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	<title>Emmanuel Macron - Billet de France</title>
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	<title>Emmanuel Macron - Billet de France</title>
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		<title>Vœux aux armées : les industriels de la défense sommés de faire toujours mieux</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/voeux-aux-armees-les-industriels-de-la-defense-sommes-de-faire-toujours-mieux/27/01/2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 17:01:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Armement]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 27/01/2026</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/voeux-aux-armees-les-industriels-de-la-defense-sommes-de-faire-toujours-mieux/27/01/2026/">Vœux aux armées : les industriels de la défense sommés de faire toujours mieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Les vœux aux armées du président de la République pourraient rester dans les annales cette année. Au-delà du rappel de la dureté géopolitique et du bilan positif de son action comme chef des armées, Emmanuel Macron a distribué les bons et surtout les mauvais points au secteur privé, tandis qu’il passait sous silence les échecs majeurs de la coopération européenne.</strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le chef de l’État a souligné, avec une satisfaction légitime, les progrès réalisés en termes de trajectoire budgétaire depuis son engagement pris en 2017 : <em>«&nbsp;Je vous disais, nous atteindrons 2 % de produit intérieur brut en 2025 pour réparer notre outil de défense, pour répondre aux menaces&nbsp;». </em>Le pari a été <a href="https://www.vie-publique.fr/eclairage/284741-budget-de-la-defense-les-etapes-pour-le-porter-5-du-pib#:~:text=Un%20budget%20d%C3%A9fense%20%C3%A9quivalent%20%C3%A0,qui%20est%20programm%C3%A9%20en%20LPM.">tenu</a>, avec 2,06 % du PIB en 2025 – un chiffre aligné avec le niveau cible des États membres de l’OTAN.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/desinformation-washington-devoile-loffensive-chinoise-contre-le-rafale-dans-un-rapport/21/11/2025/">Désinformation : Washington dévoile l’offensive chinoise contre le Rafale dans un rapport</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après 8 ans de mandat, le durcissement de l’ordre géopolitique donne raison au président, dont le discours s’inscrivait pour la première fois dans un contexte désormais <a href="https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-lhypothese-dune-guerre-impliquant-la-france-nest-pas-un-objet-de-debat-mais-une-realite-d004141a-c85b-11f0-8ddc-e3dc0f9c5bad">ouvertement assumé</a> de risque de guerre avec la Russie d’ici la fin de la décennie. Mais, après des propos appuyés sur les impératifs de souveraineté et de puissance, c’est le discours inhabituellement offensif du président à l’égard des industriels qui a marqué les esprits.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La BITD française dans la ligne de mire </strong></span></h3>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Esquissant un bilan de « l’économie de guerre », Emmanuel Macron a reconnu certains progrès, mais il a surtout souligné qu’à défaut d’efforts supplémentaires de la part des industriels de défense en matière de vitesse d’innovation et de production, il n’hésiterait pas à aller voir ailleurs, en Europe, pour équiper les armées. <em> Si nous étions en guerre, j&rsquo;ose espérer que nous ne produirions pas ainsi […] », </em>a-t-il assené. <em>J&rsquo;ai besoin d&rsquo;une industrie de défense (…) qui ne considère plus que les armées françaises sont des clients captifs, parce que nous irons peut-être chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces. »</em></span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une menace qui pourrait ne pas forcément bien passer auprès des industriels. Car, en partie sur fonds propres, la BITD française a mis les bouchées doubles ces dernières années pour accroître la cadence et répondre aux impulsions présidentielles, qu’il s’agisse de livraison aux armées, d’aide à l’Ukraine, ou d’engagements à l’export.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/sous-marins-barracuda-naval-group-accelere-la-cadence-de-production/30/12/2025/">Sous-marins Barracuda : Naval Group accélère la cadence de production</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">KNDS France a ainsi multiplié par <a href="https://www.forcesoperations.com/nexter-accelere-encore-sur-le-caesar/">plus de quatre</a> la cadence de fabrication des tubes du canon Caesar&nbsp;; Dassault Aviation a <a href="https://www.defnat.com/e-RDN/affiche_breve.php?cid=918">accéléré la cadence de production de ses Rafale</a> de 21 appareils en 2024 à 26 en 2025 et un objectif de 30 en 2026&nbsp;; et le missilier MBDA <a href="https://www.gifas.fr/press-summary/sebastien-lecornu-cherche-des-pistes-pour-accelerer-la-production-du-missile-aster">a réduit de 26 %</a> le temps de production des missiles Aster du système SAMP/T, vanté par le président comme le meilleur au monde. Nous pouvons certes encore mieux faire, mais ces efforts sont à mettre en perspective avec les <a href="https://www.challenges.fr/entreprise/defense/8-milliards-deuros-de-factures-impayees-quand-la-ruse-comptable-du-ministere-des-armees-derape_603831">8 milliards d’impayés</a> du ministère des Armées en 2024, et leurs effets en cascade sur la trésorerie des 4 500 entreprises de la BITD.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Projets européens : une mémoire sélective, et quelques illusions</strong></span></h3>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette présentation quelque peu biaisée de la réalité industrielle s’est accompagnée d’un tour d’horizon pour le moins sélectif des projets européens de coopération, qui interroge sur l’intention de dédouaner l’État d’une certaine responsabilité dans l’échec de projets pourtant structurants.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Côté « omission », aucun mot sur le SCAF ou le MGCS, projets pourtant constamment présentés comme essentiels pour l’avenir des armées européennes, françaises y compris. Reconnaissance tacite de l’incapacité de l’exécutif à soutenir les intérêts industriels français dans ces projets structurants sur plusieurs décennies ? Face à l’européisme enthousiaste d’Emmanuel Macron, ce sont en effet les capitaines d’industrie, tels Éric Trappier pour Dassault Aviation dans le cas du SCAF, qui bataillent pour <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/26/eric-trappier-pdg-de-combat-du-groupe-dassault_6649638_3234.html">sécuriser le capital technologique</a> français face à des partenaires issus de BITD concurrentes.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/armes-pour-kiev-le-compromis-europeen-qui-fragilise-la-ligne-francaise/23/01/2026/">Armes pour Kiev : le compromis européen qui fragilise la ligne française</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans le cas du MGCS, moins médiatisé, les positions dominantes de KNDS Allemagne, sur le point d’être côté en bourse, et du « monstre » Rheinmetall, dont la capitalisation boursière <a href="https://companiesmarketcap.com/fr/rheinmetall/capitalisation-boursiere">a progressé de 156 %</a> en 2025, laissent peu de doutes quant à la place accordée à KNDS France dans ce projet et sur le risque de disparition d’une filière française de blindés lourds.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En miroir du silence sur le SCAF et le MGCS, le chef des armées s’est en revanche fendu de références satisfaites au programme franco-allemand JEWEL d’alerte anti-missile avancée, et surtout à l’initiative ELSA de « <em>capacités de feu dans la très grande profondeur »</em>. Cette initiative, lancée par la France au printemps 2024, réunit six pays de l’Union européenne aux BITD les plus avancées, en vue de sélectionner les meilleures solutions de ce domaine.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pourtant, alors que la ministre déléguée Alice Rufo rappelait encore récemment «<em> <a href="https://www.vie-publique.fr/discours/300764-catherine-vautrin-alice-rufo-22102025-politique-de-la-defense"><em>l’avance [prise] grâce à l’initiative ELSA </em></a></em>»,<em> </em>les travaux n’ont toujours pas débouché sur la sélection des best athletes initialement prévue. D’où peut-être l’insistance présidentielle, appelant à des projets avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne, alors que la seule annonce officielle issue d’ELSA est justement celle d’un <a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20250515-l-allemagne-et-le-royaume-uni-vont-d%C3%A9velopper-des-missiles-d-une-port%C3%A9e-de-2000-kilom%C3%A8tres">projet germano-britannique</a>…</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sans la France, donc, et alors que la filiale française de MBDA, impliquée dans l’initiative, proposera dès 2028 le LCM (Land Cruise Missile), version terrestre du MdCN qui, avec une portée supérieure à 1000 km, représente une alternative européenne au Tomahawk américain.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un flou artistique persistant sur le nerf de la guerre</strong></span></h3>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il résulte de ce discours une impression de clair-obscur quant à la réalité du soutien du gouvernement à sa propre BITD, sur le plan national comme à l’export. Les injonctions à « faire mieux » risquent de n’avoir que des effets marginaux, tant, en matière de défense, le gain en cadence et en volume dépend de la commande publique.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/armement-bruxelles-tente-dimposer-un-controle-sur-les-exportations-militaires-francaises/17/01/2026/">Armement : Bruxelles tente d’imposer un contrôle sur les exportations militaires françaises</a></strong></span></p>



<p>&nbsp;</p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Or, s’il est vrai que le budget défense progresse sous l’ère Macron, il fait grise mine à côté de celui de la Bundeswehr, dotée de… 108 milliards d’euros rien que pour 2026. En demandant aux industriels de prendre des risques industriels sans garanties financières, et sous la menace de flécher d’éventuelles commandes vers la concurrence européenne, Emmanuel Macron se dédouane trop aisément de sa responsabilité première dans l’atonie de la situation actuelle.</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Comment envisager sereinement l’adoption d’une <a href="https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/13257104788509/emmanuel-macron-promet-36-milliards-deuros-supplementaires-pour-les-armees">«&nbsp;surmarche&nbsp;» budgétaire de 36 milliards d’euros</a> sur la période 2026-2030, alors que le chef du gouvernement Sébastien Lecornu vient de risquer une nouvelle dissolution en annonçant <a href="https://www.lemonde.fr/politique/live/2026/01/19/en-direct-budget-2026-sebastien-lecornu-confirme-son-recours-au-49-3-pour-l-adoption-du-plf-avec-regrets-et-un-peu-d-amertume_6663217_823448.html">recourir à l’article 49-3 de la Constitution pour le vote du budget</a> ?</span></p>



<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un tel narratif est donc plutôt de nature à générer incompréhension et défiance chez les partenaires industriels de nos armées, un facteur d’instabilité supplémentaire dans un paysage déjà passablement incertain. Il reviendra aux équipes de Catherine Vautrin et de Patrick Pailloux, <a href="https://lemarin.ouest-france.fr/defense/patrick-pailloux-confirme-a-la-tete-de-la-direction-generale-de-larmement-21543f82-be68-11f0-9782-2e849b0bafb0">nouveau patron de la DGA</a>, de remettre du liant et redonner l’élan nécessaire pour que les projets les plus stratégiques soient dûment financés en temps utile. Au risque, dans le cas contraire, de voir l’industrie française de défense isolée voire déclassée en Europe. Urgence signalée.</span></p>



<p>&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Sommet de l’Alaska : la fermeté française, entre réalisme et vigilance</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/sommet-de-lalaska-la-fermete-francaise-entre-realisme-et-vigilance/16/08/2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Octave de Latour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 10:45:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Sommet de l’Alaska]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 16/08/2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/sommet-de-lalaska-la-fermete-francaise-entre-realisme-et-vigilance/16/08/2025/">Sommet de l’Alaska : la fermeté française, entre réalisme et vigilance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le sommet de l&rsquo;Alaska entre Donald Trump et Vladimir Poutine, s’est achevé dans une impression de vide. De son côté, la France persiste et signe : elle restera ferme face à la Russie.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il était présenté comme une étape décisive pour la paix en Ukraine. Pourtant, ce sommet de l&rsquo;Alaska entre les États-Unis et la Russie n&rsquo;a rien donné. Aucun cessez-le-feu, aucun calendrier, aucune garantie. Pourtant, dans ce paysage brouillé, la France a choisi une ligne claire : fermeté, vigilance et coordination avec Kiev.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI <span style="font-family: Georgia; color: #003446;">→ </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/azerbaidjan-amnesty-international-denonce-une-intensification-des-violations-des-droits-humains/11/08/2025/">Azerbaïdjan : Amnesty International dénonce une intensification des violations des droits humains</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette position n’est pas seulement morale, elle est stratégique. Paris sait qu’un cessez-le-feu imposé sans l’Ukraine reviendrait à entériner un rapport de force dicté par Moscou, au détriment de l’ordre international. En rappelant que Kiev doit être partie prenante de toute négociation, Emmanuel Macron évite le piège d’une diplomatie de coulisses où les pays européens seraient relégués au rang de spectateurs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un pari français risqué</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Certes, cette fermeté française peut sembler isolée face à la tentation de Washington de privilégier la « grande entente » avec Moscou. Mais elle s’inscrit dans une logique de long terme : préserver l’intégrité territoriale d’un État agressé, et rappeler que la paix ne peut pas naître d’un marchandage entre grandes puissances au-dessus de la tête des premiers concernés. La preuve est là : le sommet de l&rsquo;Alaska n&rsquo;a été qu&rsquo;un tremplin permettant à Vladimir Poutine de revenir sur la scène internationale alors même qu&rsquo;il est visé par un mandat d&rsquo;arrêt international.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI <span style="font-family: Georgia; color: #003446;">→ </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/souveraine-tech-organise-son-3e-colloque-sur-la-souverainete-technologique-a-saint-malo/15/07/2025/">Souveraine Tech organise son 3e colloque sur l’innovation technologique à Saint-Malo</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le pari français est risqué : sans avancée immédiate, la lassitude pourrait gagner les opinions publiques européennes. L&rsquo;Ukraine n&rsquo;a plus de territoire russe à négocier et quelques troupes de Moscou ont récemment réussi à s&rsquo;enfoncer dans le dispositif ukrainien. Mais céder aujourd’hui serait plus dangereux encore : cela signifierait qu’en Europe, les frontières se redessinent par la force.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En se tenant aux côtés de Kiev, la France défend donc davantage que l’Ukraine : elle défend une certaine idée de l’Europe et du droit international. Reste à voir si ses partenaires sauront suivre cette ligne de crête, ou céder à la tentation du compromis hâtif.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Crise française : entre gifles et humiliations</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/crise-francaise-entre-gifles-et-humiliations/10/12/2024/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/crise-francaise-entre-gifles-et-humiliations/10/12/2024/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 22:41:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=11097</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 10/12/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/crise-francaise-entre-gifles-et-humiliations/10/12/2024/">Crise française : entre gifles et humiliations</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le général Henri Roure revient sur la crise française sur le territoire national et la perte d&rsquo;influence de Paris sur le continent africain.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La décision brutale du Sénégal et du Tchad de ne plus vouloir de l’Armée française sur leur sol m’a décidé à écrire ce billet. Après des décennies, voire des siècles pour le Sénégal, la France est rejetée dans son expression amicale la plus aboutie : la défense et l’engagement de ses soldats au profit de ces pays. Notre aide militaire et la proximité avec nos frères d’armes sont ainsi hypothéquées, comme l’appui sécuritaire procuré. Il est certain que l’on ne peut pas mettre en exergue subitement un fait connu depuis son origine et accuser son propre pays d’avoir, à Thiaroye, à côté de Dakar, tué délibérément des révoltés, sans qu’il y ait des conséquences.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Bien évidemment ce mouvement d’humeur des Tchadiens et des Sénégalais était prévisible pour qui se montre compréhensif de l’âme africaine. Il ne fait que s’inscrire dans une longue suite de déboires français récents, répondant à une attitude déviante des autorités parisiennes actuelles. Notre exclusion humiliante du Mali, du Niger, du Burkina Faso et de RCA, auxquels nous avions offert la sueur et le sang de nos soldats, en plus des bienfaits de notre coopération, ont initié cette réponse des pays africains et de leurs dirigeants à l’abaissement des nôtres, mais surtout du principal d’entre eux. Ces gens qui nous gouvernent n’avaient déjà pas réagi lorsque le Gabon et le Togo avaient demandé leur adhésion au Commonwealth. Des pays francophones partir chez les Anglais, quelle claque !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/centrafrique-lonu-rejette-une-enquete-du-monde-sur-la-minusca/18/10/2024/">Centrafrique : l’ONU rejette une enquête du Monde sur la MINUSCA</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mais je crois que le mépris imbécile exprimé par Paris a trouvé un symbole dans l’envoi au Cameroun d’un <a href="https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/droits-de-l-homme/actualites-et-evenements-sur-le-theme-des-droits-de-l-homme/actualites-2022-sur-le-theme-des-droits-de-l-homme/article/droits-de-l-homme-nomination-d-un-ambassadeur-pour-les-droits-des-personnes#:~:text=Conform%C3%A9ment%20%C3%A0%20l'engagement%20du,Europe%20et%20des%20Affaires%20%C3%A9trang%C3%A8res.">ambassadeur pour la cause LGBT+</a> en octobre 2022. Les Africains ne sont pas à l’abri des dérives sexuelles, mais dans la structure tribale ou ethnique des sociétés, elles demeurent des déviances, des vices à combattre. Une croyance profondément ancrée qui doit être respectée. Cette tentative absurde s’est évidemment retournée contre l’initiateur. L’ambassadeur n’a pas été reçu et le regard porté sur la France en a été encore davantage entaché. Ce qui fit tâche aussi, fut la tentative d’envoi de coopérants européens ignorant notre langue commune. Il s’agissait d’habituer au remplacement de la France par cette future entité imaginée par les eurocrates. Ça ne pouvait pas passer…</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En réalité, il faut admettre que l’Afrique regorge de richesses et que l’intérêt des puissances s’y porte de plus en plus. Les Africains francophones regardent l’affaiblissement volontaire de la France et ils en tirent des conclusions. Il est au demeurant facile de contester sa présence, d’autant plus qu’elle-même se discréditait avec un goût suicidaire. C’est ainsi que nous voyons sans rien dire des villageois massacrés par l’Africa corps (curieusement nommé) anciennement Wagner.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour certains pays africains, la Russie donne l’exemple d’un pays fort avec lequel des relations peuvent s’établir dans une compréhension mutuelle. Là aussi, ce regard est peut-être faux, mais il inspire. Mais comme l’a dit le président actuel « je refuse la compétition stratégique en Afrique ». Avec la Russie, ce sont les BRICS+ qui trouvent crédit auprès des États de ce continent si proche. Tant pis si derrière cette organisation sont tapis Chine, Russie, Arabie Saoudite et quelques autres voraces, qui ne tarderont pas à se révéler comme les pires exploiteurs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/benin-une-democratie-resiliente-face-a-la-menace-dun-coup-detat/06/10/2024/">Bénin : une démocratie résiliente face à la menace d’un coup d’État ?</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De manière invraisemblable, le personnage en cause mène avec constance une propagande idéologique anti-française qui contribue puissamment à la ruine de notre influence. Ses aberrations philosophiques l’ont amené à faire déposer une gerbe par notre ambassadeur à Alger sur la tombe de Larbi Ben M’hidi, cet assassin reconnu et initiateur dans le sang d’innocents de la guerre d’Algérie. Tous ceux qui se sont intéressé à ces événements savaient qu’il avait, fort justement, été exécuté pour ses crimes. Cet avilissement n’a évidemment servi à rien d’autre qu’à humilier, une fois encore, la France et à jeter l’opprobre sur son président.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il n’est ainsi nullement étonnant que le régime algérien, dictatorial, islamique et corrompu, ait sans aucune hésitation arrêté Boualem Sansal, écrivain français à la plume aussi noble que les sentiments qu’il porte à la France qui vient de reconnaître en lui un de ses fils. Le président devant la personnalité de l’impétrant ne pouvait toutefois pas faire autrement que lui remettre personnellement son attestation de citoyenneté. En conséquence ce que subit Boualem Sansal devient une humiliation de plus pour le chef de l’État et la France.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De même le comportement de ce personnage lors de sa visite d’État au Maroc interpelle. Non seulement il amena avec lui un islamiste, mais il eut l’audace de faire le panégyrique de l’occupation musulmane de l’Espagne. L’époque d’<em>El Andalous</em> a été pourtant, pendant sept siècles une guerre permanente entre chrétiens et musulmans, jusqu’à ce que la mère de Boabdil finisse par dire à son fils devant Grenade reconquise « pleure comme une femme celle que tu n’as pas su garder comme un homme ». La victoire des chrétiens pouvait ainsi être regrettée comme a semblé le sous-entendre le visiteur du roi du Maroc. Il est vrai que pendant cette longue époque les chrétiens étaient parfaitement imprégnés de l’idée que l’islam était l’ennemi.</span></p>
