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	<title>Armée française - Billet de France</title>
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	<title>Armée française - Billet de France</title>
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		<title>Vœux aux armées : les industriels de la défense sommés de faire toujours mieux</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/voeux-aux-armees-les-industriels-de-la-defense-sommes-de-faire-toujours-mieux/27/01/2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 17:01:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 27/01/2026</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/voeux-aux-armees-les-industriels-de-la-defense-sommes-de-faire-toujours-mieux/27/01/2026/">Vœux aux armées : les industriels de la défense sommés de faire toujours mieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Les vœux aux armées du président de la République pourraient rester dans les annales cette année. Au-delà du rappel de la dureté géopolitique et du bilan positif de son action comme chef des armées, Emmanuel Macron a distribué les bons et surtout les mauvais points au secteur privé, tandis qu’il passait sous silence les échecs majeurs de la coopération européenne.</strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le chef de l’État a souligné, avec une satisfaction légitime, les progrès réalisés en termes de trajectoire budgétaire depuis son engagement pris en 2017 : <em>«&nbsp;Je vous disais, nous atteindrons 2 % de produit intérieur brut en 2025 pour réparer notre outil de défense, pour répondre aux menaces&nbsp;». </em>Le pari a été <a href="https://www.vie-publique.fr/eclairage/284741-budget-de-la-defense-les-etapes-pour-le-porter-5-du-pib#:~:text=Un%20budget%20d%C3%A9fense%20%C3%A9quivalent%20%C3%A0,qui%20est%20programm%C3%A9%20en%20LPM.">tenu</a>, avec 2,06 % du PIB en 2025 – un chiffre aligné avec le niveau cible des États membres de l’OTAN.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/desinformation-washington-devoile-loffensive-chinoise-contre-le-rafale-dans-un-rapport/21/11/2025/">Désinformation : Washington dévoile l’offensive chinoise contre le Rafale dans un rapport</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après 8 ans de mandat, le durcissement de l’ordre géopolitique donne raison au président, dont le discours s’inscrivait pour la première fois dans un contexte désormais <a href="https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-lhypothese-dune-guerre-impliquant-la-france-nest-pas-un-objet-de-debat-mais-une-realite-d004141a-c85b-11f0-8ddc-e3dc0f9c5bad">ouvertement assumé</a> de risque de guerre avec la Russie d’ici la fin de la décennie. Mais, après des propos appuyés sur les impératifs de souveraineté et de puissance, c’est le discours inhabituellement offensif du président à l’égard des industriels qui a marqué les esprits.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La BITD française dans la ligne de mire </strong></span></h3>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Esquissant un bilan de « l’économie de guerre », Emmanuel Macron a reconnu certains progrès, mais il a surtout souligné qu’à défaut d’efforts supplémentaires de la part des industriels de défense en matière de vitesse d’innovation et de production, il n’hésiterait pas à aller voir ailleurs, en Europe, pour équiper les armées. <em> Si nous étions en guerre, j&rsquo;ose espérer que nous ne produirions pas ainsi […] », </em>a-t-il assené. <em>J&rsquo;ai besoin d&rsquo;une industrie de défense (…) qui ne considère plus que les armées françaises sont des clients captifs, parce que nous irons peut-être chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces. »</em></span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une menace qui pourrait ne pas forcément bien passer auprès des industriels. Car, en partie sur fonds propres, la BITD française a mis les bouchées doubles ces dernières années pour accroître la cadence et répondre aux impulsions présidentielles, qu’il s’agisse de livraison aux armées, d’aide à l’Ukraine, ou d’engagements à l’export.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/sous-marins-barracuda-naval-group-accelere-la-cadence-de-production/30/12/2025/">Sous-marins Barracuda : Naval Group accélère la cadence de production</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">KNDS France a ainsi multiplié par <a href="https://www.forcesoperations.com/nexter-accelere-encore-sur-le-caesar/">plus de quatre</a> la cadence de fabrication des tubes du canon Caesar&nbsp;; Dassault Aviation a <a href="https://www.defnat.com/e-RDN/affiche_breve.php?cid=918">accéléré la cadence de production de ses Rafale</a> de 21 appareils en 2024 à 26 en 2025 et un objectif de 30 en 2026&nbsp;; et le missilier MBDA <a href="https://www.gifas.fr/press-summary/sebastien-lecornu-cherche-des-pistes-pour-accelerer-la-production-du-missile-aster">a réduit de 26 %</a> le temps de production des missiles Aster du système SAMP/T, vanté par le président comme le meilleur au monde. Nous pouvons certes encore mieux faire, mais ces efforts sont à mettre en perspective avec les <a href="https://www.challenges.fr/entreprise/defense/8-milliards-deuros-de-factures-impayees-quand-la-ruse-comptable-du-ministere-des-armees-derape_603831">8 milliards d’impayés</a> du ministère des Armées en 2024, et leurs effets en cascade sur la trésorerie des 4 500 entreprises de la BITD.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Projets européens : une mémoire sélective, et quelques illusions</strong></span></h3>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette présentation quelque peu biaisée de la réalité industrielle s’est accompagnée d’un tour d’horizon pour le moins sélectif des projets européens de coopération, qui interroge sur l’intention de dédouaner l’État d’une certaine responsabilité dans l’échec de projets pourtant structurants.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Côté « omission », aucun mot sur le SCAF ou le MGCS, projets pourtant constamment présentés comme essentiels pour l’avenir des armées européennes, françaises y compris. Reconnaissance tacite de l’incapacité de l’exécutif à soutenir les intérêts industriels français dans ces projets structurants sur plusieurs décennies ? Face à l’européisme enthousiaste d’Emmanuel Macron, ce sont en effet les capitaines d’industrie, tels Éric Trappier pour Dassault Aviation dans le cas du SCAF, qui bataillent pour <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/26/eric-trappier-pdg-de-combat-du-groupe-dassault_6649638_3234.html">sécuriser le capital technologique</a> français face à des partenaires issus de BITD concurrentes.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/armes-pour-kiev-le-compromis-europeen-qui-fragilise-la-ligne-francaise/23/01/2026/">Armes pour Kiev : le compromis européen qui fragilise la ligne française</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans le cas du MGCS, moins médiatisé, les positions dominantes de KNDS Allemagne, sur le point d’être côté en bourse, et du « monstre » Rheinmetall, dont la capitalisation boursière <a href="https://companiesmarketcap.com/fr/rheinmetall/capitalisation-boursiere">a progressé de 156 %</a> en 2025, laissent peu de doutes quant à la place accordée à KNDS France dans ce projet et sur le risque de disparition d’une filière française de blindés lourds.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En miroir du silence sur le SCAF et le MGCS, le chef des armées s’est en revanche fendu de références satisfaites au programme franco-allemand JEWEL d’alerte anti-missile avancée, et surtout à l’initiative ELSA de « <em>capacités de feu dans la très grande profondeur »</em>. Cette initiative, lancée par la France au printemps 2024, réunit six pays de l’Union européenne aux BITD les plus avancées, en vue de sélectionner les meilleures solutions de ce domaine.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pourtant, alors que la ministre déléguée Alice Rufo rappelait encore récemment «<em> <a href="https://www.vie-publique.fr/discours/300764-catherine-vautrin-alice-rufo-22102025-politique-de-la-defense"><em>l’avance [prise] grâce à l’initiative ELSA </em></a></em>»,<em> </em>les travaux n’ont toujours pas débouché sur la sélection des best athletes initialement prévue. D’où peut-être l’insistance présidentielle, appelant à des projets avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne, alors que la seule annonce officielle issue d’ELSA est justement celle d’un <a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20250515-l-allemagne-et-le-royaume-uni-vont-d%C3%A9velopper-des-missiles-d-une-port%C3%A9e-de-2000-kilom%C3%A8tres">projet germano-britannique</a>…</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sans la France, donc, et alors que la filiale française de MBDA, impliquée dans l’initiative, proposera dès 2028 le LCM (Land Cruise Missile), version terrestre du MdCN qui, avec une portée supérieure à 1000 km, représente une alternative européenne au Tomahawk américain.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un flou artistique persistant sur le nerf de la guerre</strong></span></h3>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il résulte de ce discours une impression de clair-obscur quant à la réalité du soutien du gouvernement à sa propre BITD, sur le plan national comme à l’export. Les injonctions à « faire mieux » risquent de n’avoir que des effets marginaux, tant, en matière de défense, le gain en cadence et en volume dépend de la commande publique.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/armement-bruxelles-tente-dimposer-un-controle-sur-les-exportations-militaires-francaises/17/01/2026/">Armement : Bruxelles tente d’imposer un contrôle sur les exportations militaires françaises</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Or, s’il est vrai que le budget défense progresse sous l’ère Macron, il fait grise mine à côté de celui de la Bundeswehr, dotée de… 108 milliards d’euros rien que pour 2026. En demandant aux industriels de prendre des risques industriels sans garanties financières, et sous la menace de flécher d’éventuelles commandes vers la concurrence européenne, Emmanuel Macron se dédouane trop aisément de sa responsabilité première dans l’atonie de la situation actuelle.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Comment envisager sereinement l’adoption d’une <a href="https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/13257104788509/emmanuel-macron-promet-36-milliards-deuros-supplementaires-pour-les-armees">«&nbsp;surmarche&nbsp;» budgétaire de 36 milliards d’euros</a> sur la période 2026-2030, alors que le chef du gouvernement Sébastien Lecornu vient de risquer une nouvelle dissolution en annonçant <a href="https://www.lemonde.fr/politique/live/2026/01/19/en-direct-budget-2026-sebastien-lecornu-confirme-son-recours-au-49-3-pour-l-adoption-du-plf-avec-regrets-et-un-peu-d-amertume_6663217_823448.html">recourir à l’article 49-3 de la Constitution pour le vote du budget</a> ?</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un tel narratif est donc plutôt de nature à générer incompréhension et défiance chez les partenaires industriels de nos armées, un facteur d’instabilité supplémentaire dans un paysage déjà passablement incertain. Il reviendra aux équipes de Catherine Vautrin et de Patrick Pailloux, <a href="https://lemarin.ouest-france.fr/defense/patrick-pailloux-confirme-a-la-tete-de-la-direction-generale-de-larmement-21543f82-be68-11f0-9782-2e849b0bafb0">nouveau patron de la DGA</a>, de remettre du liant et redonner l’élan nécessaire pour que les projets les plus stratégiques soient dûment financés en temps utile. Au risque, dans le cas contraire, de voir l’industrie française de défense isolée voire déclassée en Europe. Urgence signalée.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>L’armée française va bientôt recevoir ses premières munitions téléopérées Damoclès</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/economie/larmee-francaise-va-bientot-recevoir-ses-premieres-munitions-teleoperees-damocles/07/07/2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Samuel Prévost]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 10:34:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[DGA]]></category>
		<category><![CDATA[Munitions téléopérées]]></category>
		<category><![CDATA[MX-10 Damoclès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 07/07/2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/larmee-francaise-va-bientot-recevoir-ses-premieres-munitions-teleoperees-damocles/07/07/2025/">L’armée française va bientôt recevoir ses premières munitions téléopérées Damoclès</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Fruit d’un développement accéléré, ces premières munitions téléopérées (ou drones kamikazes) fabriquées en France seront livrés dès juillet. Elles marquent un tournant technologique et doctrinal majeur pour les forces terrestres.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En seulement douze mois, la France est passée de la contractualisation à la livraison opérationnelle de ses premières munitions téléopérées. La Direction générale de l’armement (DGA) a confirmé, à l’occasion du Salon du Bourget, que les 30 premiers systèmes Damoclès seront livrés à l’armée de Terre avant le 14 juillet. Conçue et fabriquée par la PME toulousaine Delair et le groupe KNDS France, cette munition téléopérée (MTO) marque l’entrée des forces françaises dans une nouvelle ère, celle des drones kamikazes tactiques.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/armee-francaise-le-rapport-choc-de-deux-deputes-francais/11/06/2025/">Armée française : le rapport choc de deux députés français</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Doté d’une portée de 10 km, d’une autonomie de 40 minutes et d’une tête militaire de 500 grammes, le MX-10 Damoclès pourra être déployé rapidement par l’infanterie et la cavalerie. Sa mise en œuvre, via une tablette de contrôle durcie, promet une prise en main rapide et une utilisation en moins de cinq minutes sur le terrain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Des performances modulables et évolutives</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le MX-10 Damoclès reprend des briques technologiques éprouvées lors du projet Colibri et les adapte aux besoins spécifiques de l’armée française. Sa charge peut être récupérée en toute sécurité en cas de non-détonation, et sa boule optronique bi-canal – complétée par une vision infrarouge – autorise des opérations de jour comme de nuit. Trois modes de vol sont disponibles, du pilotage automatique par points de passage au guidage manuel avancé de type FPV, en fonction de la situation et du niveau de formation des opérateurs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/defense-la-belgique-confirme-son-choix-du-f-35-et-ecarte-a-nouveau-le-rafale-francais/23/04/2025/">Défense : la Belgique confirme son choix du F-35 et écarte à nouveau le Rafale français</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La DGA a volontairement engagé une qualification progressive, en privilégiant la sécurité et la rapidité de prise en main. Les premières évaluations avec des systèmes inertes ont laissé place à des essais en conditions réelles, dont un ultime tir actif en juin sur le site de Bourges. La validation technique ouvre désormais la voie à des livraisons successives jusqu’à fin 2025, pour atteindre un total de 460 MTO.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une montée en puissance appelée à se poursuivre</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ces premières séries ne sont qu’un jalon. Le ministère des Armées prévoit l’acquisition de 2 000 munitions téléopérées sur la période 2024-2030, un volume qui pourrait encore croître face à la multiplication des menaces et à la nécessité de disposer d’un parc régulièrement renouvelé.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Face aux capacités de brouillage toujours plus sophistiquées des adversaires, le système Damoclès ne restera pas figé. Des évolutions sont déjà envisagées, qu’il s’agisse d’améliorer la robustesse des liaisons de données ou de concevoir des variantes filaires. La tête militaire elle-même pourrait être optimisée au fil des retours d’expérience et des avancées industrielles.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/recit-transnistrie-la-republique-fantome-deurope-de-lest/05/04/2025/">RÉCIT – Transnistrie : la république fantôme d’Europe de l’Est</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La filière française se dit prête à relever le défi. Le site KNDS de La Chapelle-Saint-Ursin, qui produit déjà les charges militaires, pourrait monter en cadence et passer à plusieurs centaines d’unités par mois. Une dynamique qui s’inscrit dans une volonté partagée : concilier production de masse, adaptation permanente et souveraineté technologique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Armée française : le rapport choc de deux députés français</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/economie/armee-francaise-le-rapport-choc-de-deux-deputes-francais/11/06/2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 07:46:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Porte-avions]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=11495</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 11/06/2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/armee-francaise-le-rapport-choc-de-deux-deputes-francais/11/06/2025/">Armée française : le rapport choc de deux députés français</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le rapport Gassilloud-Girard, présenté à la Commission de la Défense ce 11 juin, propose une révision du modèle de l&rsquo;armée française. Entre retour à la « masse », différenciation des forces et abandon de programmes emblématiques, il bouscule les certitudes de la Loi de programmation militaire (LPM).