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	<title>Art - Billet de France</title>
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		<title>Trafic d’antiquités : de l’Irak aux Etats-Unis</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/trafic-dantiquites-de-lirak-aux-etats-unis/11/10/2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Samuel Prévost]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Oct 2023 07:48:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
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		<category><![CDATA[Antiquités]]></category>
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		<category><![CDATA[Trafic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 11/10/2023</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/trafic-dantiquites-de-lirak-aux-etats-unis/11/10/2023/">Trafic d’antiquités : de l’Irak aux Etats-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b style="color: #000000;">Le gouvernement de Bagdad a annoncé le retour sur son territoire de plus de 23 000 objets antiques pillés en Irak suite à l’invasion américaine du pays en 2003. Mais des dizaines de milliers d’objets – d’Irak ou d’autres zones de conflit de la région – continuent de faire les choux gras des trafiquants pour finir aux Etats-Unis ou en Europe. Un </b><b>véritable</b><b style="color: #000000;"> trafic </b><b>d&rsquo;antiquités</b><b style="color: #000000;"> mondial.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">À Bagdad, le ministre de la Culture a le sourire. Le pays a une bonne nouvelle à célébrer : <a href="https://ina.iq/eng/27200-culture-ministry-announces-numbers-of-recovered-artifacts-over-the-past-three-years.html">23 000 objets</a> antiques auraient ainsi réintégré leur pays d’origine ces trois dernières années. Une information qui a fait les gros titres sur les berges de l’Euphrate et du Tigre en juin dernier. L’Irak est une terre riche d’histoire, avec les royaumes babylonien et assyrien, le passage des empires Perses, Sassanides ou Abbassides et l’enracinement de communautés religieuses musulmanes, juives ou chrétiennes. Si ces périodes lointaines sont aujourd’hui méconnues du grand public, elles font la fierté de tout un peuple, des responsables du patrimoine irakien et des conservateurs du musée national de la capitale. Mais elles ont aussi ravi les pilleurs et les collectionneurs d’objets volés au cours des deux dernières décennies.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Un pillage venu avec les Américains</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Avril 2003. Une dizaine de jours après le début de l’</span><a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1968510/guerre-irak-invasion-bagdad-archives">invasion de l’Irak</a><span style="color: #000000;">, les soldats et les blindés américains prennent possession des grandes artères de Bagdad et font tomber les centres névralgiques du pouvoir de Saddam Hussein. Les ministères sont sécurisés, les entreprises de premier plan – surtout dans le domaine des hydrocarbures – également. Mais le musée national, lui, n’a pas les mêmes égards : ses portes grandes ouvertes sont une invitation au pillage. Parmi les dizaines de milliers d’objets qui disparaissent, certaines pièces sont si rares qu’elles n’ont pas de prix, tel que le masque taillé dans le marbre de la Dame de Warka, considéré comme la Joconde de Mésopotamie. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais de nombreux autres objets, moins célèbres et de valeur plus modeste, ont fait l’objet de trafics. Leur traçabilité était pour beaucoup impossible à établir. « <em>Il est tellement facile d’en falsifier la provenance »</em> explique</span> <a href="https://www.theatlantic.com/international/archive/2018/03/iraq-war-archeology-invasion/555200/">Oya Topçuoğlu</a><span style="color: #000000;">, maître de conférences à l’Université Northwestern et spécialisé en archéologie mésopotamienne. « <em>Vous pouvez dire : « Mon grand-père a acheté ceci lors de sa visite au Moyen-Orient en 1928 et il est depuis dans notre grenier » ou « Cela appartient à la collection d’un gentleman suisse qui l’a acheté dans les années 50 ». Personne ne peut prouver le contraire, et personne n’en saura rien</em>. » Ces dernières années, tout le problème pour le gouvernement irakien a consisté à dresser une liste des objets volés.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Le musée national contenait des milliers d’objets et des manuscrits rares, mais il n’existe aucune statistique officielle sur le nombre d’antiquités volées dans le musée en 2003</em>, déplore l’expert en antiquités</span> <a href="https://new.thecradle.co/articles/how-the-us-uae-and-israel-plundered-iraqs-antiquities">Haider Farhan</a><span style="color: #000000;">. « <em>Les forces américaines sont directement et indirectement responsables du vol du contenu du musée.</em> » Les autorités irakiennes avancent tout de même une estimation : selon elles, quelque 120 000 objets auraient été dérobés et exfiltrés d’Irak entre 2003 et 2017, entre le pillage sous supervision américaine et celui de Daesh au musée de Mossoul. Vingt ans plus tard donc, une page se referme. Le ministre de la Culture irakien, Ahmed al-Alaywi, fait ses comptes : avec 23 000 objets de retour au pays, c’est une victoire toute symbolique. Car l’immense majorité du butin reste introuvable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Des plaques tournantes du trafic d&rsquo;antiquités</strong></h3>
<p><span style="color: #000000;">« <em>La grande majorité des antiquités volées en Irak ont été envoyées vers l’un des pays du Golfe persique, puis vers les États-Unis</em>, poursuit Ahmed al-Alaywi. <em>Certaines, suite au pillage du musée national par les soldats américains, d’autres par des entreprises mafieuses qui ont profité du chaos sécuritaire.</em> »  En 2017, une affaire a fait grand bruit dans le monde feutré des collectionneurs internationaux : celui de la</span> <a href="https://www.theguardian.com/us-news/2017/jul/06/hobby-lobby-iraq-artifacts-fine">société américaine Hobby Lobby</a><span style="color: #000000;">, condamnée par la justice de son pays à une amende de 3 millions de dollars pour avoir acheté illégalement 5 500 objets anciens venus d’Irak – des tablettes gravées de cunéiformes principalement – auprès de revendeurs basés dans des pays du Golfe persique dont les Émirats arabes unis.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le plan d’action de Hobby Lobby était simple : les revendre aux plus offrants, aux États-Unis, grâce à de faux certificats d’authenticité. Acculé, le président de l’entreprise américaine, Steve Green, a reconnu à l’époque qu’il « <em>aurait dû exercer davantage de surveillance et remettre en question soigneusement la manière dont les acquisitions avaient été gérées </em>». Un euphémisme. Depuis 2004, la justice américaine avait totalement interdit l’importation de biens culturels et patrimoniaux venus d’Irak. Tandis que le gouvernement irakien, dès sa remise sur pied, avait lui aussi voté une loi stipulant que toute antiquité originaire d’Irak était propriété de l’État irakien et qu’aucun individu ne pouvait en posséder sans l’autorisation express du gouvernement de Bagdad. Suite au scandale, plusieurs personnes avaient été arrêtées, des Israéliens et des Émiratis. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Un trafic qui nourrit la violence</strong></h3>
<p><span style="color: #000000;">Certains analystes vont même plus loin, au-delà du « simple » trafic d’antiquités. Selon The Docket, une initiative de la Clooney Foundation for Justice, les trafiquants de la région se sont largement servis dans le patrimoine irakien, mais aussi plus récemment en Syrie, en Libye et au Yémen. Leurs butins servent avant tout à alimenter les efforts de guerre des belligérants et des milices. « <em>Le pillage d’antiquités est souvent considéré comme un crime sans victime, mais c’est loin d’être le cas </em>», dénonce</span> <a href="https://www.middleeasteye.net/news/middle-east-stolen-antiquities-trade-fuelling-conflict">Anya Neistat</a><span style="color: #000000;">, directrice juridique de The Docket. « <em>Le pillage d’objets culturels est destructeur physiquement et socialement, et la vente d’antiquités permet aux groupes armés de financer les conflits, le terrorisme et d&rsquo;autres crimes contre les civils.</em> »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Selon le rapport publié en 2022 par The Docket, « <em>Les zones franches – essentiellement des entrepôts hors taxes créés pour conserver temporairement des produits manufacturés – jouent un rôle important dans le trafic international d&rsquo;antiquités pillées</em>. » Reste maintenant aux instances internationales – à commencer par l’UNESCO – de continuer à faire son travail.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Exposition : Eugène Vallin, ébéniste de l’art nouveau</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/exposition-eugene-vallin-ebeniste-de-lart-nouveau/03/07/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Victor Hovasse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jul 2022 16:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Idées de sorties]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Eugène Vallin]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Liverdun]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilier art nouveau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 03/07/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/exposition-eugene-vallin-ebeniste-de-lart-nouveau/03/07/2022/">Exposition : Eugène Vallin, ébéniste de l’art nouveau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>À l’occasion du centenaire de la disparition du brillant ébéniste Eugène Vallin (1856-1922), une exposition retraçant son œuvre est organisée jusqu’au 7 août à Liverdun (Meurthe-et-Moselle). Elle regroupe un exceptionnel ensemble mobilier art nouveau constitué de collections privées.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Le nom d’Eugène Vallin est malheureusement peu connu du public. Il a été pourtant l’un des artistes les plus importants de l’École de Nancy, fondée par Émile Gallé en 1901. Héritier d’un atelier spécialisé dans la menuiserie et le mobilier religieux, fin connaisseur des styles historiques, Vallin s’est progressivement tourné vers le mobilier civil et moderne. Son travail est la quintessence du mobilier art nouveau.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Un artiste nancéen</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Formé à la sculpture sur bois dans l’atelier de son oncle Michel Claudel à Nancy, Eugène Vallin fait ensuite un rapide passage à l’École municipale de dessin de Nancy, où il se perfectionne en modelage avant de prendre la succession de son oncle en avril 1881. Ébéniste reconnu par ses confrères pour son incroyable technique, il est l’auteur d’éléments mobiliers aux compositions élégantes pour les plus grands pontes de Nancy. Décors intérieurs, mobilier religieux etc…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vallin est aussi un passionné d’architecture et réalise des décors de façades et des devantures de magasins remarquables dont sa propre maison qui sera le premier élément art nouveau nancéien. Refusant d’industrialiser sa production, il ne travaille que sur commande. Ce refus d&rsquo;industrialiser sa production va le différencier des autres ébénistes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Exposition à la villa La Garenne</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Eugène Vallin est un innovateur, il va être influencé par les productions anglaises d’<em>Arts and Craft</em>. Viollet-le-Duc avec <em>Le Dictionnaire</em> raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle ainsi qu’Émile Gallé (chef de l’École de Nancy) avec son manifeste, <em>Le Mobilier contemporain</em> orné d’après la nature, constituent les fondations pour la création de son propre style. Il participe d’ailleurs très activement, auprès de ce dernier à la constitution de l’École de Nancy dont il sera le vice-président en 1901. Il réalisera, en collaboration avec Victor Prouvé, le pavillon de l’École de Nancy pour l’exposition internationale de l’Est de la France de 1909.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette exposition présentée à la villa La Garenne vous fera découvrir une cinquantaine d’œuvres de Vallin, pour la plupart inconnues car provenant de collections privées. Le parcours, chronologique, est ponctué de dessins de projets, maquettes et documents d’époque qui permettent de mieux appréhender l’œuvre de cette figure de l’Art nouveau. Vous trouverez à la fin de l’exposition, les œuvres d’artistes de l’École de Nancy s’étant inspirés de son style.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;"><u>Infos pratiques</u> :</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Lieu : Domaine des eaux bleues, Villa La Garenne (54460 Liverdun)</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Tarif : 5€</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Horaires : du lundi au dimanche de 10h à 18h (jusqu&rsquo;au 7 août 2022)</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Plus de renseignements :</span> <u><a href="http://www.expovallin.fr">www.expovallin.fr</a></u></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
<p><center></p>
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<p></center></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/exposition-eugene-vallin-ebeniste-de-lart-nouveau/03/07/2022/">Exposition : Eugène Vallin, ébéniste de l’art nouveau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Missor : un atelier de sculpteurs qui souhaite réhabiliter l&#8217;art français</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/missor-un-atelier-de-sculpteurs-qui-souhaite-rehabiliter-lart-francais/01/02/2022/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 15:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier Missor]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Géraimi]]></category>
		<category><![CDATA[Sculpture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.billetdefrance.fr/?p=7088</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 01/02/2022</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/missor-un-atelier-de-sculpteurs-qui-souhaite-rehabiliter-lart-francais/01/02/2022/">Missor : un atelier de sculpteurs qui souhaite réhabiliter l&rsquo;art français</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><b>Le sculpteur Missor, très connu sur les réseaux sociaux, souhaite réhabiliter l&rsquo;art français. Mais cela n&rsquo;est pas du goût de certains critiques qui réfutent à cet atelier la qualité d&rsquo;artiste.</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Depuis des années l’Atelier Missor de Nice travaille sans relâche pour rendre ses lettres de noblesse à l’art à la française et de manière plus générale à l’occidentale. Les guerriers niçois de la <em>technè</em> ne font toutefois pas l’unanimité. «&nbsp;<em>Toute réussite vous attire un ennemi</em>&nbsp;» affirmait Oscar Wilde. Et il n’avait tort. Le 16 octobre 2021 fut en effet émise une critique sur YouTube par le vidéaste Géraimi dont le titre est on ne peut plus clair&nbsp;: «&nbsp;<em>Missor n’est pas un artiste</em>&nbsp;». </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →</span>&nbsp;<a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/400-ans-de-moliere-quand-jentends-le-mot-culture-je-ferme-le-pantheon-et-je-froisse-mon-billet-de-banque/22/01/2022/">400 ans de Molière : «Quand j’entends le mot culture, je ferme le Panthéon, et je froisse mon billet de banque !»</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Durant près de vingt minutes les arguments s’enchaînent pour en venir à la conclusion suivante&nbsp;: «&nbsp;<em>Missor n’est pas un sculpteur</em> » mais plutôt un vidéaste ayant le don de savoir conter son histoire fabuleuse. Cette conclusion audacieuse aura eu le mérite de piquer au vif notre intérêt et de nous questionner sur l’actualité de l’art dans un monde qui tend à en modifier perpétuellement la signification, à tort ou à raison. Nous ne pouvions en ce sens que nous lancer dans une critique de la critique afin de tenter de dessiner, bien modestement, la complexité de la définition de l’art et de ses caractères. Ainsi, nous nous intéresserons donc rapidement à la forme même de la vidéo puis à son fond afin d’étudier l’ensemble de la thèse du vidéaste Géraimi et de brosser quelque peu la réalité du monde artistique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Trois critiques sur le fond</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Assis sur un canapé marron adossé à un mur bleu le vidéaste Géraimi développe sa thèse qui peut être critiquée de trois manières sur le fond.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Premièrement le vidéaste nous affirme qu’il va apporter une critique à l’œuvre du sculpteur Missor et de ses équipes d’un point de vue artistique. En effet, ce dernier reproche aux autres critiques, qui furent faites avant lui, leur point de vue exclusivement philosophique sur l’œuvre de l’artiste niçois. Force est pourtant de constater que le point de vue de Géraimi est lui aussi exclusivement basé sur les traits philosophiques découlant du travail de l’Atelier Missor. La source principale, alimentant sa critique, est l’ouvrage de l’auteur Walter Benjamin <em>«&nbsp;L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique&nbsp;»</em>, qui traite de l’art mais tel qu’observé par un philosophe et pour des philosophes. Le travail de l’Atelier Missor n’est pas ainsi critiqué artistiquement (sur sa beauté, son style, ses techniques, ses inspirations) mais bien philosophiquement (sur la portée de l’achat d’une telle œuvre, sur la reproductibilité de l’œuvre, sur le sentiment d’appartenance lié à l’œuvre).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/jean-nicolas-corvisart-le-medecin-personnel-de-napoleon-ier/24/01/2022/">Jean-Nicolas Corvisart : le médecin personnel de Napoléon Ier</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Ce travers initial nous mène ainsi, deuxièmement, à sa prolongation naturelle&nbsp;: la vision trop restreinte de l’art par l’auteur de la vidéo. L’art est limité à la sphère sculpturale, aux arts visuels et au cinéma tout en oubliant que l’architecture, la musique, la littérature et les arts de la scène sont aussi des formes d’art à part entière. L’absence de cette précision entraînera inévitablement une impossibilité de comparaison et par là même une vue moins nette de l’art et de l’artiste.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dernièrement, la vidéo, qui aurait pu être une critique, si ce n’est juste, du moins recevable, est grevée d’un vice tristement désagréable&nbsp;: son excessivité. Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord affirmait que «&nbsp;<em>Tout ce qui est excessif est insignifiant</em>&nbsp;» et comment ne pas lui donner raison&nbsp;! Quand le vidéaste en question se permet d’assimiler la valeur d’un buste fait à la main à celle d’une affiche d’un groupe de pop coréenne bien célèbre, le message ne prête même pas à sourire, il met mal à l’aise et questionne le sérieux même du fond qui au demeurant semble à première vue inattaquable. Toutefois c’était sans oublier que «&nbsp;<em>la forme c’est le fond qui remonte à la surface</em>&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une vision idéalisée de l’art et de l’artiste</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Pour Gérami, le critère premier pour qualifier une œuvre artistique est sa rareté. Elle se traduit chez l’amateur d’art par la volonté d’être le seul ou l’un des seuls propriétaires afin notamment de pouvoir revendre le cas échéant l’œuvre d’art facilement. Le vidéaste se questionne donc sur la reproductibilité « à l’infini » des œuvres de Missor par la technique du moulage. Puis le critère de la rareté de l’œuvre est au fil de la réflexion de Géraimi mêlé à la pensée de l’intellectuel marxiste Walter Benjamin et à son concept d’aura. Pour Walter Benjamin il existe en effet des œuvres possédant une aura (dont la création relève d’une forme rituelle, traditionnelle ; des œuvres destinées à être placées dans un lieu/un temps/une durée donnés) et des œuvres ayant une « valeur d’exposition » (ayant pour but d’être observées, consommées par le plus grand nombre et dont la conception est profane). Géraimi en conclut que l’œuvre de Missor est une œuvre hybride mêlant pour son côté explicatif une certaine aura et pour son côté technique une pure valeur d’exposition.&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/chateau-de-la-rochepot-la-victime-dune-affaire-rocambolesque/31/10/2021/">Château de La Rochepot : la victime d’une affaire rocambolesque</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Mais cette thèse peut être remise en cause sur bien des fondements.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous pouvons noter, au préalable, une vision idéalisée de l’artiste, présenté comme un être éthéré, presque divin, <em>via</em> le concept de l’aura qui nous emmène à croire que l’artiste ne crée que dans un but rituel et dépourvu de tout but « d’exposition ». Mais prenons exemple sur notre maître à tous, Michel-Ange. Ce dernier vivait son art, se tuait à la tâche, détruisant et redessinant sans cesse les formes de ses personnages afin d’arriver à la perfection. Au sommet de l’art pictural, rien n’est plus rituel artistiquement parlant que la <em>Pièta</em> ou que <em>Le</em> <em>plafond de la chapelle Sixtine de Rome</em>. Et pourtant cette œuvre rituelle ne vint au monde que par la commission du Pape Jules II tendant à l’édification de cette immense splendeur. Le côté ritualiste se perd par la contractualisation de l’œuvre. Pire, les œuvres de Michel Ange semblent selon la théorie de Benjamin n’être que des «&nbsp;œuvres d’exposition&nbsp;» destinées au pur émerveillement des cardinaux en conclave et des invités du Pape. Car si Géraimi avait pu dire dans sa vidéo que les œuvres présentes au sein des églises étaient présentes pour Dieu seul et n’avaient pas pour objectif d’être vues par l’œil humain c’était sans oublier que l’art religieux a pour finalité majeure, si ce n’est unique, de connecter spirituellement le fidèle à Dieu et non Dieu à l’humanité.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une autre idée développée est celle de l’absence d’aura ou de sa déperdition quand une œuvre est partout à la fois et si tout le monde peut y avoir accès. Nous pouvons toutefois affirmer ici que ce n’est pas parce que tout le monde a accès à une œuvre que cette œuvre ne possède pas d’aura. Le meilleur exemple est celui des musées. Suivant cette théorie les musées sont par excellence un lieu «&nbsp;d’exposition&nbsp;». On pourra toutefois objecter que le critère précédemment énoncé est cumulatif avec le fait que l’œuvre doive se trouver à un lieu à la fois. Certes, mais cela n’empêche pas d’une part le but purement expositionnel de l’œuvre et d’autre part ce n’est pas parce que l’œuvre se trouve en un lieu unique qu’elle est œuvre. Exemple célèbre qu’est celui de <em>La Joconde</em> de De Vinci. Cette œuvre pouvait être admirée depuis des siècles au musée du Louvre mais sa renommée n’est que contemporaine. Si <em>La Joconde</em> fait se déplacer le monde ce n’est pas parce qu’elle est incroyablement belle, ni parce que son auteur est un artiste accompli. Il faut remonter dans l’histoire pour trouver le point de bascule de sa renommée&nbsp;: son vol. C’est en effet parce que <em>La Joconde </em>a été volée au sein du musée et parce qu’elle a disparu un temps qu’elle est devenue le tableau le plus célèbre de France. Ainsi l’aura ne semble pas forcément naître de l’œuvre en elle-même ni de son lieu d’exposition et de son unicité mais semble pouvoir naître d’un contexte extra-artistique comme un contexte historique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/albert-severin-roche-le-poilu-qui-a-capture-1-200-allemands/11/10/2021/">Albert Séverin Roche : le poilu qui a capturé 1 200 allemands</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Pour ce qui est de la reproductibilité de l’œuvre en elle-même nous pouvons noter quelques incohérences également. L’œuvre ne serait pas œuvre mais produit manufacturé par son aspect reproductible à l’infini. Cette affirmation erronée fait l’objet d’une contestation par l’auteur de la vidéo, lui-même, quand il affirme qu’avant la Révolution industrielle il existait déjà des techniques telles que l’eau-forte, la lithographie ou le moulage permettant une reproduction conséquente des œuvres. Nous pouvons ajouter à cela que, dans l’histoire, de nombreux artistes ont reproduit leurs œuvres sans que la résultante ne soit pas qualifiée de produit manufacturé. Ici encore nous pouvons citer <em>La Joconde</em> et sa jumelle picturale, nous pouvons ajouter les <em>Autoportraits</em> de Rembrandt ou plus spécifiquement les reproductions de Rodin par Rodin.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais pourquoi reproduire ses œuvres me direz-vous ? Pour vivre pardi ! Car le but même de l’artiste est de vivre de son œuvre, que cela soit affirmé clairement ou non. Et cela ne déprécie pas l’œuvre en elle-même, c’est seulement un fait à prendre en considération. Chaque artiste initie le mouvement par ses émotions, ses facultés, sa sensibilité qui sont des prédispositions nécessaires et exclusives de la création artistique. Cela n’empêche pas pour autant l’artiste d’avoir des enfants à nourrir, des besoins à assouvir et la reproduction peut permettre d’acquérir un certain niveau de vie. Certains artistes créent parfois même exclusivement pour vivre et survivre plus que pour créer. Ainsi, le romancier Dostoievski n’écrivait que pour pouvoir amasser assez d’argent pour payer ses dettes et s’en créer de nouvelles à cause de son amour compulsif du jeu.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En somme, l’artiste n’est pas un saint et les concepts d’aura et de valeur d’exposition de Walter Benjamin semblent largement dépassés ; ils ne suscitaient probablement aucun intérêt. Un dernier exemple pour la route. Géraimi affirme que l’Atelier Missor mélange l’aura (art rituel) et la valeur d’exposition (par la reproduction mécanisée) et qu’ainsi les œuvres sortant de cet atelier ne pourraient pas être qualifiées d’œuvres d’art. Néanmoins, répond à cette même définition telle qu’établie par Gérémi pour qualifier le travail de Missor, ce que nous appelons aujourd’hui les monuments aux morts. Présents dans nos villages, ils ont valeur d’exposition et ont été reproduits maintes fois afin de commémorer le souvenir de nos combattants. Pouvons-nous dire que tous les monuments aux morts sont exclusifs de la notion d’art pour autant ? Je vous laisse seul juge en la matière.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une critique marchande aux accents marxistes qui peine à convaincre</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Deuxième point de la réflexion&nbsp;; pour Géraimi les travaux de l’Atelier Missor ne peuvent pas être qualifiés d’artistiques car ils sont pour lui de simples marchandises (à l’instar des DVD, livres et cassettes) et d’autre part parce que la pratique de l’art sur plâtre est dévalorisante en soi autant économiquement qu’artistiquement. Il se demanda d’ailleurs qui peut bien sculpter sur du plâtre avant de comparer le travail de l’Atelier Missor aux bustes <em>Amazon</em> à bas prix. Nous pouvons dire à cela deux choses.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’une part la qualification de marchandise n’est pas exclusive de la notion d’art. Comme nous l’avons dit précédemment l’artiste est un commerçant par nature ayant un talent à nul autre pareil. Nous pouvons ajouter à cela que les exemples sont ici particulièrement mal pris. Prenons le livre, exemple le plus évident. Celui-ci ne serait pas un objet d’art car l’art du livre se contiendrait exclusivement en le message qui est transmis en son sein (comme le DVD ou la cassette). C’est oublier que le livre peut être en lui-même un objet d’art par le travail du cuir et par l’art calligraphique qu’il contient autant que par son essence littéraire&nbsp;!</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/fulgence-bienvenue-le-constructeur-du-metro-parisien/01/09/2021/">Fulgence Bienvenüe : le constructeur du métro parisien</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">D’autre part, pour ce qui est de la critique artistico-économique, nous pouvons mettre en évidence deux sous-critiques. Celle qui affirme que le travail sur le plâtre n’est pas artistique par essence et celle qui affirme qu’économiquement parlant, les œuvres de l’Atelier Missor ne méritent pas une telle rémunération (le prix des bustes en plâtre est d’au minimum 280€).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour ce qui est de la première critique nous pouvons dire que ce n’est pas la matière qui fait l’objet d’art mais le travail sur ladite matière. Le sable n’est pas artistiquement parlant une matière première artistique et pourtant de l’art peut naître du travail du sable. Le travail sur plâtre lui est comparable à ceci près que le plâtre est une matière première artistique, c’est ce que nous apprit le travail du peintre et sculpteur surréaliste Alberto Giacometti.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour ce qui est de la seconde critique, nous ne pouvons que rappeler que « <em>Tout ce qui est excessif est insignifiant</em> » et que les travaux de Missor ne peuvent pas être sans un minimum de mauvaise foi être assimilés d’une manière ou d’une autre à des bustes <em>d’Amazon</em> à 12€. Nous ajouterons à ceci une critique purement économique. Il est en effet fait grief à l’Atelier Missor de vendre ses bustes en plâtre à 280€. Nous pouvons déjà dire, à titre liminaire, qu’en France un prix est un prix contrairement aux traditions orientales de marchandage. Ainsi, si le prix ne convient pas à l’acheteur il n’a qu’à faire connaître son mécontentement en n’achetant pas l’objet désiré. Le prix imposé par un commerçant n’est par principe jamais démesuré car dans le cas contraire ce dernier ne serait pas rentable. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">De plus, nous pouvons ajouter à cela que le prix d’une œuvre, ou de tout bien, ne correspond pas au prix que vous pouvez percevoir. Ce prix se compose en effet de coûts apparents (la création en tant que telle et ses dérivés) et de coûts occultes (conception intellectuelle, locaux, communication etc.). Nous pouvons également évoquer l’épargne destinée à l’innovation qui permet de monter de nouveaux projets et de maintenir l’attractivité de l’entreprise artisanale (par exemple « les bronzes » de Missor). Ces coûts sont les coûts <em>a minima</em> amortis par l’achat d’une sculpture ou de tout autre objet. En somme ce n’est pas au client de fixer le prix (dont il ignore l’origine) mais au vendeur de tenir compte des critiques et le cas échéant de modifier le prix s’il le trouve injustifié. Cette critique de Géraimi semble donc déconnectée d’une certaine manière de la réalité de la vie d’une entreprise.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Une tentative de négation du réel en guise de conclusion</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Concluant son propos Géraimi affirme que Missor n’est pas un sculpteur mais un conteur car son art se limiterait à son travail audiovisuel d’explication de son intention artistique. Les sculptures ne seraient, elles, qu’un fétiche permettant d’affirmer son appartenance à un groupe. Cette conclusion est peut-être d’ailleurs ce qui frappe le plus au cours de la vidéo.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LIRE AUSSI →&nbsp;</span><a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/laurore-boreale-du-25-janvier-1938-et-loccident-se-couvrit-de-rouge/29/01/2022/">L’aurore boréale du 25 janvier 1938 : quand l’Occident se couvrit de rouge</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Affirmer que Missor n’est pas un sculpteur mais un simple vidéaste est plutôt audacieux. C’est en effet nier le travail même de sculpture de Missor tout en semblant affirmer que les sculptures sortent <em>ex nihilo </em>de l’Atelier niçois. Conclusion frappante aussi, d’autre part, car l’affirmation selon laquelle les œuvres de Missor ne seraient que de simples vecteurs d’appartenance n’est en rien exclusif du caractère artistique de l’œuvre. Aimer les tableaux de Poussin et les films de Kubrick peut à l’image des sculptures de Missor vous circonscrire dans un cercle d’appartenance, cela ne signifie pas pour autant que l’œuvre en elle-même est un bien de consommation assimilable à un téléphone portable. Il est d’ailleurs à noter que l’art de Missor s’exporte au-delà des frontières françaises et qu’en ce sens le sentiment d’appartenance purement franco-français ne semble pas entrer en jeu.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour paraphraser Kant, nous définirons l’art comme étant «&nbsp;<em>ce qui plaît universellement sans concept</em>&nbsp;». Ainsi le travail de l’Atelier Missor ne peut qu’être qualifié d’artistique au vu de cette simple évidence.</span></p>
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		<title>Le Louvre à l’heure chrétienne</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/le-louvre-a-lheure-chretienne/12/06/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucas Dubois Jandot]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 12:31:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Byzance]]></category>
		<category><![CDATA[Chrétiens]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[Laurence des Cars]]></category>
		<category><![CDATA[Louvre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 12/06/2021</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/le-louvre-a-lheure-chretienne/12/06/2021/">Le Louvre à l’heure chrétienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Le 26 mai dernier, Emmanuel Macron a nommé à la présidence du Louvre la conservatrice et historienne de l’art Laurence des Cars. Fille du journaliste et écrivain Jean des Cars, elle sera le 1er septembre 2021 la première femme à occuper cette fonction depuis la fondation du musée en 1793. Après avoir occupé la fonction de présidente du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie, Laurence des Cars ambitionne déjà d’ouvrir un nouveau département au sein de l’institution qui sera dédié à Byzance et aux chrétiens d’Orient.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">En 2010, le président de la République, Nicolas Sarkozy, avait proposé d’inaugurer au sein du musée du Louvre un nouveau département consacré aux « arts des chrétiens d’Orient, des empires byzantins et slaves ». Ce tout nouveau département aurait été dès lors le neuvième du plus grand musée du monde et se serait joint aux départements de « Peintures », d’« Antiquités égyptiennes », d’« Antiquités grecques, étrusques et romaines », d’« Antiquités orientales », de « Sculptures », d’« Objets d’art », d’« Arts de l’Islam » et d’« Arts graphiques ». Malheureusement le président du musée du Louvre à cette époque, Jean-Luc Martinez, avait abandonné le projet.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une réappropriation des collections</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">La fondation du nouveau département voulu par Laurence des Cars, et qui sera consacré à « Byzance et aux chrétiens d’Orient », va permettre au Louvre d’exposer de nombreuses œuvres jusqu’alors encore endormies dans les réserves du somptueux palais. Raphaelle Ziadé, responsable du département byzantin du Petit Palais, affirma en effet dans un entretien au journal La Croix que « <em>l</em><em>e Louvre possède des pièces remarquables, depuis les mosaïques paléochrétiennes jusqu’aux objets d’art et manuscrits produits à Constantinople, puis à l’époque médiévale en Syrie, en Égypte, sans oublier les icônes</em> ». Mais si de nouveaux objets feront leur apparition dans les galeries du musée, de nombreux autres, déjà présents dans divers départements, seront installés dans les nouvelles salles afin de rendre plus cohérente la muséographie des collections.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Une source de partenariats internationaux</span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Plus qu’un simple projet d’exposition, la création d’un nouveau département au Louvre permet de nouer et d’entretenir de nombreux partenariats avec les musées et les institutions culturelles et archéologiques des pays concernés. Ainsi, l’exposition d’œuvres de Byzance et liées aux chrétiens d’Orient permettra au personnel du Louvre d’approfondir les liens d’entraide avec, entre autres, la Grèce, la Turquie, l’Égypte, la Syrie, l’Irak, Israël … Les connaissances sur les civilisations anciennes seront ainsi partagées plus facilement entre les différents chercheurs et des coopérations permettant la préservation de ce patrimoine mis en danger par la guerre et l’islamisme ambiant seront démultipliées. Bien plus qu’une ambition nationale, c’est bien un rayonnement international qui naîtra de ce fabuleux projet qui devrait voir le jour dans la décennie à venir. Il nous tarde déjà d’en voir le résultat !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Donnez-moi un musée et je le remplirai</em> ». Pablo Picasso</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%">
