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	<title>Seconde Guerre Mondiale - Billet de France</title>
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	<title>Seconde Guerre Mondiale - Billet de France</title>
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		<title>Charles Michon : un chef pour les Cadets de Saumur</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/charles-michon-un-chef-pour-les-cadets-de-saumur/28/08/2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 17:04:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Cadets de Saumur]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Michon]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 28/08/2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/charles-michon-un-chef-pour-les-cadets-de-saumur/28/08/2025/">Charles Michon : un chef pour les Cadets de Saumur</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le colonel Charles Michon est un militaire français commandant les Cadets de Saumur qui, en juin 1940, ont résisté à l&rsquo;armée allemande avec leurs armes d&rsquo;instruction.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 20 juin 1940, une section de la Wehrmacht rend les honneurs militaires aux élèves aspirants de réserve de l’École de cavalerie de Saumur, après deux jours de combat pour la défense de la Loire : ils entreront dans l’Histoire sous le nom de « Cadets de Saumur ». Vétéran du Maroc, blessé de la Grande Guerre, leur chef, le colonel Charles Michon, qui est à l’origine de cet acte de résistance, reste pourtant méconnu.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« Ils s’instruisent pour vaincre »</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">François, Marie, Charles Michon naît le 17 juillet 1882 à Joigny, sur les bords de l’Yonne, d’un père lieutenant de dragons. Son ancêtre direct, Pierre Bénigne Michon fut fait chevalier d’Empire et mourut lors d’une campagne napoléonienne. Étudiant dans un collège jésuite de Dole, Charles Michon est tiré au sort pour le service militaire en 1902, à vingt ans. Catholique fervent, attiré par l’expansion coloniale de la France en Afrique et conquis par cette première expérience au sein des Armées, il présente le concours de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr l’année suivante. Il intègre la promotion « La Tour d’Auvergne », décimée entre 1914 et 1918, plus d’un tiers des élèves ayant été déclaré « morts pour la France ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/">Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Affecté au 14ème régiment de chasseurs à cheval de Dole, le jeune sous-lieutenant est d’abord formé à Saumur, au sein de l’École de cavalerie. Noté « très bien » malgré un apprentissage laborieux de l’équitation militaire, il est déjà remarqué pour ses qualités d’officier et son aptitude au commandement. En 1906, après avoir choisi le 2ème régiment de chasseurs d’Afrique, unité qui répond au cri d’« En avant, tout est vôtre ! » depuis les combats face à Abd el Kader, il découvre l’Oranais et la frontière marocaine. Atteint d’une fièvre typhoïde, il devance la fin de sa convalescence pour vivre son baptême du feu lors de l’affrontement de Port-Say, où deux mille marocains assaillent les troupes françaises.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« C’est dans cet endroit délicieux que j’ai eu la vision nette de ce que peut être l’Enfer » [1]</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Marié en 1912 et père d’un premier fils l’année suivante, Charles Michon apprend l’attentat de Sarajevo à Beaune, où il sert au sein du 16ème régiment de chasseurs. Dès août 1914, il prend part à la bataille de la trouée de Charmes et assure la liaison téléphonique de sa division sous feu nourri durant trois jours. Cité à l’ordre de la division à la suite des combats d’Apremont et du bois d’Ailly, il est promu capitaine en février 1915. Volontaire pour « l’arme du martyre » déjà décimée, il est affecté au 106ème régiment d’infanterie en tant que commandant de compagnie, comme l’est alors Maurice Genevoix. Il rejoint son affectation cinq jours avant l’attaque des Éparges.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/numa-denis-fustel-de-coulanges-actualite-de-lhistorien-de-la-cite-antique/14/03/2024/">Numa-Denis Fustel de Coulanges : actualité de l’historien de la Cité antique</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 26 avril 1915, à proximité de l’endroit où tombait, un an auparavant, l’écrivain Alain-Fournier, Charles Michon reçoit une balle qui lui transperce trois côtes. Enseveli durant deux jours sous les cadavres, il est porté disparu. Retrouvé par des soldats allemands, il est soigné à Stuttgart, avant d’être transféré, comme prisonnier de guerre, en Suisse, où le rejoint sa femme. Chevalier de la Légion d’honneur en 1917, Charles Michon souffrira toute sa vie du fait de cette blessure, qui l’invalidera à 30%.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Nommé attaché militaire auprès du consulat français de Lausanne dès la fin de la guerre, le jeune capitaine est muté en Turquie, où les tendances nationalistes exacerbent les tensions avec la Grèce et occasionnent les massacres des chrétiens grecs et arméniens. Cette parenthèse diplomatique close, il reprend ses fonctions militaires dans plusieurs régiments de cavalerie, où il assure la formation des escadrons et se consacre à ses six enfants, nés au gré de ses différentes affectations. En 1935, il est affecté à l’École d’application de la cavalerie et du train à Saumur, dont il prendra le commandement en second cinq ans plus tard : commence alors un nouveau chapitre de sa vie, insoupçonné.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A la tête des Cadets de Saumur</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mai 1940. Alors que le commandement des armées françaises, sous l’impulsion du général Weygand, tente d’enrayer l’irrésistible percée des troupes allemandes, échoie à l’École de cavalerie de Saumur la défense de quatre ponts à proximité de la ville. Minés, ces ponts offrent à des millions de réfugiés une porte de sortie vers le sud de la France. Le 14 juin, dans la cour de l’École, le colonel Michon convoque ses 768 élèves et clame : « On nous demande de combattre sur place pour sauver l’honneur de l’armée. Si vous êtes d’accord, vous le dites ! ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-mariotti-un-poete-de-nouvelle-caledonie-a-lexil-volontaire/24/06/2023/">Jean Mariotti : un poète de Nouvelle-Calédonie à l’exil volontaire</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Devant l’assentiment général, il organise, en lien avec le Ministère, la défense de son secteur, au mépris du discours du maréchal Pétain et des réticences des édiles locales, qui déclarent Saumur « ville ouverte ». Après le départ de ses chevaux vers Montauban, l’École accueille plusieurs unités dispersées, portant à 1890 hommes les effectifs combattants.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Malgré les difficultés annoncées de la mission, la bataille de Saumur s’engage le 19 juin, dans la nuit. Sacrifiant tout repos à la coordination des combats et aux destructions successives des ponts, le colonel Michon apprend, par épisodes successifs, les actes héroïques des Cadets de Saumur, ainsi baptisés par un officier allemand persuadé, à l’issue des combats de la ferme d’Aunis, d’avoir combattu un régiment entier. Après trois jours d’acharnement allemand et de faits d’armes français, le commandant de l’École décide, avec hauteur de vue, d’ordonner le repli général.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/guillaume-le-marechal-vie-epique-du-meilleur-chevalier-du-monde/25/10/2023/">Guillaume le Maréchal : vie épique du «meilleur chevalier du monde»</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A la tête d’une colonne surarmée, il se rend à Montauban, tandis que ses élèves sont déclarés libres par le commandement de la 1. Kavallerie Division, admiratif de l’impétuosité des jeunes élèves-officiers de réserve. Cité à l&rsquo;ordre de l&rsquo;armée le 24 août 1940 par le général Weygand, le colonel Michon entre dans l’Histoire : « Reflétant l&rsquo;âme de son chef, l&rsquo;École Militaire et d&rsquo;Application de la Cavalerie et du Train a combattu les 19, 20 et 21 juin 1940, jusqu&rsquo;à l&rsquo;extrême limite de ses moyens de combat, éprouvant de lourdes pertes, prodiguant les actes d&rsquo;héroïsme et inscrivant dans les fastes de la cavalerie une page digne entre toutes de son glorieux passé, a suscité, par sa bravoure l&rsquo;hommage de son adversaire ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sur 560 élèves-officiers, 79 sont morts ou disparus, 47 sont blessés, 366 restent vivants. 12 officiers et 30 élèves recevront la Croix de guerre. Le colonel Michon est terrassé par une embolie pulmonaire à Montauban, le 26 octobre 1940. Son corps est inhumé, à Dole, dans le caveau de sa famille.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« Nous vous avions confié nos enfants. Je vous remercie d’en avoir fait des hommes » [2]</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En faisant des Cadets de Saumur un nom de légende, la Grande Histoire a failli, laissant le grand public ignorant du nom de leur chef. Réparation fut faite de cet oubli en 2020, lorsque sa petite-fille, Pascale Michon, publie, avec le journaliste et biographe Thierry Dromard, une biographie richement sourcée. Avec « Le colonel Charles Michon, Chef des Cadets de Saumur, L’honneur au prix du sacrifice », ressuscite la vie héroïque d’un officier français resté debout, dans le tumulte des journées de juin 1940.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/edouard-corniglion-molinier-linsouciance-dun-chevalier-du-ciel/29/11/2023/">Édouard Corniglion-Molinier : l’insouciance d’un chevalier du ciel</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A l’occasion de la préface de cet ouvrage, le général de brigade Patrice Dumont Saint Priest, ancien commandant de l’École de cavalerie, souligne que « cette décision n’est pas celle d’un irresponsable ou d’un va-t-en-guerre, c’est au contraire celle d’un colonel d’expérience, ayant déjà beaucoup souffert, celle d’un homme de devoir, de caractère et de convictions, celle d’un officier de cavalerie qui n’avait rien à gagner et tout à perdre, et enfin celle d’un chef respecté par ses hommes ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_11889" aria-describedby="caption-attachment-11889" style="width: 204px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-11889 size-medium" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?resize=204%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="204" height="300" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?resize=204%2C300&amp;ssl=1 204w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?resize=695%2C1024&amp;ssl=1 695w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?resize=768%2C1132&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2025/08/Pascale-Michon-et-Thierry-Dromard-Le-colonel-Charles-Michon-Chef-des-Cadets-de-Saumur-Lhonneur-au-prix-du-sacrifice-2020-Editions-Lamarque-207-p.-19-euros-.jpg?w=950&amp;ssl=1 950w" sizes="(max-width: 204px) 100vw, 204px" /><figcaption id="caption-attachment-11889" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pascale Michon et Thierry Dromard, Le colonel Charles Michon, Chef des Cadets de Saumur, L’honneur au prix du sacrifice, 2020, Éditions Lamarque, 207 p., 19 euros</span></figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">[1] Lettre du colonel Charles Michon à son épouse, 11 avril 1915. Cité par Pascale Michon et Thierry Dromard, <em>Le colonel Charles Michon, Chef des Cadets de Saumur, L’honneur au prix du sacrifice</em>, 2020, Éditions Lamarque, p. 19.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">[2] Hommage du père de l’un des Cadets de Saumur au colonel Charles Michon. Cité par Pascale Michon et Thierry Dromard, <em>op. cit.