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	<title>Littérature - Billet de France</title>
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	<title>Littérature - Billet de France</title>
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		<title>Charles Michon : un chef pour les Cadets de Saumur</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/charles-michon-un-chef-pour-les-cadets-de-saumur/28/08/2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 17:04:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Cadets de Saumur]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Michon]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 28/08/2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/charles-michon-un-chef-pour-les-cadets-de-saumur/28/08/2025/">Charles Michon : un chef pour les Cadets de Saumur</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le colonel Charles Michon est un militaire français commandant les Cadets de Saumur qui, en juin 1940, ont résisté à l&rsquo;armée allemande avec leurs armes d&rsquo;instruction.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 20 juin 1940, une section de la Wehrmacht rend les honneurs militaires aux élèves aspirants de réserve de l’École de cavalerie de Saumur, après deux jours de combat pour la défense de la Loire : ils entreront dans l’Histoire sous le nom de « Cadets de Saumur ». Vétéran du Maroc, blessé de la Grande Guerre, leur chef, le colonel Charles Michon, qui est à l’origine de cet acte de résistance, reste pourtant méconnu.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« Ils s’instruisent pour vaincre »</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">François, Marie, Charles Michon naît le 17 juillet 1882 à Joigny, sur les bords de l’Yonne, d’un père lieutenant de dragons. Son ancêtre direct, Pierre Bénigne Michon fut fait chevalier d’Empire et mourut lors d’une campagne napoléonienne. Étudiant dans un collège jésuite de Dole, Charles Michon est tiré au sort pour le service militaire en 1902, à vingt ans. Catholique fervent, attiré par l’expansion coloniale de la France en Afrique et conquis par cette première expérience au sein des Armées, il présente le concours de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr l’année suivante. Il intègre la promotion « La Tour d’Auvergne », décimée entre 1914 et 1918, plus d’un tiers des élèves ayant été déclaré « morts pour la France ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/">Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Affecté au 14ème régiment de chasseurs à cheval de Dole, le jeune sous-lieutenant est d’abord formé à Saumur, au sein de l’École de cavalerie. Noté « très bien » malgré un apprentissage laborieux de l’équitation militaire, il est déjà remarqué pour ses qualités d’officier et son aptitude au commandement. En 1906, après avoir choisi le 2ème régiment de chasseurs d’Afrique, unité qui répond au cri d’« En avant, tout est vôtre ! » depuis les combats face à Abd el Kader, il découvre l’Oranais et la frontière marocaine. Atteint d’une fièvre typhoïde, il devance la fin de sa convalescence pour vivre son baptême du feu lors de l’affrontement de Port-Say, où deux mille marocains assaillent les troupes françaises.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« C’est dans cet endroit délicieux que j’ai eu la vision nette de ce que peut être l’Enfer » [1]</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Marié en 1912 et père d’un premier fils l’année suivante, Charles Michon apprend l’attentat de Sarajevo à Beaune, où il sert au sein du 16ème régiment de chasseurs. Dès août 1914, il prend part à la bataille de la trouée de Charmes et assure la liaison téléphonique de sa division sous feu nourri durant trois jours. Cité à l’ordre de la division à la suite des combats d’Apremont et du bois d’Ailly, il est promu capitaine en février 1915. Volontaire pour « l’arme du martyre » déjà décimée, il est affecté au 106ème régiment d’infanterie en tant que commandant de compagnie, comme l’est alors Maurice Genevoix. Il rejoint son affectation cinq jours avant l’attaque des Éparges.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/numa-denis-fustel-de-coulanges-actualite-de-lhistorien-de-la-cite-antique/14/03/2024/">Numa-Denis Fustel de Coulanges : actualité de l’historien de la Cité antique</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 26 avril 1915, à proximité de l’endroit où tombait, un an auparavant, l’écrivain Alain-Fournier, Charles Michon reçoit une balle qui lui transperce trois côtes. Enseveli durant deux jours sous les cadavres, il est porté disparu. Retrouvé par des soldats allemands, il est soigné à Stuttgart, avant d’être transféré, comme prisonnier de guerre, en Suisse, où le rejoint sa femme. Chevalier de la Légion d’honneur en 1917, Charles Michon souffrira toute sa vie du fait de cette blessure, qui l’invalidera à 30%.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Nommé attaché militaire auprès du consulat français de Lausanne dès la fin de la guerre, le jeune capitaine est muté en Turquie, où les tendances nationalistes exacerbent les tensions avec la Grèce et occasionnent les massacres des chrétiens grecs et arméniens. Cette parenthèse diplomatique close, il reprend ses fonctions militaires dans plusieurs régiments de cavalerie, où il assure la formation des escadrons et se consacre à ses six enfants, nés au gré de ses différentes affectations. En 1935, il est affecté à l’École d’application de la cavalerie et du train à Saumur, dont il prendra le commandement en second cinq ans plus tard : commence alors un nouveau chapitre de sa vie, insoupçonné.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A la tête des Cadets de Saumur</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mai 1940. Alors que le commandement des armées françaises, sous l’impulsion du général Weygand, tente d’enrayer l’irrésistible percée des troupes allemandes, échoie à l’École de cavalerie de Saumur la défense de quatre ponts à proximité de la ville. Minés, ces ponts offrent à des millions de réfugiés une porte de sortie vers le sud de la France. Le 14 juin, dans la cour de l’École, le colonel Michon convoque ses 768 élèves et clame : « On nous demande de combattre sur place pour sauver l’honneur de l’armée. Si vous êtes d’accord, vous le dites ! ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-mariotti-un-poete-de-nouvelle-caledonie-a-lexil-volontaire/24/06/2023/">Jean Mariotti : un poète de Nouvelle-Calédonie à l’exil volontaire</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Devant l’assentiment général, il organise, en lien avec le Ministère, la défense de son secteur, au mépris du discours du maréchal Pétain et des réticences des édiles locales, qui déclarent Saumur « ville ouverte ». Après le départ de ses chevaux vers Montauban, l’École accueille plusieurs unités dispersées, portant à 1890 hommes les effectifs combattants.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Malgré les difficultés annoncées de la mission, la bataille de Saumur s’engage le 19 juin, dans la nuit. Sacrifiant tout repos à la coordination des combats et aux destructions successives des ponts, le colonel Michon apprend, par épisodes successifs, les actes héroïques des Cadets de Saumur, ainsi baptisés par un officier allemand persuadé, à l’issue des combats de la ferme d’Aunis, d’avoir combattu un régiment entier. Après trois jours d’acharnement allemand et de faits d’armes français, le commandant de l’École décide, avec hauteur de vue, d’ordonner le repli général.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/guillaume-le-marechal-vie-epique-du-meilleur-chevalier-du-monde/25/10/2023/">Guillaume le Maréchal : vie épique du «meilleur chevalier du monde»</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A la tête d’une colonne surarmée, il se rend à Montauban, tandis que ses élèves sont déclarés libres par le commandement de la 1. Kavallerie Division, admiratif de l’impétuosité des jeunes élèves-officiers de réserve. Cité à l&rsquo;ordre de l&rsquo;armée le 24 août 1940 par le général Weygand, le colonel Michon entre dans l’Histoire : « Reflétant l&rsquo;âme de son chef, l&rsquo;École Militaire et d&rsquo;Application de la Cavalerie et du Train a combattu les 19, 20 et 21 juin 1940, jusqu&rsquo;à l&rsquo;extrême limite de ses moyens de combat, éprouvant de lourdes pertes, prodiguant les actes d&rsquo;héroïsme et inscrivant dans les fastes de la cavalerie une page digne entre toutes de son glorieux passé, a suscité, par sa bravoure l&rsquo;hommage de son adversaire ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sur 560 élèves-officiers, 79 sont morts ou disparus, 47 sont blessés, 366 restent vivants. 12 officiers et 30 élèves recevront la Croix de guerre. Le colonel Michon est terrassé par une embolie pulmonaire à Montauban, le 26 octobre 1940. Son corps est inhumé, à Dole, dans le caveau de sa famille.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« Nous vous avions confié nos enfants. Je vous remercie d’en avoir fait des hommes » [2]</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En faisant des Cadets de Saumur un nom de légende, la Grande Histoire a failli, laissant le grand public ignorant du nom de leur chef. Réparation fut faite de cet oubli en 2020, lorsque sa petite-fille, Pascale Michon, publie, avec le journaliste et biographe Thierry Dromard, une biographie richement sourcée. Avec « Le colonel Charles Michon, Chef des Cadets de Saumur, L’honneur au prix du sacrifice », ressuscite la vie héroïque d’un officier français resté debout, dans le tumulte des journées de juin 1940.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/edouard-corniglion-molinier-linsouciance-dun-chevalier-du-ciel/29/11/2023/">Édouard Corniglion-Molinier : l’insouciance d’un chevalier du ciel</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l’occasion de la préface de cet ouvrage, le général de brigade Patrice Dumont Saint Priest, ancien commandant de l’École de cavalerie, souligne que « cette décision n’est pas celle d’un irresponsable ou d’un va-t-en-guerre, c’est au contraire celle d’un colonel d’expérience, ayant déjà beaucoup souffert, celle d’un homme de devoir, de caractère et de convictions, celle d’un officier de cavalerie qui n’avait rien à gagner et tout à perdre, et enfin celle d’un chef respecté par ses hommes ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_11889" aria-describedby="caption-attachment-11889" style="width: 204px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-11889 size-medium" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?resize=204%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="204" height="300" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?resize=204%2C300&amp;ssl=1 204w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?resize=695%2C1024&amp;ssl=1 695w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?resize=768%2C1132&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?w=950&amp;ssl=1 950w" sizes="(max-width: 204px) 100vw, 204px" /><figcaption id="caption-attachment-11889" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pascale Michon et Thierry Dromard, Le colonel Charles Michon, Chef des Cadets de Saumur, L’honneur au prix du sacrifice, 2020, Éditions Lamarque, 207 p., 19 euros</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">[1] Lettre du colonel Charles Michon à son épouse, 11 avril 1915. Cité par Pascale Michon et Thierry Dromard, <em>Le colonel Charles Michon, Chef des Cadets de Saumur, L’honneur au prix du sacrifice</em>, 2020, Éditions Lamarque, p. 19.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">[2] Hommage du père de l’un des Cadets de Saumur au colonel Charles Michon. Cité par Pascale Michon et Thierry Dromard, <em>op. cit.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Cécile Chabaud : De femme et d’acier</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/cecile-chabaud-de-femme-et-dacier/10/11/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Chevalier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2024 15:58:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Chabaud]]></category>
		<category><![CDATA[Première Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=11039</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 10/11/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/cecile-chabaud-de-femme-et-dacier/10/11/2024/">Cécile Chabaud : De femme et d’acier</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le nouveau <a href="https://www.lisez.com/livre-grand-format/de-femme-et-dacier-prix-des-femmes-de-lettres-2024/9782359054002">roman</a> de Cécile Chabaud, <em>De femme et d&rsquo;acier</em> est fondé sur l&rsquo;histoire hors du commun de l&rsquo;unique femme médecin de la Première Guerre mondiale.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De femme et d’acier. L’une et l’autre sont conjugués à merveille par Cécile Chabaud qui retrace l’histoire d’une femme inconnue de la grande histoire. Cette femme, c’est Nicole Girard Mangin, première et seule femme médecin française à vivre la violence de la Grande Guerre.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une simple erreur de syntaxe sur les registres de la mobilisation a suffi pour faire naître un destin hors du commun. Un destin ou plutôt une épopée que seule Nicole a su manier au gré des affres de la guerre, de la bêtise des hommes et de la condition précaire des femmes de l’époque. De l’oubli à la mémoire, c’est la devise de Cécile Chabaud qui nous livre une histoire retentissante, empreinte d’amours déçus, d’ambition, de féminisme et de bravoure.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/">Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cécile Chabaud, professeur de lettres à Paris, nous livre un témoignage élégant. Il s’agissait de remettre à l’honneur un féminisme traversé par la lutte incessante pour le droit des femmes de l’époque. Nicole Girard en est la proue solide, ne se rabaissant jamais au mot de trop. Et c’est ce que défend Cécile Chabaud, « un féminisme plein de panache ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Tout commence par un amour déçu, d’un abandon total de Nicole à un homme pour qui elle donne tout et perd tout. Un amour fondé sur une trahison ou pire encore un simple « coup de dé ». On s’attendait à un amant rencontré dans les tranchées ou sur un lit d’hôpital comme dans les bonnes vieilles comédies romantiques, on y trouve bien mieux. On y trouve les faiblesses d’un homme et la naïveté d’une femme. On y trouve le deuil et la mort qui donnent naissance à l’espoir et à la réussite. De l’université au dispensaire, l’auteur dépeint la maladie, la misère et les conditions difficiles de la santé de l’époque. La guerre vient bouleverser l’équilibre, encore fragile, bâti par ces femmes aux talents multiples. Cette guerre révèle la fragilité et la force de chacune d’elle, mais surtout notre héroïne qui agit comme un véritable phare. Nicole Mangin, c’est une vie blessée en quelque sorte, mais une vie qui en vaut mille.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/citadelle-de-saint-exupery-une-allegorie-poetique-et-politique/31/08/2024/">« Citadelle » de Saint-Exupéry : une allégorie poétique et politique</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans sa chère campagne des Bords de Seine jusque dans les salons de littérature parisiens, Cécile Chabaud obtient le prix des femmes de lettres. C’est la légèreté de son langage et la recherche acharnée qui l’ont porté jusque-là et qui nous porte désormais comme un chant d’espoir. Dans la violence, la blessure, il y a un cœur qui bat. Un être qui souhaite se mouvoir. Derrière chaque femme, il y a une Nicole Mangin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_11046" aria-describedby="caption-attachment-11046" style="width: 186px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="wp-image-11046 size-medium" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/11/51GPO6cydL._AC_UF10001000_QL80_.jpg?resize=186%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="186" height="300" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/11/51GPO6cydL._AC_UF10001000_QL80_.jpg?resize=186%2C300&amp;ssl=1 186w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/11/51GPO6cydL._AC_UF10001000_QL80_.jpg?w=621&amp;ssl=1 621w" sizes="(max-width: 186px) 100vw, 186px" /><figcaption id="caption-attachment-11046" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cécile Chabaud. De femme et d&rsquo;acier. Paris, L&rsquo;Archipel, août 2024, 240 p.</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 09:34:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Madeleine Fourcade]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvette Dionisi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 14/10/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/">Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Seule femme en charge du renseignement militaire au sein de la Résistance, Marie-Madeleine Fourcade s’est hissée, à seulement trente ans, au sommet du réseau Alliance et de ses 3 000 membres. Mère de famille et dirigeante de presse, libre et engagée, elle mena, durant une grande partie de la Seconde Guerre mondiale, une « Arche de Noé » au service de la France.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Marie-Madeleine Fourcade est née le 8 novembre 1909 à Marseille. Son père, directeur des Messageries maritimes françaises à Shanghai et membre du 2<sup>ème</sup> Bureau, y est rejoint par sa femme et ses enfants, choix original pour l’époque. La fratrie y reçoit une éducation moderne et cosmopolite : tandis qu’une <em>amah</em> leur enseigne la culture chinoise, une institutrice anglaise leur permet une émancipation précoce, due à la place tout à fait particulière qu’occupent les femmes au sein de la société britannique. Elevée dans la conscience du Premier conflit mondial, qui ne la touche en réalité que de loin, Marie-Madeleine (née Bridou) développe dès l’enfance un très fort attachement à sa patrie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/citadelle-de-saint-exupery-une-allegorie-poetique-et-politique/31/08/2024/">« Citadelle » de Saint-Exupéry : une allégorie poétique et politique</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Orpheline de père dès 1922, elle intègre le couvent des Oiseaux à Paris, puis l’Ecole normale de musique, y étudiant le piano. Mariée à dix-sept ans au capitaine Edouard-Jean Méric, elle le suit au Maroc en 1925. Suivant son mari dans le bled, elle apprend l’arabe, l’équitation, la conduite automobile, les soins d’urgence et d’accouchement et gagne le respect des caïds et des femmes indigènes. Libre et féminine, elle marque les réceptions de l’état-major stationné à Rabat mais rentre dès 1933 à Paris, avec ses deux enfants, séparée de son mari. Rue Vanneau, elle mène une vie agréable, au cours de laquelle elle obtient une licence de pilote ainsi qu’un emploi à Radio-Cité comme publiciste, où elle côtoie Colette.