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		<title>Patrimoine : peut-on reproduire les créations millénaires européennes ?</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/opinions/patrimoine-peut-on-reproduire-les-creations-millenaires-europeennes/17/01/2021/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Florian Brestat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 18:08:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques libres]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Artisannat]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Terroir]]></category>
		<category><![CDATA[Versailles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’est pas rare que certains pays émergents soient tentés de reproduire les créations culturelles...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/patrimoine-peut-on-reproduire-les-creations-millenaires-europeennes/17/01/2021/">Patrimoine : peut-on reproduire les créations millénaires européennes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Il n’est pas rare que certains pays émergents soient tentés de reproduire les créations culturelles européennes. Pour autant, parviennent-ils à rivaliser avec notre patrimoine millénaire&nbsp;?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">On peut copier la technique de toute chose, mais jamais l&rsquo;âme. Combien de Chinois ou d&rsquo;Américains ont copié nos techniques de vinification, parfois même en nous surpassant techniquement, mais sans jamais parvenir à la profondeur de nos vins. Ils ne comprennent pas que l&rsquo;on ne puisse pas reproduire l&rsquo;histoire et l&rsquo;identité d&rsquo;un terroir millénaire. Nous pourrions les remercier pour le compliment de leur intérêt, car qu&rsquo;y a-t-il de plus flatteur que d&rsquo;être imité par tous les moyens ? Mais c&rsquo;est sans compter cette propension qu&rsquo;ils ont aussi à racheter notre patrimoine quand ils ne parviennent pas suffisamment à l&rsquo;imiter ; et là c&rsquo;est autrement plus grave.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Combien de Qataris cherchent aussi à copier l&rsquo;architecture française classique ou baroque, en investissant des millions dans de fades reproductions, grossières et vulgairement fastueuses, sans jamais comprendre les subtilités de l&rsquo;excellence et du goût français. Versailles ne coûta pas plus que le prix d&rsquo;un avion de chasse… mais il demeure le plus beau palais de la Terre. Pourtant tous ces pays qui peuvent se payer mille avions de chasse, ne parviendront jamais à ce niveau de raffinement. Pourquoi ? Cela leur échappe. Notre poésie et notre ancienneté échappent à ces pays sans histoire, souvent trop vulgaires pour saisir ce qu’ils imitent. La recette de la beauté ou de l’excellence n’est pas à leur portée, alors tous ces gens du monde se contentent de pâles copies, n’étant pas assez sensibles pour comprendre les subtilités du raffinement européen.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">De même pour les interprètes musicaux &#8211; souvent asiatiques mais pas seulement &#8211; du répertoire classique : de la virtuosité au bout des doigts, mais rarement de cette intensité dramatique et de cette profondeur qui constituent l&rsquo;âme du Vieux continent. Encore et toujours, on parvient à imiter la forme, car la forme tient à la technique, mais jamais le fond. Ce dernier est une affaire d&rsquo;héritage, il n’est pas interchangeable. On ne s&rsquo;offre pas des siècles d&rsquo;histoire, on en est l&rsquo;héritier, ou bien le spectateur, rien d&rsquo;autre. Au mieux, si l&rsquo;on n&rsquo;hérite pas du vieux monde, on en est le bon élève, rien de plus.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le plus insupportable dans ces reproductions vides et superficielles demeure lorsque le fade imitateur croit avoir compris notre âme, et l&rsquo;avoir reproduite. Cela me rappelle ces « femen » qui insultent la femme en pensant l&rsquo;imiter, et en reléguant la féminité à ce qu&rsquo;il y a de plus vulgaire et grotesque. La caricature éhontée de ce qu&rsquo;il y a sur Terre de plus fin et de plus haut… Lorsqu&rsquo;ils croient avoir réussi à reproduire notre patrimoine, ces imitateurs-là l&rsquo;insultent de la même façon, sans même s&rsquo;en rendre compte. Quelle prétention que de chercher à imiter ce qu&rsquo;on ne peut même pas comprendre. Mais sans prétention patriotique, ce principe vaut dans tous les sens. Nous avons aussi ces Européens, par exemple, qui pratiquent les arts martiaux mais ne parviennent pas à mon sens à saisir une certaine profondeur toute inimitable et exclusivement asiatique : là encore, ils imitent ce qu&rsquo;ils ne peuvent saisir. Et ainsi de suite.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le problème est de croire que l&rsquo;on peut photocopier l&rsquo;insaisissable. Certaines choses, souvent anciennes, ne peuvent exister en dehors de la marmite qui les a créées, c&rsquo;est ainsi. Et s&rsquo;il est bon de s&rsquo;essayer à ce qui diffère de nous, il est sage de se contenter de faire ce qu&rsquo;on a les moyens de faire. Le vin, la poésie, la gastronomie, les belles manières et l&rsquo;élégance, l&rsquo;architecture, le terroir, les cathédrales, les palais classiques, les forteresses médiévales, les savoir-faire d&rsquo;excellence, les jardins somptueux… voilà ce dont nous, Européens, sommes héritiers et dépositaires. Notre héritage et notre patrimoine, ce sont 15 siècles de monarchie catholique, précédés par 40 siècles d&rsquo;antiquité greco-gallo-romaine. Allez imiter ça, quand votre peuple et votre pays n’ont qu’un ou deux siècles d&rsquo;existence !</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/opinions/patrimoine-peut-on-reproduire-les-creations-millenaires-europeennes/17/01/2021/">Patrimoine : peut-on reproduire les créations millénaires européennes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Réduction des heures de cours : les écoles d’art en danger</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/reportages/reduction-des-heures-de-cours-les-ecoles-dart-en-danger/29/12/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Irène d'Avout]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Dec 2020 14:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
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		<category><![CDATA[Saint Quentin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les étudiants d’écoles d’art ont manifesté vendredi 4 décembre devant le rectorat de Paris, pour...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><strong>Les </strong><strong>é</strong><strong>tudiants d’</strong><strong>é</strong><strong>coles d’art ont manifest</strong><strong>é</strong><strong> vendredi 4 d</strong><strong>é</strong><strong>cembre devant le rectorat de Paris, pour protester contre la r</strong><strong>é</strong><strong>duction des heures de cours impos</strong><strong>é</strong><strong>e par la direction. Une d</strong><strong>é</strong><strong>cision pr</strong><strong>é</strong><strong>judiciable aux cr</strong><strong>é</strong><strong>ations des </strong><strong>é</strong><strong>tudiants. Reportage.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Environ 200 professeurs et étudiants d’Oliviers de Serres, de l’Ensamaa, de l’école Estienne, de Saint Quentin et de l’école Boulle se sont réunis vendredi 4 décembre, boulevard d’Indochine à Paris, en chantant et criant&nbsp;: «&nbsp;<em>Métiers d’arts en danger&nbsp;!</em>&nbsp;».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’atmosphère est chaleureuse, mais l’inquiétude sur l’avenir plane. De nombreuses pancartes surgissent du groupe telles que : « </span><span style="color: #000000;"><em>Laissez-nous apprendre </em>» <em>; </em>« </span><span style="color: #000000;"><em>Sauvons les métiers d’arts </em>»<em> ;</em></span><span style="color: #000000;"> « </span><span style="color: #000000;"><em>Diplôme raboté, j’ai les Boulle </em>»<em> ; </em>« <em>Éc</em></span><span style="color: #000000;"><em>ole de Passion, pas école de gestion </em>»<em> ; </em>« </span><span style="color: #000000;"><em>Formation standardisée, diplômes réformés </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong><em>&nbsp;</em></strong></span></p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Des élèves et des professeurs soudés</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Aujourd’hui ce sont les étudiants et artisans d’art qui réclament davantage d’heures d’atelier dans leurs emplois du temps, afin de mieux maîtriser les techniques. Professeurs et élèves s’alarment de ce qu’ils considèrent être le « <em>début d’une chute vertigineuse</em> » dans la transmission de l’artisanat.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">«<em>&nbsp;On vient manifester aujourd’hui pour éviter que l’on nous retire des heures d’atelier&nbsp;! » </em>témoigne Méryl, une jeune élève en 1<sup>ère</sup> année de Diplôme national des métiers d’arts et du design (DNAMDE). Après trois années au lycée de l’école Boulle en menuiserie en sièges, elle estime que « <em>la force [de son école] est de mettre en commun le design et l’atelier, ce qui doit être le plus important ! Des écoles de design et de créations d’objets, il y en a des centaines ! Mais des écoles où l’on a la chance d’apprendre un savoir-faire unique, enseigné par des professeurs Meilleur Ouvrier de France, c’est rare ! </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les métiers d’art sont précieux. C’est par l’artisanat que s’est construit le patrimoine français et le rayonnement mondial de notre pays. Si, aujourd’hui, quelques écoles d’art sont uniques en France, c’est grâce à l’enseignement de ces métiers ancestraux. Des professeurs d’excellence, inscrits aussi bien dans l’univers scolaire que dans le monde du travail, partagent leurs connaissances. Sous-estimer cet enseignement est selon eux « <em>une grave erreur</em> ». Va-t-on laisser tomber à jamais dans l’oubli leurs savoir-faire, leurs tours de main, leurs secrets, bases de la création contemporaine&nbsp;?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Le DNAMDE, une adaptation à la société</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Il y a trois ans, le ministère de l’Éducation nationale et les directeurs d’école d’art ont imposé une réforme non-obligatoire aux écoles d’art de Paris, et dans d’autres provinces, celle du Diplôme national des métiers d’art et du design (DNAMDE). Celui-ci cherche à adapter à l’époque et aux tendances actuelles l’artisanat d’art, souvent perçu comme « ringard<em>&nbsp;</em>». Les différents professeurs devraient prendre du temps pour enseigner aussi bien la conception contemporaine d’un objet (le «&nbsp;design&nbsp;») que la réalisation de l’objet fait main.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toutefois la pression économique et celle du progrès sont fortes et grignotent le temps et les méthodes traditionnelles du travail artisanal. Côté économie, les directeurs, sous les yeux sévères des recteurs, choisissent des heures à retirer afin d’avoir moins de professeurs à payer. Le choix est vite fait, puisque les directeurs d’écoles d’art sont tous des designers et souhaiteraient les réunir en une seule. Adieu donc le local et les formations particulières ! Côté progrès, et comme un rouleau compresseur, les directeurs submergent les élèves de projets d’art appliqués, d’expressions plastiques et de petit projets expérimentaux, sans prendre conscience du temps nécessaire dont les élèves ont besoin pour apprendre les bases techniques du métier.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>« Il faut du temps pour apprendre, concevoir et réaliser un objet. Il ne faut pas qu’il soit uniquement bien réussi, mais qu’il soit vraiment beau et innovant&nbsp;!&nbsp;» </em>lance Méryl. La réduction des heures d’atelier est donc une catastrophe. «<em>&nbsp;Enlever les heures d’atelier serait uniformiser et standardiser cette école d’exception&nbsp;! Il n’y a que deux formations en France de menuiserie en sièges. C’est un savoir-faire unique et précieux&nbsp;! » </em>continu Théo, un autre étudiant en menuiserie en sièges.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les élèves connaissent peu les détails de la réforme, qui est complexe et fourmille d’obstacles administratifs. Toutefois ils comprennent les enjeux et les conséquences potentielles.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>«&nbsp;Le risque est que, sur le long terme, nous serons de moins en moins bien formés. On perdra l’authenticité des métiers d’art. Ce n’est pas seulement un savoir-faire qui va disparaître, mais un patrimoine, qu’ils touchent en nous pénalisant&nbsp;», </em>explique Domitille, une élève en deuxième année d’ébénisterie. <em>«&nbsp;C’est notre avenir qui est en jeu. Nous ne serons pas crédibles dans les entreprises si nous ne sommes pas capables de travailler correctement. L’école nous permet de prendre le temps de pratiquer avant de répondre rapidement aux futurs clients&nbsp;».</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;"><strong>Garder les heures en atelier</strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000;">Les élèves et professeurs désirent garder leurs heures afin de conserver la qualité du diplôme de troisième année. Mais par manque de temps, les élèves réaliseront une «&nbsp;idée&nbsp;» de l’objet du diplôme, mais pas d’objet final…</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>«&nbsp;L’école vend sa richesse et variété d’ateliers. Cela fait rêver les étudiants à la rentrée&nbsp;; et finalement on se retrouve coincé dans son atelier, à terminer au mieux sa pièce, avec le temps qu’il nous reste. En ébénisterie, la recherche, les méthodes d’utilisation, l’assemblage des pièces, le montage, le collage, ensuite le moulage, sans oublier la recherche de matières, et bien entendu la conception d’un objet innovant, demandent énormément de temps&nbsp;! On souhaiterait maîtriser notre principal métier et expérimenter, s’initier aux autres ateliers de l’étage du dessous. En nous retirant le peu de temps que l’on a dans nos ateliers, nous serons complètement démotivés. On ne cherchera pas à bien faire, mais simplement à terminer&nbsp;! </em>» s’alarme Ximun, élève en ébénisterie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Une problématique partagée également par Gaétan, élève en tapisserie :</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>&nbsp;«J’ai deux pièces à terminer pour le partenariat avec le théâtre des Champs Elysées pour le mois de mars, plus d’autres projets avec l’atelier. Tout cela va nécessiter de la patience. Je devrai apprendre à me servir de nouvelles machines, faire la structure de la pièce, la garniture, le tissage, le tricot, le macramé… le tout avec moins d’heures d’atelier&nbsp;? Il nous faudrait sélectionner les projets, au lieu de pouvoir tous les réaliser, quel dommage&nbsp;!&nbsp;».</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le rectorat et les directeurs restent très fermes sur le sujet&nbsp;; mais les élèves et professeurs tentent de se mobiliser pour résister malgré leurs emplois du temps chargé. Une</span> <a href="https://www.change.org/p/direction-des-%C3%A9tudes-sup%C3%A9rieures-pr%C3%A9server-l-excellence-des-formations-en-m%C3%A9tiers-d-art-en-france-236f9e91-79b8-46bc-b405-74f05241f73e">pétition</a> <span style="color: #000000;">a été créée à ce sujet. Elle rassemble actuellement près de 15 000 signataires.</span></p>
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		<title>Histoire de l&#8217;art : partez à la découverte de 3 grands joailliers oubliés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Marles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 18:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Alphonse Fouquet]]></category>
		<category><![CDATA[Bijoux]]></category>
		<category><![CDATA[Eugène Fontenay]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Fouquet]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Vever]]></category>
		<category><![CDATA[Joaillerie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La joaillerie française est issue d&#8217;une longue tradition artistique et artisanale. Ce savoir-faire, jalousé par...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h4>La joaillerie française est issue d&rsquo;une longue tradition artistique et artisanale. Ce savoir-faire, jalousé par les plus grandes nations, s&rsquo;est transmis au cours des siècles. Quelques unes des plus grandes maisons de joaillerie actuelles, à l&rsquo;image de Cartier, sont nées en France au XIXe siècle. Toutes n&rsquo;ont pas survécu et c&rsquo;est à leur redécouverte que <a href="https://www.billetdefrance.fr/"><span style="color:#05668f" class="has-inline-color">Billet de France</span></a> vous emmène.</h4>
<p>&nbsp;</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><strong>Eugène Fontenay (1824-1887)</strong></h3>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify">Issu d’une lignée de bijoutiers, Eugène Fontenay s’installe à son compte à l’âge de 24 ans. Très vite, il attire une clientèle de premier rang. La reine Marie II de Portugal lui commande notamment un éventail de style renaissance en 1852. Après son véritable premier chef d&rsquo;oeuvre de joaillerie, un diadème formé de deux branches de roncier sauvage en platine serti de diamants, il se fait le chantre d’une tradition bijoutière française qu’il compte poursuivre dans le grand style du XVIIIe siècle. En ce sens, il crée pour l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, un bijou d’un luxe admirable : un tour de tête modulable, dont les neuf grands fleurons constitués d’émeraudes et de saphirs peuvent être remplacés par dix-sept gros diamants pendeloques faisant partie de la rivière impériale… </p>
<p>&nbsp;</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="465" height="222" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Capture-d%E2%80%99e%CC%81cran-2020-04-21-a%CC%80-12.00.22.png?resize=465%2C222&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2710" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Capture-d%E2%80%99e%CC%81cran-2020-04-21-a%CC%80-12.00.22.png?w=465&amp;ssl=1 465w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Capture-d%E2%80%99e%CC%81cran-2020-04-21-a%CC%80-12.00.22.png?resize=300%2C143&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 465px) 100vw, 465px" /><figcaption>Eugène Fontenay, Diadème exécuté pour l&rsquo;impératrice en 1858 (in. Vever, La bijouterie française au XIXe siècle, Tome II, p.172).<br></figcaption></figure></div>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Son carnet de commande ne cesse de s’agrandir et les demandes princières d’affluer. Au cours de la décennie 1860, il crée pour cette richissime clientèle des boites à bétel, des pipes, des boucles de ceinture, des miroirs et même de l’équipement de cavalerie en or et pierres précieuses pour le Roi de Siam ou encore le Shah de Perse. La plus incroyable de ses luxueuses créations est un service de table réalisé pour le roi d’Egypte entre 1858 et 1867, probablement disparu aujourd&rsquo;hui :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p> Un «<em> service de table en or, brillants et pierres précieuses (…) exécuté (…) pour (…) Saïd Pacha. Ce service, composé de 42 couverts en or et émaux couvert de brillants, dont chacun avait une valeur de 60 000 Fr. était complété par un grand compotier occupant le centre d&rsquo;un ensemble où figuraient deux candélabres à six branches valant pièce 1.800.000 Fr</em>. ». </p><cite><br>&nbsp;Eugène Fontenay, Les bijoux anciens et modernes, Paris, 1887</cite></blockquote>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Eugène Fontenay partage son savoir avec de nombreuses maisons de joaillerie, au premier rang desquelles Boucheron. Son style très personnel plait à la gent du XIXe siècle. Par exemple, il crée des colliers en or décorés d&rsquo;émaux peints par Eugène Richet et sertis de diamants (Maison Boucheron, British Museum, Londres).</p>
