabiro naît le 7 août 1922 à Mont-de-Marsan, chef-lieu des Landes où sa famille possède une épicerie. Le jeune Bernard, adepte de pelote basque, se destine à une carrière dans la marine marchande. L&rsquo;histoire en décidera autrement. Il est encore lycéen au moment de l&rsquo;occupation de Mont-de-Marsan par les Allemands. Son caractère se dévoile lorsqu&rsquo;il commence à effectuer quelques actes isolés de résistance. Il étudiera malgré tout le droit à la Sorbonne jusqu&rsquo;en 1943. Cependant, après plusieurs tentatives échouées pour rejoindre Londres, il passe la frontière espagnole le 1<sup>er</sup> juillet 1943 dans le but d&rsquo;atteindre l&rsquo;armée d&rsquo;Afrique du Nord. Intercepté, il est emprisonné quelques semaines à Miranda, en Espagne, puis parvient à rejoindre Casablanca après sa libération. La guerre commence alors réellement pour lui. Il ne le sait pas encore mais elle le suivra durant 18 ans et l&#8217;emmènera aux quatre coins de l&rsquo;Empire colonial français.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un soldat pour la France</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le jeune Landais s&rsquo;engage donc volontairement au 8e régiment de tirailleurs Marocains en 1943. Avec le corps expéditionnaire français, il débarque à Naples et effectue la campagne d&rsquo;Italie entre juin 1943 et juillet 1944 comme soldat du rang. Ce premier hiver de guerre lui vaut deux citations, dont une à l&rsquo;ordre du corps d&rsquo;armée, et une promotion au grade de caporal-chef le 16 mai 1944. Puis il débarque en Provence début septembre avec son régiment. C&rsquo;est la campagne de France, triomphale marche vers l&rsquo;Alsace, qui s&rsquo;arrête pour lui en décembre lorsqu&rsquo;il est blessé au cours de la libération de Thann dans le Haut-Rhin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/ignace-semmelweis-le-premier-medecin-a-imposer-le-lavage-des-mains/19/05/2020/">Ignace Semmelweis, le premier médecin à imposer le lavage des mains</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;engagé volontaire de guerre, ayant fait ses preuves sur le terrain, accepte alors d&rsquo;être transféré à Cherchell, où s&rsquo;est repliée temporairement l&rsquo;école d&rsquo;officier de Saint-Cyr. Il avait jusqu&rsquo;alors refusé cette option, que lui autorisait son niveau d&rsquo;étude, pour rester opérationnel. Un an plus tard, il quittera Cherchell comme sous-lieutenant de réserve.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Premier séjour en Indochine : le « cab » fait ses preuves</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Volontaire pour la Légion, il rejoint Sidi-bel-Abbès le 6 août 1945, il y fera connaissance avec l&rsquo;institution et ses particularismes. Puis entre le 6 janvier et le 6 février 1946, à bord du Cameronia, il rallie l&rsquo;Indochine avec son unité, le jeune 2e régiment étranger d&rsquo;infanterie créé le 1<sup>er</sup> janvier 1946. Sur place, il s&#8217;emploie à pacifier la région du Sud-Annam. La tâche est ingrate mais le « cab » y mérite deux citations. Entre coups de mains et ratissages « policiers », le jeune chef de section s&rsquo;aguerrit.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/forteresse-de-saint-vidal-un-puy-du-fou-a-lauvergnate/09/05/2020/">Forteresse de Saint-Vidal : un Puy du Fou à l’auvergnate</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Débarqué à Haîphong le 7 décembre 1946, il est chargé d&rsquo;y rétablir la liaison avec Hanoï. Le sous-lieutenant s&rsquo;illustre le 31 décembre 1946 en faisant tomber An Thaï. Ce coup de main lui vaut la croix de guerre TOE avec palme. Un mois plus tard, il prend plusieurs blockhaus « viet » à Phu Tao, nouvelle citation à l&rsquo;ordre de la division. De nouveau, il sera cité pour la défense de son poste à Dong Phu, le 15 septembre 1947, face à un ennemi en surnombre. Etant donné son activité, sa promotion au grade de lieutenant d&rsquo;active à titre définitif en septembre 1947 est saluée par tous ses pairs. De retour dans le secteur de Hai Duong, il mérite une nouvelle citation à l&rsquo;ordre de l&rsquo;armée pour avoir déjoué une embuscade ennemie sans perdre un seul homme.