</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce 11 juin, la commission de la Défense de l’Assemblée nationale examinera un rapport parlementaire intitulé <em data-start="361" data-end="455">« Masse et haute technologie : quels équilibres pour les équipements militaires français ? »</em>, co-rédigé par les députés Thomas Gassilloud (Renaissance) et Damien Girard (Les Écologistes). Ce document, dont l’hebdomadaire <a href="https://www.challenges.fr/entreprise/defense/report-du-futur-porte-avions-fregates-et-lance-roquettes-en-plus-les-pistes-chocs-de-deux-deputes-pour-larmee-francaise_605672">Challenges</a> a obtenu les grandes lignes en avant-première, s’annonce explosif. Il propose pas moins de trente mesures qui pourraient bouleverser en profondeur la trajectoire capacitaire des forces armées françaises.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un modèle d&rsquo;armée française « échantillonnaire »</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le rapport dresse un diagnostic clair : le modèle de l’armée française est devenu « échantillonnaire », conséquence directe des restrictions budgétaires des années 2000 et 2010. Résultat : une armée technologiquement avancée, mais incapable de soutenir un conflit de haute intensité prolongé. Face à cette limite, les deux parlementaires plaident pour un rééquilibrage entre haute technologie et équipements « rustiques », capables de saturer les défenses adverses, à la manière des stratégies ukrainienne ou russe dans la guerre en cours.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/antoine-de-suremain-un-aventurier-de-france/19/05/2025/">Antoine de Suremain : un aventurier de France</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’objectif officiel est de rendre l’armée de Terre capable de projeter une division (deux brigades) d’ici 2030. Pour cela, les députés estiment qu’un effort financier de 5 milliards d’euros est nécessaire, notamment pour renforcer la défense sol-air, la lutte antichar, les feux dans la profondeur</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le rapport propose aussi d’aller bien au-delà des prévisions actuelles concernant les lance-roquettes : au lieu de 26 systèmes prévus par la Loi de Programmation Militaire (LPM), il en faudrait 48, avec une préférence claire pour le système Foudre, développé par la PME française Turgis &amp; Gaillard, qui sera présenté au Salon du Bourget.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Autre proposition audacieuse : la création d’une troisième division légère, principalement composée de réservistes, équipée de drones, de véhicules légers et d’armes antichar. Cette force serait spécifiquement dédiée à la défense du territoire national. Coût estimé : 1 milliard d’euros par an.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/le-concorde-classe-monument-historique-par-le-ministere-de-la-culture/10/05/2025/">Le Concorde, classé Monument historique par le Ministère de la Culture</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Du côté de l’armée de l’Air et de l’Espace, les députés reprennent la proposition d’achat de 30 Rafale supplémentaires, mais vont plus loin : ils plaident pour l&rsquo;acquisition de chasseurs légers (comme le F/A-50 sud-coréen) destinés aux missions permissives ou à la lutte antidrone. Une façon de libérer les Rafale pour les missions de haute intensité. La Marine nationale bénéficierait de trois frégates FDI supplémentaires.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Marine nationale : vers un ajournement du futur porte-avions ?</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le rapport soutient également le renforcement du format naval, avec la commande de trois frégates de défense et d’intervention (FDI) supplémentaires, pour atteindre le format cible de 18 frégates de premier rang.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais l’une des propositions les plus sensibles est celle d’un report du programme de Porte-Avions de Nouvelle Génération (PANG). Ce report, motivé par le besoin de financer des projets jugés « plus urgents », pourrait laisser la Marine nationale sans porte-avions après le retrait du Charles de Gaulle en 2038, sauf si une prolongation de ce dernier devenait possible après son grand carénage prévu en 2027.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/recit-transnistrie-la-republique-fantome-deurope-de-lest/05/04/2025/">RÉCIT – Transnistrie : la république fantôme d’Europe de l’Est</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette éventualité a déjà suscité une levée de boucliers dans les rangs militaires. L’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine, a récemment qualifié le PANG de « plateforme de supériorité aéromaritime », plaidant pour sa réalisation rapide afin de garantir la continuité de la dissuasion et de la projection de puissance française.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Des arbitrages budgétaires pour recomposer</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour financer ces évolutions, alors que les comptes du ministère des Armées sont sous tension (8 milliards de report de charges et 99 milliards d’euros de restes à payer), les députés proposent des choix drastiques : arrêt de l’opération Sentinelle (250 millions d’euros par an) ; suppression du Service National Universel (SNU) pour économiser 150 millions supplémentaires.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/immobilier-de-letat-un-patrimoine-colossal-sous-exploite/08/03/2025/">Immobilier de l’État : un patrimoine colossal sous-exploité</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais une mesure marquante est sans doute l’abandon du programme Eurodrone, un projet européen lancé en 2013, jugé trop coûteux (plus de 2 milliards d’euros pour la France) et livré trop tardivement (pas avant 2031). Les députés suggèrent de le remplacer par le drone MALE Aarok, là encore produit par Turgis &amp; Gaillard, qui a fait forte impression dans les dernières démonstrations industrielles.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Sahel : le Sénat dresse le bilan de l’opération Barkhane</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/sahel-le-senat-dresse-le-bilan-de-loperation-barkhane/22/07/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Jul 2023 10:42:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Opération Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=9248</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 22/07/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/sahel-le-senat-dresse-le-bilan-de-loperation-barkhane/22/07/2023/">Sahel : le Sénat dresse le bilan de l’opération Barkhane</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Un rapport sénatorial analyse les résultats de l’armée française dans le cadre de l’opération Barkhane au Sahel. Le document souhaite tirer les enseignements nécessaires de cette opération dont la mission s’est terminée en 2022.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Réussite ou échec&nbsp;? Le 9 novembre 2022, le président Emmanuel Macron a annoncé la fin de l’opération Barkhane au Sahel qui faisait suite à l’opération Serval (janvier 2013 – juillet 2014). Considéré comme un succès, Serval a permis de reprendre le contrôle des villes du Nord du Mali, de détruire les bases djihadistes d&rsquo;Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et de démanteler une grande partie de leurs forces. Une victoire qui a posé la question de la pérennisation d’une présence militaire française au Sahel pour maintenir la sécurité obtenue&nbsp;: l’opération «&nbsp;Barkhane&nbsp;». Dans ce contexte, un</span> <a href="https://www.senat.fr/rap/r22-708/r22-708-syn.pdf">rapport</a> <span style="color: #000000;">d’information publié le 7 juin 2023 a été réalisé par trois sénateurs sur le bilan de cette action militaire&nbsp;: Pascal Allizard (LR) du Calvados, Olivier Cigolotti (UC) de la Haute-Loire et Marie-Arlette Carlotti (SER) des Bouches-du-Rhône.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une opération d’envergure exigeante</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La différence majeure entre les deux opérations réside dans leur approche. Alors que «&nbsp;Serval&nbsp;» progressait vers le Nord en repoussant l&rsquo;ennemi de manière séquentielle, « Barkhane » a adopté une approche cumulative. Étant donné l&rsquo;immensité de la région du Sahel, aussi vaste que l&rsquo;Europe, il était impossible d&rsquo;assurer une présence permanente dans toutes les zones avec les moyens disponibles. Par conséquent, «&nbsp;Barkhane&nbsp;» a multiplié les raids et les frappes sur les djihadistes dispersés dans la région pour les empêcher de reconstituer leurs bases et de mener des opérations d&rsquo;envergure.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/reportage-mauritanie-sur-les-traces-des-gardiens-du-patrimoine/25/06/2023/">REPORTAGE – Mauritanie : sur les traces des gardiens du patrimoine</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Comme le rappel le rapport, l’objectif de cette opération était de «&nbsp;maintenir la crise sécuritaire au plus bas niveau possible, afin de la ramener à la portée des forces de sécurité locales et de permettre une résolution qui devait intervenir aux niveaux politique, de gouvernance et de développement.&nbsp;» Une opération délicate mais doté d’une force conséquente de 3000 à 5000 hommes, six ou sept avions de chasse et une vingtaine d&rsquo;hélicoptères. Outre la menace djihadiste, le véritable défi était de pouvoir gérer l’acheminement de suffisamment de fret et un roulement décent du personnel pour la réussite de la mission. Tout en effectuant le plus possible de réparation directement sur le terrain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>La complexité de l&rsquo;ennemi&nbsp;</strong></span><span style="color: #000000;"><b>djihadiste</b></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le terrorisme n’est pas une idéologie mais un mode d’action. Une des caractéristiques des groupes djihadistes est l’agilité avec laquelle ils se déplacent et s’insèrent au sein de la population. Leur maîtrise de leur environnement est parfait. Selon le rapport, deux types de djihadistes peuvent être catégorisés&nbsp;: les combattants convaincus qui «&nbsp;défendent un agenda politique d’imposition de la Charia, voire de création d’un état islamique&nbsp;» et les autres se battant contre des situations «&nbsp;injustes&nbsp;» (crise économique, sociale, territoriale etc.). Le rapport met en avant que les massacres et autres événements locaux peuvent ainsi être des «&nbsp;facteurs d’embrigadement dans les groupes terroristes&nbsp;». Pour une infime partie de la population, ces groupes armées sont susceptibles de défendre au mieux leurs intérêts contre le pouvoir central.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;</strong><strong><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-g5-sahel-le-mali-doit-revenir/09/03/2023/">ENTRETIEN – G5 Sahel : «Le Mali doit revenir»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Cette complexité a obligé l’armée française à être constamment sur ses gardes. Mais surtout, cela lui a permis de travailler et de mettre en avant ses capacités de renseignement en lien avec la direction générale de la sécurité extérieur (DGSE) avec qui elle travaille en étroite collaboration depuis des décennies. «&nbsp;C’est cette profondeur historique qui a permis aux armées de disposer d’une connaissance fine du terrain et des groupes terroristes présents et qui a conduit les partenaires de la France à reconnaître son expertise unique dans ce domaine et à coopérer en toute confiance avec elle.&nbsp;» indique le rapport. Les moyens de renseignements utilisés pouvaient être issus de la population souvent bien renseignée, de drones, de capteurs tactiques mais également de sources de renseignement biométriques.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un bilan positif contrasté</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">L’armée française a dû évoluer dans un univers contrasté dans lequel les luttes d’influence ont été particulièrement fortes. Au début très positive, l’image de l’opération Serval puis Barkhane s’est peu à peu effritée avec le temps. L’incapacité d’éradiquer le djihadisme et de communiquer «&nbsp;sur ce qu’étaient les réels intérêts de la France dans la région&nbsp;» ont ouvert «&nbsp;la porte aux spéculations malveillantes&nbsp;» lit-on dans le document. Une ouverture dans laquelle s’est engouffrée la Russie et le groupe Wagner utilisant toute sorte de moyen pour décrédibiliser l’armée française dans la région jusqu’à monter de toute pièce le prétendu charnier de la base de Gossi. Bien que Paris ait compris l’importance de la guerre d’influence, les moyens restent très limités. « La France ne dispose, dans ses emprises diplomatiques, que de peu de moyens pour diffuser quotidiennement des messages anti-désinformation&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/tribune-otan-2030-ce-projet-met-en-peril-la-souverainete-militaire-francaise/13/06/2022/">TRIBUNE – OTAN 2030 : «Ce projet met en péril la souveraineté militaire française»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Sur le plan militaire, les groupes djihadistes ont été très affaiblis. L’envoi de 600 hommes français supplémentaires, l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel et l’armement des drones depuis la fin de l’année 2019 ont permis des résultats significatifs. Néanmoins, l’opération Barkhane se limite à des succès militaires sans s’attaquer aux causes structurelles principalement politique qui ont amené à ce terrorisme. Les décisions politique locales ne suivent pas et les forces armées des pays du Sahel ne sont pas capables de prendre la relève malgré les aides et formations octroyées par la France principalement. Les aides aux développements bien que nécessaires n’étaient pas suffisantes compte tenu des besoins très importants de la région.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le départ des troupes françaises devrait accroitre cette instabilité que les mercenaires de Wagner ne résorberont pas. «&nbsp;Une évolution vers des régimes de plus en plus autoritaires et militaires, ainsi qu’un rôle croissant des forces religieuses fondamentalistes, n’est pas à exclure&nbsp;» met en avant le document. Face à ce constat, Paris doit profiter de ce départ pour «&nbsp;tenter de modifier favorablement l’image de la France dans la région.&nbsp;». Pour autant, la capacité de déploiement doit être conservée tandis que l’opération Sentinelle qui pèse lourdement sur l’Armée de Terre doit évoluer au profit d’une plus grande montée en compétence des forces de sécurité et du renseignement. Le risque d’attentat tient désormais davantage du «&nbsp;loup solidaire&nbsp;» qu’un soldat entraîné par l’État islamique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><center></p>
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		<item>
		<title>Mauritanie : qui est Mohamed Ould El Ghazouani, le Président de la stabilité au Sahel ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/mauritanie-qui-est-mohamed-ould-el-ghazouani-le-president-de-la-stabilite-au-sahel/16/09/2022/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/monde/mauritanie-qui-est-mohamed-ould-el-ghazouani-le-president-de-la-stabilite-au-sahel/16/09/2022/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Fourneyron]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Sep 2022 21:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ould El Ghazouani]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=8163</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 16/09/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/mauritanie-qui-est-mohamed-ould-el-ghazouani-le-president-de-la-stabilite-au-sahel/16/09/2022/">Mauritanie : qui est Mohamed Ould El Ghazouani, le Président de la stabilité au Sahel ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Alors que la France s’est retirée du Mali, la Mauritanie fait figure d’exemple dans le combat contre le terrorisme dans la région. Le <span style="color: #000000;">président</span> et ancien Chef d’État-major Mohamed Ould El Ghazouani est le grand artisan de la politique de défense mauritanienne, qui a permis de ramener la paix dans son pays.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le 19 avril 2022, l’armée française remet les clés de la base de Gossi aux forces armées maliennes dans le nord du pays. Symbolique, cette étape est une avancée majeure depuis le départ de l’armée française du Mali. L’opération Barkhane, plus grosse opération extérieure française, a mobilisé au plus fort de ses effectifs jusqu’à 5 500 hommes en 2020. Parmi ses alliés dans la région, la France compte sur l’appui du Tchad, mais également sur celui de la Mauritanie. Mohamed Ould El Ghazouani est l’homme fort de ce pays qui a su endiguer la menace terroriste sur son territoire, dont il a pris la tête en 2019.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un parcours militaire d’excellence</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Né en décembre 1956 à Boumdeid dans le sud de la Mauritanie, Mohamed Ould El Ghazouani &#8211; nom signifiant l’assaillant &#8211; grandit dans une grande famille religieuse. Il est le fils d’un chef spirituel respecté d’une grande confrérie soufie de l’Est du pays. Cet héritage fait de lui une autorité religieuse et morale incontestable. En 1980, il rejoint la prestigieuse académie militaire de Meknès au Maroc. Après avoir obtenu ses différentes qualifications, il est promu sous-lieutenant en 1981. Mohamed Ould El Ghazouani poursuit sa formation par différents stages, notamment en Syrie et en Jordanie, avant de devenir en 1987 aide de camp du président Maaouiya Ould Sid&rsquo;Ahmed Taya.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 1991, promu commandant, il prend la tête du célèbre bataillon blindé puis du 2e bureau à l’état-major national en 2004 en tant que colonel. Artisan du coup d’Etat en 2005, il est nommé à la tête de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Il devient en 2008 chef d’état-major National puis Président du conseil de Défense l’année suivante. Nommé chef d’état-major général des Armées (CEMA) en 2013 jusqu’en 2018, Mohamed Ould El Ghazouani devient ensuite ministre de la Défense jusqu’en 2019. Très apprécié dans les milieux militaires, politiques et administratifs pour son sens du dialogue et son intelligence, il incarne le retour de la stabilité en Mauritanie, qui fait désormais figure d’exception au Sahel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Élu lors de la première transition démocratique de Mauritanie</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Lors de l’élection présidentielle en juin 2019, Ould El Ghazouani est élu au premier tour avec 52 % des voix face à cinq autres candidats. Très vite, sa politique marque un tournant avec celle de son prédécesseur. En vue d’apaiser les tensions sociales, le nouveau Président s’entretient avec chacun de ses adversaires à l’élection présidentielle. A l’international, il renoue la relation diplomatique avec le Qatar et les développe avec d’autres pays du Golfe. Pour autant, il n’oublie pas son voisinage. Les relations autrefois compliquées avec le Maroc sont ainsi améliorées.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sur un plan économique, il s’implique personnellement dans la réduction de la dette de son pays. A ce titre, il envoie un signal fort aux investisseurs étrangers afin d’attirer des capitaux dans des secteurs comme les hydrocarbures ou encore l’agroalimentaire. En Europe, le nouveau président est très apprécié en France où il se rendait lorsqu’il était chef d’état-major des armées. Il rejoint la politique française en réaffirmant l’engagement de son pays au sein du G5 Sahel et s’engage sur le volet sécuritaire – une des raisons pour lesquelles les Mauritaniens l’ont élu – à lutter contre le terrorisme djihadiste dans la région.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nul doute que dans les prochains mois et les prochaines années, la Mauritanie de Ghazouani fasse école dans la région. Il a montré que l’insécurité n’était pas une fatalité, ni une simple question de moyens, mais procédait avant tout d’une volonté politique affirmée.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><center></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p></center>&nbsp;</p>