<p>&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/collie10.jpg?resize=383%2C304&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2708" width="383" height="304" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/collie10.jpg?w=758&amp;ssl=1 758w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/collie10.jpg?resize=300%2C238&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 383px) 100vw, 383px" /><figcaption>Eugène Fontenay, collier en or décoré d&rsquo;émaux d&rsquo;Eugène Richet et sertis de diamants, (circa 1865), British Musuem, Londres (donation Hall Grundy).</figcaption></figure></div>



<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Henri Vever (1845-1942)</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Henri, assisté de son frère Paul, transforme à la fin du XIXe siècle la bijouterie familiale messine en firme de renommée internationale : <em>La maison Vever</em>. Sise rue de la Paix dans le deuxième arrondissement de Paris, la maison Vever s’inscrit pleinement dans le renouveau décoratif apporté par le mouvement éponyme : l’Art Nouveau. Les frères Vever font appel à Eugène Grasset, célèbre affichiste et décorateur, pour dessiner des bijoux d’un raffinement inouï. Les formes de prédilection sont celles de l’art nouveau : les femmes, les plantes ou encore le paon. </p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/503e74be0dac7f928904d3165d152932-scaled.jpg?fit=639%2C1024&amp;ssl=1" alt="" class="wp-image-2711" width="340" height="545" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/503e74be0dac7f928904d3165d152932-scaled.jpg?w=1597&amp;ssl=1 1597w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/503e74be0dac7f928904d3165d152932-scaled.jpg?resize=187%2C300&amp;ssl=1 187w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/503e74be0dac7f928904d3165d152932-scaled.jpg?resize=639%2C1024&amp;ssl=1 639w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/503e74be0dac7f928904d3165d152932-scaled.jpg?resize=768%2C1231&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/503e74be0dac7f928904d3165d152932-scaled.jpg?resize=958%2C1536&amp;ssl=1 958w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/503e74be0dac7f928904d3165d152932-scaled.jpg?resize=1278%2C2048&amp;ssl=1 1278w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/503e74be0dac7f928904d3165d152932-scaled.jpg?resize=1024%2C1641&amp;ssl=1 1024w" sizes="(max-width: 340px) 100vw, 340px" /><figcaption>Paul et Henri Vever, pendentif « Silvia » en or, agate, rubis, diamant et émail (1900),  Les Arts Décoratifs, Paris.</figcaption></figure>



<p>&nbsp;</p>
<p>Présents aux expositions universelles de 1878, 1880, 1900 mais aussi aux grandes expositions de Bruxelles, Moscou, Chicago, leurs créations attirent l’attention des critiques mais aussi du jury. La critique les encense, à l’image de celle d’Emile Monod à l’exposition universelle de 1889 : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;<em>Les branches de rose, d’amandier, de fraisier… ainsi que des orchidées et les fleurs de toutes sortes exécutées en diamant d’une façon si légère et d’un mouvement si naturel qu’on les aurait crues cueillies dans les champs par une belle matinée de givre</em>&nbsp;». </p><cite><br>Exposition universelle de 1889, Paris, 1889; vol. III «&nbsp;Les industries de luxe&nbsp;», E. Dentu, p.539</cite></blockquote>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les frères Vever apportent à la joaillerie un regard tout à fait nouveau et régénérateur, et connaissent donc un véritable succès au tournant des XIXe et XXe siècles. Les hommes les plus influents du monde comptèrent parmi leurs clients : Alexandre III, le Shah de Perse ou encore le président Sadi Carnot. La bijouterie Vever transmise de génération en génération ferma définitivement ses portes en 1982.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-justify">Le modèle le plus connu de cette collaboration est le pendentif <em>Poésie </em>récompensé à l’exposition universelle de 1900 qui se compose d’une figure de femme stylisée et habillée de branches de fleurs.</p>
<p>&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/b6bf153d91d1208cc4233c37b9d31b57.jpg?resize=232%2C492&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2712" width="232" height="492" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/b6bf153d91d1208cc4233c37b9d31b57.jpg?w=319&amp;ssl=1 319w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/b6bf153d91d1208cc4233c37b9d31b57.jpg?resize=141%2C300&amp;ssl=1 141w" sizes="auto, (max-width: 232px) 100vw, 232px" /><figcaption>Paul et Henri Vever d&rsquo;après le dessin d&rsquo;Eugène Grasset, pendentif « Poésie »  au motif de femme à la harpe habillée de branche de fleurs; or ciselé, ivoire, émail translucide sur or (1900), inv. 12746, Les Arts Décoartifs, Paris.</figcaption></figure></div>



<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Alphonse Fouquet (1828-1911) et Georges Fouquet (1862-1957)</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Associé à son père Alphonse Fouquet, Georges Fouquet est considéré comme l’un des pères de la bijouterie moderne. Alphonse se fait remarquer très jeune en 1855 alors qu’il participe à un concours pour un modèle de parure de tête destiné à la corbeille de mariage d’Ismail, pacha d’Egypte. En 1860, il crée son propre commerce à Paris et emploie une trentaine d’ouvriers pour réaliser des bijoux d’une riche fantaisie qu’il exporte en Europe mais aussi en Amérique du Sud. A l’exposition universelle de 1878, il présente plusieurs pièces de joaillerie d’un luxe inédit, des « bijoux-dentelle » et des parures à l’antique. Les bijoux ont été dessinés par Alphonse tandis que la création à proprement parler est l’œuvre du célébrissime sculpteur Carrier-Belleuse. </p>
<p>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/CD-2569.38.1-300x184-1.jpg?resize=374%2C229&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2706" width="374" height="229"/><figcaption><em>Diadème Chimères, Alphonse Fouquet, c.1878. Gouache sur papier calque. Inv CD 2569.38.1 &#8211; © Les Arts Décoratifs.</em></figcaption></figure></div>



<p>&nbsp;</p>
<p class="has-text-align-justify">En 1895, Alphonse laisse la direction artistique et commerciale à son fils Georges qui va rivaliser d’ingéniosité en s’inspirant des succès de Lalique et de Vever. Dans la course de l’exposition universelle de 1900, il s’entoure du renommé Alphonse Mucha pour la création artistique. Sarah Bernhardt est l’une de ses plus grandes clientes. La maison Fouquet produit tous les bijoux en vogue à l’époque : diadèmes, broches, bracelets, bagues, peignes en corne blonde, «&nbsp;colliers de chien&nbsp;» (colliers enserrant le cou), pendentifs etc. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Georges toujours à l’écoute des femmes et de l’évolution de la société transforme rapidement l’esprit de ses créations pour épouser au lendemain de la Première Guerre mondiale les canons de l’Art Deco. De là, naissent des bijoux résolument modernes aux formes géométriques, aux lignes droites et pures que Georges Fouquet justifie en ces mots : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;<em>Le bijou doit être composé de masses lisibles de loin, la miniature est haïssable&nbsp;» et d&rsquo;ajouter que « bijoux et pièces d’orfèvrerie doivent constituer des œuvres d&rsquo;art tout en répondant au même besoin que les articles industriels</em>&nbsp;». </p><cite><br>&nbsp;Jean Fouquet, Bijoux et Orfèvrerie, Paris, 1931</cite></blockquote>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/ob_49e85c_georges-fouquet-1902-et-19050001-jpg.jpg?resize=367%2C605&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2703" width="367" height="605" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/ob_49e85c_georges-fouquet-1902-et-19050001-jpg.jpg?resize=621%2C1024&amp;ssl=1 621w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/ob_49e85c_georges-fouquet-1902-et-19050001-jpg.jpg?resize=182%2C300&amp;ssl=1 182w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/ob_49e85c_georges-fouquet-1902-et-19050001-jpg.jpg?resize=768%2C1265&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/ob_49e85c_georges-fouquet-1902-et-19050001-jpg.jpg?resize=932%2C1536&amp;ssl=1 932w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/ob_49e85c_georges-fouquet-1902-et-19050001-jpg.jpg?w=971&amp;ssl=1 971w" sizes="auto, (max-width: 367px) 100vw, 367px" /><figcaption>Georges Fouquet, ornement de corsage en or représentant un serpent marin ailé, décoré d&rsquo;émail cloisonné, d&rsquo;émeraudes et de perles baroque (1902), coll. part.</figcaption></figure>



<p class="has-text-align-justify"><p>&nbsp;</p>
<p class="has-text-align-justify">Malheureusement, la crise financière de 1929 fut fatale à l’entreprise à la fameuse devanture réalisée par Mucha installée rue Royale (Paris 8e<em>)</em> Elle ferma définitivement ses portes en 1936.</p></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1066" height="2533" src="https://i2.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/IMG_2341.jpg?fit=431%2C1024&amp;ssl=1" alt="" class="wp-image-2705" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/IMG_2341.jpg?w=1066&amp;ssl=1 1066w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/IMG_2341.jpg?resize=126%2C300&amp;ssl=1 126w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/IMG_2341.jpg?resize=431%2C1024&amp;ssl=1 431w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/IMG_2341.jpg?resize=768%2C1825&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/IMG_2341.jpg?resize=646%2C1536&amp;ssl=1 646w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/IMG_2341.jpg?resize=862%2C2048&amp;ssl=1 862w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/IMG_2341.jpg?resize=1024%2C2433&amp;ssl=1 1024w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>Georges Fouquet, broche en platine sertie de diamants (1924). Disque en onyx, cabochon et goutte en corail, coll. part. (Photo Tomas Heuer).</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/art/a-la-decouverte-de-3-grands-joailliers-oublies/22/04/2020/">Histoire de l&rsquo;art : partez à la découverte de 3 grands joailliers oubliés</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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		<title>Mathias Souverbie : «La beauté de l’œuvre d’art réside dans sa similitude avec l’homme»</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/entretiens/mathias-souverbie-la-beaute-de-loeuvre-dart-reside-dans-sa-similitude-avec-lhomme/18/04/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Marles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2020 18:30:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Mathias Souverbie]]></category>
		<category><![CDATA[Sculpture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 18/04/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/mathias-souverbie-la-beaute-de-loeuvre-dart-reside-dans-sa-similitude-avec-lhomme/18/04/2020/">Mathias Souverbie : «La beauté de l’œuvre d’art réside dans sa similitude avec l’homme»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Mathias Souverbie appartient à une longue lignée d’artistes tels que le peintre Hyppolite Flandrin (fresques de l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris) ou encore le peintre et décorateur de théâtre Jean Souverbie qui fut l’élève des deux plus célèbres peintres « <a href="https://www.beauxarts.com/grand-format/les-nabis-en-3-minutes/">nabis </a>» : Maurice Denis et Paul-Elie Ranson. Un héritage que Mathias Souverbie tient de ses parents, également artistes. Mathias est un homme d’une grande gentillesse et d’une sensibilité profonde. Un entretien en exclusivité pour les amateurs d’art de Billet de France.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Florent Marles : Peux-tu te présenter ?</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Mathias Souverbie :</strong> Je m’appelle Mathias Souverbie et je suis sculpteur. Je suis né en 1982 en région parisienne et commence mon parcours artistique en 2010 après une dizaine d’années au sein d’un atelier de moulage de la Drôme. Ce qui me fascine dans la sculpture est la matière en elle-même et le voyage de la lumière sur celle-ci. Mon terrain de prédilection est le béton et le métal. Je suis plus particulièrement séduit par la réalisation de mobiles en acier inoxydable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>F.M : A quel moment le désir de devenir artiste est-il né ?</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mathias me répond avec sérénité et m’affirme qu’ « <em>il n’est pas question de désir d’être artiste. Il est davantage question d’une sorte de nécessité intérieure d’être. C’est une envie, un désir de voyage et d’être en vie. C’est prendre conscience de l’univers qui nous entoure tel qu’il est vraiment. Un état d’être </em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/a-la-francaise-un-projet-damour-pour-la-france/15/07/2019/">« A la française » : un projet d’amour pour la France</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ses mots pourtant simples sont envoûtants, Mathias me transporte dans son univers. Son art semble le porter vers des sphères inaccessibles qui le remplissent d’un bonheur inédit. Avec la simplicité époustouflante de ses réflexions, il affirme que sa « <em>mission est de démontrer que nous ne connaissons que trop peu le monde qui nous entoure. Nous ne percevons qu’une fraction de la matière et ne percevons que ce que nous avons appris à voir. On sait qu’elle est là (la matière ndlr) évidente mais nous ne la connaissons pas. Je suis à la frontière de l’artisanat et de l’art. J’aurais pu emprunter la voie des travaux manuels mais c’est le dialogue avec la matière qui m’intéresse. C’est aux artistes de décoder les vrais langages du monde et d’analyser notre présence sur cette terre en matière et en spiritualité. J’ajouterai que l’art véritable est de trouver le point exact où se côtoient l’âme et la matière</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2541" aria-describedby="caption-attachment-2541" style="width: 575px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2541 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Grand-kono-in-situ-e1486318536433-1.jpg?resize=575%2C1024&#038;ssl=1" alt="" width="575" height="1024" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Grand-kono-in-situ-e1486318536433-1.jpg?resize=575%2C1024&amp;ssl=1 575w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Grand-kono-in-situ-e1486318536433-1.jpg?resize=169%2C300&amp;ssl=1 169w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Grand-kono-in-situ-e1486318536433-1.jpg?resize=768%2C1367&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Grand-kono-in-situ-e1486318536433-1.jpg?resize=863%2C1536&amp;ssl=1 863w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Grand-kono-in-situ-e1486318536433-1.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w" sizes="auto, (max-width: 575px) 100vw, 575px" /><figcaption id="caption-attachment-2541" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mathias Souverbie, Grand Kono, Béton, 2014</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La vision de l’art de Mathias porte un certain mysticisme qui n’est pas sans rappeler les réflexions des philosophes néoplatoniciens du XVe siècle, au premier rang desquels Marsile Ficin. Plus encore, sans pour autant établir un parallèle qui ferait hurler puristes, il me vient en tête cette citation de Léonard de Vinci « <em>Le caractère divin de la peinture fait que l’esprit du peintre se transforme en une image de l’esprit de Dieu</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>F.M : Quand est-ce que cet art est devenu une réalité ?</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>M.S : </strong>C’est en 2010 que pour moi les premiers échanges avec la matière se sont éveillés et se sont, sans aucun doute, révélés. Aussi, je crois que l’on devient artiste quand on se donne pour mission de chercher le « Grand Art » ou tout du moins, créer un marqueur d’esprit pour une époque et une humanité, quelque chose de porteur pour le présent et l’histoire des hommes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">F.M : La vie d’artiste, une histoire de famille ?</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>M.S :</strong> Effectivement, ma famille n’y est pas pour rien dans mon statut d’artiste. Je suis à la croisée de plusieurs générations d’artistes plus ou moins connus. Nous avons la chance dans notre famille d’être des touche-à-tout artistiques. Quel merveilleux cadeau que d’avoir ces aïeux peintres, fresquistes, dessinateurs, sculpteurs et céramistes… Je pense aux plus connus : Hyppolite Flandrin, Marthe Flandrin ou encore mon arrière-grand-père, Jean Souverbie. L’avantage c’est qu’en matière artistique, personne ne m’a dit que cela n’était pas fait pour moi. On dira qu’il y avait comme un naturel évident.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/symphonia-un-hymne-poetique-a-lhistoire-de-la-musique/06/06/2019/">Symphonia : un hymne poétique à l’histoire de la musique</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Pour rappel, Jean Souverbie a fréquenté l’Académie Ranson, du peintre éponyme, où il rencontre tous les nabis (Denis, Sérusier, Vuillard etc.). Son sujet de prédilection est le portrait féminin dont son modèle le plus représenté est son épouse. Plus tard dans sa carrière, il se spécialise dans les nus féminins qu’il traite d’une façon très cubique sur les conseils de son ami Pablo Picasso.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2530" aria-describedby="caption-attachment-2530" style="width: 448px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2530 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Jean-Souverbie-1891-1981-Nu-au-pichet-.jpg?resize=448%2C541&#038;ssl=1" alt="" width="448" height="541" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Jean-Souverbie-1891-1981-Nu-au-pichet-.jpg?w=448&amp;ssl=1 448w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Jean-Souverbie-1891-1981-Nu-au-pichet-.jpg?resize=248%2C300&amp;ssl=1 248w" sizes="auto, (max-width: 448px) 100vw, 448px" /><figcaption id="caption-attachment-2530" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Jean Souverbie (1891-1981) &#8211; Nu au pichet (Coll. particulière)</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette vie d’artiste qu’il a choisi d’épouser n’est pas pour autant, comme on pourrait le croire, différente de celles des artistes des siècles précédents. Il me rappelle que « <em>la vie d’artiste est un chemin, une aventure dont on ne peut se lasser malgré, peut-être, toutes les souffrances que cela implique&#8230;</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>F.M : Au sein de ta famille, qui a le plus influencé ton travail ?</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>M.S: </strong> L’influence majeure est assurément le travail de mon arrière-grand-père Jean Souverbie. C’est lui qui par sa peinture m’inspire une certaine vision du volume. Pour moi, il peignait de la sculpture. Ses œuvres résonnent en moi comme aucune autre. Je perçois ses constructions, je ressens ses lignes droites accouchant sur des courbes, je vibre sur ses lignes serpentines débouchant sur des dégradés de matière, j’aime ces tonalités d’ocres composées dans des structures antiques. Bref cela me parle et ne cesse de bavarder en moi… </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>