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Rencontre avec Georges Loustaunau-Lacau</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Fréquentant les salons catholiques parisiens, elle assiste chez sa sœur, Yvonne Georges-Picot, aux échanges qui opposent les deux grands officiers du temps, issus de la même promotion de l’Ecole de guerre, Charles de Gaulle et Georges Loustaunau-Lacau. Séduit par la personnalité de Marie-Madeleine Méric, qui n’hésite pas à intervenir lors des discussions stratégiques, ce dernier demande à la rencontrer. Persuadé que « nous allons être confrontés à une Seconde Guerre mondiale et [qu’]il faut s’y préparer », Georges Loustaunau-Lacau tait ses activités à la tête du réseau Corvignolles, qui chasse les communistes évoluant au sein des armées et lui présente son ambition de créer un réseau de renseignement en Belgique, en Suisse et en Allemagne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/napoleon-iii-lhistorien-thierry-lentz-celebre-la-modernite-inachevee-dun-illustre/15/02/2023/">Napoléon III : l’historien Thierry Lentz célèbre la modernité inachevée d’un Illustre</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La publiciste de Radio-Cité, propriétaire d’une Traction Avant 11 chevaux, est toute indiquée pour établir des contacts avec des informateurs et ainsi prendre le pouls du pays. Très efficace, Marie-Madeleine Méric gère également le groupe de presse de l’officier, La Spirale, notamment orienté vers la propagande anticommuniste et antiallemande. En trois ans, elle s’impose auprès de Loustaunau-Lacau, qui la décrit ainsi : « <em>Elle est le chef d’état-major, le pivot sans lequel rien ne peut tourner : elle a une mémoire d’éléphant, une prudence de serpent, un instinct de fouine, une persévérance de taupe et elle peut être méchante comme une panthère</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un Hérisson à la tête de l’Arche de Noé</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En juin 1940, Marie-Madeleine Méric confie ses enfants à sa mère et rejoint, dans les Pyrénées-Atlantiques, « Navarre », Georges Loustaunau-Lacau, évadé et Châlons-sur-Marne. Se pose alors la question de l’entrée de chacun dans « l’Armée des Ombres ». Après un contact décevant avec le général de Gaulle, elle s’infiltre au sein des administrations déplacées à Vichy dans le double but de constituer des PC de renseignement opérationnels ainsi que de récolter des fonds. Fin 1940, le « réseau SR Alliance » passe dans la clandestinité totale et le quartier général déménage à Pau.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dès l’été 1941, Marie-Madeleine Méric change de dimension : « Navarre » condamné à de la prison ferme pour avoir tenté de faire entrer l’Armée d’Afrique en dissidence, elle informe Londres et l’Intelligence Service, par un télégramme rédigé au masculin, qu’elle prend la tête du réseau. En octobre, les six premiers émetteurs livrés par les Britanniques sont en fonction. Liant des contacts avec l’ambassade de France à Madrid, elle surprend, comme femme, le monde des renseignements, qui lui fait cependant confiance du fait de ses résultats dans l’organisation du plus grand réseau en lien avec l’Intelligence Service. Elle y emploi de nombreuses femmes et y développe des couvertures inspirées de noms d’animaux : le groupe mené par « Hérisson » est surnommé par les Allemands « l’Arche de Noé ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/leurope-au-temps-de-napoleon-lechec-de-lunification-raconte-par-jean-tulard/12/12/2020/">«L’Europe au temps de Napoléon» : l’échec de l’unification raconté par Jean Tulard</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A une époque où un chef de réseau ne reste en place qu’en moyenne six mois, elle part pour Londres en juillet 1943, après trente-deux mois de commandement. Sommée de rester en Angleterre, où sa connaissance des organisations clandestines est requise, elle assiste à l’hécatombe qui atteint le BCRA, au sein duquel « Alliance » se fond en mars 1944. Les sections du réseau en Bretagne et en Méditerranée procurent d’importants renseignements à la Royal Navy, qui protège ses opérations des U-Boot. Une carte détaillée de dix-sept mètres de long détaillant les défenses allemandes sur les côtes normandes est apportée par l’un de ses agents à l’état-major britannique qui s’étonne du niveau de précision fourni.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Retour en France : l’honneur dans l’horreur</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En mars 1944, le MI6 informe Marie-Madeleine Méric qu’elle est autorisée à rejoindre la France, sous deux identités, qu’elle incarne en se grimant. Se rendant à Aix-en-Provence afin de préparer le prochain débarquement, elle est victime d’une rafle de grande ampleur : refusant de s’adresser à quelqu’un d’autre que le responsable de la Gestapo, elle gagne une nuit. Extrêmement amaigrie, elle parvient à se faufiler entre les barreaux de sa cellule et s’enfuie, pieds nus, dans la campagne. Rejoignant des amis, elle est informée de la vague d’assassinats qui marque les prisons : dans la panique des débarquements de Provence et de Normandie les Allemands liquident tous les suspects qu’ils détiennent. Au volant d’une ambulance de la Croix-Rouge, « Hérisson » suit de près l’avancée américaine dans l’espoir de retrouver les membres de son réseau.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sur le millier de membres du réseau Alliance arrêtés, 438 disparaîtront. Avec grande dignité, Marie-Madelaine Méric affronte les deuils successifs : « <em>J’ai été couverte de honte toute au long de l’occupation par le manque de moyens qui m’empêchaient de sauver mes amis incarcérés. On finissait par admettre sauvagement l’inéluctable : un homme pris était un homme perdu </em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/la-fin-du-moyen-age-une-epoque-dune-rare-vitalite-creative/01/10/2020/">«La fin du Moyen Âge» : une époque d’une rare vitalité créative</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La vie de cette « inclassable » résistante ne s’est pas arrêtée en 1945. Le 20 novembre 1947, elle épouse l’homme d’affaires et Français Libre Hubert Fourcade, qu’elle avait rencontré à Londres, ce qui la rapproche de la nouvelle société gaulliste. Marie-Madeleine Fourcade</span><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"> poursuit, quelques années après-guerre, son travail de renseignement au profit du MI6, portant son attention sur les réseaux communistes. En 1957, elle est présentée à Elisabeth II pour ses actions en faveur du renseignement britannique, à la demande du monarque. La <a href="https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/20635/Libre-et-resistante-Marie-Madeleine-Fourcade">biographie</a> que lui consacre en 2024 Sylvette Dionisi témoigne d’un engagement sans faille : animatrice de <em>La Voix de la Résistance</em>, elle préside la Comité d’action de la Résistance et s’engage politiquement en faveur du gaullisme.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Décédée à près de 80 ans au Val-de-Grâce, Marie-Madeleine Fourcade bénéficie, par l’intermédiaire du ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, d’une dérogation lui ouvrant le droit à des funérailles aux Invalides : elle est la première femme honorée en ce lieu. Durant l’homélie prononcée par le révérend Père Riquet, furent exaltée un esprit de Résistance hors du commun ainsi qu’une féminité sublimée par l’engagement : « <em>Admirable exemple d’un courage viril en cœur de femme, elle s’est dépensée jusqu’à son dernier souffle pour sauvegarder la mémoire des héros de l’Armée des ombres, mais également venir en aide à leurs veuves et à leurs orphelins ainsi qu’aux rescapés et handicapés […]. Elle avait le don des mots qui réconcilient et qui entraînent, avec la finesse et la grâce de sa féminité que la guerre n’avait pas compromise</em> ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Avec <em>Libre et résistante. Marie-Madeleine Fourcade. L’inclassable</em>, l&rsquo;auteur poursuit un nécessaire devoir de mémoire, renouvelant au profit du grand public les précieux souvenirs de cette résistante de premier plan, publiés en 1968 sous le titre <em>L’Arche de Noé</em>. Sylvette Dionisi est présidente de <em>Res Femina</em>, association créée en 2009 afin de promouvoir l&rsquo;engagement citoyen des femmes dans la sphère publique et politique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_10932" aria-describedby="caption-attachment-10932" style="width: 195px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-medium wp-image-10932" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?resize=195%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="195" height="300" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?resize=195%2C300&amp;ssl=1 195w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?resize=667%2C1024&amp;ssl=1 667w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?resize=768%2C1179&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?w=912&amp;ssl=1 912w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" /><figcaption id="caption-attachment-10932" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sylvette Dionisi, <em>Libre et résistante</em>. Marie-Madeleine Fourcade. L’inclassable. Paris, Les éditions du Cerf, mai 2024, 239 p.</span></figcaption></figure>
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		<item>
		<title>« Citadelle » de Saint-Exupéry : une allégorie poétique et politique</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/citadelle-de-saint-exupery-une-allegorie-poetique-et-politique/31/08/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Domitille Casarotto]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Aug 2024 15:00:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine de Saint-Exupéry]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Citadelle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=10792</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 31/08/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/citadelle-de-saint-exupery-une-allegorie-poetique-et-politique/31/08/2024/">« Citadelle » de Saint-Exupéry : une allégorie poétique et politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Saint-Exupéry donne voix dans son ouvrage posthume <em>Citadelle</em> (1948) à un seigneur berbère, lointain cousin du Petit Prince peut-être. Il porte les méditations personnelles et spirituelles de l’auteur.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Depuis 1936, Antoine de Saint-Exupéry vit avec en lui ce jeune souverain du désert et les conseils sages que ce dernier a hérité de son père. C’est ce que l’aviateur transcrit dans ce qui s’apparente à un recueil de réflexions sur les hommes, la cité, et l’art difficile de les faire chacun grandir. Le désert y est bien plus qu’une toile de fond, mais colore le récit de son parfum de liberté. Liberté d’ériger pour les hommes une noble citadelle. Liberté pour l’auteur, à la fois poète et philosophe, de n’être tenu par aucune contrainte, de laisser sa plume passer des aphorismes aux démonstrations politiques, des métaphores singulières et évocatrices aux pensées profondes d’un chef qui voudrait élever les siens.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → </strong><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/saint-exupery/04/04/2019/"><strong>Antoine de Saint-Exupéry : portrait d’un rêveur </strong></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A travers ses figures littéraires discrètes, ce ton humble qui mêle contemplation lucide de la réalité humaine et idéal, se dessine tout un art de gouverner. Son objectif est de guider les hommes, non pas vers le bonheur mais vers la grandeur, vers ce qui les dépasse. Une Citadelle à laquelle chacun contribue et où l’on s’anoblit en bâtissant. Le lecteur devient bâtisseur lui aussi, bâtisseur de sa citadelle intérieure à la lecture de cet ouvrage qui pousse aux considérations sur la communauté comme à une introspection silencieuse.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« N’est rien une victoire qui dure. Non plus vivifiante. Mais amollissante et ennuyeuse. Car il n’est point alors victoire mais simple paysage accompli », écrit Saint Exupéry sous les traits du jeune prince.  Au ton bref et mystérieux, ces mots imagés témoignent d’une esthétique épurée et profonde comme le sont les immensités de dunes. Il livre dans cet extrait les délibérations d’un stratège sur la victoire et ses conséquences, mais aussi les rêveries d’un homme qui revient sur sa vie et prend conscience de ce qu’elle lui a enseigné. Certains passages, succédant parfois à des explications sur la justice ou le courage dans la cité, ne sont pas toujours compréhensibles mais évoquent avec symbolisme un souvenir, une impression. C’est cette beauté diffuse, sans pourquoi, qui fait l’ardeur d’un peuple et lui donne son âme, car l’éthique et l’esthétique sont intimement liées.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → </strong><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/edouard-corniglion-molinier-linsouciance-dun-chevalier-du-ciel/29/11/2023/"><strong>Édouard Corniglion-Molinier : l’insouciance d’un chevalier du ciel </strong></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« Ta cité mourra avant d’être achevée. Car ils vivaient non de ce qu’ils recevaient mais de ce qu’ils donnaient ». Comme les citadelles des hommes, le recueil de Saint Exupéry demeure inachevé. Il a été publié après sa mort par ses proches qui assemblèrent eux-mêmes ses notes. Mais chaque chapitre de ce qui se voulait d’abord être un poème contient à lui seul une grande puissance de réflexion sur des sujets variés que l’auteur traverse dans d’autres de ses ouvrages<a href="https://www.antoinedesaintexupery.com/ouvrage/citadelle-1948-2/">.</a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Germaine ou la France : vie et écrits de Madame de Staël</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/germaine-ou-la-france-vie-et-ecrits-de-madame-de-stael/29/04/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 15:56:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Germaine de Staël]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Madame de Staël]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution française]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=10373</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/04/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/germaine-ou-la-france-vie-et-ecrits-de-madame-de-stael/29/04/2024/">Germaine ou la France : vie et écrits de Madame de Staël</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Madame de Staël fut sans aucun doute le plus grand esprit féminin de la Révolution française. Fine lectrice des Lumières, critique littéraire avertie, ennemie terrible de Bonaparte, elle influa sur un siècle entier en dévoilant à la France le sentiment allemand, forgeant ainsi un nouvel « esprit européen ».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Anne-Louise-Germaine Necker est née le 22 avril 1766 en l’hôtel d’Hallwyll à Paris. Issue d’une famille de protestants genevois très aisée, son père, Jacques Necker, est ministre des finances de Louis XVI de 1776 à 1781. Elle est élevée par sa mère, fille d’un pasteur calviniste, qui lui transmet les conceptions dévotes et encyclopédiques du moment, affichant ainsi une opposition frontale aux injonctions éducatives présentées par l’<em>Émile</em> de Jean-Jacques Rousseau. Le salon de Suzanne Necker est alors un haut lieu de la vie parisienne : y prennent part le naturaliste Buffon, le diplomate bavarois Friedrich Melchior Grimm ou encore le critique suisse Jean-François de La Harpe. Dès quatorze ans, Anne-Louise Necker y tient déjà un cercle et converse, brillant par son latin, son anglais et sa culture littéraire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/numa-denis-fustel-de-coulanges-actualite-de-lhistorien-de-la-cite-antique/14/03/2024/">Numa-Denis Fustel de Coulanges : actualité de l’historien de la Cité antique</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Auréolée du prestige de son père, Anne-Louise Necker repousse les prétendants les plus prestigieux du monde protestant : l’ambassadeur de Suède Axel de Fersen, propriétaire du Royal-Suédois et correspondant secret de la reine Marie-Antoinette, le général allemand Georges-Auguste de Mecklembourg, beau-frère du roi de Grande-Bretagne George III, le colonel Louis-Marie de Narbonne-Lara, fils naturel de Louis XV ou encore William Pitt, Premier ministre britannique. En 1786, à dix-neuf ans, elle consent à épouser le baron Erik Magnus Staël von Holstein, ambassadeur de Gustave III de Suède à Versailles. Aristocrate d’origine immémoriale mais ruiné, le diplomate, âgé de dix-sept ans de plus que sa femme, profite d’une dot confortable et relève son train de vie. Anne-Louise Necker devient alors Germaine de Staël et entre dans le monde.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Paris : Amours, idées et politique</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">A l’heure où les femmes des salons font et défont les rois, Madame de Staël accueille le premier mouvement révolutionnaire avec enthousiasme. Son regard change bien vite, à mesure des atrocités que voit naître cette France nouvelle. Elle présente un plan d’évasion des Tuileries à destination de la famille royale dès 1789 et, après la mort du roi, transmet au gouvernement révolutionnaire une défense en faveur de Marie-Antoinette. Le salon de Madame de Staël ouvre dès 1795, en l’hôtel de Suède, rue du Bac. S’y présentent les principales figures de la nouvelle génération, marquée par la guerre d’Indépendance américaine. Outre la réception régulière du marquis de La Fayette, du marquis de Condorcet, du comte de Clermont-Tonnerre ou du vicomte de Noailles, l’hôte la plus courue de Paris se lie avec Mathieu de Montmorency-Laval, qui mène sa croisade contre les Lumières, vit une passion incontrôlable avec Louis de Narbonne-Lara et finance le retour d’exil de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/charles-de-broglie-un-diplomate-espion-promoteur-de-la-fayette/29/09/2022/">Charles de Broglie : un diplomate espion promoteur de La Fayette</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Attachée à l’unité de l’Europe, elle publie une brochure destinée au Premier ministre britannique, <em>Réflexions sur la paix adressées à M. Pitt et aux Français</em>. Liée avec Benjamin Constant, elle anime à ses côtés l’influent Cercle constitutionnel, théâtre intellectuel au sein duquel se développe l’idée que le Fructidor du Directoire préfigure le Brumaire de Bonaparte. D’abord fascinée par le vainqueur de l’Italie, Germaine de Staël aurait quitté une entrevue outrée, lui ayant demandé « <em>Général, quelle est pour vous la première des femmes ?</em> » et s’étant vu répondre « <em>Celle qui fait le plus d&rsquo;enfants, Madame</em> ». Préoccupée du sort des droits féodaux des propriétaires suisses, elle s’emploie à empêcher la conquête des cantons par l’armée républicaine. Elle est finalement interdite de séjour parisien par Bonaparte, ce qui l’oblige à s’établir à Coppet, auprès de son père. Malgré plusieurs tentatives de retour, elle reste persécutée par la Révolution pour son attachement à la monarchie constitutionnelle, et est contrainte de se réfugier en Suisse à plusieurs reprises, au mépris du statut de diplomate de son mari.