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En fin de séjour, à bord de son véhicule, il saute sur une mine qui le laisse aveugle une quinzaine de jours. A sa sortie d&rsquo;hôpital, le 1<sup>er</sup> avril 1948, rétabli, il apprend sa nomination au grade de chevalier de la Légion d&rsquo;honneur. Au terme de son premier séjour, avec 9 citations sur la poitrine, le « cab » s&rsquo;est forgé un nom en Indochine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Deuxième séjour en Indochine : l&#8217;empreinte d&rsquo;un chef</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">De retour à Sidi-bel-Abbès, Cabiro, qui a toujours milité pour la création d&rsquo;unités parachutistes légionnaires malgré des réticences internes, se porte volontaire pour servir au 2e bataillon étranger de parachutistes (BEP) nouvellement créé à Sétif. En février 1949, de retour en Indochine, le destin lui sourit. Après plusieurs coups de mains avec la 3e compagnie stationnée en réserve aéroportée à Saïgon, et grâce à l&rsquo;éclatement de son régiment entre Cambodge, Annam et Cochinchine, Cabiro obtient le commandement de la 2e compagnie. En janvier 1950, aéroporté à Dong Hoi puis Phuoc Long, il porte secours à la 1ere compagnie prise d&rsquo;assaut par un ennemi supérieur en nombre (nouvelle citation). Entre le 28 mars et le 6 avril 1950, à Tra Vinh, sa compagnie harcèle l&rsquo;ennemi, reprend des armements, et culbute les « viets ». Le « cab » dépasse les espérances de son commandement et redonne élan aux troupes usées d’Indochine. En septembre 1950, le commandement ayant décidé l&rsquo;évacuation des troupes françaises des régions de Pa Kha et de Hoang Su Phi, la compagnie aéroportée du « cab » protège les convois et obtient de bons résultats sur les résistances ennemies. De nouveau, l&rsquo;aura du chef redonne le moral à plusieurs éléments éprouvés du régiment de tirailleurs marocains.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/">Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En fin de séjour, avec deux nouvelles citations et une promotion au grade d&rsquo;officier de la Légion d&rsquo;honneur, Cabiro est promu au grade de capitaine à titre exceptionnel le 2 janvier 1951. Il devient l&rsquo;un des plus jeunes capitaines de Légion de son temps.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il quitte à nouveau l&rsquo;Indochine le 8 mars 1951.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Troisième séjour en Indochine : dans la tourmente indochinoise</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Après quelques mois en Algérie à la compagnie d&rsquo;instruction du 3e BEP de Sfax, il obtient un poste de commandement dans le secteur de Batna Aurès agité par le FLN. Mais rapidement, le capitaine Cabiro est à nouveau désigné pour servir l&rsquo;Indochine, désormais sérieusement mise à mal, en juin 1953.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Affecté au 1er BEP, il se charge de créer une base aéroterrestre au Laos, sur le site du port de Seno afin d&rsquo;assurer une route fiable vers la Cochinchine jusqu&rsquo;en août 1953. Transféré dans le Sud Annam, il saute le 21 novembre 1953 sur Diên-Biên-Phu accompagné du 6e bataillon de parachutistes coloniaux (BPC) de Bigeard et du 8e BPC de Touret. Chargés de la reconnaissance des alentours et du recueil des unités de la région de Lai Chau, ils forment le 1er groupement de parachutistes et voient avant les autres se dessiner la grande entreprise française prévue dans la cuvette. Après trois mois d&rsquo;animation dans et autour de la cuvette, l&rsquo;étau Vietminh se resserre. Le 5 mars 1954, un canon vietminh menace le camp retranché sur la côte 781. A la tête de sa 4e compagnie, le capitaine Cabiro est grièvement blessé aux deux jambes. Rapatrié à Percy, il ne verra pas la suite des combats de la cuvette et quitte définitivement l&rsquo;Indochine, la mort dans l&rsquo;âme.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-marie-saget-portrait-dun-as-de-laviation-de-la-deuxieme-moitie-du-xxeme-siecle/11/04/2020/">Jean-Marie Saget : portrait d’un as de l’aviation de la deuxième moitié du XXème siècle</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il faudra douze opérations chirurgicales, plusieurs mois d&rsquo;hôpital et les soins précieux d&rsquo;une certaine infirmière, Mireille Vendéol, qu&rsquo;il épousera le 2 juin 1955 à Orléans, pour remettre sur pied le capitaine de Légion. Puis du 1<sup>er</sup> août au 30 novembre, il devient aide de camp du ministre de la Défense, le général Koening. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1956 qu&rsquo;il sera de nouveau apte à faire campagne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L&rsquo;Algérie : suite logique et douloureuse</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant la reprise des combats est difficile pour lui. Transféré au 20e bataillon de chasseurs portés, il suit un temps son unité en Algérie, où il reconnaît avec plaisir nombre de ses camarades d&rsquo;antan, et déplore l&rsquo;absence silencieuse de beaucoup d&rsquo;autres&#8230; Mais rapidement sa blessure l&rsquo;oblige à un retour à Paris. S&rsquo;ensuit un poste de commandement temporaire à la 5e DB stationnée à Landau en Allemagne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-lazareff-portrait-dun-des-plus-grands-patrons-de-presse-francais-du-xxeme-siecle/05/03/2020/">Pierre Lazareff : portrait d’un des plus grands patrons de presse français du XXème siècle</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Formé au centre d’instruction de pacification et de contre guérilla d’Arzew, et promu chef de bataillon le 1<sup>er</sup> octobre 1958, il est muté à l&rsquo;état-major du 2e REP stationné à Philippeville. Dans l&rsquo;est algérien, les Aurès et les Nementcha, le régiment déploie d&rsquo;énormes efforts pour des résultats décevants face à un ennemi insaisissable et fuyant. Après un bref séjour à la frontière avec le Maroc, au cours duquel il reçoit la cravate de commandeur de la Légion d&rsquo;honneur le 30 juin 1960, le régiment rentre à Philippeville. L&rsquo;unité souffre d&rsquo;une défiance grandissante de la part des autochtones. Son chef de corps, le colonel Darmuzai, peine à imposer son autorité. Les popotes sont agitées et même l&rsquo;état-major du régiment s&rsquo;avoue décontenancé par la situation. Alors que, dans ces conditions, le « cab » demande des ordres pour briser la torpeur, rien ne bouge et la situation s&rsquo;enlise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Le commandant Cabiro face au Putsh des généraux</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le 22 avril, de retour de mission, le « cab » constate le départ de deux compagnies du régiment pour Alger, où les généraux Challe, Zeller et Jouhaud viennent de prendre le commandement avec l&rsquo;aide du 1er REP. Perplexe, le « cab » décide ne pas s&rsquo;enflammer. Il ne cède pas à ses hommes qui le poussent à rejoindre Alger. A son lieutenant Amet, qui lui demande sa position personnelle face au putsch, il répond : « Très sincèrement, je pense que c&rsquo;est une connerie, mais que c&rsquo;est la dernière chance de l&rsquo;Algérie francaise ». Rassemblés par le colonel Darmuzai, les officiers du 2e REP, Cabiro en tête, sont troublés par la dernière phrase du chef de corps : « <em>Demain, vous recevrez</em> [des] <em>ordres, ensuite vous pourrez choisir</em>« . Ce dernier vient maladroitement d&rsquo;ouvrir une porte&#8230; et les officiers s&rsquo;y engouffreront, inéluctablement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/roger-frison-roche-portrait-dun-alpiniste-amoureux-du-desert/06/01/2020/">Roger Frison-Roche : portrait d’un alpiniste amoureux du désert</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Lorsqu&rsquo;à 00h30, le lieutenant Amet réveille le « cab » chez lui, le régiment est déjà en tenue de campagne dans les jeeps. Le commandant Cabiro suivra, mais soulignera deux choses à ses hommes: « <em>La première, c&rsquo;est toujours le colonel Darmuzai qui commande le régiment, la seconde, je n&rsquo;ai pas du tout apprécié la façon dont j&rsquo;ai été placé devant le fait accompli</em>« .</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le putsch avorte le 25 avril face à la détermination du général de Gaulle. De retour à Philippeville, Cabiro est mis aux arrêts par le colonel Darmuzai. Alors que de Gaulle confirme l&rsquo;abandon de l&rsquo;Algérie française à la télévision, le « cab » quitte le fort de l&rsquo;est, salué par le gratin des troupes aéroportées emprisonnées avec lui, direction la prison de la Santé à Paris.