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<img width="640" height="427" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/FEMME-AU-PAYSAGE-Mathias-Souverbie.jpg?fit=640%2C427&amp;ssl=1" class="attachment-large size-large" alt="Mathias Souverbie, Femme au paysage, béton" link="none" size="large" columns="2" ids="2528,2529" orderby="post__in" include="2528,2529" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/FEMME-AU-PAYSAGE-Mathias-Souverbie.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/FEMME-AU-PAYSAGE-Mathias-Souverbie.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/FEMME-AU-PAYSAGE-Mathias-Souverbie.jpg?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/FEMME-AU-PAYSAGE-Mathias-Souverbie.jpg?resize=675%2C450&amp;ssl=1 675w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/FEMME-AU-PAYSAGE-Mathias-Souverbie.jpg?resize=272%2C182&amp;ssl=1 272w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" loading="lazy" decoding="async" />
</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>F.M :  Quelles matières travailles-tu et pourquoi ? Comment choisis-tu tes sujets ?</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>M.S</strong> : J’aime à dire que les équilibres m’intéressent, l’équilibre des mobiles mais aussi l’équilibre des matériaux entre eux. C’est pourquoi je contraste mon travail avec d’une part, de la matière brute, à savoir le béton (sous toutes ses formes) et d’autre part, de l’acier inoxydable (sous toutes ses formes également) dans un mouvement contrapuntique élancé et fin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2532" aria-describedby="caption-attachment-2532" style="width: 276px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2532 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/download.jpg?resize=276%2C183&#038;ssl=1" alt="" width="276" height="183" /><figcaption id="caption-attachment-2532" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mathias Souverbie, L&rsquo;oiseau, Mobile en bronze, 2016</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le ciment est un monde qui, à lui seul, explore tous les aspects de surface : lisse, rugueux, poli, mat&#8230;Il offre surtout une plasticité extraordinaire. Je ne connais pas d’autre matière si malléable et qui offre une telle pérennité. Je travaille aussi l’inox, lequel offre des transparences fabuleuses, des matières inédites, et, comme le béton, une pérennité absolue.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2531" aria-describedby="caption-attachment-2531" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2531 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/LE-BAIN-BLEU-Mathias-souverbie-.jpg?resize=640%2C967&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="967" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/LE-BAIN-BLEU-Mathias-souverbie-.jpg?resize=678%2C1024&amp;ssl=1 678w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/LE-BAIN-BLEU-Mathias-souverbie-.jpg?resize=199%2C300&amp;ssl=1 199w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/LE-BAIN-BLEU-Mathias-souverbie-.jpg?resize=768%2C1160&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/LE-BAIN-BLEU-Mathias-souverbie-.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2531" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mathias Souverbie, Le bain bleu, 2018</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mes sujets favoris sont les objets voyageurs dans les fluides. L’aérodynamisme me fascine. C’est pourquoi tout ce qui vole et nage me passionne. L’aérodynamisme comprend la ligne parfaite, le volume parfait, sans aucune volonté esthétique. Cette perfection se mesure par son adéquation pure avec la nature. Toutefois je trouve aussi, comme je le disais, une véritable source d’inspiration dans les œuvres de mon arrière-grand-père et les sujets que je suis amené à traiter d’une façon nouvelle sont ceux qu’il a traités.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">F.M : Être artiste au XXI siècle, quels enjeux ?</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>M.S</strong> : Notre société souffre d’un mal : vouloir tout définir avec des mots, et nous savons qu’en art, il peut être dangereux de tout définir. Le rôle de l’art est aussi d’aller là où les mots ne peuvent aller. C’est pourquoi mon monde artistique est la matière. Il s’agit d’un mode d’expression tout à fait inédit dans lequel je me sens réellement libre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/pierre-dherbes-lopa-americaine-sur-latecoere-est-un-symbole-de-depossession-de-notre-patrimoine-industriel/04/12/2019/">Pierre d’Herbès : « L’OPA américaine sur Latécoère est un symbole de dépossession de notre patrimoine industriel »</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mathias Souverbie entend transmettre des sensations, des émotions indicibles, indescriptibles avec des mots, au spectateur sans toutefois tomber dans l’art contemporain dénué de sens. Il me confie son ressenti à ce sujet : « <em>j’avoue souffrir dans les musées d’art contemporain. J’y suis perdu et souvent un sentiment affligeant m’assaillit. Quand je contemple une œuvre qui ne tient que par un concept intellectuel, il manque pour moi l’essentiel. Je n’y trouve ni la lumière, ni les formes, ni l’équilibre ni le sens de la matière. Cela ne me concerne pas, la matière et mon esprit ne font qu’un. Quand il n’y a qu’un concept sans matière, sans forme, cela ne me parle pas. Ce n’est que du silence&#8230;</em> ». Et c’est bien dommage que l’art qui doit donner un sens, une réponse à ce que les mots ne peuvent dire ne soit que silence !</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Et de finir à propos de l’art contemporain « <em>sans aborder la dimension souvent spéculative de la scène artistique</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">F.M : La spéculation financière autour de ton travail, pas pour toi ?</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La réponse est non. Mathias est profondément engagé dans sa démarche artistique et avoue : «<em> j’ai trop vu dans mon métier de mouleur, ces artistes qui font des «petits pains» en série. Ces derniers sont souvent malheureux et acculés dans leur production. Secrètement, ils rêvent d’autres choses et d’autres thèmes mais le marché les tient. Je veux conserver ma liberté de création et éviter le piège d’exploitation de l’art par la finance</em> ». C’est dit ! Toutefois il sait qu’il faut rester prudent à ce sujet car « <em>sortir de la zone de confort instaurée par le marché de l’art revient à sortir d’un certain schéma, et donc de perdre des occasions de ventes. Vendre pour un artiste, c’est l’assurance de pouvoir continuer ses réflexions artistiques, il ne faut pas l’oublier. La vente c’est aussi la reconnaissance de l’aboutissement d’une pensée créatrice. Ce que je veux dire par-dessus tout c’est qu’il ne faut pas vendre son âme</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2536" aria-describedby="caption-attachment-2536" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2536 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1412021083625.jpg?resize=640%2C967&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="967" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1412021083625.jpg?resize=678%2C1024&amp;ssl=1 678w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1412021083625.jpg?resize=199%2C300&amp;ssl=1 199w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1412021083625.jpg?resize=768%2C1160&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1412021083625.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2536" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mathias Souverbie, Solstice, Béton, 2014</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">F.M : Le mot de la fin ?</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>M.S</strong> : Je veux que chaque œuvre soit réellement unique. L’œuvre n’est véritable que si elle transpire le labeur de son auteur et de son époque. Chaque œuvre, signée de mon sang, apporte une réponse, une émotion qui ne peut se dupliquer. Je ne veux pas d’œuvres issues d’un processus de fabrication en série quasi industriel. La beauté de l’œuvre d’art réside dans sa similitude avec l’homme : son unicité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>La Tulipomanie : de la bulle spéculative à la vanité florale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2020 16:59:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
		<category><![CDATA[Tulipe]]></category>
		<category><![CDATA[Tulipomanie]]></category>
		<category><![CDATA[Vanité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 13/04/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/la-tulipomanie-de-la-bulle-speculative-a-la-vanite-florale/13/04/2020/">La Tulipomanie : de la bulle spéculative à la vanité florale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La tulipomanie désigne la frénésie spéculative autour des tulipes qui a frappé le nord des Provinces-Unies au milieu du XVIIᵉ siècle. Plongeons-nous dans l’histoire de la tulipe, qui a pu causer des troubles aussi bien financiers que métaphysiques.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La tulipe est introduite en Europe en 1560 par l’ambassadeur d’Autriche auprès de Soliman le Magnifique, dont elle était la fleur préférée. A partir de cette date, elle connaît un succès rapide, et les Pays-Bas du Nord s’en entichent particulièrement. Le goût baroque voit dans ces fleurs une occasion extraordinaire de laisser libre court à ses folies : dans les entrepôts hollandais, la proximité des bulbes et leur mode de transport inocule des maladies à ces fleurs, qui ont pour effet de brouiller leur expression génétique : certaines deviennent multicolores, d’autres présentent des pétales déchiquetés. Beaucoup développent, somme toute, des caractéristiques de métamorphoses bizarres, qui correspondent parfaitement au goût de l’époque.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI →<a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/masques-de-la-peste-au-coronavirus-une-histoire-de-protection/01/04/2020/">Masques : de la peste au coronavirus, une histoire de protection</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette fleur devenue étrange plaît tellement qu’elle fait l’objet de spéculations, notamment entre 1634 et 1637 : ses bulbes s’arrachent, la demande excède largement l’offre : la « tulipomanie » est née. La spéculation est telle qu’on peut acheter trois bulbes pour environ 30.000 florins, alors que les maisons les plus luxueuses d’Amsterdam se vendaient 10.000 florins, et qu’un artisan gagnait environ 300 florins par an. La tulipomanie conduit à la création d’une véritable bulle spéculative, qui explose en 1637. Selon certains, c’est le premier krach de l’histoire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/philosophie-quels-penseurs-pour-la-moderation/22/02/2020/">Philosophie : quels penseurs pour la modération ?</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2482" aria-describedby="caption-attachment-2482" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-2482" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1.jpg?resize=640%2C454&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="454" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1.jpg?resize=1024%2C726&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1.jpg?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1.jpg?resize=768%2C545&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/1.jpg?w=1300&amp;ssl=1 1300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2482" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Nature morte, Johannes Bosschaert &#8211; vers 1628, Stockholm, Nationalmuseum</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Les singeries de Bruegel le Jeune</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En ce sens, Jan Bruegel le Jeune peint une Allégorie de la tulipomanie, dans laquelle il présente des singes parodiant le commerce de cette fleur. On peut voir dans cette œuvre foisonnante de détails toutes les étapes du commerce du bulbe de tulipe. Le peintre choisit ici de remplacer les hommes par des singes ; connu sous le nom de singerie, ce genre connaît une grande vogue aux Pays-Bas au milieu du XVIIe siècle. Les singes y sont mis en scène en singeant, littéralement, les comportements humains de manière satirique : en l’espèce, le peintre s’attaque à la folie de la spéculation sur la tulipe.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/lart-et-la-chasse/28/06/2019/">La chasse : une tradition artistique</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Dans le coin inférieur gauche, un singe arrose un parterre de tulipes, alors que l’un de ses congénères prend des notes : il liste les différentes variétés qui y poussent, une chouette sur son épaule. Généralement symbole de sagesse et de sagacité, l’oiseau, touché de cécité lorsqu’il fait jour, serait ici au contraire la métaphore d’un aveuglement cupide. Au centre de l’œuvre, un singe aux yeux écarquillés pèse l’un des précieux bulbes, pour lui faire correspondre son poids en or. Derrière lui, un singe comptable devant un amoncellement de pièces d’or et d’argent s’apprête à recevoir un nouveau versement venant d’un autre singe, lourdement chargé. Nombre de détails disent l’affolement spéculatif qui a eu cours à cette période. Notons un élément significatif dans le coin inférieur droit de l’œuvre, annonçant une évolution dans la narration : certains singes fort animés se battent, l’un pleure dans un mouchoir, tandis qu’un autre, au premier plan, urine ostensiblement sur plusieurs tulipes : ces fleurs, autrefois si chères, ont perdu toute leur valeur lors de l’éclatement de la bulle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/art/le-mobilier-ancien-a-t-il-encore-une-valeur/04/04/2019/">Le mobilier ancien a-t-il encore une valeur ?</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2475" aria-describedby="caption-attachment-2475" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2475 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Allegorie_der_Tulipomanie.jpg?resize=640%2C401&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="401" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Allegorie_der_Tulipomanie.jpg?resize=1024%2C641&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Allegorie_der_Tulipomanie.jpg?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Allegorie_der_Tulipomanie.jpg?resize=768%2C481&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Allegorie_der_Tulipomanie.jpg?resize=1536%2C961&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Allegorie_der_Tulipomanie.jpg?w=1649&amp;ssl=1 1649w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Allegorie_der_Tulipomanie.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2475" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« Allégorie de la Tulipomanie » par Jan Bruegel le Jeune &#8211; 1640</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><em><strong> » Vanitas vanitatum omnia vanitas « </strong></em></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La tulipe connaît également une grande fortune dans les natures mortes des peintres de la fin du XVIIe siècle. Elle agrémente parfaitement un bouquet à la mode, mais elle est surtout la fleur qui illustre le mieux le caractère transitoire des possessions matérielles. Parfois représentée accompagnée d’un crâne et d’un sablier, comme dans la fameuse œuvre de Philippe de Champaigne, elle invite à une méditation moralisante sur la vie terrestre. La tulipe, associée au crâne et aux instruments enregistrant le passage du temps, devient symbole de vanité, de l’insignifiance des choses matérielles et de la finitude inéluctable de l’existence.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/elisabeth-ii-decryptage-de-lallocution-dune-reine-qui-parle-a-son-peuple/07/04/2020/">Élisabeth II : décryptage de l’allocution d’une reine qui parle à son peuple</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2479" aria-describedby="caption-attachment-2479" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2479 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Vanitas-Champaigne.jpg?resize=640%2C474&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="474" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Vanitas-Champaigne.jpg?resize=1024%2C758&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Vanitas-Champaigne.jpg?resize=300%2C222&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Vanitas-Champaigne.jpg?resize=768%2C568&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/04/Vanitas-Champaigne.jpg?w=1050&amp;ssl=1 1050w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2479" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vanitas, de Philippe de Champagne &#8211; vers 1671</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Coronavirus: le chanteur Calogero dédie une chanson en hommage au personnel soignant</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/actualites/coronavirus-le-chanteur-calogero-dedie-une-chanson-en-hommage-au-personnel-soignant/23/03/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 21:58:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Calogero]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chanteur a annoncé une chanson inédite dont l’ensemble des profits seront reversés au personnel...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #000000;"><strong>Le chanteur a annoncé une chanson inédite dont l’ensemble des profits seront reversés au personnel médical.</strong></span></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">«&nbsp;<em>On fait comme si tout était un jeu. On fait comme on peut</em> », chante Calogero assis sur le siège de son piano. Comme le reste de la population française, le chanteur, originaire d’Échirolles (à quelques kilomètres de Grenoble), doit rester chez lui en raison de l’épidémie de coronavirus. Il en a profité pour écrire un morceau intitulé «&nbsp;<em>On fait comme si</em>&nbsp;» dans lequel il évoque le confinement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="color: #000000;"><strong>Une aide au personnel soignant</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000;">« <em>Comme vous, je suis confiné. J’ai fait une chanson avec un auteur qui s’appelle Bruno Guglielmi. On aimerait que cette chanson serve à quelque chose, alors on a décidé de verser tous nos droits et toutes les recettes de cette chanson au personnel soignant</em> », a indiqué l’artiste.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le morceau sortira le jeudi 26 mars&nbsp;prochain.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="jetpack-video-wrapper"><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/wmfRP8rEZuk?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation allow-popups-to-escape-sandbox"></iframe></div>