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’exil : « Un seul homme de moins et le monde serait en repos »</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Eloignée de Paris, Germaine de Staël publie en 1802 son premier roman, <em>Delphine</em>, un ouvrage anticatholique primaire, dont les considérations sur la condition féminine, en net recul depuis la fin de l’Ancienne France, constituent une charge contre le Code civil. Si cette attaque lui vaut un immense succès en Europe, elle signe aussi son éloignement. Après un voyage de plusieurs mois en Allemagne en 1804, où elle rencontre Goethe et Schiller, elle entreprend la rédaction de <em>L’Allemagne</em>, bientôt suivi, dans le même esprit, par <em>Corinne ou l’Italie</em>. Ces deux œuvres majeures constituent la découverte par la France des auteurs allemands et italiens. Si le ton romantique reste tout à fait ancré dans l’époque, la teneur des propos révèle une véritable modernité : celle de l’équilibre entre pensée classique et élans libertaires, la seule qui eut pu mettre un terme aux errements de la Révolution.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/guillaume-le-marechal-vie-epique-du-meilleur-chevalier-du-monde/25/10/2023/">Guillaume le Maréchal : vie épique du «meilleur chevalier du monde»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Avançant avant l’heure l’idée d’un « esprit européen », Madame de Staël pourrait être rapprochée de Tocqueville qui, dans sa <em>Démocratie</em>, présentera la nécessité d’une prise en compte des problèmes ayant provoqué la Révolution mais mettra en garde contre l’inévitable tyrannie de la majorité. Première opposante à Napoléon, qui la fera sans cesse espionner, la nommant « cette folle », elle sera reçue à Stockholm ainsi qu’à Saint-Pétersbourg. Veuve depuis 1802, elle se remarie en 1811 avec un officier genevois, Albert de Rocca, ce qui lui permet d’ouvrir à nouveau son salon, résolument tourné vers la Restauration de la maison de Bourbon et la réalisation de la monarchie constitutionnelle. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Lorsque le ministre de la Police, Savary, homme de confiance de Bonaparte responsable de la perte de Cadoudal et de la mort du duc d’Enghien, lui annonce que <em>De l’Allemagne</em> « n’est point français », Madame de Staël lui répond, en héroïne libertaire : « <em>Quelle gracieuse manière d’annoncer à une femme alors, hélas ! mère de trois enfants, à la fille d’un homme qui a servi la France avec tant de foi, qu’on la bannit, à jamais, du lieu de sa naissance, sans qu’il lui soit permis de réclamer d’aucune manière contre une peine réputée la plus cruelle après la condamnation à mort !</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si Germaine de Staël devint l’exemple que l’Empereur ne sut jamais considérer les femmes sans y voir autre chose que des dangers, celle-ci lui montrera toute sa supériorité en lui proposant sa plume lors de l’exil sur l’île d’Elbe. Visitant Joséphine à la Malmaison, elle tentera, à son retour à Paris, de comprendre celui qui manqua le monde. Hélas, l’exil ayant fait de l’opium le support de son génie, Madame de Staël succombe le 14 juillet 1817 d’une hémorragie cérébrale.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Inclassable Madame de Staël </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Femme de passion, Germaine de Staël déclencha toute sa vie les sentiments les plus divers. Amante effrénée des plus grands esprits de son temps, elle connut les attaques de tous les partis, des jacobins aux ultras. Huée par les Classiques, elle sera contestée par les Romantiques tardifs qu’elle a pourtant nourri. A la fin du XIXème siècle, <em>De l’Allemagne</em> lui vaut un ressentiment important, lié à la défaite &#8211; d’un Bonaparte ! – qui entraina une peine de cinquante ans envers les Provinces perdues. Les libéraux de tout temps ne lui pardonnant jamais son attachement au roi, les nationalistes n’entendant pas son européisme romantique, Madame de Staël fut, durant le siècle qui suivi sa mort, associée à la polémique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/eugene-sue-un-romancier-pour-les-parisiens/30/01/2024/">Eugène Sue : un romancier pour les Parisiens</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ses écrits purent être oubliés, sans doute plus par froid rejet que par une critique stylistique véritable, laquelle pourrait pourtant être nourrie de bien des observations sur ce romantisme des premiers temps, parfois si sentimental qu’il en devient étouffant. Plus encore que l’oubli de l’œuvre, le temps participa à l’effacement de la Femme, laquelle fut pourtant, au cœur des temps les plus troublés que connu la France, une figure à part entière, bien difficile à cerner. Fille du dernier grand ministre de la Monarchie, élevée dans l’un des salons féminins les plus courus, elle fut de toutes les cours et de tous les cercles, y tenant les premières places. Si, vivante, le monde la manqua, morte, elle le possède.</span></p>
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		<title>Jean Mariotti : un poète de Nouvelle-Calédonie à l’exil volontaire</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-mariotti-un-poete-de-nouvelle-caledonie-a-lexil-volontaire/24/06/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jun 2023 10:16:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Mariotti]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Calédonie]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=9074</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 24/06/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-mariotti-un-poete-de-nouvelle-caledonie-a-lexil-volontaire/24/06/2023/">Jean Mariotti : un poète de Nouvelle-Calédonie à l’exil volontaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Jean Mariotti est l’une, si ce n’est la principale figure littéraire moderne de la Nouvelle-Calédonie, territoire le plus autonome de l’État et terre française la plus éloignée de Paris. Fils d’un bagnard, élevé dans la tradition kanak, lycéen amoureux des lettres, exilé volontaire à Paris, ce rêveur lyrique sera l’auteur de sept romans, de dizaines de nouvelles et poèmes ainsi que de contes inspirés de légendes mélanésiennes.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 23 août 1901 à Farino, sur la côte Ouest de la Grande Terre, Jean Mariotti est le huitième enfant de Paul Louis Mariotti, un corse transporté au bagne à l’âge de vingt et un ans pour vendetta, et de sa seconde épouse, Marguerite Aïna, elle-même fille d’un bagnard libéré originaire du Piémont. Libéré en 1884, Paul-Louis Mariotti devient peu à peu, s’inscrivant au cœur du nouveau schéma colonial voulu par les autorités françaises à Farino, l’un des acteurs majeurs de la Nouvelle-Calédonie du XXème siècle. Planteur de café et d’agrumes, éleveur et tanneur, Paul-Louis Mariotti offre à ses enfants une vie de travail, rude et rurale, où la nature se conquiert à cheval et se découvre à pied. Élu président de la Commission municipale de Farino en 1910, son fils ainé est employé des laboratoires miniers de la Société Le Nickel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/christiane-desroches-noblecourt-une-vie-pour-la-preservation-du-patrimoine-de-lhumanite/15/12/2023/">Christiane Desroches Noblecourt : une vie pour la préservation du patrimoine de l’humanité </a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De cette société d’exilés, attachés à la réussite au sein d’un régime juridique colonial et d’une expansion industrielle inédite, le futur écrivain reste d’abord, tout au long de son enfance, assez éloigné. Peu de temps après sa naissance, il est mis entre les mains, conformément à la coutume, d’une kanak, vraisemblablement nommée Aroua mais dont Watchouma demeurera l’occurrence littéraire au travers d’au moins deux de ses romans. Auprès de cette nourrice, bénévole envoyée par la chefferie locale mais qui restera attachée à la maison familiale, le jeune Mariotti connaitra une véritable initiation kanak.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les contes et légendes des peuples du Pacifique, leur sens et l’observation de la nature, l’inimitable mélange des monde de la nouvelle société de la Grande Terre dont s’est entourée l’enfance de ce fils de bagnard feront de lui un être dont l’ensemble de l’œuvre pourrait résonner comme un éternel remerciement. Alors que la Nouvelle-Calédonie emprunte à cette période un chemin nouveau, Jean Mariotti fait état d’une distance manifeste existant entre le Pacifique et la métropole : « <em>Je suis né dans ce qu’il est convenu d’appeler le bout du monde. Je suis né aux antipodes. Je suis né en Nouvelle-Calédonie, là où il fait nuit quand il fait jour en Europe </em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un exil intérieur … À bord de l’Incertaine</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">​Au sein de l’école républicaine et de sa brutale obsession pour la transformation des « petits kanaks » en « gens civilisés », il se montre un élève doué, faisant la fierté de sa famille. Sa découverte passionnée des auteurs classiques lui permet d’obtenir en 1920 le sésame qu’est le Certificat de Capacité coloniale. Entrant au lycée de Nouméa, il est désormais promis à la vie rêvée des jeunes colons, ouverte sur la métropole, loin de la société coloniale et de son harassant labeur. Découvrant les arts et les ambitions culturelles de la moderne Nouméa, il nourrit lui aussi le rêve de découvrir Paris, chose qu’il réalisera lors de son service militaire en 1922.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/guillaume-le-marechal-vie-epique-du-meilleur-chevalier-du-monde/25/10/2023/">Guillaume le Maréchal : vie épique du «meilleur chevalier du monde» </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La célèbre expression « changer de lieu, c’est changer de misère » qui lui est attribuée illustre pourtant l’ambivalence lyrique que recouvre cette fugue métropolitaine : en s’affranchissant de l’étroitesse d’une cité coloniale pour découvrir la grandeur de la ville que l’on dit Lumière, Jean Mariotti se condamne volontairement à vivre dans une atmosphère grise et bruyante, bien éloignée de toute nature sauvage. Dans son premier roman, <em>Au fil des jours. Tout est, peut-être, inutile</em> (1929), Jean Mariotti se définira d’ailleurs, au travers de son héros Jacques, comme un être « malade ». « <em>Il y a dans mon être conscient et sensible quelque chose qui ne va pas. Je suis ce produit hybride, le fils d’un colon, un broussard, un sauvage qui a reçu l’éducation d’un civilisé</em> ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Achevant ses obligations militaires en 1926, il épouse une géorgienne, Ludmilla Karjinska, et devient employé aux écritures chez Hachette. Bien vite, un nouvel emploi de secrétaire dans une société de caoutchouc lui permet, entouré de sa sœur Faustine, de se consacrer davantage à l’écriture. Après <em>Tout est peut-être inutile </em>(1929), il se lance dans l’écriture du prodigieux <em>Takata d’Aïmos</em>, publié en 1930, à la veille de l’exposition coloniale de mai 1931. Cet ouvrage, inspiré d’un récit légendaire tribal, confronte l’impitoyable et le superbe, figurant l’ingurgitation d’un enfant par un chef cannibale tout en plongeant le lecteur dans un tableau vivant, réellement observé depuis Farino, sa ville d’enfance, adossée à la forêt et surplombant les communes d’origine libre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Conquête du séjour paisible</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Diminué par un accident en 1930, profondément marqué par les décès successifs de ses parents en 1927 et 1934, ainsi que par l’hospitalisation de sa femme, Jean Mariotti souffre, au cœur de l’Europe déchirée des années 1930, de ne pouvoir se rendre sur son île. Avec <em>Nostalgie</em>, recueil poétique publié en 1935, c’est emplein de pudeur qu’il fait apparaitre pour la première fois les douleurs causées par l’exil. Ces douleurs intérieures s’apaisent chaque année à Oléron, où il anime des centres de loisirs, ce qui lui permet de renouer avec un imaginaire insulaire : les <em>Contes de Poindi</em> (1939) sont nés. Mobilisé en 1940, il est arrêté sur la ligne Maginot puis emprisonné au stalag de Fallingbostel jusqu’en 1942. « Evadé légal » pour raison de santé, il publie <em>À bord de l’Incertaine</em> (1942), véritable cri d’un cœur exilé, désireux d’apercevoir à nouveau les forêts et collines natales mais dont l’écho écolier des rêves de voyage entretient l’ambivalence des débuts.  </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/david-de-mayrena-un-aventurier-francais-devenu-roi-des-sedangs/24/01/2023/">David de Mayrena : un aventurier français devenu «roi des Sédangs» </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1947, l’écrivain retrouve la Grande Terre pour plusieurs mois et rentre à Paris chargé des <em>Nouveaux</em> <em>contes de Poindi</em> (1948). Auréolé d’un succès qui fait de lui l’écrivain de la Nouvelle-Calédonie par excellence, il réalise, à la demande du Conseil Général, un <em>Livre du Centenaire</em> (1953) au sein duquel transparait une volonté complexe de figurer une société calédonienne paisible, à la fois fidèle à la France et attachée à la culture kanak. Cette vie paisible en Nouvelle-Calédonie rêvée par Mariotti demeure, alors qu’elle sera largement entravée par le sang et les rancœurs au cours du XXème siècle, à jamais inscrite au sein des <em>Contes de Poindi</em>.  </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette histoire est celle de la grande lutte qui donna l’accord majeur des éléments contraires ». L’idée de Conquête du séjour paisible, sous-titre des Contes, permet de se plonger un instant dans ce rêve, d’entrer dans la part d’enfance qui marqua à jamais un grand conteur : « <em>Poindi, dans sa case, avant de s’endormir, écoutait le bruit du vent dans les feuilles. Tout là-haut, dans la brise, le pin colonnaire et le cocotier se parlaient par leurs branches. Leurs voix étaient sereines et leurs propos amicaux. Cette case était bien le lieu du séjour paisible</em> ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Plus encore, Jean Mariotti interroge le lien de chacun à sa terre, soit la volonté propre de l’Homme de renouer avec ses racines, parfois avec incertitude. L’expérience de l’exil, loin de la tribu, racontée dans <em>À bord de l’incertaine</em> en est la plus belle preuve : « <em>Retrouver Nemdin</em><em>e, c’était retrouver la vie perdue. Hors de ce coin de terre, les canaques de Nemdine était des parias, des êtres incomplets, ni mort ni vivants, sans espoir et maudits pour toujours. Il fallait retrouver la terre des ancêtres, reconstruire la tribu</em><em>, se mettre en accord avec les puissances de la Terre et des airs, continuer la vie selon la Loi</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un poète pour l’éternité</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Résolument océanien, naturellement éloigné de toute tentation pour l’exotisme littéraire, Jean Mariotti réussit l’exploit d’accompagner les rêves d’Outre-mer de ses lecteurs de façon réaliste, jamais empruntée, toujours vécue. Son regard omniscient, intérieur aux scènes décrites, fera dire à l’historien Louis-José Barbançon que « <em>son coup de crayon est précis. Il ne peint pas la nature calédonienne, il la dessine</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/adrien-conus-du-chasseur-de-brousse-a-la-france-libre/06/11/2022/">Adrien Conus : du chasseur de brousse à la France libre </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Expliquant le silence de la littérature calédonienne qui perdurera durant les quarante années qui suivront la mort de l’écrivain, en 1975, le spécialiste de l’histoire des bagnards expliquera que « <em>l’œuvre de Mariotti est un tel monument qu’il faut oser écrire et surtout, publier après lui</em> ». Installé de toute éternité au panthéon des conteurs, Jean Mariotti reste, toujours selon le même observateur, « <em>le premier à faire comprendre que lorsqu’un insulaire monte sur sa colline, du haut de sa crète, lorsqu’il regarde à l’horizon, il ne voit pas que du bleu. Il peut voir le monde.</em> ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’ensemble des œuvres de Jean Mariotti est réédité par Les Editions Grain de Sable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Napoléon III : l’historien Thierry Lentz célèbre la modernité inachevée d’un Illustre</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/napoleon-iii-lhistorien-thierry-lentz-celebre-la-modernite-inachevee-dun-illustre/15/02/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 21:17:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon III]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Lentz]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=8699</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 15/02/2023</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>Dans son nouveau livre, l&rsquo;historien Thierry Lentz dresse un portrait flatteur de Napoléon III. Dernier empereur des Français, sa politique de 1848 à 1870 a fait rentrer la France dans la modernité.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Cent-cinquante ans après sa mort, le 9 janvier 1873, Napoléon III fait l’objet d’une proposition parlementaire « de résolution visant à rapatrier en France ses cendres », celles de l’Impératrice Eugénie et de leur fils, le prince Louis-Napoléon, tous trois inhumés en la crypte de l’abbaye de Farnborough, en Angleterre. Revendication déjà ancienne des politiques et des passionnés de ce rejeté de l’Histoire, ce plaidoyer récurrent est la marque d’une conscience nouvelle pour la modernité d’un règne souvent méconnu. Preuve en est, l’empereur faisait, en octobre 2022, sous la plume avertie de Thierry Lentz, son entrée dans la « Bibliothèque des Illustres », initiée par les Editions Perrin et la Bibliothèque nationale de France.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une analyse complète pour une entreprise inachevée</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le constat est sans appel : Napoléon III n’a été que trop injustement traité, tant par les historiens que par la mémoire collective et populaire. Responsable de l’humiliante défaite de 1870, souvent ramené à son coup d’Etat de décembre 1851, présenté avec un rire gras comme « Napoléon le Petit » par Victor Hugo, dernière incarnation d’un Empire en France mais aussi et surtout tout à fait méconnu des Français, Louis-Napoléon Bonaparte souffre d’une image plus issue du fantasme que de la réelle connaissance.