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Traduit en justice en 1961, Bernard Cabiro, au terme d&rsquo;une délibération assez longue, est finalement déclaré coupable d&rsquo;une « prise de commandement sans ordre légitime » et condamné à la peine de principe d&rsquo;un an de prison avec sursis. Contraint de quitter la Légion et l&rsquo;Armée, sa tumultueuse carrière se termine en prison, comme elle avait commencé 18 ans plus tôt&#8230;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Réhabilitation et postérité</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Discret, Bernard Cabiro le reste durant les 17 années suivantes. Il se consacre à sa famille et à sa ville de Mont-de-Marsan, où il travaille pour la mairie. C&rsquo;est fin août 1978, alors qu&rsquo;il est de passage à Montpellier, qu&rsquo;il reçoit un appel du général Goupil : « Mon commandant, je tenais à être le premier à vous féliciter pour votre élévation à la dignité de grand officier de la Légion d&rsquo;honneur ». Il reçoit sa plaque des mains de la Légion le 24 septembre 1978. Suprême honneur, il est choisi pour porter la main du capitaine Danjou lors des cérémonies de Camerone le 30 avril 1979. Plus que réhabilité, Cabiro a gagné sa place au Panthéon des figures de la Légion.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/bresil-retour-sur-les-annees-de-plomb/31/12/2019/">Brésil : retour sur les « années de plomb »</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En 1987, il publie aux éditions Plon son autobiographie <em>Sous le béret vert</em>. Son fils Olivier en publie une réédition plus complète en 2010 chez Indo éditions sous le titre <em>Une vie de guerre : 1940 &#8211; 1961</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Bernard Cabiro décède le 31 juillet 1993 à Mont-de-Marsan.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Décorations</strong></span></h3>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">3 citations avec Croix de guerre 1939-1945.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">12 citations avec Croix de guerre des TOE dont 5 à l’ordre de l’armée.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">3 citations avec Croix de la Valeur militaire dont 2 à l’ordre de l’armée.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Grand officier de la Légion d&rsquo;honneur.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille coloniale.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille commémorative de la Seconde guerre mondiale.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille commémorative de la guerre d’Indochine.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en AFN.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Officier de l’Ordre national du Vietnam.</span></li>
</ul>
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		<title>Mali : un militaire français décède des suites de ses blessures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2020 08:45:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le brigadier Dmytro Martynyouk du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) est décédé des...</p>
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</ul>


<p><strong><span style="color: #000000;">Le brigadier Dmytro Martynyouk du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) est décédé des suites de ses blessures au Mali.&nbsp;&nbsp;</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le brigadier Dmytro Martynyouk&nbsp; est décédé le 1er mai 2020 en France a-t-on appris dans un&nbsp;<a href="https://twitter.com/CEMAT_FR/status/1256457752924299265">communiqué</a> publié samedi 2 mai 2020 sur le compte</span> <a href="https://twitter.com/">Twitter</a> du <a href="https://twitter.com/CEMAT_FR">Chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée de Terre</a>.</p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Le jeudi 23 avril 2020 en fin d’après-midi, le camion-citerne militaire de la force Barkhane du brigadier Martynyouk a été atteint par un engin explosif improvisé dans le Liptako malien alors que l&rsquo;unité à laquelle il appartient est engagée dans une opération contre les groupes armés terroristes. Grièvement blessé, il a été immédiatement pris en charge par l&rsquo;équipe médicale déployée, évacué par hélicoptère Caïman vers Gao puis transféré vers la France pour être pris en charge à l&rsquo;hôpital d&rsquo;instruction des armées Percy. Le brigadier Martynyouk est décédé des suites de ses blessures le 1er mai 2020</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">L’<a href="https://twitter.com/armeedeterre?ref_src=twsrc%5Etfw">@armeedeterre</a> pleure la disparition du brigadier Dmytro Martynyouk, du <a href="https://twitter.com/hashtag/1REC?