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		<title>Coronavirus : des fans de Tintin profitent du confinement pour détourner des œuvres d’art</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/actualites/coronavirus-des-fans-de-tintin-profitent-du-confinement-pour-detourner-des-oeuvres-dart/23/03/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billet de France]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 12:18:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Neurchi]]></category>
		<category><![CDATA[Neurchibald de Tintin]]></category>
		<category><![CDATA[Tintin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 23/03/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/actualites/coronavirus-des-fans-de-tintin-profitent-du-confinement-pour-detourner-des-oeuvres-dart/23/03/2020/">Coronavirus : des fans de Tintin profitent du confinement pour détourner des œuvres d’art</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Des passionnés de la bande dessinée Tintin profitent du confinement pour détourner des célèbres peintures du XIXème siècle.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">S’occuper pendant le confinement, c’est la question que se posent beaucoup de Français. Pendant que certains lisent, rangent ou regardent un film, d’autres, faisant partie de la neurchi sphère<sup>1, </sup>ont eu l’idée de détourner des œuvres d’art sur les réseaux sociaux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un travail de passionnés</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Vous avez peut-être déjà vu leur création sur le net. Depuis jeudi, des fans de la bande dessinée Tintin regroupés dans un groupe Facebook surnommé «</span> <a href="https://www.facebook.com/groups/2189510671267500/">Neurchibald de Tintin</a> <span style="font-family: Georgia; color: #003446;">» s’amusent à incorporer des éléments de la célèbre BD dans les tableaux du peintre Claude Monnet. Aujourd’hui, ils se diversifient.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/chroniques-libres/coronavirus-dans-ladversite-devenez-quelquun-de-meilleur/16/03/2020/">Coronavirus : dans l’adversité devenez quelqu’un de meilleur</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Nous vous avons sélectionné une dizaine de réalisations pleines de créativités :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2189" aria-describedby="caption-attachment-2189" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2189 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1.jpg?resize=640%2C498&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="498" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1.jpg?resize=1024%2C797&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1.jpg?resize=300%2C234&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1.jpg?resize=768%2C598&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1.jpg?w=1440&amp;ssl=1 1440w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2189" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Soleil levant, Monet</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2190" aria-describedby="caption-attachment-2190" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2190 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/2.jpg?resize=640%2C341&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="341" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/2.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/2.jpg?resize=300%2C160&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/2.jpg?resize=768%2C409&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2190" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’île des morts, Böcklin</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2191" aria-describedby="caption-attachment-2191" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2191 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/3.jpg?resize=640%2C363&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="363" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/3.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/3.jpg?resize=300%2C170&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/3.jpg?resize=768%2C435&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2191" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un paysage boisé, Renoir</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2192" aria-describedby="caption-attachment-2192" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2192 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/3-1.jpg?resize=640%2C360&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="360" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/3-1.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/3-1.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/3-1.jpg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2192" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La plage à Pourville, soleil couchant, Monet</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2193" aria-describedby="caption-attachment-2193" style="width: 749px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2193 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-1.jpg?resize=640%2C820&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="820" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-1.jpg?w=749&amp;ssl=1 749w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-1.jpg?resize=234%2C300&amp;ssl=1 234w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2193" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le voyageur contemplant une mer de nuages, Friedrich</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2194" aria-describedby="caption-attachment-2194" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2194 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-2.jpg?resize=640%2C511&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="511" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-2.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-2.jpg?resize=300%2C240&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-2.jpg?resize=768%2C614&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2194" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les Falaises à Étretat, Monet</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2195" aria-describedby="caption-attachment-2195" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2195 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-3.jpg?resize=640%2C640&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="640" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-3.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-3.jpg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-3.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-3.jpg?resize=768%2C768&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2195" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Gare Saint Lazare, Monet</span></figcaption></figure></p>
<p><figure id="attachment_2196" aria-describedby="caption-attachment-2196" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2196 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-4.jpg?resize=640%2C615&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="615" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-4.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-4.jpg?resize=300%2C288&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-4.jpg?resize=768%2C738&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2196" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le Bassin aux nymphéas, Monet</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_2197" aria-describedby="caption-attachment-2197" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2197 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-5.jpg?resize=640%2C476&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="476" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-5.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-5.jpg?resize=300%2C223&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2020/03/1-5.jpg?resize=768%2C571&amp;ssl=1 768w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-2197" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’Archiduc Léopold-Guillaume dans sa galerie de peinture, David Teniers Le Jeune</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><sup>1 </sup>Un neurchi (« chineur » en verlan) est un groupe Facebook qui rassemble des membres, souvent jeunes, autour de thématiques très variées. Ils fédèrent le groupe en incitant les membres à partager des photos relatives à un sujet spécifique et véhiculent ainsi la culture du mème internet.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Exposition : Cézanne et les Maîtres, au musée Marmottan-Monet à Paris</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/idees-de-sorties/exposition-cezanne-et-les-maitres-au-musee-marmottan-monet-a-paris/14/03/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Marles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2020 19:26:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Idées de sorties]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Cézanne]]></category>
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		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=2135</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 14/03/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/idees-de-sorties/exposition-cezanne-et-les-maitres-au-musee-marmottan-monet-a-paris/14/03/2020/">Exposition : Cézanne et les Maîtres, au musée Marmottan-Monet à Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Des dizaines de chefs-d’œuvre sont réunies au <a href="https://www.marmottan.fr/expositions/cezanne-et-les-maitres-reve-ditalie/">musée Marmottan-Monet</a>(16<sup>e</sup> arrondissement de Paris) pour la toute nouvelle exposition « Cézanne et les Maîtres », du 27 février au 3 janvier 2021. </span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">On ne peut que se réjouir de pouvoir approcher de si près les œuvres de Poussin, de Tintoret, de Greco, de Ribera et autres, habituellement accrochées sur les hautes cimaises de musées parfois lointains. On note en effet des prêts des plus grandes collections publiques et privées du monde entier, à l’instar du Musée du Louvre, du Musée d’Orsay mais aussi de la National Gallery of Art de Washington, de la collection Thyssen-Bornemisza de Madrid et surtout du Pola Museum de Kanawaga (Japon).</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/jean-emmanuel-raux-un-collectionneur-qui-regne-sur-le-monde-de-lautographe/04/07/2020/">Jean-Emmanuel Raux : un collectionneur qui règne sur le monde de l’autographe</a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Cette exposition est l’occasion de redécouvrir les grands chefs-d’œuvre de la peinture occidentale des temps modernes, à l’aune du travail de Paul Cézanne (1839-1906). Le visiteur aura la joie d’admirer sur les cimaises du musée Marmottan-Monet les sujets chers au peintre&nbsp;: la Montagne Sainte-Victoire, le Château noir du Tholonet, le cabanon des carrières de Bibenus mais aussi ses si reconnaissables natures mortes.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En parcourant l’exposition «&nbsp;Cézanne et les Maîtres», l’influence de l’artiste éponyme sur les peintres occidentaux du XXe siècle est évidente: on trouve dans ses toiles non seulement une manière résolument nouvelle d’aborder la peinture, mais aussi les prémices du cubisme.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Le postulat discutable de l’exposition&nbsp;: l’influence des Maîtres italiens sur Cézanne</strong></span></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Néanmoins, si l’héritage de Cézanne est omniprésent tout au long de l’exposition, force est de constater que le lien entre sa peinture et celle des Maîtres est maigre. Le postulat de l’exposition serait de voir dans les œuvres de Cézanne une influence latine des XVIe et XVIIe siècles. Il s’agirait de prouver par une juxtaposition d’œuvres de peintres italiens à celles de Cézanne, son italianité. À la rigueur, cela se justifie avec le Greco qui était à la Renaissance d’une absolue modernité, peignant le motif avec des teintes saturées et s’éloignant de l’austérité de ses contemporains. Par ailleurs, il est admis que le Greco influença Cézanne puisque ce dernier réalisa une «Femme à l’hermine» intitulée «d’après le Greco». Si ce dernier est connu pour son œuvre en Espagne, il ne faut cependant pas oublier son long séjour en Italie.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/art/a-la-decouverte-de-3-grands-joailliers-oublies/22/04/2020/">Histoire de l’art : partez à la découverte de 3 grands joailliers oubliés</a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Concernant les autres œuvres exposées, le postulat du conservateur se justifie de manière beaucoup plus complexe. Le visiteur est appelé à reconnaître des similitudes dans la composition, dans la facture, dans l’atmosphère d’œuvres ayant le même sujet. Sans parler d’italianité, quoi de plus simple que de constater des ressemblances entre deux portraits d’un vieillard à la barbe blanche ou entre deux vanités au crâne…</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Quant à l’influence que Cézanne aurait pu exercer sur le Novecento italien là encore, le visiteur est en droit de se poser des questions. Lesquelles ne trouvent pas de réponse dans la muséographie de l’exposition. Ainsi la dernière comparaison de l’exposition, censée éclairer d’un jour nouveau le lien entre Cézanne et la peinture italienne, est la mise en pendant d’une nature morte de l’impressionniste avec deux natures mortes de Morandi. Celle de Cézanne, au fond sombre, représente des poires et pommes sur un entablement, alors que les œuvres de Morandi représentent un pichet et des verres sur un fond clair. Aucune référence de couleur, de mise en scène, de dessin, de perspective n’est palpable.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/histoire/histoire-pendant-le-confinement-preferez-le-cafe-a-lalcool/26/04/2020/">Histoire : pendant le confinement, préférez le café à l’alcool !</a></span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En résumé, cette exposition est l’occasion de voir la réunion exceptionnelle d’un beau corpus d’œuvres, mais qui n’a hélas pas les arguments de ses ambitions didactiques.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



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		<title>Coronavirus : Tefaf, la plus grande foire mondiale dédiée à l’art impactée par l’épidémie</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/coronavirus-la-plus-grande-foire-mondiale-dediee-a-lart-impactee-par-lepidemie/09/03/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Marles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 21:32:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Idées de sorties]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Maastricht]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
		<category><![CDATA[TEFAF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 09 mars 2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/coronavirus-la-plus-grande-foire-mondiale-dediee-a-lart-impactee-par-lepidemie/09/03/2020/">Coronavirus : Tefaf, la plus grande foire mondiale dédiée à l’art impactée par l’épidémie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La TEFAF (The European Fine Art Fair) rassemble chaque année des dizaines de milliers de visiteurs sur une semaine à Maastricht (Pays-Bas). Lors de l’édition 2019, ce sont environ 80.000 personnes venues  du monde entier  qui ont déambulé dans les élégantes allées de la plus grande foire mondiale dédiée à l’art. L&rsquo;édition 2020 est entachée par le Coronavirus.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La TEFAF en quelques chiffres c’est un peu moins de 300 exposants dont la majorité vient d’Angleterre (76 exposants), en deuxième place viennent les galeries françaises (57 exposants), ensuite les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, la Chine etc. La TEFAF c’est <a href="http://www.tefaf.com">trois hectares d’espaces d’exposition</a>, où sont présentés les plus beaux objets d’art (et les plus chers aussi) qu’a produit l’homme en 7000 ans d’histoire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI : <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/lart-et-la-chasse/28/06/2019/">La chasse : une tradition artistique</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Chaque année les plus grands collectionneurs, les plus grandes institutions, les plus grands conservateurs se pressent dans la petite ville hollandaise qui, le temps d’une semaine, se transforme en paradis pour grandes fortunes. Les hôtels se remplissent, les restaurants multiplient les services, les rues se parent de berlines luxueuses et de 4&#215;4 puissants. Les manteaux de vison et les costumes anglais paradent en ville. Un air de raffinement bourgeois emplit la charmante Maastricht.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une édition 2020 touchée par le coronavirus</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Hélas cette année, le climat épidémiologique a affecté les habitudes des habitants  qui se réjouissaient d’accueillir pour la 33<sup>e</sup> année de si nombreux visiteurs. Les conservateurs des musées américains ont été avertis par leur direction de l’interdiction de se rendre à la TEFAF, une grande partie des Italiens sont confinés chez eux. Fait le plus marquant, les visiteurs asiatiques sont totalement absents de la foire. Autant dire que les allées habituellement surchargées de visiteurs étaient clairsemées ce week-end. Le jeudi précédant le premier week-end de la foire, a lieu, comme à l’accoutumée, le vernissage : une soirée VIP où champagne et petits fours circulent entre les allées des prestigieux stands. La soirée eut bien lieu mais elle n’avait hélas pas la saveur des précédentes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>