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est temps de se pencher sur un homme, président de la République de 1848 à 1952 et empereur de 1852 à 1870. Fils du roi de Hollande Louis Bonaparte (1778-1846) et de la reine Hortense de Beauharnais (1783-1837), neveu de celui qui, vivant, avait marqué le monde, Louis-Napoléon naquit dans la nuit du 20 au 21 avril 1808 à Paris. Exilé dès son plus jeune âge entre Arenenberg, Augsbourg et Rome, condamné par son nom à quémander un droit de bourgeoisie dans les cantons suisses, il se rêva d’abord aventurier, rien ne pouvant le prédestiner à quoi que ce soit. Pourtant, la mort de Napoléon II, l’Aiglon, devait, le 22 juillet 1832, faire de lui la tête de la maison Bonaparte. Il écrivit alors à son ancien précepteur, l’abbé Bertrand, «<em> Le duc de Reichstadt m’a laissé l’épée de l’empereur ; c’est un don précieux dont je me rendrai digne</em> » : voilà qui devait présager d’un destin pour le moins extraordinaire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il ne put obtenir un quelconque pouvoir en 1836 à Strasbourg notamment, frisant le ridicule, il travailla jusqu’en 1845 à ce qu’on n’oublie pas son nom et à ce qu’on puisse imaginer, autour de lui, une doctrine politique : le bonapartisme naquit. Emprisonné au fort du Ham, Louis-Napoléon fit un serment, ne plus sortir « que pour aller aux Tuileries ou au cimetière ». Elu en 1848 au suffrage universel, le prince-président mit un coup d’arrêt à la IIème République en la renversant le 2 décembre 1851 puis en s’élevant au trône un an plus tard.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vient alors le temps des réalisations. Militaires d’abord, avec la Guerre de Crimée entre 1854 et 1856, les victoires de Magenta et Solférino en 1859 et la Guerre du Mexique. Diplomatiques ensuite, avec le traité de Turin instituant une alliance franco-sarde, la cession de Nice et de la Savoie et le traité de Hué, établissant la France en Cochinchine. Sociales aussi, avec la création de la Croix Rouge et la loi Ollivier sur les grèves en 1864, l’école primaire gratuite et obligatoire pour tous en 1867. De grands projets enfin, avec le Paris d’Haussmann dès 1853, les expositions universelles, de 1855 et 1867, la gare du Nord à partir de 1865 et l’inauguration du canal de Suez en 1869.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Aucun domaine donc n’échappe à cette étude rigoureuse, qui ne pousse qu’à un seul constat : celui d’une modernité certaine, qui doit à présent être connue, mais qui souffrira pour l’éternité d’être inachevée, comme s’il eut manqué de quelque chose, qui reste à définir, à analyser peut-être au cas par cas. On accueille donc volontiers les pistes laissées par l’auteur, qui, gageons-en, donneront à tous l’envie de consulter d’autres ouvrages plus spécifiques.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une plongée intime dans les grandeurs et petitesses d’une existence d’exception</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Louis-Napoléon Bonaparte devait finir sa vie le 9 janvier 1873, trois ans après la débâcle de Sedan, en exil à Londres. Il s’était consacré, durant ces deux années, à l’éducation du prince impérial, alors âgé d’une quinzaine d’années et qui devait trouver la mort en 1879 en territoire zoulou. La fin du rêve impérial n’entraine pas pour autant la fin abrupte de cet ouvrage, l’auteur ayant porté une attention à s’interroger, dans d’ultimes chapitres, sur le jugement de l’histoire, sur l’Empire lui-même, sur un Temps et un héritage tout entiers.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Prendre la mesure d’une époque, voilà sans doute ce que permet et réussit cette collection « Bibliothèque des Illustres ». De nombreux encarts, ici consacrés à Charles Auguste Demorny (1811-1865), Eugène Rouher (1814-1884) ou encore Emile Ollivier (1825-1913), dressent un portrait exhaustif d’une société toute entière. De beaux mots aussi, issus des plus belles plumes que connut le Second Empire, intelligemment piochés parmi les correspondances, les articles de presse, les témoignages de contemporains, illustrent chaque sujet. On ne se lasse pas d’envisager ainsi ce XIXème siècle où tout, même la guerre, était prétexte à manier le verbe, véritable témoin des dispositions humaines. Exemple en est cette phrase de Paul de Cassagnac (1842-1904), parue dans le Pays le 8 juillet 1870 : « <em>L’épée est tirée, sa lame luit au soleil et ce serait triste de la remettre au fourreau pour discuter à l’amiable de questions que seule la force peut et doit résoudre</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De belles images enfin, saisissent le regard et attisent l’intérêt, permettant une immersion tout à fait complète dans la société que connut Louis-Napoléon Bonaparte. Au fil des pages, le lecteur prendra plaisir à s’arrêter sur des reproductions de tous ordres : on s’amusera des décalages entre tableaux monumentaux et cruelles photographies, on s’étonnera de la profusion de gravures et d’imprimés contemporains mais surtout, on appréciera des choix éditoriaux que l’on devine longuement pensés.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Voilà donc un ouvrage qui était nécessaire et qui devait voir le jour au plus vite, car si rien n’est plus agréable au lecteur qu’un beau livre, rien également ne saurait mieux rendre hommage à un homme illustre. Tableau complet, bel objet, cette Modernité inachevée est à acquérir, à offrir comme porte d’entrée vers un âge désormais reconnu pour son intérêt. On complètera cette lecture en se rendant à l’un des évènements organisés par le collectif de municipalités « Ville Impériale » (Biarritz, Rueil-Malmaison, Nice, Auxonne, Fontainebleau, entre autres) sous le label « 2023 année Napoléon III – les 150 ans de la mort de Napoléon III ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_8703" aria-describedby="caption-attachment-8703" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-8703 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/02/61MAMPnlKVL.jpg?resize=640%2C914&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="914" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/02/61MAMPnlKVL.jpg?resize=717%2C1024&amp;ssl=1 717w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/02/61MAMPnlKVL.jpg?resize=210%2C300&amp;ssl=1 210w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/02/61MAMPnlKVL.jpg?resize=768%2C1097&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/02/61MAMPnlKVL.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-8703" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Thierry Lentz. Napoléon III. La modernité inachevée. Paris, Perrin/Bibliothèque nationale de France, octobre 2022, 255 pages.</span></figcaption></figure>
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		<title>«Le grand bonheur» de Nicolas Diat : immersion au cœur de la vie monastique à Fontgombault</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/le-grand-bonheur-de-nicolas-diat-immersion-au-coeur-de-la-vie-monastique-a-fontgombault/16/03/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Mar 2021 17:08:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Abbaye]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Éditeur]]></category>
		<category><![CDATA[Fontgombault]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Diat]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe de Villiers]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre de Villiers]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Sarah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nicolas Diat est éditeur et écrivain. Ces dernières années, il a édité des livres qui...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/le-grand-bonheur-de-nicolas-diat-immersion-au-coeur-de-la-vie-monastique-a-fontgombault/16/03/2021/">«Le grand bonheur» de Nicolas Diat : immersion au cœur de la vie monastique à Fontgombault</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Nicolas Diat est éditeur et écrivain. Ces dernières années, il a édité des livres qui ont suscité un réel engouement : <em>J&rsquo;ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu</em> de Philippe de Villiers, <em>Servir</em> et <em>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un chef</em> ? du général Pierre de Villiers ou <em>Le soir approche et déjà le jour baisse</em> du cardinal Robert Sarah.&nbsp;</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Son récit est vraiment de qualité. Il nous transporte littéralement au cœur de l&rsquo;abbaye bénédictine de Fontgombault. Elle est présentée ainsi par l&rsquo;auteur : «&nbsp;<em>Le monastère compte une soixante de moines. Ils sont venus de Solesmes en mai 1948 pour relever la vie contemplative. Depuis, Fontgombault a fondé et restauré six autres monastères</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Diat raconte, avec des mots justes et très souvent touchants, le quotidien des moines dans leurs différentes et nombreuses activités. Il confesse volontiers : «&nbsp;<em>Souvent, j&rsquo;ai contemplé, fasciné, le départ des moines lors d&rsquo;un après-midi de promenade. Franchie la porte dérobée du verger, les religieux se perdent dans la campagne. Ils marchent vite, par petits groupes, d&rsquo;un pas cadencé. Leurs habits noirs de laine fruste, les tuniques traditionnelles des fils de saint Benoît, forment des volumes étranges et impressionnants. Ils avancent, rient, se chamaillent gentiment. Les moines sont heureux&nbsp;</em>». L&rsquo;auteur ajoute également : «&nbsp;<em>Ces jours exceptionnels, ils se lancent dans de grandes conversations. Car le silence est habituellement une règle d&rsquo;or&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Diat nous révèle rapidement l&rsquo;objectif de son livre formulé par deux importantes questions :&nbsp;«&nbsp;<em>Comment comprendre ces hommes nimbés de mystère ? Les mots pourront-ils exprimer ce qui est d&rsquo;abord une aventure intérieure ?</em>&nbsp;» Les moines lui avaient alors répondu franchement :&nbsp;«&nbsp;<em>Votre tâche ne sera pas aisée&nbsp;</em>». Cependant, l&rsquo;auteur parvient à nous faire partager la vie des moines à travers des histoires enthousiasmantes et intimistes, bien que cet exercice se présente comme difficile. Pour celles et ceux ignorant tout des us et coutumes de la vie monacale, l&rsquo;auteur rapporte ce qui suit : «&nbsp;<em>Les sept offices du jour, et celui des matines, célébré la nuit, sont l&rsquo;ossature d&rsquo;un quotidien immuable. Il demeure jusqu&rsquo;à la mort. La nuit, il faut se lever à quatre heures trente du matin. Matines, laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres et complies se répètent, de jour en jour, de saison en saison&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A lire cette présentation, beaucoup considéreront que «&nbsp;<em>cette vie peut sembler humainement impossible&nbsp;».&nbsp;</em>De fait, elle ne peut être comparée à un long fleuve tranquille :<em>&nbsp;«&nbsp;Les embûches existent. Elles sont légion. Les moines de Fontgombault respirent pourtant la joie. La lumière de leur regard ne trompe pas. C&rsquo;est un bonheur simple. Car les contemplatifs ne sont pas des demi-dieux. Ils sont des hommes qui décident d&rsquo;orienter leurs jours vers Dieu&nbsp;</em>». L&rsquo;auteur précise :&nbsp;«&nbsp;<em>Leur programme est un voyage exaltant. Il ne se mesure pas&nbsp;</em>». Chaque personne doit avoir conscience qu&rsquo;en «&nbsp;<em>entrant dans un monastère, il faut abandonner les critères du monde. Le moine est un homme dépouillé, concentré sur les réalités d&rsquo;en haut, détaché des affaires terrestres. Sa vie n&rsquo;est plus la nôtre</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour tenter de percer les fondamentaux de leur existence, il convient de se répéter sans cesse la devise de saint Benoît : <em>Ora et labora</em>, «&nbsp;<em>Prie et travaille&nbsp;».&nbsp;</em>Diat explique à raison et avec conviction que&nbsp;<em>«&nbsp;le vrai bonheur ne se marchande pas, dans le monde comme dans un monastère. Pas à pas, en remettant son ouvrage sur le métier, le moine cherche le bon, le bien, le juste. La règle de saint Benoît est une quête inlassable de l&rsquo;équilibre. Equilibre du cœur, équilibre de l&rsquo;intelligence, équilibre de l&rsquo;âme. Pour ce faire, le moine fuit le méchant, l&rsquo;impie, le jouisseur et l&rsquo;avide. Rien de grandiose. Mais le combat est rude</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Diat précise que «<em>&nbsp;tous les travaux des moines sont enveloppés dans un grand tourbillon vers Dieu. Le père abbé donne une homélie, le frère s&rsquo;occupe d&rsquo;un bouquet de fleurs, le cellérier écrit un bilan comptable, le jardinier bine un rang de carottes ; ils ont tous une même importance. Chacun à sa place et à sa tâche, chacun à sa peine sous le regard du Très-Haut</em>&nbsp;». Ce récit passionnant nous invite à «&nbsp;<em>pénétrer dans un monde intemporel, une cité interdite, une société idéale&nbsp;</em>» qui nous permet de (re)découvrir le monastère dans ses différentes composantes : ferme, réfectoire, cellules, bibliothèque, hôtellerie, imprimerie, cloître, église, sacristie, chapitre…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Après avoir refermé cet ouvrage, les lecteurs qui ne connaissent pas encore Fontgombault désireront la découvrir sur place dans le Bas-Berry. Les autres, c&rsquo;est-à-dire ceux ayant déjà pu s&rsquo;y rendre en retraite, apprécieront du fond du cœur ce journal intime du monastère nous rappelant page après page, ligne après ligne, l&rsquo;importance de Dieu, de la prière, du travail bien fait et surtout de l&rsquo;humilité…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>6 février 1934 : une émeute antiparlementaire aux portes du palais Bourbon</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/6-fevrier-1934-une-emeute-antiparlementaire-aux-portes-du-palais-bourbon/06/02/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Feb 2021 12:51:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[6 février 1934]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Gilets jaunes]]></category>
		<category><![CDATA[Guillarme]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[palais Bourbon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=4739</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 06/02/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/6-fevrier-1934-une-emeute-antiparlementaire-aux-portes-du-palais-bourbon/06/02/2021/">6 février 1934 : une émeute antiparlementaire aux portes du palais Bourbon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong><em>L’Emeute</em> est, comme le sous-titre l’indique, un roman sur le 6 Février 1934. Dès les premières lignes de son avant-propos, l’auteur pose une question à laquelle bien des historiens ont tenté d’apporter une réponse : « L’Histoire repasse-t-elle ou non les plats ? ». Pour quelles raisons Guillarme nous soumet-il cette interrogation ?</strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il nous livre cette explication : « <em>Depuis le début de la crise dite désormais historiquement des Gilets Jaunes, on n’a pas manqué de part et d’autre de chercher dans l’Histoire de France le modèle d’un événement si extraordinaire qu’il semble avoir pris de court et stupéfié pour bien longtemps nos intellectuels A.O.C.</em> »</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est vrai que la grande majorité des dits intellectuels de notre époque ne méritent pas ce titre. Quant à la minorité qui n’a pas usurpé ce statut, force est de constater qu’elle ne brille pas par sa capacité à prévoir ou plus exactement à analyser les phénomènes sociaux et politiques de notre temps. Les intellectuels ayant correctement analysé les causes et les conséquences de ces « événements » n’appartiennent pas à la Nomenklatura.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/le-grand-bonheur-de-nicolas-diat-immersion-au-coeur-de-la-vie-monastique-a-fontgombault/16/03/2021/">« Le grand bonheur » de Nicolas Diat : immersion au cœur de la vie monastique à Fontgombault</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De fait, l’auteur fustige celles et ceux qui ont « évoqué le mouvement de mai 68 » comme référence des Gilets Jaunes. D’autres ont parlé de similitudes avec les Bonnets Rouges. En définitive, tout le monde opère des rapprochements, non pas selon un cadre intellectuel dénué d’idéologie, mais en fonction des idées défendues ici ou là, et rarement en allant au-delà des cinquante ou soixante dernières années. L’auteur rappelle que « <em>Christophe Castaner fut l’un des premiers à pousser des cris d’orfraie et à oser le rapprochement</em>… » avec les humeurs du 6 février 1934 !</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette posture confirme le propos que nous développions plus haut : l&rsquo;ancien ministre de l’Intérieur n’a pas produit une analyse objective de la situation, mais il est tombé dans le jeu des petits phrases politiciennes qui rabaissent la politique à des querelles de caniveau. Quoiqu’on pense des Gilets Jaunes quant à la pertinence de leurs actions et de leurs revendications, il faut vraiment ne pas être un fin connaisseur de la politique française et de l’Histoire de France pour opérer une comparaison entre ces deux mouvements, très différents sur la forme et le fond, dont l’un a duré un jour, et l’autre a continué plus d’un an après son lancement.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/la-fayette-le-destin-dun-heros-de-lindependance-americaine-raconte-par-gonzague-saint-bris/26/12/2020/">La Fayette : le destin d’un héros de l’indépendance américaine raconté par Gonzague Saint Bris</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans le même ordre d’idées, Guillarme cite Emmanuel Macron, qui avait déclaré le 1er septembre 2018 : « <em>Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres</em> ». Proclamer cela, en tant que Président de la République, revient à montrer sa méconnaissance de l’Histoire et les raisons qui ont poussé des milliers de Français à manifester dans la rue chaque samedi ou presque pendant 2 ans.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’auteur estime « <em>qu’on ne peut pas comparer les revendications des Français d’aujourd’hui concernant le pouvoir d’achat à la volonté de redressement moral de la France qui poussait les anciens combattants de droite comme de gauche, dans la rue, ce soir du 6 février 1934</em> ». Pour autant, Guillarme considère malgré tout que si « <em>l’Histoire de repasse pas les plats, il y a tout de même en France des fièvres qui ne passent pas</em> ».</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’auteur nous offre un roman historique racontant les événements de cette journée si particulière. Il nous présente une vaste et intéressante galerie de personnages : militants marxistes, socialistes, orléanistes, royalistes, légitimistes, hommes politiques, gardes mobiles… Nous voyons, entre autres, Pujo, Maurras et Daladier agir, réfléchir et douter. Guillarme arrive à nous communiquer l’atmosphère du 6 février 1934 en produisant beaucoup de références historiques et en faisant plusieurs clins d’œil, parfois sympathiques, drôles ou acerbes.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il nous narre aussi une séance parlementaire au Palais Bourbon et décrit le trouble de Daladier qui « <em>monte à la tribune comme on monte à l’échafaud</em> ». Guillarme raconte également les réactions des forces de l’ordre et nous offre ainsi une immersion très vivante. L’ensemble du récit nous permet d’avoir les différents points de vue des nombreux protagonistes qui s’affrontent en ce mardi de février. Finalement, cette journée de manifestation dont le mot d’ordre était : « <em>A bas les voleurs ! A bas les assassins ! Exiger la justice et l’honneur</em> » tourne à l&rsquo;émeute, fait 15 morts et 2000 blessés le jour même. Elle entraîne la chute du second gouvernement Daladier. Il y aura une trentaine de morts supplémentaires en comptant les décès ultérieurs. L&rsquo;affaire Stavisky (1) avait donné de l&rsquo;écho à toutes ces protestations, car elle confirmait la crise d&rsquo;un régime instable soupçonné de corruption, de malversations et de détournements financiers majeurs.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-chretiens-dans-al-andalus-histoire-de-plusieurs-siecles-de-soumission/06/11/2020/">«Les chrétiens dans al-Andalus» : histoire de plusieurs siècles de soumission à l’Islam</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’auteur nous délivre beaucoup d’idées personnelles sur le sens de la vie, sa vision de l’Homme et de la Femme et de leurs rapports, l’amitié, l’engagement politique, les relations entre les militants. Ce dernier aspect respire le vécu… Il évoque également la royauté, la religion et le combat politique. Nous sommes en présence d’un roman historique et intimiste très intéressant, parce qu’il explore les ressorts de l’âme humaine en prenant appui sur un événement historique fort méconnu.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En fin de compte, la question n’est pas tant de savoir si cette action aurait pu amener la chute de la Troisième République que de comprendre les raisons de cette manifestation antiparlementaire. L’histoire reste le théâtre de l’imprévu et comme l’a écrit Blaise Pascal dans les Pensées « <em>Le nez de Cléopâtre s’il eût été plus court toute la face de la terre aurait changé</em> ». Chacun l’aura compris, les petites causes produisent souvent de grands effets…</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">(1) L&rsquo;affaire Stavisky est une crise politico-économique française survenue en janvier 1934, succédant au décès dans des circonstances mystérieuses de l&rsquo;escroc Alexandre Stavisky.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Sekigahara : la bataille de samouraïs qui changea l&#8217;histoire du Japon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 16:10:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Peltier]]></category>