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#1REC</a>, des suites de ses blessures au cours d’une opération contre des groupes armés terroristes au Mali. Tous mobilisés autour de sa famille, ses proches et ses camarades. @COMLE_DRPLE, <a href="https://twitter.com/Chefdecorps1REC?ref_src=twsrc%5Etfw">@Chefdecorps1REC</a> <a href="https://t.co/uQJShgtxwB">pic.twitter.com/uQJShgtxwB</a></p>&mdash; Chef d&#39;état-major de l&#39;armée de Terre (@CEMAT_FR) <a href="https://twitter.com/CEMAT_FR/status/1256457752924299265?ref_src=twsrc%5Etfw">May 2, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p><p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/mali-un-militaire-francais-decede-des-suites-de-ses-blessures/02/05/2020/">Mali : un militaire français décède des suites de ses blessures</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Un militaire français retrouvé mort en République centrafricaine</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/actualites/un-militaire-francais-retrouve-mort-en-republique-centrafricaine/06/04/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 14:58:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Deuil]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[République Centrafricaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;adjudant Jean-Bernard Russon, du groupement munitions de Brienne-le-Château, est décédé en République centrafricaine. Les circonstances...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/un-militaire-francais-retrouve-mort-en-republique-centrafricaine/06/04/2020/">Un militaire français retrouvé mort en République centrafricaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 class="post-chapo"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><b>L&rsquo;adjudant Jean-Bernard Russon, du groupement munitions de Brienne-le-Château, est décédé en République centrafricaine. Les circonstances de son décès&nbsp;ne sont pas connues.</b></span></span></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;Armée française est en deuil. L&rsquo;adjudant Jean-Bernard Russon est décédé le dimanche 5 avril 2020 en République centrafricaine (RCA) a-t-on appris dans un <a href="https://www.defense.gouv.fr/operations/ue/eutm-rca/biographie-de-l-adjudant-jean-bernard-russon">communiqué</a> publié lundi 6 avril 2020 sur le compte <a href="https://twitter.com/">Twitter</a> de l&rsquo;<a href="https://twitter.com/EtatMajorFR">État-Major des Armées</a>.&nbsp;</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/operation-daman-larmee-francaise-au-liban/17/06/2019/">Opération Daman : l’armée française au Liban</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><em>« Engagé en République centrafricaine depuis le mois de novembre 2019 comme chef du dépôt de munitions du détachement d’appui opérationnel, il a été découvert mort au sein du camp M’Poko de Bangui le dimanche 5 avril 2020. » </em>précise le communiqué.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes du décès.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true">
<p lang="fr" dir="ltr">[<a href="https://twitter.com/hashtag/RCA?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#RCA</a>] « Toutes mes pensées vont vers la famille, les proches et les frères d’armes de l’adjudant Jean-Bernard Russon, décédé au sein du camp de M’Poko, en République Centrafricaine ». Général François Lecointre<a href="https://t.co/vO6hqJOMic">https://t.co/vO6hqJOMic</a> <a href="https://t.co/9VO85JaGJv">pic.twitter.com/9VO85JaGJv</a></p>
<p>&mdash; Armée française &#8211; Opérations militaires (@EtatMajorFR) <a href="https://twitter.com/EtatMajorFR/status/1247157833273085952?ref_src=twsrc%5Etfw">April 6, 2020</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/un-militaire-francais-retrouve-mort-en-republique-centrafricaine/06/04/2020/">Un militaire français retrouvé mort en République centrafricaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Soldats morts au Mali : l&#8217;Armée « indignée » par les caricatures de Charlie Hebdo</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/societe/soldats-morts-au-mali-larmee-indignee-par-les-caricatures-de-charlies-hebdo/01/12/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Dec 2019 07:59:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Charlie Hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[Indignation]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=1652</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 01/12/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/soldats-morts-au-mali-larmee-indignee-par-les-caricatures-de-charlies-hebdo/01/12/2019/">Soldats morts au Mali : l&rsquo;Armée « indignée » par les caricatures de Charlie Hebdo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le dessinateur Biche de Charlie Hebdo a détourné cinq affiches de recrutement de l&rsquo;Armée de terre en faisant allusion aux treize soldats français décédés au Mali. L&rsquo;Armée s&rsquo;indigne.