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<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/bethleem-lalliance-francaise-la-plus-courageuse-du-monde/17/09/2024/">Bethléem : l’Alliance française la plus «courageuse du monde»</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le président actuel dans la mission d’effacement de 1500 ans d’histoire qu’il s’est fixée, se moque de ce que les nostalgiques, les conservateurs, les fidèles à la nation et plus généralement les patriotes, peuvent penser et dire. Bien au contraire, il se félicite de respecter la ligne de conduite qu’il s’est fixée en conformité avec ce que ses mentors lui ont demandé. La dislocation du corps diplomatique a amené dans les postes à l’étranger, tout comme dans les directions centrales, des personnages serviles, otanomanes, américanophiles et européistes, disposés à relayer toutes les compromissions et les abaissements souhaités par le pouvoir. Ils appartiennent à une caste plus étendue, proche de toutes les aberrations qui se propagent dans certaines sphères et cherchent à faire croire qu’elle détient la vérité.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce président que nous nous sommes donnés, poursuit avec persévérance son travail de minage dans l’organisation de la France elle-même. Non content d’avoir supprimé d’une décision absurde le corps diplomatique et mis ainsi fin à une efficacité qui pouvait nuire aux intérêts de nos amis désignés et adversaires reconnus, il a fait de même avec le corps préfectoral. Désormais nos préfectures et gouvernements territoriaux, peuvent accueillir tous ses amis et ainsi mener une politique régionale selon ses idées.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">D’ailleurs, l’intention trouble de subordination territoriale a trouvé une expression avec la création dérogatoire au droit commun des départements et régions, de la Collectivité <em>Européenne</em> d&rsquo;Alsace dont le nom fait référence à sa position géographique, à sa vocation transfrontalière ainsi qu&rsquo;à la présence de nombreuses institution européennes sur son territoire. Elle pourrait s’avérer une sorte d’anticipation à une gestion fédérale des terres. Nos Poilus, de là où ils nous regardent, doivent apprécier…</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En résultante de cette action de sape et de la politique extérieure, les terres d’Outre-mer s’agitent. Une violente révolte a ainsi secoué la Nouvelle-Calédonie, soutenue par l’Azerbaïdjan. De quoi étonner apparemment. Mais en réalité ce petit pays musulman du Caucase, répondait ainsi, avec les encouragements discrets de Moscou, au soutien que la France apportait à l’Arménie chrétienne et amie et à l’Ukraine.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour une fois, la France agissait sur la trajectoire de sa mission de protectrice des chrétiens d’Orient, probablement grâce à la forte influence des Français d’origine arménienne. Bien sûr aucune mesure de rétorsion contre cette ingérence n’a été véritablement prise. La faiblesse de l’État, incapable désormais d’assurer la protection économique de ses citoyens, a évidemment fait naître des troubles en Guadeloupe et en Martinique. Ils faisaient écho à la colère des Gilets jaunes, à celle plus récente des agriculteurs et au désenchantement de toute la population.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-souveraine-tech-retrouvons-la-confiance-dans-notre-genie-francais/01/09/2024/">ENTRETIEN – Souveraine Tech : «Retrouvons la confiance dans notre génie français»</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce personnage indifférent à l’image qu’il véhicule en France, où les trois quarts des citoyens lui sont hostiles, ne dispose pas d’une meilleure audience à l’étranger en dehors du milieu anglo-saxon auquel il se soumet et dont il baragouine la langue.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il ne s’agit pas de faire ici le bilan des sept années écoulées et de commenter les conséquences absurdes de la dissolution de l’Assemblée nationale et la chute du gouvernement de Michel Barnier, mais de proposer un éclairage complémentaire sur l’état de délabrement et d’humiliation de notre pays. Il est inutile, tant il s’agit du carburant de la rancœur populaire, d’évoquer l’insécurité qui couvre d’une chape d’inquiétude le quotidien des habitants de nos villes et maintenant de nos campagnes.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il n’est pas non plus nécessaire de s’étendre sur les mensonges concernant une immigration méprisante pour la France et les Français que les mea-culpa systématisés et l’absence de coopération avec les pays d’origine, stimulent. Il est encore moins indispensable de faire allusion aux ravages commis sur notre industrie, notre agriculture, notre éducation nationale, notre langue, notre unité par ce qui n’est pas de l’indifférence ou de l’incompétence, mais le résultat d’une idéologie appliquée à laquelle par naïveté nous nous sommes soumis. Inutile non plus de rappeler les abandons de souveraineté qui nous discréditent dans un monde à la recherche d’indépendances nationales, ni décrire notre perte d’influence au Proche-Orient et ailleurs…Tout cela est trop évident.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>ENTRETIEN – Sahara occidental : « La France a mis de l’ordre dans sa diplomatie régionale »</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-sahara-occidental-la-france-a-mis-de-lordre-dans-sa-diplomatie-regionale/11/08/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Aug 2024 22:13:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Front Polisario]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 11/08/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/entretien-sahara-occidental-la-france-a-mis-de-lordre-dans-sa-diplomatie-regionale/11/08/2024/">ENTRETIEN – Sahara occidental : « La France a mis de l’ordre dans sa diplomatie régionale »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Dans un courrier du 30 juillet 2024 adressé à Mohammed VI, Emmanuel Macron a annoncé soutenir le <a href="https://diplomatie.ma/fr/sm-le-roi-adresse-un-message-au-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-fran%C3%A7aise-son-excellence-m-emmanuel-macron-suite-%C3%A0-l%E2%80%99annonce-du-soutien-officiel-de-la-france-%C3%A0-la-souverainet%C3%A9-du-royaume-sur-son-sahara">plan marocain</a> pour le Sahara occidental. En conséquence, son voisin algérien a rappelé son ambassadeur à Paris. Spécialiste en intelligence économique et consultant en sécurité et défense, Pierre d’Herbès revient sur cet épisode et ses conséquences pour la France.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Charles de Blondin : Quel est le contexte historique de la crise du Sahara marocain ?</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Pierre d’Herbès</strong> : Cette crise est une conséquence de la fin du protectorat de la France au Maroc en 1956 et de la décolonisation espagnole à la mort de Franco. Le Sahara occidental est issu directement de la province du Sahara espagnol. Historiquement, cette province était liée via des liens tribaux à la monarchie marocaine. Le Sahara occidental, en soi, n&rsquo;existe donc pas, car il s’agit d’une pure création coloniale espagnole. A partir de 1975, la République arabe sahraouie démocratique (RASD) va se constituer, dont sa branche armée, le Front Polisario. Elle cherche à obtenir son indépendance. En parallèle de cela, le Maroc lance la « Marche verte » : une grande marche initiée par le roi avec ses sujets pour aller prendre officiellement possession du Sahara. Une guerre s’ensuit jusqu’au cessez-le-feu de 1991, régulièrement violé jusqu’à aujourd’hui.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/sahel-le-senat-dresse-le-bilan-de-loperation-barkhane/22/07/2023/">Sahel : le Sénat dresse le bilan de l’opération Barkhane </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>CDB : Quel rôle joue les pays voisins comme l’Algérie ou la Mauritanie dans ce conflit ?</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>PDH :</strong> L’Algérie est depuis l’origine le principal soutien du Front Polisario, car elle voit sans le Sahara occidental un moyen d’obtenir une façade atlantique dont elle ne dispose pas, enfermée dans son désert méridional. Elle fournit des armes et un soutien politique à la RASD. A noter que le Sahara marocain n’est pas la seule querelle territoriale post-coloniale qui oppose Rabat et Alger. Un différend autour des régions de Tindouf et d’Hassi Beida avait donné lieu à la « Guerre des sables » en 1963 entre l’Algérie et le Maroc.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De son côté, la Mauritanie se bat dés 1975 pour obtenir une partie du Sahara occidental qu’elle revendique. Elle est tenue en échec par le Front Polisario et abandonne ses prétentions sur la région en 1979 avant de reconnaître la RASD comme seule représentante légitime du territoire et de sa population. Après leur départ, le Maroc occupe le territoire abandonné. Depuis, la Mauritanie ne joue plus vraiment de rôle dans cette région contrairement à l’Algérie qui reste en pointe sur ce dossier.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>CDB : Le Maroc contrôle déjà de facto la majeure partie de ce territoire. Qu’est-ce que cela va réellement changer ?</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>PDH :</strong> La stratégie du Maroc depuis les années 2000 est de sortir de son isolement diplomatique sur la question. Dans cette optique, la décision de la France donne du crédit à Rabat sur la scène internationale et renforce sa légitimité vis-à-vis du Front Polisario.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Concrètement, le Maroc consolide ses positions et lui permet de poursuivre avec plus de sérénité sa politique d’aménagement du territoire et son exploitation économique. Indirectement, cette reconnaissance de la France va probablement renforcer la position de Rabat autour de la procédure judiciaire qui la vise à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) concernant les conditions d’exportation au sein de l’UE des denrées agricoles produites dans les provinces sahariennes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/il-faut-sauver-le-soldat-allex-recit-et-enseignements-dun-combat-acharne-pour-la-liberation-dun-agent-de-la-dgse/26/01/2022/">«Il faut sauver le soldat Allex» : un combat acharné pour la libération d’un agent de la DGSE </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>CDB : La France a-t-elle véritablement une voix importante dans la région ? </strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>PDH :</strong> Oui. La France est l’ancienne puissance coloniale. C’est le premier investisseur étranger au Maroc et un investisseur important en Mauritanie. C’est un acteur militaire, économique et diplomatique de premier plan mondial. Sa voix est d’autant plus écoutée que depuis plusieurs années, elle était attendue par les Marocains sur ce dossier. Les réactions passionnées dans l’opinion publique marocaine, lors des tentatives de rapprochement entre Paris et Alger ces dernières années, prouvent en soit l’impact qu’à la voix de la France dans la région. Et inversement, la réaction virulente de l’Algérie à l’annonce de la reconnaissance du Sahara marocain par la France, le prouve également.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Globalement, ce tournant de la France sur ce dossier épineux est un vrai catalyseur même si <em>in fine</em> il est cohérent avec la position assumée depuis 2007 soutenant déjà le plan d’autonomie du Maroc comme une « base crédible ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>CDB : L’Algérie a accusé la France d’avoir « bafoué la légalité internationale ». Quel a été le discours des organisations internationales comme l’ONU sur le Sahara Occidental ?</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>PDH :</strong> Du point de vue de l’ONU, le Sahara occidental est considéré comme un territoire colonisé. Les associations qui se font le porte-voix du Front Polisario utilisent cette base juridique – et donc une certaine approche de la hiérarchie des normes – pour leurs actions de lobbying en Europe. Cependant, il y a d’autres approche du droit international : en 1975, la Cour internationale de Justice avait ainsi reconnu les droits du Maroc sur le Sahara.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/trafic-dantiquites-de-lirak-aux-etats-unis/11/10/2023/">Trafic d’antiquités : de l’Irak aux États-Unis </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>CDB : Le ministère des affaires étrangères algérien a dénoncé le fait « qu’aucun gouvernement français avant Emmanuel Macron n’avait franchi ce pas » et a rappelé son ambassadeur à Paris. Quelles conséquences pour la France dans les semaines qui viennent ?</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>PDH :</strong> Le pas n’était pas franchi officiellement, mais la tendance de la reconnaissance du plan marocain sur le Sahara occidental se profilait. La France est passée d’une « base sérieuse » il y a quinze ans à la « seule base » aujourd’hui. En parallèle, le Maroc a continué à investir dans la région et est devenu un fournisseur important des pays de l’Union européenne en produits miniers et agricoles. Les Algériens dramatisent donc volontairement la situation. Du reste, les incidents diplomatiques avec l’Algérie sont monnaie courante : pas de gros changement de ce point de vue-là.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il n’en demeure pas moins que la nouvelle position de la France n’est pas anodine car elle a des conséquences sur la géostratégie du Maghreb. De facto, on assiste peut-être à un point de non-retour dans les mauvais rapports entretenus avec l’Algérie malgré les tentatives de rapprochement d’Emmanuel Macron depuis 2017. A contrario, la relation privilégiée entre Paris et Rabat s’en trouve confirmée ce qui constitue un avantage de poids pour le Maroc dans son bras de fer avec l’Algérie. C’est probablement la meilleure des postures. Les vaines mains tendues à l’Algérie se heurtent systématiquement au ressentiment mémoriel quasi-structurel du pays vis-à-vis de la France. En d’autres termes, la France a mis de l’ordre dans sa diplomatie régionale, sérieusement mise à mal ces dernières années par ses atermoiements algéro-marocains.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>INFOGRAPHIE – Dépenses de l’Élysée : la Cour des comptes met en garde</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/economie/infographie-depenses-de-lelysee-la-cour-des-comptes-met-en-garde/09/08/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Samuel Prévost]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Aug 2024 16:04:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des comptes]]></category>
		<category><![CDATA[Élysée]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=10701</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 09/08/2024</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Dans son rapport annuel, la Cour des comptes épingle l’Élysée pour ses dépenses en 2023.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un « quoi qu’il en coûte » qui fait du bruit. La Cour des comptes <a href="https://www.ccomptes.fr/fr/documents/70967">a récemment</a> mis en garde l’Élysée sur ses dépenses pour l’année 2023, déficitaires de 8,3 millions d’euros, qui ont atteint 125,5 millions d’euros. Un résultat qui a obligé à un prélèvement sur la trésorerie du Palais pour retourner à l’équilibre. « <em>Des efforts significatifs devront être entrepris dès 2024 afin de rétablir et de pérenniser l’équilibre financier de la Présidence</em>. » conseille la Cour dans le rapport.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Des dépenses « justifiées »</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette hausse des dépenses s’explique par différentes raisons. Le contexte géopolitique en 2023 a nécessité une hausse du nombre de réceptions et de déplacements à l’étranger du président de la République le tout dans un contexte inflationniste. « <em>Les dépenses de déplacements sont supérieures de 7 millions d’euros au budget prévisionnel</em> » précise ainsi le document, soit une hausse de 46,3 %. 12 déplacements ont été annulés sur l’année engendrant une perte de 832 000 euros.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/secretaire-general-de-lelysee-qui-se-cache-derriere-lhomme-du-president/04/02/2022/">Secrétaire général de l’Élysée : qui se cache derrière «l’homme du président» ? </a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le dîner d’État en présence du roi d’Angleterre, Charles III au château de Versailles a coûté 475 000 euros. Le second avec le Premier ministre indien, Narendra Modi, au palais du Louvre, a coûté 412 000 euros. 171 réceptions ont été données en 2023 contre 146 en 2019.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La rénovation des grandes cuisines de l’Élysée a conduit à recourir davantage à des prestations de traiteur, expliquant la hausse du coût des réceptions. Les dépenses de personnel (817 agents) en 2023 ont progressé de 4,1 % notamment à cause de « diverses mesures nationales de revalorisation salariale ». Les dépassements de forfait téléphoniques lors de déplacements à l’étranger ont été multipliés par 4 pour atteindre près de 150 000 euros.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ce n’est que depuis 2009 que la Cour des comptes scrute les dépenses de la présidence dans un rapport annuel. A noter, les caves de l’Élysée disposent de 14 000 bouteilles de vins et spiritueux, exclusivement français, pour une valeur estimée à 500 000 euros.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_10707" aria-describedby="caption-attachment-10707" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-10707" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/08/Depenses-de-lElysee-compressed.jpg?resize=640%2C624&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="624" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/08/Depenses-de-lElysee-compressed.jpg?resize=1024%2C999&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/08/Depenses-de-lElysee-compressed.jpg?resize=300%2C293&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/08/Depenses-de-lElysee-compressed.jpg?resize=768%2C749&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2024/08/Depenses-de-lElysee-compressed.jpg?w=1104&amp;ssl=1 1104w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-10707" class="wp-caption-text">Dépenses de l&rsquo;Élysée entre 2014 et 2023. ©Infographie BDF</figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Euthanasie : le « en même temps » en état de mort cérébrale</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/euthanasie-le-en-meme-temps-en-etat-de-mort-cerebrale/25/03/2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 20:52:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Euthanasie]]></category>
		<category><![CDATA[Fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 25/03/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/euthanasie-le-en-meme-temps-en-etat-de-mort-cerebrale/25/03/2024/">Euthanasie : le « en même temps » en état de mort cérébrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Présentée au premier abord comme humaniste et restrictive, « l’aide à mourir » (euthanasie) proposée par le président de la République semble en réalité, en lisant entre les lignes, bien plus permissive que prévu. <a href="https://www.la-croix.com/france/interview-exclusive-macron-projet-loi-fin-vie-euthanasie-suicide-assiste-20240310">Interrogé</a> par les rédactions de La Croix et de Libération Emmanuel Macron a pu dresser les grandes lignes d’un projet de loi qui se veut à la fois protecteur de la personne et en même temps libéral, permettant de (mé)contenter à la fois l’opinion conservatrice et les promoteurs du geste euthanasique, au risque peut-être, de passer à côté des enjeux que soulèvent ses propos.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La première question à se poser avant de proposer l’avènement d’une nouvelle loi est de savoir si celle-ci est utile et nécessaire. Montesquieu affirmait en effet, à raison, que « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires » (De l’esprit des lois). Le projet présenté par le président mérite-t-il en somme que l’on s’y intéresse ? Ajoute-il quelque chose de nouveau au droit français actuel ? La réponse est oui.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Depuis la fin des années 90, le Parlement français a pu voter des lois mais ces dernières ne vont pas aussi loin que le projet de loi proposé. La loi de 1999 garantissait l’accès aux soins palliatifs, celle de 2005 (Leonetti) prohibait l’obstination déraisonnable et encadrait la décision d’arrêt des traitements tandis que la loi de 2016 (Claeys-Leonetti) renforçait la valeur des directives anticipées et introduisait la sédation profonde et continue.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La loi de 2016 consacrait ainsi, avec la sédation profonde et continue jusqu’au décès, la théorie du double effet : la sédation ayant pour effet recherché de soulager les douleurs mais pour effet second de donner (possiblement) la mort. Cette euthanasie indirecte qui ne dit pas son nom souffre toutefois d’un défaut contrebalancé par une « qualité ». Son principal défaut étant, sur le plan intellectuel, de dire que la sédation profonde et continue a vocation à n’être qu’une source de soulagement des patients alors qu’elle est en réalité bien une pratique euthanasique. Sa « qualité » ? Permettre aux personnels de santé de ne pas culpabiliser, leur geste étant un acte humaniste (soulager la douleur) ayant eu un effet second, connu, mais non recherché (amener la mort).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/la-conception-de-la-liberte-a-lepreuve-du-langage-politique/31/08/2022/">La conception de la liberté à l’épreuve du langage politique</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le projet de loi à venir (2024 ?), lui, semble introduire une « euthanasie active » en droit français et donc potentiellement dépasser le cadre juridique actuel. La loi ne semble donc pas inutile, mais est-elle nécessaire pour autant ? Devrait-on nous passer de cette loi ou au contraire devrions-nous en envisager sa promulgation ? Parlant de sujets humains, et plus exactement de la santé humaine, la nécessité de la loi peut se jauger à l’aune de la liberté de la personne humaine d’agir comme bon lui semble (l’autonomie) mais également à l’intérêt général de protéger les sujets de droit, notamment les plus vulnérables (l’ordre public).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’argument de la pente glissante, souvent utilisée par les milieux conservateurs, doit être rejeté au nom de l’autonomie des personnes. Cet argument consiste à interdire un changement, notamment légal, en citant les changements successifs qui pourraient en découler. Or, la logique pure et simple nous interdit de nous priver d’un potentiel bien au motif que ce dernier pourrait engendrer des maux à venir si les fondements de ce bien devaient être changés. Le mal étant le changement postérieur des fondements et non ces derniers.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le projet de loi ainsi présenté ne doit donc, en tout état de cause, pas être discuté au regard des conséquences qu’il pourrait potentiellement avoir dans un avenir incertain mais bien au regard des conséquences concrètes que ce projet induirait à l’instant T au regard de l’ordre public. Et il n’est pas nécessaire d’inventer des textes de loi à venir, plus permissifs, pour constater que ce projet de loi est en l’état actuel des choses assez peu sûr voire clairement nocif.