		<category><![CDATA[Samouraïs]]></category>
		<category><![CDATA[Sekigahara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Julien Peltier est féru d’histoire militaire. Il connaît très bien le Japon médiéval et la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Julien Peltier est féru d’histoire militaire. Il connaît très bien le Japon médiéval et la figure du samouraï. A ce titre, il a déjà commis le <em>Crépuscule des Samouraïs</em> et <em>Le Sabre et le Typhon</em>. Ce nouvel ouvrage intitulé <em>Sekigahara</em>, revient comme le sous-titre l’indique, sur «<em> la plus grande bataille de samouraïs</em> ».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Effectivement, l’auteur définit cette bataille comme une « <em>épreuve de gigantisme, toise de la formidable militarisation du Japon féodal, Sekigahara est une invite aux superlatifs</em> ». Il ajoute le propos suivant que nous trouvons très révélateur : « <em>Sans même faire mention des engagements mineurs qui émaillent la campagne, près de 170 000 combattants s’y sont taillés en pièces, laissant, à en croire les estimations les plus pessimistes, rien moins que 30 000 d’entre eux sur le carreau</em> ». Il précise qu’il « <em>faut attendre l’épopée napoléonienne, deux siècles plus tard, pour voir se lever des effectifs similaires sous nos latitudes</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous ouvrons une parenthèse pour vite la refermer : lors de la guerre de Succession d’Espagne, les batailles de Malplaquet (11 septembre 1709) et de Denain (24 juillet 1712) voient s’affronter respectivement 180 000 et 220 000 hommes. Cependant, cela n’enlève rien au fait que cette « grande bataille de samouraïs » reste un événement majeur de l&rsquo;histoire du Japon, de par les effectifs engagés pour l’époque, et par le fait qu’elle marque également la fin de l&rsquo;ère Sengoku et le début de l’ère d’Edo. Nous lisons donc avec intérêt ce constat : « <em>Sous la férule du shogunat établi à Edo, la future Tôkyô, l’empire se fige dans une société étroitement corsetée et traverse une forme d’âge d’or culturel, matrice de nombreux codes et stéréotypes dont nous persistons à affubler les Japonais</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant, rien ne fut aisé pour les vainqueurs : « <em>Afin de parvenir à engranger les dividendes de la paix, il aura fallu tout risquer une ultime fois sur le tapis vert des rizières de Sekigahara, mince vallée sise en plein cœur de l’archipel, à la croisée des axes stratégiques reliant Kyôto, antique capitale impériale, à une plaine de Kantô devenue la plus vaste mégalopole au monde, rassemblant 43 millions d’hommes</em> ». Le corps à corps se régla au cours d’une bataille devenue légendaire et fondatrice : « <em>La suprême querelle se vide au matin du 15ème jour du 9ème mois de l’an 5 de l’ère Keichô, le 21 octobre 1600 du calendrier grégorien, mettant aux prises les meilleures capitaines et les plus vaillants champions de leurs temps</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette bataille provoquera de fortes répercussions sur la société japonaise. Peltier nous dit qu’à « <em>la charnière de deux siècles que tout oppose, Sekigahara bruit également du chant du cygne qu’entonnent malgré eux les guerriers de jadis. Car rien ne sera plus jamais comme avant. Le temps des seigneurs de guerre et des citadelles est révolu, tandis que débute à peine celui des marchands, qui feront bientôt prospérer de prometteurs centres urbains, mais aussi des maîtres de l’estampe, qui seront parmi les principaux bénéficiaires de l’essor d’une bourgeoisie citadine nouvelle</em> ». Dans cet ouvrage, nous voyons que « <em>les missionnaires ne manquent pas de relever des similitudes entre les organisations féodales insulaires et européennes, autre signe favorable confirmant à leurs yeux la fertilité du terreau japonais</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De fait, l’auteur décrit la montée des tensions entre les différents protagonistes et chefs de clans, tous issus de la haute noblesse. Certains restent fidèles au fils de l’Empereur défunt, d’autres veulent prendre le pouvoir pour évincer le rejeton de la dynastie : le conflit armé ne pouvait être évité. Peltier se montre vraiment pédagogue, car il parvient à nous immerger dans ce Japon médiéval en exposant les différents aspects qui nous permettent de bien comprendre le contexte et les nombreux enjeux soulevés par cette crise de régime. Les clans sont décrits avec leurs forces et faiblesses. Nous en apprenons également beaucoup sur « l’art de guerre japonais », car nous suivons véritablement l’évolution de la campagne sous nos yeux.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les tableaux et surtout les cartes présentées contribuent grandement à la bonne compréhension et à la qualité de l’ouvrage. Il convient d’avoir à l’esprit que Sekigahara a provoqué « <em>un choc d’ampleur quasiment mythologique qui ne pouvait manquer de s’inscrire dans l’inconscient collectif insulaire, au point de s’ériger en repère essentiel, pour ne pas dire matriciel, peuplé d’un panthéon de héros devenus plus familiers que jamais par la grâce du petit écran</em> ». Après la passionnante description de bataille accompagnée de son lot de retournements de situations tous aussi surprenants les uns que les autres, Peltier nous narre avec force le combat pour la paix : Pax Tokugawa. Le vainqueur défendait une haute idée de la politique comme le découvrons au fil des pages. N’oublions pas qu’à la mort de Tokugawa Ieyasu en 1616, le système qu’il mit en place perdurera jusqu’en 1868 avec la restauration Meiji… Il sut donc gagner la paix et installer sa dynastie dans le temps.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A la guerre, la bravoure côtoie la traîtrise, et cette dernière, comme souvent, joue un rôle décisif dans la bataille. Peltier écrit que « les recherches se poursuivent, puisque bien des interrogations subsistent », à commencer par les circonstances de la trahison… L’auteur conclut : « <em>Sekigahara n’a pas encore livré tous ses secrets. La bataille pour la postérité, elle, semble d’ores et déjà gagnée</em> ». En effet, Sekigahara est encore étudiée par les historiens. Les romanciers et le septième art s’en sont également emparés. Il y a aujourd’hui un musée sur le champ de bataille, et les reconstitutions de grande ampleur rappellent « <em>la geste épique de Sekigahara, qui vit s’affronter la fine fleur des guerriers japonais, avec son lot de héros, de félons et de perdants magnifiques</em> ». Cette histoire d’un temps révolu est contée avec talent par Peltier pour le plus grand plaisir des lecteurs…</span></p>
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		<title>«L&#8217;Europe au temps de Napoléon» : l&#8217;échec de l&#8217;unification raconté par Jean Tulard</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/leurope-au-temps-de-napoleon-lechec-de-lunification-raconte-par-jean-tulard/12/12/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Dec 2020 14:14:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Empire]]></category>
		<category><![CDATA[Empire français]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Tulard]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet ouvrage collectif intitulé L&#8217;Europe au temps de Napoléon propose une étude véritablement magistrale de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Cet ouvrage collectif intitulé <em>L&rsquo;Europe au temps de Napoléon</em> propose une étude véritablement magistrale de notre glorieux et passionnant passé. Elle aidera certainement à mieux comprendre notre présent. Chacun sait que les vieilles monarchies européennes ont combattu la France de la Révolution et de l&rsquo;Empire. Napoléon a, de son côté, voulu dominer l&rsquo;Europe, afin de restaurer, toute proportion gardée, l&rsquo;Empire romain ou encore celui de Charlemagne. Le projet était-il possible ? Souhaitable ? Nous constatons seulement que l&rsquo;Europe française napoléonienne a échoué.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant, Napoléon, en combattant ses ennemis et en voulant sauvegarder coûte que coûte les conquêtes territoriales de la Révolution, a réveillé l&rsquo;Europe. Une partie de l&rsquo;Europe l&rsquo;a certes haï, détesté, moqué, une autre, notamment après l&rsquo;expérience napoléonienne, l&rsquo;a vénéré, adulé, et l&rsquo;a même pris comme modèle, au point d&rsquo;en faire un Prométhée moderne ou l&rsquo;étendard des aspirations des sans grades et des contempteurs des différentes monarchies nationales, esseulés dans cette Europe post-1815 façonnée par la Sainte Alliance.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/napoleon-et-les-siens-le-livre-de-vincent-haegele-qui-retrace-lepopee-imperiale-sous-langle-familial-du-clan-bonaparte/26/06/2020/">«&nbsp;Napoléon et les siens&nbsp;» : le livre de Vincent Haegele qui retrace l’épopée impériale sous l’angle familial du clan Bonaparte</a></strong></p>
<p><span style="color: #000000; font-size: inherit;"><br />
Dans sa pertinente préface, Jean Tulard rappelle que « </span><em style="color: #000000; font-size: inherit;">durant deux décennies, la France a dominé l&rsquo;Europe. Une suprématie qui s&rsquo;explique par le poids de sa démographie, l&rsquo;universalité de sa langue, le caractère national de ses armées, ses innovations techniques…&nbsp;On parle de la Grande Nation puis du Grand Empire. Rome, Bruxelles, Hambourg, Cologne, Amsterdam sont françaises depuis 1811&nbsp;</em><span style="color: #000000; font-size: inherit;">». Il ajoute avec raison : «&nbsp;</span><em style="color: #000000; font-size: inherit;">Le destin des Suisses, des Allemands, des Italiens, de la majeure partie de l&rsquo;ancienne Pologne et de l&rsquo;Espagne se joue en réalité à Paris</em><span style="color: #000000; font-size: inherit;">&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour bien intégrer la prépondérance française d&rsquo;alors, Tulard écrit «&nbsp;<em>qu&rsquo;un maréchal français est choisi comme prince héritier de Suède et le Danemark se comporte en fidèle allié. L&#8217;empereur des Français épouse la fille de l&rsquo;ancien maître du Saint Empire romain germanique devenu plus modestement empereur d&rsquo;Autriche. En 1812, il lance contre la Russie une armée où l&rsquo;on trouve des contingents de tous les pays d&rsquo;Europe&nbsp;</em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/lucien-et-napoleon-bonaparte-une-relation-complique/14/09/2020/">Lucien et Napoléon Bonaparte : une relation compliquée</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les victoires militaires françaises sont en réalité précédées par la victoire intellectuelle des idéaux révolutionnaires. Ces idées se diffusent dans toute l&rsquo;Europe par la presse, car l&rsquo;élite européenne de chaque pays parle la langue de Molière. L&rsquo;académie de Berlin en 1784 avait désigné le français comme «<em>&nbsp;langue universelle</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous lisons donc sans surprise le propos suivant : «<em>&nbsp;La France, en étendant son influence sur les pays voisins, y a exporté non seulement les idées et les institutions révolutionnaires mais aussi sa culture. Dans ce domaine le chemin était frayé, car la langue française, véhicule de la culture française était alors considérée comme universelle et parlée par toutes les élites. Les émigrés qui avaient précédé les armées françaises, avaient aussi contribué à en répandre la langue</em>&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/des-hommes-dhonneur-le-livre-de-vincent-haegele-qui-plonge-dans-la-france-dancien-regime/23/05/2020/">«Des hommes d’honneur» : le livre de Vincent Haegele qui plonge dans la France d’Ancien Régime</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le point de fort de ce livre est qu&rsquo;il ne se consacre pas à la seule France. Napoléon et l&rsquo;Empire sont décryptés par des analyses prenant en compte le regard de nos voisins. Il est véritablement intéressant de savoir comment était vu l&rsquo;Empereur en Angleterre, Suisse, Italie, Portugal, Allemagne, Autriche, Russie, etc. Ces captivants chapitres nous éclairent sur les différents rapports que l&rsquo;Empire français entretenait avec ses alliés et ses différents ennemis. De même, les contributions font le point sur le rôle décisif de l&rsquo;armée napoléonienne, aussi bien sur le champ de bataille que dans la société. Elle fut à la fois un outil de conquêtes, de promotions et le symbole invincible de son illustre promoteur.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois les premières défaites, en particulier en Espagne, ne renversent pas totalement l&rsquo;opinion française et européenne, même si certains proches de l&rsquo;Empereur commencent à le mettre en garde, tandis que d&rsquo;autres conspirent (Fouché) ou trahissent (Talleyrand) dès 1808&#8230; Les conséquences de la guérilla espagnole et du blocus sont très bien étudiées. La Grande Armée s&rsquo;est véritablement épuisée en Espagne mais également aux quatre coins de l&rsquo;Europe en&nbsp;<em>jouant</em>&nbsp;aux gendarmes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/lesprit-imperial-le-livre-de-robert-gildea-qui-retrace-lhistoire-des-empires-coloniaux-anglais-et-francais/11/06/2020/">«L’Esprit impérial» : le livre de Robert Gildea qui retrace l’histoire des empires coloniaux anglais et français</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Finalement, la maîtrise des mers et la révolution industrielle assurent à Albion des armes non négligeables. Tulard écrit :&nbsp;«&nbsp;<em>La Grande-Bretagne l&#8217;emporte sur Napoléon grâce à sa flotte mais aussi grâce aussi à ses manufacturiers et à ses négociants, à l&rsquo;esprit d&rsquo;invention de la City et à la force des traditions d&rsquo;une noblesse par ailleurs égoïste et brutale</em>&nbsp;». Il s&rsquo;agit d&rsquo;un constat factuel et par conséquent implacable.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les pages dévolues à Metternich montrent, s&rsquo;il en était encore besoin, qu&rsquo;il fut vraiment un très grand diplomate et un serviteur exemplaire de la monarchie des Habsbourg. Ce livre permet entre autres de mieux et de bien mesurer l&rsquo;échec napoléonien. Il aborde aussi les nombreuses adversités que Napoléon dut subir durant toute sa carrière à la tête de la France. A nos yeux, Napoléon Bonaparte fut incontestablement un génie… mais à l&rsquo;impossible nul n&rsquo;est tenu, pas plus lui qu&rsquo;un autre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_4390" aria-describedby="caption-attachment-4390" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-4390" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/12/71yyDDHjR5L.jpg?resize=640%2C991&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="991" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/12/71yyDDHjR5L.jpg?resize=661%2C1024&amp;ssl=1 661w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/12/71yyDDHjR5L.jpg?resize=194%2C300&amp;ssl=1 194w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/12/71yyDDHjR5L.jpg?resize=768%2C1189&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/12/71yyDDHjR5L.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-4390" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">L&rsquo;Europe au temps de Napoléon &#8211; Jean Tulard &#8211; 2020 &#8211; Éditions du Cerf</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>«Naissance du mythe gaulliste» : le regard critique d&#8217;Henri de Foucaucourt sur l&#8217;homme du 18 juin</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/naissance-du-mythe-gaulliste-le-regard-critique-dhenri-de-foucaucourt-sur-lhomme-du-18-juin/30/11/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 21:20:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Henri de Foucaucourt]]></category>
		<category><![CDATA[Mythes]]></category>