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		<title>Général (2S) Henri Roure &#8211; Afrique : «La France doit arrêter de subir»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 14:09:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Roure]]></category>
		<category><![CDATA[Opération Barkhane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 17/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/general-2s-henri-roure-afrique-la-france-doit-arreter-de-subir/17/02/2022/">Général (2S) Henri Roure &#8211; Afrique : «La France doit arrêter de subir»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>Alors que la présence française en Afrique est sur le devant de la scène, le général Henri Roure, ancien officier des troupes de Marine, revient sur l&rsquo;importance de la coopération entre ce continent et la France.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les gouvernants français, ignorant l’histoire de France, ou, la regardant au prisme des dérives idéologiques actuelles, ne peuvent évidemment pas connaître l’Afrique et la nature des relations qui s’étaient établies avec elle au cours de longues et riches époques. Ils ne connaissent pas grand-chose, d’ailleurs, hormis quelques principes systémiques inculqués par leurs maîtres étatsuniens et leurs inspirateurs supra-nationaux. Gérer, jongler avec les chiffres, se parer d’un verbe ésotérique masquant l’incompétence et la vacuité des sentiments, désinformer, calomnier l’adversaire, promouvoir les copains pour étendre la mainmise de l’internationalisme financier, leur permet de gruger le citoyen en faisant illusion au travers de médias parfaitement disciplinés.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Malheureusement tout cela fonctionne au point que l’un puisse affirmer et répéter sans susciter une <em>bronca</em> d’indignation et une condamnation pour outrage à la France que la colonisation était un « <em>crime contre l’humanité</em> ». De temps à autres, cependant, ils sont contraints à quelques actions obligatoires, se trouvant confrontés à un phénomène qui les dépasse et que l’on peut nommer le « poids de l’histoire ». Ils ne la connaissent pas, mais quelques bribes insufflées par l’âme du pays, parfois, les obligent. Ce n’est pas suffisant pour bien faire et d’ailleurs ils ne souhaitent sûrement pas agir pour le bien et les intérêts uniques d’une nation souveraine, mais pour leur propre avenir politique et leur image dans le voisinage de la France métropolitaine et outre-Atlantique. Ainsi, l’opération <em>Serval</em>, au Mali, a-t-elle pu avoir lieu, donnant au président de l’époque, de même formation que l’actuel, le « plus beau jour de sa vie ». Comme quoi la victoire de nos soldats et la Grandeur peuvent faire frissonner de bonheur, même ces invalides du cœur et de la raison.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une coopération franco africaine</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nos dirigeants sont responsables de la dégradation de nos relations avec le continent africain qui, il n’y a pas si longtemps, était regardé comme une sorte de prolongement de la France sans qu’il y eut cependant une volonté de domination de l’une sur l’autre ou de rattrapage d’une décolonisation brusquée. La <em>Françafrique</em> n’était pas un vain mot. Il était dû, d’ailleurs, au président ivoirien Félix Houphouët-Boigny pour exprimer le souhait des dirigeants africains de maintenir des relations privilégiées avec l’ancienne métropole. Elle existait, côté français, grâce à des gens pleinement conscients des enjeux représentés par ce continent et, pour les responsables africains, par la conviction que la France les connaissait et les aiderait mieux et plus amicalement que n’importe quel autre pays. Nous accueillions alors dans nos grandes écoles et universités les élites futures de ces jeunes États. Ces étudiants recevaient la même formation que leurs camarades français. Ils nous connaissaient et nous les connaissions. Ils pensaient français. Cette relation intime se poursuivait chez eux au travers d’une coopération organisée et dotée de fonds dont une partie n’était pas encore estampillée « Union Européenne ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’aide au développement se faisait de manière logique sur des projets précis, utiles à l’ensemble de la population. Sur place ils faisaient l’objet d’un suivi attentif par les « chefs de mission de coopération » qui disposaient de coopérants inclus dans les administrations et organismes divers. Ce réseau, aussi bien civil que militaire, dépendait d’un ministère dédié différent de celui des Affaires Étrangères. Ajoutons qu’œuvrait à l’Elysée une cellule Afrique qui maintenait ces liens forts et, par sa seule existence, exprimait toute la sollicitude de la France à l’égard de ses anciennes colonies. Tout cela fonctionnait bien, mais progressivement, pour des raisons propres à la France, ce remarquable système a été disloqué. Le ministère de la coopération a été supprimé et remplacé par un service des Affaires Étrangères d’aide publique au développement avec, un très étrange Conseil Présidentiel pour l’Afrique. Des ONG intéressées se sont, alors, précipitées n’importe où chez les délaissés pour s’enrichir en faisant n’importe quoi et faire croire à leur vocation humanitaire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est vrai que les chefs de mission de coopération détenaient un pouvoir financier et politique indépendant de l’ambassadeur. À cette jalousie entre ministères s’est évidemment ajoutée l’obsession européiste. «<em> l’Europe! l’Europe! l’Europe!</em> » s’égosillait à bêler un troupeau de cabris. Ils finirent par être entendus. La France s’est détournée d’une Afrique trop française vers une Europe pourtant déjà américano-germaniste. Elle a perdu des deux côtés. Elle subit une organisation internationale qui lui a échappé et subit des vagues migratoires africaines et un laminage de ses positions traditionnelles sur le continent voisin, tout en perdant, sans compensation, ses soldats et son argent dans des opérations extérieures. Le dispositif méritait une évolution mais pas une telle maltraitance.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">« <em>Ne pas subir</em> »</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le maréchal de Lattre de Tassigny avait comme devise « ne pas subir ». Comment ce grand soldat réagirait-il aujourd’hui face à l’écrasante action de l’oligarchie apatride mise en scène par les médias grand public ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La France subit l’Allemagne qui, inspirant l’UE en bon second des États-Unis, fait subir l’UE à la France et pèse sur l’incroyable indifférence de son président à l’égard de la puissance bridée du pays de ses ancêtres. Il semble rêver substituer à la France une UE souveraine, où il agirait au premier plan. Les gens conscients sentent bien, pourtant, que cette organisation internationale court à sa fin, tout au moins sous sa forme actuelle. Elle ne tardera pas à s’effondrer. Elle risque cependant de perdurer dans ses méfaits si le président actuel est prochainement réélu. La situation pendant cinq nouvelles années s’aggravera et la rupture, en conséquence, sera violente.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est donc temps que la France retrouve le sens de ses intérêts. Derrière ce mot utilitaire il y a bien plus que les aspects économiques et financiers. Nous devons y lire la notion de puissance. Les abandons délibérés de dimensions souveraines révèlent la perte de la volonté d’imposer, de dominer, en fait le rejet du rôle majeur traditionnel que la France a toujours joué. Ces renoncements expliquent la condescendance portée par nos élites à nos gloires passées, leur mépris de la science historique et l’irrespect qu’ils affichent pour la civilisation et la langue française et, par voie de conséquence, à la France et à son peuple.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vouloir mener cette politique nouvelle nous amène à constater et à valoriser nos formidables atouts de puissance. Elle nous oblige à nous libérer des freins et assujettissements européens et atlantistes. Cette renaissance passe par la valorisation diplomatique de notre dissuasion nucléaire, de notre siège permanent au conseil de sécurité, de notre langue, le français, de notre diplomatie et aussi par l’exploitation déterminée de notre empire maritime. Le moteur de cette politique n’est autre que la volonté de rayonner à nouveau. Ce retour à une détermination nationale nous incite fortement à regarder le vaste monde avec ambition et y conquérir, et d’abord récupérer, des positions utiles à notre dimension. En premier lieu, s’incluant dans un ensemble relationnel plus vaste, nous trouvons bien évidemment l’Afrique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Des conséquences malheureuses</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Or, malgré les apparences nous subissons, sur la partie francophone de ce continent, les conséquences malheureuses d’une politique insistante et absurde. Nous avons traité ces États, pourtant initialement favorables à la France, avec une étonnante ineptie. Nous leur avons donné l’indépendance et nous avons voulu, à un moment, leur imposer une façon de se gouverner non conforme à leur nature. Or, avant l’invraisemblable discours prononcé par le président Mitterrand lors de la conférence du 19 au 21 juin 1990 à la Baule, sans doute pour complaire à l’Europe, la France pouvait influer sur les gouvernements locaux et se voyait respectée pour sa manière fraternelle d’agir. Ce président avait pourtant été ministre des Colonies et aurait dû admettre les conditions du maintien de cette relation privilégiée, bien plus porteuse d’avenir que celle avec M Helmut Kohl…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Depuis cet épisode malheureux nos rapports n’ont cessé de se distendre et nos amis se sont insensiblement tournés vers d’autres pays, malheureusement souvent prédateurs. Le dépit est mauvais conseiller… Il était proprement absurde &#8211; n’en déplaise aux admirateurs de ce président &#8211; de lier l’aide économique au respect de principes démocratiques de gouvernement et aux Droits de l’Homme. Le Roi du Maroc, allié fidèle de la France, avait alors marqué, vivement et intelligemment, son désaccord en quittant la Baule. Cette injonction semblait vouloir assimiler le monde africain aux usages de l’Occident et occulter la structure ethnique de ces pays à l’unité administrative totalement artificielle. Oppositions sur les orientations sociales et débats d’idées, tels que conçus en France, n’évoquent absolument rien dans l’âme africaine. En revanche la référence aux ancêtres totémiques, aux guerres et alliances tribales, aux coutumes particulières, maintiennent des solidarités claniques qui écrasent lourdement toute tentative d’introduction de philosophie politique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Aider ces États &#8211; que nous avons créés &#8211; à se gouverner, selon la mosaïque sociale dont nous sommes responsables, avec compréhension et respect, aurait dû continuer à être la ligne directrice de l’évolution politique menée à leur égard. Pour rester sur le Maroc qui, incontestablement aura été la grande réussite de notre présence en Afrique, au point de lui avoir permis de devenir le grand État que nous connaissons, le Résident général du début du Protectorat, le Maréchal Lyautey, concepteur de son évolution, disait: « <em>être colonial, c’est créer de l’amitié</em>&nbsp;» ou encore «&nbsp;<em>Je n’ai pas cessé d’espérer créer entre ce peuple et nous un état d’âme, une amitié, une satisfaction intime qui font qu’il restera avec nous le plus longtemps possible, mais qui auront pour résultat final que si des évènements le détachent politiquement de nous, toutes ses sympathies resteront françaises</em>&nbsp;» ( Extrait du procès verbal du Conseil de politique indigène, tenu à Rabat le 14 avril 1925).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une mauvaise ligne directrice</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Or, pour les raisons évoquées plus haut, nous avons cessé d’accompagner ces États dans une continuité intelligente alors que la plupart demandaient encore de la France une sollicitude, une attention amicale et respectueuse. C’était d’autant plus maladroit que les gouvernements français récents ont eu souvent à leur égard des attitudes condescendantes. Elles furent reçues comme telles. Ne nous étonnons pas si certains vont chercher auprès de la Chine, de la Russie, ou d’autres puissances une aide et un soutien que nous leur avons refusés. Nos gouvernants, se réfugiant derrière les principes d’une démocratie, pourtant bien mal en point en France, ne peuvent impunément condamner des coups d’État dont la survenance est, si nous observons bien, le résultat d’un système pseudo démocratique faisant la part belle à l’ethnie la plus nombreuse<em>.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Face à la corruption et au clanisme, les armées, pourtant marquées par l’ethnie majoritaire, restent souvent, la seule administration capable de maintenir un minimum de cohésion et d’honnêteté. De même, face au désintérêt de la France, le recours à l’aide de pays dont chacun sait pourtant qu’ils ne recherchent, à terme, qu’exploitation et domination, apparaît comme un palliatif. Cette carence politique et cette dénaturation de la vision de nos relations avec l’Afrique a eu des conséquences sur le sol français. Ainsi une immigration se développe que la collusion bruxelloise et l’absence de coopération solide empêchent de juguler ou de contrôler dans les pays de départ. De même la colonisation, souillée par les propos du chef de l’État actuel, a pu ainsi faire l’objet, par quelques factieux, de demandes de réparation sous l’invraisemblable prétexte de pillage des colonies par la France…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">L&rsquo;intérêt de l&rsquo;Afrique</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Mais la question se pose de manière très concrète: pourquoi la France devrait-elle à nouveau s’intéresser à l’Afrique? Au-delà de l’amitié que nous portons aux peuples africains francophones, de la francophonie et de l’appui à notre politique internationale, existe un faisceau d’intérêts.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">J’avais naguère intitulé une de mes conférences « l’Afrique, berceau de l’humanité et avenir du monde ». Je crois toujours à l’avenir de ce continent. Chacun sait que l’humanité est née en Afrique il y a environ 3 millions d’années. L’Afrique a cependant longtemps stagné pour des raisons diverses. Mais entre le début de la période coloniale et aujourd’hui, en 150 ans, elle a avancé à pas de géant. Elle assimile vite et elle détient des atouts majeurs pour remplir un rôle autonome dans les décennies à venir. Elle a certes des handicaps. En matière de connaissance, une grande partie de la population est encore analphabète. Les États sont instables par absence de pyramide sociale et par une composition des sociétés que ne transcende pas encore véritablement l’idée nationale. Elle subit de lourdes déficiences en matière de santé, d’administration et d’organisation. Son développement économique, même fort, ne permet pas de satisfaire des populations en croissance très rapide dont une partie essaie d’émigrer. La dette hypothèque souvent le développement…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ces aspects méritent une attention humaniste, mais nous savons bien que ce n’est pas ce type d’attitude, seule, qui détermine l’action des puissances. L’Afrique est potentiellement riche. Elle est donc convoitée par qui le sait. Elle dispose de ressources nombreuses et vitales pour les économies actuelles. Les ressources minérales ne manquent pas. Du charbon en quantité, du pétrole, de l’or, des diamants, du fer, du zinc, du manganèse, du phosphate, de l’uranium, de l’argile, du soufre, du sel, du coltan, des terres rares… le bois… L’Afrique fournit plus de la moitié de la demande mondiale de café, de cacao et d’arachide. Dans le nord et le nord-ouest poussent aisément le blé, l’avoine, le maïs et l’orge. Si l’élevage ne peut être que marginal à cause de la mouche tsé-tsé, (encore que certaines tribus comme les Masaïs, les Bororos ou les Peuls, soient des groupes d’éleveurs reconnus) en revanche, s’agissant de la pêche, ses côtes atlantiques sont réputées pour être les plus poissonneuses du monde.