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un intitulé au visage masqué</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La première chose à noter est que le président de la République se refuse de nommer les choses, et même, ment de manière flagrante sur l’objectif de cette loi. Ce dernier dit souhaiter l’ouverture d’une « aide à mourir » qui ne serait pas à confondre avec l’euthanasie et le suicide assisté.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour ce qui est de l’euthanasie, il la définit comme étant « le fait de mettre fin aux jours de quelqu’un, avec ou même sans son consentement ». Le Sénat a pu dans une note de synthèse donner une définition plus claire et précise de l’euthanasie active comme étant « l&rsquo;administration délibérée de substances létales dans l&rsquo;intention de provoquer la mort, à la demande du malade qui désire mourir, ou sans son consentement, sur décision d&rsquo;un proche ou du corps médical ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour ce qui est du suicide assisté le président le définit comme étant le « choix libre et inconditionnel d&rsquo;une personne de disposer de sa vie. ». Le Sénat pour sa part, dans cette même note, indique que l’aide au suicide ou suicide assisté existe quand « le patient accomplit lui-même l&rsquo;acte mortel, guidé par un tiers qui lui a auparavant fourni les renseignements et/ou les moyens nécessaires pour se donner la mort. ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Qu’en conclure ? Que le président ne sait pas donner des définitions précises ? A priori non, puisque ce dernier cite un article du projet de loi explicitant ce qu’il entend par « aide à mourir ». Cette dernière se caractériserait par « L&rsquo;administration de la substance létale [&#8230;] effectuée par la personne elle-même ou, lorsque celle-ci n&rsquo;est pas en mesure d&rsquo;y procéder physiquement, à sa demande, soit par une personne volontaire qu&rsquo;elle désigne lorsque aucune contrainte d&rsquo;ordre technique n&rsquo;y fait obstacle, soit par le médecin ou l&rsquo;infirmier qui l&rsquo;accompagne ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ainsi, « l’administration de la substance létale effectuée par la personne elle-même » revient à parler de suicide. Il est difficile de savoir si ce suicide est pour autant assisté, le texte ne prévoyant pas à ce stade l’aide d’un tiers mais restant un élément d’un texte voué à une médicalisation de la fin de vie. Pour ce qui est de la seconde partie du texte aucun doute n’est possible, le président aborde la question de l’euthanasie active effectuée par un tiers [potentiellement par un professionnel de santé] au moyen de l’administration d’une substance létale, la seule limite exposée étant ici la nécessité que la personne ne soit pas en mesure de s’administrer elle-même la substance létale.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Deux critiques sont à soulever ici. D’une part le président, par peur d’assumer les conséquences de ses propos, rejette le terme d’euthanasie et de suicide assisté. Pour autant, force est de constater que le texte consacre à tout le moins la possibilité d’une euthanasie volontaire. Le terme d’« aide à mourir » est donc trompeur et fallacieux. D’autre part, sur un point un peu plus technique, nous pouvons constater que l’article de loi destiné à être discuté est sécable en deux à partir de la conjonction de coordination « ou » séparant le simple suicide (médicalisé ?) d’une euthanasie volontaire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Or, il est précisé par la seconde partie du texte que l’administration de la substance létale, en cas d’impossibilité d’y procéder physiquement, est effectuée « à sa demande » [celle du patient]. Compris dans un raisonnement a contrario l’on pourrait penser que l’administration de la substance létale effectuée par la personne elle-même pourrait « ne pas être effectuée à sa demande » (le geste étant fait par la personne elle-même mais la demande pouvant éventuellement émaner de quelqu’un d’autre). Un oubli malheureux au vu des enjeux que le texte suscite.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un régime juridique incertain</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nous pouvons ensuite noter que le raisonnement juridique du président semble avoir peu de sens. Celui-ci affirme que le projet de loi « ne créé […] ni un droit nouveau ni une liberté, mais elle trace un chemin qui n’existait pas jusqu’alors et qui ouvre la possibilité de demander une aide à mourir sous certaines conditions strictes ». Or, une possibilité de demander une « aide à mourir » sans que l’État ne soit obligé de garantir son effectivité revient à consacrer une liberté, qui plus est nouvelle puisqu’elle n’existait pas dans les textes. Pourquoi alors parler de voie nouvelle et rendre la portée de ce texte incertain ? Si ce texte consacrait un droit, l’État serait en effet tenu de le garantir, sous réserve des conditions de sa mise en œuvre, ce qui ne semble pas être le cas dans cet extrait.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/bons-ou-mauvais-citoyens-quand-le-credit-social-chinois-simplante-en-europe/02/06/2022/">Bons ou mauvais citoyens : quand le crédit social chinois s’implante en Europe</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Peut-être parce que les fondements du texte ne sont pas si imperméables à l’existence d’un « droit à la mort » qu’il prétend rejeter. Si Emmanuel Macron dit ne pas partager philosophiquement l’existence d’un droit à mourir étant comprise, selon ses termes, comme étant la capacité « d’obtenir assistance pour se suicider quand, l’âge ou la maladie aidant, la vie devient trop lourde », il concède toutefois que cette vision de « l’aide à mourir » semble « plus ample, ambitieuse voire parfois aventureuse ». Si le mot « aventureux » semble démontrer un rejet de principe, le mot « ambitieux » semble inapproprié à la présentation d’un projet de loi qui se veut limitatif. A fortiori lorsque, dans un lapsus révélateur, le président affirme que « cette loi n’interdit pas de disposer de sa vie» et donc autoriserait à « disposer de sa vie », slogan libertaire bien connu n’ayant aucune valeur en droit français.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un intérêt limité pour les droits actuels des patients</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Par la suite, le président précise que son ambition est de dépasser le cadre de la loi Claeys-Leonetti car cette dernière « ne permettait pas de traiter des situations humainement très difficiles » et image ses propos en donnant l’exemple de personnes souffrant de cancers en phase terminale. Pour autant, le président fut bien obligé d’admettre que le principal problème avec la loi de 2016 n’est pas son cadre mais bien sa mise en application. Il affirma lui-même que 21 départements ne possédaient pas d’unité de soins palliatifs en France et que ceux existant sont sous dotés, promettant au passage un investissement d’un milliard d’euros sur dix ans. Libération et La Croix concluront en rappelant que « la moitié des patients qui auraient pu avoir droit aux soins palliatifs, en 2022, n’a pu y accéder ». Comment dès lors affirmer que la mort est insupportable pour certains si rien n’est fait de manière concrète pour les soulager ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un ensemble de critères incompréhensibles et inarticulés</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Au-delà des enjeux des diverses définitions et régimes juridiques applicables, nous pouvons nous interroger sur les critères d’ouverture de l’« aide à mourir » proposée par le président. Ces critères sont dits cumulatifs (ou additionnels), si l’un d’eux vient à manquer la personne faisant la demande d’« aide à mourir » ne pourra pas y avoir accès. Le président a établi quatre critères :</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le premier critère est un critère de majorité, ouvrant l’accès à l’« aide à mourir » aux seules personnes majeures. Une décision qui se comprend aisément quand l’on pense à l’impact médiatique qu’aurait le fait de dire que les enfants sont inclus dans cette « aide à mourir ». Un manque de courage politique toutefois, une personne en phase terminale d’un cancer souffrant autant à 17 ans qu’à 18 ans, l’on voit mal pourquoi les mineurs seraient voués à souffrir le martyre pendant que les adultes auraient accès à un moyen de mettre un terme définitif à leurs souffrances. Des conditions de maturité intellectuelle auraient pu être mises en place pour traiter le cas de mineurs, ces derniers atteints par la maladie étant bien plus matures que de nombreux jeunes adultes non soumis à de telles souffrances.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le deuxième critère est celui de la nécessité du discernement plein et entier. Le président exclut, selon ses propres mots, de l’« aide à mourir » des patients « atteints de maladies psychiatriques ou de maladies neurodégénératives ». Pour autant, il existe des personnes atteintes de maladies neurodégénératives ayant encore, à un stade peu avancé de la maladie, un discernement plein et entier, tout comme il existe des maladies psychiatriques qui n’abolissent pas le discernement de l’individu (troubles du comportement alimentaire, troubles obsessionnels compulsifs, autisme,…). On voit mal pourquoi ces exclusions existent nommément alors que le simple fait de dire que la personne devrait avoir un discernement plein et entier exclut de ce fait ceux qui ne le possèdent pas.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/identite-numerique-apres-la-chine-vers-un-credit-social-francais/21/06/2022/">Identité numérique : après la Chine, vers un crédit social français ?</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Nous faisons donc face à un critère qui, dans sa jurisprudence présidentielle, présume une incapacité de discernement plein et entier à des personnes qui peuvent potentiellement l’avoir. Reste à savoir, dès lors, si seules les personnes atteintes d’une maladie psychiatrique ou neurodégénérative sont à même de présenter une absence de discernement plein et entier. Que dire des personnes vulnérables physiquement, psychiquement ou matériellement ? Seront-elles considérées comme ayant un discernement plein et entier du seul fait de leur absence de maladie psychiatrique et neurodégénérative ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le troisième critère est celui de l’existence d’une « maladie incurable et [d’] un pronostic vital engagé à court ou à moyen terme ». La première question est celui du lien causal, est-ce la maladie incurable qui doit engager le pronostic vital ? En toute logique oui, mais la rédaction à ce stade ne le laisse que supposer, le mot « et » laissant à penser que les deux éléments (à savoir « maladie incurable » et « pronostic vital) pourraient ne pas être liés bien que cumulatifs. Pour ce qui est du court et du moyen terme, ces notions restent largement imprécises, le moyen terme désignant selon les médecins une période pouvant aller de quelques jours à une année.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le quatrième et dernier critère, enfin, implique l’existence « de souffrances – physiques ou psychologiques, les deux [allant] souvent ensemble – réfractaires, c’est-à-dire que l’on ne peut pas soulager ». Une alternative est ainsi posée entre souffrances physiques et souffrances psychiques, « les deux [allant] souvent ensemble » mais pas forcément ! Le projet semble donc ouvrir la voie à une « aide à mourir » pour motif purement psychologique. Une position qui en plus d’être extrêmement dangereuse (la souffrance psychologique est difficilement être qualifiée de réfractaire, cette dernière pouvant être traitée par une prise en charge adaptée) semble contredire un autre critère qui est celui du discernement. Si la personne souffre psychologiquement « de manière réfractaire », sans possibilité de soulagement, alors il est fort à parier que cette personne souffre en réalité non plus de problèmes psychologiques mais de problèmes psychiatriques qui ne peuvent pas être pris en charge au titre de l’« aide à mourir » comme le précise le deuxième critère.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un dernier point, le plus important peut-être, aucun critère n’a été posé pour rappeler l’exigence de base qu’est l’existence d’un consentement libre et éclairé. Si le président a pu parler du consentement et de son absence dans l’article de Libération et de La Croix, il ne semble pas en faire un critère permettant de demander une « aide à mourir », alors même qu’il devrait être le critère fondamental de cette prise en charge. « Si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant » (Talleyrand).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un assortiment de délais établis au pifomètre</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Après avoir établis les critères permettant de demander une « aide à mourir » le président en précise les délais à savoir « un minimum de deux jours d’attente pour tester la solidité de la détermination » suivi d’un avis positif ou négatif du corps médical sous « quinze jours maximum ». Nous pouvons donc penser que la demande du patient à recevoir une « aide à mourir » n’aura souvent bien lieu qu’au bout de dix-sept jours en cas d’avis favorable des professionnels de santé, ces derniers ayant tellement de travail qu’il utiliseront, vraisemblablement, bien souvent le délai complet avant d’exprimer un avis. Dix-sept jours cela peut sembler court, surtout pour une telle décision mais qu’en sera-t-il pour la personne souffrant de souffrances réfractaires et au bord de la mort ? C’est ce type de personne qui devrait avoir accès à l’« aide à mourir » et paradoxalement celui qui y aura le moins accès, dix-sept jours étant un délai bien trop long pour des personnes dont le pronostic vital est engagé à court ou très court terme (quelques heures). Une réflexion sur les maladies et leur stade évolutif afin d’établir des délais précis et personnalisés aurait été préférable à l’établissement de délais au doigt mouillé. Un travail certainement herculéen mais qui aurait le mérite de se soucier réellement de l’intérêt des patients.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un texte unique soumis à la fatalité</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Vient le moment de parler de la structure de la proposition de loi qui regroupe en elle-même et en un seul texte des éléments relatifs aux soins d’accompagnement [ou soins palliatifs], au droit des patients et des aidants et à « l’aide à mourir ». Le président explique cette logique unitaire par la volonté de « ne pas laisser penser que l’on fait l’aide à mourir parce que la société n’est pas capable de prendre soin ». Toutefois, l’alignement de ces textes à la suite laisse penser à l’existence d’une fatalité de la vie actée légalement, la personne en souffrance étant vouée à suivre un chemin linéaire allant des soins palliatifs [partie 1 du projet de loi] à « l’aide à mourir » [partie 3 du même projet]. L’ordonnancement des textes peut laisser à penser que « l’aide à mourir » n’est pas une alternative mais un but en soi vers lequel le mourant se dirige inéluctablement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/la-france-macronienne-une-nation-potemkine/24/03/2022/">La France macronienne : une nation Potemkine</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Pour pallier cet effet tragique, et si le président souhaite réellement « faire connaître » [mieux] et [&#8230;] « mettre en œuvre » les lois Leonetti en leur donnant la place clef qu’elles méritent, l’inscription dans la loi d’un article introductif tel que celui-ci pourrait être une bonne solution :</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« [L’« aide à mourir »] est une option subsidiaire et personnelle qui ne pourra être mise en œuvre que sur la demande du patient ayant été pris en charge au préalable et de manière effective par une unité de soins palliatifs dotée de la compétence et des moyens nécessaire à son soulagement ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette simple phrase qui pourrait avoir valeur de loi permettrait d’éliminer toute tendance mortifère au projet de loi en obligeant l’État à mettre en œuvre, réellement, une politique de soins palliatifs digne, que la France attend depuis un quart de siècle. Le principe étant la vie, l’exception étant la mort, il ne paraît pas aberrant d’interdire toute possibilité à des tiers [comme des médecins] de donner la mort tant que tout n’a pas été fait pour soigner leurs patients / proches (exception faite du droit au refus de soins de la part de ces derniers). Et tout n’aura pas été fait tant que les soignants ne disposeront pas des moyens leur permettant de guérir et de soulager.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le tout pour « Un humanisme de façade ? »</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Terminons enfin par soulever quelques points assez déroutants dans l’interview du président de la République. Ce dernier, à son habitude, semble naviguer à vue, perdant, peut-être, au fil de ses propos l’objectif de sa propre loi. S’il a pu marteler au début de l’interview que l’« aide à mourir » sera encadrée de manière stricte, l’on peut voir au fil de ses propos des inflexions inquiétantes, l’exception laissant place à la règle, la liberté encadrée laissant place au droit d’exiger. Rappelons-nous que cette loi n’interdit pas, selon Emmanuel Macron, « de disposer de sa vie » et que l’euthanasie des personnes âgées et non malades est une vision « ambitieuse » même s’il ne la partage pas « philosophiquement » (pour l’heure ?).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une loi qui permet selon le président « de choisir le moindre mal quand la mort est déjà là », ce dernier semblant oublier que la mort est instantanée et qu’avant la mort il n’y a pas de mort mais seulement une personne vivante, digne d’intérêt et en souffrance. Un texte de loi qui « place la dignité humaine au cœur de son projet » alors même que le président a pu affirmer quelques lignes plus haut que la dignité possède « mille interprétations sur ce que cela peut recouvrir ». Un texte en somme flou, volontairement flou qui cherche à dissimuler ce qu’il énonce.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les obscurités de la parole présidentielle passent ainsi et surtout par les mots qu’il emploi. La volonté du président de faire passer l’euthanasie pour un acte de soin met mal à l’aise. Parler de « prescription » de « l’aide à mourir » comme parler de la prescription d’un remède interroge. Parler de « loi de fraternité » en la liant à l’autonomie de l’individu et à la solidarité de la nation laisse le lecteur initié dans l’embarras. Si la fraternité suppose l’existence d’un « lien de solidarité » (Larousse), celle-ci ne peut pas se trouver dans l’autonomie de l’individu qui est à proprement parler personnelle et donc sans lien (autonomie venant d’auto/nomos, étant la capacité à déterminer et suivre sa propre loi). La fraternité évoquée par le président ne peut donc que découler de « la solidarité de la nation » et qu’est-ce que la solidarité de la nation si ce n’est la solidarité nationale, donc la sécurité sociale ? Ce que le président confirmera en affirmant que « l’aide à mourir » sera prise en charge par l’assurance maladie « du diagnostic à la mort » donnant un arrière-goût comptable à cette prétendue fraternité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En somme l’ébauche de ce projet de loi, présentée par le président de la République ce 11 mars 2024, inquiète plus qu’elle ne convainc. Transparaît entre ces lignes la volonté de contenter tout le monde et donc au final de ne contenter personne. Les professionnels de santé sont déjà vent debout pour affirmer la prééminence des soins palliatifs et la volonté de ne pas pratiquer l’euthanasie au nom du principe hippocratique du primum non nocere (d’abord ne pas nuire). Professionnels de santé oubliés par ailleurs dans leur capacité à consentir, la présentation du président ne précisant nullement l’existence d’un quelconque droit de refus de leur part (aucune clause de conscience n’est en effet abordée dans l’interview présidentielle alors qu’elle reste un pilier du droit médical français).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les associatifs, eux, s’insurgent contre un texte ne leur garantissant pas un droit absolu à mourir. Et entre les deux, une proposition de loi qui esquisse « l’aide à mourir » comme eldorado de la fin de vie au détriment des soins d’accompagnement qui, soyons-en certain, ne seront abondés que des miettes d’argent public restant encore aux caisses de l’État. Un projet de loi qui, au bout du compte, résume la dignité de l’homme à sa capacité à mourir vite, miroir d’une vision élitiste pour qui il existe encore « des gens qui ne sont rien ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Chahut au Salon de l&#8217;Agriculture : une jacquerie légitime</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/chahut-au-salon-de-lagriculture-une-jacquerie-legitime/25/02/2024/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/chahut-au-salon-de-lagriculture-une-jacquerie-legitime/25/02/2024/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Raphaël Lahlou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 23:15:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Salon de l'Agriculture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=10028</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 25/02/2024</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/chahut-au-salon-de-lagriculture-une-jacquerie-legitime/25/02/2024/">Chahut au Salon de l&rsquo;Agriculture : une jacquerie légitime</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Emmanuel Macron a inauguré le 60e Salon de l&rsquo;Agriculture sous les huées ce samedi. Une visite de treize heures marquée par de nombreux chahuts d&rsquo;agriculteurs en colère.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Nous assistons depuis des mois à une jacquerie pleinement légitime dans toute l&rsquo;Europe, dans l&rsquo;ensemble de la France, et ce</span> <a href="https://www.salon-agriculture.com/">week-end</a> <span style="color: #000000;">au Salon de l&rsquo;Agriculture. Une colère nette, une révolte restée légitime qui étonne encore nos politiciens, nos gouvernants amateurs, nos préfets à effets gazeux et à forts gazages agressifs.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Quand M. Valls sous l&rsquo;inefficace présidence de M. Hollande expédiait des grenades lacrymogènes contre des parents et des enfants, qui protestait ? A part les victimes, guère de monde dans la presse ou dans les milieux de l&rsquo;information. L&rsquo;action gouvernementale était tolérée, admise, voire par certains idéologues verbeux admirée et recommandée. Parents et poupons étaient qualifiés et disqualifiés du même coup par deux vocables choisis : soit  » bourgeois réacs », soit : « parents fachos ». Et certains petits caciques de l&rsquo;ultra-gauche et du milieu écologiste, tous déjà délirants considéraient qu&rsquo;un petit gosse gazé ferait un petit fasciste de moins potentiellement. Et l&rsquo;on terminait le tour de piste en vantant le gouvernement. C&rsquo;était déjà particulièrement veule.