		<category><![CDATA[Naissance du mythe gaulliste]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Guichard]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Gary]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 30/11/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/naissance-du-mythe-gaulliste-le-regard-critique-dhenri-de-foucaucourt-sur-lhomme-du-18-juin/30/11/2020/">«Naissance du mythe gaulliste» : le regard critique d&rsquo;Henri de Foucaucourt sur l&rsquo;homme du 18 juin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Henri de Foucaucourt est né en 1905 dans le Nord de la France. Il sort de Saint-Cyr en 1925. Quand l’armistice du 22 juin 1940 est signé, il se trouve dans le Sud tunisien. En congé de l’armée, ouvrier à Constantine, il participe alors à la formation de l’Armée de la Revanche. Avec cet ouvrage dont le titre ne laisse planer aucun doute concernant son avis sur Charles de Gaulle, l’auteur apporte un regard critique et des analyses solidement argumentées pour dénoncer «&nbsp;<em>le mythe gaulliste</em>&nbsp;». Il décèdera en 1996 sans jamais avoir renié ses idées.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il paraît difficile de s’attaquer à une légende comme celle qui entoure le Général, tant celui-ci semble intouchable. Souvent copié, toujours remis au goût du jour, De Gaulle reste encore en 2020 un modèle pour l’ensemble du corps politique officiel. Cependant, les admirateurs du premier président de la Cinquième République connaissent-ils vraiment son histoire ? L’auteur écrit :&nbsp;«&nbsp;<em>Bien des Français se détournent de l’histoire récente, ils ont le sentiment qu’une orientation partisane lui est imprimée par les divers pouvoirs qui dominent leur pays, à l’inst</em>ar des informations&nbsp;<em>quotidiennes dont ils sont gavés</em>&nbsp;». Le propos se veut implacable et se poursuit ainsi&nbsp;: «&nbsp;<em>Une fort contestable page d’histoire a été incorporée au patrimoine national et incrustée dans la mémoire collective des Français</em>&nbsp;». Sans compter que depuis sa mort survenue en 1970, il existe maintenant des lois qui répriment la liberté de recherche historique et d’expression.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tous les ans, au 18 juin, les médias et les politiques encensent le chef de la France libre. Mais ce concert de louanges est-il mérité ou spontané ? Foucaucourt écrit : «&nbsp;<em>La Grande légende de Charles De Gaulle, en France tous en sont abondamment instruits ; dans le monde, les chefs politiques ainsi que bien d’autres hommes en ont eu connaissance. Elle est illustrée et fixée par des plaques apposées aux murs des villes, des villages de France et même de la plus belle place de Paris&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De fait, l’ambition de l’auteur est clairement exprimée :&nbsp;«&nbsp;<em>Avant de vivre les faits à travers lesquels De Gaulle est parvenu à la célébrité, il semble opportun d’évoquer des éléments qui ont cristallisé sur sa personnalité l’attente et l’admiration des Français&nbsp;</em>». L’auteur cite Romain Gary qui estimait que «&nbsp;<em>De Gaulle s’est créé comme Balzac créait ses personnages&nbsp;</em>». Il convoque aussi Olivier Guichard, un baron du gaullisme, qui écrivait au sujet de De Gaulle : «&nbsp;<em>celui-ci a trouvé son équilibre dans une sorte de dédoublement de sa personnalité</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, Foucaucourt précise sa pensée :&nbsp;«&nbsp;<em>Je n’ai jamais été pétainiste, je n’ai jamais été gaulliste, restant réfractaire à ces embrigadements en iste et au culte de toute personnalité célèbre ou peu connue&nbsp;</em>». Il explique également ce qui suit :&nbsp;«<em>&nbsp;Je souhaite, m’écartant des acteurs et de la politique, présenter les faits minimes ou déterminants, révélateurs dans leurs effets des entreprises guerrières du Général. En réaction aux écrits plus ou moins flagorneurs, je revendique le droit d’exprimer, sans détour, ma pensée sur les thèmes de l’honneur et du courage manifestés, méconnus ou escroqués</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Des gaullistes pourraient rétorquer : cet individu est-il légitime pour commettre ce genre de livres ? Il leur a déjà répondu dans la première partie de son étude :&nbsp;«&nbsp;<em>Mon pedigree d’homme et de soldat m’y autorise. Je dois donc en dire quelques mots, j’aurais voulu l’éviter […] En novembre 1942, j’ai mené, avec une unité algérienne à peine équipée, de pénibles et meurtriers combats en Tunisie. Puis j’ai été engagé dans les dures attaques de la sanglante campagne d’Italie avec des tirailleurs</em>&nbsp;». Il fut notamment présent à Cassino, puis participa à la libération du territoire national.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Avant de se livrer à son réquisitoire, l’auteur dresse le bilan humain et politique de la Première Guerre mondiale en rappelant que «<em>&nbsp;la France, en 1939, reste meurtrie et diminuée par les formidables destructions et les pertes humaines que lui a coûtées sa victoire en 1918&nbsp;</em>».&nbsp; Ensuite, il explique la genèse de la Deuxième Guerre mondiale et revient sur la montée en puissance du III<sup>ème</sup>&nbsp;Reich qui aurait pu être stoppé en 1933 et à plus forte raison en 1936, quand l’armée allemande, ou plus exactement des unités armées allemandes occupent la Rhénanie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Foucaucourt analyse ainsi le comportement de notre allié anglais : «&nbsp;<em>Une réaction vigoureuse des Franco-Britanniques aurait porté un rude coup à la dictature naissante de Hitler et sans doute évité le désastre de 1940&nbsp;</em>». Tout le monde sait aujourd’hui qu’en 1936, et Hitler l’avait lui-même reconnu, les Allemands n’auraient pu s’opposer à eux : «&nbsp;<em>Si les Français avaient pénétré en Rhénanie, nous aurions été contraints de nous retirer car nos ressources milliaires étaient alors incapables de leur offrir la moindre résistance&nbsp;</em>».&nbsp; L’auteur critique et condamne le pacifisme de Chamberlain et des autorités politiques françaises.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Puis viennent la débâcle et l’effondrement de notre armée en quelques semaines. Les politiques et les militaires se divisent en deux camps : ceux qui veulent continuer les combats car la France doit «&nbsp;<em>demeurer dans la guerre</em>&nbsp;», ceux qui pensent que les combats doivent immédiatement cesser. De Gaulle opte pour la première option, Pétain pour la seconde :&nbsp;«&nbsp;<em>Le vieux soldat est hanté par le malheur de ses enfants, par la souffrance des familles fuyant sur les routes, des soldats peinant et tombant dans une lutte inégale et sans espoir</em>&nbsp;». Cette opposition politique majeure permit à De Gaulle de ne pas être considéré comme un défaitiste et de s’imposer comme l’un des chefs des futurs combats qui s’annonçaient. Foucaucourt présente de nombreux arguments pour expliquer que la France ne pouvait poursuivre la guerre. La continuer, selon lui, serait revenu à exposer notre pays à des destructions massives et à des souffrances bien plus grandes encore pour les Français.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’auteur estime que De Gaulle fut prêt à tout pour recevoir «&nbsp;<em>la couronne</em>&nbsp;», quitte à poignarder ses anciens camarades militaires ou politiques. Il lui reproche la «&nbsp;<em>recherche de l’alliance privilégiée</em>&nbsp;» avec Moscou «&nbsp;<em>pour préserver le présent et l’avenir&nbsp;</em>», ainsi que l’aide apportée au Parti communiste français. Il n’approuve pas non plus la guerre franco-française ainsi que le démantèlement des structures de l’Empire. Foucaucourt regrette les tribunaux d’exception et l’élimination brutale des opposants politiques qui selon lui «&nbsp;<em>déchirent durablement la France&nbsp;</em>». Sur le temps long, il pense que De Gaulle «&nbsp;<em>ouvre la voie à l’emprise stérilisante de l’Etat sur les Français, en inoculant à la France le virus de l’inflation avec le concours de son fidèle et pâle Pleven&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Foucaucourt soulève la question suivante : «&nbsp;<em>Doit-on admirer sans réserve la prodigieuse stature de ce grand homme d’Etat ?</em>&nbsp;» L’auteur répond à sa propre interrogation rhétorique de la manière suivante : «&nbsp;<em>De Gaulle écrase sans hésitations – apparentes – tout ce qui s’oppose à lui, il fascine les pygmées du monde politique</em>&nbsp;». Cinquante ans après sa mort, toute la classe politique lui rend encore hommage. Ces mêmes politiques qui continuent de détruire la France par leurs trahisons, leurs compromissions et leurs lâchetés. Un adage enseigne qu’un peuple a les chefs qu’il mérite. En guise de conclusion, nous écrivons qu’un chef a également les soutiens qu’il mérite…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_4272" aria-describedby="caption-attachment-4272" style="width: 329px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-4272" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/11/unnamed.jpg?resize=329%2C512&#038;ssl=1" alt="" width="329" height="512" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/11/unnamed.jpg?w=329&amp;ssl=1 329w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/11/unnamed.jpg?resize=193%2C300&amp;ssl=1 193w" sizes="auto, (max-width: 329px) 100vw, 329px" /><figcaption id="caption-attachment-4272" class="wp-caption-text">Naissance du mythe gaulliste &#8211; Henri de Foucaucourt &#8211; 2020 &#8211; Éditions de Chiré</figcaption></figure>
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<hr width="50%">
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		<title>«Éloge de la force» : lorsque Laurent Obertone appelle les Français à «résister»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/eloge-de-la-force-lorsque-laurent-obertone-appelle-les-francais-a-resister/26/10/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2020 14:53:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions Ring]]></category>
		<category><![CDATA[Eloge de la force]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Obertone]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éloge de la force, le dernier ouvrage de Laurent Obertone, paru ce mois d’octobre aux...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/eloge-de-la-force-lorsque-laurent-obertone-appelle-les-francais-a-resister/26/10/2020/">«Éloge de la force» : lorsque Laurent Obertone appelle les Français à «résister»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong><em>Éloge de la force</em>, le dernier ouvrage de Laurent Obertone, paru ce mois d’octobre aux éditions Ring, ne laisse pas indifférent. Pire, il ne laisse pas indemne le lecteur qui ne sait pas encore que ses certitudes reposent sur un sable plus que jamais mouvant en ces temps d’orage.</strong> </span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tel Moïse recevant les Tables de la Loi sur le mont Sinaï, Obertone descend de sa montagne vers la foule hagarde pour lui remettre entre les mains un arsenal de combat sous la forme de dix lois, dix conditions pour retrouver l’essentiel : notre force. Une leçon de vie, ou de survie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un livre pour nous guérir</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Dans cet ouvrage, Laurent Obertone s’adresse à nous comme à des enfants. Prenant l’apparence d’une voix intérieure, l’auteur nous parle sans détour, nous tutoie pour mieux nous prendre au dépourvu. Il nous enrobe comme le fait celui qu’il ne cesse d’appeler «&nbsp;Big Brother&nbsp;», concept développé par George Orwell dans son roman <em>1984</em>, et qu’il désigne explicitement comme l’ennemi. En effet, enfermés dans nos illusions, nos conforts, nos rêves d’adolescents, nous n’arrivons plus à vivre le monde ou à le penser, nous le subissons et Big Brother entretient cet état léthargique. Il est le régisseur de nos consciences et de nos vies. Ainsi, nous sommes désormais les enfants gâtés d’un État qui nous rend consommateurs et spectateurs, qui nous cajole et nous caresse, mais qui n’est pas capable de nous protéger. Tocqueville rit dans sa tombe de nous voir creuser la nôtre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-temps-des-barbares-une-vertigineuse-odyssee/24/02/2020/">« Guérilla : le temps des barbares » : une vertigineuse odyssée</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Si cette situation est un symptôme de notre temps, l’auteur ne tarde pas à nous dévoiler quelle maladie en est la cause. Il s’agit avant tout de notre individualisme. Notre premier ennemi, c’est nous-même. L’auteur dépeint nos vices, nos lâchetés, nos faiblesses, et nous met devant un fait indéniable : nous ne sommes rien, ou bien peu face à un monde qui avance, sur une Terre qui compte des milliards d’anonymes, cette même Terre qui n’a pas attendu l’homme pour exister. Notre ego, notre naïveté, notre fierté mal placée sont mis au rebus, et il ne nous reste plus rien en entamant ce livre. Et l’auteur ne manque pas de nous rappeler que cette situation est le résultat de notre résignation : troupeau de moutons, grosses vaches, chiens serviles, voilà ce que nous sommes. Mais derrière l’animal domestiqué peut surgir la métamorphose des cloportes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>10 lois pour reconquérir</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Que reste-t-il quand nous sommes dépossédés de tout, même de notre propre pensée ? Tout l’enjeu de cet éloge est là, celui de faire remonter à la surface de notre inconscient ce qui fait la vraie valeur de la vie : la force. Cette vertu, rappelle l’auteur, a été reniée par notre société pour les mauvais atours qu’on lui prête : violence, orgueil, domination, haine. Pourtant elle est la clé de l’existence. A ce titre, les cinq premières lois que pose Laurent Obertone sont les conditions pour retrouver la force, et ainsi se réarmer face à nos démons : reconnaitre ses faiblesses, conjurer ses peurs, avoir de la volonté, retrouver l’indépendance et l’enracinement, voilà la véritable force.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> &nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/guerilla-le-jour-ou-tout-sembrasa-un-scenario-realiste/11/01/2020/">« Guérilla : le jour où tout s’embrasa » : un scénario réaliste ?</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Mais une fois retrouvée, elle doit servir et en bien. Si ce discours semble sorti tout droit d’un conte de Tolkien – et l’auteur n’hésite pas à faire des parallèles avec <em>Le Seigneur des Anneaux –,</em> la réalité dépasse pourtant la fiction : l’œil de Big Brother guette nos moindres faits et gestes, et nous tient en sa possession par la pensée unique. Et voilà le deuxième serviteur à abattre : ceux qui entretiennent une idéologie dominante dont les plus représentatifs sont les minorités. Ils sont les porte-étendards du terrorisme de la pensée et empêchent toute opposition aux projets de Big Brother. Les cinq dernières lois donnent les moyens de partir à l’assaut de cet ennemi : d’abord le connaitre ; puis prendre la parole pour ne pas le laisser occuper tout l’espace, mais être stratège pour convaincre ceux qui sont susceptibles de rejoindre le camp de la force ; développer une contre-culture sans pour autant s’ostraciser (rester à l’intérieur de Big Brother pour le faire imploser) et enfin imposer les lois qui permettront de retrouver la liberté car «<em> si la France, si souvent contrepied du monde, veut retrouver son statut, elle doit rendre à l’homme son salut </em>».&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/conflans-sainte-honorine-face-a-lislamisme-arretons-detre-laches/18/10/2020/">Conflans-Sainte-Honorine : face à l’islamisme, arrêtons d’être lâches !</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, le livre d’Obertone applique à lui-même ce qu’il édicte&nbsp;: retrouver son autonomie pour sortir des cases. Cet ouvrage n’est ni un évangile, ni un travail scientifique, il n’est ni une leçon de bien-être, ni un guide de spiritualité. Il est inclassable.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">S’il se fait éloge de la force, cet ouvrage est surtout une invitation à passer à l’action. Le temps de l’insouciance est révolu, le temps de la révolte est venu. Si le diable est Big Brother, le bon Dieu ne doit pas être bien loin. En tout cas une chose est sûre, Laurent Obertone se fait notre ange gardien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_3938" aria-describedby="caption-attachment-3938" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3938 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?resize=640%2C1005&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="1005" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?resize=652%2C1024&amp;ssl=1 652w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?resize=191%2C300&amp;ssl=1 191w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?resize=768%2C1207&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/61IHKVfQIrL.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-3938" class="wp-caption-text">Éloge de la Force &#8211; Laurent Obertone &#8211; 2020 &#8211; Éditions Ring</figcaption></figure>


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		<title>«Histoire du Japon, des origines à nos jours» : l&#8217;empire du soleil raconté par Gérard Siary</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/histoire-du-japon-des-origines-a-nos-jours-lempire-du-soleil-raconte-par-gerard-siary/23/10/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2020 15:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Siary]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gérard Siary, docteur d’Etat et professeur de littérature comparée à l’université de Montpellier, travaille sur...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Gérard Siary, docteur d’Etat et professeur de littérature comparée à l’université de Montpellier, travaille sur l’histoire des images croisées du Japon et de l’Occident. Avec cet ouvrage intitulé <em>Histoire du Japon</em> et sous-titré «&nbsp;<em>Des origines à nos jours</em>&nbsp;», il retrace avec un véritable talent «<em>&nbsp;le mouvement d’ouverture et de fermeture à l’ailleurs et à l’étranger qui a toujours rythmé l’évolution de l’archipel</em>&nbsp;».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il commence son livre par rappeler qu’« <em>aux yeux de l’Occident, le Japon a toujours été une sorte de mystère herméneutique, un indéchiffrable </em>empire des signes<em>, à l’apparence changeante, jamais ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, une sorte de kaléidoscope glaçant ou amusant, rebutant ou alliciant selon le goût, mais jamais univoque&nbsp;</em>».&nbsp;En définitive, le Japon est un dans sa diversité. Cependant, comment un Occidental se représente-t-il le Japon ? Est-il possible de le définir ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’auteur écrit : «&nbsp;<em>Cipango aux murs couverts d’or, nouvelle dont parle Marco Polo et qui oriente Christophe Colomb autant qu’elle fait rêver plus tard Léopold II de Belgique ; la terre exemplaire de mission selon François Xavier, mais qui martyrise bientôt les chrétiens et les expulse ; l’empire soudain clos sur lui-même ou presque, mais qui importe en Europe, </em>via <em>le commerce hollandais, un artisanat raffiné, avec laques et porcelaines {…}, la victime des premières bombes atomiques ; la sobriété du zen, de l’ikebana ou des calligraphies ; le colossal adversaire technologique et commercial</em>&nbsp;». Cette rapide évocation du pays au soleil levant montre toute la difficulté de saisir l’essence même du Japon, au moment même où de nouvelles images remplacent «&nbsp;<em>ces images datées des années 1980. Près de quarante après, d’autres s‘ajoutent : les calamités naturelles comme Fukushima, les nouvelles empiricités du</em> soft power <em>ou</em> Cool Japan <em>(manga, anime, etc.), les rencontres internationales </em>(G20, JO, etc.).