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La malédiction de l&rsquo;abondance</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">L’Afrique est confrontée à une situation dans laquelle les ressources naturelles sont tournées vers l’exportation, générant de substantielles recettes publiques, mais qui, paradoxalement, engendrent encore stagnation économique et instabilité politique, car détournées, mal utilisées ou hypothéquées par les agences internationales et l’étranger. Ce sont les effets délétères des ressources extractives, non renouvelables, sur le développement. Si dans la durée, les pays africains parviennent à réorienter l’utilisation de ces richesses, il est certain qu’ils pèseront alors sur l’économie mondiale. Il y a là une question de rapport de forces avec les puissances extérieures et donc d’organisation.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ne nous y trompons pas quand la Russie fait intervenir le groupe Wagner en RCA ou plus récemment au Mali, c’est en échange de concessions dans l’exploitation de ces ressources naturelles dont ces deux pays, pourtant considérés comme très pauvres, regorgent. Il en est de même pour la Chine qui exerce une véritable prédation sur certaines richesses, ou encore des États-Unis et même de la Turquie et de quelques autres. Quant à la France, en vertu d’accords de défense, elle accepte de risquer la vie de ses soldats, sans contrepartie, et se heurte même, pour les raisons précédemment évoquées, à une dénégation ou un rejet de son apport. Les coups d’État récents sont évidemment un pied de nez aux principes de la Baule et donc à la France.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">L&rsquo;importance de corriger nos erreurs</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nous devons corriger nos erreurs si nous voulons bénéficier des atouts de l’Afrique que nous avons largement mis à jour. Nous le pouvons. Il en va de notre avenir avec l’exploitation de notre ZEE.&nbsp; Il nous faut donc accepter les pays africains comme des partenaires véritablement indépendants, mais historiquement et culturellement tournés vers nous et mener une politique d’aide structurée, construite avec les pays concernés. Nous devons les accepter tels qu’ils sont et récuser tout jugement sur leur façon de se gouverner. D’ailleurs si nous voulons bien regarder ce qu’était le parti unique tant décrié, mais que la France, jadis, n’avait jamais condamné, nous y trouverions une répartition ethnique et régionale des responsabilités qui en faisait, bien davantage que l’illusion démocratique actuelle, un système représentatif de toutes les composantes des sociétés. Le principe, évidemment, se montrait loin d’être parfait, mais il s’avérait bien plus apte que tout autre à rassembler des populations.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il s’agit donc pour la France de mettre un terme à une politique ambiguë, dont nous avons vu qu’elle faisait naître bien des déconvenues, en établissant une organisation prenant en considération les réussites du passé et les échecs du présent. À l’évidence il faut en finir avec l’utopie européiste qui ne cesse de vider de sa substance la puissance française en l’orientant vers des voies sans issue et affaiblir notre dimension internationale en nous imposant un dangereux suivisme otanien. Il nous faut retrouver la cohérence de l’aide et proposer à ces États africains qui nous ont été liés et avec lesquels la sagesse et notre dimension dans le monde, veulent que nous continuions à y bénéficier d’une position privilégiée, non plus une coopération, mais plutôt des partenariats, respectueux des intérêts de chacun. Ce sera ainsi que de manière concertée et toujours équitable, que pourrait se faire la mise en valeur de leurs ressources y compris humaines, s’intensifier leur développement, s’organiser la défense de leurs intérêts et la protection de la France face à une concurrence mondiale débridée, et à l’invasion migratoire avec toutes ses conséquences.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ces accords de partenariat, établis avec les seuls pays intéressés, pourraient utilement se voir fédérés dans un « ministère des partenariats », dont un équivalent devrait exister chez chacun des partenaires. Il nous faudrait donc, à nouveau, consentir à des investissements humains et en capital. Mais je ne doute pas que le profit serait rapide et que la France retrouverait son image au travers des équilibres sociaux, d’évolutions harmonieuses et de développements économiques communs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>La «Bleuite» : l&#8217;opération d&#8217;intoxication des renseignements militaires français en Algérie</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/la-bleuite-loperation-speciale-des-renseignements-militaires-francais-en-algerie/10/11/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cécile Dantès]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Nov 2021 13:44:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[FLN]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre d'Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[La bleuite]]></category>
		<category><![CDATA[Paul-Alain Léger]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6396</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 10/11/2021</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Année 1957. À Alger, dans la Casbah, forteresse aux murs sans fenêtres et aux terrasses </strong><strong>formant des passerelles entre elles, c’est le silence qui règne en maître depuis que le Front de </strong><strong>Libération Nationale a imposé sa loi : interdiction formelle de fumer, de boire de l’alcool, </strong><strong>d’écouter la radio ou de mettre la musique, ou encore de jouer. Les réfractaires au mot </strong><strong>d’ordre, pris la main dans le sac ou dénoncés, sont immédiatement sanctionnés au moyen de </strong><strong>la mutilation. Histoire de la bleuite. </strong></span></p>
<p> </p>
<p><span style="color: #000000;">Arrive un groupe d’hommes, vêtus de bleus de chauffe, portés par les jeunes Algériens. Ils entrent dans un café, et lorsque le tenancier, sur leur demande, refuse d’allumer la radio au prétexte de ne pas contrer la loi du Front, il se voit administrer une magistrale paire de gifles. “A partir de maintenant, tu sauras que ce n’est pas le Front qui commande, c’est lui”, et de désigner Paul-Alain Léger, militaire issu du SDECE (ancêtre de la DGSE) et revenant d’Indochine. Ceux qui le suivent sont des parachutistes français, accompagnés de leurs nouvelles recrues issues de la rébellion et retournées contre le FLN. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Lorsqu’ils quittent le café, la musique et les jeux ont repris. Le premier succès de Léger et son commando est psychologique et porte un coup non négligeable à la loi du FLN et à la crédibilité de ce dernier. Ce n’est que le début d’une opération bien plus vaste qui va permettre de remporter la bataille d’Alger, et marquer la primauté du renseignement militaire dans cette nouvelle guerre : la Bleuite. On l’appelle ainsi en raison des bleus de chauffe (uniformes de travail souvent portés dans la Casbah) revêtus par les hommes de Léger pour cette mission </span><span style="color: #000000;">d’infiltration, et de l’espionnite aiguë découlant des actions du GRE, poussant le FLN à purger ses propres rangs.</span></p>
<h3> </h3>
<h3><span style="color: #000000;">La bleuite, une réponse au terrorisme algérien</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La bataille d’Alger a lieu à partir de l’année 1957, ensanglantée par des attentats répétitifs commis par le FLN contre la communauté européenne de la ville. Déposées dans les cafés, les discothèques, ou en pleine rue, les bombes viennent briser brutalement la sérénité d’Alger, causant plusieurs centaines de morts, hommes, femmes et enfants confondus. Ce déferlement de violence engendre alors des actes de vengeance européens de plus en plus fréquents. Le général Massu est réclamé par le pouvoir politique, qui lui fixe la mission d’éradiquer le terrorisme urbain, mission relevant pourtant habituellement de pouvoirs de police. Si les débuts de la bleuite sont laborieux, le capitaine Paul-Alain Léger et ses hommes vont se distinguer par leur redoutable système de renseignement.</span></p>
<p> </p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/la-bas-de-lautre-cote-de-leau-une-histoire-damour-en-pleine-guerre-dalgerie-au-theatre/07/12/2021/">«Là-bas de l’autre côté de l’eau» : une histoire d’amour en pleine guerre d’Algérie au théâtre</a></strong></p>
<p> </p>
<p><span style="color: #000000;">Afin d’obtenir des informations sur le groupuscule terroriste d’Alger, le capitaine Léger créé le Groupement Renseignement Exploitation (GRE). Celui-ci vient assurer un renfort auprès du Dispositif de Protection Urbaine, qui quadrillait la ville d’Alger en plusieurs quartiers placés sous le contrôle d’un régiment. Si le DPU avait pour mérite d’éviter la dispersion des terroristes, notamment en les maintenant regroupés dans la zone musulmane, sa fonction renseignement se trouvait limitée. Il ne permettait en effet pas de recueillir suffisamment d’informations pour aller jusqu’à démanteler le réseau terroriste. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Parmi les membres du G.R.E, on trouve des officiers et sous-officiers parachutistes, mais aussi d’anciens terroristes ou soutiens des réseaux terroristes d’Alger, que le capitaine Léger a retourné contre le FLN. Les musulmans, comme l’explique Léger dans son livre <em>Aux Carrefours de la guerre</em>, devaient absolument être à la base de tout recrutement pour optimiser l’efficacité du G.R.E et favoriser l’infiltration chez l’ennemi. Ainsi, “<em>estimant qu’une des solutions envisagées pour </em><em>juguler le terrorisme était de noyauter son organisation, je pensais que l’action souterraine </em><em>de rebelles retournés et réinjectés dans le circuit était la meilleure façon d’y parvenir</em>”. Cette infiltration dans la Casbah portera ses fruits, grâce aux jeunes recrues anciennement rebelles. Progressivement, arrestation sur arrestation, Léger et ses hommes parviennent à remonter jusqu’aux origines du réseau terroriste d’Alger.</span></p>
<h3> </h3>
<h3><span style="color: #000000;">La méthode Léger, intoxiquer tout le réseau du FLN </span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le Capitaine Léger est la pièce maîtresse de la bleuite, un dispositif bien rôdé. Habitué des méthodes d’infiltration, il connaît les ressorts psychologiques de ceux qu’ils retournent contre le FLN. Ainsi, Ouria, une femme musulmane à l’éducation européenne, est un exemple d’agent acquis à la cause française. Internée par son mari pour protéger sa maîtresse, elle est rendue libre par Léger en échange de ses services pour l’armée. Mine d’informations pour le GRE, se faisant passer pour une rebelle auprès du FLN, elle permet la saisie conséquente de stocks d’armes et d’explosifs. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Progressivement, l’infiltration menée par les militaires français et leurs recrues fait son œuvre, jusqu’à arriver au démantèlement complet du réseau terroriste. Yacef Saâdi, chef du réseau, et son second, Ali la Pointe, sont retrouvés et tués ou faits prisonniers. Le nombre de morts liés aux attentats ne fait alors que diminuer, jusqu’à devenir nul. L’objectif initial est donc atteint. Cependant, le capitaine Léger ne compte pas s’arrêter là. Voyant la grande efficacité de sa méthode, il décide de l’étendre aux autres wilayas (régions administratives d’Algérie), et va monter une véritable opération d’intoxication.</span></p>
<p> </p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/ligue-arabe-un-demi-sommet-pour-alger/03/11/2022/">Ligue arabe : un demi-sommet pour Alger</a></strong></p>
<p> </p>
<p><span style="color: #000000;">Entretenant une correspondance régulière avec le chef de la région de Kabylie, le colonel Amirouche, Léger va se faire passer pour un homme du FLN. Pour cela, il s’est procuré les tampons officiels du Front, et convainc Amirouche que l’organisation terroriste est toujours active. Ce dernier en vient à désigner Léger comme le représentant officiel du FLN dans la zone d’Alger, sans se douter le moins du monde que c’est en réalité à l’armée française qu’il confie cette mission. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le GRE improvise alors de vrais-faux attentats : ici et là, des bombes explosent, à la différence près qu’elles ne font aucun mort. Cette ruse permet à Léger de récupérer des armes et des munitions qui lui sont fournies pour sa pseudo activité terroriste. Lorsque le colonel Amirouche, voyant le manque d’efficacité des attentats, menace Léger de ne pas lui fournir des explosifs particulièrement puissants, ce dernier s’aperçoit que sa ruse arrive en bout de course. Enfilant à nouveau les fameux bleus de chauffe, il décide d’aller avec son commando chercher directement le matériel au PC de la Wilaya III.</span></p>
<p> </p>
<h3><span style="color: #000000;">Les revers d&rsquo;un espionnage à grande échelle </span></h3>
<p><span style="color: #000000;">C’est le début d’une spirale de violences inouïes dans les rangs du FLN. Amirouche, dupé, est persuadé de l’existence d’un traître ayant travaillé pour la France, croyance que va exacerber Léger. Une jeune femme, prénommée Roza, sera le vecteur direct de ce virus de la bleuite. Prétendant vouloir rejoindre le camp français, elle se présente au capitaine Léger, qui ne se laisse pas duper. La laissant seule dans son bureau le temps de passer un appel bienvenu, il l’observe du coin de l&rsquo;œil se pencher sur de fausses correspondances de responsables du maquis supposément retournés contre le FLN. Mémorisant les noms imaginaires, la jeune femme disparaît pour délivrer les fausses informations volontairement données par Léger, à l’un des chefs des wilayas.</span></p>
<p> </p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/la-france-macronienne-une-nation-potemkine/24/03/2022/">La France macronienne : une nation Potemkine</a></strong></p>
<p> </p>
<p><span style="color: #000000;">Passée sous la torture par le second d’Amirouche, Ahcène Mahiouz, qui veut en savoir plus, la jeune femme s’autoaccuse sous la douleur de traîtrise et donne d’autres noms, cette fois-ci réels. Convaincu de la présence de traîtres et d’espions dans le maquis, Amirouche organise une purge monumentale : c’est plus d’un millier d’hommes qui passent sous la torture, avant d’être exécutés. Les jeunes étudiants venant d’Alger et les plus lettrés sont la cible principale de cette paranoïa destructrice, qui se répand </span><span style="color: #000000;">dans toutes les wilayas, puis dans la population. Le FLN s&rsquo;auto fragilise jusqu’à un point de non-retour. Aucun chiffre officiel n’a pu être donné pour connaître le nombre de morts liés à cette “espionnite aiguë » qu’est la Bleuite.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si la bleuite demeure une victoire tactique indéniable pour l’armée française, elle n’en demeure pas moins un traumatisme, expliquant en partie le délaissement de l’armée française de ce type d’opérations, qui connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt.</span></p>
<p> </p>
<hr width="50%" />
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<p> </p>


<p></p>
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		<title>12 juillet 1906 : le capitaine Dreyfus est réhabilité</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/12-juillet-1906-le-capitaine-dreyfus-est-rehabilite/12/07/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Wayana Torres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 17:49:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[12 juillet 1906]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Dreyfus]]></category>
		<category><![CDATA[Alfred Dreyfus]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Émile Loubet]]></category>
		<category><![CDATA[Émile Zola]]></category>