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Colonel Rémy : l’agent secret n°1 de la France Libre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Domitille de Laveline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Nov 2024 21:25:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Colonel Rémy]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert Renault]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 08/11/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/colonel-remy-lagent-secret-n1-de-la-france-libre/08/11/2024/">Colonel Rémy : l’agent secret n°1 de la France Libre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le colonel Rémy est l’un des résistants les plus connus de la Seconde guerre mondiale. Proche du général de Gaulle, celui-ci a rompu avec lui lorsqu’il a souhaité réhabiliter le maréchal Pétain.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« <em>Il y a eu des admirateurs du maréchal Pétain, des partisans des idées et du principe de la Révolution nationale, des membres des organismes officiels du régime qui sont devenus des résistants à part entière</em> » écrivait Bénédicte Vergez-Chaignon dans son ouvrage <em>Les vichystos-résistants, Paris</em>, Perrin, 2021. Une vision partagée par le colonel Rémy et parfaitement incarnée par François Mitterrand, futur président de la République.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>De la révolution nationale au gaullisme</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 6 août 1904 à Vannes, le colonel Rémy, de son vrai nom, Gilbert Renault, est l’aîné d’une famille de dix enfants élevée dans la tradition catholique. Marqué par ses études chez les Jésuites, il devient sympatisant de l<em>’Action Française </em>sans y avoir jamais adhéré. Il s’engage dans la résistance après le discours du maréchal Pétain : l’armistice aux conditions imposées par les Allemands. Néanmoins, il souhaite rester favorable aux idées de la Révolution nationale proposées par Vichy. Pour lui, la famille et l’éducation sont le noyau d’une patrie victorieuse.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/">Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Durant l’Occupation, il devient « l’agent secret numéro un de la France Libre » et se retrouve affublé de plusieurs noms de code dont le plus célèbre demeure « Rémy ». Il est le co-fondateur, avec Louis de La Bardonnie, du réseau de renseignement la « Confrérie Notre Dame ». Il s’agit de l’un des réseaux de renseignement les plus développés sur le territoire français de nord de la Bretagne jusqu’à Bordeaux, qui se maintient durant toute la guerre. C’est le réseau de Rémy qui est le premier à établir une liaison radio avec Londres le 17 mars 1941. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il est le pivot dans l’alliance entre les communistes et la France libre et découvre en eux des partenaires courageux, organisés et loyaux. <a href="https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/colonel-remy">Rémy</a> effectue de nombreuses missions en Espagne et en France sous différentes couvertures liées à son activité professionnelle : l’industrie du cinéma, avant d’être rappelé en Angleterre pour sa sécurité par Passy, résistant responsable du deuxième bureau des services secrets de la France libre à Londres, dépendant du Bureau Central de Renseignements et d’Action. Il participe aussi activement au Débarquement et à la libération de la France depuis Londres.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>L’instabilité de l’après-guerre</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A la fin de la guerre, Rémy est dubitatif face au rôle qu’il doit tenir. La Résistance lui manque, seul le lien indéfectible qui l’unit à de Gaulle l’aide à garder le cap. Le conflit entre Gilbert Renault et le colonel Rémy prend de plus en plus de place dans son esprit.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Profondément ennuyé et peu convaincu par la politique durant toute sa vie, il refuse de rejoindre un quelconque parti et de s’engager jusqu’à la fondation du RPF en 1947 par le chef de la France libre. Fidèle du général de Gaulle pendant toute la guerre et de nombreuses années durant, il devient son bras droit, son confident et ami, après 1945.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/pierre-de-porcaro-une-resistance-sacerdotale-aux-camps-de-la-mort/28/02/2024/">Pierre de Porcaro : une résistance sacerdotale aux camps de la mort</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’ancien agent secret découvre qu’il n’y a pas eu uniquement la résistance de la France Libre, mais également d’autres, au sein même du territoire français. Il accorde beaucoup d’importance aux nouveaux témoignages qu’il reçoit, et qui le confrontent à une nouvelle vision de la guerre. Rémy est révulsé par la mise en place de l’épuration et le récit de ceux qui sont touchés par cette forme de justice. Par la découverte de ce milieu, Rémy retourne vers ses racines conservatrices et monarchistes, doutant alors de sa place au sein du RPF. Il s’éclipse au fil des semaines et se confronte à l’ambiguïté du général.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 11 avril 1950 est sans nul doute une date charnière dans la vie du colonel Rémy. Il dévoile au grand jour ses convictions enfouies et son nouvel attachement au maréchal dans son article « La justice et l’opprobre » au sein de l’hebdomadaire <em>Carrefour</em>. L’article résonne comme un coup de tonnerre dans le milieu de la Résistance. Il y présente non seulement ses excuses au prisonnier de l’île d’Yeu mais surtout il réclame la révision du procès afin de procéder à sa réhabilitation. Il s’appuie sur différents éléments pour justifier son action sans faire outrage au milieu qu’il côtoie depuis si longtemps.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Rassembler les Français</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il rédige cet article dans l’espoir de retrouver l’unité nationale, et qui de mieux placé que lui, le fidèle du général de Gaulle pour tendre la main aux fidèles du maréchal. Cependant, Rémy commet une bévue qui lui coûte son amitié avec le chef de la France Libre en justifiant ses propos par des conversations privées qu’il a eues avec le général. La thèse du bouclier (maréchal Pétain) et de l’épée (général de Gaulle) dont Rémy s’empare a longuement été discutée et perdure encore aujourd’hui.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/adrien-conus-du-chasseur-de-brousse-a-la-france-libre/06/11/2022/">Adrien Conus : du chasseur de brousse à la France libre</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sa tentative de distinction entre le maréchal Pétain et le régime de Vichy est tournée en dérision, et est jugée comme une tentative bien trop précoce dans le contexte historique et politique de l’époque. Étant radié de l’AFL ainsi que du comité directeur du RPF, plus rien ne le retient dans le milieu gaulliste si ce n’est l’admiration et l’affection qu’il continue de porter pour le général.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La présence de l’abbé Jean-Marie Desgranges ainsi que celle des généraux Hering et Weygand, donne à Rémy une ligne directrice à suivre au sein du milieu maréchaliste. Ces personnalités le confortent dans sa démarche et cette vision de la guerre qui l’a poussé à revoir ses convictions. Rémy s’engage pleinement dans ses nouvelles activités avec l’ADMP ainsi que la SAJA, la Société des Amis de Jeanne d’Arc, enchaînant, conférences, écrits et rencontres.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une nostalgie conservatrice</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A partir de 1960, Rémy change ses habitudes, il noue des amitiés avec les plus grands maréchalistes : Georges Lamirand, l’amiral Auphan ou encore le général La Porte du Theil. Ils ont tous des raisons supplémentaires pour continuer le combat. Rémy apprécie les hommes d’ordre, de caractère et de conviction, il le prouve à nouveau par l’admiration qu’il voue à Lord Louis Mountbatten, tout comme envers Salazar avec qui il noue une vraie amitié. Toutefois l’ancien résistant doit aussi faire face à plusieurs démonstrations d’animosité de la part du milieu maréchaliste et notamment Jacques Isorni : l’avocat du maréchal Pétain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/benoit-chasseriau-lagent-secret-francais-au-service-de-simon-bolivar/31/12/2022/">Benoît Chassériau : l’agent secret français au service de Simón Bolívar</a></strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette instabilité relationnelle dans laquelle s’installe Rémy provient aussi de la nostalgie qui l’habite. Il espère toujours cette réconciliation avec le général de Gaulle, lui assurant à nouveau sa fidélité avant d’être profondément déçu par la proclamation de l’indépendance de l’Algérie. Pour Rémy, cela marque définitivement la rupture avec son ancien chef, terminant sa carrière et sa vie en maréchaliste convaincu, bien décidé à se battre jusqu’au bout pour ses convictions. Le résistant de 1940, est désormais bien loin de ses convictions et des propos qu’il tenait durant les années de guerre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 09:34:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Madeleine Fourcade]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvette Dionisi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=10923</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 14/10/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/">Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Seule femme en charge du renseignement militaire au sein de la Résistance, Marie-Madeleine Fourcade s’est hissée, à seulement trente ans, au sommet du réseau Alliance et de ses 3 000 membres. Mère de famille et dirigeante de presse, libre et engagée, elle mena, durant une grande partie de la Seconde Guerre mondiale, une « Arche de Noé » au service de la France.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Marie-Madeleine Fourcade est née le 8 novembre 1909 à Marseille. Son père, directeur des Messageries maritimes françaises à Shanghai et membre du 2<sup>ème</sup> Bureau, y est rejoint par sa femme et ses enfants, choix original pour l’époque. La fratrie y reçoit une éducation moderne et cosmopolite : tandis qu’une <em>amah</em> leur enseigne la culture chinoise, une institutrice anglaise leur permet une émancipation précoce, due à la place tout à fait particulière qu’occupent les femmes au sein de la société britannique. Elevée dans la conscience du Premier conflit mondial, qui ne la touche en réalité que de loin, Marie-Madeleine (née Bridou) développe dès l’enfance un très fort attachement à sa patrie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/citadelle-de-saint-exupery-une-allegorie-poetique-et-politique/31/08/2024/">« Citadelle » de Saint-Exupéry : une allégorie poétique et politique</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Orpheline de père dès 1922, elle intègre le couvent des Oiseaux à Paris, puis l’Ecole normale de musique, y étudiant le piano. Mariée à dix-sept ans au capitaine Edouard-Jean Méric, elle le suit au Maroc en 1925. Suivant son mari dans le bled, elle apprend l’arabe, l’équitation, la conduite automobile, les soins d’urgence et d’accouchement et gagne le respect des caïds et des femmes indigènes. Libre et féminine, elle marque les réceptions de l’état-major stationné à Rabat mais rentre dès 1933 à Paris, avec ses deux enfants, séparée de son mari. Rue Vanneau, elle mène une vie agréable, au cours de laquelle elle obtient une licence de pilote ainsi qu’un emploi à Radio-Cité comme publiciste, où elle côtoie Colette.