&nbsp;»</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Des légendes dorées ou noires persistent dans l’imaginaire collectif. Quand une personne veut étudier une civilisation, il demeure fondamental d’écarter les représentations toutes faites qui nuisent à sa bonne compréhension. Siary nous en propose quelques-unes : «&nbsp;<em>Le Japon est une île aux antipodes, une terre exiguë sans ressources, que son insularité protège de l’étranger ; le Japonais fait tout avec frénésie, la guerre comme l’amour ; Le Japon est la Mecque de la haute technologie, des robots, des mangas , le Japonais vit en harmonie avec une nature inhospitalière ; le Japonais copie tout en lieux, mais n’y perd jamais son âme ; le Japonais se suicide plus qu’ailleurs ; le Japon est un outsider inquiétant</em>&nbsp;». Non sans ironie, l’auteur ajoute : «&nbsp;<em>Liste ouverte</em>…&nbsp;». Concrètement, je constate à regret que le regard occidental est souvent biaisé quand il s’agit d’appréhender et d’étudier les mondes extra-européens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce livre permet de tordre le cou à certaines faussetés ou approximations historiques et sociologiques. L’auteur ne cache nullement son ambition :&nbsp;«&nbsp;<em>Ce livre s’adresse à l’honnête homme, qui a le plus souvent une image théorique et lointaine de l’Asie orientale en général et du Japon en particulier&nbsp;</em>». Il précise également «&nbsp;<em>qu’au fil des ans, au gré des recherches, au rythme des contacts avec le Japon, sans doute plus par incursion prolongée que par exposition permanente, je me suis fait de l’histoire du Japon une certaine idée, souvent émaillée de littérature et d’histoire des représentations</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il ajoute avec sobriété : «&nbsp;<em>Pour exposer cette matière, j’ai eu à cœur de dire l’origine de mes informations, d’où les références, plus fournies que dans les histoires complètes du Japon éditées à ce jour en France&nbsp;</em>». L’orientation bibliographique se montre conséquente et ravira tous ceux qui désirent creuser les nombreux sujets évoqués dans ce passionnant ouvrage, car les références proposées sont multiples, foisonnantes et intéressantes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Contrairement à l’image d’Epinal toujours véhiculée ici ou là, son insularité n’a point protégé le Japon de la Chine qui l’a envahi et dominé de nombreuses années. Les rapports avec l’Empire du Milieu furent et sont encore compliqués, pour ne pas dire conflictuels. Dans le même ordre d’idées, les samouraïs &#8211; terme signifiant servir &#8211; renvoient inévitablement à nos chevaliers en armure, de par leur fonction, leur statut et leur implication dans la société. Le Japon a aussi connu des guerres entre l’Empereur et certains puissants chefs provinciaux. Par conséquent, les échanges souvent armés entre les nobles et l’Empereur nous rappellent, sans le moindre doute, les incessants conflits en Europe entre les Rois et leurs féodaux. Que ce soit au Japon ou en France, il est arrivé plusieurs fois que le chef d’Etat légitime subisse la loi de séides bien plus puissants que lui.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans le même ordre d’idées, le poids de la religion bouddhiste ne doit pas être sous-estimé. Les puissants s’en servirent comme un outil d’encadrement et de domination du peuple, même si certains pratiquèrent sincèrement. Le bouddhisme servit donc à affermir l’autorité du chef. Et comme en Europe, les rapports entre le pouvoir gouvernemental et les religieux ne rimèrent pas toujours avec bienveillance et sympathie, même si en 592, après des luttes d&rsquo;influence avec le shintō, le bouddhisme fut déclaré religion d’Etat…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il serait difficile de résumer le Japon en quelques lignes. Toutefois, la présente citation &nbsp;paraît bien définir ce pays fascinant :&nbsp;«<em>&nbsp;La geste du Japon est d’abord celle d’un peuple épris de nouveauté, d’hétérogène origine, qui s’est civilisé au contact d’autres mondes pour se muer en Etat-nation impérial, puis industriel</em>&nbsp;». Siary explique que le Japon suivit «&nbsp;<em>un parcours entre ouverture et fermeture, stabilité et rupture, résilience et fatalisme, qui a toujours su puiser dans ses ressources internes pour affronter l’altérité du monde extérieur et lui opposer la sienne propre&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De fait, il me paraît important de relever que ce pays a connu des évolutions similaires à celles vécues par les pays européens. En effet, le Japon est passé d’une société esclavagiste à une société féodale, puis d’une société féodale à une société absolutiste, et enfin d’une société absolutiste à une société démocratique et libérale. La démographie japonaise et le vieillissement de sa population restent deux problèmes majeurs pour lesquels le gouvernement japonais devra vite trouver des solutions, sous peine de connaître un déclin peut-être inéluctable. Ce livre permet de bien comprendre ce qu’est réellement le Japon, et ce d’autant plus que des thèmes souvent peu évoqués sont ici traités avec sérieux et pédagogie : image du Japon en France et à l’étranger, mythes et mythologie, racisme et minorités, diaspora, etc.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois, à l’instar des pays européens, la société japonaise semble à bout de souffle, en fin de cycle. Siary écrit même :&nbsp;«&nbsp;<em>Peut-être que le Japon entame-t-il aujourd’hui une nouvelle étape de sa trajectoire historique, pris cette fois en étau entre la Chine et les Etats-Unis, dans un espace-temps mondialisé où, après une trentaine d’années de récession, ce pays toujours classé au troisième rang économique mondial doit retrouver un second souffle sous peine de disparaître&nbsp;</em>»…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_3946" aria-describedby="caption-attachment-3946" style="width: 337px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-3946" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/51GHLsAT2mL.jpg?resize=337%2C500&#038;ssl=1" alt="" width="337" height="500" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/51GHLsAT2mL.jpg?w=337&amp;ssl=1 337w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/51GHLsAT2mL.jpg?resize=202%2C300&amp;ssl=1 202w" sizes="auto, (max-width: 337px) 100vw, 337px" /><figcaption id="caption-attachment-3946" class="wp-caption-text">Histoire du japon : Des origines à nos jours &#8211; Gérard Siary &#8211; 2020 &#8211; Éditions Tallandier</figcaption></figure></p>
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		<title>Les mythes de la Seconde Guerre mondiale décryptées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2020 15:58:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Lopez]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Wieviorka]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons lu ce livre collectif, que nous avons grandement apprécié, commis sous la direction...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Nous avons lu ce livre collectif, que nous avons grandement apprécié, commis sous la direction de Jean Lopez, fondateur et directeur de la rédaction de <a href="https://www.guerreshistoire.tv/FR/"><em>Guerres &amp; Histoire</em></a> et d’Olivier Wieviorka, membre de l’Institut universitaire de France et professeur à l’ENS Cachan. Cette étude revient sur «&nbsp;<em>les my</em><em>thes de la Seconde Guerre mondiale&nbsp;», </em>mythes qui empêchent la bonne compréhension des événements. A ce sujet, nous lisons dans l’introduction&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Si la Seconde Guerre mondiale est de jour en jour mieux connue, grâce aux recherches que mènent avec ténacité les historiens, bien des mythes ont la vie&nbsp;dure</em>&nbsp;».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La question à se poser est la suivante : pour quelles raisons les mythes perdurent-ils malgré la qualité de la recherche historique ? Lopez et Wieviorka pensent que «&nbsp;<em>la persistance de ces idées convenues, à défaut d’être conformes, témoigne d’une difficulté : les historiens, malgré leur talent, ne sont pas toujours parvenus à faire partager au grand public les fruits de leurs travaux</em>&nbsp;». Espérons que ce gros volume parvienne à casser les idées reçues.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette somme «&nbsp;<em>se divise en deux parties inégales. La première se penche avant tout sur les opérations militaires, et tente de séparer le bon grain (la réalité historique) de l’ivraie (les idées reçues). Reprenant le même schéma, la seconde se veut plus sociale et plus politisée</em>&nbsp;». L’objectif de l’ouvrage est clairement affiché : « <em>Rétablir quelques faits en revenant, au crible de trente-sept chapitres, sur de grands mythes qui, pour être parfois considérés comme vérités d’Evangile, n’en restent pas moins erronés. Sans viser à l’exhaustivité, il espère contribuer à offrir aux lecteurs le fruit des recherches les plus récentes&nbsp;».</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Par exemple, nous entendons encore que «&nbsp;<em>l’économie soviétique ne pouvait rivaliser avec le potentiel du Reich</em>&nbsp;». Nous lisons que «<em>&nbsp;les plus récentes recherches invitent à poser un regard lucide sur ces deux systèmes productifs. Elles conforment qu’au rebours d’une image convenue l’Allemagne fut une puissance industrielle relativement faible tandis que l’Union soviétique, à l’inverse, sut développer un impressionnant outil productif à vocation militaire</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De même, il est encore enseigné que «&nbsp;<em>Pearl Harbor a signé une écrasante victoire de l’Empire Nippon sur les Etats-Unis</em>&nbsp;». L’étude factuelle des sources, des documents et des faits &#8211; non teintés d’idéologie &#8211; démontrent aisément le contraire. Une lecture partisane et partielle conduit certains à définir la guerre dans le Pacifique comme un front secondaire, alors qu’en réalité elle ne peut être vue ainsi : «&nbsp;<em>Loin d’être une part annexe d’une Seconde Guerre mondiale qui se serait jouée en Europe, la guerre du Pacifique est donc un conflit longtemps distinct de celle-ci et que l’on pourrait plus exactement appeler</em> guerre pour l’Asie&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le contributeur de ce chapitre ajoute :&nbsp;«&nbsp;<em>La géographie de la guerre du Pacifique, seule, interdit de la considérer comme secondaire, elle implique, directement ou indirectement &#8211; sans compter les Etats-Unis ! &#8211; plus de 40 millions de kilomètres carrés de surface terrestre &#8211; un gros quart des terres émergées -, abritant la moitié de la population mondiale en 1939, et un théâtre d’opération maritime représentant, si l’on y inclut l’océan Indien, près de 250 millions de kilomètres carrés, soit plus que l’ensemble des terres émergées, et près de la moitié de la surface de la Terre</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est souvent écrit que «&nbsp;<em>la défaite de 1940 était inéluctable</em>&nbsp;». L’historien rappelle malgré tout que, lors de la percée de Sedan, l’armée française ne se présentait pas avec les meilleurs atouts pour gagner : mauvaise doctrine militaire, stratégie déficiente, rivalité entre l’armée de terre et de l’air, l’immobilisme durant la «&nbsp;<em>drôle de guerre</em>&nbsp;». Il précise surtout «&nbsp;<em>qu’il était possible d’éviter de subir une déroute quand la guerre a commencé en septembre 1939. Ainsi les Français ont-ils gaspillé huit mois…</em>&nbsp;»</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un autre mythe est dénoncé avec moults arguments «&nbsp;<em>Les Allemands ont failli remporter la bataille d’Angleterre</em>&nbsp;». C’est faux ! La bataille a été perdue et bien perdue, à cause de mauvaises considérations tactiques et stratégiques voulues par la hiérarchie militaire allemande. Des raisons industrielles complètent l’analyse de l’échec : les Allemands se montraient incapables de produire plus ou autant d’avions que leurs adversaires. Voici les chiffres et ils ne souffrent d’aucune contestation possible. En 1940, les Allemands sortent <em>«&nbsp;seulement 1870 avions de chasse monoplaces de leurs usines contre 4823 pour les Britanniques. L’attrition au combat ne peut être comblée de la même manière&nbsp;</em>». Les autres années confirmeront et amplifieront l’écart de production.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce livre permet de comprendre qu’une seule bataille n’est jamais suffisante pour expliquer le déroulement d’une guerre, surtout une fois perçus ici la longueur et la multiplicité des fronts. Il n’existe pas une cause unique pour décrypter un événement mais plusieurs. Il convient de ne pas oublier les enchaînements et les rapports de cause à effet entre les différentes actions, militaires ou politiques.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, plus de 70 ans après les faits, chacun pourra constater que la propagande tourne à plein régime et qu’elle continue de faire des dégâts. Certains pensent vraiment que «&nbsp;<em>les homosexuels d’Europe furent déportés&nbsp;</em>» ou que les FTP &#8211; politiquement communistes &#8211; furent «&nbsp;<em>le fer de lance de la résistance armée</em>&nbsp;». Pour rappel, les cheminots ne constituèrent pas «&nbsp;<em>les fers de lance de la résistance française&nbsp;</em>». La manipulation gaulliste continue de produire des effets désastreux, même en 2020 : non, le cœur de la France libre ne battait pas à Londres et cela est brillamment démontré avec des arguments circonstanciés dans la présente étude. Koufra et Bir Hakeim furent des «&nbsp;<em>mythes fondateurs</em>&nbsp;» exploités par De Gaulle dans le contexte de la Débâcle et de l’Occupation : «&nbsp;<em>Koufra et Bir Hakeim demeurent les deux faits d’armes les plus célèbres des FFL. Ces succès ne sont pourtant ni les premiers, ni les plus importants&nbsp;</em>»…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’Histoire doit être étudiée et comprise loin des idéologies, de l’émotionnel et du sentimentalisme. Napoléon disait à juste titre :&nbsp;« <em>Qu&rsquo;est-ce l&rsquo;histoire, sinon une fable sur laquelle tout le monde est d&rsquo;accord</em> ? » Chacun tirera, ou non, les conséquences qui s’imposent…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_3861" aria-describedby="caption-attachment-3861" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-3861" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/Les-mythes-de-la-Seconde-Guerre-mondiale.jpg?resize=400%2C600&#038;ssl=1" alt="" width="400" height="600" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/Les-mythes-de-la-Seconde-Guerre-mondiale.jpg?w=400&amp;ssl=1 400w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/Les-mythes-de-la-Seconde-Guerre-mondiale.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-3861" class="wp-caption-text">Les mythes de la Seconde Guerre mondiale &#8211; Jean Lopez &amp; Olivier Wieviorka &#8211; 2020 &#8211; Éditions Perrin</figcaption></figure>


<p></p>
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		<title>«La fin du Moyen Âge» : une époque d’une rare vitalité créative</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 16:17:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Joël Blanchard]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Âge]]></category>
		<category><![CDATA[Université du Mans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 01/10/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/la-fin-du-moyen-age-une-epoque-dune-rare-vitalite-creative/01/10/2020/">«La fin du Moyen Âge» : une époque d’une rare vitalité créative</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>L’auteur et professeur émérite </strong><strong>à l’Université du Mans Joël Blanchard, est un spécialiste reconnu des XIV</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong> et XV</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong> siècles. Avec cette nouvelle étude intitulée <em>La fin du Moyen Age</em>, il revient sur cette période souvent assimilée à tor</strong><strong>t «<em>&nbsp;au déclin et au désenchantement&nbsp;</em>». </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L’image suivante est souvent retenue pour représenter ces deux siècles : «&nbsp;<em>Guerres, épidémies, famines, violences s’abattent sur le royaume de France au fil d’un affrontement qui dura plus d’un siècle et demi, la guerre de Cent Ans. Après plus de trois siècles d’heureuse continuité et de glorieuse légitimité capétienne, crise de succession, révoltes populaires et princières se multiplient sous les premiers Valois, plongeant le royaume de France dans un cycle de désastres et de redressements</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce tableau se montre quelque peu effrayant, mais l’intention de l’auteur n’est pas de «&nbsp;<em>céder à cette image crépusculaire obligée&nbsp;</em>». De même, il n’adhère nullement à l’idée de Michelet qui évoquait en son temps «<em>&nbsp;l’agonie du Moyen </em><em>Âge afin d’illustrer ce passage chaotique vers une renaissance flamboyante</em>&nbsp;». Le but avoué de Blanchard ne se situe pas dans le fait d’accorder des bons ou des mauvais points sur ce temps historique, mais de dire tout simplement ce qu’il fut et ce qu’il ne fut pas. Il écrit à juste titre le propos suivant : «<em>&nbsp;Sans vouloir minorer les tourments et les aspirations d’une société politique ébranlée dans ses croyances et ses pratiques, le présent livre se propose de revenir sur ce Moyen </em><em>Âge tardif si singulier&nbsp;»</em>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/immobilier/la-chartreuse-du-glandier-un-monastere-a-acquerir-aux-encheres-pour-un-projet-decole-catholique/19/09/2020/">La Chartreuse du Glandier : un monastère à acquérir aux enchères pour un projet d’école catholique</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En définitive, tout au long de ces trois cents pages riches et réellement intéressantes, Blanchard répond à cette question fondamentale :&nbsp;«&nbsp;<em>Le bilan ne serait-il pas moins négatif, moins marqué par un déclin qui semblait inéluctable aux yeux des historiens des deux derniers siècles ?&nbsp;</em>» Il développe dès le départ une analyse essentielle au sujet de l’Histoire :&nbsp;«&nbsp;<em>On sait la difficulté que présente la périodisation de l’histoire, les débats qu’elle suscite chez les historiens et, surtout pour le Moyen Age, la tendance actuelle à envisager l’existence d’un Moyen </em><em>Âge long du XIII</em><em><sup>e</sup></em><em> au XIV</em><em><sup>e</sup></em><em>&nbsp;siècle</em><em>s, qui correspond à la genèse et au développement de l’Etat moderne. Il commence au XIII</em><em><sup>e</sup></em><em> siècle, peut-être même avant, quand la réforme grégorienne, ce que l’on a coutume d’appeler le second christianisme, refonde l’Occident&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce n’est donc pas un hasard si l’auteur encadre son étude par la grande guerre d’alors. Il précise&nbsp;: «<em>&nbsp;Le choix du cadre plus traditionnel de la guerre de Cent Ans et de la disparition des principautés territoriales a le mérite d’aller à l’essentiel. Il correspond à un moment décisif de l’histoire intellectuelle, celui marqué par le développement des nouvelles formes de production écrite, dans les Cours et dans les chancelleries&nbsp;</em>». De fait, en étudiant cette période, l’erreur serait de ne se consacrer qu’à un seul phénomène. Cette posture intellectuelle aurait pour conséquence d’amener les analyses produites à des fourvoiements majeurs :&nbsp;«&nbsp;<em>S’en tenir à une seule explication empêche de circonscrire exactement le problème que pose le règne des premiers Valois. Car </em>les temps<em>, nous l’avons dit, sont à la crise : crise économique avec ses cycles de pénurie monétaire, </em><em>de thésaurisation pour les uns, d’endettement massif pour les autres ; crise politique et diplomatique avec son cortège de guerres endémiques ; dé</em><em>flation démographique liée aux épidémies&nbsp;</em>». Ainsi, l’auteur énonce que «<em>&nbsp;l’image des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse (guerre, famines, peste, bêtes fauves) fréquente dans les récits des chroniques médiévaux, constitue l’arrière-plan, la trame transparente de nos analyses&nbsp;</em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span></strong><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/forteresse-de-saint-vidal-un-puy-du-fou-a-lauvergnate/09/05/2020/">Forteresse de Saint-Vidal : un Puy du Fou à l’auvergnate</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, il convient de ne pas avoir en tête que ces seuls aspects, car <em>la Fin du Moyen </em><em>Âge </em>s’avère être une époque «&nbsp;<em>inspirée, savante, bouillonnante d’idées neuves et traversé</em><em>e d’une rare vitalité créative</em>&nbsp;». Les idées circulent, certains réfléchissent à l’organisation d’une nouvelle société &#8211; sans pour autant remettre en cause la notion de royauté comme en 1789 &#8211; pendant que la grande noblesse réclame déjà plus de pouvoir. La bourgeoise grimpe tout doucement l’échelle sociale et aspire à contrôler la monarchie, à l’image d’Etienne Marcel prévôt des marchands de Paris, qui entend faire plier l’autorité royale. La question de la tyrannie semble occuper nombre d’esprits, d’où les envies de limiter les pouvoirs royaux. Il existe également de grandes controverses théologiques, philosophiques et intellectuelles qui animent cette époque. Blanchard les présente, les restitue dans leur contexte et nous comprenons à travers ces différentes joutes que ce furent deux siècles très riches.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Blanchard écrit que «&nbsp;<em>ce livre se présente moins comme une histoire des théories et des idées politiques que comme la tentative de saisir l’heure du danger, l’espace entre le dedans et le dehors. La liberté, la force d’anticipation de la fiction</em><em>, est capable de restituer ces moments rares où alternent espoir et crainte, à l’heure où tout menace de s’effondrer. Il s’agit moins de définir la dimension dogmatique de l’Etat que de lui restituer sa contingence</em>&nbsp;». Nous considérons cette étude comme la réhabilitation de deux siècles méconnus et surtout vilipendés pour de mauvaises raisons :&nbsp;«&nbsp;<em>La critique est aisée, mais l&rsquo;art est difficile</em>… »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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<p></center></p>