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI → </span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/colere-des-agriculteurs-pas-de-france-sans-paysans/25/01/2024/">Colère des agriculteurs : pas de France sans paysans</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Quand vint le tour des gilets jaunes, mouvement de lassitude racinée au sens péguyste ou bernanosien si respectable et solide, de révolte saine et vigoureuse, essentiellement à ses débuts : provincial et venu des profondeurs agacées trop longtemps d&rsquo;un pays réel, existant et sincère, réaliste et laborieux autant qu&rsquo;honnête qui s&rsquo;appelait et s&rsquo;appelle encore la France et qui ne saurait se réduire à la dimension d&rsquo;une abstraction taiseuse et muette ou à la figure géométriquement froide d&rsquo;un hexagone, la presse et le pouvoir ne comprirent pas le mouvement du tout. Ils y répondirent mal, jusqu&rsquo;à ce que ce mouvement soit torpillé et manipulé par l&rsquo;extrême gauche principalement. Avec l&rsquo;appui ministériel de M. Castaner, ce mauvais joueur de cartes, et tout autant de la Préfecture de Police de Paris. Tout cela fit disparaître, croyait-on, une révolte populaire, provinciale, profonde et légitime, aux racines franches pourtant. Et le Pouvoir bavard, autocentré et vide de M. Macron, a cru s&rsquo;en tirer. Par du verbiage et l&rsquo;éternelle manœuvre d&rsquo;un grand débat.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La crise de la Covid 19, et l&rsquo;ensemble des prétentions, manipulations, des palinodies et des vagues de vanité du gouvernement et de la parole macronienne n&rsquo;arrangèrent pas la suite. Néanmoins, paradoxe pourtant prévisible, M. Macron fut réélu. Avec l&rsquo;appui notamment, de M. Jérôme Rodrigues, manipulateur des gilets jaunes. Que le pouvoir avait pourtant éborgné et partiellement aveuglé, mais qu&rsquo;il avait su rendre bavard à son profit.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais la crise agricole et paysanne, qui pesait sur le pays depuis des décennies et qui éclate aujourd&rsquo;hui véritablement couvait, elle, parfois venant par soubresauts, aussi depuis longtemps. Aujourd&rsquo;hui, elle ne tressaille plus, elle n&rsquo;hésite plus : elle est globale, entière, présente. Visible et plus muette ni étouffée ! Elle n&rsquo;a pu susciter aussi, cruellement, et depuis trop longtemps toujours : rien que silence et mépris. Depuis quand existe-elle ? Mettons depuis la fin des années 1940, et le long choix politicien d&rsquo;une productivité massive associée à une prolétarisation progressive des exploitants agricoles, qui fit peu à peu dépendre les agriculteurs des grands céréaliers et des ensembles de la grande distribution, qui les fit mettre en cruelles dettes aussi pour leurs matériels, qui les fit enfin être étouffés par la délirante construction de l&rsquo;agriculture et de la concurrence européenne, avant de se voir achevés par les perspectives et obligations orchestrées par les gouvernements européens et occidentaux pour soutenir l&rsquo;Ukraine agricole seule.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> </strong><strong><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/agribashing-jusquou-iront-les-detracteurs-du-terroir-francais/16/09/2021/">«Agribashing» : jusqu’où iront les détracteurs du terroir français ?</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Toute l&rsquo;Europe paysanne, éprouvée, écrasée et cassée, largement suicidée, longuement abandonnée, manipulée par les gouvernants, empêtrée de règlements et de chantages économiques et au pognon par l&rsquo;institution européenne, par les finances et les banques, se cabre enfin et bouge désormais pour montrer aux peuples qu&rsquo;elle nourrit sa lassitude et son délabrement, son usure subie dans tous les sens du mot.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En France, cela est encore plus poignant et déchirant. On le sait depuis longtemps, géographes, démographes, historiens, savants divers le savent, le disent ou l&rsquo;écrivent depuis des décennies. On l&rsquo;enseigne, mais à l&rsquo;échelon politique sinon politicien, on ne le transmet pas assez. Depuis plusieurs dizaines d&rsquo;années, tous les deux jours en moyenne, un agriculteur se suicide dans sa ferme. Ces suicides se font dans le silence. D&rsquo;abord le silence du chagrin, celui de la pudeur. Puis enfin, et hélas: il n&rsquo;atteint le sommet de l&rsquo;Etat que sous une autre teinte: le silence du mépris.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Très peu de Présidents ont compris en France la réalité paysanne et agricole, et encore moins de ministres. Assurément, comme ses plus récents prédécesseurs, M. Macron ne fait pas partie des présidents compréhensifs et des analystes lucides de la question et de son drame, humain, total, profond et si réel. M. Macron n&rsquo;est qu&rsquo;un aboutissement, en médiocrité et en incompréhension, plus têtu que d&rsquo;autres aussi.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">M. Macron n&rsquo;est et n&rsquo;aura été jusqu&rsquo;à présent qu&rsquo;un communicant froid et fatal, illusoire surtout et ne s&rsquo;appuyant que sur deux méthodes : le grand débat promis, orchestré (se limitant en longues heures souvent de déballage d&rsquo;une parole programmée, et de questions manipulées à l&rsquo;avance, ce qui fait de M. Macron une version nouvelle de feu M. Giscard d&rsquo;Estaing, mais un exemple non retouché par feu Thierry Le Luron), ou débat brusquement retiré (écran de fumée ou signe de fiasco), d&rsquo;un côté de son jeu de bonneteau politicien, et/ou dans le même temps : le recours aux véhicules blindés, les CRS, l&rsquo;arsenal répressif massif : contre les gilets jaunes dès leur début de mobilisation, contre les médecins et personnels de santé, contre les enseignants (quand on ne laisse pas par incapacité gouvernementale, ministérielle et académique, et par complet manque de soutien et de sécurité assurée : assassiner Samuel Paty puis d&rsquo;autres!), et désormais: au Salon de l&rsquo;Agriculture, contre les paysans, les nourriciers du pays, les artisans d&rsquo;un métier et d&rsquo;une vocation qui sont autre chose qu&rsquo;une seule question de prestige ou de tourisme (n&rsquo;en déplaise au bloc mou et irréaliste des membres de la majorité parlementaire et relative du gouvernement).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Au Salon de l&rsquo;Agriculture s&rsquo;est joué ce week-end une violence et une impuissance du gouvernement liée à une faillite de l&rsquo;Etat et à une incapacité ainsi qu&rsquo;à des frustrations présidentielles majeures. Et cette révolte agricole française, réprimée et gazée malgré sa légitimité racinée et profonde, malgré sa lignée bernanosienne et péguyste est aussi, résolument, un signal lancé à toute l&rsquo;Europe, aux peuples de l&rsquo;Europe, pas à une institution aveuglée, seulement financière et sordide ou stupide, pas à celle qui, en plein aveuglement gouvernemental et présidentiel français pense sottement nécessaire de régenter et de légiférer sur le permis universel des tracteurs en Europe. Quelle distance et quelle inconséquence, quel profond décalage entre les politiciens de France, du « Machin » européen et la réalité des peuples souffrants.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La seule urgence est de sauver le monde paysan français, sa transmission et sa réalité avant qu&rsquo;il ne meure. Quand un pays, et sous les yeux constants d&rsquo;une suite si longue de gouvernements irrésolus, passe, depuis 1950 ou 1960 à aujourd&rsquo;hui de plus de six millions de paysans et d&rsquo;agriculteurs à une évaluation qui va aujourd&rsquo;hui de 600 000 à 400 000 d&rsquo;entre eux encore, il y a bien péril de mort. L&rsquo;important n&rsquo;est pas l&rsquo;universalisation européenne et estampillée d&rsquo;un permis pour conducteurs de tracteurs. L&rsquo;important ou l&rsquo;essentiel serait qu&rsquo;un gouvernement d&rsquo;amateurs revendiqués et un peu trop fiers de leur niaiserie crasseuse et finalement violente, sache répondre autrement que par une parole toujours trahie le lendemain ou par l&rsquo;effet pas hilarant du tout mais potentiellement tragique du gazage massif.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si nous avons en France décidément depuis sept ans bientôt une suite de gouvernements d&rsquo;amateurs, félicités par un Amateur en chef, il serait temps de comprendre que l&rsquo;agriculture et les agriculteurs sont encore réels, et qu&rsquo;un pays comme le nôtre n&rsquo;existe pas sans la réalité respectée des paysans.</span><br />
<span style="color: #000000;">Qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de confier l&rsquo;agriculture non plus à des banquiers européens, à des faiseurs de règlements affolés et affolants. Ni à des écologistes urbains qui croient utile de se transplanter dans des campagnes dont ils méprisent la vie, les travailleurs et les plus nourriciers d&rsquo;entre eux, surtout.</span><br />
<span style="color: #000000;">Il serait temps aussi que la gauche et l&rsquo;extrême-gauche admettent, autant que certains délirants écologistes et certains amateurs du gouvernement et du Parlement, qu&rsquo;un paysan ne s&rsquo;improvise pas plus qu&rsquo;il ne s&rsquo;élimine, qu&rsquo;il doit être défendu: que nos agriculteurs essentiels sont devenus, par des fautes conjuguées et politiciennes, les vrais prolétaires du pays. Qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit plus de les tuer, de les mépriser ou de les ignorer mais de les faire vivre et œuvrer dans leur constante dignité. C&rsquo;est la seule cause qui compte. C&rsquo;est tout le cri de la révolte actuelle. Trop longtemps tue. Et si longtemps tuée !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Hubert Julien-Laferrière : le député écologiste accusé d&#8217;ingérence étrangère</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/societe/hubert-julien-laferriere-le-depute-ecologiste-accuse-dingerence-etrangere/21/11/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Samuel Prévost]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 21:55:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert Julien-Laferrière]]></category>
		<category><![CDATA[Ingérence]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Duthion]]></category>
		<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Talon]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=9501</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 21/11/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/hubert-julien-laferriere-le-depute-ecologiste-accuse-dingerence-etrangere/21/11/2023/">Hubert Julien-Laferrière : le député écologiste accusé d&rsquo;ingérence étrangère</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Soupçonné d’ingérence étrangère dans la politique française, le député écologiste Hubert Julien-Laferrière fait l’objet d’une enquête par le parquet national financier pour trafic d’influence et corruption, après des révélations faites dans la sphère médiatique en février. Les enquêteurs cherchent à déterminer si les prises de position publiques de l’élu, notamment vis-à-vis du gouvernement béninois, résultent de contreparties financières, provenant notamment de pays comme le Qatar.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les</span> <a href="https://www.mediapart.fr/journal/france/280923/un-depute-ecologiste-perquisitionne-l-assemblee-nationale">premiers soupçons</a> <span style="color: #000000;">remontent à février 2022, quand Hubert Julien-Laferrière attire l&rsquo;attention de Jean-Yves Le Drian, alors Ministre de l&rsquo;Europe et des Affaires étrangères, sur la situation de l&rsquo;ancien Premier ministre du</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/tag/kazakhstan/">Kazakhstan</a><span style="color: #000000;">, Karim Massimov, détenu pour haute trahison depuis janvier 2022. À l&rsquo;époque de son arrestation, le pays avait réprimé violemment des manifestations, faisant des centaines de morts et des milliers d&rsquo;arrestations. Le député avait écrit au gouvernement français pour plaider en faveur de Karim Massimov qu&rsquo;il qualifiait de « victime principale » de la répression, mais oubliant rapidement les nombreux actes de torture signalés sous son mandat.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/societe/jo-2024-la-france-ciblee-par-une-campagne-de-desinformation-liee-a-lazerbaidjan/18/11/2023/">JO 2024 : la France ciblée par une campagne de désinformation liée à l’Azerbaïdjan</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans le cadre de l’organisation de la Coupe du Monde de football en 2022, les positions du député avaient également fait parler par leur manque de cohérence avec la ligne sociale et écologiste du parti. Durant l’une de ses interventions, il avait notamment pris la défense de l’émirat du <a href="https://www.billetdefrance.fr/tag/qatar/">Qatar</a>, pays hôte de l&rsquo;événement, en évoquant des « progrès en matière de droits des travailleurs », malgré les critiques sur les conditions de travail et les droits de l&rsquo;homme émises par des ONG. Il avait également relativisé le coût écologique de la Coupe du Monde, évoquant celle de 2026 qui serait « davantage une aberration écologique ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En 2021 et 2022, ses prises de position actives concernant deux opposants du président béninois Patrice Talon, condamnés et emprisonnés, avaient conduit 77 députés de la NUPES et de Renaissance à adresser une lettre au président</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/tag/emmanuel-macron/">Emmanuel Macron</a> <span style="color: #000000;">sur son déplacement au Bénin, en juillet 2022. Elle condamnait les « dérives autoritaires du gouvernement ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Sa relation avec le lobbyiste Jean-Pierre Duthion</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Hubert Julien-Laferrière était en contact avec Jean-Pierre Duthion, mis en examen au début du mois d&rsquo;octobre 2023 pour « corruption » et « trafic d&rsquo;influence ». Selon les informations révélées par la presse, le lobbyiste était informé en avance des interventions du député concernant le dossier béninois et suivait de près les manœuvres politiques entourant la visite d’Emmanuel Macron au Bénin en juillet 2022.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/economie/lintelligence-economique-un-outil-de-reconquete-de-la-souverainete-francaise/14/07/2023/">L’intelligence économique, un outil de reconquête de la souveraineté française</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Avec Nabil Ennasri, spécialiste du Qatar et politologue également mis en examen en octobre 2023, ils sont soupçonnés d&rsquo;avoir rémunéré des personnalités publiques, dont Hubert Julien-Laferrière, pour diffuser des “éléments de langage” et mener des campagnes d’influence au profit de clients</span> <a href="https://www.billetdefrance.fr/tag/qatargate/">qataris</a><span style="color: #000000;">, marocains ou bahreïniens. Le député aurait été destinataire de paiements en 2022, provenant supposément de Nabil Ennasri, avec l&rsquo;implication potentielle d&rsquo;une ambassade qatarie et du Comité national des droits de l&rsquo;homme basé à Doha.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les enquêteurs cherchent à déterminer si ces paiements sont liés aux prises de position controversées de Hubert Julien-Laferrière et si la preuve d’une ingérence étrangère dans la sphère politique française est avérée, comme cela a déjà pu se passer auprès du Parlement européen en décembre dernier.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_9701" aria-describedby="caption-attachment-9701" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-large wp-image-9701" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/Hubert-Julien-Laferriere.png?resize=640%2C453&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="453" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/Hubert-Julien-Laferriere.png?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/Hubert-Julien-Laferriere.png?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/Hubert-Julien-Laferriere.png?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/Hubert-Julien-Laferriere.png?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/Hubert-Julien-Laferriere.png?resize=2048%2C1448&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/Hubert-Julien-Laferriere.png?w=1280&amp;ssl=1 1280w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2023/11/Hubert-Julien-Laferriere.png?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-9701" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Les réseaux d&rsquo;influence du député écologiste Hubert Julien-Laferrière, soupçonné d&rsquo;ingérence étrangère. ©Billet de France</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Déclin français : jusqu&#8217;où va-t-on encore descendre ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/declin-francais-jusquou-va-t-on-encore-descendre/30/03/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Mar 2023 21:02:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[BlackRock]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[McKinsey]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 30/03/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/declin-francais-jusquou-va-t-on-encore-descendre/30/03/2023/">Déclin français : jusqu&rsquo;où va-t-on encore descendre ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>Crise économique, crise migratoire, crise des valeurs, la France est en déclin. La crise de la réforme retraites n&rsquo;est qu&rsquo;une surinfection d&rsquo;une plaie déjà existante et profonde.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Les Français, dans leur immense majorité savent, au fond d’eux-mêmes, qu’il faudra modifier le système de retraite et allonger l’âge où l’on se retire de la population active. Ils savent que l’allongement de la durée de vie, de manière homothétique, proportionnelle, augmente la nécessité de travailler plus longtemps. Dans leur refus catégorique et global de la réforme, concoctée par les gestionnaires gouvernementaux, ils rejettent tout autre chose. Leur révolte s’adresse à un système et surtout au personnage qui l’incarne.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Emmanuel Macron, le fossoyeur</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En 6 ans, il a laminé la puissance française. Il a élargi les lèvres des blessures infligées, déjà, par ses deux prédécesseurs, mais pire, il a ouvert d’autres plaies, commettant faute sur faute et erreur après erreur. Ce fidèle du capitalisme étatsunien, ne pouvait que dégrader toute idée de Patrie, de grandeur et de vertu. Son but était d’offrir une population qu’il aurait décérébrée et dénaturée, à titre d’exemple catalyseur, à un dispositif étranger, centralisé et déjà totalitaire. Il y a du nihilisme dans cette pensée. <strong>« </strong><em>Le nihilisme est non seulement la croyance que tout mérite de périr, mais qu’il faut détruire</em> » écrivait Nietzsche. Le peuple lui-même, n’étant dans son idée, qu’une masse, une glaise, que l’on peut modeler dans la forme souhaitée. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Ce mépris de la France dans sa nature profonde, est devenu insupportable au peuple français qui a fini par comprendre que son existence était en jeu. L’agitation autour des retraites est à la fois exemplaire de ses souhaits, mais aussi, de l’expression d’une nation rétive. Au début, souvenez-vous, il s’agissait de mettre progressivement à terre, le principe de la retraite par répartition, où s’expriment concrètement la solidarité et la fraternité du peuple français. L’énorme fonds de pension américain BlackRock s’était proposé de gérer le futur système&#8230;Il s’agissait de confier l’intimité des Français au plus grand gestionnaire d’actifs au monde, disposant d’environ 6.500 milliards de dollars.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Larry Fink, le président de ce gigantesque outil capitaliste étatsunien, a été reçu à l’Elysée et à Matignon dès juin 2017, avant même que les représentants de l’Association française de gestion des actifs (AFG), n&rsquo;y soient conviés. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est ensuite rendu aux États-Unis pour, à nouveau, le rencontrer. Le 26 octobre 2017, le président et son gouvernement ont reçu solennellement les dirigeants de BlackRock. Le ton était donné ! Des freins divers ayant empêché que le projet de destruction du système traditionnel de retraites n’aboutisse, le chef de l’État actuel s’est rabattu sur une société de contrôle américaine, à la réputation sulfureuse, impliquée dans de nombreux scandales par le monde, McKinsey.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">McKinsey, la société de conseils opaque</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Cette firme étatsunienne a mené de soi-disant expertises, que l’administration nationale, disposant de services de vérification, de contrôle et de proposition beaucoup plus honnêtes et efficaces, aurait conduites et même avait conduites, sans que ce travail eut engagé un centime de plus des finances publiques. Précisons que les relations entre BlackRock et McKinsey sont étroites. Ainsi l’ancienne représentante de McKinsey à Londres, Sandy Boss, est à la tête de l’engagement actionnarial de BlackRock. Cette bizarrerie relationnelle n’était, en fait, qu’une confirmation de l’attachement washingtonnien du président actuel. Rappelons-nous qu’à l’époque où, venu de la banque Rothschild, il devenait ministre des finances, il cédait la partie énergie d’Alstom, un de nos fleurons industriels, à la société étasunienne General Electric.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il offrait donc, à un évident impérialisme étranger, une autorité sur notre filière nucléaire. Les Français ont engrangé ces informations au fil de l’actualité. Pour la plupart ils n’ont pas analysé les faits, mais ils ont parfaitement compris que la France n’était pas défendue par le plus haut responsable politique du pays. D’autres turpitudes se sont amoncelées n’entraînant aucune conséquence pour les responsables. Il y eut la débâcle sanitaire, lors de la période COVID, mettant en lumière un étrange partenariat avec les firmes pharmaceutiques américaines où exerce M. von der Leyen, le mari de ce personnage, non élu, qui au nom de l’UE voudrait décider de tout à notre place.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le reniement français</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Il y eut l’idée de partager le siège permanent de la France au conseil de sécurité des nations unies avec l’Allemagne, puis de le remettre à l’UE. Il y eut les mensonges sécuritaires et l’acceptation d’une immigration massive et la condamnation de l’expression « grand remplacement ». C’était logique, pour lui, ni l’histoire, ni la culture françaises n’existent. Il l’a dit et il a même condamné son propre pays pour crime contre l’humanité. Il a d’ailleurs, pour continuer sans doute à banaliser le pays à la tête duquel il a été mis, ruiné nos relations avec les pays africains francophones. Ils représentaient pourtant un sérieux atout de notre dimension mondiale. Dans la même veine, il a offensé la langue française en violant l’article 2 de la Constitution, s’exprimant, dès qu’il le pouvait, dans la langue anglosaxonne ou encore, en contribuant à dénaturer l’Organisation Mondiale de la Francophonie en promouvant la candidature à sa présidence, d’une rwandaise anti-française.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il a disloqué le corps préfectoral et surtout le corps diplomatique sur lequel repose encore notre action politique dans le monde&#8230;Mettant un indigéniste au ministère de l’Éducation Nationale, il a ainsi confirmé que la formation des générations futures, ne devait pas chercher l’excellence, mais plutôt la massification. Pour complaire à l’Allemagne il a longtemps abondé dans l’opprobre gauchiste sur notre filière nucléaire. Elle brillait pourtant et s’avérait un des piliers de notre puissance. Sans réflexion géopolitique, il nous a entraîné à la suite des États-Unis et de l’OTAN, dans le soutien à l’Ukraine, un pays corrompu où nous n’avons aucun intérêt. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il a réussi ainsi à dénaturer notre dissuasion nucléaire. La seule raison invoquée fut la défense du Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, droit par ailleurs refusé aux populations russes et russophones de Crimée et du Donbas, mais hier accordé aux musulmans du Kosovo, terre d’origine des Serbes. Il ne faut donc pas s’étonner du rejet populaire de ce projet de loi, même si le Parlement l’a adopté. L’âge de départ à la retraite, n’est que le prétexte immédiat, un motif offert, pour rassembler tous les mécontentements.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un avenir difficile</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Dire que l’on ne veut pas travailler « plus » est une affirmation synthétique. En réalité, les Français préciseraient volontiers « dans les conditions actuelles ». L’action étatique ne leur promet aucun enthousiasme. Elle est banalement technocratique et gestionnaire. Ils ne trouvent de ferveur commune que dans quelques brillantes équipes sportives ; bien piètre succédané. Il n’existe aucune incitation pour les fédérer, aucun but transcendant, aucun objectif national qui encouragerait à s’investir collectivement. Notre peuple a besoin d’orgueil et de rêve. Il faut malheureusement constater que l’UE n’est que le songe d’une minorité et le cauchemar de beaucoup. Il est manifeste, aussi, que mener la politique de minorités extrémistes ou délirantes, finit par contrevenir aux idées de l’immense majorité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le peuple est malheureux et il cherchera de plus en plus un refuge dans des mirages. Particulièrement solide, il est difficile à manipuler longtemps. Le président actuel s’est déjà heurté au rejet de son attitude et de sa politique. Ainsi déjà, les Gilets jaunes se sont levés, au motif de contester l’augmentation des prix des carburants. La spontanéité du mouvement et son absence de structure, confirment que cette révolte allait bien au delà de ce qui n’était qu’un prétexte. Les Français commençaient à comprendre la manipulation dont ils avaient été victimes lors des élections présidentielles. Désormais, ils ont parfaitement compris les objectifs des barons qui les gouvernent. Je ne suis pas un procureur; je suis un simple citoyen pour le moins inquiet de ce qu’il constate et anxieux pour l’avenir de son pays.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>France &#8211; Kazakhstan : les réseaux d’influence de l’homme d’affaires controversé Moukhtar Abliazov</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-les-reseaux-dinfluence-de-lhomme-daffaires-controverse-moukthar-abliazov/28/11/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 21:06:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Influence]]></category>