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Rencontre avec Georges Loustaunau-Lacau</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Fréquentant les salons catholiques parisiens, elle assiste chez sa sœur, Yvonne Georges-Picot, aux échanges qui opposent les deux grands officiers du temps, issus de la même promotion de l’Ecole de guerre, Charles de Gaulle et Georges Loustaunau-Lacau. Séduit par la personnalité de Marie-Madeleine Méric, qui n’hésite pas à intervenir lors des discussions stratégiques, ce dernier demande à la rencontrer. Persuadé que « nous allons être confrontés à une Seconde Guerre mondiale et [qu’]il faut s’y préparer », Georges Loustaunau-Lacau tait ses activités à la tête du réseau Corvignolles, qui chasse les communistes évoluant au sein des armées et lui présente son ambition de créer un réseau de renseignement en Belgique, en Suisse et en Allemagne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/napoleon-iii-lhistorien-thierry-lentz-celebre-la-modernite-inachevee-dun-illustre/15/02/2023/">Napoléon III : l’historien Thierry Lentz célèbre la modernité inachevée d’un Illustre</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La publiciste de Radio-Cité, propriétaire d’une Traction Avant 11 chevaux, est toute indiquée pour établir des contacts avec des informateurs et ainsi prendre le pouls du pays. Très efficace, Marie-Madeleine Méric gère également le groupe de presse de l’officier, La Spirale, notamment orienté vers la propagande anticommuniste et antiallemande. En trois ans, elle s’impose auprès de Loustaunau-Lacau, qui la décrit ainsi : « <em>Elle est le chef d’état-major, le pivot sans lequel rien ne peut tourner : elle a une mémoire d’éléphant, une prudence de serpent, un instinct de fouine, une persévérance de taupe et elle peut être méchante comme une panthère</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un Hérisson à la tête de l’Arche de Noé</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En juin 1940, Marie-Madeleine Méric confie ses enfants à sa mère et rejoint, dans les Pyrénées-Atlantiques, « Navarre », Georges Loustaunau-Lacau, évadé et Châlons-sur-Marne. Se pose alors la question de l’entrée de chacun dans « l’Armée des Ombres ». Après un contact décevant avec le général de Gaulle, elle s’infiltre au sein des administrations déplacées à Vichy dans le double but de constituer des PC de renseignement opérationnels ainsi que de récolter des fonds. Fin 1940, le « réseau SR Alliance » passe dans la clandestinité totale et le quartier général déménage à Pau.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dès l’été 1941, Marie-Madeleine Méric change de dimension : « Navarre » condamné à de la prison ferme pour avoir tenté de faire entrer l’Armée d’Afrique en dissidence, elle informe Londres et l’Intelligence Service, par un télégramme rédigé au masculin, qu’elle prend la tête du réseau. En octobre, les six premiers émetteurs livrés par les Britanniques sont en fonction. Liant des contacts avec l’ambassade de France à Madrid, elle surprend, comme femme, le monde des renseignements, qui lui fait cependant confiance du fait de ses résultats dans l’organisation du plus grand réseau en lien avec l’Intelligence Service. Elle y emploi de nombreuses femmes et y développe des couvertures inspirées de noms d’animaux : le groupe mené par « Hérisson » est surnommé par les Allemands « l’Arche de Noé ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/leurope-au-temps-de-napoleon-lechec-de-lunification-raconte-par-jean-tulard/12/12/2020/">«L’Europe au temps de Napoléon» : l’échec de l’unification raconté par Jean Tulard</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A une époque où un chef de réseau ne reste en place qu’en moyenne six mois, elle part pour Londres en juillet 1943, après trente-deux mois de commandement. Sommée de rester en Angleterre, où sa connaissance des organisations clandestines est requise, elle assiste à l’hécatombe qui atteint le BCRA, au sein duquel « Alliance » se fond en mars 1944. Les sections du réseau en Bretagne et en Méditerranée procurent d’importants renseignements à la Royal Navy, qui protège ses opérations des U-Boot. Une carte détaillée de dix-sept mètres de long détaillant les défenses allemandes sur les côtes normandes est apportée par l’un de ses agents à l’état-major britannique qui s’étonne du niveau de précision fourni.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Retour en France : l’honneur dans l’horreur</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En mars 1944, le MI6 informe Marie-Madeleine Méric qu’elle est autorisée à rejoindre la France, sous deux identités, qu’elle incarne en se grimant. Se rendant à Aix-en-Provence afin de préparer le prochain débarquement, elle est victime d’une rafle de grande ampleur : refusant de s’adresser à quelqu’un d’autre que le responsable de la Gestapo, elle gagne une nuit. Extrêmement amaigrie, elle parvient à se faufiler entre les barreaux de sa cellule et s’enfuie, pieds nus, dans la campagne. Rejoignant des amis, elle est informée de la vague d’assassinats qui marque les prisons : dans la panique des débarquements de Provence et de Normandie les Allemands liquident tous les suspects qu’ils détiennent. Au volant d’une ambulance de la Croix-Rouge, « Hérisson » suit de près l’avancée américaine dans l’espoir de retrouver les membres de son réseau.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sur le millier de membres du réseau Alliance arrêtés, 438 disparaîtront. Avec grande dignité, Marie-Madelaine Méric affronte les deuils successifs : « <em>J’ai été couverte de honte toute au long de l’occupation par le manque de moyens qui m’empêchaient de sauver mes amis incarcérés. On finissait par admettre sauvagement l’inéluctable : un homme pris était un homme perdu </em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/la-fin-du-moyen-age-une-epoque-dune-rare-vitalite-creative/01/10/2020/">«La fin du Moyen Âge» : une époque d’une rare vitalité créative</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La vie de cette « inclassable » résistante ne s’est pas arrêtée en 1945. Le 20 novembre 1947, elle épouse l’homme d’affaires et Français Libre Hubert Fourcade, qu’elle avait rencontré à Londres, ce qui la rapproche de la nouvelle société gaulliste. Marie-Madeleine Fourcade</span><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"> poursuit, quelques années après-guerre, son travail de renseignement au profit du MI6, portant son attention sur les réseaux communistes. En 1957, elle est présentée à Elisabeth II pour ses actions en faveur du renseignement britannique, à la demande du monarque. La <a href="https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/20635/Libre-et-resistante-Marie-Madeleine-Fourcade">biographie</a> que lui consacre en 2024 Sylvette Dionisi témoigne d’un engagement sans faille : animatrice de <em>La Voix de la Résistance</em>, elle préside la Comité d’action de la Résistance et s’engage politiquement en faveur du gaullisme.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Décédée à près de 80 ans au Val-de-Grâce, Marie-Madeleine Fourcade bénéficie, par l’intermédiaire du ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement, d’une dérogation lui ouvrant le droit à des funérailles aux Invalides : elle est la première femme honorée en ce lieu. Durant l’homélie prononcée par le révérend Père Riquet, furent exaltée un esprit de Résistance hors du commun ainsi qu’une féminité sublimée par l’engagement : « <em>Admirable exemple d’un courage viril en cœur de femme, elle s’est dépensée jusqu’à son dernier souffle pour sauvegarder la mémoire des héros de l’Armée des ombres, mais également venir en aide à leurs veuves et à leurs orphelins ainsi qu’aux rescapés et handicapés […]. Elle avait le don des mots qui réconcilient et qui entraînent, avec la finesse et la grâce de sa féminité que la guerre n’avait pas compromise</em> ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Avec <em>Libre et résistante. Marie-Madeleine Fourcade. L’inclassable</em>, l&rsquo;auteur poursuit un nécessaire devoir de mémoire, renouvelant au profit du grand public les précieux souvenirs de cette résistante de premier plan, publiés en 1968 sous le titre <em>L’Arche de Noé</em>. Sylvette Dionisi est présidente de <em>Res Femina</em>, association créée en 2009 afin de promouvoir l&rsquo;engagement citoyen des femmes dans la sphère publique et politique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_10932" aria-describedby="caption-attachment-10932" style="width: 195px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-medium wp-image-10932" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?resize=195%2C300&#038;ssl=1" alt="" width="195" height="300" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?resize=195%2C300&amp;ssl=1 195w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?resize=667%2C1024&amp;ssl=1 667w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?resize=768%2C1179&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/10/9782204160230_internet_h1400.jpg?w=912&amp;ssl=1 912w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" /><figcaption id="caption-attachment-10932" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sylvette Dionisi, <em>Libre et résistante</em>. Marie-Madeleine Fourcade. L’inclassable. Paris, Les éditions du Cerf, mai 2024, 239 p.</span></figcaption></figure>
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		<title>Jean l&#8217;Herminier : un officier de marine qui refusa le sabordage de la flotte en 1942</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-lherminier-un-officier-de-marine-qui-refusa-le-sabordage-de-la-flotte-en-1942/31/03/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 16:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Corse]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean L&#039;Herminier]]></category>
		<category><![CDATA[Marine française]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Toulon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7518</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 31/03/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-lherminier-un-officier-de-marine-qui-refusa-le-sabordage-de-la-flotte-en-1942/31/03/2022/">Jean l&rsquo;Herminier : un officier de marine qui refusa le sabordage de la flotte en 1942</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Jean l&rsquo;Herminier est un officier de marine français. Il est particulièrement connu pour avoir refusé le sabordage de son sous-marin lors de l’arrivée des troupes allemandes à Toulon en 1942.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A chaque époque, il y a des héros voire des légendes. Dans le monde des sous-mariniers durant la Seconde Guerre mondiale, le commandant Jean l’Herminier fait bonne figure.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Né le 25 janvier 1902, Jean l’Herminier grandit dans une famille de marins en Bretagne, dans le Finistère. A la mort de sa mère en 1907, il part vivre chez son oncle instructeur à l’École Navale à Brest où il peut admirer très jeune la flotte française à quai dont les sous-marins. La suite sonne (presque) comme une évidence. Il effectue sa seconde au lycée Stanislas à Paris, sa première à Saint-Brieuc et sa terminale de nouveau à Paris. Après avoir échoué une première fois au concours d&rsquo;entrée de Navale, l&rsquo;Herminier intègre l’école en 1921 et demande à servir dans son domaine de prédilection : les sous-marins.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une carrière prestigieuse</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1932, il est affecté comme commandant en second sur le nouveau sous-marin de 1500 tonnes <em>Le Persée</em>. Alors que le submersible effectue des essais en mer au large de Cherbourg, l’Herminier est grièvement blessé lors d’une violente explosion à bord le 23 septembre suite à un problème moteur. Bien que souffrant de brûlures, c’est en tant que second qu&rsquo;il coordonne l’arrivée des secours. Le drame fera pas moins de 6 morts et de 36 blessés. Cette action lui vaudra d’être décoré de la légion d’honneur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-mythes-de-la-seconde-guerre-mondiale-decryptees-par-jean-lopez-et-olivier-wieviorka/17/10/2020/">Les mythes de la Seconde Guerre mondiale décryptées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En 1934, il commande son premier submersible, un sous-marin de 600 tonnes. Au début de la guerre, il est officier de manœuvre à bord du croiseur Montcalm et participe à l’évacuation de troupes alliées à Namsos lors de l’opération Hammer en Norvège. Restant loyal au gouvernement français, il fait partie de l’armée d’armistice. Dans ce cadre, il participe à la defense de Dakar contre une opération des Britanniques et des Français Libres en septembre</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le sabordage de la flotte française</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Jusqu’en novembre 1942, seule la moitié de la France est occupée par les Allemands. La zone dite «libre» est administrée par le gouvernement français, en accord avec l’occupant. Suite au débarquement anglo-américain en Afrique du nord au début du mois, les troupes allemandes envahissent la zone non occupée. Un objectif figure dans le plan de bataille : saisir la flotte française qui permettrait avec les alliés italiens la maîtrise de la mer Méditerranée et sécuriser davantage le ravitaillement des forces de l’axe en Afrique du nord.