		<category><![CDATA[Ferdinand Esterhazy]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Georges Picquart]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5857</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 12/07/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/12-juillet-1906-le-capitaine-dreyfus-est-rehabilite/12/07/2021/">12 juillet 1906 : le capitaine Dreyfus est réhabilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Accusé d’espionnage et condamné à la prison à perpétuité en 1894, le capitaine Alfred Dreyfus est réhabilité le 12 juillet 1906.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En 1894, les hautes autorités françaises mettent la main sur un bordereau particulier. Celui-ci renseigne que des documents militaires confidentiels français allaient être transmis à une puissance étrangère. Un coupable est trouvé : il s’agit d’un officier de confession juive venu d’Alsace, Alfred Dreyfus. D’après l’Etat-Major, l’écriture du capitaine est similaire à celle du bordereau. D’abord arrêté, Dreyfus est condamné au bagne à vie pour haute trahison et espionnage. Le 5 janvier 1895, il est dégradé en public dans la cour d’honneur de l’École militaire de Paris puis déporté sur l’Île du diable en Guyane française.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pendant ce temps en métropole, Mathieu Dreyfus, se bat pour la réhabilitation de son frère persuadé de l’innocence de ce dernier. En 1896, le chef du service secret militaire, le lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart, découvre le véritable traitre : le commandant Ferdinand Esterhazy. Mais l’armée n’entend pas perdre la face. Esterhazy est acquitté et Picquart emprisonné. Jamais la France n’avait été autant divisée entre dreyfusards d&rsquo;un coté et antidreyfusards de l&rsquo;autre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">«J’accuse»</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 1898, l’affaire retentit de plus belle. Le célèbre écrivain Émile Zola publie dans « l’Aurore » une lettre ouverte au président Félix Faure : « J’accuse ». Dans un long article, celui-ci attaque et nomme l’ensemble des personnes qui ont comploté contre Dreyfus. Son objectif : s’exposer un maximum afin de se faire traduire en justice pour diffamation afin d’obtenir la révision du procès de Dreyfus. Suite à cette lettre et sur les conseils de son avocat, Zola s’exile en Angleterre. L&rsquo;objectif est atteint : l’affaire Dreyfus sera jugée de nouveau.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De retour de Guyane en 1899, Dreyfus est une nouvelle fois condamné à 10 ans de réclusion et à une nouvelle dégradation. Mais cette fois-ci le président Émile Loubet, qui préfère éviter un troisième procès, décide de gracier Dreyfus. </span><span style="color: #000000;">Il faudra attendre le 12 juillet 1906 pour que la Cour de cassation annule le jugement et réhabilite l’ancien Capitaine Alfred Dreyfus au grade de commandant.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>17 mai 1940 : bataille de Montcornet, la tentative de contre-attaque française</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/17-mai-1940-bataille-de-montcornet-la-tentative-de-contre-attaque-francaise/17/05/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Wayana Torres]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 May 2021 23:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[17 mai 1940]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Bataille de Montcornet]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5574</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 17/05/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/17-mai-1940-bataille-de-montcornet-la-tentative-de-contre-attaque-francaise/17/05/2021/">17 mai 1940 : bataille de Montcornet, la tentative de contre-attaque française</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>La bataille de Montcornet s’est déroulée le 17 mai 1940. Mené par le colonel de Gaulle, cet épisode est une tentative de contre-attaque de l’armée française dans le but de contenir les troupes allemandes.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Après l’invasion de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, la Wehrmacht arrive en France le 10 mai 1940. C’est le début de la Bataille de France.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-mythes-de-la-seconde-guerre-mondiale-decryptees-par-jean-lopez-et-olivier-wieviorka/17/10/2020/">Les mythes de la Seconde Guerre mondiale décryptées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le 17 mai 1940, l’Allemagne réussit à s’emparer du village de Stonne dans les Ardennes. Le jour même après cette défaite, le colonel Charles de Gaulle à la tête de la 4e division cuirassée, avec un bataillon de 34 chars lourds Renault de 32 tonnes et une centaine de chars moyens et légers, mène une attaque près de Montcornet, dans l’Aisne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Déroulement</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le matin du 17 mai à 4h15, de Gaulle lance l’offensive. Les chars lourds avancent en deux groupes, l&rsquo;aile gauche part de la lisière du bois de Samoussy au sud-est de Gizy à 7 km en retrait du pont de Chivres, l&rsquo;aile droite part de La Maison Bleue à 6 km en retrait de Sissonne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : portrait d’un cinéaste de guerre</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Quand de Gaulle lance son offensive à Montcornet, les deux premières divisions allemandes ont déjà traversé le village. Plein d’ambition, le colonel souhaite mettre en déroute les Allemands et veut récupérer Montcornet et progresser encore. Dans un message adressé au général Alphonse Georges, il écrit : « Suivant la situation, je tiendrai Montcornet ou je pousserai sur Rozoy ou sur Marle. »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au lever du jour, la chance est du côté des Français : un convoi allemand se fait détruire devant les avant-postes français. Cette petite victoire permet de récupérer une automitrailleuse, 18 camions, 2 canons de 105 mm, et 33 prisonniers, dans l’embuche 23 morts sont à déplorer côté allemand.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une victoire de courte durée</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">A midi, les chars français sont pris à partie par les antichars allemands de la 10e Panzerdivision. Au total, la 10e parvient à détruire 7 chars français, les autres n’ont pas d’autre choix que de se replier. </span><span style="color: #000000;">À 15h la bataille reprend de plus belle, le Colonel de Gaulle tente une nouvelle offensive sur le village. La 4e DCr progresse et élimine plusieurs poches de résistance à Clermont-les-Fermes pour arriver enfin sur les hauteurs de Montcornet. De celles-ci, ils peuvent tirer sur les camions et motocyclistes allemands qui roulent sur les routes de Marle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/henri-de-foucaucourt-portrait-dun-officier-banquier-journaliste-et-moine-francais-epris-daventure/18/12/2020/">Henri de Foucaucourt, portrait d’un officier, banquier, journaliste et moine français épris d’aventure</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">A 16h, des problèmes de ravitaillement font défaut côté français, les chars sont sous le feu de quatre canons de DCA que les Allemands ont déployés comme canons antichars en réaction aux premières attaques françaises. Les troupes françaises n’ont plus d’autre choix que de faire machine arrière. À 18h30, avec la perte de 23 chars, le sort est scellé. Le colonel de Gaulle perd espoir et laisse Montcornet aux mains des Allemands. Pour lui, ce n’est que partie remise, persuadé que la chance lui sourira bientôt.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Malgré le repli de la division, la bataille est néanmoins considérée comme un succès moral. Elle est, pour l’instant, la seule où les troupes françaises sont parvenues à repousser les troupes allemandes pendant quelques heures.</span><br />
<span style="color: #000000;">La bataille de Montcornet va valoir au colonel de Gaulle une promotion au grade de général de brigade le 25 mai, ce qui fait de lui le plus jeune général français de la seconde guerre mondiale. Le 6 juin, il fait son entrée au gouvernement en qualité de sous-Secrétaire d&rsquo;État à la Guerre. Il a 49 ans.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/17-mai-1940-bataille-de-montcornet-la-tentative-de-contre-attaque-francaise/17/05/2021/">17 mai 1940 : bataille de Montcornet, la tentative de contre-attaque française</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Le porte-avions « Clemenceau » : une histoire mouvementée</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/le-porte-avions-clemenceau-une-histoire-mouvementee/30/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hugues de Courrèges]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 17:01:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Aéronaval]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Poher]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Clemenceau]]></category>
		<category><![CDATA[Foch]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>
		<category><![CDATA[Porte-avions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5437</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 30/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/le-porte-avions-clemenceau-une-histoire-mouvementee/30/04/2021/">Le porte-avions « Clemenceau » : une histoire mouvementée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 21 décembre 1957 est inauguré le porte-avions Clemenceau. Cet évènement eut lieu en la présence du ministre de la défense Alain Poher et du fils du « Tigre », Michel Clemenceau. Il est alors le premier porte-avions de construction entièrement française. Peu après suivra le Foch, son « sister-ship ». Ces deux porte-avions en service sous pavillon français jusque dans les années 2000 ont assuré, pendant quarante ans, la capacité de projection du groupe aéronaval français.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Au début des années 1960, le souvenir de la seconde guerre mondiale est encore vivace et les résurgences de tensions sont préoccupantes. La guerre froide bat son plein et la crainte d’une guerre ouverte est dans tous les esprits. C’est à cette période que s’inscrit le lancement du programme Clemenceau. Il correspondait à deux objectifs majeurs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/lancien-porte-avions-foch-va-etre-demantele-en-turquie/03/04/2021/">L’ancien porte-avions Foch va être démantelé en Turquie</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Jusqu’à présent, la marine avait l’habitude de réarmer des porte-avions ayant déjà servi dans une marine étrangère. Ce fut notamment le cas pour deux bâtiments de la marine américaine de la classe <em>Independance</em> : le <em>Lafayette</em> (ex- <em>USS Langley</em>) en service dans la marine américaine jusqu’en 1947 et dans la marine française jusqu’en 1963, et le <em>Bois Bellau</em> (ex-<em>USS Bellau wood</em>), cédé à la France en 1953 et retiré du service actif en 1960. L’enjeu était de bâtir un porte-avions strictement français qui relancerait l’industrie navale et qui aurait une capacité d’emport suffisante.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le deuxième objectif était lié aux engagements de la France dans le cadre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Fondée en 1949, cette alliance militaire transatlantique avait pour but de faire face à la puissance soviétique dans une logique de bipolarisation du monde. Elle est issue de la doctrine « Truman », alors président des États-Unis. Très décriée du fait de la prédominance des américains et de la disparition de sa raison d’être historique, elle reste cependant une des alliances militaires les plus engageantes pour la France.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-rafale-fleuron-tricolore-de-larmee-francaise/01/04/2021/">Le Rafale, fleuron tricolore de l’Armée française</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans ce cadre, le programme de réarmement de l’OTAN 1950-1954 demandait à la France d’être en mesure de mettre à la disposition de l’alliance atlantique jusqu’à trois porte-avions. En 1949, le conseil supérieur de la marine propose un plan ambitieux visant à doter la France de six porte-avions d’escadre. En 1953, il est finalement décidé de ne construire que trois porte-avions : le Clemenceau, le Foch et le PA 58 Verdun dont la construction fut abandonnée au profit du développement de Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins (SNLE) supplémentaires. Le Clemenceau est admis au service actif en 1961 et le Foch le rejoindra deux ans plus tard.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le Foch et le Clemenceau ont tous deux un beau parcours au service de la marine, de la surveillance d&rsquo;essais nucléaires aux guerres d&rsquo;ex-Yougoslavie. Mais l&rsquo;évènement le plus marquant du programme est sans nul doute le démantèlement du Clemenceau.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Fin de parcours mouvementée pour le « Clem »</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le navire ne connût pas ce que nous pouvons appeler une fin « paisible ». Après avoir effectué sa dernière sortie en mer le 16 juillet 1997, il est désarmé et vendu à la société espagnole Gijonese qui devait le désamianter et le démolir. L’ex-Clemenceau, renommé Q-790, quitte la rade de Toulon en 2003. Très rapidement, il est constaté que le remorqueur le tractant ne fait pas route vers l’Espagne mais vers la Turquie. Face à cette situation, la marine française envoie une frégate surveiller le bâtiment et résilie le contrat passé avec l’Espagne. Après un contrat rompu avec la Grèce, la marine annonce que le Q-790 sera désamianté en France avant de partir pour l’Inde, pays dans lequel il sera démoli. En mars 2005, alors que la fin des travaux de désamiantage apparaît comme imminente, des comités anti-amiante puis des associations écologistes saisissent les juridictions françaises afin d’empêcher le départ du bâtiment. Voyant que les juges laissent partir le navire, celui-ci est infiltré en Méditerranée par deux militants de Greenpeace en vue de dénoncer son transport.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-suffren-nouveau-sous-marin-nucleaire-francais-du-programme-barracuda/21/03/2021/">Le «Suffren» : le nouveau sous-marin nucléaire français du programme Barracuda</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En plus du fait que l’ex-Clemenceau restait un matériel de guerre et ne pouvait être traité comme un déchet industriel classique, la récente convention de Bâle (1989) cherchait à encadrer et limiter l’exportation des déchets dangereux des pays développés vers les pays en développement. Ainsi, face à l’alerte lancée par divers groupes écologistes, l’Égypte a temporairement refusé au navire le passage du canal de Suez et le gouvernement Indien a contraint le bâtiment à stationner au large de ses côtes durant plusieurs jours avant d’interdire son arrivée dans le pays. Le gouvernement français fut contraint de le rapatrier à Brest. Cette décision fut prise à la veille de l’arrivée du président Jacques Chirac en Inde et apparaissait comme diplomatiquement essentielle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La fin tant attendue d’une tempête médiatique de plusieurs années</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Finalement, le ministère français de la Défense a annoncé le 1er juillet 2008 que le démantèlement serait pris en charge par la société Able Ship Recycling, sur la rivière Tees au Royaume-Uni. Après un retard de plusieurs mois, l’ex-Clemenceau est finalement démantelé entre 2009 et 2010. D’après un article du Journal économique et financier, le démantèlement complet du bâtiment aura coûté plus de 20 millions d’euros à l’État français. Sans aucun doute, l’histoire de son démantèlement constitue la mission la plus ardue que le bâtiment eut à remplir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/projet-longshot-la-darpa-developpe-de-nouveaux-drones-de-combat-aerien/17/02/2021/">Projet «LongShot» : l’armée américaine développe de nouveaux drones de combat aérien</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le Foch, quant à lui, a été revendu à la marine brésilienne en 2000. L’âge du bâtiment et son coût de maintenance prohibitif eurent raison de sa courte carrière opérationnelle. Il fut décidé de le démanteler en Turquie le 12 mars dernier. Il est le dernier représentant de ce programme hors du commun qui visait à redonner à la France une capacité aéronavale capable de relever les défis de cette seconde moitié du XXe siècle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/le-porte-avions-clemenceau-une-histoire-mouvementee/30/04/2021/">Le porte-avions « Clemenceau » : une histoire mouvementée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Tribune des militaires : le devoir patriotique avant le devoir de réserve</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/tribune-des-militaires-le-devoir-patriotique-avant-le-devoir-de-reserve/29/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 05:46:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Piquemal]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel de Richoufftz]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Lecointre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Fabre-Bernadac]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Soldat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/tribune-des-militaires-le-devoir-patriotique-avant-le-devoir-de-reserve/29/04/2021/">Tribune des militaires : le devoir patriotique avant le devoir de réserve</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Dans ces moments de tensions mais aussi de vérités sur ce que devient la France, loin du rêve multiculturel et mondialiste, l’appel d’anciens militaires dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles devient l’espoir et le salut de la gauche, qui n’attendait que ce pain bénit pour agiter son traditionnel chiffon brun et détourner le regard du réel qui la contredit. La voix du soldat, scandale pour les gauchistes, folie pour les pacifistes.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles, une vingtaine de généraux s’adresse au Président de la République, au Gouvernement et à l’ensemble des parlementaires pour les alerter sur la gravité de la situation dans laquelle se trouve le pays. À l’origine de cette lettre, le Capitaine Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien officier de l’Armée de Terre et de la Gendarmerie. La publication remonte au 14 avril 2021 sur le blog <em>Place d’Armes</em>, le « site engagé de la communauté militaire ». Elle est signée par des centaines d’officiers venus de tous les corps d’armée, dont un certain nombre de généraux à la retraite, parmi lesquels Christian Piquemal, connu pour avoir appelé à manifester à Calais contre l’immigration, Emmanuel de Richoufftz, surnommé le « général des banlieues » pour son implication sur ces questions, ou encore François Gaubert, conseiller régional RN de la région Occitanie. Nul doute que la majorité de ces anciens militaires soit proche des partis patriotiques. Cela n’est guère surprenant, tant l’aveuglement, le déni et l’idéologie qui habitent les sphères dites « bien-pensantes » semblent incompatibles avec ce qu’un militaire peut apprendre du réel qu’il côtoie chaque jour sur le terrain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/brexit-rendons-le-francais-a-leurope/09/02/2021/">Brexit : rendons le français à l’Europe !