		<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Moukhtar Abliazov]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 28/11/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-les-reseaux-dinfluence-de-lhomme-daffaires-controverse-moukthar-abliazov/28/11/2022/">France &#8211; Kazakhstan : les réseaux d’influence de l’homme d’affaires controversé Moukhtar Abliazov</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le Kazakhstan accuse l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Moukhtar Abliazov, réfugié en France, de détournement de plusieurs milliards de dollars. Un dossier particulièrement sensible tant les réseaux d&rsquo;influence de l&rsquo;ancien président de la BTAbank sont vastes.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le président de la République du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev s&rsquo;entretiendra à l&rsquo;Élysée le 29 novembre avec Emmanuel Macron. Un échange qui devrait être marqué par un sujet épineux : celui de Moukhtar Abliazov, homme d&rsquo;affaires kazakhstanais réfugié en France, accusé par Astana d&rsquo;avoir détourné pas moins de 7 milliards de dollars. A l&rsquo;heure où les deux pays souhaitent resserrer leur partenariat stratégique, l&rsquo;affaire de cet oligarque les complexifie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un réseau d&rsquo;influence international</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Condamné judiciairement par plusieurs pays dont le Royaume-Uni, les États-Unis ou encore l&rsquo;Ukraine, Moukhtar Abliazov jouit toujours du statut de réfugié politique en France. L&rsquo;homme d&rsquo;affaires kazakhstanais peut compter sur un important réseau de soutien politique au parlement européen grâce à l&rsquo;ONG controversée Open Dialogue Fondation (ODF) dirigée par l&rsquo;Ukrainienne Lyudmyla Kozlovska.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-un-partenariat-strategique-entache-par-une-polemique/28/10/2022/">France – Kazakhstan : un partenariat stratégique entaché par une polémique</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Expulsée de Pologne où elle est réfugiée depuis 2008, son ONG mène un important travail d&rsquo;influence pour défendre à Bruxelles la cause d&rsquo;Abliazov et d&rsquo;autres personnalités poursuivies dans leur pays pour criminalité financière. Depuis quelques années, certains députés européens n&rsquo;hésitent pas à soutenir l&rsquo;ODF voire à s&rsquo;afficher publiquement avec Moukhtar Abliazov. Ses liens avec certains acteurs médiatiques et acteurs politiques kazakhstanais et français méritent d&rsquo;y prêter attention.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-les-reseaux-dinfluence-de-lhomme-daffaires-controverse-moukthar-abliazov/28/11/2022/">France &#8211; Kazakhstan : les réseaux d’influence de l’homme d’affaires controversé Moukhtar Abliazov</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<item>
		<title>France – Kazakhstan : un partenariat stratégique entaché par une polémique</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-un-partenariat-strategique-entache-par-une-polemique/28/10/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 16:53:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kassym-Jomart Tokaïev]]></category>
		<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Moukhtar Abliazov]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[Partenariat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=8321</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 28/10/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-un-partenariat-strategique-entache-par-une-polemique/28/10/2022/">France – Kazakhstan : un partenariat stratégique entaché par une polémique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le président de la République du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev sera en visite en France d’ici le début du mois de décembre, un prélude au resserrement des relations bilatérales entre la France et le Kazakhstan. Particulièrement intégré à la sphère d’influence russe, le pays cherche à diversifier ses partenariats. Mais l’affaire de l’oligarque kazakhstanais Moukthar Abliazov, accusé d’avoir détourné plusieurs milliards de dollars dans son pays, condamné au Royaume-Uni et réfugié en France, complexifie les liens stratégiques entre Paris et Astana.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">La France est le troisième investisseur étranger au Kazakhstan tandis qu’Astana est le premier partenaire commercial de Paris en Asie centrale. La France fit partie des premiers États à reconnaître l’indépendance de cette ex-république socialiste soviétique en décembre 1991. Établies le 25 janvier 1992, les relations bilatérales entre Paris et Astana ont fêté en 2022 leur 30ème anniversaire. Elles se sont concrétisées par la signature d’un partenariat stratégique en 2008. Depuis cette date, six visites présidentielles ont eu lieu (4 à Paris et 2 à Astana) tandis que le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est rendu sur place en juillet 2019.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Selon le ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan, Moukhtar Tléouberdi, les relations entre Paris et Astana « ont atteint un très haut niveau de compréhension mutuelle et de confiance ». Il a notamment salué la décision de la France de soutenir la candidature de son pays à présider l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 2010. Le Kazakhstan est ainsi devenu le premier pays ex-soviétique à accéder à la présidence d’une telle organisation lui permettant de renforcer considérablement son poids politique sur la scène internationale. Pour les années 2017-2018, Paris a fait partie des premiers pays à soutenir la candidature d’Astana au poste de membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une relation de proximité</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le partenariat entre la France et le Kazakhstan est dense. Il s’appuie sur deux piliers essentiels : l’énergie et l’industrie. En 2019, les importations en provenance du Kazakhstan représentent plus de 3 milliards d’euros, d’après les douanes françaises. L’énergie domine les échanges, qui se composent à plus de 90 % d’hydrocarbures. Le Kazakhstan dispose d’importantes ressources naturelles comme le titane, l’or ou encore l’Uranium dont il assure 40 % de la production mondiale. Cette dernière matière est un élément constitutif de la souveraineté française, essentiel pour le bon fonctionnement de ses centrales nucléaires.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La présence économique française s’est diversifiée à d’autres secteurs. Près de 170 entreprises tricolores sont présentes sur le territoire, dont de grands noms (Total, Orano ou encore Danone). Installé depuis 2018, Leroy Merlin prévoit d’ouvrir plusieurs dizaines de magasins dans tout le pays à l’horizon 2030-2035. En 2020 le groupe industriel français Saint-Gobain s’est lui aussi installé sur le territoire. Décathlon y a ouvert son premier espace de vente la même année. En 2021, l’entreprise Aéroports de Paris (ADP), est parvenue à acquérir l’aéroport d’Almaty, la capitale économique du pays, via sa filiale turque TAV Airports. C’est dans cette dernière ville que sont principalement concentrées les entreprises tricolores.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un partenariat tourné vers l’avenir</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Ces investissements permettent au Kazakhstan de diversifier ses sources de revenus principalement tournées vers les hydrocarbures où il puisait encore 20 % de son produit intérieur brut (PIB) et 60 % de ses exportations en 2018. L’objectif d’Astana est de réduire sa dépendance des cours du pétrole, moderniser ses infrastructures et développer le secteur social. Selon Moukhtar Tléouberdi, trois domaines prioritaires ont été retenus : l’agriculture, la digitalisation et les énergies alternatives. « La France est un acteur sérieux sur la scène européenne, à la pointe de ces industries. » reconnaît-il. Un objectif ambitieux qui correspond à la volonté de ce pays de faire partie des 30 premières puissances économiques mondiales d’ici 2050.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le 12 mai 2021, un accord de coopération mutuelle est signé entre l’Agence française de développement (AFD) et le ministère de l’Économie de la république du Kazakhstan. Il prévoit une série d’accords dans des domaines tels que l’hydroélectricité, l’agriculture ou encore la protection de l’environnement conformément à la mise en œuvre de la stratégie 2050 du pays. Astana prévoit également la construction de nouvelles tranches de réacteurs nucléaires. La technologie française serait envisagée, face aux coréens, aux Chinois et aux Russes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La venue du président de la République du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev en France, fin novembre, devrait permettre de pérenniser les efforts diplomatiques et économiques de son pays, soucieux de prendre de la distance avec son voisin russe, dont il ne soutient pas l’action en Ukraine. Il a par ailleurs annoncé en juin 2022 qu’il ne reconnaîtrait pas les territoires officiellement rattachés par la Fédération de Russie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un contexte judiciaire sensible</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Malgré la coopération étroite entre la France et le Kazakhstan, la figure du kazakhstanais Moukhtar Abliazov reste un point de tension entre les deux pays. Homme d’affaires et homme politique, l’ancien président du conseil d’administration de la banque BTA est accusé d’avoir détourné 7,5 milliards d’euros et d’avoir commandité le meurtre de son ancien associé. Inquiété par la justice, il fuit son pays et obtient l’asile politique au Royaume-Uni en 2011. Il est de nouveau condamné en 2012 outre-Manche pour outrage à magistrat après avoir dissimulé une partie de ses biens. Il fait l’objet de 7 actions en justice sur le territoire anglais. Selon la justice britannique, Moukhtar Abliazov aurait créé jusqu’à un millier de sociétés-écrans dont il serait in-fine le bénéficiaire. Depuis, la question de son extradition en Grande-Bretagne est devenue une affaire politique soutenue par plusieurs parlementaires.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’oligarque est également recherché par la Russie qui a lancé un mandat d’arrêt relayé par Interpol. Grâce à divers montages financiers, il est accusé d’avoir commis des malversations financières sur le sol russe équivalent à plusieurs milliards de dollars. Il est également recherché en Ukraine pour les mêmes motifs. Pas moins de 11 chefs d’inculpations sont retenus contre lui par les autorités kazakhstanaises, russes et ukrainiennes. Fuyant le Royaume-Uni, il est arrêté dans le sud de la France en juillet 2013, après 18 mois de cavale. La justice française autorise en janvier 2014 l’extradition de l’homme d’affaires en Russie. Une décision confirmée par la Cour de cassation en mars 2015, mais annulée par le Conseil d’État en décembre 2016 estimant que celle-ci était demandée dans un but politique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un réfugié politique aux multiples réseaux</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Moukhtar Abliazov obtient alors le statut de réfugié politique par la Cour national du droit d’asile (CNDA). Arrêté de nouveau par la police française pour « abus de confiance aggravé et blanchiment aggravé », la cour d’appel de Paris estime en janvier 2022 que les faits de détournements d’argent sont prescrits. Un pourvoi en cassation est en cours à ce sujet. A noter qu’il fait aussi l’objet d’une procédure judiciaire aux Etats-Unis. L’affaire est résolument internationale et fait intervenir aussi bien des acteurs étatiques que des ONG. Moukhtar Abliazov n’est pas un réfugié isolé, comme l’Open Dialogue Foundation qui le défend. Créée en Pologne par la militante ukrainienne, Lyudmyla Kozlovska, en 2009, l’ONG se fixe pour objectif de protéger les droits de l’homme, de défendre la démocratie et l’État de droit dans les pays de l’ancien espace soviétique. L’organisation est visée par plusieurs enquêtes, notamment en Moldavie où l’ONG est soupçonnée de malversations financières. Elle est par ailleurs liée à la galaxie d’ONG de l’Open Society du milliardaire George Soros.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LIRE AUSSI →&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-les-reseaux-dinfluence-de-lhomme-daffaires-controverse-moukthar-abliazov/28/11/2022/">France – Kazakhstan : les réseaux d’influence de l’homme d’affaires controversé Moukthar Abliazov</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ses principales activités se concentrent sur la défense de personnalités considérées comme étant victimes de répression dans leur pays d’origine. Dans la liste de personnes défendues figure Aslan Gagiyev, Viaceslav Platon mais aussi Moukhtar Abliazov. Tous ont un point en commun : être accusé de corruption ou de blanchiment d’argent voire de complicité de meurtre. La ressortissante kazakhstanaise Botogoz Jardemalie, ancienne membre de la direction de la banque BTA et autrefois principale collaboratrice d’Abliazov y figure également parmi les personnalités défendues. </span><span style="color: #000000;">Nul doute que la question figurera dans les échanges entre le président de la République, Emmanuel Macron, et son homologue kazakhstanais lors de leur prochaine entrevue à la fin du mois.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/france-kazakhstan-un-partenariat-strategique-entache-par-une-polemique/28/10/2022/">France – Kazakhstan : un partenariat stratégique entaché par une polémique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Ukraine : une fête d&#8217;indépendance sous haute tension</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/monde/ukraine-une-fete-dindependance-sous-haute-tension/24/08/2022/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/monde/ukraine-une-fete-dindependance-sous-haute-tension/24/08/2022/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles de Blondin et Pierre d'Herbès]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 21:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Blondin]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Kiev]]></category>
		<category><![CDATA[Marioupol]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre d’Herbès]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Voloymyr Zelensky]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 24/08/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/monde/ukraine-une-fete-dindependance-sous-haute-tension/24/08/2022/">Ukraine : une fête d&rsquo;indépendance sous haute tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Alors que l&rsquo;Ukraine fête son indépendance ce 24 août, les rassemblements ont été interdits. Les autorités craignent un regain offensif des forces russes sur le territoire cette semaine.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le 24 août, l&rsquo;Ukraine célèbre sa fête nationale, 31 ans après son indépendance de l&rsquo;URSS. Cette date correspond également au début de l&rsquo;invasion russe débutée il y a 6 mois sur le territoire ukrainien.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Vers une intensification des bombardements&nbsp;? </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Les autorités ukrainiennes ont annoncé en début de semaine craindre une intensification des attaques russes sur le territoire. « <em>Nous devons être conscients que, cette semaine, la Russie pourrait essayer de faire quelque chose de particulièrement odieux, quelque chose de particulièrement cruel</em>. » a annoncé le président Ukrainien, Voloymyr Zelensky dans un discours samedi soir.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Alors que le 23 et 24 août, le gouvernement a interdit tout célébration afin d&rsquo;éviter de potentiels risques pour la population, l&rsquo;ambassade américaine a appelé ses ressortissants à quitter immédiatement le pays « <em>en utilisant les moyens de transport terrestres privés disponibles si cela est possible sans danger</em> ». Selon les renseignements américains, la Russie devrait « <em>intensifier ses efforts pour lancer des frappes contre les infrastructures civiles et les installations gouvernementales de l&rsquo;Ukraine dans les prochains jours.</em> »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Même si la&nbsp; physionomie du théâtre d’opérations ne laisse guère présager une&nbsp; offensive massive des russes, des bombardements ayant occasionnés des pertes civiles ont été signalées par Kiev. Selon le président Zelensky, une gare ferroviaire aurait été frappée dans la région de Dniepropetrovsk, entrainant la mort d’au moins 22 personnes et une cinquantaine de blessés. Alors même que le Premier ministre britannique, Boris Johnson est en visite surprise dans la capitale pour le jour de l’indépendance.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Procès à Marioupol </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Simultanément, la télévision russe diffusait des images susceptibles d&rsquo;indiquer la tenue d&rsquo;un procès à Marioupol ces jours-ci. Moscou souhaite juger les « criminels nazis » de l&rsquo;organisation Azov capturés dans l&rsquo;usine Azovstal. Qualifié de « méprisable » par le président Ukrainien, ce procès constituerait une ligne rouge dans les processus de négociation. « <em>Si ce procès méprisable a lieu, si nos compatriotes sont amenés dans ces lieux en violation de tous les accords, de toutes les règles internationales, il y aura des abus. Ce sera la ligne au-delà de laquelle aucune négociation ne sera possible. La Russie se coupera des négociations. Il n&rsquo;y aura plus de dialogue</em> », a prévenu Voloymyr Zelensky.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_8019" aria-describedby="caption-attachment-8019" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="size-large wp-image-8019" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/08/processed-47b79ce1-ded3-4684-9467-5f6319298485_2uNjPgH3.jpeg?resize=640%2C361&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="361" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/08/processed-47b79ce1-ded3-4684-9467-5f6319298485_2uNjPgH3-scaled.jpeg?resize=1024%2C577&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/08/processed-47b79ce1-ded3-4684-9467-5f6319298485_2uNjPgH3-scaled.jpeg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/08/processed-47b79ce1-ded3-4684-9467-5f6319298485_2uNjPgH3-scaled.jpeg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/08/processed-47b79ce1-ded3-4684-9467-5f6319298485_2uNjPgH3-scaled.jpeg?resize=1536%2C865&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/08/processed-47b79ce1-ded3-4684-9467-5f6319298485_2uNjPgH3-scaled.jpeg?resize=2048%2C1153&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/08/processed-47b79ce1-ded3-4684-9467-5f6319298485_2uNjPgH3-scaled.jpeg?w=1280&amp;ssl=1 1280w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2022/08/processed-47b79ce1-ded3-4684-9467-5f6319298485_2uNjPgH3-scaled.jpeg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-8019" class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Une affiche appelant à la libération des combattants d&rsquo;Azovstal est placardée en face de l&rsquo;exposition des blindés détruits. ©Charles de Blondin</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dans son discours de la fête du drapeau mardi, le président a réaffirmé sa volonté de voir flotter les couleurs nationales sur l&rsquo;ensemble du territoire y compris la Crimée. Le lendemain, jour de la fête nationale,&nbsp;il a rappelé que l&rsquo;Ukraine se battra « <em>jusqu’au bout</em> »&nbsp;sans « <em>aucune concession ni compromis</em> » avec la Russie. Dans le même temps, une banderole appelle à la libération sans condition de ces prisonniers de guerre sur l&rsquo;avenue Khreschatyk dans le centre-ville de Kiev. Sur cette avenue, des dizaines de blindés russes de tous types, détruits et récupérés à l’ennemi, ont été installés afin de servir de trophées. Une démonstration de force destinée à faire valoir la détermination du président face à la Russie, sûr de son soutien des pays occidentaux.