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<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Toutefois il faut noter que malgré une baisse de fréquentation dûe au phénomène covid-19, la sélection des œuvres d’art demeure à un niveau élevé. Les plus grands noms de la peinture ancienne comme moderne cohabitent jalousement avec les plus grands ébénistes, maîtres joailliers. A l’étage de la foire, la partie art sur papier s’est agrandie. C’est un véritable musée éphémère où le visiteur peut admirer d’assez près,sans déclencher les alarmes, les œuvres des plus grands maîtres tels que Van Eyck, Poussin, Desportes, Monet, Manet, Sisley, Pissaro, Picasso, Hartung, Soulages… Une statue équestre de Louis XV par François Girardon, fait face à une commode Boulle époque Louis XIV. Trois allées plus loin c’est le mobilier de Paulin qui toise celui de Perriand ou encore du Corbusier. Dans la partie joaillerie, il est notamment possible d’admirer l’époustouflant diadème de diamants (100 carats) de la marquise d’Anglesay.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI : <a href="https://www.billetdefrance.fr/art/le-mobilier-ancien-a-t-il-encore-une-valeur/04/04/2019/">Le mobilier ancien a-t-il encore une valeur ?</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Si la TEFAF accuse le contre coup de l’épidémie qui touche le monde, cette dernière a néanmoins résisté à la paranoïa générale en maintenant sa tenue alors que les grandes foires internationales (Salon international du livre de Londres, Salon de l’Automobile de Genève, Congrès mondial de la téléphonie mobile à Barcelone etc.) ont toutes été annulées au dernier moment.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Un événement à ne pas manquer qui se termine le dimanche 15 mars 2020. <a href="https://tickets.tefaf.com/Registration/event/tickets">Prenez vos billets</a> !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le Louvre à Abu Dhabi : quand les musées s’exportent à l’étranger</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/culture-et-relations-internationales-quand-les-musees-sexportent-a-letranger/20/01/2020/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Eléonore]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 18:04:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Louvre]]></category>
		<category><![CDATA[Musée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 20/01/2020</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/culture-et-relations-internationales-quand-les-musees-sexportent-a-letranger/20/01/2020/">Le Louvre à Abu Dhabi : quand les musées s’exportent à l’étranger</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le secteur culturel, particulièrement le monde muséal, est lui aussi désormais confronté à la mondialisation. Le Louvre à Abu Dhabi, le Guggenheim à Bilbao, l’Ermitage à Amsterdam, le Centre Pompidou à Shanghai, les grands musées européens sont de plus en plus nombreux à ouvrir des antennes à l’étranger et ainsi à exporter leurs collections.</span> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En France, cette pratique grandissante répond à deux facteurs principaux. Tout d’abord ces projets sont généralement sollicités par des pays étrangers, mûs non seulement par une volonté de développement culturel, mais aussi parce que cette soif de culture se heurte au manque de collection que ces pays connaissent, collections qui restent par ailleurs essentiellement composées d’œuvres d’artistes locaux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/exposition-a-la-decouverte-du-greco/07/11/2019/">Exposition : à la découverte du Greco</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le deuxième facteur à prendre en compte concernant l’internationalisation des musées français est la baisse de subventions de l’Etat. Le Louvre fait figure d’exception – bien que cette tendance soit elle aussi en développement – avec ses 51% de ressources propres, car rares sont les structures qui ne dépendent pas majoritairement du budget alloué par l’Etat. La baisse conséquente de celui-ci contraint donc les musées à récolter des fonds autrement. Grâce à ses antennes étrangères (Bruxelles, Malaga et Shanghai), c’est sept millions que le Centre Georges Pompidou peut rajouter à son budget de fonctionnement annuel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une pratique réservée aux grands musées nationaux</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Seulement, toutes les institutions en manque de subventions ne sont pas en mesure d’effectuer les mêmes démarches que le Louvre ou le Centre Pompidou. Puisque ces antennes résultent de la sollicitation du pays qui les accueille, non seulement elles dépendent de la renommée du musée dont elles sont originaires, mais elles nécessitent également que ce musée dispose d’une collection suffisamment importante pour pouvoir effectuer un prêt d’œuvres sans que cela n’impacte sur ses expositions temporaires. La faisabilité de ces projets repose donc également sur l’équilibre à maintenir entre foyers culturels émergents et foyers culturels historiques du monde.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/excursion-au-grand-palais-pour-le-salon-du-livre-rare-et-de-lobjet-dart/15/04/2019/">Excursion au Grand Palais pour le Salon du Livre Rare et de l’Objet d’art</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une politique culturelle au service de la diplomatie</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il faut également noter le caractère diplomatique de cette mondialisation culturelle. En effet, ces « succursales muséales » sont le produit d’accords inter-étatiques et non inter-muséales. L’Etat français réalise ainsi une politique culturelle au service du rayonnement de la France. Il est d’ailleurs incorrect de considérer ses antennes comme des « succursales ». Par exemple, le Louvre Abu Dhabi n’est pas une émanation française du Musée du Louvre, mais bien un musée émirati, qui a acheté une licence de marque pour 30 ans, avec un prêt d’œuvres décroissant au fil des années, le temps pour les Emirats Arabes Unis de se confectionner une collection propre. L’internationalisation des musées est donc une opportunité diplomatique pour le pays prêteur, mais sert aussi le développement de quartiers culturels dans le pays receveur, à l’instar des jeunes Emirats Arabes Unis, qui ont commencé à se tourner vers l’international au milieu des années 50 en même temps que l’essor de l’exploitation pétrolière, ou encore de la Chine qui porte encore quelques séquelles de la Révolution Culturelle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/un-jour-a-drouot-au-coeur-du-marche-de-lart-francais/05/04/2019/">Un jour à Drouot, au cœur du marché de l’art français</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une opportunité de mécénat international pour les grandes entreprises</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La renommée internationale ne concerne cependant pas que les nations. Ces projets sont aussi l’occasion pour des entreprises de s’associer à d’importantes actions de mécénat et ainsi de bénéficier d’une visibilité médiatique certaine. A ces entreprises nationales s’ajoutent également des organismes étrangers. Ainsi le Louvre est soutenu par différentes sociétés amicales, aux Etats-Unis par exemple, et bénéficie également de l’apport de Nippon Télévision au Japon.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">De manière comparable bien que pas tout à fait équivalente nous pouvons également citer Chanel et le Grand Palais. Celui-ci s’engage dans plusieurs années de restauration profonde et se délocalisera pendant la durée des travaux sur les Champs-Elysées en différents pavillons, parmi eux le Pavillon Chanel, qui trouveront également une autre fonction lors des Jeux Olympiques de 2024.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un outil de développement des publics étrangers</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Si les antennes étrangères permettent au pays de développer ses publics, il n’est pas à négliger non plus qu’elles contribuent au développement des publics internationaux en France, dont le chiffre est en hausse de manière générale sur la dernière décennie, en provenance particulièrement de l’Asie de l’Est (au Louvre, la fréquentation étrangère était de 2.7 millions en 2001, 6.5 millions en 2014. Sur les 10 millions de visiteurs de 2018, 73% étaient étrangers dont 8% chinois).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/art/le-mobilier-ancien-a-t-il-encore-une-valeur/04/04/2019/">Le mobilier ancien a-t-il encore une valeur ?</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Coopération internationale scientifique</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Enfin, ultime atout à prendre en compte : les apports scientifiques que de tels projets peuvent engendrer. L’internationalisation des musées est une réelle opportunité de coopération scientifique, par la recherche, le commissariat partagé d’expositions internationales, les fouilles, ou encore la découverte d’artistes étrangers issus de ces nouveaux foyers culturels à travers le monde.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Ainsi, malgré les contraintes budgétaires, celles de renommée, de faisabilité, de temps, au-delà des considérations politiques, c’est une véritable universalité de l’art et des pratiques artistiques qui se dévoile.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>Exposition : à la découverte du Greco</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/exposition-a-la-decouverte-du-greco/07/11/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Marles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 18:59:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Palais]]></category>
		<category><![CDATA[Greco]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 07/11/2025</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/exposition-a-la-decouverte-du-greco/07/11/2019/">Exposition : à la découverte du Greco</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les œuvres de Domenikos Theotokopoulos dit El Greco sont exposées au Grand Palais à Paris. C’est la première exposition en France de cet artiste-peintre de la fin de la Renaissance. Jusqu’en février 2020.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Domenikos Theotokopoulos (1541-1614) naît en Crète au milieu du XVIe siècle. D’abord <em>madonniero</em>, c’est à dire créateur d’icônes, il quitte son île natale pour se rendre en Italie afin de parfaire ses connaissances artistiques. C’est en arrivant à Venise qu’il fut surnommé « Il Greco ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En arrivant dans la ville des doges, Le Greco rencontre plusieurs grands artistes de sa génération : Véronèse, le Tintoret, Jacopo di Bossano et surtout le Titien auquel il aimera se mesurer, lui qui se définissait comme étant « le meilleur imitateur et connaisseur de la nature ». En 1570, quittant Venise pour Rome, il découvre la <a href="https://www.aparences.net/periodes/le-manierisme-annexes/le-greco-ou-lapogee-du-manierisme/?fbclid=IwAR1ai1cAcIKskCQHYXZhkmx6c6szTApjNwRPQrLL1oqvnjqSNJ7uw-Zgbfk">manière</a></span> <span style="font-family: Georgia; color: #003446;">de Michel-Ange et loin de s’en émouvoir, la critique vivement.  Son séjour à Rome (1570-1577) s’ancre dans le mouvement de la contre-réforme au moment où le pouvoir clérical souhaite corriger les « dérives » maniéristes de la Renaissance. Lorsque le Pape Pie V demanda aux artistes peintres de « revêtir » les nus du Jugement Dernier de Michel-Ange à la chapelle Sixtine, le Greco proposa tout simplement de détruire le décor et d’en créer un nouveau en accord avec les nouveaux canons esthétiques. Il affirme pouvoir réaliser un décor tout aussi qualitatif. L’assurance de ce jeune peintre étranger choque et il lui est demandé de quitter Rome.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/un-jour-a-drouot-au-coeur-du-marche-de-lart-francais/05/04/2019/">REPORTAGE : un jour à Drouot, au cœur du marché de l’art français</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le Greco se mit en route et s’installa à Tolède en Espagne en 1577, où la politique de la contre-réforme mise en place par les Jésuites plaisait à sa personnalité quelque peu fanatique. Sans rival et pourvu de commandes importantes, il y développa sa manière très atypique qui fait aujourd’hui son succès : des corps souvent contorsionnés, des postures étirées, des formes tourmentées, des couleurs acides…</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Artiste majeur de la fin de la Renaissance et du début du grand siècle, l’œuvre du Greco tombe dans l’oubli dans les années ayant suivi sa disparition, le Caravage lui ravissant le succès avec ses compositions modernes réalisées en clair-obscur. Tombant dans l’oubli le plus total, l’art du Greco refait surface à la toute fin du XIXe siècle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Une exposition historique</strong></span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’exposition « Greco &#8211; La rétrospective au Grand Palais » à Paris qui se tient en ce moment et jusqu’au 10 février 2020 est un événement historique : c’est la première grande rétrospective de l’œuvre de l’artiste en France. La redécouverte du Greco au début du XXe siècle par les artistes provoque, au-delà d’un choc, une impulsion créatrice qui annonce le cubisme et les avant-gardes. Picasso sera notamment très influencé par l’œuvre peint du Greco.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/excursion-au-grand-palais-pour-le-salon-du-livre-rare-et-de-lobjet-dart/15/04/2019/">REPORTAGE : Excursion au Grand Palais pour le Salon du Livre Rare et de l’Objet d’art</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Quatre-vingts œuvres sont réunies au Grand Palais, soit un quart de la production de l’artiste. Inédit. Outre les grands sujets religieux très reconnaissables du Greco, le visiteur peut découvrir ou redécouvrir le talent hors norme de portraitiste du peintre grec. L’incroyable maîtrise du pinceau révèle un sens très développé de la psychologie des sujets qu’il représente : que ce soit le portrait du Cardinal Niño de Guevara ou le portrait du Frère Dominicain Hortensio Paravicino.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">L’une des pièces phares de l’exposition est l’<em>Assomption de la Vierge</em>, prêté par<em> l’<a href="https://www.artic.edu/">Art Institute of Chicago</a></em>. La pièce a été acquise en 1906 à Paris par un collectionneur américain et n’est jamais revenue sur le sol français.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le plus de l’exposition ? Une scénographie très sobre laissant la lumière inonder l’œuvre de Greco qui se révèle par ses plus belles couleurs.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>La chasse : une tradition artistique</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/culture/lart-et-la-chasse/28/06/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Marles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jun 2019 17:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chasse]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=1074</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 28/06/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/lart-et-la-chasse/28/06/2019/">La chasse : une tradition artistique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Si depuis quelques années la chasse est devenue un sujet tabou dans nos sociétés occidentales, il ne faut pas oublier que cette activité, d’abord nourricière, relève de la tradition en Europe. Tradition que les artistes ont honorée au cours des siècles par des créations aussi originales que raffinées.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Activité définissant l’homme dans son milieu naturel, la chasse s’est affirmée depuis fort longtemps en France comme une habitude culturelle. François Ier, grand amateur de chasse, avait créé les capitaineries (réserves de chasse autour des résidences royales). Être invité du roi pour les chasses royales était un grand privilège accordé à quelques dizaines de personnalités tout au plus. C&rsquo;est sous son règne puis sous celui du Roi Henri II que les équipages royaux atteignirent une dimension conséquente, conservée jusqu&rsquo;au règne de Louis XVI.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/idees-de-sorties/chatou-le-royaume-de-lantiquite-brocante-et-de-la-bonne-bouffe/04/10/2019/">Chatou : le royaume de l’antiquité-brocante et de la bonne bouffe</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">A Chambord, Fontainebleau ou encore Villers-Cotterêts, François Ier bâtit de vastes demeures situées dans les forêts dans lesquelles il aimait chasser. Le roi, comme les autres chasseurs, appréciait vivre au quotidien avec des objets lui rappelant sa passion pour la chasse. De nombreux artistes ont collaboré à cette envie de voir le sujet de l’animal de chasse se transformer en motif décoratif. Un décor appliqué à tous les arts au cours des siècles.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">François Ier commande à Benvenuto Cellini (1500-1572), un artiste italien, un tympan pour l’entrée principale du domaine royal de Fontainebleau. Il s’agit d’une sculpture en bas-relief qui représente une nymphe allongée au milieu des animaux de la forêt : des faons, des sangliers ainsi que des braques et lévriers. Le motif proéminent est une tête de cerf, emblème du roi, sur lequel la nymphe s’appuie. Le cerf représente la Prudence et l’Agilité, et par là même flatte le roi ainsi représenté.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1076" aria-describedby="caption-attachment-1076" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1076 size-large" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/1.jpg?resize=640%2C366&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="366" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/1.jpg?resize=1024%2C585&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/1.jpg?resize=300%2C171&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/1.jpg?resize=768%2C439&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/1.jpg?w=1368&amp;ssl=1 1368w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/1.