</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les médias, dans un réflexe pavlovien, s’enflamment sur la prise de paroles de militaires à la retraite dont la simple démarche de « l’ouvrir » sont les prémices de la geste fasciste. Qu’ils soient d’active ou retraités, jeunes ou vieux, ils doivent être à jamais marqués du sceau du silence. Il est vrai que le devoir de réserve s’impose pour les militaires, et de façon plus élevée que pour d’autres fonctionnaires de l’État, comme le prévoit l’article L. 4121-2 du Code de la défense. Il ne peut donc ni s’exprimer sur la politique menée par le pays, ni se syndiquer ou adhérer à une association politique. Cela est légitime compte tenu de sa mission qui transcende l’intérêt des partis pour servir celui de la nation. Cela permet entre autres de préserver l’unité de l’armée et de conserver une discipline qui lui est intrinsèquement liée. Ce devoir s’étend bien entendu au secret professionnel afin de ne pas compromettre les opérations de sécurité de l’État en divulguant des informations tenues secrètes. Mais cette réserve est aussi l’occasion pour le pouvoir de protéger et garantir son autorité et, d’une certaine façon, sa stabilité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-rafale-fleuron-tricolore-de-larmee-francaise/01/04/2021/">Le Rafale, fleuron tricolore de l’Armée française</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Mais tout porte à croire que le silence du militaire est d’abord la garantie pour ce gouvernement – qui, lui, ne cache pas son idéologie – de donner l’illusion d’une stabilité et d&rsquo;une autorité qu’elle a depuis longtemps perdues par son incapacité, voire son refus à agir dans le sens de l’intérêt général. D’ailleurs, les sondages d’opinion ne s&rsquo;y trompent pas : 77 % des Français ont un sentiment négatif à l’égard de la politique et 77 % des Français ont confiance dans l’armée, selon le dernier baromètre d’OpinionWay. Les Français ont donc une oreille plus attentive et reçoivent avec sérieux ce qui peut provenir de la bouche d’un gradé, et ça, l’homme politique le sait. Le silence du militaire est le dernier voile qui cache l’incapacité de l’État à agir. C’est pourquoi l’utilisation du fantôme du putsch des généraux d’Alger en 1961 refait surface, le bruit des bottes et de la dictature militaire reprend du service afin que les soldats regagnent le rang et les Français restent dans la crainte d’une menace chimérique. Mais là est la limite du jeu de dupes. Si le silence de l’armée est ce qui rend sa prise de parole si précieuse et importante, elle peut aussi se retourner en un silence coupable face à l’inaction et les compromissions factieuses de la classe politique. Le soldat, comme le citoyen, ne peut s’y conformer au risque d’entacher son honneur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-suffren-nouveau-sous-marin-nucleaire-francais-du-programme-barracuda/21/03/2021/">Le «Suffren» : le nouveau sous-marin nucléaire français du programme Barracuda</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le devoir de réserve ne doit pas servir de prétexte à faire taire les sentinelles de l’intégrité nationale. L’armée connait le pays mieux que personne par les informations qu’elle détient, par la diversité de ses soldats venant de tous milieux et de tous horizons, par sa présence sur l’ensemble du territoire, et les liens indéfectibles qui la relient au peuple français. Or, à en juger le ton et les termes forts employés dans cette lettre ouverte, la situation est préoccupante : « <em>L&rsquo;heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent.</em> ». Et c’est bien un risque de « <em>guerre civile</em> » qui plane sur nos têtes. Les militaires le savent, les hommes politiques cherchent à repousser le moment où sera mis en place « <em>l&rsquo;intervention de nos camarades d&rsquo;active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national</em> », comme le prévoit l’article L2121-1 du Code de la défense qui permet d’instaurer l’état de siège. On sait qu’en dernier ressort c’est bel est bien l’armée qui sera en première ligne face à l’ennemi. Par conséquent, les militaires sont directement concernés par cette situation sans précédent dans l’histoire du pays. Au-delà d’un simple avertissement, cette lettre rappelle que « <em>ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l&rsquo;éradication de ces dangers</em> ». On est donc loin d’un appel à renverser le régime, aussi impotent soit-il.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/lancien-porte-avions-foch-va-etre-demantele-en-turquie/03/04/2021/">L’ancien porte-avions Foch va être démantelé en Turquie</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, un militaire, incarnation de l’autorité et de la fidélité à la France, peut et doit faire prévaloir son devoir patriotique, celui de défendre son pays, sur son devoir de réserve. Bonaparte, Lyautey, Foch, de Gaulle, et plus récemment Villiers illustrent que notre pays a besoin de ses militaires pour alerter son gouvernement trop prudent devant les périls qui menacent la population. D’ailleurs, la lettre reprend une citation du cardinal Mercier, primat de Belgique : « <em>Quand la prudence est partout, le courage n&rsquo;est nulle part.</em> ». Nos militaires n’auront pas perdu le sens du devoir.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Rafale, fleuron tricolore de l’Armée française</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/economie/le-rafale-fleuron-tricolore-de-larmee-francaise/01/04/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Côme Latournerie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 10:01:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Armée]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Aviation]]></category>
		<category><![CDATA[Avion de chasse]]></category>
		<category><![CDATA[Côme Latournerie]]></category>
		<category><![CDATA[Dassault Aviation]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Mirage 2000]]></category>
		<category><![CDATA[Rafale]]></category>
		<category><![CDATA[Tornado]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 01/04/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-rafale-fleuron-tricolore-de-larmee-francaise/01/04/2021/">Le Rafale, fleuron tricolore de l’Armée française</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>De son passé prestigieux de puissance de premier rang, la France a gardé une idée élevée de son statut, tant militaire que politique et économique. Depuis 1945, la France doit faire face à l’émergence de nouvelles puissances militaires et le jeu compliqué des relations internationales pousse l’Armée française à renforcer son autonomie d’action et de production, tout en continuant à conduire des opérations en coalition, et en jouant le jeu du multilatéralisme.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Berceau de l&rsquo;aviation, la France entretient la légende et continue d’exceller dans le domaine aéronautique. Elle rayonne grâce à l’une des entreprises les plus compétentes dans le domaine aérien : Dassault Aviation. Fondé par Marcel Dassault – né Bloch – en 1929 sous le nom « Société des avions Marcel Bloch », ce grand groupe est à l’origine d’appareils militaires renommés pour leur efficacité et leur haut degré de technicité, comme la famille des Mystère ou des Mirage. Le Rafale est considéré à l’heure actuelle comme le fleuron de l’aéronautique française. Fer de lance de l’Armée de l’Air, c’est un avion de chasse omni-rôle et ultra-polyvalent, c’est-à-dire capable d’assurer un éventail de missions auparavant assurées par plusieurs autres types d’avions. Ainsi, les armées qui l’utilisent peuvent se passer d’une pléthore d’avions pour n&rsquo;en adopter qu’un seul.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-suffren-nouveau-sous-marin-nucleaire-francais-du-programme-barracuda/21/03/2021/">Le «Suffren» : le nouveau sous-marin nucléaire français du programme Barracuda</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Innover pour exister </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le Rafale est né au début des années 1980 d’une volonté presque européenne de trouver un successeur à deux avions : le Mirage 2000 français, et le Tornado développé en commun par l&rsquo;Italie, le Royaume-Uni, et l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest. L’enjeu était de parvenir à fédérer le plus grand nombre de pays autour d’un projet commun pour susciter une solidarité stratégique plus forte. En effet, la protection du continent européen et de ses citoyens passe par le renforcement de l’autonomie stratégique de l’Europe, donc l’intensification des efforts communs de défense. La France propose ainsi à ses partenaires européens le lancement d’un projet destiné à produire un avion de combat multi-rôles. Si Bonn, Madrid, Rome ou encore Londres se montrent intéressées, le projet laisse place à des divergences insolubles. Particulièrement, attachée à son autonomie décisionnelle, la France décide de lancer seule son projet Rafale le 21 avril 1988. Le premier vol a lieu le 19 mai 1991, mais les premiers avions ne seront livrés qu’en 2002 à la Marine nationale et en 2006 à l&rsquo;Armée de l&rsquo;air.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/portrait-du-porte-avions-charles-de-gaulle-piece-maitresse-de-la-marine-nationale/24/04/2020/">Portrait du porte-avions «Charles de Gaulle», pièce maîtresse de la Marine Nationale</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En mars 2021, on compte 143 Rafale en service en France. Et, selon les chiffres donnés par Dassault en 2014, le coût unitaire de production d’un Rafale s’étend de 68,8 millions d’euros pour la version biplace du Rafale « Air », à 79 millions d’euros pour les Rafale embarqués « Marine ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un engagement opérationnel important </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le Rafale va prendre part sur tous les théâtres d’opérations sur lesquels la France est engagée depuis l’Afghanistan (2007-2014). Il sera déployé en Libye (2011), au Mali (2013-2021), en Irak (2014) ou encore en Syrie (2015-2021). Très vite, ses capacités martiales sont saluées et reconnues de tous. Dans le cadre d’entraînements interalliés, il n’est pas rare de voir briller les pilotes et avions français même face aux Américains. Sa polyvalence et sa capacité d’emport l’ont rapidement transformé en «&nbsp;<em>machine à tout faire</em>&nbsp;» de l’Armée française.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un succès commercial tardif </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En janvier 2021, Florence Parly, ministre des Armées, a signé avec Athènes un contrat pour 18 Rafale, dont 12 d&rsquo;occasion. Si cet accord renforce&nbsp;le plan de charge de Dassault, il redonne surtout de l&rsquo;élan commercial à l&rsquo;avion français, et&nbsp;démontre que le Rafale peut se vendre en Europe. <em>« S’il fallait décrire en un seul mot ce moment que nous avons vécu tous ensembles à Athènes, je n’ai pas la moindre hésitation, ce mot serait : historique !</em> » a annoncé Florence Parly dans un discours à Argonay (Haute-Savoie). Après l&rsquo;Égypte, le Qatar et l&rsquo;Inde, la Grèce est donc le quatrième client du Rafale avec une commande de 2,5 milliards d&rsquo;euros après seulement 4 mois de discussions. Les tensions avec la Turquie ont grandement accéléré le processus d&rsquo;achat. Les Émirats arabes unis seraient également en discussion avec la France pour s&rsquo;équiper de Rafale. Ce contrat avec Abou Dhabi, en discussion depuis 2008, pourrait être signé d&rsquo;ici 2022.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/lancien-porte-avions-foch-va-etre-demantele-en-turquie/03/04/2021/">L’ancien porte-avions Foch va être démantelé en Turquie</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le Rafale est donc un excellent avion, apprécié de ses équipages et admiré à travers le monde. Bien qu’il peine à conquérir les marchés étrangers, il est parfois qualifié de « meilleur avion du monde » et participe à la renommée de la France en matière de Défense. D’ici 2040, le Rafale français, l’Eurofighter allemand et le F-18 Hornet espagnol devraient laisser leur place aux chasseurs de 5e génération du programme européen, le système de combat aérien du futur (SCAF).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p></center></p>
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		<title>Le «Suffren» : le nouveau sous-marin nucléaire français du programme Barracuda</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hugues de Courrèges]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2021 18:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Barracuda]]></category>
		<category><![CDATA[Florence Parly]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Sous-marin]]></category>
		<category><![CDATA[Suffren]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Suffren est un sous-marin nucléaire d&#8217;attaque (SNA) français lancé en 2019. Symbole de la...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-suffren-nouveau-sous-marin-nucleaire-francais-du-programme-barracuda/21/03/2021/">Le «Suffren» : le nouveau sous-marin nucléaire français du programme Barracuda</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;">Le Suffren est un sous-marin nucléaire d&rsquo;attaque (SNA) français lancé en 2019. Symbole de la souveraineté française, ce premier né du programme Barracuda est capable de détruire des infrastructures terrestres lourdes à longue distance.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le 6 novembre 2020, la Marine nationale recevait le Suffren, premier exemplaire d’une série de six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de deuxième génération. Plus performant, doté d’un réacteur nucléaire assurant l’autonomie quasi illimitée du bâtiment et aussi bruyant qu’un banc de crevettes, ce sous-marin d’avant-garde répond aux nécessités d’une armée devant continuellement chercher à surclasser ses adversaires. Il est le 8<sup>e</sup> bâtiment de la marine à porter le nom du «&nbsp;bailli de Suffren&nbsp;», marin légendaire (1729-1788) dont la bravoure était telle qu’il était surnommé «&nbsp;l’amiral Satan&nbsp;» Outre-Manche.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/le-rafale-fleuron-tricolore-de-larmee-francaise/01/04/2021/">Le Rafale, fleuron tricolore de l’Armée française</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le Suffren est issu du programme Barracuda, lancé en 1998 par la Direction Générale de l’Armement (DGA), organe en charge du développement de l’armement au profit des forces armées françaises. Ce programme vise à assurer le remplacement des SNA de type Rubis, mis en service au début des années 1980, et dont l’âge rend ce renouvellement nécessaire. La livraison des SNA Barracuda devrait s’échelonner jusqu’en 2030. Leur durée de vie étant estimée à plus de trente ans, ils devraient rester en service jusqu’en 2060.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Emploi opérationnel</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La génération des SNA Barracuda poursuivra les missions classiquement attribuées aux SNA de la classe précédente, à savoir&nbsp;: soutien à la dissuasion par la protection des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), maîtrise des espaces aéromaritimes, escorte de bâtiments stratégiques et recueil de renseignements. De nouvelles missions leur seront également attribuées. Elles recouvrent les frappes de précision contre des zones terrestres et la mise en œuvre de nageurs de combat en vue de la réalisation d’opérations subaquatiques de longue durée et renouvelables. Pour ce faire, ils seront équipés de missiles longue distance d’une portée supérieure à 1000 km («&nbsp;missiles de croisière navale&nbsp;», MdCN) et d’un hangar de pont permettant le déploiement de véhicules sous-marins commandos.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/lancien-porte-avions-foch-va-etre-demantele-en-turquie/03/04/2021/">L’ancien porte-avions Foch va être démantelé en Turquie</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le 20 octobre 2020, la ministre des armées Florence Parly annonçait la réussite des tirs de MdcN depuis le Suffren&nbsp;: «&nbsp;<em>Pour la première fois, un sous-marin français tire un missile de croisière. Ce succès confère une nouvelle capacité stratégique à notre Marine et la place parmi les meilleures au monde. Ce nouvel armement est une véritable rupture, fruit d’années d’efforts et d’investissements&nbsp;</em>». En plus d’une amélioration considérable de la capacité de frappe de la marine nationale, le système d’exploitation du bâtiment a été revisité et permet de commander à distance l’ensemble des installations du Suffren. Ces éléments combinés à une amélioration de la discrétion du bâtiment et à une augmentation de son autonomie, portée à 70 jours contre 45 actuellement, font du Suffren un atout remarquable et un adversaire redoutable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’industrie française mise à l’honneur</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La maîtrise d’ensemble du programme a été confiée à la DGA et à ses centres d’essais qui ont notamment assuré le développement du système propulsif du sous-marin, les systèmes de communication ainsi que les essais des MdCN devant équiper le Suffren. Le commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, acteur majeur de la recherche en matière énergétique au niveau national, s’est vu confier la maîtrise d’ouvrage déléguée de la chaufferie nucléaire. C’est le géant industriel français Naval Group qui a été en charge de l’architecture d’ensemble et les systèmes de combat. En tout, ce sont plus de 100 petites et moyennes entreprises françaises (PME) qui ont été associées à la réalisation de ce bâtiment hors normes, représentant un coût de plus de 9 milliards d’euros pour l’ensemble du programme. Des milliers d’emplois sont concernés sur ce chantier titanesque dont la fin n’est prévue que dans dix ans au plus tôt. La livraison du second Barracuda, le « Dugay Trouin », est prévue pour 2022 avec une admission au service actif prévue à l’horizon 2023.