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans un message vidéo diffusé mardi, le président français a exprimé sa volonté de soutenir l’Ukraine dans la durée et a rappelé son souhait de défendre la souveraineté de l’Ukraine. Le même jour, Emmanuel Macron interpellait son homologue russe dans le but de planifier une rencontre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au sujet de la centrale Zaporija. La Russie et l’Ukraine s’accusent mutuellement de bombardement sur cette installation critique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Guerre en Ukraine : vers un coup d’arrêt de l’hégémonie américaine ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/guerre-en-ukraine-vers-un-coup-darret-de-lhegemonie-americaine/04/04/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2022 22:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Joe Biden]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7488</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/04/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/guerre-en-ukraine-vers-un-coup-darret-de-lhegemonie-americaine/04/04/2022/">Guerre en Ukraine : vers un coup d’arrêt de l’hégémonie américaine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Depuis 2014, et en dépit des avertissements de la Russie et d’autres pays sur le risque de conflit, les Européens ont mal&nbsp;</strong><b>analysé la situation.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Poursuivant le barrage otanien de la Russie, les États-Unis ont suscité la demande d’adhésion de l’Ukraine. Il est évident que la Russie ne pouvait admettre l’incorporation de ce pays dans l’OTAN. Le gouvernement de Moscou aurait non seulement été totalement cerné par une organisation qui lui est hostile, avis partagé par les Russes du Donbass qui souhaitent conserver leur relation privilégiée avec la Russie. Le gouvernement de Kiev était d’ailleurs sur le point de lancer une offensive pour les soumettre et, en février, avait massé ses troupes face à ce territoire. Il y avait donc urgence pour Moscou d’agir. Washington souhaitait cette « opération militaire spéciale ». Elle allait permettre à la fois de prouver la dangerosité de la Russie, de consolider le lien de subordination des Européens et affaiblir économiquement la Russie puis l&rsquo;Europe au profit des États-Unis.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">L&rsquo;objectif russe</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Au bilan provisoire, l’armée russe ne permettant pas l’occupation de l’ensemble du terrain adverse, s’est trouvée confrontée à la difficulté de faire plier immédiatement le gouvernement ukrainien soutenu par ses alliés. Compte tenu de ses effectifs limités, ses chefs n’avaient aucunement l’intention d’occuper la totalité du territoire ukrainien mais bien de provoquer une remise à plat de la politique de l’Ukraine en isolant les principaux centres urbains, dont Kiev, capitale historique des deux pays, et en détruisant les sites stratégiques. Méconnaissant l’âme slave, les « Occidentaux », ne pouvant pas intervenir militairement au risque d’un conflit majeur, ont pris toutes sortes de sanctions contre Moscou pour affaiblir l’économie du pays. Désormais, l’Ukraine sera vraisemblablement finlandisée, la Crimée sera admise comme telle et les deux républiques du Donbass seront reconnues. Au bilan, les Russes auront gagné.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une guerre déjà remportée ?</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Poussés vers les Chinois, ils s’échapperont de l’impérialisme du dollar et entraîneront probablement avec eux des pays pesant économiquement. Ces pays émergents auront compris leur vulnérabilité lors de la neutralisation des fonds de la banque centrale russe. Les réserves russes en dollars sont tombées à moins de 50% et avec la Chine, la Russie achète massivement de l’or. Incidemment, remarquons que le groupe Wagner au Mali se fait rétribuer par l’octroi de concessions aurifères. Le monopole anglo-saxon dans la gestion monétaire et financière mondiale cessera, ce qui nuira largement à la puissance américaine. L’OTAN subira un échec, mais survivra car les États-Unis en ont besoin et certains pays européens y croiront encore ; mais jusqu’à quand ? Quant aux gouvernements des principales puissances européennes, peut-être réaliseront-ils les dangers que le suivisme américain leur fait courir.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous avons, notamment pu constater que le gaz russe était indispensable à l’Allemagne et à quelques autres, et que les échanges commerciaux avec la Russie étaient loin d’être négligeables. L’importance de la Russie, dans nos échanges est telle, qu’aucune ambassade « occidentale » à Moscou n’a été fermée ou l’ambassadeur rappelé.&nbsp;En Ukraine, si nous faisons abstraction des sites stratégiques détruits, le pays continue à vivre tant bien que mal. Les voitures circulent, les commerces fonctionnent, les gens vaquent à leurs occupations. Et la France dans cette affaire ? Nous avons bien vu que certaines entreprises rechignaient, à juste titre, à quitter la Russie et que le chef de l’État (d’autres auraient fait de même) continuait fort justement à parler avec M. Poutine.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Vers un retour aux États-Nations</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">D’ores et déjà, il est évident que le retour aux États-Nations est devenu une nécessité. Observons, incidemment, le paradoxe de ces européistes actuellement au pouvoir, qui encouragent le renforcement du nationalisme ukrainien… La protection des entreprises et l’indépendance dans tous les domaines stratégiques, dont au premier chef dans les aspects strictement militaires, viennent de recevoir une seconde preuve de leur pertinence après les errements de la lutte contre le Covid-19. La France devra donc au plus vite se retirer du commandement militaire intégré de l’OTAN, organisme devenu incertain et dangereux, comme l’avait fait le général de Gaulle en 1966, et réfléchir aux modalités d’une possible coopération future avec l’Alliance Atlantique. Elle devra également récuser le système européen actuel dans sa dérive fédéraliste initiée avec le traité de Lisbonne et privilégier, dans un cadre général, de nations souveraines, des relations bi ou multilatérales avec des partenaires qui souhaiteront ces relations.</span><br />
<span style="color: #000000;">Et si cette crise était une chance pour la France ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>La France macronienne : une nation Potemkine</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/la-france-macronienne-une-nation-potemkine/24/03/2022/</link>
					<comments>https://www.billetdefrance.fr/opinions/la-france-macronienne-une-nation-potemkine/24/03/2022/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 23:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielles]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Village Potemkine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7448</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 24/03/2022</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>L’histoire retient qu’en 1787, voyageant en Crimée, Catherine II de Russie aurait eu la chance de voir de fabuleux villages ornés de façades d’une beauté indescriptible. Ces « villages Potemkine » auraient été édifiés un peu plus tôt par le ministre russe du même nom afin de faire croire à l’Impératrice qu’elle gouvernait un pays prospère et flamboyant. La farce, toutefois, se déroulait derrière les façades de carton-pâte de ces palais merveilleux qui, tenant à peine debout, cachaient la misère et la pauvreté des populations russophones.</strong></span></p>
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<p><span style="color: #000000;">Quelques siècles plus tard, le « projet Potemkine » fut réinstitué par un parvenu de la politique ; Emmanuel Macron. Ici ce n’est pas au souverain que l’on cache la misère qu’il ne pourrait supporter, mais bien le souverain qui dissimule celle qu’il ne saurait voir. Déclarant jusqu’à plus soif « tout assumer », le huitième président de la Vème République se garde bien d’affronter en face à face son bilan innommable. A ce titre, il cultive depuis plusieurs semaines une politique de l’évitement, refusant de débattre et se complaisant dans l’oubli, seul moyen d’accéder à nouveau à la magistrature suprême. Retenant la sentence de Voltaire qui affirmait que « La politique est le moyen pour les hommes sans principes de diriger des hommes sans mémoire », Emmanuel Macron fait le mort, et le pire c’est que cela fonctionne.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le peuple français, éternel corps romantique, pleure la guerre fratricide ukraino-russe et va jusqu’à oublier que durant cinq ans il a été insulté, réprimé, sommé de se taire et affamé. Une portion réduite de ce peuple, toutefois, se souvient et refuse de se taire. Le président de la République est, à l’instar des rois capétiens, débiteur de justice. Vient pour le peuple le moment de liquider la dette. Cette dette sera partiellement liquidée au fil de cet article, servant de recensement des dettes exigibles au travers de la visite de la nation Potemkine laissée par le président Macron.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;">Douce France</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Au sein de la nation Potemkine, il y avait un village qui s’appelait « Douce France », ce village était admirable en tout, ses rues étaient merveilleuses, propres et clames. La population était agréable et tolérante, les services publics fonctionnaient et le maire était un homme aimable et respectueux. C’est du moins ce que croyait une catégorie sociologique bien particulière du nom de boomers. Ce sont eux qui voulurent, en 2017, avoir un maire jeune, ce sont eux qui en 2022 veulent avoir un maire chef de guerre. Mais au-delà des façades filmées sous leurs meilleurs angles par quelques médias, le village tombait en ruine. Certains se demandaient même s’il existait encore.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Douce France possédait une Mairie. Elle était dirigée par un homme sans étiquette, « ni de gauche, ni de droite » mais cumulant le pire des deux influences politiques. Cet homme vénéré par une partie de la population n’avait plus de tête. Il s’était en effet évertué à détruire sa carrure politique en perdant peu à peu sa dignité. La source de ce manque de dignité était la démission du général d’armée Pierre de Villiers de la caserne de Douce France, première dans l’histoire de notre République. Vient ensuite l’affaire des transsexuels de la fête de la musique, celle du collé-serré avec deux jeunes délinquants ébènes dans nos charmantes îles, la libération calamiteuse de Sophie Pétronin, la vidéo avec McFly et Carlito, l’affaire de la claque, la démission du général d’armée François Lecointre etc&#8230;</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Personnellement humilié, il décida de transférer cet état de disgrâce sur ses administrés qui étaient selon ses propres mots des « Gaulois réfractaires au changement », « lépreux » incapables de se « payer un costard » ou même « de traverser la rue » pour trouver un emploi. Ces monstres qui ont commis un « crime contre l’humanité » en Algérie, n’étaient pour lui que des « illettrés » ou des mafieux en puissance coûtant « un pognon de dingue » et bons à « emmerder ». Il essaya de se débarrasser du Tromelin, de la Guadeloupe, de la Corse, de la Nouvelle-Calédonie, à chaque fois sans succès. Voyant la « société se radicaliser progressivement », le maire de Douce France n’hésitera pas à diviser la population et le cas échéant à faire tirer sur elle engendrant 11 morts et plus de 2 500 blessés au cours de la crise des gilets jaunes.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;">L’Assemblée délibérative</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Douce France possédait aussi une assemblée délibérative. Au sein de cette assemblée, le parti du souverain entra en grande pompe après les élections législatives. Un ami du maire Macron pris la tête de l’institution puis la perdit, sombre histoire de fruits de mer aux frais du contribuable. La présidence fut ensuite récupérée par un autre camarade de monsieur Macron, entaché dans diverses affaires dont celle dite des Mutuelles de Bretagne. Plusieurs proches du maire Macron suivirent le destin du président de l’Assemblée, monsieur Ferrand : Mme Goulard, de Sarnez et Bayrou entres autres. Ce haut lieu de la démocratie fut d’ailleurs pendant cinq ans battu en brèche. Nous pûmes voir par exemple dans une vidéo restée célèbre le président Ferrand adopter un article sanctionné par un avis favorable du gouvernement en matière de bioéthique alors que ce même article avait été rejeté par la députation. Et c’était sans compter la présence de soutiens du maire Macron au sein de l’Assemblée qui surent faire parler d’eux !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">C’est l’affaire El Guerrab, du nom de ce député qui fracassa le crâne de son collègue avec son casque de moto. C’est l’affaire Avia, du nom de cette députée qui mordit son chauffeur de bus et qui était chargée de lutter contre les comportements haineux sur Internet ! Le maire Macron leur demandait d’être « fiers d’être des amateurs », c’est ce qu’ils furent. Ces génies se croyant « trop intelligents, trop subtils et trop techniques » régnaient tels de petits dictateurs en puissance, raillant toute proposition ou critique de l’opposition, allant parfois même jusqu’à l’insulte la plus crasse. Plus calmement, le maire Macron invitait les Français à participer à des messes démocratiques, organisées par des cabinets de conseils américains payés grassement, dont les résultats étaient déterminés par sa personne à l’avance. Parodie d’Ecclésia où le vent se faisait chair.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;">Le conseil municipal</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Douce France était aussi gouvernée par un Conseil municipal dirigé tantôt par Edouard Philippe, semi-tyran à la barde blanche, tantôt par Jean Castex semi-tyran à l’accent fatiguant. Tandis que le premier faisait tirer sur la population en accord avec le maire Macron, le second enferma les Français et leur interdit de skier et de boire un café debout, risques majeurs en cas de pandémie mortelle, nous en conviendrons. Hormis les maîtres de l’exécution nous pûmes contempler le travail de différents ministres, ou plutôt leur absence de travail. Madame Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur a laissé les étudiants se suicider tranquillement pendant la période épidémique sans donner de nouvelles ni vaincre à la racine la précarité. Monsieur Blanquer, son alter-égo, combattait les intrusions russes dans les serveurs informatiques français, intrusions qui n’existaient que dans son esprit et étaient explicables par un phénomène simple : quand tous les enfants de France se connectent à Internet, Internet saute.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Jean Michel Blanquer, le ministre qui annula le baccalauréat (deuxième fois dans l’histoire !), interdit aux élèves de parler breton mais amplifia l’influence de l’arabe, qui nous plaça en mathématiques derrière le Kazakhstan et qui permit à des étudiants de devenir professeurs sans justifier d’aucune aptitude pour l’enseignement. Et c’est sans parler du passe culture de 300€, chèque électoral pour les futurs majeurs qui mit quatre ans avant d’être mis en place et à une époque où les étudiants côtoyaient les sans domiciles fixes aux soupes populaires. Par la suite, nous avons pu observer Bruno Le Maire couler l’économie. Celui qui rêvait de taxer les GAFAM fut dans l’impossibilité de le faire et fit même chuter à 0,50 % le taux du livret A (plus bas taux de son histoire).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nationalisant et rachetant les entreprises que le maire Macron avait revendues en tant que ministre, Bruno Le Maire fut le ministre de la taxation à tout prix. La fraude fiscale et sociale se perpétua comme nous le rappelle le magistrat Charles Prats. La fortune des multimillionnaires se décupla et les SDF qui devaient sortir de la rue en cinq ans se multiplièrent. Le quoi qu’il en coûte engendra un gâchis monétaire urbi et orbi (et est amené à se reproduire dans le cadre de la crise ukrainienne) tandis que les stocks d’or de la Banque de France devaient un temps servir à rembourser la dette africaine.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Et si l’économie se porta mal, l’écologie ne se porta pas mieux. Hulot, l’écologiste possédant neuf véhicules, prit la porte. Barbara Pompili essaya de nous revendre ses éoliennes. Le maire Macron avoua enfin posséder la « foi des nouveaux convertis ». C’est certainement pour cela que ses seules œuvres majeures en matière d’écologie furent de fermer nos centrales nucléaires comme Fessenheim (ne produisant pas de C02), de rejeter systématiquement les propositions de la Convention citoyenne pour le climat et de permettre à Greta Thunberg, la mangeuse de Nutella, de se moquer de l’Assemblée délibérative de la ville…</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;">Le commissariat de police et le palais de justice</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Douce France possède aussi, plus spécifiquement un commissariat de police et un palais de justice. Le commissariat fut dirigé par un vieil homme qui s’illustra en quittant ses fonctions et en affirmant que demain nous vivrons « face à face », puis par un amateur de discothèques considérant que les manifestations raciales d’Assa Traoré dépassaient, au nom de l’émotion, la règle juridique. Enfin le commissariat fut dirigé par un ancien admirateur des œuvres de Maxime Real del Sarte, reconverti en premier flic laxiste de France. Il lutta contre le séparatisme islamique en changeant le nom de sa loi majeure en « projet de loi confortant le respect des principes de la République ». Il lutta contre la drogue en laissant se multiplier les points de deal. Il lutta contre la violence extrême de la société en « se rendant sur place ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Chauffeurs de bus tués, adolescents harcelés à mort, attentats islamistes contre des civils et des forces de l’ordre, règne du déséquilibre, squats festifs, voitures incendiées, feux de forêts criminels, chasses à l’homme, rodéos urbains, conflits entre maghrébins et tchétchènes se réglant à la mosquée, explosion de l’immigration et en même temps refus d’accueillir les véritables réfugiés politiques comme Julian Assange, islamisation de Roubaix et du pays, explosion de la criminalité en province ; un bilan plutôt satisfaisant pour ce pays ne souffrant que d’ « incivilités ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A côté du travail fabuleux de monsieur Darmanin se trouve celui tout aussi stupéfiant de madame Belloubet et de monsieur Dupond-Moretti, les Bisounours de Bourvallais. « La France n’est pas un coupe-gorge » dit l’un pendant que l’autre s’occupait de libérer discrètement des prisonniers lors de la crise du Covid. L’une oublia de déclarer une partie de son patrimoine et donna des téléphones aux prisonniers ; l’autre oublia de déclarer une Maserati et se qualifia de « ministre des détenus » avec qui il jouera au baby-foot après être rentré sous les applaudissements des mêmes détenus. « On ne résout pas tout avec la taule ! » déclarera-t-il tout en défendant plus tard un ancien client face à la haute-chambre de l’Assemblée délibérative.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;">Une voix internationale</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Douce France est un village portant aussi une voix nationale et internationale ! La première voix fut celle de la porte-parole des institutions municipales, Sibeth Ndiaye, femme assumant « parfaitement de mentir pour protéger le président » et mettant la pression aux médias afin qu’aucun mot ne fasse l’objet de « divergences d’interprétation ». Partie depuis, elle a certainement appris depuis comment mettre un masque. La seconde voix fut celle du maire Macron qui représenta pendant cinq ans la Douce France sur la scène internationale. Ce fut l’occasion de se soumettre à Angela Merkel puis à son successeur en fidèle serviteur de l’Union dont le drapeau violera par deux fois l’Arc de triomphe. Ce fut aussi l’occasion de se soumettre à l’Amérique, de Trump en se faisant traiter comme un enfant, puis par celle de Biden en perdant des contrats australiens avec le sourire forcé de l’esclave apprenant à apprécier les techniques de maltraitance de son nouveau propriétaire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Rejetant ses nerfs sur le Royaume-Uni du Brexit, sur la Pologne et la Hongrie anti-LGBT, sur le Brésil de Bolsonaro ou sur le Burkina Faso en se moquant ouvertement de son président, Emmanuel Macron dut subir les foudres de l’ours russe qu’il avait trop provoqué. Le chef de paix devint chef de guerre, Vladimir Poutine ayant rejeté ses avances et ses mensonges à propos de l’établissement d’une paix durable et certaine qu’il aurait conclu avec le président russe. Une semaine plus tard l’invasion commençait. Emmanuel Macron se soumit aussi à l’Algérie, bien sûr, mais aussi au Rwanda, à l’Arabie Saoudite et à la Turquie. Il promit de l’aide au Liban et aux Arméniens, le premier pays coula à cause d’une dette abyssale et d’une guerre civile, le second subit un véritable génocide de la part de l’Azerbaïdjan. Finalement, le seul qui respectait le maire Macron, ce fut décidément Justin Trudeau. En même temps leurs liens étaient nombreux. Tous deux étaient nés dans un milieu francophone qu’ils rêvaient de détruire au profit de l’hégémonie anglo-américaine. Ils étaient des siamois séparés par un océan mais animés par une même passion de destruction.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;">Le monument aux morts</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Douce France accueillait aussi aux abords de&nbsp; son parc un monument aux morts. Le monument aux morts était voué à disparaître, comme la culture française qui n’avait jamais existé. Il fallait absolument « déconstruire notre propre histoire » et détruire cet « art français » que la maire n’avait jamais vu. Cela fut fait en détournant les sommes du loto du patrimoine de Stéphane Bern pour financer l’État mais aussi en détruisant architecturalement l’intérieur du palais de l’Élysée. La langue française était vouée à disparaître sous le langage inclusif et derrière la langue de l’Empire. Emmanuel Macron nommera d’ailleurs Louise Mushikiwabo, une rwandaise, à la tête du secrétariat général de la francophonie, alors même que le pays est anglophone et a refusé de faire enseigner le français dans ses écoles.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La destruction de l’esprit français se poursuivit aussi par la volonté de détruire le corps des préfets, de supprimer l’ENA et de faire de ce pays une start-up nation sclérosée. Start-up nation amusante par ailleurs car la France n’a pas fait durant cinq ans d’avancée majeure en terme d’intelligence artificielle, de réalité virtuelle, ni dans la création d’un cloud européen. Pire, la France fut incapable de créer un vaccin contre le Covid-19 faisant passer l’Institut Pasteur pour une institution du tiers monde. Le tiers monde qui d’ailleurs espionna nos institutions au travers du logiciel espion Pegasus.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;">L&rsquo;Église mal préservée</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Et derrière le parc se trouvait une église. Cette église était bien mal préservée. Abîmée en même temps que Notre-Dame de Paris, Saint-Sulpice et Saint-Pierre-Saint-Paul, elle avait été profanée comme les églises de Saint-Denis et de Rennes-le-Château, la croix abattue par l’extrême gauche comme au pic Saint-Loup. Désirant « réparer le lien qui s’est abîmé entre l’Église et l’Etat », le maire Macron prit sa stalle au Latran et ses insignes honorifiques tout en faisant fermer les églises communales durant la crise du Covid-19 ; en omettant de souhaiter aux chrétiens la Noël et la Pâque mais souhaitant le Ramadan, le Nouvel an chinois et autres fêtes lunaires inconnues ; et en laissant ses ministres insulter publiquement les croyants. Une certaine Marlène comparant les militants de la Manif pour tous à des islamistes.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;">La salle des fêtes</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">A côté de l’église se trouvait la salle des fêtes, palais des décadences. Nous y retrouvions Marlène Schiappa se faisant faire des lissages brésiliens en dressant les grandes lignes de ses « quartiers sans relous » et se félicitant d’avoir eu l’idée de présenter Cyril Hanouna comme présentateur du débat de la future élection présidentielle. Modeste, Marlène déclarait ne vouloir « absolument pas [être] candidate [au poste de] Première ministre ». En plus elle n’avait pas que cela à faire ! Elle réfléchissait à l’élaboration d’une Marianne « un peu transgenre » quand advint Benjamin Griveaux. Elle rappela au bourreau des cœurs ne pas vouloir « interdire les plans à trois », ce qui rassura cet homme qui fut pris dans une malheureuse affaire de sex-tape réalisée par un opposant poutinien, Piotr Pavlenski. Elisabeth Guigou était toutefois absente de la fête. Présidente de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, nommée par Emmanuel Macron, elle avait malencontreusement omis de dire qu’elle avait connaissance de la commission de tels actes immondes par son ami Oliver Duhamel. D’autres partiront peut-être aussi de la fête quand les dossiers français d’Epstein, dont les médias de Douce France préfèrent ne pas s’occuper, referont surface.</span></p>