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le journal satirique Charlie Hebdo aime faire parler de lui. Le jeudi 28 novembre, le <a style="color: #333399;" href="https://charliehebdo.fr/2019/11/inclassables/operation-barkhane-armee-recrute/">site internet de l’hebdomadaire</a> a publié cinq affiches détournées d&rsquo;une campagne de recrutement de l&rsquo;Armée de Terre. Le problème ? Celles-ci font allusion aux treize soldats français décédés au Mali cette semaine dans un accident d&rsquo;hélicoptères, ce qui n&rsquo;est pas du goût du chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;Armée de Terre, Thierry Burkhard. Dans un communiqué de presse, le général d&rsquo;Armée s&rsquo;est dit « <em>indigné</em> » et « <em>peiné »</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI  → <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/mali-13-soldats-francais-tues-dans-un-accident-dhelicopteres/26/11/2019/">Mali : 13 soldats français tués dans un accident d’hélicoptères</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« <em>Si l&rsquo;indignation m&rsquo;a d&rsquo;abord gagné, c&rsquo;est surtout une peine immense qui m’envahit en pensant au nouveau chagrin que vous infligez à ces familles déjà dans la souffrance »</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="embed-twitter">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true">
<p lang="fr" dir="ltr">Lettre ouverte au directeur de la publication de <a href="https://twitter.com/Charlie_Hebdo_?ref_src=twsrc%5Etfw">@Charlie_Hebdo_</a> <a href="https://t.co/Lyu6kpH9cC">pic.twitter.com/Lyu6kpH9cC</a></p>
<p>&mdash; Chef d&#39;état-major de l&#39;armée de Terre (@CEMAT_FR) <a href="https://twitter.com/CEMAT_FR/status/1200752285313314816?ref_src=twsrc%5Etfw">November 30, 2019</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le gouverneur militaire de Paris, Bruno Le Ray invite les Français à rendre un dernier hommage à ces soldats à l’occasion du <a style="color: #333399;" href="https://www.facebook.com/events/3920108098006683/">passage du cortège funéraire sur le pont Alexandre III à Paris</a> lundi à 11h30. Un hommage leur sera rendu ensuite aux Invalides.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1660" aria-describedby="caption-attachment-1660" style="width: 886px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1660 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/le-site-de-charlie-hebdo-avec-la-mise-en-ligne-de-dessins-le-28-novembre-capture-d-ecran-1575123415.jpg?resize=640%2C661&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="661" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/le-site-de-charlie-hebdo-avec-la-mise-en-ligne-de-dessins-le-28-novembre-capture-d-ecran-1575123415.jpg?w=886&amp;ssl=1 886w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/le-site-de-charlie-hebdo-avec-la-mise-en-ligne-de-dessins-le-28-novembre-capture-d-ecran-1575123415.jpg?resize=290%2C300&amp;ssl=1 290w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/12/le-site-de-charlie-hebdo-avec-la-mise-en-ligne-de-dessins-le-28-novembre-capture-d-ecran-1575123415.jpg?resize=768%2C793&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-1660" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Capture d&rsquo;écran du site de Charlie Hebdo le 30 novembre 2019</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vous avez apprécié l&rsquo;article ? Aidez-nous en faisant un <a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/formulaires/1">don</a> ou en <a href="https://www.helloasso.com/associations/billet-de-france/adhesions/adhesion-2025-billet-de-france">adhérant</a></span></p>