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : le cinéaste de guerre</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 11 novembre, les troupes allemandes franchissent la ligne de démarcation. L’Etat-major français ayant compris la manœuvre a ordonné aux autorités de mettre tout en œuvre afin que cette flotte ne tombe dans les mains ennemies. Lorsque les Allemands sont aux portes de Toulon, la quasi-totalité de la flotte se saborde pendant que les futurs occupants tentent d’empêcher le départ des bâtiments restants. L’Herminier qui vient de recevoir le commandement du sous-marin de 1 500 tonnes doit choisir. Son submersible fait partie de l’armée d’armistice et dispose à cet effet de l’ensemble des équipements et du ravitaillement nécessaire pour partir en mer. Les hommes dorment à bord, le bâtiment est prêt à appareiller à la moindre alerte.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le départ</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Contrairement aux bâtiments de surface, les sous-marins ont la capacité d’appareiller rapidement. Les ordres sont clairs. Néanmoins, l&rsquo;Herminier, ses officiers et son équipage voulaient tous reprendre le combat face aux Allemands, mais espéraient en recevoir l&rsquo;ordre du gouvernement français. Le commandant avait une certitude : il ne coulerait pas son sous-marin dans le port, où il serait trop facile à renflouer.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/colonel-remy-lagent-secret-n1-de-la-france-libre/08/11/2024/">Colonel Rémy : l’agent secret n°1 de la France Libre</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans tous les cas, il fallait sortir. Probablement, pour se battre au large de la France, sur ordre du gouvernement français reprenant le combat après l&rsquo;agression allemande. Sinon, en se sabordant en haute mer si le <em>Casabianca</em> n&rsquo;était plus en état de combattre. Et sinon, en partant rejoindre la France libre dans le cas où la France « officielle » ne réagirait pas à cette attaque allemande.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’ordre d&rsquo;appareillage est donné en urgence. Sous les bombes, au milieu des mines et des filets anti sous-marins, le Casabianca parvient à gagner la haute mer en attente d&rsquo;ordres. Après concertation avec ses officiers, il se rend à Alger se mettre à disposition pour participer à la libération de la France. Le sous-marin est accueilli en héros.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une santé très fragile</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Malgré sa santé qui demeure fragile, le commandant l’Herminier participe à des missions spéciales en Corse et livre avec le Casabianca des armes pour la résistance. A partir de septembre 1943, le sous-marin débarque une compagnie de commandos français à Ajaccio qui deviendra la première ville libérée de l’île de Beauté. Mais la santé de Jean l’Herminier se fragilisant de plus en plus, il devient difficile de continuer à cacher la gravité de celle-ci à sa hiérarchie militaire. Sa maladie empêchait son sang de bien irriguer ses jambes.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Alors que la Corse vient d’être totalement libérée grâce à son action, l’Herminier est hospitalisé. Les médecins pensaient encore pouvoir sauver la jambe et l&rsquo;Herminier, dans ses pires scénarios, se voyait avec une jambe de bois (et l&rsquo;autre valide). Ils tentent tout pour sauver les deux jambes et croient avoir gagné quand la gangrène se déclare dans l&rsquo;une. Ils ont à peine fini de l&rsquo;amputer que le mal attaque l&rsquo;autre et qu&rsquo;il faut faire une troisième opération et une seconde amputation.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/marie-madeleine-fourcade-libre-resistante-et-inclassable/14/10/2024/">Marie-Madeleine Fourcade : libre, résistante et inclassable</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le général de Gaulle viendra lui remettre l&rsquo;insigne de commandeur de la Légion d&rsquo;honneur le 10 décembre 1942 sur son lit d&rsquo;hôpital à Alger. L&rsquo;Herminier s’envole aux États-Unis pour continuer ses traitements jusqu’en 1946. Durant cette période, il reste au service actif à titre exceptionnel en raison de ses brillantes années de service. Rentré en France, il commence une vie d’écrivain et de conférencier à travers la France. Sa santé continuant de décliner, le capitaine de Vaisseau Jean l’Herminier décède le 7 juin 1953 à l’âge de 51 ans.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>L’aurore boréale du 25 janvier 1938 : quand l’Occident se couvrit de rouge</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/laurore-boreale-du-25-janvier-1938-et-loccident-se-couvrit-de-rouge/29/01/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Varangot]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jan 2022 14:15:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[aurore boréale]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Fatima]]></category>
		<category><![CDATA[Mystère]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/01/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/laurore-boreale-du-25-janvier-1938-et-loccident-se-couvrit-de-rouge/29/01/2022/">L’aurore boréale du 25 janvier 1938 : quand l’Occident se couvrit de rouge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Dans la nuit du 25 au 26 janvier 1938, des populations entières en différents endroits de la Terre sont les témoins d’un phénomène étrange :&nbsp; un ciel d’un rouge feu jaillit dans la nuit d’hiver. Pour certains, c’est une aurore boréale exceptionnelle, pour d’autres, son ampleur et sa couleur revêtiraient un voile de mystère. Peut-être un signe divin.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le 25 janvier 1938 et les jours qui suivirent, partout dans le monde, les journaux signalent un drôle d’évènement : une magnifique aurore boréale de couleur rouge a illuminé le ciel. Ce phénomène est constaté dans pratiquement toute l’Europe, de même que sur les rives de l’Afrique du Nord, et jusqu’au Canada. Pour <em>Le Nouvelliste de Lyon</em>, « <em>Le ciel était embrasé comme un immense foyer mouvant provoquant une lueur rouge très vive&nbsp;</em>». Les presses italiennes et anglaises se font l’écho de ce « ciel resplendissant », et pour le correspondant du <em>Times</em> à Lisbonne « <em>L’aurore boréale a été observée dans tout le pays pendant plus de deux heures et demie.&nbsp;</em>»&nbsp;Même dans les pays scandinaves, pourtant habitués aux aurores boréales, le phénomène impressionne.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Entre surprise et angoisse</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bien que la presse soit unanime pour dire que ce spectacle céleste est grandiose, beaucoup de témoignages font état de l’inquiétude des populations. D’ailleurs <em>Le New York Times</em> titre: <em>Une aurore boréale fait sursauter l’Europe</em> ». En effet, à Londres, les casernes de pompiers sont submergées par les alertes d’incendies. Dans les villes et villages, on s’affole aussi de voir cette lueur rouge, comme si l’horizon s’embrasait et que le feu gagnait les habitations. Dans les rédactions, les correspondants en région s’ébranlent, les téléphones sonnent, les gens se regroupent, se parlent, s’interrogent.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/bataille-de-marchfeld-ainsi-naquit-la-puissante-famille-des-habsbourg/08/06/2022/"><strong>Bataille de Marchfeld : ainsi naquit la puissante famille des Habsbourg</strong> </a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Partout en France, et en Europe, les réactions et les spéculations témoignent du caractère insolite de ce phénomène. La lueur fut tellement intense, que les postiers de Briançon purent effectuer leur travail sans lumière artificielle&nbsp;; à Vitré, la concentration de plus en plus vive de la lumière rouge sang inquiète la population, et les pompiers sans même qu’on les alerte, se tinrent prêts à toute éventualité&nbsp;; à Angers on pense, au moment des premières lueurs, à un entrainement de projecteurs aériens&nbsp;; en Normandie, on se réjouit de voir l’horizon se dessiner de rose, mais constatant que les couleurs persistèrent et virèrent en rouge feu, les habitants commencèrent à s’inquiéter&nbsp;; dans certains endroits, on y voit le signe d’un mauvais présage, ou pire, de l’annonce de la fin des Temps. Mais tous les témoignages concordent dans le sens d’avoir cru assister à un gigantesque incendie.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une aurore boréale qui interroge</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Au-delà de l’émotion que cela a pu susciter, l’apparition d’aurores boréales dans nos latitudes n’est pas impossible. Elles ne se limitent pas seulement aux régions polaires. Leurs formes et leurs tailles varient et la lumière peut s’élever entre 80 et 500 kilomètres d’altitude. Selon l&rsquo;altitude, les couleurs évoluent passant du vert à basse altitude, au violet, voir, très rarement, au bleu. Mais selon certains scientifiques de l’époque, le phénomène observé est inhabituel. La haute altitude à laquelle se développe la lumière est très rare, surtout dans les latitudes dans lesquelles elle a été vue. L’aurore s’est composé surtout de masses lumineuses et de jets. De plus, l’arc auroral qui se distingue relativement bien habituellement, est dans ce cas précis, difficile à définir. </span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/il-faut-sauver-le-soldat-allex-recit-et-enseignements-dun-combat-acharne-pour-la-liberation-dun-agent-de-la-dgse/26/01/2022/"> «Il faut sauver le soldat Allex» : un combat acharné pour la libération d’un agent de la DGSE </a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais ce qui frappe aussi les scientifiques, c’est l’étendue des lueurs. Celles-ci se développèrent au Nord-Est et Nord-Ouest pour s’étendre et se déplacer vers le Sud-Ouest, et ce, sur des centaines de kilomètres. L’aurore boréale du 25 janvier se déroula principalement de 18h30 à 21h, mais dans certains endroits, c’est jusqu’à 2 heures du matin que l’on put l’apercevoir. Enfin, les aurores boréales peuvent se déterminer à l’avance par rapport à l’activité solaire qui se manifeste notamment par des tâches observables sur la surface du soleil 48 heures avant. Mais les scientifiques ne relevèrent aucune trace de ces ombres les jours précédents. En viennent alors les spéculations, mais aussi les interprétations divines.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ciel rouge, avertissement divin ?