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-1076" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La Nymphe de Fontainebleau</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Sous Henri IV est créé le jardin de la Reine (actuel jardin de Diane) à Fontainebleau que ceinturent de nouvelles constructions supportées par des arcades. A l’Est, une galerie superposée, dont celle du Rez-de-chaussée, appelée Galerie des Cerfs, tient lieu de salle de banquet après la chasse. Les murs sont ornés  de trophées de cerfs pris à l’occasion des laisser-courre royaux et d’une gigantesque peinture de Louis Poisson (?- 1613) représentant les grands domaines princiers ou royaux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1077" aria-describedby="caption-attachment-1077" style="width: 529px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1077 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/3.jpg?resize=529%2C367&#038;ssl=1" alt="" width="529" height="367" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/3.jpg?w=529&amp;ssl=1 529w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/3.jpg?resize=300%2C208&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 529px) 100vw, 529px" /><figcaption id="caption-attachment-1077" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Galerie des Cerfs</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Louis XV avait le même rapport à la chasse qu’aux femmes : y passer beaucoup de temps. Alors que Louis XIV économisait en empruntant les équipages des autres et ceux de son fils notamment, Louis XV avait onze équipages de vénerie pour lui tout seul. Il commanda à Bachelier (1724-1806) et à Oudry (1686-1755) des massacres pour décorer Fontainebleau.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/exposition-a-la-decouverte-du-greco/07/11/2019/">Exposition : à la découverte du Greco</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Jean-Baptiste Oudry, est un peintre de renom formé par Nicolas de Largillière (1656-1746), qui abandonne le portrait pour la représentation animale. Il exécute pour le roi Louis XV une série de tableaux représentant ses chiens préférés (une partie de ces tableaux sont conservés dans l’appartement du Pape à Fontainebleau). Peintre ordinaire de la vénerie royale, Oudry suit les chasses royales et fait de fréquentes études dans la forêt de Compiègne. Il réalise même des cartons pour la série de tapisserie <em>Les Chasses royales</em>, exécutée à partir de 1733 à la Manufacture des Gobelins.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1078" aria-describedby="caption-attachment-1078" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1078 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/2.jpg?resize=500%2C369&#038;ssl=1" alt="" width="500" height="369" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/2.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/2.jpg?resize=300%2C221&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption id="caption-attachment-1078" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Misse et Luttine, chiens de Louis XV &#8211; 1729</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le chasseur étant un fin gastronome, les arts de la table ne font pas exception à cette mode décorative. C’est ainsi que l’orfèvre de renom Jacques Roettiers (1707-1784) réalisa en 1736 pour le Duc de Bourbon un extraordinaire surtout de table en argent dans le pur style rococo. La pièce décorative en argent fondu et ciselé met en scène un hallali de cerf et un loup pris au piège. Outre les orfèvres, la manufacture de Porcelaine royale de Sèvres comme les faïenceries régionales ornent le fond de leurs assiettes de motifs de chasse. Les terrines en forme de lièvre se développent.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_1079" aria-describedby="caption-attachment-1079" style="width: 768px" class="wp-caption aligncenter"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1079 size-full" src="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/5.jpg?resize=640%2C480&#038;ssl=1" alt="" width="640" height="480" srcset="https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/5.jpg?w=768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.billetdefrance.fr/sitewordpress/wp-content/uploads/2019/06/5.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-1079" class="wp-caption-text"><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Surtout de table du duc de Bourbon &#8211; 1736</span></figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Avec l’abolition des privilèges, dont la chasse faisait partie, la bourgeoisie goûta aux plaisirs de la chasse et se familiarisa avec le décor cynégétique. Les intérieurs bourgeois se parèrent de toile de Jouy aux attributs animaliers, de papiers peints de la maison Zuber, de gravures de chasse comme celles de Carle Vernet (1758-1836). Le XIXe siècle voit éclore l’âge d’or de la sculpture animalière avec des artistes de renom comme Antoine Louis Barye (1796-1875) ou Pierre-Jules Mène (1810-1879). Le premier assista avec Eugène Delacroix (1798-1863) à une séance de dissection d’une lionne en 1829, ce qui permit de savoir dessiner et modeler parfaitement les muscles saillants du lion. Barye prenait des mesures, alors que Delacroix plus romantique dessinait un rendu, une impression, sans prise de mesures (Etude de Lion écorché).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/art/le-mobilier-ancien-a-t-il-encore-une-valeur/04/04/2019/">Le mobilier ancien a-t-il encore une valeur ?</a></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Outre le décor et les arts de la table, il convient de mentionner l‘existence d’un réel travail d’artiste encore vivant en ce qui concerne les tenues d’équipages, notamment en ce qui concerne les boutons. L’artiste Emmanuel Frémiet (1824-1910) en a réalisé d’uniques pour Paul Rattier.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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<p><center></p>
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<p></center></p>
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		<title>REPORTAGE : Excursion au Grand Palais pour le Salon du Livre Rare et de l’Objet d’art</title>
		<link>https://www.billetdefrance.fr/reportages/excursion-au-grand-palais-pour-le-salon-du-livre-rare-et-de-lobjet-dart/15/04/2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Marles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Apr 2019 16:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Salon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.billetdefrance.fr/?p=705</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié le 15/04/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/excursion-au-grand-palais-pour-le-salon-du-livre-rare-et-de-lobjet-dart/15/04/2019/">REPORTAGE : Excursion au Grand Palais pour le Salon du Livre Rare et de l’Objet d’art</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>La grande verrière inonde de lumière le vaste espace qu’occupe pour la treizième fois le Salon International du Livre Rare et de l’Objet d’art. Immersion au Grand Palais entre les chefs d’œuvres littéraires et les objets d’art qui ont fondé notre passé commun. Reportage.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La manifestation rassemble des professionnels du monde entier, des Français, des Allemands, des Italiens, des Hollandais, des Anglais, des Belges, des Américains. Toutes les grandes librairies et galeries se retrouvent encore une fois au Grand Palais pour présenter au public parisien, amateur ou éclairé, simple curieux ou bibliophile, le meilleur de leurs collections. Des livres, estampes, dessins, tableaux, objets très rares et parfois jamais encore montrés.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Après avoir passé les contrôles de sécurité, je me retrouve sous la grande coupole de verre. Je décide de commencer ma visite par la partie gauche du palais, la nef sud.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Mes pérégrinations me conduisent chez un marchand lyonnais où le public parisien a pu découvrir un morceau célèbre de notre passé national : un joli papier ancien où est écrit, d’une calligraphie certaine et élégante, « La vérité est en marche, et rien ne l’arrêtera &#8211; Emile Zola». Il s’agit d’une pensée autographe de l’écrivain suite à l’affaire Dreyfus, à laquelle il prend part en publiant notamment la célèbre lettre ouverte au président Félix Faure : « J’accuse ». </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Plus loin, une galerie chinoise expose un bel exemplaire de <em>L’Année terrible</em> de Victor Hugo. Il s’agit de l’édition originale, dont la reliure est en cuir grenu de couleur noisette et où figure sur la page de titre un envoi autographe de l’auteur à Judith Gautier, fille de Théophile Gautier, qu’il courtise… Encore un joli témoignage de notre passé littéraire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/art/le-mobilier-ancien-a-t-il-encore-une-valeur/04/04/2019/">Le mobilier ancien a-t-il encore une valeur ?</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Le sol est recouvert d’une moquette noire, où se détache aux abords des stands de galeries et librairies, un liseré beige. L’allée centrale qui suit la grande verrière est recouverte d’un grand tapis rouge. Un mobilier en bois laqué blanc a été installé tout le long de cette grande artère pour permettre aux visiteurs de se reposer tout en admirant les incroyables collections ici présentées. Alors que je m’asseyais sur un de ces bancs, mon regard se posa sur des feuilles dont le papier avait jauni. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Me rapprochant, je découvrais avec surprise qu’il s’agissait de plusieurs chansons originales écrites de la main de Georges Brassens dont le célèbre morceau <em>La Chasse aux papillons</em>. Continuant mon chemin, mon regard est attiré par une jolie gravure ancienne. En discutant avec le marchand, celui-ci m’apprend qu’il s’agit d’un livre très ancien et qu’il a un trésor inestimable dans sa bibliothèque. Il sort délicatement un petit livre d’une vitrine et me le présente. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Il s’agit d’un livre d’heures du XVIe siècle, vers 1540. L’édition est très rare, imprimée sur une peau de vélin (il s’agit d’une peau de jeune veau) et comportant dix-neuf illustrations issues de bois gravés et mises en couleur lors de l’édition du livre. Un exemplaire rare qui manque à la collection de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) !</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Toutes les périodes sont couvertes. On trouve ça et là des lettres autographes du Che Guevara, d’Albert Camus, de Gustave Eiffel, de Jean Cocteau, de Claude Debussy et même de Pierre Rubens !</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">En quittant la partie consacrée aux livres et manuscrits du Grand palais, j’entre dans la partie du salon dédiée aux estampes et dessins. On y trouve des estampes japonaises du XIXe siècle, celles-ci même qui ont inspiré nos peintres impressionnistes dans le dernier quart de ce siècle; mais aussi des dessins anciens et rares comme une étude d’homme tenant un rouleau à l’encre par Giambatista Tiepolo, ou encore une étude d’homme noir à l’aquarelle par Théodore Géricault. Une galerie parisienne présente même une petite gravure de Rembrandt !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/un-jour-a-drouot-au-coeur-du-marche-de-lart-francais/05/04/2019/">REPORTAGE : un jour à Drouot, au cœur du marché de l’art français</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Je repasse sous la coupole et me dirige vers la nef nord, à partir d’ici se trouvent les objets rares. Bronzes, bijoux, tableaux, argenterie, miniatures… C’est sans doute dans cette partie du salon que se trouve le stand le plus pédagogique et le plus intéressant du salon. Le stand des experts. Avec une grande ingéniosité, ces derniers ont monté une exposition d’objets confrontant le vrai et le faux. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une fausse assiette de porcelaine, de facture moderne à côté d’une assiette ancienne du XVIIIe siècle. C’est à l’amateur averti de tenter de faire la différence. Le résultat est accablant, la quasi-totalité des amateurs ayant tenté leur chance ont échoué. Les experts expliquent à tous comment distinguer le vrai du faux à travers des cycles de conférences</span><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">. Tout s’y prête : argenterie, mobilier, vaisselle, tableaux, art africain etc.  Chacun est reparti davantage aguerri pour déceler dans le futur tout ce qui pourrait être de qualité douteuse.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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		<title>REPORTAGE : un jour à Drouot, au cœur du marché de l&#8217;art français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Florent Marles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2019 17:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Ancien]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de France]]></category>
		<category><![CDATA[Drouot]]></category>
		<category><![CDATA[Florent Marles]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[James Morrice]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Monnier]]></category>
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		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié le 05/04/2019</p>
<p>Cet article <a href="https://www.billetdefrance.fr/reportages/un-jour-a-drouot-au-coeur-du-marche-de-lart-francais/05/04/2019/">REPORTAGE : un jour à Drouot, au cœur du marché de l&rsquo;art français</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.billetdefrance.fr">Billet de France</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;"><strong>Un jour à Drouot, au cœur du marché de l&rsquo;art français. Découverte d&rsquo;un monde à part, parfois obscur et surprenant mais toujours intéressant et attirant. Reportage.</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Aujourd’hui vendredi 5 avril 2019, les amateurs d’art et professionnels du marché de l’art ont vécu une folle envolée à Drouot au moment de la vente d’une œuvre d’un peintre inconnu.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/idees-de-sorties/exposition-cezanne-et-les-maitres-au-musee-marmottan-monet-a-paris/14/03/2020/">Exposition : Cézanne et les Maîtres, au musée Marmottan-Monet à Paris</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Maître Hubert Brissonneau, le commissaire-priseur, est au marteau en salle 1 et 7 de l’hôtel Drouot à Paris. Le coup de marteau tombe, 800 euros pour une petite œuvre de William Malherbe. Un manutentionnaire pose une autre œuvre sur le chevalet de présentation face à la salle remplie de fiévreux enchérisseurs. Une œuvre décrite par l’expert de la vente comme « <em>École début XXe siècle, Gondoles sur le grand canal de Venise, huile sur toile, porte une signature en bas à droite, J. Monnier (?)</em> ». J. Monnier, inconnu au bataillon. </span></p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Autant dire que la salle ne se préoccupe que très peu de cette œuvre, sauf trois personnes, concentrées plus que jamais. Dans les premiers rangs à droite de la tribune, un homme d’âge mûr aux cheveux frisés, à gauche, un autre homme d’âge certain, ainsi qu’un inconnu au téléphone présent avec le personnel de l’étude.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/culture/lart-et-la-chasse/28/06/2019/">La chasse : une tradition artistique</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">La description de l’œuvre est rappelée d’un ton très sûr. Mise à prix quatre<strong>&#8211;</strong>cents euros. Très vite, huit cents, mille, mille cinq cents etc. La barre des dix mille est franchie. Des chuchotements se font entendre. « <em>Qui est ce Monnier ?</em> », « <em>Tu connais toi ? Non, mais ça doit être l’œuvre maîtresse du peintre, c’est pour ça</em> ». Puis vingt mille, trente mille, quarante mille. A cet instant, disons-le, c’est le brouhaha, l’étonnement. De vieux marchands se concertent en fond de salle. Qui peut bien être ce Monnier ? Personne ne peut répondre. « <em>Ceux qui poussent ont certainement trouvé la vraie signature de ce tableau, il faut que l’on cherche</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une œuvre vendue à 110 000 € à Drouot</span></h3>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">« <em>Cinquante<strong>&#8211;</strong>mille à droite de la tribune !</em> » crie le commissaire-priseur. Les enchères lentes, mais certaines, s’enchaînent. D’abord de mille en mille, puis de deux mille en deux mille, et enfin de cinq mille en cinq mille. Soixante, Soixante-cinq, soixante-dix, soixante-quinze…. Cent mille ! Des « <em>oh</em> » d’étonnement se font entendre de part et d’autre de la salle des ventes. Le commissaire-priseur demande le calme dans la salle. « <em>S’il vous plaît, s’il vous plaît…</em> ». Il interroge ensuite les enchérisseurs. « <em>Plus à droite, plus au téléphone, je vais adjuger ! Cent dix mille depuis le téléphone de la table d’expertise !</em> ». Coup de théâtre. La dernière enchère est soufflée. « <em>Plus à droite, plus à gauche, êtes-vous sûr ? Je vais adjuger, une fois, deux fois, cent dix mille adjugé !</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/entretiens/mathias-souverbie-la-beaute-de-loeuvre-dart-reside-dans-sa-similitude-avec-lhomme/18/04/2020/">Mathias Souverbie : «La beauté de l’œuvre d’art réside dans sa similitude avec l’homme»</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Les vieux marchands n’y comprennent rien. « <em>Qui est ce foutu Monnier ?</em> ». On tente de savoir auprès des enchérisseurs. Rien ne filtre. Un marchand s’approche du tableau, et rit doucement puis sort. Il rit maintenant bien plus fort. « <em>Monnier ? Quelle blague! Il s’agit de Morrice, James Morrice !</em> ». James Morrice est l’un des plus grands peintres modernes du Canada. Les derniers tableaux de ce peintre à être passés en vente dans le monde ont été vendus entre trois cent mille et neuf cent mille euros. Un Pissaro ou un Martin canadien en somme.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">LIRE AUSSI → <a href="https://www.billetdefrance.fr/art/a-la-decouverte-de-3-grands-joailliers-oublies/22/04/2020/">Histoire de l’art : partez à la découverte de 3 grands joailliers oubliés</a></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Georgia; color: #003446;">Une semaine très riche en surprises puisque mercredi 3 avril se vendait à Drouot une œuvre de petit format (27 x 35 cm), dite « école française », estimée à 30/50 euros et vendue 12.500 euros au marteau. Il s’agissait d’une belle œuvre pointilliste de Charles Frechon dont la signature se dissimulait dans la touche de l’œuvre…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="50%" />
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