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		<title>Romain Gary : portrait d’un auteur double gagnant du prix Goncourt</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/romain-gary-portrait-dun-auteur-double-gagnant-du-prix-goncourt/04/09/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2019 17:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Émile Ajar]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Gary]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/09/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/romain-gary-portrait-dun-auteur-double-gagnant-du-prix-goncourt/04/09/2019/">Romain Gary : portrait d’un auteur double gagnant du prix Goncourt</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Romain Gary, né Roman Kacew est un aviateur, militaire, résistant, romancier, diplomate et réalisateur français. Il est le seul auteur à avoir reçu deux fois le prix Goncourt – en théorie impossible – grâce son pseudonyme Émile Ajar.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né dans une famille juive ashkénaze le 21 mai 1914 à Vilna (Vilnius aujourd’hui) dans l’Empire Russe (actuelle Lituanie), Roman Kacew est issu de la moyenne bourgeoisie locale. Son père, alors marchand de fourrures, est mobilisé dans l’armée russe pendant la première Guerre Mondiale. Suite à la paix de Riga en mars 1921 – qui met fin au conflit entre les soviétiques et la république polonaise qui intègre alors Vilna – la famille prend la nationalité polonaise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une instabilité familiale</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Abandonné par son père parti vivre avec une autre femme à partir de 1925, Roman est élevé par sa mère. Le divorce n’est officialisé que 4 ans plus tard en 1929. Les finances sont au plus bas et l’atelier de chapeaux tenu par sa mère ne rapporte que peu d’argent. Grâce à un visa touristique, ils arrivent en France – où sa mère rêve d’une carrière d’artiste ou de diplomate pour son fils – le 23 août 1928 et s’installent à Nice.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1276" aria-describedby="caption-attachment-1276" style="width: 240px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1276" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/cXO7yDgE.jpg?resize=240%2C240&#038;ssl=1" alt="" width="240" height="240" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/cXO7yDgE.jpg?w=240&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/cXO7yDgE.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /><figcaption id="caption-attachment-1276" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Romain Gary adolescent</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’arrivée est difficile car les autorités n’autorisent pas sa mère à travailler. Cette situation l’oblige à vendre illégalement des articles de luxe dans des grands hôtels provençaux avant de devenir directrice d’hôtel sur recommandation d’un de ses clients. Les cours particuliers de Français que Roman suivait à Varsovie peu de temps avant d’arriver en France l’aident à se distinguer et il reçoit le prix de récitation en 1929 et celui de composition française en 1930 et 1931.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/saint-exupery/04/04/2019/">Antoine de Saint-Exupéry : portrait d’un rêveur</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le baccalauréat en poche avec la mention « passable », Roman devenu Romain – après une francisation – commence des études de droit à Aix-en-Provence en 1933 avant de partir à Paris l’année suivante continuer ses études grâce à une bourse de son père qu’il revoit à l’été 1934. A partir de 1935, <em>Gringoire</em> – hebdomadaire politique et littéraire français – publie sa première nouvelle <em>L’Orage</em> le mettant financièrement à l’abri. En 1937, plusieurs éditeurs lui refusent son premier roman <em>Le Vin des morts</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La période de la Seconde Guerre mondiale</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Incorporé le 4 novembre 1938 dans l’armée de l’air, Romain Kacew se présente pour devenir officier de réserve mais échoue à l’examen final. En septembre 1939, il est mobilisé en tant qu’instructeur de tir à l’école des observateurs de Bordeaux-Mérignac. Malgré la défaite de juin 1940, il souhaite continuer le combat et rejoint le général de Gaulle à Londres en passant par Alger, puis le Maroc où il embarque sur un cargo britannique à destination de l’Écosse avant d’arriver à Londres fin juillet.