</span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il faut remonter au 13 juillet 1917. Dans la campagne environnante de la ville de Fatima au Portugal, trois enfants voient apparaitre pour la troisième fois une «&nbsp;dame en blanc&nbsp;». Ils sont là, priant, et écoutant ce qu’elle leur dit&nbsp;: «&nbsp;<em>Je veux que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours en l&rsquo;honneur de Notre-Dame du Rosaire</em><em>, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre</em> ». Cette apparition de la Vierge s’il en est, l’une des plus connues au monde, a ceci de troublant qu’elle offre un message et un avertissement sur l’avenir du monde. En effet, la Sainte Vierge leur dévoile trois secrets. </span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Si le premier a trait à une vision de l’enfer, le deuxième évoque explicitement des malheurs proches. Marie informe aux enfants l’imminence de la guerre si les hommes ne se convertissent pas : « <em>La guerre va finir</em> (celle de 1914-1918<em>). Mais si l&rsquo;on ne cesse d&rsquo;offenser Dieu, sous le pontificat de Pie XI </em><em>en commencera une autre pire encore. Lorsque vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c&rsquo;est le grand signe que Dieu vous donne, qu&rsquo;Il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la faim et des persécutions contre l&rsquo;Église et le Saint-Père</em> ». Ainsi, un signe du Ciel devrait parvenir aux hommes pour les avertir que la guerre approche. </span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/jean-raspail-un-voyageur-fidele-a-sa-promesse/14/06/2020/">«Jean Raspail, c’est le panache et l’élégance française qui prennent le deuil&nbsp;!» </a></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Certains témoins de l’aurore boréale de 1938 le pressentaient. Les revendications belliqueuses du régime nazi et les atrocités de la Russie communiste offraient déjà un triste tableau de la montée des conflits. Si cela n’en reste pas moins une spéculation, une nouvelle guerre a bien éclaté là où est apparu ce ciel rouge sang. Quelques mois après cette nuit à la fois féérique et sinistre, la guerre civile espagnole redouble de violences, et l’Allemagne annexe l’Autriche, puis lance ses premières invasions. La Seconde Guerre mondiale commençait.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Hubert Germain : le dernier compagnon de la Libération</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/hubert-germain-le-dernier-compagnon-de-la-liberation/29/11/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 16:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Armée]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnon de la Libération]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert Germain]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 29/11/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/hubert-germain-le-dernier-compagnon-de-la-liberation/29/11/2021/">Hubert Germain : le dernier compagnon de la Libération</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Hubert Germain est un résistant et homme politique français de la deuxième moitié du XXème siècle. Compagnon de la Libération, il est le dernier de son ordre à décéder en octobre 2021.&nbsp;</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il était le dernier. Le seul survivant d’un ordre héroïque dont l’avant dernier représentant, Daniel Cordier a rejoint le ciel en novembre 2020. « <em>Quand le dernier d&rsquo;entre nous sera mort, la flamme s&rsquo;éteindra. Mais il restera toujours des braises. Et il faut aujourd&rsquo;hui en France des braises ardentes !</em> » déclarait Hubert Germain dans son ouvrage <em>Espérer pour la France ; mémoires d&rsquo;un compagnon de la libération</em> paru en octobre 2020. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Né le 6 août 1920 à Paris, Hubert Germain est le fils d’un officier général des troupes coloniales. Son enfance est rythmée par les affectations de son père. Après la Syrie et l’Indochine, Germain rentre en France où il passe le baccalauréat à Paris au lycée Saint-Louis (6<sup>ème</sup>). A l’issue, il se tourne vers Bordeaux afin de préparer le concours de la prestigieuse Ecole Navale. En juin 1940, alors que les Allemands sont en passe de rentrer dans Paris, il rend copie blanche mettant un trait sur son concours sous prétexte de ne pas vouloir servir une armée soumise aux futurs occupants. Il rejoint fin juin l’Angleterre avec quelques camarades et s’engage dans les Forces françaises libres. Après&nbsp; avoir suivi une formation d’officier de marine sur le cuirassé Courbet, il part en Palestine participer à la campagne de Syrie afin de se battre contre les troupes vichystes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Affecté à la 13<sup>ème</sup>&nbsp; demi-brigade de la Légion étrangère, il participe à la bataille de Bir-Hakeim où il est cité à l’ordre de l’armée puis à la bataille d’El Alamein quelques mois après. Traversant la Méditerranée, il est blessé lors de la campagne d’Italie en 1944 en dirigeant des tirs de mitrailleuses afin de couvrir un bataillon qui attaquait. Evacué, le général de Gaulle lui attribue personnellement la Croix de la Libération en juin. Remis sur pied, le lieutenant Germain débarque en Provence et participe à la libération de la France qu’il a quittée quelques années auparavant. Toulon, la vallée du Rhône, Lyon puis l’Alsace en direction de l’Allemagne, il termine la guerre dans les Alpes. &nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une carrière civile et politique </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La guerre terminée, il est appelé par le général Kœnig, commandant les forces d’occupation en Allemagne à devenir son aide de camp. Démobilisé en 1946, il se reconvertit dans le civil et devient cadre dans différentes entreprises privées avant d’être élu maire de Saint-Chéron (actuel Essonne) en 1953 pendant 12 ans. Durant son mandat il est chargé de mission une première fois auprès du ministre des armées, Pierre Messmer de 1960 à 1962 avant d’être élu député sous étiquette UDR de Paris cette même année jusqu’en 1973. Il est nommé durant sa députation ministre des postes et télécommunications (PTT).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 1975, un an après avoir quitté son poste de ministre, il est initié à la Grande Loge de France et entre dans la franc-maçonnerie. Il devient membre fondateur de la loge « Pierre Brossolette, Compagnon de la Libération » et grand-maître d&rsquo;honneur de la Grande Loge de France. Il est nommé la même année à la tête de la Société française de télédistribution jusqu’en 1982, avant qu’il ne prête officiellement sa retraite. Membre du Conseil de l&rsquo;Ordre de la Libération depuis décembre 2010, il est nommé chancelier d&rsquo;honneur de l&rsquo;Ordre de la Libération en 2020. En septembre 2021, il est le dernier compagnon de la Libération à recevoir le grade de caporal-chef honoraire de la Légion étrangère. Le 12 octobre 2021, Hubert Germain décède dans sa chambre de l’hôpital militaire des Invalides à l’âge de 101 ans. Enterré au mont Valérien, son inhumation a lieu le 11 novembre 2021.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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<p></center>&nbsp;</p>
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		<title>Théâtre : quand Judith Magre incarne une secrétaire de Goebbels</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/theatre-quand-judith-magre-incarne-une-secretaire-de-goebbels/25/11/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Chevalier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 17:10:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Idées de sorties]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Judith Magre]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6498</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 25/11/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/theatre-quand-judith-magre-incarne-une-secretaire-de-goebbels/25/11/2021/">Théâtre : quand Judith Magre incarne une secrétaire de Goebbels</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>Une jeune femme issue d&rsquo;une famille modeste, est engagée comme sténodactylo au ministère de la Propagande de l&rsquo;Allemagne nazie. Un personnage incarné par l&rsquo;actrice Judith Magre qui, à presque 95 ans, continue sa carrière sur les planches du théâtre de Poche Montparnasse (Paris 6</b><b>ème).&nbsp;</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Nous aussi, nous avons imaginé quelques histoires pittoresques. Des pensées qui deviennent des rêves. Elles ont un goût d’éphémère. Elles ne sont que de passage. Nous nous sommes perdus un instant et puis, la vie revient vers nous. C’est bon signe, l’imagination est débordante. Pour savourer l’existence, il faut bien quelques détours. La curiosité se déploie alors, elle virevolte même. Les idées oscillent et l’on se demande d’où viennent ces légendes, de quelles étoffes sont tissées&nbsp; ces fables qui surgissent de notre esprit sans prévenir ? Le souvenir. C’est bien souvent lui qui frappe à notre porte. Il porte bien son nom. Il vient à nous de manière impromptue.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’image d’une vieille malle que l’on ouvre au fond de son grenier à la lueur d’une chandelle, se révèle à nous tous. Nous finissons par éclairer ce qui était perdu. Pourtant, il manque un personnage essentiel à notre aventure. Il nous manque un conteur. Celui-là même qui dépeint avec tant d’ardeur une histoire que, parfois, nous aurions bien voulu contempler de nos propres yeux. Et où trouver un conteur si ce n’est dans un théâtre. Ce soir, sur les planches du théâtre de Poche Montparnasse, Judith Magre devient notre étoile. Notre chandelle qui éclaire une histoire sans précédent, les heures sombres de l’Allemagne nazie. Beaucoup d’entre nous connaissent quelques bribes de cette triste époque, mais bien peu les détails qui ont éconduit tant de vies humaines. C’est à travers le témoignage de Brunhilde Pomsel, secrétaire au ministère de la Propagande du régime hitlérien, que notre grande tragédienne clame ce que l’Histoire pense tout bas. Une tragédie historique qui se rejoue, cela ne se voit pas tous les jours. Cependant, la chance est de notre côté. Le spectacle est prolongé. Précipitons-nous dans les coulisses des bourreaux voir ce qui s’y trame, nous repartirons, sans aucun doute, avec quelques secrets.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>21 juin 1943 : Jean Moulin est arrêté par la Gestapo</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/21-juin-1943-jean-moulin-est-arrete-par-la-gestapo/21/06/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Wayana Torres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 08:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Gestapo]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Moulin]]></category>
		<category><![CDATA[Résistance]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 21/06/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/21-juin-1943-jean-moulin-est-arrete-par-la-gestapo/21/06/2021/">21 juin 1943 : Jean Moulin est arrêté par la Gestapo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 21 juin 1943, Jean Moulin et sept chefs de la Résistance sont arrêtés à Lyon. Aujourd’hui encore le doute plane quant aux circonstances de l’arrestation.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le 21 juin 1943, aux environs de 14h, Jean Moulin, accompagné de Raymond Aubrac et Émile Schwarzfeld, arrive au cabinet du docteur Dugoujon à Caluire-et-Cuire dans le Rhône. Dans ce cabinet doit se tenir une réunion très importante. Elle a pour but de nommer le successeur du Général Delestraint, le chef de l&rsquo;Armée secrète, arrêté quelques jours avant à Paris.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sept dirigeants de la résistance sont présents, André Lassagne, Bruno Larat, Albert Lacaze, Henry Aubry, René Hardy (qui n’a pas été convoqué), et nos trois compères cités au-dessus qui arrivent avec près de 40 minutes de retard. Oubliant de donner le mot de passe: « <em>Nous venons de la part de Monsieur Lassagne</em> », la secrétaire du docteur prend ces derniers pour de simples patients et les installe dans la salle d’attente.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">L’arrestation</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Quelques minutes après, trois voitures noires, arrivent place Castellane. Plusieurs hommes de la Gestapo en sortent, sous le commandement de Klaus Barbie le chef de la Gestapo de Lyon. Ils cernent la maison, investissent les lieux et arrêtent les résistants qui sont tous menottés sauf un : René Hardy. Avec simplement les poignets liés, il parvient à s’évader. Il est le seul à être sorti indemne de l’arrestation. Les autres sont conduits dans les locaux de la police allemande à Lyon pour être interrogés avant d’être incarcérés à la prison Montluc.