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/projet-longshot-la-darpa-developpe-de-nouveaux-drones-de-combat-aerien/17/02/2021/">Projet «LongShot» : l’armée américaine développe de nouveaux drones de combat aérien</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Au-delà du bond opérationnel et technologique opéré par le lancement du Suffren, il faut noter un détail non-négligeable&nbsp;: l’emploi d’organes d’observation optroniques se fait au détriment des périscopes qui perdent leur place pourtant légendaire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Opération Barkhane : qui est le sergent Yvonne HUYNH, première femme militaire à décéder au Sahel ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/operation-barkhane-qui-est-le-sergent-yvonne-huynh-premiere-femme-militaire-a-deceder-au-sahel/09/01/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Jan 2021 13:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Opération Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[Yvonne Huynh]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=4576</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 09/01/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/operation-barkhane-qui-est-le-sergent-yvonne-huynh-premiere-femme-militaire-a-deceder-au-sahel/09/01/2021/">Opération Barkhane : qui est le sergent Yvonne HUYNH, première femme militaire à décéder au Sahel ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Décédée au Mali le 2 janvier 2021, le sergent Yvonne HUYNH est la 1ere femme de l’Armée française tuée en opérations extérieures dans le cadre de l’opération Barkhane.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Envoyée au Sahel à la fin de l’été 2020, le sergent Yvonne HUYNH « connaissait les risques ». Née le 18 avril 1897 à Trappes (Yvelines) de parents vietnamiens, elle découvre le métier des armes en classe de première lors d’une journée de présentation à Versailles. Elle s’engage en 2006 en tant que réserviste au 5eme régiment du génie dans la même ville. Apres 7 mois de réserve, elle rejoint le 3eme régiment d’artillerie de Marine à Canjuers (Var) en novembre 2006.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Premiers engagements extérieurs</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 2007, elle est projetée au Tchad dans le cadre de l’opération Épervier dont l’objectif était de garantir la protection des intérêts français dans le cadre de fortes tensions entre la Libye et ce pays. Elle sera récompensée d’un témoignage de satisfaction. En 2014, elle s’envole vers La Réunion et devient chef de groupe au sein du Régiment du service militaire adapté (RSMA). Sa mission : s’occuper de la réinsertion de jeunes en difficultés.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A sa demande et après avoir validé les tests de sélection, elle rejoint en 2017 le 2e régiment de hussard à Haguenau (Bah-Rhin) avec le grade de brigadier-chef et intègre une équipe en charge du « recueil de l’information ». Le 1er août 2018, elle est promue sergent et est décorée de la médaille de la Défense nationale échelon or. L’année suivante, le sergent HUYNH est envoyée pour la première fois au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane. A son retour, elle est décorée de la médaille de la protection militaire du territoire, de la médaille Outre-Mer avec agrafes Tchad et Sahel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/afrique/armee-francaise-au-sahel-quel-est-lavenir-de-loperation-barkhane/19/11/2020/">Armée française au Sahel : quel est l’avenir de l’opération&nbsp;«&nbsp;Barkhane&nbsp;»&nbsp;?</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Elle est envoyée une deuxième fois au Mali le 24 septembre 2020 toujours dans le cadre de l’opération Barkhane qui vise à lutter contre l’expansion des groupes armés salafistes au Sahel. Le sergent HUYNH décède le 2 janvier 2021 dans le véhicule blindé léger dont elle était le chef de bord. Le brigadier Loïc RISSER a également trouvé la mort dans ce même véhicule. La ministre des Armées, Florence Parly a rendu « <em>hommage à la force de</em> (leur) <em>engagement</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true">
<p lang="fr" dir="ltr">La France a perdu deux de ses enfants. Je rends hommage à la force de l’engagement du sergent Yvonne Huynh et du brigadier Loïc Risser, du 2e régiment de hussards de Haguenau. Ils incarnent l&#39;honneur et la bravoure des hussards de Chamborant. Mes pensées vont à leurs familles. <a href="https://t.co/91r9oCXByh">pic.twitter.com/91r9oCXByh</a></p>
<p>&mdash; Florence Parly (@florence_parly) <a href="https://twitter.com/florence_parly/status/1345492202001203201?ref_src=twsrc%5Etfw">January 2, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Première femme militaire à mourir au Sahel</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le décès du sergent Yvonne HUYNH est une première dans l’histoire de l’opération Barkhane commencée en 2013. Selon le porte-parole du ministère des Armées, Hervé Grandjean, c’est la cinquième femme décédée en Opérations extérieures (Opex) depuis 1960. En 2015, les femmes représentaient 15,5% des effectifs militaires français, un chiffre en très faible hausse depuis.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les décès de ces deux soldats survenus le 2 janvier 2021 viennent s’ajouter à la liste des 3 soldats morts pour la France en mission au Mali la semaine précédente. Au total, la France a perdu 55 soldats au Sahel depuis le début de l’opération Barkhane. Malgré le caractère stratégique de cette intervention dans le combat contre le terrorisme, ces décès participent à une certaine remise en cause de la présence française dans la zone.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 2020, 600 soldats étaient venus renforcer les militaires français déjà présents sur place portant à 5 100 l’effectif total. En février prochain, une decision sera prise quant au retrait de certains effectifs lors du sommet de N&rsquo;djamena (Tchad) entre la France, le G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) et les différents acteurs internationaux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Armée française au Sahel : quel est l’avenir de l’opération « Barkhane » ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/afrique/armee-francaise-au-sahel-quel-est-lavenir-de-loperation-barkhane/19/11/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marine Billières]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2020 07:38:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[État Islamique]]></category>
		<category><![CDATA[François Lecointre]]></category>
		<category><![CDATA[Islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Billières]]></category>
		<category><![CDATA[Opération Barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Pétronin]]></category>
		<category><![CDATA[Soumaïla Cissé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l&#8217;envoi de 600 militaires supplémentaires début 2020 au Sahel, le retrait progressif de certaines...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/afrique/armee-francaise-au-sahel-quel-est-lavenir-de-loperation-barkhane/19/11/2020/">Armée française au Sahel : quel est l’avenir de l’opération « Barkhane » ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>Après</b><b> l&rsquo;envoi de 600 militaires supplémentaires début 2020 au Sahel, le retrait progressif de certaines unités françaises de </b><b>l&rsquo;opération</b><b> Barkhane commencera début 2021. </b></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le 8 octobre 2020, quatre otages ont été libérés dont la française Sophie Pétronin, âgée de 75 ans et restée près de 4 ans en captivité au Mali. Très longues, ces négociations auraient été intégralement menées par les autorités locales dont l’objectif était la libération de l’homme politique Soumaïla Cissé. Les conditions sont dures. Au-delà de l’aspect financier, 200 prisonniers djihadistes ont été libérés. Certains seraient des hauts cadres de mouvements djihadistes. Considérée comme « nécessaire » par les autorités maliennes, cette libération est susceptible d’avoir des répercussions sur l’intervention des forces françaises au Sahel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/portrait-du-porte-avions-charles-de-gaulle-piece-maitresse-de-la-marine-nationale/24/04/2020/">Portrait du porte-avions «Charles de Gaulle», pièce maîtresse de la Marine Nationale</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Après 7 ans d’intervention dans cette zone, quel est l’avenir de l’opération&nbsp;«&nbsp;Barkhane&nbsp;»&nbsp;?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’intervention de la France au Sahel</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le territoire du Sahel est une ceinture qui recouvre environ 9.6 millions de km².&nbsp; Les huit pays qui la composent de manière partielle ou intégrale représentent un tiers du continent africain. Parmi eux on retrouve le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad, mais surtout le Mali. Une des particularités du Sahel est que cette zone est soumise à de nombreuses difficultés structurelles de sécurité et de gouvernance. En proie aux trafics, au terrorisme, cette région est très touchée par la pauvreté. De nombreux groupes armés tels que Boko Haram, l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), les Shebab somaliens ou encore les rebelles Touaregs y sont particulièrement actifs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/operation-daman-larmee-francaise-au-liban/17/06/2019/">Opération Daman : l’armée française au Liban</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En janvier 2013, le gouvernement malien fait appel aux forces françaises pour arrêter l’offensive djihadiste qui menace la stabilité de la région. Le 11 janvier 2013, le président de la République François Hollande décide de faire intervenir l’armée française dans le nord du Mali. L’opération « Serval » commence. Ce n’est pas la seule intervention au Sahel, les Français interviennent aussi au Tchad avec l’opération « Epervier ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A ces actions succède en juillet 2014 l’opération « Barkhane », qui fait suite à la demande du gouvernement malien. Le mot emprunté à l’arabe désigne une « dune de sable en forme de croissant qui se déplace au gré du vent ». Actuellement, 5 100 soldats sont engagés, ainsi que de nombreux engins militaires : drones, avions de chasse, transports logistiques, véhicules blindés lourds et légers. Le coût de cette opération est un gouffre financier.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/bernard-cabiro-portrait-dun-ancien-combattant-de-la-legion-etrangere/02/06/2020/">Bernard Cabiro : portrait d’un ancien combattant de la Légion étrangère</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Cette intervention devait permettre, à terme, aux états africains qui collaborent d’assurer leur sécurité par leurs propres moyens. Malheureusement, malgré l’aide fournie, cette intervention de paix est pourtant de plus en plus impopulaire auprès des populations locales.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’opération «&nbsp;Barkhane&nbsp;», une intervention peu plébiscitée</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Les forces françaises connaissent depuis 2013 de nombreux succès. Fin octobre, une grande opération a permis de neutraliser une soixantaine de djihadistes : <em>« un&nbsp;succès important porté à l’engagement de l’opération Barkhane et du commandement des opérations spéciales</em> » avait annoncé le chef d’Etat-Major des armées, le général François Lecointre sur Europe 1 le 2 novembre 2020.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant, la situation du nord Mali ne fait qu’empirer. La fin de l’année approche et un an après l’envoi de 600 militaires supplémentaires, le bilan a abouti à une réduction progressive des troupes au Mali.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jules-brunet-portrait-du-veritable-dernier-samourai-francais/12/11/2020/">Jules Brunet : portrait du véritable « dernier Samouraï » français</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L’aggravation de la situation et l’opinion publique africaine qui se montre de plus en plus hostile, qualifiant même la présence militaire française de « force d’occupation », sont autant de raisons de revoir les stratégies. C’est dans ce cadre que le retrait partiel et progressif de certaines unités a été décidé.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, la libération des prisonniers djihadistes au début du mois nécessite une attention particulière dans le retrait d’une partie des troupes françaises. Il est prévu que les Nations Unies, l’Union Africaine et la nouvelle force spéciale européenne « <em>Takuba</em> » assurent cette transition.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>D’une force française à une force européenne</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La France n’intervient pourtant pas seule au Sahel. L’un de ses partenaires privilégiés est la mission des Nations Unies qui, elle aussi, vise la stabilisation au Mali. Dirigée par un général français, cette mission, qui rassemble près de 15 000 soldats et policiers, est plus connue sous le sigle « <em>MINUSA</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/la-guerre-russo-afghane-un-viet-nam-sovietique-aux-consequences-funestes/27/02/2020/">La guerre russo-afghane : un Viêt-Nam soviétique aux conséquences funestes</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les renforts envoyés par les Nations Unies devraient pouvoir soulager l’intervention française. Ils pourraient aussi être un atout majeur dans la substitution progressive d’une partie des troupes françaises par la force spéciale européenne <em>Takuba </em>qui regroupe des forces militaires tchèques, estoniennes et suédoises. Son objectif est de soutenir les Maliens dans les combats et les aider à réinstaurer une relation de confiance entre les soldats et la population locale.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, le retrait d&rsquo;une partie des forces françaises devrait s’effectuer en douceur et une centaine des militaires français engagés pourrait commencer à quitter le Mali dès février 2021.</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/afrique/armee-francaise-au-sahel-quel-est-lavenir-de-loperation-barkhane/19/11/2020/">Armée française au Sahel : quel est l’avenir de l’opération « Barkhane » ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Mali : un soldat français tué lors d&#8217;un combat contre des groupes armés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 17:24:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Armée]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Élysée a annoncé ce jeudi soir le décès d&#8217;un soldat français lors d&#8217;un accrochage avec...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>L&rsquo;Élysée a annoncé ce jeudi soir le décès d&rsquo;un soldat français lors d&rsquo;un accrochage avec des groupes armés au Mali.&nbsp;</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Un soldat français du 1er régiment de hussards de Tarbes, est mort ce jeudi matin au Mali a annoncé l&rsquo;Élysée dans un communiqué. Le hussard Tojohasina Razafintsalama est décédé «</span><em><span style="color: #000000;">mortellement touché par l&rsquo;explosion d&rsquo;un véhicule suicide ennemi a proximité de son véhicule blindé léger&nbsp;</span></em><span style="color: #000000;">».</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="css-901oao css-16my406 r-1qd0xha r-ad9z0x r-bcqeeo r-qvutc0" style="color: #000000;">« <em>Je m’incline devant la mémoire du 1re cl Tojohasina RAZAFINTSALAMA, dont j’apprends avec émotion la mort au combat ce 23 juillet au Mali. Mes pensées accompagnent sa famille, ses frères d’armes du </em></span><em><span class="r-18u37iz"><a class="css-4rbku5 css-18t94o4 css-901oao css-16my406 r-1n1174f r-1loqt21 r-1qd0xha r-ad9z0x r-bcqeeo r-qvutc0" dir="ltr" role="link" href="https://twitter.com/hashtag/1RHP?src=hashtag_click" data-focusable="true">#1RHP</a></span></em><span class="css-901oao css-16my406 r-1qd0xha r-ad9z0x r-bcqeeo r-qvutc0"><em><span style="color: #000000;"> ainsi que ses camarades blessés dont je salue l’engagement.</span></em><span style="color: #000000;"> » a tweeté le compte du </span></span><span style="color: #000000;">Chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée de Terre, le général d&rsquo;armée François Lecointre.</span></p>
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<p lang="fr" dir="ltr">Je m’incline devant la mémoire du 1re cl Tojohasina RAZAFINTSALAMA, dont j’apprends avec émotion la mort au combat ce 23 juillet au Mali. Mes pensées accompagnent sa famille, ses frères d’armes du <a href="https://twitter.com/hashtag/1RHP?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#1RHP</a> ainsi que ses camarades blessés dont je salue l’engagement. <a href="https://t.co/glJz9maqWE">pic.twitter.com/glJz9maqWE</a></p>
<p>&mdash; Chef d&#39;état-major de l&#39;armée de Terre (@CEMAT_FR) <a href="https://twitter.com/CEMAT_FR/status/1286347864671739905?ref_src=twsrc%5Etfw">July 23, 2020</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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		<title>Bernard Cabiro : portrait d&#8217;un ancien combattant de la Légion étrangère</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/bernard-cabiro-portrait-dun-ancien-combattant-de-la-legion-etrangere/02/06/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Sanoner]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 16:52:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Ancien combattant]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Cabiro]]></category>
		<category><![CDATA[Indochine]]></category>