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/obwandiyag-un-rebelle-amerindien-pour-la-france/04/05/2019/">Obwandiyag : un rebelle amérindien pour la France</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il s’engage dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) la même année. Ses missions l’emmènent en Libye ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient où il se distingue notamment dans l’attaque contre un sous-marin italien. A partir de février 1943, il sert dans le Groupe de bombardement Lorraine où il est affecté à la destruction des bases de lancement des missiles V1. C’est à cette époque qu’il prend le nom de « Gary » signifiant en russe « brûle » à l’impératif. Ce nom n’est retenu par l’état civil français qu’en 1951.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1275" aria-describedby="caption-attachment-1275" style="width: 838px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1275 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?resize=640%2C454&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="454" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?w=838&amp;ssl=1 838w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/09/838_000_sapa981030948930.jpg?resize=768%2C544&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-1275" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Romain Gary en uniforme d&rsquo;aviateur</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’après-guerre</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Compagnon de la Libération et nommé capitaine à la fin de la guerre, Romain Kacew entame une carrière de diplomate qui l’emmène en Bulgarie, Suisse, New-York, Londres puis Los Angeles où il est consul général de France. Il se marie avec la femme de lettres britannique Lesley Blanch en 1945. En parallèle de ses activités, il publie en janvier 1945 son second roman <em>Éducation européenne</em> qui se voit récompensé par le prix des Critiques. Ce n’est qu’en 1956 avec la parution des <em>Racines du ciel</em> distingué par le prix Goncourt que l’écrivain acquiert une renommée auprès du public.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/paul-emile-victor-portrait-dun-explorateur-polaire/04/06/2019/">Paul-Émile Victor : portrait d’un explorateur polaire</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mis en disponibilité du ministère des Affaires étrangères en 1961, Romain Gary se consacre de plus en plus à l’écriture. En 1963, il divorce de Lesley Blanch et se remarie avec Jean Seberg – une actrice américaine. En 1968, il apprend la liaison de sa femme avec Clint Eastwood. Il prend l’avion et provoque l’acteur américain en duel à revolver avant que celui-ci ne se défile. Romain Gary divorce en 1970 et rencontre en 1978 Leïla Chellabi, danseuse, mannequin puis animatrice radio.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Écrivant sous divers pseudonymes dont le plus connu est Émile Ajar, il remporte un deuxième prix Goncourt – en théorie impossible – pour son roman <em>La Vie devant soi</em> en 1975. Ce n’est qu’après sa mort que le public découvre la véritable identité d’Émile Ajar tenue jusqu’alors par le petit cousin de Romain Gary auprès de la presse.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Décès </strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Romain Gary se suicide d’une balle dans la bouche le 2 décembre 1980 à l’âge de 66 ans, un an après le suicide de Jean Seberg, son ex-femme. En tant que Compagnon de la Libération, il reçoit les honneurs militaires aux Invalides. Ses cendres sont dispersées selon son vœu par Leila Chellabi, sa dernière compagne au large de Menton en mer Méditerranée.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-giono-portrait-dun-voyageur-immobile/04/07/2019/">Jean Giono : le voyageur immobile</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Son œuvre tourne autour de l’élévation des hommes face à la médiocrité humaine. Le nom de Romain Gary a été donné à diverses promotions comme l’École nationale d’administration (2003-2005), l’Institut d’études politiques de Lille (2013) ou encore l’Institut d’études politiques de Strasbourg (2001-2002).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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