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		<title>«Saint-Just, l&#8217;Archange de la Révolution» : une biographie critique d&#8217;Antoine Boulant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 16:06:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Boulant]]></category>
		<category><![CDATA[Archange de la Révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Saint Just]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Docteur en histoire, Antoine Boulant est l’auteur de nombreux travaux relatifs à l’histoire politique, institutionnelle...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Docteur en histoire, Antoine Boulant est l’auteur de nombreux travaux relatifs à l’histoire politique, institutionnelle et militaire du XVIII<sup>e</sup> siècle, de la Révolution et du Premier Empire. Son dernier ouvrage s’intitule sobrement <em>Saint-Just. </em>Le sous-titre indique la mention :&nbsp;«&nbsp; <em>L’archange de la Révolution</em>&nbsp;».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Saint-Just reste l’une des figures majeures de la Révolution dite française, même si, comme Boulant l’explique très bien, il semble moins (re)connu que Robespierre, Danton, Marat ou Carnot. En effet, la dernière biographique qui lui a été consacrée fut publiée il y a plus de trente ans. L’auteur se base sur les travaux les plus récents et les nombreuses sources d’archives pour analyser le parcours de cet homme guillotiné le 28 juillet 1794 à l’âge de vingt-six ans seulement.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il fut, comme chacun sait, très impliqué dans le processus révolutionnaire qui mit à bas la royauté : «&nbsp;<em>De fait, nul peut contester son rôle de premier plan au cours de la période qui s’étend de l’abolition de la monarchie à la chute de Robespierre. Vingt-deux mois d’une exceptionnelle intensité dans l’histoire de la Révolution, au cours desquels son action fut déterminante en de multiples occasions</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Boulant prend le soin de revenir sur les origines de Saint-Just. Nous apprenons qu’il est issu d’une famille aisée habitant le Nivernais. Louis Antoine est né le 25 août 1767 à Decize. Il est baptisé le même jour dans l&rsquo;église du village : son parrain est Jean Antoine Robinot, curé de Verneuil. Le futur conventionnel a pour père «&nbsp;<em>messire Louis-Jean de Saint Just de Richebourg, chevalier de l&rsquo;ordre Royal et militaire de Saint-Louis, capitaine de cavalerie, ancien maréchal des logis de gendarmerie, compagnie d&rsquo;ordonnance de monseigneur le duc de Berry</em>&nbsp;», comme l’indique son acte de baptême. En définitive, rien ne semble le prédestiner à sa future carrière qui le fera entrer dans l’Histoire… Mais cette dernière étant le théâtre de l’imprévu, tout est possible !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De son vivant, et même après sa mort, Louis-Antoine n’a laissé personne ou presque indifférent :&nbsp;«&nbsp;<em>Le jeune conventionnel a en effet suscité un nombre de travaux particulièrement élevé, une cinquantaine d’études à caractère général et plus quatre-vingts ouvrages relatifs à ses idées politiques et à sa pensée littéraire, sans compter ceux consacrés à sa famille, à ses missions aux armées et à divers aspects plus personnels, comme ses portraits, ses domiciles parisiens, son appartenance supposée à la franc-maçonnerie ou le contenu de sa bibliothèque&nbsp;</em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ecrire sur ce personnage historique ne constitue pas en soi un exercice aisé, tant les passions et les émotions restent fortes quand il s’agit d’étudier les événements qui ont frappé notre pays à partir de 1789. Boulant précise «&nbsp;<em>qu’au-delà de la nécessaire démarche documentaire, nous avons surtout souhaité proposer une biographie critique, entendue comme libérée de la gangue idéologique et du jugement définitif dans lesquels se sont enfermés nombre de travaux consacrés à Saint-Just&nbsp;</em>». Nous estimons que l’objectif est atteint, car Boulant ne se départit jamais de son rôle d’historien pour se comporter en accusateur public ou en militant politique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’auteur étudie tous les aspects de la vie de Saint-Just pour en brosser le portrait le plus complet possible. Nous lisons avec intérêt que «<em>&nbsp;Louis-Antoine a développé un goût pour la solitude et l’écriture, et l’on peut déduire de quelques témoignages qu’il était cultivé, sensible et doté d’une étonnante mémoire, mais également orgueilleux, susceptible et intransigeant</em> ». Il était très exigeant dans ses amitiés.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Lors des différentes joutes parlementaires, il montre également un talent d’orateur indéniable, sachant retourner l’Assemblée par la puissance du verbe et déployer un sens inné de la mise en scène. Passionné par l’Antiquité, notamment romaine, il puise ses références chez les classiques latins. Il s’inspire de leurs modèles pour concevoir ses pensées politiques et se compare volontiers à Brutus. Précisons également qu’il a suivi une partie de sa scolarité au collège Saint-Nicolas des Oratoriens de Soissons. Nombreux sont les révolutionnaires à avoir reçu leurs premiers enseignements sur les bancs de l’Eglise…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cet homme, que l’histoire retient comme l’archange de la Terreur ou l’archange de la Révolution, fut «&nbsp;<em>témoin des excès ayant suivi la prise de la Bastille. Il affiche sa méfiance à l’égard du </em>peuple effréné, qui jouait avec les lambeaux de chair<em> du gouverneur de la forteresse massacré par la foule</em><em>,&nbsp;</em>éternelle enfant <em>devant nécessairement être dirigé</em><em>e&nbsp;». </em>Il est piquant de lire les propos écrits par Saint-Just quand on connaît la suite de son histoire et les idées politiques qu’il a défendues. Au commencement de la Révolution, il reste pourtant «&nbsp;<em>attaché au principe monarchique&nbsp;</em>», même s’il pense déjà &#8211; selon sa vision de l’égalité &#8211; que «&nbsp;<em>chaque individu doit avoir une portion égale de la souveraineté</em>&nbsp;». Il estime également que la République ne saurait convenir à la France à cause de la grandeur du pays.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Autre paradoxe – ou incohérence – que nous décelons chez cet homme, Saint-Just se montre véritablement hostile à la peine de mort et «<em>&nbsp;il ne&nbsp;pardonne pas à Rousseau d’avoir justifié le droit de mort&nbsp;</em>». Pourtant, il vote la mort de Louis XVI sans aucun remords, ni le moindre état d’âme, sans parler de la chute des Hébertistes, puis celle des Dantonistes, auxquelles il participe pleinement. Il défend la liberté de la presse, mais justifie la censure des journaux hostiles à son camp, avec son fameux «<em>&nbsp;pas de liberté, pour les ennemis de la liberté</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Boulant analyse avec précision son parcours politique et nous comprenons comment, devant les hésitations et les nombreuses erreurs du gouvernement royal, Saint-Just bascule totalement dans le camp révolutionnaire. Ses premiers pas en politique, il les accomplit à Blérancourt où sa famille est désormais installée. Etant donné qu’il est mêlé à la population rurale, il s’implique fortement dans la vie locale. Il comprend les aspirations des plus faibles et prend leur défense face à un régisseur qui selon lui «&nbsp;<em>entretient des formes désu</em><em>è</em><em>tes de fé</em><em>odalit</em><em>é</em>&nbsp;». A cette occasion, il écrit une lettre à Robespierre pour lui faire part de son combat. Il s’agit du premier contact entre les deux hommes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sa vie s’accélère parce que la Révolution prend également sa pleine stature. Grâce à la pédagogie de l’auteur, nous suivons Saint-Just à Paris et lors de ses nombreuses missions aux armées, où il se révèle excellent administrateur et meneur d’hommes :&nbsp;«&nbsp;<em>Louis Blanc le présente comme l’incarnation du génie révolutionnaire</em>&nbsp;». Boulant convoque Taine qui «&nbsp;<em>qualifie Saint-Just de jeune monstre au visage calme et beau, sorte de Sylla précoce, possédant un orgueil colossal, une conscience hors des gonds, une imagination emphatique, sombre, hantée par les souvenirs sanglants de Rome et Sparte&nbsp;</em>». L’Antiquité toujours l’Antiquité…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Boulant nous propose ainsi une étude passionnante dédiée à Saint-Just qui fut membre du Comité de Salut Public et dont les rapports enflammés changèrent le cours de la Révolution. Certains le considèrent comme «&nbsp;<em>l’organisateur de la victoire aux armées</em>&nbsp;» car il sut galvaniser des troupes démoralisées. Pour d’autres, il est aussi le «&nbsp;<em>penseur des institutions républicaines</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>l’incarnation d’une terreur fanatique&nbsp;</em>». Saint-Just avait proclamé : «&nbsp;<em>On ne peut régner innocemment. Tout roi est un rebelle et un conspirateur</em>&nbsp;». Lire cet ouvrage permet de comprendre pour quelles raisons il a embrassé sans réserve la Révolution, au point de dire que «<em>&nbsp;le bonheur est une idée neuve en Europe&nbsp;</em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_3528" aria-describedby="caption-attachment-3528" style="width: 198px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-3528" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/08/9782379330308_1_75.jpg?resize=198%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="198" height="300" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/08/9782379330308_1_75.jpg?resize=198%2C300&amp;ssl=1 198w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/08/9782379330308_1_75.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w" sizes="auto, (max-width: 198px) 100vw, 198px" /><figcaption id="caption-attachment-3528" class="wp-caption-text">Saint-Just, l&rsquo;archange de la Révolution &#8211; Antoine Boulant &#8211; 2020 &#8211; Éditions Passés Composés</figcaption></figure></p>
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		<title>«Jean Raspail, c’est le panache et l’élégance française qui prennent le deuil !»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2020 17:21:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Raspail]]></category>
		<category><![CDATA[Le Camp des saints]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Sire]]></category>
		<category><![CDATA[Voyageur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 14/06/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/jean-raspail-un-voyageur-fidele-a-sa-promesse/14/06/2020/">«Jean Raspail, c’est le panache et l’élégance française qui prennent le deuil !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une plume n’est que le prolongement d’un esprit, certaines sont les instruments de démiurges. Jean Raspail était des leurs. Car, comment ne pas voir dans son héritage l’art de sublimer l’intemporel dans un monde mouvant et liquide, et celui de redorer le blason des causes déchues et oubliées ? </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il va sans dire que l’œuvre de Jean Raspail ne se lit qu’à travers sa vie. Et quelle vie ! Enfant de la campagne paisible d’Indre -et-Loire, il monte à Paris faire ses études dans le privé où son goût pour l’écriture se déclare, mais en vain, car une critique lui vole sa vocation d’écrivain pendant un temps. Qu’à cela ne tienne, c’est donc vers le vaste monde que Jean se tourne ! Son âme d’aventurier lui vient sans conteste de son engagement dans le scoutisme, où, de jeune scout promettant il finira Commissaire National, gravissant tous les échelons de la hiérarchie, et sera un des organisateurs du camp de la paix en 1946 qui rassemblât les scouts du monde entier dans une communion fraternelle. Ainsi Raspail va s’appliquer à vivre l’aventure scoute jusqu’au bout.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/le-nom-de-la-rose-une-quete-intellectuelle-menacee/13/05/2020/">«Le Nom de la rose» : une quête intellectuelle menacée</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’appel du grand large</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Et le voyageur part au-delà des mers, à la rencontre des populations qui ne sont plus grand-chose face à un monde moderne et désenchanté. Il traverse de long en large les Amériques et fait aussi le tour du Japon. Témoin et porte-parole des causes désespérées, il s’attache tout particulièrement à un peuple, les Patagons. Ce peuple de géants, situé dans ce bout-du-monde qu’est la Patagonie, est l’occasion pour Jean l’aventurier de porter un autre étendard, celui de la royauté. En effet, il fait partie de ces rêveurs et défenseurs obstinés du royaume éphémère de Patagonie et d’Araucanie, dont il peint l’histoire folle dans son livre <em>Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie</em>, sorti en 1981. Il va jusqu’à se proclamer consul général de Patagonie, ambassadeur convaincu d’un royaume oublié et d’un peuple méprisé.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/des-hommes-dhonneur-le-livre-de-vincent-haegele-qui-plonge-dans-la-france-dancien-regime/23/05/2020/">«Des hommes d’honneur» : le livre de Vincent Haegele qui plonge dans la France d’Ancien Régime</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais ses convictions, Jean Raspail les a chevillé au corps, et c’est là toute la beauté de l’homme : parti pour explorer le monde, il n’a jamais oublié ce qu’il était, d’où il venait et ce en quoi il croyait. Son honneur était fidélité. Ce royaliste pétri de foi et de romantisme, Chateaubriand du XXe siècle, a permis, par ces romans, à plusieurs générations de renouer avec un héritage caché. La monarchie, cause perdue de la France païenne et républicaine, est redevenue sous la lanterne de Jean Raspail une promesse plus qu’une utopie. Son engagement royaliste le pousse jusqu’à porter l’armure et partir au combat. Son fait d’arme le plus éloquent est bien sûr le 21 janvier 1993 lorsqu’il parvînt à réaliser un hommage place de la Concorde pour les 200 ans de la mort du « roi-martyr ». C’est une réussite, la foule est nombreuse, l’ambassadeur des États-Unis est là, et la manifestation interdite par la préfecture est finalement autorisée par le Président de la République François Mitterrand. Moment de grâce.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un esprit visionnaire</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais, au-delà du rêveur de grandes épopées, nous pouvons dire qu’il est, à l’image de Bainville durant l’entre-deux guerres, un prophète. Le Camp des saints, roman de l’apocalypse, résonne comme un écho dans notre actualité. Lucide, il a imaginé l’inévitable menace qui pèse sur la France : l’immigration massive. Pourquoi l’homme des cultures enfouies et des voyages lointains s’est-il inquiété de l’arrivée de ces gens venus d’ailleurs ? Parce qu’il n’oubliait pas que, ce qui importe pour un peuple, c’est d’être enraciné. Et c’est peut-être tout le sens de ses combats : l’enracinement. Et la France fait partie de sa liste des peuples menacés. Il nous a avertis. Certains y ont vu une réaction rance et xénophobe, d’autres ont entendu un cri d’alarme, ou plutôt le son du cor de Roland qui résonne à nouveau. Car, oui, lui se souvient des hommes qui ont défendu l’honneur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : portrait d’un cinéaste de guerre</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ainsi, Jean à la silhouette droite, au style anglais et à l’arrogance française, a rejoint le Royaume des saints. Si certains disent que c’est la vieillesse qui a cueilli l’homme arrivé au bout de la jetée, je leur réponds que c’est parce qu’il n’a jamais perdu son âme d’enfant que Dieu l’a rappelé à lui. S’il n’a pas pu clamer Sire, et vu les lys refleurir, il restera comme l’un de ceux qui les ont semés. Jean Raspail, c’est le panache et l’élégance française qui prennent le deuil ! Une écriture de feu, un esprit visionnaire et un aventurier de l’ancien temps. Grâce à vous, Jean, le flambeau royaliste reste allumé, comme une lumière dans un monde qui se défait. Pour vous, je mets un genou à terre<a href="https://www.albin-michel.fr/jean-raspail">.</a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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