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Jean Moulin est quotidiennement interrogé et torturé par Klaus Barbie. Il est ensuite transféré à la Gestapo de Paris. Il décède de ses blessures officiellement le 8 juillet 1943, dans le train Paris-Berlin.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Aujourd’hui encore le doute plane quant aux circonstances de l’arrestation. Une question est toujours de mise: qui a trahi les résistants ? De nombreux soupçons visent René Hardy mais celui-ci est acquitté deux fois lors des procès pour trahison en 1947 et en 1950. La question demeure donc sans réponse.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>17 mai 1940 : bataille de Montcornet, la tentative de contre-attaque française</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/17-mai-1940-bataille-de-montcornet-la-tentative-de-contre-attaque-francaise/17/05/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Wayana Torres]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 May 2021 23:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[17 mai 1940]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Bataille de Montcornet]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=5574</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 17/05/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/17-mai-1940-bataille-de-montcornet-la-tentative-de-contre-attaque-francaise/17/05/2021/">17 mai 1940 : bataille de Montcornet, la tentative de contre-attaque française</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>La bataille de Montcornet s’est déroulée le 17 mai 1940. Mené par le colonel de Gaulle, cet épisode est une tentative de contre-attaque de l’armée française dans le but de contenir les troupes allemandes.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Après l’invasion de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, la Wehrmacht arrive en France le 10 mai 1940. C’est le début de la Bataille de France.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-mythes-de-la-seconde-guerre-mondiale-decryptees-par-jean-lopez-et-olivier-wieviorka/17/10/2020/">Les mythes de la Seconde Guerre mondiale décryptées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le 17 mai 1940, l’Allemagne réussit à s’emparer du village de Stonne dans les Ardennes. Le jour même après cette défaite, le colonel Charles de Gaulle à la tête de la 4e division cuirassée, avec un bataillon de 34 chars lourds Renault de 32 tonnes et une centaine de chars moyens et légers, mène une attaque près de Montcornet, dans l’Aisne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Déroulement</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le matin du 17 mai à 4h15, de Gaulle lance l’offensive. Les chars lourds avancent en deux groupes, l&rsquo;aile gauche part de la lisière du bois de Samoussy au sud-est de Gizy à 7 km en retrait du pont de Chivres, l&rsquo;aile droite part de La Maison Bleue à 6 km en retrait de Sissonne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-schoendoerffer-portrait-dun-cineaste-de-guerre/04/11/2019/">Pierre Schoendoerffer : portrait d’un cinéaste de guerre</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Quand de Gaulle lance son offensive à Montcornet, les deux premières divisions allemandes ont déjà traversé le village. Plein d’ambition, le colonel souhaite mettre en déroute les Allemands et veut récupérer Montcornet et progresser encore. Dans un message adressé au général Alphonse Georges, il écrit : « Suivant la situation, je tiendrai Montcornet ou je pousserai sur Rozoy ou sur Marle. »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au lever du jour, la chance est du côté des Français : un convoi allemand se fait détruire devant les avant-postes français. Cette petite victoire permet de récupérer une automitrailleuse, 18 camions, 2 canons de 105 mm, et 33 prisonniers, dans l’embuche 23 morts sont à déplorer côté allemand.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une victoire de courte durée</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">A midi, les chars français sont pris à partie par les antichars allemands de la 10e Panzerdivision. Au total, la 10e parvient à détruire 7 chars français, les autres n’ont pas d’autre choix que de se replier. </span><span style="color: #000000;">À 15h la bataille reprend de plus belle, le Colonel de Gaulle tente une nouvelle offensive sur le village. La 4e DCr progresse et élimine plusieurs poches de résistance à Clermont-les-Fermes pour arriver enfin sur les hauteurs de Montcornet. De celles-ci, ils peuvent tirer sur les camions et motocyclistes allemands qui roulent sur les routes de Marle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/henri-de-foucaucourt-portrait-dun-officier-banquier-journaliste-et-moine-francais-epris-daventure/18/12/2020/">Henri de Foucaucourt, portrait d’un officier, banquier, journaliste et moine français épris d’aventure</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">A 16h, des problèmes de ravitaillement font défaut côté français, les chars sont sous le feu de quatre canons de DCA que les Allemands ont déployés comme canons antichars en réaction aux premières attaques françaises. Les troupes françaises n’ont plus d’autre choix que de faire machine arrière. À 18h30, avec la perte de 23 chars, le sort est scellé. Le colonel de Gaulle perd espoir et laisse Montcornet aux mains des Allemands. Pour lui, ce n’est que partie remise, persuadé que la chance lui sourira bientôt.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Malgré le repli de la division, la bataille est néanmoins considérée comme un succès moral. Elle est, pour l’instant, la seule où les troupes françaises sont parvenues à repousser les troupes allemandes pendant quelques heures.</span><br />
<span style="color: #000000;">La bataille de Montcornet va valoir au colonel de Gaulle une promotion au grade de général de brigade le 25 mai, ce qui fait de lui le plus jeune général français de la seconde guerre mondiale. Le 6 juin, il fait son entrée au gouvernement en qualité de sous-Secrétaire d&rsquo;État à la Guerre. Il a 49 ans.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/17-mai-1940-bataille-de-montcornet-la-tentative-de-contre-attaque-francaise/17/05/2021/">17 mai 1940 : bataille de Montcornet, la tentative de contre-attaque française</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Les mythes de la Seconde Guerre mondiale décryptées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-mythes-de-la-seconde-guerre-mondiale-decryptees-par-jean-lopez-et-olivier-wieviorka/17/10/2020/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-mythes-de-la-seconde-guerre-mondiale-decryptees-par-jean-lopez-et-olivier-wieviorka/17/10/2020/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Franck Abed]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2020 15:58:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Lopez]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Wieviorka]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons lu ce livre collectif, que nous avons grandement apprécié, commis sous la direction...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/litterature/les-mythes-de-la-seconde-guerre-mondiale-decryptees-par-jean-lopez-et-olivier-wieviorka/17/10/2020/">Les mythes de la Seconde Guerre mondiale décryptées par Jean Lopez et Olivier Wieviorka</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Nous avons lu ce livre collectif, que nous avons grandement apprécié, commis sous la direction de Jean Lopez, fondateur et directeur de la rédaction de <a href="https://www.guerreshistoire.tv/FR/"><em>Guerres &amp; Histoire</em></a> et d’Olivier Wieviorka, membre de l’Institut universitaire de France et professeur à l’ENS Cachan. Cette étude revient sur «&nbsp;<em>les my</em><em>thes de la Seconde Guerre mondiale&nbsp;», </em>mythes qui empêchent la bonne compréhension des événements. A ce sujet, nous lisons dans l’introduction&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Si la Seconde Guerre mondiale est de jour en jour mieux connue, grâce aux recherches que mènent avec ténacité les historiens, bien des mythes ont la vie&nbsp;dure</em>&nbsp;».</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La question à se poser est la suivante : pour quelles raisons les mythes perdurent-ils malgré la qualité de la recherche historique ? Lopez et Wieviorka pensent que «&nbsp;<em>la persistance de ces idées convenues, à défaut d’être conformes, témoigne d’une difficulté : les historiens, malgré leur talent, ne sont pas toujours parvenus à faire partager au grand public les fruits de leurs travaux</em>&nbsp;». Espérons que ce gros volume parvienne à casser les idées reçues.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette somme «&nbsp;<em>se divise en deux parties inégales. La première se penche avant tout sur les opérations militaires, et tente de séparer le bon grain (la réalité historique) de l’ivraie (les idées reçues). Reprenant le même schéma, la seconde se veut plus sociale et plus politisée</em>&nbsp;». L’objectif de l’ouvrage est clairement affiché : « <em>Rétablir quelques faits en revenant, au crible de trente-sept chapitres, sur de grands mythes qui, pour être parfois considérés comme vérités d’Evangile, n’en restent pas moins erronés. Sans viser à l’exhaustivité, il espère contribuer à offrir aux lecteurs le fruit des recherches les plus récentes&nbsp;».</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Par exemple, nous entendons encore que «&nbsp;<em>l’économie soviétique ne pouvait rivaliser avec le potentiel du Reich</em>&nbsp;». Nous lisons que «<em>&nbsp;les plus récentes recherches invitent à poser un regard lucide sur ces deux systèmes productifs. Elles conforment qu’au rebours d’une image convenue l’Allemagne fut une puissance industrielle relativement faible tandis que l’Union soviétique, à l’inverse, sut développer un impressionnant outil productif à vocation militaire</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De même, il est encore enseigné que «&nbsp;<em>Pearl Harbor a signé une écrasante victoire de l’Empire Nippon sur les Etats-Unis</em>&nbsp;». L’étude factuelle des sources, des documents et des faits &#8211; non teintés d’idéologie &#8211; démontrent aisément le contraire. Une lecture partisane et partielle conduit certains à définir la guerre dans le Pacifique comme un front secondaire, alors qu’en réalité elle ne peut être vue ainsi : «&nbsp;<em>Loin d’être une part annexe d’une Seconde Guerre mondiale qui se serait jouée en Europe, la guerre du Pacifique est donc un conflit longtemps distinct de celle-ci et que l’on pourrait plus exactement appeler</em> guerre pour l’Asie&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le contributeur de ce chapitre ajoute :&nbsp;«&nbsp;<em>La géographie de la guerre du Pacifique, seule, interdit de la considérer comme secondaire, elle implique, directement ou indirectement &#8211; sans compter les Etats-Unis ! &#8211; plus de 40 millions de kilomètres carrés de surface terrestre &#8211; un gros quart des terres émergées -, abritant la moitié de la population mondiale en 1939, et un théâtre d’opération maritime représentant, si l’on y inclut l’océan Indien, près de 250 millions de kilomètres carrés, soit plus que l’ensemble des terres émergées, et près de la moitié de la surface de la Terre</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il est souvent écrit que «&nbsp;<em>la défaite de 1940 était inéluctable</em>&nbsp;». L’historien rappelle malgré tout que, lors de la percée de Sedan, l’armée française ne se présentait pas avec les meilleurs atouts pour gagner : mauvaise doctrine militaire, stratégie déficiente, rivalité entre l’armée de terre et de l’air, l’immobilisme durant la «&nbsp;<em>drôle de guerre</em>&nbsp;». Il précise surtout «&nbsp;<em>qu’il était possible d’éviter de subir une déroute quand la guerre a commencé en septembre 1939. Ainsi les Français ont-ils gaspillé huit mois…</em>&nbsp;»</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un autre mythe est dénoncé avec moults arguments «&nbsp;<em>Les Allemands ont failli remporter la bataille d’Angleterre</em>&nbsp;». C’est faux ! La bataille a été perdue et bien perdue, à cause de mauvaises considérations tactiques et stratégiques voulues par la hiérarchie militaire allemande. Des raisons industrielles complètent l’analyse de l’échec : les Allemands se montraient incapables de produire plus ou autant d’avions que leurs adversaires. Voici les chiffres et ils ne souffrent d’aucune contestation possible. En 1940, les Allemands sortent <em>«&nbsp;seulement 1870 avions de chasse monoplaces de leurs usines contre 4823 pour les Britanniques. L’attrition au combat ne peut être comblée de la même manière&nbsp;</em>». Les autres années confirmeront et amplifieront l’écart de production.