		<category><![CDATA[Légion étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bernard Cabiro est un militaire français de la deuxième moitié du XXe siècle. Seconde Guerre...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/bernard-cabiro-portrait-dun-ancien-combattant-de-la-legion-etrangere/02/06/2020/">Bernard Cabiro : portrait d&rsquo;un ancien combattant de la Légion étrangère</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Bernard Cabiro est un militaire français de la deuxième moitié du XX<sup>e</sup> siècle. Seconde Guerre mondiale, guerre d&rsquo;Indochine et guerre d&rsquo;Algérie ; vingt années de combats lui vaudront une solide réputation, dans le monde de la Légion notamment.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Bernard Cabiro naît le 7 août 1922 à Mont-de-Marsan, chef-lieu des Landes où sa famille possède une épicerie. Le jeune Bernard, adepte de pelote basque, se destine à une carrière dans la marine marchande. L&rsquo;histoire en décidera autrement. Il est encore lycéen au moment de l&rsquo;occupation de Mont-de-Marsan par les Allemands. Son caractère se dévoile lorsqu&rsquo;il commence à effectuer quelques actes isolés de résistance. Il étudiera malgré tout le droit à la Sorbonne jusqu&rsquo;en 1943. Cependant, après plusieurs tentatives échouées pour rejoindre Londres, il passe la frontière espagnole le 1<sup>er</sup> juillet 1943 dans le but d&rsquo;atteindre l&rsquo;armée d&rsquo;Afrique du Nord. Intercepté, il est emprisonné quelques semaines à Miranda, en Espagne, puis parvient à rejoindre Casablanca après sa libération. La guerre commence alors réellement pour lui. Il ne le sait pas encore mais elle le suivra durant 18 ans et l&#8217;emmènera aux quatre coins de l&rsquo;Empire colonial français.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un soldat pour la France</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le jeune Landais s&rsquo;engage donc volontairement au 8e régiment de tirailleurs Marocains en 1943. Avec le corps expéditionnaire français, il débarque à Naples et effectue la campagne d&rsquo;Italie entre juin 1943 et juillet 1944 comme soldat du rang. Ce premier hiver de guerre lui vaut deux citations, dont une à l&rsquo;ordre du corps d&rsquo;armée, et une promotion au grade de caporal-chef le 16 mai 1944. Puis il débarque en Provence début septembre avec son régiment. C&rsquo;est la campagne de France, triomphale marche vers l&rsquo;Alsace, qui s&rsquo;arrête pour lui en décembre lorsqu&rsquo;il est blessé au cours de la libération de Thann dans le Haut-Rhin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/ignace-semmelweis-le-premier-medecin-a-imposer-le-lavage-des-mains/19/05/2020/">Ignace Semmelweis, le premier médecin à imposer le lavage des mains</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;engagé volontaire de guerre, ayant fait ses preuves sur le terrain, accepte alors d&rsquo;être transféré à Cherchell, où s&rsquo;est repliée temporairement l&rsquo;école d&rsquo;officier de Saint-Cyr. Il avait jusqu&rsquo;alors refusé cette option, que lui autorisait son niveau d&rsquo;étude, pour rester opérationnel. Un an plus tard, il quittera Cherchell comme sous-lieutenant de réserve.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Premier séjour en Indochine : le « cab » fait ses preuves</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Volontaire pour la Légion, il rejoint Sidi-bel-Abbès le 6 août 1945, il y fera connaissance avec l&rsquo;institution et ses particularismes. Puis entre le 6 janvier et le 6 février 1946, à bord du Cameronia, il rallie l&rsquo;Indochine avec son unité, le jeune 2e régiment étranger d&rsquo;infanterie créé le 1<sup>er</sup> janvier 1946. Sur place, il s&#8217;emploie à pacifier la région du Sud-Annam. La tâche est ingrate mais le « cab » y mérite deux citations. Entre coups de mains et ratissages « policiers », le jeune chef de section s&rsquo;aguerrit.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/forteresse-de-saint-vidal-un-puy-du-fou-a-lauvergnate/09/05/2020/">Forteresse de Saint-Vidal : un Puy du Fou à l’auvergnate</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Débarqué à Haîphong le 7 décembre 1946, il est chargé d&rsquo;y rétablir la liaison avec Hanoï. Le sous-lieutenant s&rsquo;illustre le 31 décembre 1946 en faisant tomber An Thaï. Ce coup de main lui vaut la croix de guerre TOE avec palme. Un mois plus tard, il prend plusieurs blockhaus « viet » à Phu Tao, nouvelle citation à l&rsquo;ordre de la division. De nouveau, il sera cité pour la défense de son poste à Dong Phu, le 15 septembre 1947, face à un ennemi en surnombre. Etant donné son activité, sa promotion au grade de lieutenant d&rsquo;active à titre définitif en septembre 1947 est saluée par tous ses pairs. De retour dans le secteur de Hai Duong, il mérite une nouvelle citation à l&rsquo;ordre de l&rsquo;armée pour avoir déjoué une embuscade ennemie sans perdre un seul homme.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En fin de séjour, à bord de son véhicule, il saute sur une mine qui le laisse aveugle une quinzaine de jours. A sa sortie d&rsquo;hôpital, le 1<sup>er</sup> avril 1948, rétabli, il apprend sa nomination au grade de chevalier de la Légion d&rsquo;honneur. Au terme de son premier séjour, avec 9 citations sur la poitrine, le « cab » s&rsquo;est forgé un nom en Indochine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Deuxième séjour en Indochine : l&#8217;empreinte d&rsquo;un chef</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">De retour à Sidi-bel-Abbès, Cabiro, qui a toujours milité pour la création d&rsquo;unités parachutistes légionnaires malgré des réticences internes, se porte volontaire pour servir au 2e bataillon étranger de parachutistes (BEP) nouvellement créé à Sétif. En février 1949, de retour en Indochine, le destin lui sourit. Après plusieurs coups de mains avec la 3e compagnie stationnée en réserve aéroportée à Saïgon, et grâce à l&rsquo;éclatement de son régiment entre Cambodge, Annam et Cochinchine, Cabiro obtient le commandement de la 2e compagnie. En janvier 1950, aéroporté à Dong Hoi puis Phuoc Long, il porte secours à la 1ere compagnie prise d&rsquo;assaut par un ennemi supérieur en nombre (nouvelle citation). Entre le 28 mars et le 6 avril 1950, à Tra Vinh, sa compagnie harcèle l&rsquo;ennemi, reprend des armements, et culbute les « viets ». Le « cab » dépasse les espérances de son commandement et redonne élan aux troupes usées d’Indochine. En septembre 1950, le commandement ayant décidé l&rsquo;évacuation des troupes françaises des régions de Pa Kha et de Hoang Su Phi, la compagnie aéroportée du « cab » protège les convois et obtient de bons résultats sur les résistances ennemies. De nouveau, l&rsquo;aura du chef redonne le moral à plusieurs éléments éprouvés du régiment de tirailleurs marocains.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/">Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En fin de séjour, avec deux nouvelles citations et une promotion au grade d&rsquo;officier de la Légion d&rsquo;honneur, Cabiro est promu au grade de capitaine à titre exceptionnel le 2 janvier 1951. Il devient l&rsquo;un des plus jeunes capitaines de Légion de son temps.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il quitte à nouveau l&rsquo;Indochine le 8 mars 1951.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Troisième séjour en Indochine : dans la tourmente indochinoise</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Après quelques mois en Algérie à la compagnie d&rsquo;instruction du 3e BEP de Sfax, il obtient un poste de commandement dans le secteur de Batna Aurès agité par le FLN. Mais rapidement, le capitaine Cabiro est à nouveau désigné pour servir l&rsquo;Indochine, désormais sérieusement mise à mal, en juin 1953.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Affecté au 1er BEP, il se charge de créer une base aéroterrestre au Laos, sur le site du port de Seno afin d&rsquo;assurer une route fiable vers la Cochinchine jusqu&rsquo;en août 1953. Transféré dans le Sud Annam, il saute le 21 novembre 1953 sur Diên-Biên-Phu accompagné du 6e bataillon de parachutistes coloniaux (BPC) de Bigeard et du 8e BPC de Touret. Chargés de la reconnaissance des alentours et du recueil des unités de la région de Lai Chau, ils forment le 1er groupement de parachutistes et voient avant les autres se dessiner la grande entreprise française prévue dans la cuvette. Après trois mois d&rsquo;animation dans et autour de la cuvette, l&rsquo;étau Vietminh se resserre. Le 5 mars 1954, un canon vietminh menace le camp retranché sur la côte 781. A la tête de sa 4e compagnie, le capitaine Cabiro est grièvement blessé aux deux jambes. Rapatrié à Percy, il ne verra pas la suite des combats de la cuvette et quitte définitivement l&rsquo;Indochine, la mort dans l&rsquo;âme.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-marie-saget-portrait-dun-as-de-laviation-de-la-deuxieme-moitie-du-xxeme-siecle/11/04/2020/">Jean-Marie Saget : portrait d’un as de l’aviation de la deuxième moitié du XXème siècle</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il faudra douze opérations chirurgicales, plusieurs mois d&rsquo;hôpital et les soins précieux d&rsquo;une certaine infirmière, Mireille Vendéol, qu&rsquo;il épousera le 2 juin 1955 à Orléans, pour remettre sur pied le capitaine de Légion. Puis du 1<sup>er</sup> août au 30 novembre, il devient aide de camp du ministre de la Défense, le général Koening. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1956 qu&rsquo;il sera de nouveau apte à faire campagne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L&rsquo;Algérie : suite logique et douloureuse</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant la reprise des combats est difficile pour lui. Transféré au 20e bataillon de chasseurs portés, il suit un temps son unité en Algérie, où il reconnaît avec plaisir nombre de ses camarades d&rsquo;antan, et déplore l&rsquo;absence silencieuse de beaucoup d&rsquo;autres&#8230; Mais rapidement sa blessure l&rsquo;oblige à un retour à Paris. S&rsquo;ensuit un poste de commandement temporaire à la 5e DB stationnée à Landau en Allemagne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-lazareff-portrait-dun-des-plus-grands-patrons-de-presse-francais-du-xxeme-siecle/05/03/2020/">Pierre Lazareff : portrait d’un des plus grands patrons de presse français du XXème siècle</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Formé au centre d’instruction de pacification et de contre guérilla d’Arzew, et promu chef de bataillon le 1<sup>er</sup> octobre 1958, il est muté à l&rsquo;état-major du 2e REP stationné à Philippeville. Dans l&rsquo;est algérien, les Aurès et les Nementcha, le régiment déploie d&rsquo;énormes efforts pour des résultats décevants face à un ennemi insaisissable et fuyant. Après un bref séjour à la frontière avec le Maroc, au cours duquel il reçoit la cravate de commandeur de la Légion d&rsquo;honneur le 30 juin 1960, le régiment rentre à Philippeville. L&rsquo;unité souffre d&rsquo;une défiance grandissante de la part des autochtones. Son chef de corps, le colonel Darmuzai, peine à imposer son autorité. Les popotes sont agitées et même l&rsquo;état-major du régiment s&rsquo;avoue décontenancé par la situation. Alors que, dans ces conditions, le « cab » demande des ordres pour briser la torpeur, rien ne bouge et la situation s&rsquo;enlise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Le commandant Cabiro face au Putsh des généraux</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le 22 avril, de retour de mission, le « cab » constate le départ de deux compagnies du régiment pour Alger, où les généraux Challe, Zeller et Jouhaud viennent de prendre le commandement avec l&rsquo;aide du 1er REP. Perplexe, le « cab » décide ne pas s&rsquo;enflammer. Il ne cède pas à ses hommes qui le poussent à rejoindre Alger. A son lieutenant Amet, qui lui demande sa position personnelle face au putsch, il répond : « Très sincèrement, je pense que c&rsquo;est une connerie, mais que c&rsquo;est la dernière chance de l&rsquo;Algérie francaise ». Rassemblés par le colonel Darmuzai, les officiers du 2e REP, Cabiro en tête, sont troublés par la dernière phrase du chef de corps : « <em>Demain, vous recevrez</em> [des] <em>ordres, ensuite vous pourrez choisir</em>« . Ce dernier vient maladroitement d&rsquo;ouvrir une porte&#8230; et les officiers s&rsquo;y engouffreront, inéluctablement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/roger-frison-roche-portrait-dun-alpiniste-amoureux-du-desert/06/01/2020/">Roger Frison-Roche : portrait d’un alpiniste amoureux du désert</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Lorsqu&rsquo;à 00h30, le lieutenant Amet réveille le « cab » chez lui, le régiment est déjà en tenue de campagne dans les jeeps. Le commandant Cabiro suivra, mais soulignera deux choses à ses hommes: « <em>La première, c&rsquo;est toujours le colonel Darmuzai qui commande le régiment, la seconde, je n&rsquo;ai pas du tout apprécié la façon dont j&rsquo;ai été placé devant le fait accompli</em>« .</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le putsch avorte le 25 avril face à la détermination du général de Gaulle. De retour à Philippeville, Cabiro est mis aux arrêts par le colonel Darmuzai. Alors que de Gaulle confirme l&rsquo;abandon de l&rsquo;Algérie française à la télévision, le « cab » quitte le fort de l&rsquo;est, salué par le gratin des troupes aéroportées emprisonnées avec lui, direction la prison de la Santé à Paris.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Traduit en justice en 1961, Bernard Cabiro, au terme d&rsquo;une délibération assez longue, est finalement déclaré coupable d&rsquo;une « prise de commandement sans ordre légitime » et condamné à la peine de principe d&rsquo;un an de prison avec sursis. Contraint de quitter la Légion et l&rsquo;Armée, sa tumultueuse carrière se termine en prison, comme elle avait commencé 18 ans plus tôt&#8230;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Réhabilitation et postérité</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Discret, Bernard Cabiro le reste durant les 17 années suivantes. Il se consacre à sa famille et à sa ville de Mont-de-Marsan, où il travaille pour la mairie. C&rsquo;est fin août 1978, alors qu&rsquo;il est de passage à Montpellier, qu&rsquo;il reçoit un appel du général Goupil : « Mon commandant, je tenais à être le premier à vous féliciter pour votre élévation à la dignité de grand officier de la Légion d&rsquo;honneur ». Il reçoit sa plaque des mains de la Légion le 24 septembre 1978. Suprême honneur, il est choisi pour porter la main du capitaine Danjou lors des cérémonies de Camerone le 30 avril 1979. Plus que réhabilité, Cabiro a gagné sa place au Panthéon des figures de la Légion.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/bresil-retour-sur-les-annees-de-plomb/31/12/2019/">Brésil : retour sur les « années de plomb »</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En 1987, il publie aux éditions Plon son autobiographie <em>Sous le béret vert</em>. Son fils Olivier en publie une réédition plus complète en 2010 chez Indo éditions sous le titre <em>Une vie de guerre : 1940 &#8211; 1961</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Bernard Cabiro décède le 31 juillet 1993 à Mont-de-Marsan.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Décorations</strong></span></h3>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">3 citations avec Croix de guerre 1939-1945.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">12 citations avec Croix de guerre des TOE dont 5 à l’ordre de l’armée.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">3 citations avec Croix de la Valeur militaire dont 2 à l’ordre de l’armée.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Grand officier de la Légion d&rsquo;honneur.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille coloniale.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille commémorative de la Seconde guerre mondiale.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille commémorative de la guerre d’Indochine.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en AFN.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Officier de l’Ordre national du Vietnam.</span></li>
</ul>
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		<title>Mali : un militaire français décède des suites de ses blessures</title>
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		<pubDate>Sat, 02 May 2020 08:45:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le brigadier Dmytro Martynyouk du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) est décédé des...</p>
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</ul>


<p><strong><span style="color: #000000;">Le brigadier Dmytro Martynyouk du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) est décédé des suites de ses blessures au Mali.&nbsp;&nbsp;</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le brigadier Dmytro Martynyouk&nbsp; est décédé le 1er mai 2020 en France a-t-on appris dans un&nbsp;<a href="https://twitter.com/CEMAT_FR/status/1256457752924299265">communiqué</a> publié samedi 2 mai 2020 sur le compte</span> <a href="https://twitter.com/">Twitter</a> du <a href="https://twitter.com/CEMAT_FR">Chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;armée de Terre</a>.</p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Le jeudi 23 avril 2020 en fin d’après-midi, le camion-citerne militaire de la force Barkhane du brigadier Martynyouk a été atteint par un engin explosif improvisé dans le Liptako malien alors que l&rsquo;unité à laquelle il appartient est engagée dans une opération contre les groupes armés terroristes. Grièvement blessé, il a été immédiatement pris en charge par l&rsquo;équipe médicale déployée, évacué par hélicoptère Caïman vers Gao puis transféré vers la France pour être pris en charge à l&rsquo;hôpital d&rsquo;instruction des armées Percy. Le brigadier Martynyouk est décédé des suites de ses blessures le 1er mai 2020</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">L’<a href="https://twitter.com/armeedeterre?ref_src=twsrc%5Etfw">@armeedeterre</a> pleure la disparition du brigadier Dmytro Martynyouk, du <a href="https://twitter.com/hashtag/1REC?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#1REC</a>, des suites de ses blessures au cours d’une opération contre des groupes armés terroristes au Mali. Tous mobilisés autour de sa famille, ses proches et ses camarades. @COMLE_DRPLE, <a href="https://twitter.com/Chefdecorps1REC?ref_src=twsrc%5Etfw">@Chefdecorps1REC</a> <a href="https://t.co/uQJShgtxwB">pic.twitter.com/uQJShgtxwB</a></p>&mdash; Chef d&#39;état-major de l&#39;armée de Terre (@CEMAT_FR) <a href="https://twitter.com/CEMAT_FR/status/1256457752924299265?ref_src=twsrc%5Etfw">May 2, 2020</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p><p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/mali-un-militaire-francais-decede-des-suites-de-ses-blessures/02/05/2020/">Mali : un militaire français décède des suites de ses blessures</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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