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<h3><span style="color: #000000;">L’hôpital</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le village possédait aussi, incroyable mais vrai, un hôpital. L’hôpital était dirigé par une femme qui n’avait pas vu venir l’épidémie puis qui l’avait crainte au plus haut point avant sa démission, la version changeant selon le contexte tantôt médiatique et bourgeois, tantôt judiciaire et carcéral. La directrice Buzyn n’avait en effet pris que peu de décisions raisonnées et raisonnables, son confrère Véran la suivra dans cette quête. A deux ils firent fermer des milliers de lits, classer un médicament inoffensif en substance vénéneuse, à créer une pénurie de masques, de blouses, de tests PCR, de charlottes, de lits de réanimation, à renvoyer du personnel médical indispensable en pleine pandémie. Le maire Macron fit mieux, il déclara que le « virus n’a pas de passeport » puis fit fermer les frontières (du moins télévisuellement). Il laissa sa fonction de maître des horloges au Covid, menaça la population, en déchut certains de leur citoyenneté et acheta en masse les produits de Pfizer, entreprise qu’il a pu conseiller en tant que banquier. La santé prit aussi des allures d’eugénisme. L’avortement fut prolongé de deux mois, l’infanticide – au travers de l’IMG, permettant de se débarrasser d’un enfant jusqu’au terme – fut étendu. Le handicap fut oublié, et nos anciens furent assassinés au rivotril dans nos Ehpad. Vincent Lambert devait mourir et la PMA devait vivre. La GPA, enfin, tissa son nid dans une société de fous où « une grand-mère » peut devenir « un père » selon les mots de la ministre de la Santé.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais si un scandale avait marqué le quinquennat Macron c’était certainement l’affaire Benalla, du nom de cet homme organisant l’agenda privé d’Emmanuel Macron, disposant de deux passeports diplomatiques, qui avait pour mission de créer un service secret pour assurer la sécurité dudit Emmanuel Macron, qui concluait des contrats avec les Russes, était habilité secret défense et était gardien de la paix à ses heures perdues. A ce jour, le lien liant Alexandre Benalla et Emmanuel Macron est encore ténébreux, l’avenir nous amènera peut être la vérité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les villageois de Douce France étant trop curieux et contestataires, le maire Macron devait agir. L’intégralité du village fut placée sous vidéosurveillance constante. A Douce France les forces de police et de gendarmerie pouvaient depuis une autorisation du Conseil d’État vous ficher politiquement, religieusement, syndicalement et philosophiquement afin de protéger la population contre elle-même. Dans la même optique, la loi anticasseurs a permis à Emmanuel Macron de vous interdire de manifester, et la loi renseignement de fouiller dans tout votre passif numérique à l’envi. L’obligation vaccinale fut imposée et l’école à la maison formellement interdite. Les règles électorales furent changées sur le tard par une réforme Castaner et la patte de certains maires graissée afin de soutenir le maire Macron en échange de forces de police supplémentaires. Cédric O tenta aussi de fonder un Conseil de l’ordre des journalistes pour combattre les fake news, faisant suite à la liberticide et mordante loi Avia. Les médias russes comme RT France furent voués à disparaître, tout comme certains médias et comptes politiques français majeurs afin de fonder les bases européennes d’un futur ministère de la Vérité omnipotent. Mais n’ayez crainte, la « société de vigilance » voulue par Emmanuel Macron est fondée pour votre bien.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Si toutefois la confiance vous manquait, par une absurde paranoïa, sachez que des élections sont organisées les 10 et 24 avril 2022. Le choix vous reviendra. Soyez en être dignes et souvenez-vous que « là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve » (Holderlin).</span></p>
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		<title>France-OTAN : la trahison des politiques françaises</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/france-otan-la-trahison-des-politiques-francaises/24/02/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 12:19:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
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		<category><![CDATA[OTAN]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7303</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 24/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/france-otan-la-trahison-des-politiques-francaises/24/02/2022/">France-OTAN : la trahison des politiques françaises</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Alors que le maintien de la France dans l’OTAN pose questions, quelle peut être la position de notre pays à l&rsquo;avenir sur la scène internationale ?</strong></span></p>
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<p><span style="color: #000000;">L’OTAN, si nous voulons bien considérer sa substance, n’a plus aucune raison d’être depuis la disparition du Pacte de Varsovie et l’effondrement de l’URSS. Son maintien exprime donc désormais une perspective différente de sa légitime vocation originelle qui reposait sur la défense de l’Occident face à la réelle menace marxiste. Elle n’est donc plus défensive, mais s’est érigée en un instrument entièrement conduit par les États-Unis pour servir leurs intérêts. Elle est un faux-nez, ou plus exactement une caution obligée apportée par une trentaine de pays à la politique impérialiste des États-Unis, sans désormais plus aucune limitation géographique. Seule l’ONU pourrait y voir une concurrence, mais elle est paralysée par le conseil de sécurité où trois pays de l’OTAN, membres permanents, disposent d’un droit de véto. Nous pouvons déceler, dans cette impossibilité de contestation, les limites de cette organisation. La France pendant 44 ans est demeurée à l’extérieur de l’OTAN et a pu, durant toute cette période, assurer sa dimension géopolitique sans encombre, trouvant dans chacune de ses interventions, là où l’offre se présentait, les soutiens et appuis qu’elle souhaitait, surtout pour des raisons davantage de confort opérationnel que de nécessité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Elle a bizarrement rejoint cette nouvelle forme d’organisation alors que le mur de Berlin était tombé et que l’URSS s’était écroulée. Cette démarche se traduit, en conséquence, par une adhésion délibérée à cette orientation nouvelle de l’Organisation atlantique. La France se soumet donc à ce qui est, de manière éclatante, une politique agressive des États-Unis à l’égard de tout pays qui pourrait seulement contester leurs choix géopolitiques et leur volonté de domination. Vouloir jouer au gaullisme et afficher ou tenter d’afficher une position différente de celle des États-Unis et de leurs alliés, dans les conflits généralement suscités par Washington, s’avère donc en incompatibilité absolue avec les entraves que la France s’est imposées. Ce n’est pas tenable. La France, dans cette situation ne peut faire autrement qu’avaliser les concepts imaginés outre-Atlantique comme, par exemple, l’emploi d’armes nucléaires tactiques sur le sol européen, d’autant plus que plusieurs centaines d’officiers français sont insérés et impliqués dans les états-majors de l’organisation où la France&nbsp; exerce des responsabilités. Ce simple constat se pose en contradiction flagrante avec notre doctrine de dissuasion nucléaire, c’est à dire d’emploi en ultime recours de ce type d’armement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une responsabilité partagée</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Plusieurs hauts responsables français ont participé à cette trahison de la voie historique et essentielle de la France. Jacques Chirac, pourtant, apparemment, le plus patriote des derniers présidents et le plus proche d’une vision indépendante de la défense nationale, a entamé dès 1995, des négociations pour le retour de la France dans le commandement intégré de l’Alliance, soit dès son arrivée à la présidence de la République. Cette orientation du président de l’époque résonne de manière d’autant plus paradoxale qu’il a, simultanément, lancé une campagne d’essais nucléaires destinés à parachever le perfectionnement de notre arsenal atomique. Nous pouvons nous interroger sur ses motivations. En fait, il ne se trouvait pas isolé dans cette intention de réintégration. D’autres politiques et quelques militaires ayant déjà coopéré avec les Américains sur le théâtre Centre-Europe soutenaient l’idée d’une Europe de la Défense qui aurait constitué le partenaire, à égalité, des forces nord-américaines.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Malheureusement, pour cette réalisation, il fallait que les pays européens aient la même ambitieuse intention. Or, aucun d’entre eux ne souhaite, encore présentement, s’éloigner des États-Unis auxquels ils ont quasiment délégué leur sécurité. Aujourd’hui comme hier. Ils révèlent une habitude de dépendance sécuritaire reposant sur une confiance totale, dans les forces américaines, née durant la guerre froide. L’idée française n’avait d’emblée aucune chance de réussir car, s’ajoutait à cette hasardeuse soumission volontaire, le constat que chacun des États européens n’avait pas à investir les sommes qui auraient été nécessaires dans la restructuration et le renforcement de leurs armées. Les autorités françaises s’imaginaient faussement que la France pourrait prendre la tête d’une défense européenne. Ils songeaient ingénument au possible levier de puissance que cette réorganisation offrirait à la France. Cette idée s’avérait d’autant moins pertinente que la désintégration du bloc de l’Est allait précipiter dans l’OTAN des pays, profondément marqués par la domination russe, et voyant dans les États-Unis le vainqueur de cette non-guerre. L’appel à leur protection devenait incontestable. Mais si nous pouvons admettre que Jacques Chirac avait agi avec une intention louable et restait dans une perspective de dimension nationale, il n’en est pas de même de son successeur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Le tournant sarkozyste</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nicolas Sarkozy, en 2007, rencontra George Bush pour ensuite annoncer devant le Congrès des États-Unis le retour de la France dans l’Alliance militaire intégrée. Preuve, si elle était nécessaire, de la souveraineté étatsunienne sur l’OTAN. Il s’agissait d’une démarche symétrique à celle du général de Gaulle qui avait fait savoir, par une lettre au président américain Lyndon Johnson, le retrait de la France. La démarche sans panache du président Sarkozy faisait évidemment penser à un Canossa où l’empereur germanique Henri IV, en 1077, vint s’agenouiller devant le pape Grégoire VII afin de voir levée l’excommunication qui le frappait. Ce retour fut entériné par le Parlement. Or, dès avant cette période, il était devenu patent que l’idée d’une force européenne était vouée à l’échec. La constitution d’une brigade franco-allemande, puis d’un corps européen n’étaient à l’évidence qu’une tentative vaine de structurer une force commune. Le principal partenaire, l’Allemagne, n’avait aucune intention de s’éloigner du chaperon étatsunien.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’ailleurs, le Corps Européen où il fallait initialement s’exprimer en allemand ou en français, s’orienta inévitablement vers une structure parfaitement otanienne où l’anglo-américain remplaça l’une et l’autre langue. Quant au président Hollande il ne disposait sans doute pas de l’autorité suffisante pour mener une politique différente. Son successeur, Emmanuel Macron, bien qu’ayant affirmé que l’OTAN se trouvait « en état de mort cérébrale » ne chercha pas à s’en éloigner. Il voulut relancer l’idée d’une armée européenne pour satisfaire quelques européistes de son bord politique, sachant parfaitement qu’il s’agissait d’une utopie. Nous pourrions croire cependant qu’il le fit surtout pour dynamiser cette relation militaire avec les États-Unis, pays dont il se trouve intellectuellement très proche.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un choix qui pose question</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">En réalité, ces présidents ont fait preuve, soit d’une absence d’analyse géopolitique, soit d’une allégeance délibérée. Pour peser dans l’OTAN au travers d’un ensemble militaire cohérent il aurait fallu l’appui de l’Allemagne. Or, l’Allemagne n’a strictement aucun intérêt à s’éloigner de la puissance étatsunienne pour se rapprocher militairement de la France. Ce serait un pari risqué. Il lui faudrait réarmer ce qui est hors de propos dans la psychologie d’un pays terriblement marqué par la Seconde guerre mondiale. Pour cette seule raison, nous voyons mal Berlin accepter de partager avec la France, comme certains mauvais analystes ou provocateurs l’ont imaginé, la dissuasion nucléaire qui, en tout état de cause, ne peut être que nationale et relever, pour l’engagement du feu, que d’un seul décideur. À moins que dans cette tentative, l’intention sous-jacente serait d’intégrer la dissuasion française, par ce biais, à la conception étatsunienne d’emploi du nucléaire.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il faut également admettre que la géopolitique allemande n’est pas la géopolitique française. La France métropolitaine est un carrefour entre les pays du Nord et du Sud. Elle est, par vocation également, tournée vers les mers et océans avec son vaste empire maritime. L’Allemagne, au contraire, s’établit dans une position continentale. Pour cette raison, l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est demeurera toujours, soit sous influence germanique, soit sous influence russe et l&rsquo;intervention des États-Unis, dans la crise ukrainienne, ne sera qu&rsquo;un phénomène circonstanciel. Ils servent, certes, leurs intérêts mais aussi indirectement ceux de l’Allemagne, dont le seul enjeu délicat se situe dans la mise en service du gazoduc <em>Nord stream 2</em> évitant l’Ukraine<em>.</em> Les gouvernants français de ces vingt dernières années ont voulu aller contre cette loi à la fois historique et géographique. C&rsquo;était une absurdité… Les germanistes savent bien que l&rsquo;Allemagne est tiraillée entre le « Drang nach Osten » et la « Sehnsucht nach Süden »<span style="font-size: 15px;"> (</span></span>« poussée vers l’est » et « nostalgie du sud »).<span style="color: #000000;">&nbsp;Entre le possible et le rêve.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Avant la réunification l&rsquo;Allemagne rhénane, catholique, davantage gallo-latine que teutone pouvait éventuellement s&rsquo;entendre avec la France, mais la réunification lui a redonné une dimension confortable, un recentrage prussien et stimulé son penchant Est, inquiétant d’ailleurs, un moment, Washington, qui s&rsquo;est empressé de prendre le contrôle de cette situation dès que l’occasion s’est présentée. Le risque toutefois d’un éloignement des États-Unis, n’était pas grand tant les liens sont solides entre Washington et Berlin. Les États-Unis, étrangers au Continent, soutiennent de fait les intérêts germaniques à long terme. Quant à la Russie, si elle a cherché jadis à s’étendre à l’Est vers l’Asie, c&rsquo;était aussi pour compenser les difficultés qu&rsquo;elle rencontrait, face à l&rsquo;Allemagne, à rester pleinement européenne. Aujourd’hui encore, confrontée à l’annexion politique de l’Est européen par l’UE et l’OTAN, résultant du reflux de l’influence russo-soviétique, la Russie n’a d’autre choix que de se tourner vers la Chine et l’Asie. Le glacis de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est est donc une zone de confrontation naturelle entre Allemagne et Russie où nous n&rsquo;avons pas grand-chose à faire. D’ailleurs, l&rsquo;histoire nous a toujours démontré que notre présence n&rsquo;y avait été que passagère, d&rsquo;autant plus que nous avons rarement respecté nos accords: souvenons-nous de nos relations avec la Pologne, avec la Serbie…En revanche, nos relations avec la Russie d’avant la Révolution de 1917 étaient excellentes étayées par le souci identique de se défendre devant la commune menace allemande.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une position française difficile à tenir</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La seule inquiétude de l’Allemagne dans la crise ukrainienne aura donc bien été le risque de coupure de l’alimentation en gaz qui provoquerait une crise économique. Cette inquiétude ne les poussera pas, pour autant, à modifier leur attitude envers l’OTAN et les États-Unis où ils jouissent d’une considération dont ne dispose pas la France. N’oublions pas que les Allemands ont contribué, autant que les Britanniques, au peuplement d’origine de ce pays et qu’il s’en est fallu d’un rien pour que l’allemand n’y devienne la langue officielle. Les États-Unis n’ont, en fait, quant à eux, aucun intérêt à mettre en difficulté leur allié le plus fidèle sur le continent européen. Certes, ils auraient bien aimé que cette alimentation en gaz, de l’Allemagne, principalement, se fasse d’une autre manière, mais une relation coût-avantage les amène à juger que ce n’est pas de cette façon qu’ils pourront vendre leur gaz de schiste au tarif élevé à la place du gaz russe. Ils préfèreront toujours conserver le dévouement allemand que risquer de s’aliéner l’Allemagne. Elle pourrait alors se rapprocher des idées françaises, malgré ses freins internes, d’une autonomisation européenne en matière de défense. Les États-Unis tiennent à maintenir les européens sous leur tutelle et la création d’une menace russe contribue d’une part à vassaliser l’Union Européenne, à pousser la Russie vers la Chine et ainsi justifier, d’autre part, leur rôle de maîtres de la sécurité du monde avec une industrie d’armement dominatrice et un dollar encore indispensable.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La position de la France est devenue inconfortable. Elle a lié sa politique étrangère à la politique étrangère étatsunienne, via l’OTAN dont le champ d’action s’étend désormais au monde entier. Cette situation est la conséquence de l’absence d’analyse géopolitique ou d’un tropisme américain des derniers chefs d’État français. Elle est désormais intenable. Un choix fort devient indispensable. Soit la France renonce totalement à sa politique d’indépendance nationale et à une vision d’une Europe indépendante des États-Unis, soit elle quitte l’Organisation militaire intégrée et prend ses distances à l’égard de l’Union Européenne. Sans pour autant quitter à brève échéance l’Alliance, la seconde solution apparaît, non seulement en mesure de lever l’ambiguïté de la situation présente, mais surtout bien plus conforme à la trajectoire historique du pays. Elle est également bien davantage favorable à sa sécurité, à la promotion de son rôle mondial et à la protection de son industrie d’armement actuellement menacée par l’évolution normative agressive du complexe militaro-industriel américain au sein de l’OTAN.&nbsp;</span></p>
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<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/france-otan-la-trahison-des-politiques-francaises/24/02/2022/">France-OTAN : la trahison des politiques françaises</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Secrétaire général de l’Élysée : qui se cache derrière «l’homme du président» ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Arthur Ballantine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Feb 2022 11:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Kohler]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Élysée]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