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce livre permet de comprendre qu’une seule bataille n’est jamais suffisante pour expliquer le déroulement d’une guerre, surtout une fois perçus ici la longueur et la multiplicité des fronts. Il n’existe pas une cause unique pour décrypter un événement mais plusieurs. Il convient de ne pas oublier les enchaînements et les rapports de cause à effet entre les différentes actions, militaires ou politiques.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cependant, plus de 70 ans après les faits, chacun pourra constater que la propagande tourne à plein régime et qu’elle continue de faire des dégâts. Certains pensent vraiment que «&nbsp;<em>les homosexuels d’Europe furent déportés&nbsp;</em>» ou que les FTP &#8211; politiquement communistes &#8211; furent «&nbsp;<em>le fer de lance de la résistance armée</em>&nbsp;». Pour rappel, les cheminots ne constituèrent pas «&nbsp;<em>les fers de lance de la résistance française&nbsp;</em>». La manipulation gaulliste continue de produire des effets désastreux, même en 2020 : non, le cœur de la France libre ne battait pas à Londres et cela est brillamment démontré avec des arguments circonstanciés dans la présente étude. Koufra et Bir Hakeim furent des «&nbsp;<em>mythes fondateurs</em>&nbsp;» exploités par De Gaulle dans le contexte de la Débâcle et de l’Occupation : «&nbsp;<em>Koufra et Bir Hakeim demeurent les deux faits d’armes les plus célèbres des FFL. Ces succès ne sont pourtant ni les premiers, ni les plus importants&nbsp;</em>»…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’Histoire doit être étudiée et comprise loin des idéologies, de l’émotionnel et du sentimentalisme. Napoléon disait à juste titre :&nbsp;« <em>Qu&rsquo;est-ce l&rsquo;histoire, sinon une fable sur laquelle tout le monde est d&rsquo;accord</em> ? » Chacun tirera, ou non, les conséquences qui s’imposent…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_3861" aria-describedby="caption-attachment-3861" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-full wp-image-3861" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/Les-mythes-de-la-Seconde-Guerre-mondiale.jpg?resize=400%2C600&#038;ssl=1" alt="" width="400" height="600" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/Les-mythes-de-la-Seconde-Guerre-mondiale.jpg?w=400&amp;ssl=1 400w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/10/Les-mythes-de-la-Seconde-Guerre-mondiale.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-3861" class="wp-caption-text">Les mythes de la Seconde Guerre mondiale &#8211; Jean Lopez &amp; Olivier Wieviorka &#8211; 2020 &#8211; Éditions Perrin</figcaption></figure>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Bernard Cabiro : portrait d&#8217;un ancien combattant de la Légion étrangère</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/bernard-cabiro-portrait-dun-ancien-combattant-de-la-legion-etrangere/02/06/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Sanoner]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 16:52:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Ancien combattant]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Cabiro]]></category>
		<category><![CDATA[Indochine]]></category>
		<category><![CDATA[Légion étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bernard Cabiro est un militaire français de la deuxième moitié du XXe siècle. Seconde Guerre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Bernard Cabiro est un militaire français de la deuxième moitié du XX<sup>e</sup> siècle. Seconde Guerre mondiale, guerre d&rsquo;Indochine et guerre d&rsquo;Algérie ; vingt années de combats lui vaudront une solide réputation, dans le monde de la Légion notamment.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Bernard Cabiro naît le 7 août 1922 à Mont-de-Marsan, chef-lieu des Landes où sa famille possède une épicerie. Le jeune Bernard, adepte de pelote basque, se destine à une carrière dans la marine marchande. L&rsquo;histoire en décidera autrement. Il est encore lycéen au moment de l&rsquo;occupation de Mont-de-Marsan par les Allemands. Son caractère se dévoile lorsqu&rsquo;il commence à effectuer quelques actes isolés de résistance. Il étudiera malgré tout le droit à la Sorbonne jusqu&rsquo;en 1943. Cependant, après plusieurs tentatives échouées pour rejoindre Londres, il passe la frontière espagnole le 1<sup>er</sup> juillet 1943 dans le but d&rsquo;atteindre l&rsquo;armée d&rsquo;Afrique du Nord. Intercepté, il est emprisonné quelques semaines à Miranda, en Espagne, puis parvient à rejoindre Casablanca après sa libération. La guerre commence alors réellement pour lui. Il ne le sait pas encore mais elle le suivra durant 18 ans et l&#8217;emmènera aux quatre coins de l&rsquo;Empire colonial français.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un soldat pour la France</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le jeune Landais s&rsquo;engage donc volontairement au 8e régiment de tirailleurs Marocains en 1943. Avec le corps expéditionnaire français, il débarque à Naples et effectue la campagne d&rsquo;Italie entre juin 1943 et juillet 1944 comme soldat du rang. Ce premier hiver de guerre lui vaut deux citations, dont une à l&rsquo;ordre du corps d&rsquo;armée, et une promotion au grade de caporal-chef le 16 mai 1944. Puis il débarque en Provence début septembre avec son régiment. C&rsquo;est la campagne de France, triomphale marche vers l&rsquo;Alsace, qui s&rsquo;arrête pour lui en décembre lorsqu&rsquo;il est blessé au cours de la libération de Thann dans le Haut-Rhin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/ignace-semmelweis-le-premier-medecin-a-imposer-le-lavage-des-mains/19/05/2020/">Ignace Semmelweis, le premier médecin à imposer le lavage des mains</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;engagé volontaire de guerre, ayant fait ses preuves sur le terrain, accepte alors d&rsquo;être transféré à Cherchell, où s&rsquo;est repliée temporairement l&rsquo;école d&rsquo;officier de Saint-Cyr. Il avait jusqu&rsquo;alors refusé cette option, que lui autorisait son niveau d&rsquo;étude, pour rester opérationnel. Un an plus tard, il quittera Cherchell comme sous-lieutenant de réserve.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Premier séjour en Indochine : le « cab » fait ses preuves</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Volontaire pour la Légion, il rejoint Sidi-bel-Abbès le 6 août 1945, il y fera connaissance avec l&rsquo;institution et ses particularismes. Puis entre le 6 janvier et le 6 février 1946, à bord du Cameronia, il rallie l&rsquo;Indochine avec son unité, le jeune 2e régiment étranger d&rsquo;infanterie créé le 1<sup>er</sup> janvier 1946. Sur place, il s&#8217;emploie à pacifier la région du Sud-Annam. La tâche est ingrate mais le « cab » y mérite deux citations. Entre coups de mains et ratissages « policiers », le jeune chef de section s&rsquo;aguerrit.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/forteresse-de-saint-vidal-un-puy-du-fou-a-lauvergnate/09/05/2020/">Forteresse de Saint-Vidal : un Puy du Fou à l’auvergnate</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Débarqué à Haîphong le 7 décembre 1946, il est chargé d&rsquo;y rétablir la liaison avec Hanoï. Le sous-lieutenant s&rsquo;illustre le 31 décembre 1946 en faisant tomber An Thaï. Ce coup de main lui vaut la croix de guerre TOE avec palme. Un mois plus tard, il prend plusieurs blockhaus « viet » à Phu Tao, nouvelle citation à l&rsquo;ordre de la division. De nouveau, il sera cité pour la défense de son poste à Dong Phu, le 15 septembre 1947, face à un ennemi en surnombre. Etant donné son activité, sa promotion au grade de lieutenant d&rsquo;active à titre définitif en septembre 1947 est saluée par tous ses pairs. De retour dans le secteur de Hai Duong, il mérite une nouvelle citation à l&rsquo;ordre de l&rsquo;armée pour avoir déjoué une embuscade ennemie sans perdre un seul homme.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En fin de séjour, à bord de son véhicule, il saute sur une mine qui le laisse aveugle une quinzaine de jours. A sa sortie d&rsquo;hôpital, le 1<sup>er</sup> avril 1948, rétabli, il apprend sa nomination au grade de chevalier de la Légion d&rsquo;honneur. Au terme de son premier séjour, avec 9 citations sur la poitrine, le « cab » s&rsquo;est forgé un nom en Indochine.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Deuxième séjour en Indochine : l&#8217;empreinte d&rsquo;un chef</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">De retour à Sidi-bel-Abbès, Cabiro, qui a toujours milité pour la création d&rsquo;unités parachutistes légionnaires malgré des réticences internes, se porte volontaire pour servir au 2e bataillon étranger de parachutistes (BEP) nouvellement créé à Sétif. En février 1949, de retour en Indochine, le destin lui sourit. Après plusieurs coups de mains avec la 3e compagnie stationnée en réserve aéroportée à Saïgon, et grâce à l&rsquo;éclatement de son régiment entre Cambodge, Annam et Cochinchine, Cabiro obtient le commandement de la 2e compagnie. En janvier 1950, aéroporté à Dong Hoi puis Phuoc Long, il porte secours à la 1ere compagnie prise d&rsquo;assaut par un ennemi supérieur en nombre (nouvelle citation). Entre le 28 mars et le 6 avril 1950, à Tra Vinh, sa compagnie harcèle l&rsquo;ennemi, reprend des armements, et culbute les « viets ». Le « cab » dépasse les espérances de son commandement et redonne élan aux troupes usées d’Indochine. En septembre 1950, le commandement ayant décidé l&rsquo;évacuation des troupes françaises des régions de Pa Kha et de Hoang Su Phi, la compagnie aéroportée du « cab » protège les convois et obtient de bons résultats sur les résistances ennemies. De nouveau, l&rsquo;aura du chef redonne le moral à plusieurs éléments éprouvés du régiment de tirailleurs marocains.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/albert-londres-portrait-du-pere-fondateur-du-journalisme-dinvestigation/04/05/2020/">Albert Londres : portrait du père fondateur du journalisme d’investigation</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En fin de séjour, avec deux nouvelles citations et une promotion au grade d&rsquo;officier de la Légion d&rsquo;honneur, Cabiro est promu au grade de capitaine à titre exceptionnel le 2 janvier 1951. Il devient l&rsquo;un des plus jeunes capitaines de Légion de son temps.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il quitte à nouveau l&rsquo;Indochine le 8 mars 1951.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Troisième séjour en Indochine : dans la tourmente indochinoise</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Après quelques mois en Algérie à la compagnie d&rsquo;instruction du 3e BEP de Sfax, il obtient un poste de commandement dans le secteur de Batna Aurès agité par le FLN. Mais rapidement, le capitaine Cabiro est à nouveau désigné pour servir l&rsquo;Indochine, désormais sérieusement mise à mal, en juin 1953.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Affecté au 1er BEP, il se charge de créer une base aéroterrestre au Laos, sur le site du port de Seno afin d&rsquo;assurer une route fiable vers la Cochinchine jusqu&rsquo;en août 1953. Transféré dans le Sud Annam, il saute le 21 novembre 1953 sur Diên-Biên-Phu accompagné du 6e bataillon de parachutistes coloniaux (BPC) de Bigeard et du 8e BPC de Touret. Chargés de la reconnaissance des alentours et du recueil des unités de la région de Lai Chau, ils forment le 1er groupement de parachutistes et voient avant les autres se dessiner la grande entreprise française prévue dans la cuvette. Après trois mois d&rsquo;animation dans et autour de la cuvette, l&rsquo;étau Vietminh se resserre. Le 5 mars 1954, un canon vietminh menace le camp retranché sur la côte 781. A la tête de sa 4e compagnie, le capitaine Cabiro est grièvement blessé aux deux jambes. Rapatrié à Percy, il ne verra pas la suite des combats de la cuvette et quitte définitivement l&rsquo;Indochine, la mort dans l&rsquo;âme.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/jean-marie-saget-portrait-dun-as-de-laviation-de-la-deuxieme-moitie-du-xxeme-siecle/11/04/2020/">Jean-Marie Saget : portrait d’un as de l’aviation de la deuxième moitié du XXème siècle</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il faudra douze opérations chirurgicales, plusieurs mois d&rsquo;hôpital et les soins précieux d&rsquo;une certaine infirmière, Mireille Vendéol, qu&rsquo;il épousera le 2 juin 1955 à Orléans, pour remettre sur pied le capitaine de Légion. Puis du 1<sup>er</sup> août au 30 novembre, il devient aide de camp du ministre de la Défense, le général Koening. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1956 qu&rsquo;il sera de nouveau apte à faire campagne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L&rsquo;Algérie : suite logique et douloureuse</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Pourtant la reprise des combats est difficile pour lui. Transféré au 20e bataillon de chasseurs portés, il suit un temps son unité en Algérie, où il reconnaît avec plaisir nombre de ses camarades d&rsquo;antan, et déplore l&rsquo;absence silencieuse de beaucoup d&rsquo;autres&#8230; Mais rapidement sa blessure l&rsquo;oblige à un retour à Paris. S&rsquo;ensuit un poste de commandement temporaire à la 5e DB stationnée à Landau en Allemagne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/pierre-lazareff-portrait-dun-des-plus-grands-patrons-de-presse-francais-du-xxeme-siecle/05/03/2020/">Pierre Lazareff : portrait d’un des plus grands patrons de presse français du XXème siècle</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Formé au centre d’instruction de pacification et de contre guérilla d’Arzew, et promu chef de bataillon le 1<sup>er</sup> octobre 1958, il est muté à l&rsquo;état-major du 2e REP stationné à Philippeville. Dans l&rsquo;est algérien, les Aurès et les Nementcha, le régiment déploie d&rsquo;énormes efforts pour des résultats décevants face à un ennemi insaisissable et fuyant. Après un bref séjour à la frontière avec le Maroc, au cours duquel il reçoit la cravate de commandeur de la Légion d&rsquo;honneur le 30 juin 1960, le régiment rentre à Philippeville. L&rsquo;unité souffre d&rsquo;une défiance grandissante de la part des autochtones. Son chef de corps, le colonel Darmuzai, peine à imposer son autorité. Les popotes sont agitées et même l&rsquo;état-major du régiment s&rsquo;avoue décontenancé par la situation. Alors que, dans ces conditions, le « cab » demande des ordres pour briser la torpeur, rien ne bouge et la situation s&rsquo;enlise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Le commandant Cabiro face au Putsh des généraux</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le 22 avril, de retour de mission, le « cab » constate le départ de deux compagnies du régiment pour Alger, où les généraux Challe, Zeller et Jouhaud viennent de prendre le commandement avec l&rsquo;aide du 1er REP. Perplexe, le « cab » décide ne pas s&rsquo;enflammer. Il ne cède pas à ses hommes qui le poussent à rejoindre Alger. A son lieutenant Amet, qui lui demande sa position personnelle face au putsch, il répond : « Très sincèrement, je pense que c&rsquo;est une connerie, mais que c&rsquo;est la dernière chance de l&rsquo;Algérie francaise ». Rassemblés par le colonel Darmuzai, les officiers du 2e REP, Cabiro en tête, sont troublés par la dernière phrase du chef de corps : « <em>Demain, vous recevrez</em> [des] <em>ordres, ensuite vous pourrez choisir</em>« . Ce dernier vient maladroitement d&rsquo;ouvrir une porte&#8230; et les officiers s&rsquo;y engouffreront, inéluctablement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/portrait-du-mois/roger-frison-roche-portrait-dun-alpiniste-amoureux-du-desert/06/01/2020/">Roger Frison-Roche : portrait d’un alpiniste amoureux du désert</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Lorsqu&rsquo;à 00h30, le lieutenant Amet réveille le « cab » chez lui, le régiment est déjà en tenue de campagne dans les jeeps. Le commandant Cabiro suivra, mais soulignera deux choses à ses hommes: « <em>La première, c&rsquo;est toujours le colonel Darmuzai qui commande le régiment, la seconde, je n&rsquo;ai pas du tout apprécié la façon dont j&rsquo;ai été placé devant le fait accompli</em>« .</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le putsch avorte le 25 avril face à la détermination du général de Gaulle. De retour à Philippeville, Cabiro est mis aux arrêts par le colonel Darmuzai. Alors que de Gaulle confirme l&rsquo;abandon de l&rsquo;Algérie française à la télévision, le « cab » quitte le fort de l&rsquo;est, salué par le gratin des troupes aéroportées emprisonnées avec lui, direction la prison de la Santé à Paris.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Traduit en justice en 1961, Bernard Cabiro, au terme d&rsquo;une délibération assez longue, est finalement déclaré coupable d&rsquo;une « prise de commandement sans ordre légitime » et condamné à la peine de principe d&rsquo;un an de prison avec sursis. Contraint de quitter la Légion et l&rsquo;Armée, sa tumultueuse carrière se termine en prison, comme elle avait commencé 18 ans plus tôt&#8230;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Réhabilitation et postérité</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Discret, Bernard Cabiro le reste durant les 17 années suivantes. Il se consacre à sa famille et à sa ville de Mont-de-Marsan, où il travaille pour la mairie. C&rsquo;est fin août 1978, alors qu&rsquo;il est de passage à Montpellier, qu&rsquo;il reçoit un appel du général Goupil : « Mon commandant, je tenais à être le premier à vous féliciter pour votre élévation à la dignité de grand officier de la Légion d&rsquo;honneur ». Il reçoit sa plaque des mains de la Légion le 24 septembre 1978. Suprême honneur, il est choisi pour porter la main du capitaine Danjou lors des cérémonies de Camerone le 30 avril 1979. Plus que réhabilité, Cabiro a gagné sa place au Panthéon des figures de la Légion.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/bresil-retour-sur-les-annees-de-plomb/31/12/2019/">Brésil : retour sur les « années de plomb »</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En 1987, il publie aux éditions Plon son autobiographie <em>Sous le béret vert</em>. Son fils Olivier en publie une réédition plus complète en 2010 chez Indo éditions sous le titre <em>Une vie de guerre : 1940 &#8211; 1961</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Bernard Cabiro décède le 31 juillet 1993 à Mont-de-Marsan.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Décorations</strong></span></h3>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">3 citations avec Croix de guerre 1939-1945.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">12 citations avec Croix de guerre des TOE dont 5 à l’ordre de l’armée.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">3 citations avec Croix de la Valeur militaire dont 2 à l’ordre de l’armée.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Grand officier de la Légion d&rsquo;honneur.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille coloniale.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille commémorative de la Seconde guerre mondiale.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille commémorative de la guerre d’Indochine.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en AFN.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Officier de l’Ordre national du Vietnam.</span></li>
</ul>
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		<title>Angleterre : un ancien combattant de 99 ans collecte 15 millions d&#8217;euros pour les hôpitaux</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/actualites/angleterre-un-ancien-combattant-de-99-ans-collecte-15-millions-deuros-pour-les-hopitaux/17/04/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 10:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Ancien combattant]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Moore]]></category>
		<category><![CDATA[Vétéran]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un vétéran britannique de la Seconde Guerre mondiale parcourt des longueurs dans son jardin pour...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #000000;"><strong>Un vétéran britannique de la Seconde Guerre mondiale parcourt des longueurs dans son jardin pour collecter des fonds au profit du personnel soignant.</strong></span></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il est la star des réseaux sociaux anglais. Un ancien combattant de 99 ans, le <a href="https://twitter.com/captaintommoore">capitaine Tom Moore</a> a décidé de faire des longueurs dans son jardin aidé par son déambulateur pour collecter des fonds destinés au corps médical en lutte contre le coronavirus. « <em>Pour tous ceux qui souffrent en ce moment : le soleil va briller de nouveau et les nuages vont partir</em> » a déclaré l&rsquo;ancien officier. La cagnotte s&rsquo;élève à 15 millions d&rsquo;euros au 16 avril.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true">
<p lang="en" dir="ltr">99-year-old veteran raises $15 million to help U.K. health service fight coronavirus.</p>
<p>Capt. Tom Moore set himself the target of walking 100 laps of his garden in England before his 100th birthday on April 30. <a href="https://t.co/BJXYPj5DHu">pic.twitter.com/BJXYPj5DHu</a></p>
<p>&mdash; NBC News (@NBCNews) <a href="https://twitter.com/NBCNews/status/1250735756072701952?ref_src=twsrc%5Etfw">April 16, 2020</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="color: #000000;"><strong>Un soutien royal</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000;">Une initiative soutenue par le prince William et sa femme, la duchesse de Cambridge qui ont contribué à cette cagnotte en versant un montant tenu secret. Le couple royal lui a même envoyé un message de soutien pour le remercier. « <em>C&rsquo;est merveilleux que tout le monde ait été inspiré par son histoire</em> ». Autant dire que le vieil homme est ravi du soutien. « <em>Ce qui est incroyable, c&rsquo;est que mon super prince puisse dire quelque chose comme cela</em> » a-t-il répondu.&nbsp;</span></p>
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<blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true">
<p lang="en" dir="ltr">We sent <a href="https://twitter.com/hashtag/CaptainTomMoore?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#CaptainTomMoore</a> a special message from the Duke and Duchess of Cambridge. 🥰 Watch his reaction below&#8230;⤵️<a href="https://twitter.com/KensingtonRoyal?ref_src=twsrc%5Etfw">@KensingtonRoyal</a> <a href="https://twitter.com/captaintommoore?ref_src=twsrc%5Etfw">@captaintommoore</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/WalkWithTom?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#WalkWithTom</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/BBCBreakfast?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#BBCBreakfast</a><br />More here: <a href="https://t.co/wy1ixmuA2E">https://t.co/wy1ixmuA2E</a> <a href="https://t.co/U2oPdwbZA7">pic.twitter.com/U2oPdwbZA7</a></p>
<p>&mdash; BBC Breakfast (@BBCBreakfast) <a href="https://twitter.com/BBCBreakfast/status/1251029611942739968?ref_src=twsrc%5Etfw">April 17, 2020</a></p></blockquote>
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