		<category><![CDATA[Secrétaire générale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 04/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/secretaire-general-de-lelysee-qui-se-cache-derriere-lhomme-du-president/04/02/2022/">Secrétaire général de l’Élysée : qui se cache derrière «l’homme du président» ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>« <em>Mesdames et messieurs, conformément à l’article 8 de la Constitution, le président de la République, sur proposition du Premier ministre, a nommé</em>… ». Une phrase d’apparence banale, prononcée par un homme en costume devant un micro, sur le perron de l’Elysée, à chaque annonce de gouvernement. Si l’homme qui adresse la composition des gouvernements aux Français est méconnu du grand public, il a, au fil du temps, gagné un surnom qui veut dire beaucoup : « l’homme du président ». Qui se cache derrière la fonction de secrétaire général de l’Elysée, un rôle qu’aucun texte ne mentionne ? Analyse.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">«<em>&nbsp;Le truc qui est triste à propos de la fonction de secrétaire général, c’est que, pour beaucoup de gens, ce n’est que le type qui lit sur le perron de l’Elysée. Si ce n’était que ça, je ne pense pas qu’on ferait un film sur le sujet</em>&nbsp;». Cette réflexion de Hubert Védrine, secrétaire général sous la présidence de François Mitterrand de 1991 à 1995, a été choisie comme préambule au documentaire réalisé par Vincent Martigny et Joseph Beauregard pour <em>Public Sénat</em> diffusé pour la première fois le 21 décembre 2021. Une phrase qui n’est pas si anodine, tant la fonction et ceux qui l’ont incarnée restent inconnus de l’opinion.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/general-2s-henri-roure-lemmerdeur-se-plantera/06/01/2022/">Général (2s) Henri Roure : «l’emmerdeur se plantera»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Lors de l’installation à l’Elysée du président de la République Charles de Gaulle, en 1958, l’instigateur du nouveau régime veut s’entourer de fidèles : il ressuscite un poste prévu par la IIIème République mais jusqu’alors purement administratif. Le rôle de ce nouvel arrivé est simple : il s’agit d’être partout et de tout savoir, c’est-à-dire en un mot être celui « qui voit tout, entend tout, mais ne dit rien. ». Aujourd’hui encore, le secrétaire général de l’Elysée est le même : un éternel discret au cœur de la machine républicaine. Preuve en est, l’actuel secrétaire général est sur toutes les photos, dans toutes les illustrations, souvent en Une des journaux. Simplement, les objectifs ne lui sont que très rarement destinés, il est un éternel abonné aux seconds plans. Faites le jeu avec votre entourage et vous réaliserez toute la place que prend Alexis Kohler… sans la prendre. Si beaucoup le reconnaitront, peu le nommeront et moins encore expliqueront sa présence. L’œil avisé en histoire de l’art sait bien qu’un tableau s’explique souvent par ce qu’il montre de la manière la moins évidente : qui avait tout de suite compris l’importance du personnage féminin représenté seul et triste au sein du joyeux <em>Déjeuner des canotiers</em> peint par Auguste Renoir&nbsp;? Ainsi, de la même manière, il n’est pas évident de voir en l’homme-en-gris-et-aux-lunettes-derrière-Macron l’une des pièces maitresses de l’exécutif.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>La <em>Parca Maurtia</em> de la République</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Quand les Grecs se dotaient de Moires et les scandinaves de Nornes, les Romains voyaient en une Parque l’acteur central de leur destinée. Sous la Vème République, accéder à des responsabilités au sein d’un gouvernement ou d’un cabinet passe forcément par un abandon au bon vouloir de la Parque de l’Elysée : le secrétaire général. Pour Pierre-René Lemas, qui occupe ce poste durant le quinquennat de François Hollande, la situation est simple : « <em>vous levez la tête et au-dessus de vous, il y a juste le président de la République</em> ». Preuve en est le coup de maître réalisé par son successeur, Jean-Pierre Jouyet, qui, en 2014, somme le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, qui vient d’adresser publiquement son soutien aux frondeurs socialistes, de démissionner. Emmanuel Macron, un des protégés du secrétaire général, est aussitôt propulsé à Bercy. Des nominations des membres du gouvernement à leurs attributions en passant même par la composition de leurs cabinets, le secrétaire général est partout : il est l’arbitre de ce que Hubert Védrine appellera « <em>les discussions de marchands de tapis</em> ». Rien n’encadre son emploi du temps, le secrétaire général enchaîne sans discontinuer les rendez-vous avec les ministres, les collaborateurs, les acteurs économiques et… les lobbys.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’homme du président</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le secrétaire général est pourtant bien plus que le principal féru de discipline d’un vulgaire lycée public. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, « l’homme du président », en la personne de Claude Guéant, devient un élément de plus en plus essentiel et de plus en plus visible : il est devenu l’homme des missions spéciales. Ce rôle éclate au grand jour en juillet 2007 lorsque la Lybie de Mouammar Kadhafi annonce la condamnation à mort de cinq infirmières bulgares emprisonnées pour avoir inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants lors de transfusions sanguines. Si le président Sarkozy s’engage à obtenir leur libération, il ne prend pas le risque de se rendre sur place et envoie son ombre, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. Dix ans plus tard, ce dernier révèlera avoir négocié une libération immédiate contre une compensation financière, versée par le Qatar au nom de l’Union européenne, et la promesse d’une invitation du Guide de la révolution à Paris. Le secrétaire général révèle ici tout son pouvoir : il peut s’engager à la place et au nom du président de la République, cela même au détriment du ministre des Affaires étrangères. Rentré à Paris, Claude Guéant calmera les protestations du ministre, Bernard Kouchner, et remplira son rôle de défenseur du président en remettant vertement à sa place Rama Yade, jeune secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme qui s’insurge contre la venue du dirigeant libyen.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/pourquoi-moderniser-la-fonction-publique-explications-de-la-reforme/16/06/2021/">Pourquoi moderniser la fonction publique ? Explications de la réforme</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le rôle du secrétaire général peut ainsi s’avérer très politique&nbsp;: Jean-Louis Bianco se vantera ainsi d’avoir fait plier François Mitterrand, qu’il sert de 1982 à 1991. Il portera ainsi la voix des ministres, qui désespèrent de voir leur président aussi statique dans son approche des régimes africains. Convaincus de la nécessité de souligner auprès de ces derniers que l’aide de la France doit désormais être conditionnée à un respect du droit international, les ministres du gouvernement Rocard chargent Jean-Louis Bianco de plaider en leur faveur auprès du mur élyséen. Lors du Sommet de la Baule en 1990, François Mitterrand déclarera finalement qu’«&nbsp;il est évident que cette aide traditionnelle, déjà ancienne, sera plus tiède en face de régimes qui se comporteraient de façon autoritaire sans accepter l’évolution vers la démocratie&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>L’ombre fidèle</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Une constante demeure : la fidélité du secrétaire général de l’Elysée au président de la République. Aussi, lorsque le 3 octobre 1980 survient un attentat à la bombe contre la synagogue de la rue Copernic, le secrétaire général Jacques Wahl se trouve bien embarrassé. Sensible au caractère largement antisémite de cette attaque, son père étant mort en déportation, il joint le président Valéry Giscard, qui chasse à Chambord, afin que celui-ci réagisse au plus vite. Si le président refuse de s’adresser aux médias car il refuse de croire aux revendications des milieux néonazis, il rate un coup politique que réalise son opposant François Mitterrand en affichant le premier son soutien. Giscard sera accusé d’indifférence et perdra ainsi une partie de l’opinion à huit mois de l’élection qui signera sa perte. Pourtant, sans faille, Jacques Wahl restera fidèle au président : le secrétaire général est, peu importe les désaccords internes, l’ombre du président.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/attentats-confinement-interdiction-du-culte-public-le-gouvernement-a-demontre-son-incompetence/02/12/2020/">Attentats, confinement, interdiction du culte public, le gouvernement «a démontré son incompétence»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Cette fidélité peut être largement récompensée : le président et son secrétaire forment un tandem. Aussi, lorsque Jean-Pierre Jouyet est accusé par le journal <em>Le Monde</em> d’être le dirigeant d’un cabinet noir chargé par François Fillon de « taper sur Sarkozy », ce que l’ancien Premier ministre démentira en accusant le secrétaire général de diffamation, le soutien de François Hollande est sans faille. Pendant plusieurs jours, la présidence Hollande est, au travers de « la première personnalité de la présidence de la République », accusée par les sarkozystes comme Bruno Le Maire de « mentir aux Français ». Refusant la démission de son secrétaire général, le président Hollande fera alors preuve d’autorité. Hélas, si ce duo peut être fidèle, il ne peut échapper au risque de se faire déborder par les erreurs des ministres : imaginez la posture de Pierre-René Lemas lorsqu’il téléphone à Jérôme Cahuzac confronté aux révélations de Médiapart. Sans doute ce dernier avait il déclaré avec aplomb au secrétaire général et au président ce qu’il devait affirmer devant l’Assemblée nationale : « <em>je n’ai pas, je n’ai jamais eu, de compte à l’étranger, ni avant, ni maintenant</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Quand nécessité fait loi</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Nous l’avons vu, le secrétaire général est une pièce maitresse du fonctionnement de notre régime. Pourtant, son existence même pourrait être décriée. Pourquoi un tel pouvoir devrait-il échouer entre les mains d’un homme illégitime ?&nbsp; En effet, si le secrétaire général parle, il s’introduit sans la légitimité du suffrage entre le président et le Premier ministre et ainsi parasite le fonctionnement des institutions. Ce rôle politique est éminent depuis le passage au quinquennat : nos institutions excluant désormais de plus en plus le Premier ministre, qui est « un collaborateur » et non plus un chef du gouvernement, le secrétaire général pourrait être devenu un vice-président. Preuve en est le surnom de « Cardinal » donné à Claude Guéant, en allusion à un Mazarin tout puissant, au sommet de l’Etat.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/autonomie-de-la-guadeloupe-un-separatisme-macronien/04/12/2021/">Autonomie de la Guadeloupe : un séparatisme macronien</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En réalité, la nécessité de son existence fait loi. Si le secrétaire général est illégitime démocratiquement, c’est avant tout parce que cela est nécessaire&nbsp;: il est ainsi révocable, corvéable à merci et ne bénéficie pas d’un espace politique. Aussi, si l’on sait qu’au travers du secrétaire général agit toujours le président de la République et non une entreprise personnelle, on rend impossible toute ingérence&nbsp;de la part de lobbys&nbsp;: on n’investit pas sur quelqu’un qui n’a pas de mandat&nbsp;!</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Enfin, le secrétaire général est sans doute l’homme qui, au cours d’un mandat présidentiel, est au plus près du chef de l’Etat, il en est donc le protecteur infatigable. Ainsi, lorsque les rumeurs de maladie de François Mitterrand ont éclaté et qu’une vacance du pouvoir aurait pu advenir, Hubert Védrine a sans aucun doute gouverné seul. Le secrétaire général est un compagnon du crépuscule&nbsp;: il s’en ira avec le président de la République.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Général (2s) Henri Roure : «l’emmerdeur se plantera»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/general-2s-henri-roure-lemmerdeur-se-plantera/06/01/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Henri Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 14:52:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Roure]]></category>
		<category><![CDATA[Passe vaccinal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=6789</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 06/01/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/general-2s-henri-roure-lemmerdeur-se-plantera/06/01/2022/">Général (2s) Henri Roure : «l’emmerdeur se plantera»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wDYxhc" lang="fr-FR" data-md="61">
<p class="LGOjhe PZPZlf" role="heading" data-attrid="wa:/description" aria-level="3" data-hveid="CBIQAA"><span style="color: #000000;"><b>Issu des troupes de Marine et docteur d&rsquo;État en sciences politiques, le </b><b>général</b><b> Henri Roure revient sur les propos d&rsquo;Emmanuel Macron qui souhaite « emmerder les non-vaccinés ».</b></span></p>
<p role="heading" data-attrid="wa:/description" aria-level="3" data-hveid="CBIQAA">&nbsp;</p>
<p class="LGOjhe PZPZlf" role="heading" data-attrid="wa:/description" aria-level="3" data-hveid="CBIQAA"><span style="color: #000000;">Le président actuel de la République française et son gouvernement ont refusé de rendre la vaccination contre le Covid-19 obligatoire. En substance, ils admettaient que certains pourraient ne pas se faire vacciner. Une fois encore ces gens-là sombrent dans l’incohérence. En effet, vouloir « emmerder » les citoyens non-vaccinés, alors qu’il n’y a strictement aucune obligation de le faire, est une tentation liberticide et, par nature, totalitaire. Elle est en contradiction absolue avec cette liberté laissée à chacun, par ces mêmes autorités politiques, de regarder la protection face à cette maladie comme il l’entend et selon les règles reconnues de simple bon sens.</span></p>
</div>
<p><span style="color: #000000;">Il est cependant vraisemblable que l’équipe au pouvoir se moque éperdument des contradictions engendrées par la grossièreté du chef de l’État. Le but est tout autre. Il est évidemment électoraliste. Le président pense se mettre du côté de l’immense majorité des Français vaccinés, et, ainsi, tirer un bénéfice électoral en axant sa campagne présidentielle sur cette pandémie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Outre le manque de respect pour nos concitoyens qui, sans nul doute, hormis les injections de produits venus de l’industrie pharmaceutique anglo-saxonne, prennent toutes les précautions nécessaires lorsqu’ils sont en contact avec la foule, ce président montre une absence totale de connaissance de la mentalité populaire et de sagacité dans ce que les Français attendent d’un chef de l’État.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En effet, au delà des marginaux extrémistes dont les incroyables pitreries occupent les médias grand-public et les commentateurs zélés, le peuple français est fondamentalement respectueux des libertés publiques et comprend que l’on puisse user d’une liberté. En l’occurrence c’est le cas. Certains peuvent regretter cette attitude anti-vaccinale, mais en aucune façon, dès lors qu’elle est légale, admettre que l’autorité cherche à contraindre. C’est ça la démocratie !</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Si ma supposition</strong> est juste et que M. Macron veuille axer sa campagne sur l’efficacité dont il pense avoir fait preuve dans la lutte contre cette maladie, il risque bien des déconvenues. Il sera aisé, alors, de lui rappeler les aberrantes hésitations gouvernementales sur le port du masque, les attaques contre les médecins qui pensaient soins autant que prévention, les paroles imbéciles de quelques ministres, la désertion d’une autre décorée, ensuite, de la Légion d’Honneur, le fonctionnement erratique du comité scientifique, la politique hospitalière régie par la seule rentabilité économique, l’abandon de la recherche française sur le sujet pour l’enrichissement invraisemblable de sociétés étrangères, etc…</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Si ma supposition</strong> est juste, les autres candidats auront beau jeu de lui dire que la fonction de chef de l’État n’est pas de prendre les attributions du Premier ministre et du ministre de la Santé, mais de s’occuper de l’avenir géopolitique de la France, c’est-à-dire de lui proposer une route pour un avenir, à moyen et long terme, en conformité avec sa dimension mondiale et en envisager les moyens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Si ma supposition</strong> est juste, ce président, dont nous connaissons les sentiments davantage européistes que français, cherchera, par ce biais, à se prémunir d’attaques sur son engagement capitaliste et internationaliste dont nous venons récemment d’avoir une preuve aussi étonnante que scandaleuse avec l’enlèvement de notre drapeau sous l’Arc de Triomphe au profit d’une bannière bleue et l’illumination de la tour Eiffel, comme de l’Élysée, aux couleurs de l’organisation européenne.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Si ma supposition</strong> est juste, l’emmerdeur se plantera.</span></p>
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		<title>Pourquoi moderniser la fonction publique ? Explications de la réforme</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/politique/pourquoi-moderniser-la-fonction-publique-explications-de-la-reforme/16/06/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hugues de Courrèges]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 12:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Thiriez]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Gérard]]></category>
		<category><![CDATA[Réforme globale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 16/06/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/politique/pourquoi-moderniser-la-fonction-publique-explications-de-la-reforme/16/06/2021/">Pourquoi moderniser la fonction publique ? Explications de la réforme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b style="color: #000000;">La modernisation de la fonction publique voulue par Emmanuel Macron fait grand bruit depuis de nombreux mois. Mais que comprend cette </b><span style="color: #000000;"><b>réforme</b></span><b style="color: #000000;"> ? Explications.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Il y a deux ans, à la suite du grand débat national, Emmanuel Macron annonçait une série de réformes de l’administration publique au cours de la conférence de presse tenue le 25 avril 2019. Cette <em>« transformation […] suppose une réforme de notre haute fonction publique »,</em> a présenté le chef de l’État. « <em>Je souhaite que nous mettions fin aux grands corps</em>. […] <em>Nous avons besoin de services d&rsquo;excellence, de filières d&rsquo;excellence. Nous n&rsquo;avons plus besoin de protections à vie et elles ne correspondent plus à notre capacité à attirer les talents et même à les garder</em>. »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">M. Thiriez, avocat auprès du Conseil d’État et de la Cour de cassation, s’est vu confié la mission de formuler une série de propositions au sujet de ce chantier institutionnel. Le rapport, publié le 30 janvier 2020, concerne « l’encadrement supérieur et dirigeant » des trois fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière). Pour comprendre le fond de ce chantier dont les contours apparaissent peu à peu, penchons-nous sur le travail de la mission Thiriez.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Aux origines d’une réforme</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Ces dernières années, les problèmes économiques et sociaux ont plus que jamais mis en évidence un triste constat : les citoyens perdent de plus en plus confiance en leurs « élites », trop souvent associées aux seuls énarques. Cette mauvaise presse est en partie due aux origines sociales et universitaires des hauts fonctionnaires, en majorité uniformes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais, depuis quelques années, c’est la fonction publique toute entière qui est peu à peu délaissée par manque d’attractivité. Le nombre d’inscrits aux concours diminue d’année en année. Par ailleurs, à la suite de la création de l’ENA sont apparues d’autres grandes écoles du service public (INET, EHESP, ENM, ENSP, ENAP), la diversité des formations ne participant pas à l’apprentissage d’une « culture commune » du service public. Sur un autre plan, certaines garanties comme celle de l’emploi ne sont peut-être plus en adéquation avec une politique de « performance » des administrations.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Les principes directeurs d’une réforme globale</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Le premier volet du rapport Thiriez s’attache à « décloisonner la fonction publique ». Est envisagée une restructuration de la scolarité, proposant un tronc commun à toutes les écoles du service public, celles-ci devenant alors des écoles d’application. Un autre point important de ce volet est la suppression des « grands corps » (préfets, magistrats, inspecteurs&#8230;), impliquant de facto une systématisation de l’évaluation de l’action des hauts fonctionnaires et une augmentation de la part de l’indemnité de performance. Sur la base du modèle existant dans l’armée, une école des hautes études du service public permettrait, après une dizaine d’années de carrière, d’être formé aux plus hauts postes de direction.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans un deuxième temps, le terreau social des hauts fonctionnaires étant source de nombreuses polémiques, l’enjeu sera de « diversifier le recrutement ». Cela passe par la création de classes préparatoires spécifiques à ces concours (surtout pour l’ENA) dans les régions, afin de briser ce quasi-monopole parisien. Une refonte du concours des grandes écoles du service public est aussi évoquée. Épreuves communes, choix d’une « majeure », minimisation de l’importance de la culture générale, renforcement des exigences de parité…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Enfin, pour améliorer l’attractivité de la fonction publique, c’est la « redynamisation des carrières » qui est au centre du troisième volet. Dans cet objectif, le suivi des carrières des hauts fonctionnaires serait renforcé, ceux-ci se rendant acteurs de leur évolution. De plus, l’administration passant peu à peu à une logique de performance, toutes les carrières ne peuvent être exclusivement ascendantes. Ni l’organisation de l’administration, ni les nouvelles méthodes de travail ne le permettent. Enfin, la mission Thiriez propose une revalorisation des postes de « pilotages de projets » face aux postes de « management », dont la rémunération et le prestige sont bien supérieurs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">La transformation de l’ENA, mesure phare</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Si elle a bien des contradictions et des défauts, si elle souffre du manque de diversité dans les profils de ses élèves, faire de cette école mondialement reconnue pour son excellence une bête noire ne serait pas judicieux. Aujourd’hui, l’ENA procure en moyenne 10 % des membres du Gouvernement et 3 % des députés, ainsi que le rapporte la commission Thiriez. L’ENA ne fournit plus que « le tiers des recrues des corps recrutant en principe par la voie de l’ENA ». Enfin, Patrick Gérard, son actuel directeur auditionné le 6 mai dernier au Sénat, a rappelé que, sur 10 000 hauts fonctionnaires, 2 000 seulement sont issus de son école. La transformation de cette école est pourtant très attendue car elle est avant tout un symbole.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Des résultats non mesurables aujourd’hui</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Comme pour tous les chantiers au long terme, il ne sera possible de juger les résultats de cette réforme que dans 15 ou 20 ans, lorsque les futurs élèves des grandes écoles du service public seront en cours de carrière. À ce moment seulement il sera possible d’étudier l’impact réel de ces réformes institutionnelles. Ce vaste chantier n’en est qu’à son commencement, et de nombreux ajustements sont prévisibles. Mais l’esprit de la réforme est clair : diversifier et dynamiser la haute fonction publique. Comme à chaque réforme de grande ampleur, il n’y a guère que l’histoire qui nous dira si, oui ou non, les fruits cueillis sont aussi bon que ce qu’ils laissaient espérer.</span></p>
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